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5 juillet 2012 4 05 /07 /juillet /2012 15:23

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5 juillet par Ana Benačić, Eric Toussaint


Dans cet entretien, publié en croate par le portail net.hr et repris par plusieurs sites en Croatie, Éric Toussaint décrit plusieurs sorties de la crise de la dette qui s’avérerait très utiles pour différents pays d’Europe et au-delà. Il commente la situation de la Grèce après les élections du 6 mai 2012 et met en question l’opportunité pour des pays comme la Croatie, la Bosnie et la Serbie d’intégrer l’UE et la zone euro. Il répond également à des questions plus générales.

 

Ana Benačić : M. Éric Toussaint, vous êtes politologue et historien. Vous êtes docteur en sciences politiques de l’université de Liège (Belgique) et de l’université Paris VIII (France), maître de conférence à l’université de Liège, président du Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM), un réseau international basé à Liège), membre du conseil international du Forum social mondial depuis sa fondation en 2001, membre de la CAIC (Commission pour l’audit intégral de la dette publique) en Équateur, membre du comité scientifique d’Attac France [1] et du réseau scientifique d’Attac Belgique.


Vous avez fait partie du comité d’audit présidentiel en Équateur, qui a motivé le refus de payer 3,2 milliards de dollars de dette. Pouvez-vous nous dire comment ce comité a été fondé et comment il a fonctionné ?


Eric Toussaint : Le gouvernement équatorien a pris la décision indépendante et souveraine de suspendre le remboursement de trente pour cent de sa dette envers l’étranger, qui s’était accumulée depuis plus de trente ans et jusqu’à 2006, à la suite des résultats d’un audit public de la dette. J’étais l’un des 18 membres du Comité d’audit créé par le nouveau gouvernement équatorien en juillet 2007. Douze de ses membres étaient équatoriens et six étaient issus d’autres pays, tous experts de la dette publique.

 

Quatre organismes étatiques étaient également impliqués : la Commission anticorruption, la Cour des comptes, le ministère des Finances et le ministère de la Justice. Pendant quatorze mois, nous avons analysé tous les contrats relatifs à la dette publique du pays .


Pendant quatorze mois, nous avons analysé tous les contrats relatifs à la dette publique du pays : les accords passés avec la Banque mondiale, le Fonds monétaire international, les dettes bilatérales envers la France, l’Espagne, le Japon, les États-Unis, et les obligations équatoriennes échangées à Wall Street. Après quatre mois, nous avions déjà identifié d’énormes montants illégitimes de la dette.


Ana Benačić : Trente pour cent de la dette ?


Eric Toussaint : Non, non, plus. Mais le gouvernement a décidé de ne suspendre qu’une partie (trente pour cent du montant total) de la part que nous considérions comme illégitime. Ils avaient peur que la suspension de la totalité ne provoque l’unification des créanciers. La suspension n’a donc été décidée que sur les obligations de Wall Street.


Bien sûr, les créanciers n’étaient pas contents et ont fait peser une forte pression, mais Rafael Correa a tenu bon pendant six mois, puis a proposé un accord sur trente-cinq pour cent : trois cent cinquante dollars pour mille dollars d’obligations.

 

Quatre-vingt dix pour cent des détenteurs d’obligations ont accepté. Le gouvernement a donc économisé sept milliards de dollars, qui ont été utilisés pour des dépenses publiques telles que l’éducation, la santé publique, les infrastructures, la création d’emploi, etc.

Ana Benačić :
Cela a conduit à une mise sous embargo de la part des marchés financiers, mais sans conséquences catastrophiques, puisque la croissance économique s’élevait à 3,7 % en 2010 et les estimations font état de 5 % de croissance pour 2012 (les chiffres définitifs ne sont pas encore connus).


Eric Toussaint : Absolument rien ! Pas de représailles. Tout cela n’était que de la pure rhétorique des créanciers, il n’y a eu aucune mesure de rétorsion.

 

Lire la suite

 


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4 juillet 2012 3 04 /07 /juillet /2012 13:40

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A l'attention de M. Jean-Jacques URVOAS,
  Député du Finistère
 

Monsieur le Député,

Nous vous demandons de renoncer au pacte budgétaire, et voici pourquoi :

La question de la dette publique fait la une de l'actualité depuis plusieurs mois. Le discours dominant culpabilise les peuples qui vivraient au-dessus de leurs moyens. Partant de ce constat, l'unique solution proposée est terrible : l'austérité généralisée. Or ce discours est mensonger. La dette publique actuelle provient, selon nous, de trois facteurs : la hausse des taux d'intérêt au début des années 1980, la contre-réforme fiscale qui a permis depuis 20 ans de réduire la fiscalité portant sur les hauts revenus et les grandes entreprises, et la crise actuelle causée par les agissements irresponsables de grandes banques et des marchés financiers dérégulés par les gouvernements.
Aujourd'hui, les politiques appliquées protègent les responsables de la crise et font payer le prix aux victimes. Tant que la logique actuelle demeurera, la dictature des créanciers imposera des reculs incessants aux peuples. M. le député, ce sont les créanciers qui vivent au-dessus de leurs moyens, pas les peuples. C'est pourquoi des organisations (1)  et de nombreux citoyens réclament un véritable audit de la dette pour en comprendre l'origine et le contenu. C'est dans ce but qu'a été créé à l'été 2011 le Collectif pour un audit citoyen de la dette publique (audit-citoyen.org). Lancée au niveau national, cette revendication a très vite été portée par plus de 120 comités locaux qui se sont spontanément mis en place.
Ces comités ont souvent fait écho aux difficultés rencontrées par nombre de collectivités territoriales, d'hôpitaux et d'organismes de logement social ligotés par des prêts "toxiques" pour lesquels une commission d'enquête parlementaire présidée alors par M. Bartolone a proposé des solutions qui n'ont pas encore été suivies d'effets. M. le Député, il est important que le gouvernement de M. Ayrault s'engage résolument à trouver une solution juste à ce problème.
Au niveau national, le poids de la dette publique est utilisé pour déterminer les politiques actuelles. M. Hollande avait demandé à la Cour des comptes un audit sur la situation budgétaire de la France qui a été rendu public ce jour. Si on peut se réjouir de ce progrès vers la transparence des comptes publics, il nous semble essentiel que cet audit ne soit pas focalisé sur la seule exécution du budget 2012, mais qu'il porte sur l'ensemble de la dette publique et puisse remonter beaucoup plus en amont vers les causes profondes de la situation actuelle. Le collectif national a demandé un tel audit au ministre Pierre Moscovici, sans avoir reçu de réponse à ce jour.
Notre collectif refuse les politiques d'austérité, et donc le traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), dit "pacte budgétaire", signé par Nicolas Sarkozy et 24 autres dirigeants européens le 2 mars dernier. Ce traité durcit et rend irréversibles les politiques d'austérité en Europe. Le pacte budgétaire, validé tel quel par M. Hollande lors du sommet européen des 28 et 29 juin, prévoit une réduction à marche forcée des déficits publics, alors même que la zone Euro est en pleine récession. C'est irresponsable. Il décide également que l'aide aux pays en difficulté sera conditionnée à l'application de plans d'austérité, de privatisation et de libéralisation, sans débat démocratique. Les marchés financiers et les banques activement soutenus par la BCE continueront à imposer leur loi aux gouvernements.
Pour toutes ces raisons, nous vous demandons par conséquent en tant que député de renoncer à faire ratifier ce pacte budgétaire par le Parlement. La seule manière de pouvoir engager une politique qui réponde aux besoins sociaux et aux nécessités de la transition écologique est que les citoyens s'emparent de ce débat et exigent d'être consultés par voie référendaire.

En vous remerciant de votre attention et dans l'attente de votre réponse,
Veuillez agréer, Monsieur le Député, nos salutations
Fait à Quimper, le 2 juillet 2012

 Pour le Collectif Cornouaille d'Audit Citoyen de la dette publique,

Gérard Mas, Henri Guillou
 
(1)  Le collectif Cornouaille pour un audit citoyen de la dette publique est constitué des organisations fondatrices du collectif national, présentes au niveau local  :
Act Up-Paris, Agir ensemble contre le chômage (AC!), AITEC, Amis de la Terre, Attac, CADTM, CEDETIM, Collectif National pour les Droits des Femmes, Collectif Richesse, Confédération CGT, Convergence SP, Coopérative DHR, Economistes Atterrés, Emmaüs International, Fakir, Fédération Syndicale Unitaire, Finances CGT, Fondation Copernic, Indecosa-CGT, L’Appel des Appels, Ligue des Droits de l’Homme, Marches Européennes, Marche Mondiale des Femmes France, Mouvement Utopia, Réseau Education Populaire, Résistance Sociale, SNESUP, Sud BPCE, Union SNUI-SUD Trésor Solidaires, Union syndicale Solidaires.
Le collectif est soutenu par : Alliance Ecologiste Indépendante, Alternatifs, Association Nationale des Élus Communistes et Républicains, Démocratie & socialisme, Europe Ecologie Les Verts, FASE, Gauche Anticapitaliste, Gauche Unitaire, M’PEP, NPA, Parti Communiste Français, PCOF, Parti de Gauche, Parti pour la décroissance
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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 15:56

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Rencontres d’été du CADTM Belgique

"Uni-e-s contre la dette : Audit - Annulation - Autres politiques"

Les 7 et 8 juillet 2012

A la Marlagne (Wépion / Namur, Belgique)

La crise de la dette touche désormais l’ensemble des pays de la planète.

Le CADTM a acquis depuis plus de 20 ans une expertise permettant aux personnes qui souhaitent résister aux créanciers de se former et d’agir.


Ce week-end sera ainsi l’occasion


...de découvrir ou d’approfondir vos connaissances sur les enjeux liés à l’endettement public en Europe et dans le monde

...de découvrir ou d’approfondir vos connaissances sur les enjeux liés à l’endettement public en Europe et dans le monde

...de s’inspirer des nombreuses expériences de luttes et d’alternatives concrètement mises en place

... d’avoir un état des lieux sur les mouvements de résistance à la dette et à l’austérité en Europe

9 ateliers
2 plénières
1 projection/débat
1 concert
des rencontres...

...pour s’informer – se former – échanger – débattre sur les enjeux liés à la dette publique au nord et au sud de la planète

Téléchargez la plaquette de présentation des Rencontres d’été :

PDF - 1.5 Mo

Consultez le programme détaillé ci-dessous !

 

http://www.cadtm.org/Rencontres-d-ete-du-CADTM-Belgique,7976

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26 juin 2012 2 26 /06 /juin /2012 14:21

 


2 juin par Katerina Kitidi, Aris Chatzistefanou


Les créateurs du film Debtocracy, le documentaire vu par plus de 2 millions de spectateurs, reviennent avec une nouvelle production.
CATASTROIKA cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce.


Révisant des exemples de privatisations dans des pays développées, CATASTROIKA essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s΄applique à un pays sous surveillance économique. Plus de détails…

 

http://www.catastroika.com/indexfr.php

 

 

http://www.cadtm.org/Catastroika


 

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20 juin 2012 3 20 /06 /juin /2012 09:56

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Lettre ouverte à François Hollande pour un référendum sur le Pacte budgétaire : http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

A signer et faire circuler !

 

La crise européenne est arrivée à un point crucial. Aveugles volontaires, nos dirigeants s’obstinent dans des politiques brutales d’austérité alors que la crise provient des dérives de la finance et de l'absence d'une véritable solidarité européenne.

 

Le "Pacte budgétaire" a été élaboré par Angela Merkel et Nicolas Sarkozy pour corseter définitivement les politiques économiques, et imposer l'austérité au mépris du débat démocratique et contre les aspirations des peuples.

 

François Hollande se prépare à le faire ratifier par le Parlement nouvellement élu s’il parvient à faire adopter tout ou partie du "Pacte pour la croissance" qu’il propose aux autres dirigeants européens. Mais seul un débat démocratique avec une large participation populaire peut légitimement trancher sur des enjeux aussi essentiels.

 

A l’initiative d’Attac et de la Fondation Copernic, des responsables associatifs, syndicaux et politiques et des chercheurs lancent une lettre ouverte à François Hollande : "Non au Pacte budgétaire, pas d’Europe sans citoyens !", demandant l’organisation d’un débat tranché par un référendum.

 

Pour lire la lettre, consulter les signataires, et la signer :

 

http://www.france.attac.org/lettre-ouverte-francois-hollande-pour-un-referendum-sur-le-pacte-budgetaire

 

Attac France,
le 19 juin 2012

 

NB : Plusieurs des premiers signataires de la lettre ouverte seront présents au meeting contre l'austérité organisé le samedi 23 juin à Paris (pour plus d'information, cliquer ici)

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18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 12:16

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VIVAS Esther - 14 juin 2012
 
La dette constitue aujourd’hui une question centrale dans l’agenda politique et social.
C’est en son nom qu’on applique les privatisations, les mesures d’austérité et, en définitive, le transfert du coût de la crise sur le dos de la majorité de la population.

Il faut d’abord se poser ces questions : à qui profite la dette ? Qui l’a contractée ?
A quoi a-t-elle servi ? Qui doit la payer ? C’est à ces questions que cherchent des réponses ceux qui, au sein du mouvement des Indignés, mettent en avant la nécessité d’un audit citoyen des dettes.
 
Au cours des décennies ’80, ’90 et 2000, nous avons pu constater l’impact de la dette extérieure sur les peuples du Sud de la planète, au travers de l’application systématique de programmes d’ajustement structurel et de mesure d’austérité dans les dépenses sociales qu’on présentait comme « nécessaires » pour garantir son remboursement.
 
Depuis 2010, avec l’éclatement de la crise de la dette souveraine, cette dernière est devenue une question clef également dans les pays de l’Union européenne, et particulièrement dans ceux de sa périphérie, où se condensent les contradictions de la crise actuelle.
 
La dette externe a été un instrument de contrôle et de domination utilisé par les élites politiques et économiques du Nord par rapport au pays du Sud, ainsi qu’un puissant mécanisme de transfert de ressources financières des seconds vers les premières. Aujourd’hui, c’est la même logique de soumission centre-périphérie qui se reproduit, mais cette fois ci au cœur de l’Europe, et ce sont les mêmes recettes d’ajustement et d’austérité qui y sont appliquées afin de payer la dette.
 
Mais la répudiation des dettes a été un phénomène constant tout au long de l’histoire.
La doctrine de la « dette odieuse » qui, en droit international est utilisé pour répudier une dette contractée par un gouvernement qui l’a utilisée contre son peuple, a été évoquée et appliquée à plusieurs reprises tout au long des XIXe, XXe et XXIe siècles.
 
Depuis plusieurs années, des mouvements sociaux des pays du Sud mènent des campagnes qui dénoncent le caractère illégitime de la dette et, en conséquence, la cessation de son paiement. Les audits ont été l’un des principaux instruments utilisés à cette fin. L’expérience la plus significative fut celle menée à bien par l’Equateur où, en 2007, fut mise sur pied une Commission d’Audit Intégrale de la Dette Publique Interne et Externe, composée par des représentants de l’administration publique et des mouvements sociaux équatoriens et d’autres pays. Son travail avait permis d’aboutir, en 2008, au rejet du remboursement d’une partie de la dette qui fut déclarée illégitime.
 
Le processus d’audit rend possible la recherche du pourquoi les dettes furent contractées, à quoi ont-elles servit et à qui ont-elles bénéficié ?
Il permet de mettre en lumière ses irrégularités, révéler les complicités des créditeurs et obtenir ainsi les arguments légaux afin de la répudier. Il s’agit d’un instrument profondément pédagogique qui permet de mettre en discussion le fonctionnement de l’Etat, de l’économie de marché, des relations institutionnelles et d’éclairer les coulisses obscures du pouvoir.
 
Avec la crise de la dette en Europe, des organisations et des mouvements qui, au cours des dernières décennies travaillaient sur des campagnes de répudiation de la dette externe des pays du Sud, commencent aujourd’hui, ensemble avec le mouvement des Indignés, à promouvoir des actions de dénonciation du paiement de la dette et d’explication sur l’articulation entre cette dernière et les mesures d’austérité, les privatisations et l’augmentation de la précarité.
 
Dans l’objectif de promouvoir un débat public et la participation populaire dans la prise de décision sur la dette, pour rompre avec le discours hégémonique sur le caractère « inévitable » de son paiement, les processus d’audit sont devenus l’un de leurs principaux instruments. Leur application devrait permettre, en s’accompagnant d’une grande mobilisation sociale, d’annuler la partie illégitime de la dette et de réduire significativement le reste. Dans des pays comme la Grèce, le Portugal, la France, la Belgique, l’Irlande, l’Italie et l’Etat espagnol, se mettent en marche des campagnes citoyennes pour l’audit de la dette.

De cette manière, face aux discours hégémoniques selon lesquels il faudrait « sauver les banques » ; « équilibrer les finances » ; « payer la dette », commence à émerger un autre discours : « sauver les familles » ; « éliminer la pauvreté » ; « ne pas payer la dette ».
Car, quel est le sens d’injecter massivement des sommes publiques dans des entités financières telles que Bankia, si ce n’est pour garantir le maintien des privilèges d’une minorité sur le dos des droits et des besoins sociaux de la majorité ? Comme le souligne justement le mouvement Occupy Wall Street, on sacrifie les 99% pour sauver le 1%.

Les vérités absolues avancées pour faire face à la crise commencent à se fissurer. Une autre conscience collective émerge à partir d’en bas et elle commence par cette interrogation : « Faut-il payer la dette ? » Et la réponse est claire.

Esther Vivas


* Article publié dans « El Huffington Post », le 14/07/2012.

* Traduction française : Ataulfo Riera
* Esther Vivas, militante altermondialiste. Elle vient de publier, avec Josep Maria Antentas, l’ouvrage “Planeta indignado. Ocupando el futuro” (Ed. Sequitur).
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15 juin 2012 5 15 /06 /juin /2012 09:01

 

 

 

Samedi 16 juin, le Collectif pour un Audit Citoyen de la Dette vous invite 

10h30 place Terre au Duc

pour apporter votre soutien au peuple grec en lutte contre l'austérité et pour un audit des dettes.


A la veille de l'élection de leurs députés, Bruxelles et les gouvernements européens exercent des pressions intolérables sur ce pays en le menaçant d'exclusion de l'Euro si le vote populaire est contraire à leurs intérêts qu'ils prétendent être aussi les nôtres.

 

Nous, citoyens, nous ne saurions nous taire devant cette tentative de déposséder un des peuples de l'Union de sa souveraineté. A Athènes, c'est bien l'avenir de la démocratie et de l'Europe elle-même qui est en jeu.

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11 juin 2012 1 11 /06 /juin /2012 10:55

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Par Andreu Coll le Vendredi, 08 Juin 2012

 

La faillite de Bankia n’est que la partie émergée de l’iceberg d’un système financier hypothéqué jusqu’aux oreilles à cause de sa participation à la spéculation immobilière.


La nationalisation de Bankia par le Parti populaire (PP) est un assainissement mené à bien grâce à de l’argent public (issu de coupes budgétaires que nous avons subies et à l’origine de celles encore plus dramatiques à venir) d’une entité privée contrôlée par une clique qui est la meilleure expression de la symbiose entre pouvoir politique et intérêts privés qui caractérise le régime oligarchique espagnol.

 

Le capital que la banque a investi avec d’infimes possibilités de récupération, pourrait dépasser les 130 milliards d’euros.

 

Ainsi, depuis le début de la crise en Espagne, une partie importante de la banque a réussi à se maintenir à flot en suçant le sang des citoyens grâce aux subventions publiques alors même qu’elle envoyait la police pour déloger des familles qui avaient tout perdu.

 

Pourquoi nationaliser Bankia  ?

 

Non seulement parce que c’est la quatrième entité financière de l’État espagnol, mais aussi parce que c’est celle qui possède le plus de liens organiques avec le PP.

 

Parce qu’elle est extrêmement endettée auprès du système bancaire international. Parce que des banques clés pour la stabilité mondiale ont soutenu Bankia depuis son entrée en bourse  : UBS (principale banque suisse), Deutsche Bank, Merril Linch, J.P. Morgan Chase...

 

Tout le dispositif de domination néolibérale imposé il y a 30 ans consiste à récupérer les bénéfices des capitalistes à coups de réduction de salaires directs et indirects des travailleuses et des travailleurs sans augmenter les richesses et productions réelles, et en privatisant des entreprises et des ressources publiques viables.

 

Cette réduction du pouvoir d’achat a forcé l’endettement massif des travailleurEs, endettement favorisé par la totalité des entités financières pour stimuler la consommation, ce qui constitue la cause fondamentale de la crise en cours.

 

Les sauvetages de banques pratiqués par tous les gouvernements occidentaux (de droite comme de «  gauche  ») n’ont pas stoppé l’hypertrophie financière mais l’ont rendue plus agressive et ont imposé un rapport de forces beaucoup plus défavorable  : ils ont rendu impossible une politique alternative fondée sur la protection sociale et le crédit direct aux particuliers et aux entreprises pour l’économie réelle et l’emploi.

 

Sauver Bankia avec de l’argent public comme prétend le faire Rajoy va inaugurer un nouveau cycle de sauvetages bancaires ici et dans les pays environnants.

 

Cela signifie une recrudescence des coupes budgétaires et des politiques d’austérité, provoquant ainsi une augmentation galopante du chômage et très probablement une grande dépression, différente mais sans doute aussi grave que celle des années trente.

 

De plus, comme l’affirme déjà une partie de la presse économique internationale, la nationalisation de Bankia peut très certainement entraîner une intervention de la Troika en Espagne qui aurait des conséquences semblables à celles que connaît si bien le peuple grec. Et si ce n’était pas «  assumable  » par la BCE, cela signifierait peut-être purement et simplement l’explosion de l’euro.

 

La seule façon d’en finir à court terme avec la dictature financière, c’est de suivre la voie islandaise.

 

Laisser les banques insolvables faire faillite, garantir les dépôts, poursuivre les responsables en justice et faire en sorte que les pertes soient supportées par les créanciers et les actionnaires. En fait, la seule issue progressiste à la crise serait d’imposer une répartition radicale des richesses et du travail, l’expropriation de tout le système financier et une reconversion écologique en profondeur de l’économie (transports, énergie, industrie, agriculture, etc.).

 

Si cela est possible dans le cadre de l’euro c’est bien, sinon nous ne devons pas accepter les chantages de Merkel, Draghi ou Barroso.

 

Quoi qu’il en soit, il faudra combattre les dérives nationalistes et défendre un internationalisme anticapitaliste qui propose une alternative pour les travailleurEs et pour les peuples d’Europe.

 

Andreu Coll (Izquierda Anticapitalista).

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2508:la-faillite-de-bankia-le-sauvetage-de-lespagne-et-la-crise-de-leuro-&option=com_content&Itemid=53

 

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6 juin 2012 3 06 /06 /juin /2012 11:15

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Par Ivan du Roy (5 juin 2012)


La conférence de Bilderberg, qui rassemble des PDG, des diplomates, des politiques et même des journalistes, vient de se terminer aux États-Unis, dans un silence général des médias nationaux.

 

Pourtant, outre plusieurs personnalités françaises, étaient présents pas moins de trois commissaires européens. De quoi se poser quelques questions, au vu du contexte actuel, sur ce qui s’y est dit, voire décidé, dans la plus grande opacité.

 

Du 31 mai au 3 juin, s’est tenue à Chantilly, en Virginie (États-Unis), la conférence de Bilderberg. Cette rencontre était présidée par Henri de Castries, PDG d’Axa, numéro un de l’assurance dans le monde. Lancée dans les années 50, le « groupe Bilderberg » rassemble traditionnellement des acteurs jugés influents du monde économique, politique, diplomatique ou médiatique, qui débattent des grands enjeux du moment. Or, on cherchera en vain le moindre article de la presse française sur la conférence qui vient de se terminer.


Parmi les 145 participants de la rencontre de Chantilly, figurent pourtant plusieurs français : Outre Henri de Castries, ami personnel de François Hollande, on retrouve Pierre André Chalendar, PDG de Saint-Gobain, Jean-Dominique Senard, PDG de Michelin, le sénateur UMP Christophe Béchu, Anousheh Karvar, secrétaire nationale de la CFDT, Thierry de Montbrial, de l’Institut français des relations internationales (IFRI), ainsi que deux journalistes : Erik Izraelewicz, directeur général du quotidien Le Monde et Nicolas Baverez, éditorialiste au Point. Sans oublier Pascal Lamy, directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et proche du PS [1].


La teneur des débats qui s’y déroulent est-elle si confidentielle, ou si futile, pour qu’aucun média français mainstream ne s’en fasse l’écho ? Alors que plusieurs quotidiens britanniques n’ont pas hésité à publier des articles sur la rencontre [2]. « Pourtant, les conséquences des discussions qui se tiennent actuellement à Chantilly risquent d’être lourdes pour l’Europe, pour la France et en particulier pour la recherche et l’éducation. Pourquoi un tel silence de journalistes et politiques ? La situation est différente aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Russie... où informer le public sur Bilderberg ne semble pas constituer un tabou », s’interroge Luis Gonzalez-Mestres, chercheur au CNRS qui tient plusieurs blogs [3].


Les rendez-vous de l’oligarchie


Pas moins de quatre responsables de la Commission européenne, dont son vice-Président Joaquín Almunia, étaient également invités à Chantilly. Coïncidence ? Le 31 mai, la veille de la rencontre, la Commission européenne publie ses « Recommandations pour la stabilité, la croissance et l’emploi ». On y lit notamment que les États membres « doivent redoubler d’efforts pour ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et exploiter les possibilités de création d’emplois, notamment dans les secteurs des services, de l’énergie et du numérique ».


Les liens entre les Commissaires européens et ces discrètes conférences où se retrouve l’oligarchie n’est pas nouveau. L’homme d’affaires belge Etienne Davignon, vice-président de la Commission européenne de 1977 à 1985, membre de la « Conférence de Bilderberg » et de la « Commission trilatérale » (une autre rencontre annuelle du même genre [4]), a largement influencé les choix européens en matière de dérégulations et de privatisations, notamment dans les secteurs de la sidérurgie et des télécommunications.


Un précédent historique de mauvais augure quand on sait que la dérégulation menée depuis trente ans au nom du triptyque « croissance, compétitivité, emploi » nous a mené dans l’impasse actuelle : régressions sociales, chômage, crise écologique (épuisement des ressources et dérèglement climatique). Les débats qui ont animé le groupe de Bilderberg vont-ils présider à de nouveaux choix de ce type ? Et dans l’opacité la plus totale ?

Là encore, face au silence de la presse dominante, soutenir l’existence de médias libres est essentiel.

Ivan du Roy

Notes

[1] Voir la liste des participants.

[2] The Guardian ou The Independant.

[3] Sur les sites du Courrier International, de Mediapart et du Monde

[4] Elle s’est tenue à Tokyo il y a un mois.

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4 juin 2012 1 04 /06 /juin /2012 12:18

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Par Nadia Djabali (4 juin 2012)


La CGT a remis à Jean-Marc Ayrault une liste de 45 000 emplois menacés [1].

 

Le secteur automobile est le plus touché : Peugeot perdrait 11 800 emplois d’ici 2014, l’usine de Sandouville de Renault (Seine-Maritime) 1250. L’usine de la General Motors à Strasbourg, mise en vente, devrait liquider 1000 emplois. Les équipementiers et sous-traitants sont aussi concernés : 1 354 postes à Amiens chez le fabricant de pneu Good Year. Chez Sealynx à Charleval (Bouches-du-Rhône), 550 postes sont sur la sellette.


D’autres secteurs comptent « restructurer » allègrement : Air France a annoncé une baisse d’effectifs de 5 000 salariés. 800 postes sont concernés à la SNCM. Le secteur bancaire n’échappe pas à la saignée : 880 départs volontaires à la Société générale. Dans le secteur du commerce, figurent Carrefour (de 3 000 à 5 000 emplois), en partie détenu par des fonds d’investissement, la Fnac (300), Conforama (288), Leader Price (87).


Les trois régions les plus touchées sont L’île-de-France avec plus de 20 000 suppressions d’emploi, Rhône-Alpes avec plus de 8500 postes et le Nord-Pas-de-Calais avec environ 7800 salariés. Les chiffres avancés par la CGT sont considérés comme réaliste par Michel Sapin, le ministre du Travail. Du boulot en perspective pour le nouveau gouvernement.

Notes

[1] Voir la liste.

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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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