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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 12:52



 Le Télégramme 5 décembre 2009 -

Le collectif quimpérois AC! avait décidé de venir à la rencontre des chômeurs, hier, sur les deux sites de Pôle emploi, pour les informer. En vain...

 Dans le cadre des marches contre le chômage, les précarités et les licenciements, débutées le 20novembre par l'occupation de la mairie de Brest, le collectif quimpérois avait prévu de venir à la rencontre des chômeurs, hier matin. Ils ont trouvé portes closes au Pôle emploi de Ti Douar (ex-Assedic), ainsi qu'à celui de la route de Brest, où ils ont aussi tenté leur chance.
 
 Les informer sur leurs droits

 «On n'était pas là pour les empêcher de travailler mais pour offrir un café aux chômeurs et les informer sur leurs droitsainsi que sur la possibilité de se faire assister», explique Alain Guil, un des membres du collectif représentant AC!, la CNT, la FSU, Solidaires, les Verts, les Alternatifs et le NPA.

«À Brest, cela fait trois mois qu'ils font des occupations comme ça et cela se passe bien. Ils arrivent à revenir sur des dossiers de radiation», renchérit Thierry Riou, autre porte-parole du collectif et membre d'AC! Quimper. «Notamment, lors d'une première inscription, il y a des pièges à éviter. Sinon, cela permet d'enclencher la machine à radier», poursuit Alain Le Guil. Selon lui, la fusion n'a fait qu'aggraver les choses.

«Un conseiller a désormais 2 à 300 dossiers à suivre au lieu de 60. La meilleure façon de faire du suivi, c'est de faire des radiations ou de transférer leurs dossiers à des organismes de placement». «La fermeture de nos accueils fait suite à une consigne de la direction régionale. Nous avions anticipé la veille en prévenant, par téléphone, les personnes qui avaient rendez-vous pour éviter qu'elles ne se déplacent pour rien», a indiqué le directeur du site de Quimper, Pascal Nesnard.

 Manifestation à Rennes
 
 Le collectif invitait également lesdemandeurs d'emploi à le rejoindre pour participer à la manifestation régionale qui se déroulera à Rennes, demain, à 15h. Undépart collectif de Quimper est organisé.

Le rendez-vous estfixé à 12h au parking de laProvidence.
 Pour tous renseignements:

AC! Quimper au 02.98.90.50.92 ou au 06.83.51.82.98.
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5 décembre 2009 6 05 /12 /décembre /2009 07:33
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Salim Messad est à la fois militant du NPA et de AC !, il est un organisateur des Marches contre le chômage, les précarités et les licenciements dans le Rhône.

Comment es-tu arrivé au NPA ?
Je suis militant au NPA 69, à Lyon, depuis un peu plus d’un an. J’ai adhéré au parti suite à un ras-le-bol face aux abus du gouvernement et de Sarko, après seulement un an de pouvoir. Je ne voulais plus subir sa politique mais la dénoncer et m’y opposer. Le NPA devenait donc pour moi une évidence.

Pourquoi la commission précarité ?
En début d’année, nous avons reçu un appel de AC! Rhône pour créer un collectif vigilance chômage, et avec un autre camarade, nous nous y sommes rendus en tant que militants NPA. Et cela s’est tellement bien passé qu’avec le temps, nous avons décidé de rejoindre AC!, qui est depuis un partenaire privilégié dans les luttes en faveur des précaires. Ma participation à la commission nationale précarité ne fut donc que la suite logique des choses, sachant que je suis à la fois sans emploi et sans logement.

Comment les Marches ont-elles démarré et que va-t-il se passer ?
Elles ont commencé après l’appel lancé par les organisations de chômeurs. Grâce à notre double activité militante au NPA et à AC!, nous avons organisé une réunion unitaire locale avec tous les signataires nationaux du collectif Droits nouveaux et c’est comme ça qu’ont démarré les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements. À cette occasion plusieurs événements ont eu, ou vont avoir lieu dans la ville et sa banlieue, que ce soient des diffusions de tracts communs avec des salariés de boîtes en lutte, comme Renault Trucks, Sanofi Aventis, la SNCF ou des rencontres avec des centres sociaux de banlieue...

Ce week-end, une soirée bouffe/concert a été organisée pour soutenir financièrement le mouvement. Une centaine de personnes étaient présentes, dont quelques militants du NPA, mais pas autant qu’on espérait. Jeudi 3 décembre, les marcheurs venus de Montluçon et de Clermont-Ferrand vont nous rejoindre, et une première marche aura lieu vendredi 4, entre Vénissieux et Vaulx-en-Velin, deux villes symboles de l’exclusion dans le département. Et enfin samedi 5 décembre, une grande marche partira de Vaulx-en-Velin pour se rendre à la Bourse du travail de Lyon, après un périple de onze kilomètres. On espère à cette occasion rallier le maximum de personnes afin de clore en beauté cette quinzaine de mobilisations.

Comment expliquer que cela ait si bien pris à Lyon ?

Une des raisons de la réussite de l’organisation des marches est notre présence, avec Cédric, au NPA et à AC! Ensuite les signataires nationaux de Droits nouveaux nous ont rejoints, ainsi que Solidaires et des associations telles qu’Attac. Tous ont répondu à l’appel, plus d’autres comme la CNT ou la Fédération anarchiste. Nous avons ensuite contacté les boîtes en lutte de la région via les syndicats CGT et SUD Solidaires, quand ils étaient présents.


Quelles suites à donner au mouvement ?
Le principal objectif est de prolonger le collectif unitaire, voire de l’élargir, et donc de prévoir d’autres actions rapidement, afin de montrer notre détermination à ne pas en rester là. Nos revendications sont claires et précises : gratuité des transports, fin du 3949*, de l’offre raisonnable d’emploi, réduction du temps de travail et la fin du flicage des chômeurs. En gros, on demande un vrai service public de l’emploi et on lutte contre l’institutionnalisation de la précarité. Mais notre plus gros chantier concerne l’implication des précaires dans les luttes,
car jusqu’à présent, on constate une mobilisation des militants, associatifs ou politiques, mais peu de chômeurs, de travailleurs précaires nous ont rejoints. Un fort sentiment de résignation et d’abattement règne au sein des plus démunis de la population, et leur redonner l’envie de lutter collectivement est notre priorité.

Quels sont les liens avec le reste de la France ?

On peut voir qu’il y a une vraie mobilisation des précaires du NPA, et ce dans toute la France. De plus, la commission précarité s’agrandit au fil des mois, et ceci en partie grace aux Marches. Le rôle du parti dans cette lutte devrait être primordial, car la précarité concerne largement notre électorat et les gens qui se reconnaissent dans les valeurs que prône le NPA. Mais il faut constater que pour l’instant le combat que mènent les chômeurs n’attire pas encore tout le parti derrière lui. Le soutien est là, mais dans le concret, ce sont les précaires du NPA qui agissent pour l’essentiel. Il faut reconnaître que la multiplication des luttes ainsi que la proximité avec les élections régionales ne jouent pas non plus en notre faveur.
*Numéro d’appel unique de Pôle Emploi injoignable...

Propos recueillis par Leila Chaibi

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 09:13
  Marches régionales contre le chômage,
la précarité et les licenciements
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Avec cette septième édition de la manifestation nationale contre le chômage et les précarités, les quatre organisations principales - AC!, APEIS, MNCP et CGT-Chômeurs - appellent les privés d'emploi à se mobiliser dans toute la France.


Elles sont soutenues cette année par plus d’une centaine d’organisation associatives, syndicales et politiques qui seront présentes aux cotés des chômeurs.

Dans le contexte de crise que nous connaissons actuellement, caractérisé par une montée sans précédent du chômage et une chute drastique des offres d'emplois disponibles, les organisations jugent plus que jamais nécessaire la mobilisation des chômeurs et des précaires afin de peser sur les décisions les concernant, qu'elles soient individuelles (sanctions, radiations ou convocations abusives par Pôle Emploi) ou collectives (loi sur les "droits et devoirs des demandeurs d'emploi" et son offre "raisonnable").

Elles invitent les privés d'emploi à se regrouper pour protester contre les dysfonctionnements de Pôle Emploi qui font trop souvent, de chacun d'entre eux, une victime isolée ignorant ses droits et incapable de se défendre.

Elles revendiquent :
• un emploi de qualité, librement choisi et correctement rémunéré
• ou un revenu décent pour tou-te-s, avec ou sans emploi


Et dans l’urgence :
• la revalorisation des différents revenus des chômeurs et précaires
• l’arrêt des sanctions, indus, radiations abusives…

Les quatre organisations de chômeurs exprimeront le ras-le-bol et l'exaspération des privés d'emploi et des précaires par un événement fort et hautement symbolique qui se tiendra sur le point de rassemblement en début du cortège parisien, samedi 5 décembre à 14 heures.


A cette occasion, les organisations remettront aux parlementaires et aux représentants syndicaux présents sur les lieux leur plateforme commune de revendications afin que rendez-vous soit pris dans les plus brefs délais pour évoquer ces sujets qui nous préoccupent prioritairement.

Chômeurs, précaires, ne restez pas invisibles, ne gonflez-pas seulement les statistiques et les files d’attente à Pôle Emploi !


Montrez-vous le 5 décembre en rejoignant la manifestation unitaire contre le chômage et les précarités.


À RENNES, rendez-vous à 15 heures place de la Gare.

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3 décembre 2009 4 03 /12 /décembre /2009 08:51


Les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements entamées le 20 Novembre par l’occupation de la mairie de Brest pendant dix jours, suivie de la mairie de Morlaix, font une halte à

Quimper

vendredi 4 décembre.


Ce sera l’occasion pour le collectif Quimpérois composé d’AC!, CNT, FSU, Solidaire, les Verts, les Alternatifs et le NPA


de se retrouver aux ex-ASSEDIC à partir de 11h00


pour informer les chômeurs de leurs droits, ainsi que les revendications avancées lors des marches.


Nous reviendrons également sur la manifestation régionale qui se déroulera à Rennes le Samedi 5 décembre à 15h00 place de la gare.


Un départ collectif de Quimper est organisé à 12h00 du parking de la providence.


Pour tout renseignement supplémentaire, nous invitons les chômeurs, précaires et salariés à nous rejoindre vendredi au Pôle emploi de Ty Douar, ou de nous contacter à l’adresse ci-dessous.

Le collectif AC! Quimper


22, rue Jean Jaurès
29000 Quimper

tél.: 02 98 90 50 92 – 06 83 51 82 98

ack1per@free.fr

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 11:11


Communiqué de presse :

Les marches contre le chômage, la précarité et les licenciements ont
démarré le 20 novembre dernier, avec de fortes mobilisations sur Brest et
Rennes : occupation de la mairie et des pôles emploi et se poursuivent avec
des actions sur Quimper, Lannion et St-Brieuc  jusqu'au 5 décembre.

La situation s'aggrave avec, au mois d'Octobre, une augmentation du chômage mettant 56 000 chômeurs aux prises avec pôle emploi.

Les licenciements se poursuivent, notamment chez Mauduit Quimperlé, en ce qui concerne notre département, les perspectives à venir ne sont guère plus brillantes.

Si des moyens sont mis en oeuvre pour "sauver" les banques et les grosses
entreprises, rien n'est fait pour les salariés et les salariés privés d'emploi.

Sur Quimper un collectif constituée de :

AC!, CNT, Alternatifs, NPA, Verts, FSU et Solidaires est mis en place.

Nous vous invitons à venir échanger lors d'une Assemblée Revendicative

le Mardi 1er décembre à 18h00 aux halles St-François, en vue de préparer les actions à venir et notamment la manifestation régionale du 5 décembre à Rennes.

Pour tout renseignement vous pouvez contacter AC! Quimper

 par mail : ak1per@free.fr ou sur portable : 06 83 51 82 98
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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 08:48






Vendredi, 13 Novembre 2009 10:38

COMMUNIQUE DE PRESSE DU NPA 35

Des personnes dorment dehors.


Nous le refusons.


Le NPA, au même titre que plusieurs partis politiques de gauche, d'associations, de syndicats regroupés dans le "Réseau Logement 35", se mobilise pour que soit reconnu et appliqué un droit fondamental : le droit au logement.


Lorsque ce droit, inscrit dans la constitution, n'est pas satisfait, on doit faire pression pour qu'il le soit.


Le NPA n'accepte pas que soit laisser à la rue des personnes, qu'il s'agisse de pauvres, de personnes sans-papiers, de chômeurs sans revenus, ou de demandeurs d'asile !


La loi précise que « Dans les villes où il existe une crise grave du logement, des mesures exceptionnelles et temporaires sont prises en vue de réaliser une meilleure répartition des locaux de manière que puisse être assurée l’installation de ceux qui, en raison de leur travail et de leur situation de famille doivent être pourvus de logement ».


Elle offre ainsi aux Maires et aux Préfets, un moyen d’action efficace pour remédier à cette situation.


Or la préfecture, garante de la politique d'immigration du gouvernement, a fait le choix de ne pas faire appliquer la loi. Un comble !

C'est alors vers la municipalité de Rennes que s'est tourné le "Réseau Logement 35", afin que des mesures concrètes soient prises pour que personne ne couche dehors, ni ici, ni ailleurs. Des logements existent à Rennes.


Des logements inoccupés, adaptés, chauffés. Et, sous le pretexte que la vitrine de la Ville avec ses 20 % de logements sociaux a atteint les quotas recquis, on s'est tiendrait là !


Cette municipalité n'aurait de leçon à recevoir de quiquonque, comme l'a déclaré M. Delaveau, au "Réseau logement 35", venu l'interpeller sur ce sujet lors du conseil municipal du 3 octobre dernier.

Si des moyens existent pour équiper les rues de caméras de surveillance ou pour financer un centre des congrès, ils doivent exister aussi pour loger des personnes.


Et si les moyens n'existent pas pour les deux, la priorité va vers le logement des personnes.


A quelle humanité a-t-on affaire ?


Lorsque le droit au logement est exigé, ce n'est pas une demande de charité qui est avancée, c'est bien la reconnaissance pour toutes et tous au droit élémentaire de vivre sous un toit, quelles que soient les saisons, quelles que soient les origines.

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13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 09:20
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Depuis plus d’un an, des actions locales dénonçant la précarité sont menées un peu partout, s’intensifiant fin octobre.


Les conséquences de la crise engendrent toujours plus de précarité dans toutes les couches sociales. Les fins de mois sont de plus en plus difficiles et les perspectives d'avenir s’amoindrissent.


Les licenciements, les non-reconductions de contrats, l’augmentation des CDD courts et la raréfaction des offres sont autant d'éléments qui nous fragilisent de plus en plus.


Aujourd’hui, l’urgence sociale est de combattre le chômage, la précarité et le développement de la misère. Face à l'augmentation du chômage, le gouvernement brasse du vent à coups de «plans d'urgence pour l'emploi» inefficaces, exonérant toujours plus les patrons de leurs cotisations patronales et nous forçant à accepter n'importe quel emploi à n'importe quel salaire.


Il projette même de supprimer la taxe professionnelle «pour ne pas pénaliser l’emploi», mais en se gardant bien de dire qu'il supprime là une forme de redistribution sociale...


La mobilisation des chômeurs et des précaires est en marche, la prise de conscience de luttes collectives grandit.


Afin de combattre la précarité et d'arrêter la stigmatisation des précaires et chômeurs, des marches régionales sont organisées fin novembre par le collectif Droits Nouveaux, composé de militants issus d'associations(AC, Apeis, MNCP, CGT privés d'emploi, Dal, CIP...), de syndicats et de partis politiques.


Ces marches aboutiront sur la manifestation annuelle des chômeurs et précaires le 5 décembre.


D'après les statistiques de septembre provenant du Pôle emploi – qui est loin de prendre en compte toutes les situations –, le taux de chômage dépasse 10% de la population active, soit une augmentation de 20,8% sur un an. De surcroît, le système d'indemnisation du chômage est complètement inadapté face à la crise et les reformes concernant les revenus de substitution aggravent la situation.


Les situations ubuesques sont fréquentes, les pressions du contrôle social, la culpabilisation des chômeurs, les radiations, la déshumanisation des échanges, le manque d'information, la traque des sans-papiers... sont inacceptables !


À Caen, Marseille, Montreuil, Paris, Rennes et Toulouse, des pôles emplois rebaptisés Police emploi ont été investis par des collectifs de chômeurs et de précaires pour débloquer des dossiers de demandeurs d'emploi qui subissent des situations hallucinantes, rencontrer les chômeurs et les salariés de Pôle emploi, dénoncer le manque d'informations et de droits des demandeurs d'emploi ou enfin pour occuper une des plates-formes téléphoniques du3949.


À Alençon, Angoulême, Lyon, Paris et d’autres villes, des chômeurs et des précaires ont mis en quarantaine des agences contre la grippe P (précaire) par des opérations de décontamination. Vêtus de blouses et de masques blancs, ils ont placé des cordons de sécurité afin de dénoncer la précarisation dangereuse qui nous est imposée.


Des dizaines de collectifs se mettent en place partout en France pour préparer de nouvelles actions en novembre.


Toutes ces différentes actions illustrent bien le ras-le-bol des précaires et réaffirment que nous ne sommes pas des variables d'ajustement du marché du travail. Une nouvelle répartition des richesses et une nouvelle organisation de la société sont nécessaires pour assurer à chacun le droit au logement, à la santé, au transport, et à un revenu qui permet de satisfaire les besoins essentiels de tous.


À la veille du sommet de Copenhague, le parallèle entre crise économique et crise climatique semble évident. Les précaires seront en effet les premières victimes de la pénurie énergétique qui s'annonce. Ces crises trouvent leurs racines dans le même terreau : le capitalisme! Alors, à une attaque globale, la riposte ne peut être que générale, et la lutte se doit d'être collective et solidaire!


Commission précarité


Plus d'infos : http://contrelaprecarite.blogspot.com/


contact : agdesprecaires@gmail.com

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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:30



Les enfants des écoles apprennent que Jean Valjean, un des héros du livre de Victor Hugo Les Misérables, a été envoyé au bagne parce qu'il avait volé un pain et tous respirent lorsque l'instituteur leur explique que de telles injustices ne peuvent plus arriver.

Pourtant les chiffres établis par une société spécialisée dans la sécurité des supermarchés, cités par le journal Aujourd'hui du 10 novembre, révèlent que les vols de nourriture sont en forte augmentation, particulièrement la viande fraîche, le fromage, le lait maternisé et le café. Bref, ce qui est à la fois cher et indispensable.

L'enquête statistique tout comme les employés et directeurs de supermarché interrogés rapportent que les « voleurs » sont des mères de familles dans le besoin, des retraités dans la gêne, des salariés qui n'arrivent plus à acheter le minimum. La pauvreté progresse rapidement avec la crise. L'augmentation de 20 % en un an de la fréquentation du Secours populaire et du Secours catholique le corrobore.

Ainsi, après avoir réintroduit la soupe populaire comme moyen d'existence pour la partie la plus démunie de la population, la société capitaliste en crise condamne maintenant des mères de familles à voler du lait pour leurs enfants. Et cela dans un des pays des les plus riches du monde.
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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:35

L’auteur revient ici sur une série de spécificités du comité "l’Appel et la pioche" et sur les enjeux de son intégration dans le NPA, au plan du fonctionnement, des conceptions et des pratiques militantes.

Nous, les militants de l’Appel et la pioche sommes pour la plupart issus de mouvements de précaires, tels que Jeudi Noir, Génération Précaire, la CGT-Pizza Hut, ou Stop Précarité. Ces mouvements ont émergé alors que ces formes de précarité n’étaient pas prises en compte par les structures traditionnelles de mobilisation. Nous avons eu recours à d’autres leviers pour nous organiser. Etant dispersés sur nos lieux de travail, nous avons utilisé l’arme médiatique afin d’être enfin visibles. Ainsi, nous avons mis en place des actions coups de poing, originales et symboliques. Par exemple, faire irruption dans un appartement au loyer exorbitant avec cotillons, mousseux et musique pour dénoncer le mal-logement. Nous nous sommes inscrits dans une dynamique déjà initiée par les intermittents du spectacle, les mouvements de chômeurs. Ces nouvelles formes de lutte ont souvent porté leurs fruits.
S’inscrire dans une logique globale
En entrant au NPA, nous souhaitions nous engager dans la construction d’un outil plus large qu’un collectif thématique. Lorsqu’on milite sur un thème particulier, on a l’impression de faire l’autruche : on se bat sur un sujet (logement, précarité, etc.), en se rendant bien compte qu’on ne peut pas isoler ce problème de la logique qui organise l’ensemble de la société. En face, ils ont un projet global et cohérent, dont découle l’ensemble des injustices qu’une grande majorité de la population subit tous les jours. Pour cela nous avons souhaité nous engager dans la construction d’une force politique capable de renverser ce système de manière globale.
En montant le comité L’Appel et la pioche, on a souhaité participer à la construction du NPA à notre manière. Ce comité n’est pas structuré sur une base géographique ou de branche. Ce qui nous réunit, c’est le thème de la précarité et les spécificités des luttes dont nous sommes issus, bien souvent situées en dehors de nos lieux de travail.
Dans le cadre de la campagne du NPA sur le pouvoir d’achat, nous avons eu l’idée de nous inviter chaque fin de mois dans un supermarché pour y organiser un pique-nique avec de la nourriture prise dans les rayons, sans passer par la caisse.

Brassage des cultures militantes
Ces initiatives ont été l’occasion d’un « choc des cultures militantes ». Habitués à fonctionner dans un réseau aux dimensions réduites, nous avons lancé la première opération de ce type de manière assez autonome. Au fil des actions, nous avons impliqué davantage en amont le comité local du territoire où se trouvait le magasin ciblé. Et cela fonctionne de mieux en mieux.
Par ailleurs, suite aux échanges qui ont eu lieu avec les comités locaux, nous inscrivons désormais nos pique-niques dans un travail de fond : tractage en amont sur le territoire alentour, prise de contact avec les syndicats des salariés du magasin, et surtout, toujours replacer notre discours dans le cadre d’un combat global pour une alternative anticapitaliste, au-delà du problème spécifique des marges excessives de la grande distribution.
C’est l’un des intérêts majeurs du NPA : brasser des cultures militantes diverses, s’enrichir mutuellement des pratiques de l’autre. Sur ce point le pari est donc gagné

L’articulation entre nos pratiques et le cadre partisan
Notre mode d’organisation s’est heurté aux réalités du fonctionnement d’une organisation politique. Dans les collectifs dans lesquels nous militons, les cadres sont souvent volontairement souples. Nous sommes organisés de façon horizontale, avec un fonctionnement en réseau, et une répartition des taches relativement spontanée.
Ce mode de fonctionnement est difficilement applicable, peu efficace, et surtout anti-démocratique lorsqu’on compte 10 000 militants.
La forme partidaire interroge donc parfois notre mode de fonctionnement. Pour participer à la construction du projet politique du NPA dans son intégralité, nous ajustons alors régulièrement nos pratiques avec la réalité de notre organisation tout en souhaitant que celle-ci s’imprègne de notre parcours.

Quelle utilisation des médias ?
Comme nos autres actions, les pique-niques en supermarché ont dès le départ été conçus comme des actions médiatiques, qui nous permettaient de faire connaître le NPA, et d’exprimer nos revendications. Mais nous nous sommes aperçus que lorsqu’on touche au terrain partisan, le terrain médiatique est glissant et peut vite se retourner contre nous ! Notre discours peut rapidement être instrumentalisé et utilisé contre nous-mêmes d’autant plus en période de crise où l’anticapitalisme devient plus légitime que jamais. Nous devons donc user de l’espace médiatique avec prudence pour garantir une efficacité maximale.
Le parti est toujours en pleine construction et chacun apprend en marchant : la mutualisation des cultures militantes, mission accomplie dans le cadre des pique-niques, doit se poursuivre dans la suite de notre aventure. Nous devons tous continuer de nous approprier cet outil politique. Car le NPA que nous voulons est toujours en cours de construction.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:27

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Les premiers effets du RSA


Le RSA est expérimenté depuis 2007. Un premier bilan montre que 9 % des précaires auraient retrouvé un emploi grâce au RSA. Mais, seuls 28 % d’entre eux bénéficient d’un « emploi durable » - c’est-à-dire un CDI ou un CDD de plus de six mois… et à peine 25 % d’un temps plein. En outre, le revenu moyen (salaire/RSA/prime pour l’emploi) s’élève à 900 euros, soit, pour certains, une véritable régression. Généralisé depuis juin dernier, le RSA s’adresse à  3,5 millions de ménages. Or environ 10 % seulement en a réellement profité, alors que 8 millions de personnes (soit 13 % de la population) vivent toujours en-deçà du seuil de pauvreté (880 euros  
par mois). Certains bénéficiaires potentiels seraient donc encore méfiants ?


Davantage de contrôles, un formulaire intrusif pour la vie privée (fichage administratif et fiscal), une restauration de l’obligation alimentaire (aide matérielle versée à un proche sans subsistance), un dispositif kafkaien, de quoi être réticent ! Mauvais bilan pour Martin Hirsch qui joue là sa notoriété de bon samaritain.


Pendant que le gouvernement renforce sa stratégie de communication pour nous convaincre des bienfaits du RSA, voici cinq bonnes raisons de ne pas cautionner les stigmatisations et les menaces sur les précaires. Nous ne voulons pas Rester Sans Argent !


Le chômage n’est pas un choix


La volonté de contraindre les détenteurs de minima sociaux à la reprise d’un travail fait croire que le chômage serait volontaire et que les minima sociaux décourageraient la reprise d’emploi. Cette analyse, insultante pour les personnes privées d’emploi, est un mensonge. Selon une enquête récente de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), 28 % seulement des Rmistes ne recherchent pas d’emploi, et parmi eux, 40 % pour des problèmes de santé. De plus c’est économiquement absurde puisque l’offre d’emploi n’est pas infinie, surtout en temps de crise. Cet a priori complète l’idée fausse selon laquelle le coût du travail serait trop élevé en France, alors que ce sont les taux de profits qui sont trop hauts.

C’est pourquoi nous revendiquons une augmentation des revenus de 300 euros pour tous, ainsi qu’une revalorisation du Smic à 1 500 euros net.


Inefficace pour retrouver un travail


Cohérent avec le principe selon lequel il faudrait « travailler plus, pour gagner plus », le RSA renforce la valeur travail par rapport à la solidarité. Sauf que le travail ne paye plus, d’ailleurs pour beaucoup, il n’y en a plus ! Le nombre d’inscrits à Pôle Emploi a franchi les 4 millions de personnes et le nombre d’offres a diminué de 50 %.


Les problèmes de santé, de transport, de gardes d’enfants… sont des freins plus importants pour reprendre un travail, que le manque d’incitations financières. Avec le RSA, les conditions de travail des salariés débordés et stressés de la Caisse d’allocations familiales et de Pôle Emploi s’aggravent. Ce dernier accuse le coup de la fusion ANPE-Assedic et l’augmentation du nombre d’inscrits.


Les CAF font face aux effets de la crise avec une fréquentation en augmentation de 12 % au premier trimestre 2009 par rapport à 2008. Il faut développer des services publics de qualité, diminuer la durée du travail et créer de l’emploi pour que TOUS travaillent moins et gagnent plus ! Cela nécessite de repenser le travail en fonction de nos besoins et de façon à respecter l’environnement.


Les contrats précaires privilégiés


La précarisation de l’emploi risque de s’accélérer avec le RSA qui fonctionne comme une subvention aux entreprises pratiquant des politiques de bas salaires et d’emplois précaires.


Tous les types de contrats précaires et sous-payés sont favorisés, puisque les chômeurs se retrouveront sous la pression du contrôle permanent avec menaces de radiation, les rendant corvéables à merci. Le revenu minimum est supprimé de fait, le droit du travail est remplacé par le droit de travailler.


Le RSA, véritable générateur de précarité, illustre bien le projet libéral visant à flexibiliser le marché de l’emploi pour en dégager plus de profits. Mais cette insécurité sociale n’est pas une fatalité. Refusons le travail forcé et les petits boulots aux conditions dégradées, sous-payés, exigeons un droit à un emploi de qualité pour tous. Il faut interdire les licenciements par une obligation imposée solidairement au patronat de maintenir les contrats de travail et de transformer les emplois précaires.


Les femmes encore plus fragilisées


Le RSA fait l’apologie du temps partiel chez les femmes. Celui-ci constitue une autre source de flexibilité pour les entreprises, ce qui a contribué à la progression du nombre de « travailleurs pauvres », particulièrement parmi les mères célibataires. 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes.


Le RSA contribue à précariser les femmes, voire à les renvoyer à la maison. En effet, dans le cas d’un couple, le RSA amène un Smic plus rémunérateur à l’un, mais des études de la Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares) montrent que le gain est réduit pour l’autre, le plus souvent la femme.


Or, lorsque la garde des enfants pèse plus dans les dépenses qu’un retour à l’emploi, le choix est vite fait. Résultat, une aggravation des inégalités salariales. La lutte contre la précarité passe donc par l’arrêt des discriminations sous toutes leurs formes (raciste, sexiste…), par l’égalité salariale entre les hommes et les femmes, par la continuité des droits sociaux (revenu, formation, logement, santé) pour tous, étudiants, salariés, chômeurs, personnes en congés parentaux... 


Les jeunes davantage exploités


Le Livre vert de Martin Hirsch, rendu public avant l’été annonçait un projet d’extension du RSA aux jeunes salariés de moins de 25 ans, actuellement privés de toute forme d’assurance chômage. Loin d’être un progrès, cela constituerait une extension de la précarité et une mise en concurrence accrue des salariés en CDI et en contrats précaires.


La logique du RSA est de créer un sous-salariat surexploité. Cela passe inévitablement par une instrumentalisation de la jeunesse, variable d’ajustement pour maintenir à tout prix les taux de profits et briser les acquis collectifs des salariés.


Une loi-cadre mettant en application les revendications du Livre vert est prévue pour l’automne. Pour mettre en échec la généralisation de la précarité, il faut, plus que jamais, lutter contre les différents types de contrats sous-payés réservés aux jeunes. Un CDI pour tous, une allocation d’autonomie égale au Smic pour tous les jeunes de 16 à 25 ans, en formation ou en recherche d’emploi.

 

Que faire contre la précarité ?


La précarité n’est pas une fatalité, de nouveaux droits sociaux doivent renverser ce climat angoissant d’incertitudes. Plus que jamais, la lutte contre la précarité doit être liée à une perspective anticapitaliste, pour en finir avec cette société et toute forme d’exploitation et d’oppression.


Le 17 octobre, manifestons


Une manifestation nationale est organisée par le Collectif droits des femmes pour dénoncer les effets de la crise, la place des femmes dans la société, les inégalités dans le monde du travail : http://www.collectifdroitsdesfemmes.org


Le 5 décembre, marches régionales


Des marches régionales organisées par le collectif Droits nouveaux (associations, syndicats et partis politiques) auront lieu pour dénoncer la précarité et les licenciements. Ces marches aboutiront en manifestation dans les grandes villes, le 5 décembre. Pour participer, contacter : agdesprecaires@gmail.com

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Quimper Gourmelen

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vendredi 19 avril

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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