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28 mai 2012 1 28 /05 /mai /2012 12:27

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A l’heure de l’ouverture du festival, le 16 mai, une absence criante, voire hurlante : aucune réalisatrice en compétition et donc aucune chance de voir une concurrente devenir la seconde femme (en 65 éditions) à remporter une palme d’or après Jane Campion et sa « Leçon de piano » en 1993. L’occasion pour certains groupes féministes de dénoncer le machisme du festival et plus généralement celui du petit monde du cinéma.

 

Douze jours plus tard, quid de la représentation des femmes dans les films ? Là encore, ce n’est pas exactement la joie.

 

Si l’on excepte l’héroïne du « Paradis », de Ulrich Seidl (sujet : le tourisme sexuel de quinquagénaires autrichiennes au Kenya), les nonnes mal-en-point de « Au-delà des collines » (Cristian Mungiu) et (éventuellement) les personnages campées par Isabelle Huppert (« In Another Country », de Hong Sang Soo) et Marion Cotillard (« De rouille et d’os », de Jacques Audiard), les femmes, dans les films, faisaient tapisserie dans le fin fond du décor.

 

Hasard et maladresse de la programmation ?

 

Regain de la misogynie du côté des auteurs ?

 

Prions pour que la première hypothèse – peu réjouissante, mais anecdotique – soit la bonne.

 

http://blogs.rue89.com/zoom-avant/2012/05/27/cannes-deuxieme-palme-pour-haneke-les-francois-en-larmes-227614

 

et en bonus:

 

Cannes: avec berenice bejo le sexisme monte les marches

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:40

Les-marques

 

Au moment où les scores du Front national augmentent particulièrement dans les zones périurbaines, la lecture de ce livre donne quelques clés intéressantes.


Pour l’auteur, ces zones pavillonnaires vont de pair avec une idéologie aussi bien individualiste, hygiéniste que sécuritaire, conséquence de l’organisation de l’espace tel qu’elle existe dans ces lotissements.


Des rues perpendiculaires, un espace quadrillés pas des ronds-points qui se suivent sans fin mais sont toujours fleuris quand ils ne recueillent pas l’œuvre de l’artiste local, des maisons à coûts plus que serrés pour rentrer dans le petit budget des acquéreurs, construites avec des matériaux de qualité médiocre qui se dégradent bien plus rapidement que le remboursement du crédit, l’omniprésence de la voiture sans laquelle rien n’est accessible, les services publics en berne...


Parfois, il reste un centre-ville qui se résume souvent à une rue piétonne dans laquelle les boutiques appartiennent à de grandes chaînes nationales ou internationales. On y trouve également un marché pour faire authentique, mais les courses se font nécessairement dans les hypermarchés où l’on déambule de rayon en rayon sur fond de musique d’ascenseur.


Dans les lotissements, le lien social est inexistant, les murs entourent les pavillons et chacun reste chez soi. Mais les habitants veulent rester en bonne santé et pour cela n’hésitent pas à s’inscrire à un club de gym...


L’essai donne une vision assez précise de ces fameuses zones périurbaines et de leurs habitants. Il a toutefois tendance à présenter ces derniers comme des « cerveaux disponibles » prêts à gober sans aucune remise en cause toute l’idéologie libérale sur les « classes moyennes », ce qui peut donner un certain sentiment de malaise...


Dominique Angelini

 

En savoir plus sur France Culture:

 

 

 


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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:35
laposte

 

Poste mortem, de Jean-Jacques Reboux, relate les déboires d’une employée de La Poste. Sorti en 2000, ce roman est toujours d’actualité.

La poste : ses voitures jaunes, ses facteurs à vélo, ses guichets, ses files d’attente, ses grèves et Olivier Besancenot, bien sûr.

 

Elle fait partie de notre quotidien, la poste. Mais pour Simone Dubois, quinquagénaire dynamique, La Poste, c’est la Peste ! Et elle n’a pas sa langue dans sa poche quand il s’agit de dézinguer la boîte, ses chefs comme ses collègues et de raconter les entourloupes et petites combines qui font tout le charme du quotidien.

 

Elle n’y va pas par quatre chemins, la Simone : « J’ai eu des cours de formation avec des monitrices pète-sec. Elles disaient qu’on rentrait dans une grande famille, qu’il y avait des tas d’activités à la Peste, qu’il fallait se serrer les coudes et tout ça.

 

T’as vu la gueule de la grande famille, à présent, plus de concours, les cédédés, les contractuels, et les têtes d’œuf des OM qui te font chier avec leurs produits financiers ! »

 

Quand elle cause syndicat, c’est dans la même veine : « Renée elle arrêtait pas de s’engueuler avec les traîtres de la CFDT qu’ont voté la réforme pour faite plaisir aux socialos, alors ceux-là elle peut pas les encadrer, c’est comme la dinde Notat ! […]

 

Remarque, la mère Notat, elle a pas intérêt à mettre les pieds aux Chèques, vu que la CFDT elle s’est fait bouffer tout cru par SUD, ils sont tous à moitié trotskystes à SUD, alors elle crâne pas, la mère Notat, c’est pas comme quand elle serre la louche à Juppé ! »

 

Par petites touches et à coups de marteau, Simone nous dévoile le quotidien des salariéEs, en particulier aux Chèques postaux : les jeux, les engueulades, les amitiés, les chefaillons… Simone a l’air d’avoir un bon coup sur la cafetière, entre chroniqueuse du quotidien et mythomane sévèrement agitée du bocal. Mais c’est ce qui fait du roman une réussite, un mélange du Couperet de Westlake et des Tontons flingueurs aux PTT !

 

Et ce qui donne un tour plutôt cocasse à l’ensemble, c’est que Simone, tout au long du roman, tient en respect son ministre de tutelle, ligoté sur une chaise et enfumé comme un renard à coup de pétards. On vous dévoile le truc : c’est DSK, sans déconner ! Ficelé comme une volaille, à la merci de Simone, croqueuse d’hommes qui lui raconte toutes ses aventures et menace de la corriger.

 

Tout ceci, avec l’actualité que l’on connaît, à La Poste comme pour DSK, donne à cette lecture un aspect jubilatoire qui se finit en apothéose sur une action du Glapo, le « Groupe de libération anarchiste de La Poste », qui réclame pêle-mêle le rétablissement du ministère des PTT, la fin des CDD et la légalisation du cannabis, avec l’appui de DSK ! Chronique de la Peste, polar déjanté et charge contre les années Jospin contaminées par la peste sociale-libérale, ce roman n’a pas pris une ride : ça défouraille à tout va et ça fait du bien !


Henri Clément

Poste mortem, Jean-Jacques Reboux, Folio Policier, Gallimard, 2000, 8, 60 euros

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 10:13

 

Cannes : Ken Loach et les cinéastes politiques bousculent le Festival (Rue 89)
Olivier De Bruyn
Journaliste
Publié le 22/05/2012 à 19h19

(De Cannes) Avec « La Part des anges », présenté ce mardi en compétition, l’inusable Ken Loach signe une comédie sociale offensive. Un film nerveux qui témoigne de la rude réalité de l’époque, comme beaucoup d’autres cette année à Cannes…

 

Lire la suite ici...

 


 

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18 mai 2012 5 18 /05 /mai /2012 10:19

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10 mai 2012 4 10 /05 /mai /2012 09:41
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27 avril 2012 5 27 /04 /avril /2012 10:25

 

Dans la vie, il n'y a pas que les élections. Avant la résistance, après la résistance...
 

 

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20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:28

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A l’occasion de la venue à Brest de la commission nationale post sententielle de la fédération citoyens et justice, le groupement Patati organise des rencontre citoyennes pour échanger sur les prisons.


De nombreux artistes seront les complices de l’évènement.


Christian Olivier et Têtes Raides interpréteront une lecture musicale du Condamné à Mort de Jean Genet

 

le 22 mars 2012

 

à l’Espace Vauban

 

à Brest.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 12:13

ferrandez caillou-e0120

Pour expliquer la pérennité du succès d’Albert Camus auteur incontesté (incontestable ?) des lettres françaises, c’est peut être du côté d’un contexte politique porteur, propulsant les auteurs relais de l’idéologie dominante qu’il faut chercher. Yves Ansel, spécialiste aussi brillant que controversé propose une analyse discordante dans un essai encore en quête d’éditeur : Albert Camus, Totem et Tabou. Voici un résumé des thèses défendues et qu’il a exprimées lors d’une interview accordée à Eric Michel. (www.ericpierremichel.blogspot.com)


La littérature française est le miroir d’un système de classe favorisant les hommes issus d’une classe sociale privilégiée. Camus, lui, vient du peuple et enracine son oeuvre dans son siècle. Ceci dit, la longévité de sa notoriété semble moins répondre à ses qualités littéraires qu’à une coïncidence avec une idéologie politico-étatique. La tentative de promotion d’une mémoire officielle permet à l’Etat de faire un tri dans la production artistique, pour gérer oubli ou célébration. La postérité est alors un réel enjeu politique dont jouit Albert Camus. En 2010, pour le cinquantième anniversaire de sa mort, il est question de transférer les cendres du Prix Nobel 1957 au Panthéon. Son statut d’auteur classique le rend intouchable, encensé par ses laudateurs patentés et imperméable à tout discours dissonant. Camus, mort en 1960, n’a pas vu l’indépendance de l’Algérie. Ses tentatives pour enrayer la montée de la violence dans le conflit algérien ayant échoué, il se tait.


Tandis que Sartre prend la parole, Camus tombe dans un oubli relatif, dont il sortira pour des motifs politiques, sans lien avec son style ou sa pensée. C’est la chute du monde bipolaire, la fin des idéologies, l’effacement du communisme qui l’auréolent d’une imagerie hagiographique, contrairement à Sartre ou Aragon. Mythes et réalités autour de Camus : on assiste depuis les années 1990 au refoulement de tout ce qui pourrait faire désordre dans l’iconographie du personnage. Or, cette légende est lourdement entachée par le rapport de Camus à l’Algérie, et à la colonisation française dans son ensemble.


La (re)lecture de l’Etranger, publié en 1942, nous éclaire. Sur une plage écrasée de soleil, Meursault, un pied noir tire sur un Arabe (le mot « Algérien » n’est jamais écrit) armé d’un couteau. Jugé, il est condamné à mort non pour le meurtre d’un homme, mais pour son absence de relation au monde, étrange(r) parce qu’il n’a pas pleuré à l’enterrement de sa mère, a fumé une cigarette devant son cercueil.


Un système dans lequel tout ceci a plus de sens que le meurtre d’un homme porte un nom : la colonisation, où le colonisé n’a aucune valeur. Le procès qui s’ensuit ne fait pas référence à la mort d’un homme, totalement néantisé. L’explication officielle de l’assassinat est le soleil qui aurait fait perdre tout discernement à Meursault. Mais le roman se ferme sur le mot Haine, celle qui anime Meursault, annonçant peu de temps avant de retrouver sa victime : « s’il tire son couteau, je le descendrai ». Il s’agit bien d’un meurtre prémédité, et non involontaire et gratuit. Depuis 1942, un contresens officiel fait de L’Etranger l’illustration de la philosophie de l’absurde.


Malgré le décodage des enjeux idéologiques de ce texte par l’historien, Pierre Nora, dans Les Français d’Algérie (1961), il reste encore impensable en France de voir l’empreinte de la mentalité colonialiste dans ce livre. L’Etranger détruit la légende soigneusement entretenue d’une Algérie de la coexistence pacifique entre colons et colonisés, celle que Camus journaliste dépeint dans ses articles de Combat ou l’Express. De même, La Femme adultère révèle le racisme inhérent au colonialisme, tandis que Le Premier homme exhume les atrocités des guerres coloniales, des vérités que Camus se refuse à énoncer dans ses diverses chroniques.


Les fétichistes de Camus contestent cette vision du grand homme et dégainent Misère de la Kabylie, article paru en 1939 dans Alger Républicain en juin 1939 parce qu’à leurs yeux il prouve la bonne volonté, la générosité et la lucidité du grand auteur visionnaire. Une lecture attentive montre pourtant qu’il émane d’un homme favorable à la colonisation. Trois voies étaient possibles : Une Algérie indépendante, la conservation de l’Algérie française y compris par la guerre ou le maintien de l’Algérie française, moyennant concessions et réformes pour une plus grande justice.


C’est la voie du compromis, celle du « colon de bonne volonté » (A. Memmi) que choisit Camus comme un certain nombre de pieds-noirs progressistes qui, sentant qu’on ne peut indéfiniment tenir en respect la population indigène sans faire d’« efforts » en vue de leur liberté, non de leur émancipation, tentent de préserver les acquis en humanisant le système. Camus ne pense que dans les termes et dans le cadre de la colonie, l’auteur de Misère de la Kabylie est incapable de s’en prendre aux racines mêmes du système colonial. Il raisonne en termes d’assimilation, de fraternité, de générosité, voire de colonisation positive. A ses yeux, la conquête coloniale aide les peuples conquis à garder leur personnalité. C’est ne tenir aucun compte de l’aculturation et de la destruction qu’impose la colonisation.


Pour justifier le constant refus d’une Algérie coupée de la France, Camus en évoque systématiquement les « racines séculaires », (1830 !) l’ancienneté de l’implantation du peuple français en Algérie, en occultant sciemment la violence de l’armée d’occupation : spoliations, exterminations, projet génocidaire. Il y a ses silences, aussi. Pas un mot sur Sétif et Guelma en 1945. Camus n’a pu concevoir une Algérie indépendante. Il écrit dans Combat :« C’est la force infinie de la justice, et elle seule, qui doit nous aider à reconquérir l’Algérie et ses habitants ».


On a admiré Camus pour avoir osé écrire dans L’Homme révolté, que le stalinisme et le nazisme étaient deux totalitarismes et d’avoir dénoncé les camps staliniens quand la gauche intellectuelle s’abstenait d’ouvrir les yeux. Mais la Guerre d’Algérie remet cette postérité en perspective. Camus ne conteste pas l’essence même du fait colonial, qui ne peut en aucun cas être moralisé !


A cette analyse rigoureuse, on pourrait objecter que Camus, directement concerné par les répercussions en Algérie, préférait la prudence. Mais l’affectif ne doit pas prendre le pas sur le légitime.


Est-il alors possible d’oublier que Camus fut celui qui refusa de signer la lettre de soutien à Henri Alleg, celui qui dit : « Entre la justice et ma mère, je choisis ma mère » ?


Gisèle Felhendler

 

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/livres-etudes-debats/article/albert-camus-un-auteur


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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:24
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