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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 13:15
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LOWY Michael, RIOUX Bernard 12 mars 2013
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SALUTATION DE MICHAËL LOWY À L ’ASSEMBLÉE DE FONDATION DU RÉSEAU ÉCOSOCIALISTE SUIVIE D’UNE ENTREVUE ...


Chaleureuses félicitations pour l’Assemblée de fondation du Réseau écosocialiste de Québec solidaire ! Vous êtes en première ligne du combats en Amérique du Nord contre les plus grands pollueurs de la planète. Votre lutte, votre réflexion et votre courage d’aller contre le courant sont précieux pour tous ceux qui espèrent qu’un autre monde soit possible, un monde où les êtres humains et la nature ne soient plus réduits à la condition de marchandises.


Entrevue sur l’écosocialisme


Bernard Rioux : Pourquoi parler d’écosocialisme aujourd’hui ?


Michaël Lowy : Nous sommes confrontés à une crise écologique qui met en danger, sous la forme du changement climatique, la vie humaine sur la planète. A la racine de cette crise se trouve une civilisation - le capitalisme industriel moderne - fondée sur le productivisme, le consumérisme, le fétichisme de la marchandise, et l’accumulation illimitée du profit ; sa logique d’expansion sans bornes s’est révélé comme foncièrement incompatible avec la protection de la nature.


D’où la nécessité de proposer, dès aujourd’hui, une alternative radicale, antisystémique, anticapitaliste : l’écosocialisme. L’enjeu est décisif : il s’agit d’empêcher une catastrophe sans précédent dans l’histoire de l’humanité . L’écosocialisme est une tentative originale d’articuler les idées fondamentales du socialisme avec les avancées de la critique écologique. Son objectif est une nouvelle civilisation, un mode de vie alternatif, fondé sur des valeurs sociales et éthiques - la solidarité, l’égaliberté (Etienne Balibar) - et sur le respect de la nature .


BR : Quelles sont les suite de l’appel international DE 2001 sur l’écocialisme ? Quel est le rayonnement actuel de l’écosocialisme ?


Michaël Lowy : L’appel de 2001 a contribué à rélancer le débat sur l’écosocialisme, et à créer un réseau ecosocialiste international. Mais le rayonnement actuel de l’écosocialisme dépasse de loin cette initiative. On voit en Europe et dans les Amériques (du Nord et du Sud) une multiplicité les prises de position pour l’écosocialisme, chez différentes forces de gauche, et l’organisation d’assises, conférences et séminaires - à Paris il y a quelques mois, bientôt à Quito et à Caracas - autour de cette alternative. Aux États-Unis, des revues comme Capitalism, Nature and Socialism, Monthly Review ou Against the Current se réfèrent de plus en plus à l’écosocialisme (ou à une écologie socialiste).


BR. : L’exemple européen - NPA - Parti de gauche - Die Linke que ce soient des partis ou des populations entières comme les peuples autochtones d’Amérique latine, l’écosocialisme semble une perspective de plus en plus d’actualité ?


Michaël Lowy : Le fait que, en France, le NPA et la Gauche anticapitaliste, mais aussi le Parti de Gauche, ou même la Jeunesse Socialiste, se réclament de l’écosocialisme est important. Mais le développement le plus prometteur c’est l’essor des luttes socioécologiques des indigènes en Amérique Latine, qui se battent pour défendre leurs terres, leurs rivières et leurs forêts contre l’avidité destructrice des multinationales pétrolières, ou de l’agro-négoce capitaliste. Certains des dirigeants de ces mouvements indigènes, comme le péruvien Hugo Blanco, se réclament de l’écosocialisme. Pour lui, cette proposition correspond au mode de vie des communautés indigènes du continent depuis des siècles, fondé sur des pratiques collectivistes et le respect de la « Mère Terre ».


BR : N’assiste-t-on pas à une durcissement de la bourgeoisie et des gouvernements des principales puissances ? ( échec des accords de Kyoto - abandon des politiques contre le réchauffement climatique - relance de l’exploitation des énergies fossiles : sables bitumineux, gaz et pétrole de schiste) ?


Michaël Lowy : L’échec spectaculaire des Conférences internationales sur le Climat - de Copenhague à Doha, en passant par Rio – et des accords de Kyoto, ainsi que la relance frénétique de l’exploitation des énergies fossiles, y compris les plus « sales », destructrices de l’environnement et désastreuses du point de vue du climat - comme les sables bitumineux - c’est tout simplement le résultat de la logique du système. Les entreprises, les banques, les gouvernements et les dites « institutions internationales » (OMC, FMI, Banque Mondiale) agissent selon les impératifs du capitalisme : « expansion », rentabilité, profit maximum, competitivité, lutte féroce pour les parts de marché. Leur « dureté » est celle, impitoyable et aveugle, du système lui-même. Les oligarchies capitalistes semblent s’inspirer de ce vieux principe proclamé par Louis XV : « après moi le déluge ».


BR : Quels sont dans ce contexte les nouveaux défis du mouvement pour la justice climatique et les propositions des écosocialistes.


Michaël Lowy : Les propositions des écosocialistes partent du constat qu’une solution pour la crise écologique et notamment le réchauffement global, ne peut pas se faire dans les limites imposées par le système-monde capitaliste. Mais il faut commencer la lutte pour l’écosocialisme ici et maintenant, autour d’objectifs concrets et immédiats, comme ceux du mouvement pour la justice climatique. Le défi pour ce mouvement c’est de contribuer à une prise de conscience collective et à une mobilisation massive sur la question du changement climatique et de la justice sociale, avant qu’il ne soit trop tard. Il est essentiel pour cela de gagner le soutien des jeunes, des femmes, des travailleurs et des syndicalistes, en expliquant qu’une autre politique créerait des millions d’emplois « verts ».


BR : En Amérique du nord, avec la recherche de l’autonomie énergétique par les États-Unis et la relance de l’exploitation pétrolière et gazière, les enjeux sont plus importants que jamais ? Quelles sont les voies de la résistance ?


Michaël Lowy : Les pays capitalistes industrialisés de l’Amérique du Nord sont parmi les principaux responsables du processus de changement climatique. Le Canada a la particularité d’avoir un des gouvernements les plus rétrogrades, du point de vue écologique, de la planète. On assiste à une véritable fuite en avant dans l’exploitation des énergies fossiles, chaque fois avec des conséquences terribles pour l’environnement, comme c’est le cas du gaz de schiste, des sables bitumineux ou du petrole en haute mer (Golfe du Mexique !). La rentabilité à court terme est le seul et unique critère, chez les deux pays d’Amérique du Nord, dans les politiques énergétiques. La bataille contre le Pipeline XL est l’enjeu immédiat le plus important, et il est encouragent de voir le succès de la mobilisation, aux Etats Unis, contre ce néfaste projet. Il faudrait construire une résistance commune entre les habitants du Canada et des États Unis contre cette nouvelle infamie de l’oligarchie fossile.


BR : Quelles sont les principales tâches devant les écoscocialistes dans le contexte international actuel ?


Michaël Lowy : Nous devons participer à tout mouvement, toute lutte qui tente de bloquer la dynamique écocide du système, en essayant de faire converger mobilisations sociales et écologiques. En même temps, au sein de ces mobilisations, ainsi que dans le mouvement altermondialiste, et celui pour la justice climatique, nous proposons à la discussion nos analyses anticapitalistes et notre programme écosocialiste, l’utopie concrète (Ernst Bloch) d’une nouvelle civilisation. La tâche est immense et nos adversaires sont très puissants. Mais, comme le disait Bertolt Brecht, celui qui lutte peut perdre, mais celui qui ne lutte pas, a déjà perdu…

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 09:34

 

 

 

Le combat du pape de la décroissance, Pierre Rabhi, retracé dans un documentaire.


Paysan philosophe. C’est par cette association étonnante que se définit fièrement Pierre Rabhi. Prônant un retour à la terre, il avertit les gens des dangers de l’agriculture intensive et s’illustre comme pionnier de l’agroécologie, méthode de production agricole qui privilégie un compostage naturel aux engrais chimiques et une agriculture qualitative respectueuse de l’environnement. "Au nom de la terre", réalisé part Marie-Dominique Dhelsing, sort ce mercredi 27 mars en pleine polémique sur les dérives de l’industrie agro-alimentaire.


« Les gens me disent mais pourquoi tu continues à te fatiguer à travailler un jardin ? Mais si j’arrête de travailler mon jardin, je meurs » : sur ces mots de Pierre Rabhi s’ouvre le film "Au nom de la terre". Jeudi 21 mars, les deux salles de l’UGC Bercy mobilisées pour la projection de l’avant première étaient pleines à craquer. Militants, jeunes agriculteurs ou simples spectateurs étaient venus recueillir la bonne parole de ce paysan algérien devenu l’un des papes de la décroissance.


"Aimez la terre et elle vous aimera"


Jamais encarté politiquement ou syndicalement, Pierre Rabhi, n’a cessé de marteler son message: aimez la terre et elle vous aimera. Loin du temps où l’homme cultivait ce dont il se nourrissait, son expérience d’ouvrier spécialisé nous rappelle pourtant une vérité évidente: pourquoi travailler pour acheter de la nourriture moins bonne et plus chère que celle qu’on peut faire pousser dans son jardin ? « On voit s'ériger des générations d'enfants qui faute d'un éveil à la vie sont réduits à n'être que des consommateurs insatiables, blasés et tristes » écrit-il dans son Manifeste pour la Terre et l'humanisme.


La fin du "toujours plus"

Pierre Rabhi appelle à « une sobriété heureuse », dans le respect de l’homme et de la nature, loin du mythe de la croissance illimitée. Ses détracteurs le dépeignent comme un doux illuminé dont les méthodes d’agriculture ne seraient pas à même de nourrir une planète de 7 milliards d’habitants. Pour lui, c’est justement le « toujours plus » qui est responsable de la destruction progressive des ressources naturelles. Au-delà des mots, qu’il manie aussi habilement que sa bêche, Pierre Rabhi est un homme d’actions. "Au nom de la terre" retrace l’itinéraire d’une saga, du désert algérien à son expérience internationale en sécurité alimentaire, ponctuée de tous les projets qu’il a initié transmettant, champs par champs, la connaissance et la volonté à d’autres de continuer à soigner la terre nourricière.

"Paysan sans frontière"


L’aventure démarre pour lui avec l’association « Paysan sans frontière ». En 1981, il part transmettre son savoir-faire au Burkina Faso. Quatre ans plus tard, il créé à Gorom-Gorom un centre de formation à l'agroécologie. Créée en 1994 sous le nom des Amis de Pierre Rabhi, rebaptisée en 1999, l’association Terre & Humanisme œuvre pour la transmission de l’agroécologie. Accueillant chaque année plus de 250 stagiaires, plus de 200 bénévoles et des centaines de visiteurs, l’association continue le travail de Pierre Rabhi, notamment en Afrique.

 

Il peut aussi compter sur le mouvement citoyen Colibris, qu’il a crée en 2008, et qui fort de ses 60 000 membres s’engage à inspirer et soutenir tous ceux qui participent à construire un nouveau projet de société. L’association tient son nom d’une légende racontant que lors d’un immense incendie de forêt, tous les animaux terrifiés observaient impuissants le désastre. Seul le petit colibri s’activait, allant chercher quelques gouttes avec son bec pour les jeter sur le feu. Le tatou, agacé par cette agitation dérisoire, lui dit : « Colibri ! Ce n’est pas avec ces gouttes d’eau que tu vas éteindre le feu ! » Et le colibri lui répondit : « Je le sais, mais je fais ma part. »


« Ce qui est important, c’est que ça ouvre des pistes de réflexion, des débats, des questionnements», dit Marie-Dominique Dhelsing réalisatrice d’"Au nom de la terre".


Des citoyens engagés


Dans la salle de projection, les différences d’âges s’effacent autour d’une conviction commune : tels les colibris de la légende, les spectateurs semblent persuadés que leurs actions peuvent changer les choses. Certains n’ont pas attendu de voir le film pour le faire.


« J’ai décidé de tout abandonner pour retourner à la terre, je fais de la culture de spiruline [micro-algue commercialisée comme complément alimentaire, ndlr] dans le sud de la France », dit Eric Hervet, un grand barbu l’air sympathique. « J’ai lu pas mal de ses ouvrages et ça m’a conforté dans le choix de revenir à la nature, il m’a aussi beaucoup apporté sur le côté philosophique et littéraire. »


D’autres imaginent ce qu’ils peuvent faire à leur échelle. « Quand on voit la foule de gens qui était là ce soir, il y a un vrai éveil de conscience qui se fait, c’est formidable » s’enchante Anick Bourbard, retraitée. « Après c’est vrai qu’on a peu de possibilité en tant que Parisien, mais ça va déjà avoir un impact sur ma famille et je vais en parler autour de moi. »


Cultiver un potage, un geste politique


Dans le débat qui suit le film, Pierre Rabhi rappelle justement qu’ « il ne suffit pas de manger bio pour sauver le monde » (titre d’un ebook issu de son entretien avec Rue89) et que cultiver un potager, même sur son balcon, est un geste politique. Il nous livre également son intention de s’impliquer encore plus dans le problème de la faim dans le monde dans les années à venir. « On avance, étape par étape, sans préjugés de ce que ça va devenir. On a la volonté de continuer jusqu’à ce que ça prenne et touche un maximum de gens », nous explique Pierre Rabhi à la fin de la projection.


« A nos enfants » : c’est par cette dédicace que s’achève "Au nom de la terre".  Faisant écho à l’une de ses devises : « Quelle planète laisserons-nous à nos enfants, quels enfants laisserons-nous à la planète ? ». Autrement dit les générations futures ont un rôle primordial à jouer. « Je l’espère sincèrement », nous confie Pierre Rabhi, « sinon tout ce que nous avons fait n’aura servi à rien. »


Corentin Courtois pour ARTE Journal
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:00
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Par Nolwenn Weiler (26 mars 2013)


Victoire pour le collectif antipub des « Déboulonneurs ».

 

Poursuivis pour avoir barbouillé des panneaux publicitaires en 2009, six membres ont été relaxés le 25 mars par le tribunal correctionnel de Paris. Le tribunal a retenu « l’état de nécessité » invoqué par les prévenus et le droit à la liberté d’opinion, défini par l’article 11 de la déclaration des droits de l’homme.

 

Les juges ont visiblement été sensibles aux arguments avancés par Claude Got, professeur de santé publique et Mehdi Khamassi, chercheur en neurosciences, venus lors du procès détailler les dangers de la publicité imposée. Les déboulonneurs s’en prennent essentiellement aux publicités présentes dans l’espace public, que l’on est obligés de voir. « On ne peut pas mettre des œillères, alors que la télé, on peut l’éteindre », expliquait ainsi un des membres du collectif pendant l’audience.


Le propriétaire des panneaux barbouillés, JCDecaux, a été débouté de sa demande de 895 € pour frais de nettoyage.

 

Les militants ont par ailleurs été relaxés pour leur refus de prélèvement ADN. Selon la généticienne Catherine Bourgain, témoin dans le procès et cité par le magazine les Inrockuptibles, « le FNAEG (Fichier national automatisé des empreintes génétiques, ndlr) conserve des informations de plus en plus sensibles sur les personnes, qui permettent notamment de connaître leurs origines et leurs pathologies. Des informations trop importantes, selon elle, pour être toutes conservées dans un même fichier, qui pourrait un jour être piraté ».


Le collectif des « Déboulonneurs » espère maintenant être reçu par la ministre de l’Écologie, Delphine Batho.

 

« Le débat national sur la transition énergétique nous permettra d’entrer immédiatement dans le vif du sujet. Une première décision pourrait être l’interdiction des écrans publicitaires numériques, symboles de la défiguration des paysages, de la main-mise sur les esprits que représentent ces télévisions géantes dans la rue et du gaspillage énergétique étalé en plein jour et érigé en modèle. » En attendant, le collectif envisage une trêve des actions de désobéissance.


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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 13:34

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Par Agnès Rousseaux (25 mars 2013)

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« Nous avons réussi à créer de la misère et du mal-être dans des sociétés d’opulence matérielle », assène Vincent Liegey.

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L’ingénieur et porte-parole du Parti pour la décroissance ne se contente pas de pourfendre le mythe de la croissance infini. Lui et les co-auteurs du livre « Un projet de décroissance » proposent d’accorder à chacun une « dotation inconditionnelle d’autonomie » : un revenu d’existence qui pourrait ouvrir bien des horizons. Et une invitation à nous questionner sur le sens de notre société.

 

Basta ! : Instaurer un revenu de base, aussi appelé revenu d’existence ou allocation universelle, est une revendication qui commence à émerger. Vous faites une nouvelle proposition en ce sens. En quoi votre projet est-il original ?


Vincent Liegey [1] : Le revenu d’existence consiste à donner à tous, de la naissance à la mort et de manière inconditionnelle, un revenu. C’est une idée très ancienne que l’on a contribué à exhumer, mais avec un regard critique : ce type de revenu peut très bien s’inscrire dans le système économique actuel, sans le renverser ni le questionner. Même Milton Friedman, l’un des pères du néolibéralisme, était favorable à un revenu d’existence – en supprimant minimas sociaux et syndicats, et en laissant agir la « main invisible » du marché ! Nous avons développé une proposition, la dotation inconditionnelle d’autonomie (DIA), qui s’appuie sur les réflexions passées, mais qui se situe hors du système marchand. Un revenu de base « démonétarisé », en quelque sorte.


Comment ce revenu sera-t-il versé aux citoyens ?


Nous proposons une DIA distribuée non pas en euros, mais en droits d’accès, en droits de tirage sur les ressources, et en système monétaire alternatif. Il s’agit de donner à tous ce qui est nécessaire pour avoir une vie décente et frugale : un « droit de tirage » sur le foncier, pour permettre à chacun d’avoir un logement, un local d’activité ou un lopin de terre pour être autosuffisant en nourriture.

 

Un droit de tirage sur les ressources naturelles de base, comme l’eau, le gaz et l’électricité : les premiers kWh ou m3 seraient gratuits. Et le tarif devient ensuite progressif pour pénaliser les consommations jugées excessives. Pourquoi devrait-on payer au même prix l’eau pour boire ou faire la cuisine, et celle pour remplir sa piscine individuelle ou laver son 4x4 ? La DIA donnerait également un droit d’accès, gratuitement, aux services publics, à l’éducation, à la culture, aux services de pompes funèbres... Et, troisième élément, une partie de la DIA serait versée en monnaie locale, pour encourager la consommation locale, par exemple pour l’alimentation ou l’habillement.

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6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 08:15

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Assez !

Nous en avons assez de ces appels et communiqués qui égrainent sans cesse les mêmes litanies plaintives et seulement défensives !

 

Avons-nous seulement à reprocher au capitalisme ses multiples crises : sociales, écologiques, économiques, démocratiques, morales, anthropologiques ?  

 

Non, même si le capitalisme était en train de réussir, nous nous y opposerions : ce n’est pas le capitalisme en crise que nous dénonçons, c’est le capitalisme et son monde !


Qu’avons-nous à reprocher à l’actuel gouvernement ?

 

De ne pas tenir des engagements auxquels nous n’avons jamais cru, et même que nous avons toujours combattus ? Enfin ! Même si nous faisons quelques différences entre Hollande et Sarkozy, est-ce une raison pour nous adresser au gouvernement actuel comme s’il nous devait des comptes parce que nous aurions voté pour lui ?


Non, nous devrions nous adresser à lui comme nous aurions déjà dû nous adresser au précédent : nous ne pouvons plus supporter cette rhétorique des compromis par laquelle, depuis des décennies, les organisations syndicales comme les organisations politiques dites de gauche n’ont cessé d’échanger des concessions toujours grignotées contre des promesses jamais tenues !


Devons-nous continuer de faire croire que chaque réaction de défense aux multiples agressions subies va donner le signal du frémissement révolutionnaire, que « ça y est, ça va péter » ?

 

Non, nous devons reconnaître au contraire à quel point nous sommes faibles, affaiblis, à quel point les dominants sont arrogants et réussissent à nous imposer leur cadre de négociation dans lequel, de toutes façons, les réponses seront biaisées. La lutte des classes existe et ce sont bien les riches qui sont en train de la gagner.

Que faire ?

Adopter une stratégie de rupture.

 

Bien sûr rupture avec le capitalisme ; mais aussi rupture avec nos vieilles façons de lutter contre le capitalisme. Cesser de répéter les solutions de facilité et avoir l’audace politique de poser les « questions difficiles ». Agir pour une rupture radicale, celle qui va à la racine : la racine du capitalisme est le productivisme.

 

Comme preuve par l’absurde, il existe des anticapitalistes productivistes et pronucléaires ! Comme nous voulons nous débarrasser définitivement du capitalisme, nous dirigerons nos offensives contre le productivisme. Et comme il n’y a pas de production sans consommation (car il faut bien consumer/consommer sans cesse pour que la croissance se poursuive), notre antiproductivisme sera aussi un anticonsumérisme.

 

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 10:29
kokopelli
Appel d’Alternative libertaire, du Mouvement des Objecteurs de Croissance et du Parti Pour la Décroissance

Pour une alternative à la dictature du capital

Le Pacte budgétaire européen, aussi appelé Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, va encore amplifier la mainmise des marchés financiers sur l’économie européenne.

 

Cet accord adopté en mars 2012 entre les chefs d’États de la zone euro, chaque gouvernement est maintenant chargé de le faire ratifier dans son pays, d’une manière ou d’une autre, afin de le faire entrer en vigueur en janvier 2013. En exigeant des États de réduire leurs dettes publiques et de maintenir leur déficit actuel en dessous de 0,5% (la fameuse « règle d’or »), ce Pacte va engendrer une vague d’austérité et de récession en Europe.

 

D’autant plus qu’il n’est pas question pour les gouvernants de redistribution des richesses.

 

En France, à peine élu, Hollande annonce deux ans d’austérité. Par ailleurs, lui qui disait vouloir renégocier ce traité, il le signe des deux mains, et essaie de le faire passer en force à l’Assemblée nationale, avec les voix de la droite, au mépris de ses engagements.


L’application du Pacte budgétaire en France signifie qu’en un an le gouvernement devra faire entre 70 et 80 milliards d’économie (ou de recettes supplémentaires), soit 1,5 fois le budget de l’Éducation nationale. La cour des comptes est déjà en train de produire des rapports pour démanteler la Sécurité sociale et réduire les déficits. A côté de ça, après avoir fait mine de soutenir les salarié-e-s en butte aux licenciements, Montebourg affirme maintenant qu’il va être « difficile de maintenir l’usine de PSA Aulnay ». Ayrault parade à l’université du MEDEF, le patronat français, qui est en train de multiplier les plans de licenciements dans tous les secteurs industriels et marchands (construction hi-fi et informatique, filière de la téléphonie, aéronautique, etc.).


Tout cela n’a rien de surprenant. Si la situation n’est pas strictement équivalente à celle de l’ère Sarkozy, certaines données restent inchangées.

 

Nous vivons une crise d’ajustement des économies globalisées, ajustement aux intérêts des marchés financiers et des banques, mais aussi crise de surproduction, et raréfaction des ressources énergétiques et minières.

 

Hollande n’a jamais prétendu s’opposer au pouvoir des multinationales ou rompre avec la logique d’austérité qui règne en Europe (qu’il appelle simplement « rigueur »). Il s’est juste présenté en bon gestionnaire de l’économie capitaliste : de ce point de vue-là, il ne nous déçoit pas. Même les quelques progrès à venir sur les questions sociétales et écologiques semblent servir de contre-feux à la régression sociale et au green-washing permanent de ses alliés environnementaux. Pire, ils sont entachés par l’abjecte chasse aux Roms menée par le ministère de l’Intérieur cet été, et les incessantes concessions et reculades de Manuel Valls.

 

Partant de ce constat, l’émergence d’une force d’opposition anticapitaliste et antiproductiviste devient plus que jamais nécessaire.


Une force qui construise la résistance au Pacte budgétaire et à l’austérité en s’attaquant à ses causes : l’Union économique Européenne, sa monnaie spéculative l’Euro, et son objectif affiché de relance de la croissance.

 

Nous ne voulons pas de ce « club des pays riches » qui s’appelle l’Europe : nous ne voulons ni relancer la production ni relancer la consommation.


Une force qui organise concrètement la riposte et la solidarité avec les peuples grecs, italiens, espagnols, portugais, irlandais frappés de plein fouet par les plans d’austérité exigés par la troïka européenne (BCE, FMI et commission européenne). En faisant vivre tout d’abord des solidarités concrètes et des revendications : droit au logement, accès à l’énergie, aux soins, à l’éducation, aux loisirs, éradication de la précarité et du chômage par une réduction massive du temps de travail…


En menant ensuite des expérimentations sociales en rupture avec l’ordre des choses dominant : réappropriation des outils de travail, occupations des terres, coopératives d’achats en circuits courts, régies publiques autogérées de production et de distribution de l’énergie, transports publics de proximité gratuits, monnaies de substitution…

Au lieu de cela, la « gauche » productiviste au gouvernement applique les vieilles recettes du couple mythique croissance/politique d’austérité.

 

Il serait temps qu’une opposition, porteuse d’une alternative anticapitaliste, antiproductiviste et radicalement écologiste s’organise pour y résister.


Alternative libertaire, le Mouvement des Objecteurs de Croissance et le Parti Pour la Décroissance appellent à manifester le 30 septembre sur ces bases.

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 10:18

 

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 11:13
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