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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:21


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Le gouverneur du Michigan, Rick Snyder, a nommé le 14 mars à la tête de la ville de Detroit un « gestionnaire financier de crise » doté des pleins pouvoirs.

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Non seulement il cumule les pouvoirs du maire et du conseil municipal, dont les fonctions n'existent plus et qui ne sont plus payés, mais il peut changer à son gré les termes des accords passés avec les syndicats, s'attaquer aux employés municipaux et aux enseignants des écoles de la ville ; il peut opérer sans contrôle toutes les coupes dans les dépenses, il peut vendre tous les biens de la ville, embaucher et licencier qui il veut, etc.


Le personnage choisi par Snyder s'appelle Kevin Orr. Cet avocat de Washington spécialisé dans les affaires de banqueroute a représenté Chrysler lorsque ce constructeur automobile a déposé son bilan en 2009 pour échapper à ses obligations fiscales et sociales et bénéficier de l'aide du gouvernement fédéral. D'ailleurs lui-même a tenté aussi d'échapper à ses obligations et il vient juste de finir de s'acquitter de plusieurs dizaines de milliers de dollars de cotisations à l'assurance chômage ! Snyder a choisi Orr pour sa couleur de peau, car il est noir, espérant faire baisser la tension suscitée par l'image de ce gouverneur républicain blanc soumettant la ville démocrate et à 83 % noire.


Le rôle de ce plénipotentiaire est en principe de redresser les finances de la ville, mais c'est surtout de s'assurer que la dette de quelque 14 milliards de dollars qu'elle a contractée sera bien remboursée aux banques et aux gros créanciers, quitte à saigner la population et à vendre tous les services publics, quitte aussi à ce que la ville se débarrasse complètement du fonds de retraite de ses employés ainsi que de l'assurance médicale de ses retraités. Alors que la municipalité et le maire de Detroit, Dave Bing, avaient accepté l'an dernier un plan drastique pour faire payer la population, et que les sommes qu'ils consacraient à payer la dette dépassaient déjà tout le budget consacré à l'ensemble des services publics, le gouverneur a estimé qu'il fallait aller beaucoup plus vite, à la grande satisfaction des banques et des milieux financiers.


Ainsi il s'agit d'une prise en main ouverte et dictatoriale de la ville, d'une véritable déclaration de guerre à la population laborieuse. Kevin Orr a les pleins pouvoirs pour dix-huit mois. Il utilise déjà le chantage à la mise en faillite de la ville pour faire avaler une « restructuration volontaire de la dette municipale et des pensions de retraite », solution d'après lui « moins douloureuse ».

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:12

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ECONOMIE | Mis à jour le mardi 26 mars 2013 à 14h57

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Conséquence de la crise et des politiques d'austérité, l'emploi a régressé et le chômage n'a cessé d'augmenter dans l'Union européenne, tandis que la situation financière des ménages est restée précaire, a constaté la Commission européenne dans un rapport publié mardi.

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"Les effets négatifs des restrictions budgétaires et des hausses d'impôts sur l'emploi et le niveau de vie sont de plus en plus visibles dans certains États membres", souligne le rapport.

 

"La crise sociale que traverse l'Europe continue de s'aggraver. Dans un certain nombre d'États membres, aucun signe d'amélioration tangible n'est en vue. Les personnes les plus pauvres ont très souvent été les plus sévèrement touchées", a reconnu le commissaire européen chargé des Affaires sociales, Laszlo Andor.


Les chiffres du rapport sont accablants


Le chômage a continué d'augmenter en janvier 2013. Il touche désormais 26,2 millions de personnes dans l'Union (19 millions dans la zone euro), soit 10,8% de la population active (11,9% de celle de la zone euro). L'écart en matière de chômage entre, d'une part, le sud et la périphérie et, d'autre part, le nord de la zone euro a atteint 10 points de pourcentage en 2012, un niveau sans précédent.

 

Non seulement le chômage des jeunes a atteint un nouveau sommet dans l'ensemble de l'Union (23,6 % des jeunes actifs étaient sans emploi en janvier 2013), mais sa durée tend à s'allonger.

 

Le PIB de l'Union a affiché un recul de 0,5% au quatrième trimestre 2012, le plus important depuis le début de l'année 2009. Le taux d'emploi total s'est contracté de 0,4% en 2012; rien qu'au quatrième trimestre, il a diminué de 0,2% par rapport au trimestre précédent.

 

Les dépenses de protection sociale baissent plus rapidement que lors des crises économiques précédentes, note encore le rapport, qui constate que la proportion des ménages de l'Union faisant état d'une situation de détresse financière reste largement supérieure à ce qui a pu être observé au cours de la précédente décennie. Près d'un ménage à bas revenus sur quatre connaît une telle situation.

 

AFP

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http://www.rtbf.be/info/economie/detail_la-commission-l-admet-l-austerite-a-aggrave-la-crise-sociale?id=7956184

 

Commentaire: Si c'est çà qui va faire changer Ayraullande!

 

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 14:49

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

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Entre 2008 et 2010, les 10 % les plus pauvres ont perdu 520 millions d’euros, alors que les 10 % les plus riches se sont enrichis de 14 milliards. Les mesures fiscales de Hollande ne changeront pas vraiment la tendance.

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Malgré la crise, le revenu global des Français continue à augmenter mais ce n’est pas vrai pour tout le monde.

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C’est ce que montrent des chiffres de l'Insee récemment publiés par l’Observatoire des inégalités (www.inegalites.fr). Entre 2008 et 2010 (dernière année connue), le revenu global des ménages, après impôts et prestations sociales, s’est accru de 23, 8 milliards d’euros, inflation déduite. Si la richesse était équitablement répartie, chaque tranche de 10 % aurait donc dû recevoir 2, 4 milliards, soit une hausse de 1, 7 %.

 

Mais cette richesse a été captée par une minorité.

 

Entre 2008 et 2010, les 10 % les plus pauvres ont vu la masse globale de leurs revenus baisser de 519 millions d’euros, soit – 1, 1 %. Les 30 % les plus pauvres touchent au total 3, 2 milliards d’euros en moins… Pendant ce temps, les 10 % les plus riches ont accru leurs revenus de 14 milliards sur cette même période, soit + 4, 3 %…


Au total, 70 % de la population a vu son revenu disponible baisser, stagner ou augmenter faiblement.

 

L’explication en est simple : les ménages d’ouvriers et d’employés supportent le plus la montée du chômage et la stagnation de leurs salaires. Par contre, les revenus du patrimoine ont un poids important dans les ressources des 10 % des plus riches : ils représentent 26 % du revenu disponible de ces ménages et progressent plus vite que les salaires. Les plus riches ont aussi profité des réformes fiscales de la droite : baisses de l’impôt sur le revenu, de l’impôt sur la fortune et des droits de succession.


Pas de changement sous Hollande


Les données les plus récentes ne sont pas disponibles mais tout laisse à penser que la même tendance a continué à se manifester en 2011 et 2012. Et ce ne sont pas les mesures prises par Hollande qui vont l’annuler. En fait, les mesures ciblant plutôt les hauts revenus vont au total seulement équilibrer celles touchant plutôt les bas et moyens revenus.


Par son importance, la principale mesure fiscale est une augmentation de la TVA de 6 à 7 milliards qui s’appliquera en 2014 et est destinée à financer le crédit d’impôt pour les entreprises : 20 milliards d’euros. La TVA est un impôt proportionnel sur la consommation et inversement proportionnel aux revenus. Elle pèsera donc beaucoup plus sur les bas revenus. Même si elle a des justifications, l’élévation de la taxation de la bière et du tabac (+ 500 millions d’euros) va dans le même sens. Le gel du barème de l’impôt sur le revenu en 2013 (+ 1, 2 milliard d’euros) pèse aussi sur les revenus moyens et pas seulement les plus élevés.


En face, les hauts revenus vont supporter de l’ordre de 7, 4 milliards d’impôts : intégration des revenus du capital dans le barème de l’impôt sur le revenu (2, 2 milliards), réforme de l’impôt sur la fortune (1 milliard), tranche de 45 % à l’impôt sur le revenu (0, 4 milliard), CSG sur les revenus de patrimoine (2, 6 milliards), et droits de succession (1, 2 milliard).


Ces évaluations (basées sur les chiffres officiels) restent pour une part incertaines mais au total, au mieux les plus riches contribueront autant que les autres, du moins sur ce qu’ils déclarent


Henri Wilno

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 15:36

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 187 (21/03/13)

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Chypre connaît une brusque exacerbation de sa crise sociale et politique suite à la décision de son nouveau président, Nicos Anastassiades, d'imposer un plan dit de sauvetage, un véritable racket.

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Ce plan dicté par la troïka (le FMI de Lagarde, la commission européenne et la Banque centrale européenne, la BCE) visait à taxer de 6, 75 % toute épargne à partir de 1 euro et de 9, 9 % au dessus de 100 000 euros. Devant la révolte de la population, le gouvernement a été contraint de faire un geste en exemptant les épargnes de moins de 20 000 euros sans pour autant avoir la garantie que le Parlement se pliera lui aussi aux ordres de la troïka. Ces ponctions sont censées rapporter 5, 8 milliards d'euros exigés en contrepartie et complément d'une aide de 10 milliards d'euros pour renflouer les banques du pays.


Ces dernières sont au bord de la faillite suite à leurs aventures et spéculations financières et menacent d’entraîner toute l'économie dans leur chute.

 

Le gouvernement de Chypre, le FMI et l’Union européenne n'ont pas trouvé mieux que de prendre dans la poche des travailleurs et des classes populaires pour les sauver. Le ministre des Finances a le cynisme de se vanter d'avoir évité « des coupes dans les salaires et les retraites ». Mensonge évident puisque la ponction concerne en premier lieu les salariéEs et les retraitéEs. Les riches, les affairistes, russes ou autres, habitués à passer par les banques chypriotes pour blanchir leurs milliards en profitant du paradis fiscal qu’était Chypre, ont déjà pour l’essentiel sorti leur fortune.


« Le cas de Chypre et de son secteur bancaire est unique », nous dit-on.

 

La méthode est certes particulièrement brutale mais elle est en cohérence avec les politiques d'austérité imposés à la Grèce comme à tous les peuples d'Europe. Les classes dominantes s'approprient grâce à la politiques des États une part croissante des richesses qu'elles volent à la collectivité, aux travailleurs qui les produisent, et elles les dilapident en les jouant au casino de la finance mondialisée.


À Chypre comme ici, en finir avec cette politique, c'est taxer le capital en faisant payer la dette aux financiers, en expropriant les voleurs pour créer un monopole public bancaire sous le contrôle de la population.


Yvan Lemaitre

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 13:35

  FMI BM dette

Aujourd'hui,  les Chypriotes ne peuvent retirer plus de 1.000 euros dans les distributeurs automatiques de billets.

 

Comble d’hypocrisie, ils savent qu’on leur appliquera bientôt une « taxe financière solidaire » qui réduira leur épargne et qui sera destinée à sauver le système bancaire privé. Autrement dit, pour protéger tous les créanciers internationaux qui pourront continuer à être remboursés pour les dettes contractées par les banques chypriotes aujourd’hui en faillite.


Il y a peu un accord a été trouvé pour un modèle d’union bancaire dans le cadre européen qui réaffirmait le rôle des institutions financières de l’UE en tant que mécanismes de socialisation des dettes financières privées. Et, surtout, de leur conversion en dettes souveraines publiques en créant des fonds qui garantissent le capital bancaire mais non les dépôts que les gens placent dans les banques.


Le cas de la petite Chypre, à peine 0,17% du PIB européen, et le « corralito » (limitation des retraits, NdT) imposé à sa population est une expérimentation qui doit sans doute servir d’avertissement pour les autres économies périphériques de l’UE.


L’ancien président de Chypre, le communiste Demetris Christofias, hostile aux exigences de la Troïka, ne s’est pas représenté aux élections et la récente victoire électorale du conservateur Nicos Anastasiades a ouvert la porte à un programme qui supposait la demande immédiate d’un « sauvetage » à la Troïka.


Les racines de la faillite économique chypriote répondent à différents facteurs. On a mentionné sa relation étroite avec l’économie grecque, mais ce qui est fondamental dans le cas chypriote est la formidable et particulière faillite de son secteur bancaire privé. Les besoins de recapitalisation bancaire étaient estimés il y a quelques mois à 55% de son PIB (en Irlande, au pire moment de sa crise, il s’agissait de 40% du PIB).

 

L’Etat chypriote a déjà du demander une aide financière en juin 2012 pour un total de 1,8 milliard d’euros. Après avoir perdu son accès aux marchés internationaux, l’Etat s’est retrouvé incapable de financer lui-même ce processus. A partir de ce moment s’est élaboré un Mémorandum d’accord avec la Troïka en novembre dernier qui incluait un ajustement budgétaire représentant au total 7,25% du PIB (soit 1,3 milliard d’euros) jusqu’en 2016. Le poids de la dette publique par rapport au PIB a augmenté de 140% après ce premier sauvetage bancaire de l’année dernière, et il atteint aujourd’hui 150% du PIB, ce qui suppose un risque très sérieux de défaut de paiement de la dette chypriote.


Le système bancaire de ce pays fonctionne avec une certaine opacité dans une économie qui suit un modèle fiscal comparable à celui d’un paradis fiscal – presque comme l’Irlande - , ce qui est très attractif pour capter l’épargne des fortunes étrangères qui représentent un total de 24 milliards d’euros (en grande partie en provenance de Russie). C’est pour cette raison que le secteur bancaire atteint une taille inappropriée pour la petite économie chypriote, puis- qu’il pèse cinq fois plus que le PIB du pays. S'il devient insolvable, il entraîne automatiquement l’effondrement du pays.


Face aux réticences des pays du centre de l’UE, la Troïka n’apportera qu’un total de 10 milliards d’euros dans ce cinquième programme de sauvetage dans la zone euro. Une quantité bien inférieure à ce que demandait Nicosie. Dans cette UE, les sauvetages, dont l’objectif principal est de stabiliser le système financier privé, s’accompagnent de fortes conditions pour les Etats, ce qui implique une forte discipline imposée aux classes ouvrières.

 

Dans ce cas ci, les premières victimes sont les déposants qui verront fondre leurs épargnes et seront frappés, afin d’éviter la fuite des capitaux, par des restrictions dans l’utilisation de leur argent. On appliquera une taxe de 6,75% sur les dépôts jusqu’à 100.000 euros et de 9,9% à partir de cette somme. Une mesure (exigée surtout par le FMI et le gouvernement allemand) qui permettrait de récolter 5,8 milliards d’euros. Elle frappera durement les épargnants et, tout particulièrement, la classe salariée et les pensionnés qui n’ont pu prévoir une telle situation (les experts, quant à eux, s’y attendaient depuis des mois) ou qui n’ont pas la possibilité de transférer leur argent dans un autre pays parce qu’ils en ont besoin quotidiennement.


Comme mesure compensatoire pour les déposants, ces derniers recevront un montant équivalent à la taxe en actions… d’un secteur bancaire en faillite ! En outre, si tant est qu’elles valent quelque chose, ces actions vont surtout se concentrer dans les mains des grands épargnants, qui seront d’ailleurs les seuls à profiter de la recapitalisation provenant du sauvetage !


Les autres mesures représentent un ajustement budgétaire qui coupe dans les politiques d’investissement et les dépenses sociales indispensables. Des privatisations d’une valeur totale de 3 milliards d’euros ont été décidées ainsi que des « accords » afin de tirer profit des nouvelles réserves de gaz trouvées dans la zone à la fin de l’année 2011. Toutes ces mesures représentent la garantie que les dettes (celles du secteur bancaire chypriote hier, et celles du secteur public aujourd’hui) continueront d’être toujours remboursées. (…) Tandis qu’il se montre généreux avec le capital bancaire, les créanciers et les rentiers, l’Etat continue à spolier les richesses naturelles et à réduire les droits des travailleurs.


Comme contrepoint mineur, on augmentera de 10 à 12,5% l’impôt des sociétés. Une mesure certes destinée à augmenter les recettes, mais il faut indiquer que cette augmentation aurait du être beaucoup plus élevée vu le dumping fiscal existant dans le pays et la disproportion avec le traitement infligés aux revenus issus du travail. En même temps, il est clair que les sommes ainsi récoltées serviront à des fins totalement injustes et inefficaces. En somme, l’ « expérience Chypriote » est un avertissement qu’il faut prendre au sérieux. Il est temps que les peuples du sud de l’Europe s’unissent pour désobéir aux conditions injustes des Mémorandums et des Traités européens d’austérité et qu’ils commencent à marcher ensemble pour construire une stratégie économique supranationale solidaire.

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Source :

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http://blogs.publico.es/dominiopublico/6688/el-experimento-chipre-depositos-acorralados-por-rescates-bancarios/
Traduction française pour Avanti4.be

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http://www.avanti4.be/analyses/article/l-experience-chypre

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 15:34

C hristine lagardeP

Ils osent.

 

A peine élu, alors qu’il s’en était défendu et que des membres de son gouvernement promettaient qu’ils ne toucheraient pas à l’épargne, Nicos Anastassiades fait saisir 6, 75% sur toute épargne à partir de 1 euros et 9, 9 % au dessus de 100 000 euros.

 

Sur l’injonction du FMI, de Lagarde en particulier, ils profitent du week-end et du jour férié qui le suit - le parlement est réuni en urgence - pour faire cette opération, sans possibilité de réaction de la population.

 

Les riches qui profitaient du paradis fiscal qu’était Chypre pour les banques, ont déjà pour l’essentiel sorti leur fortune. Le président lui-même et sa famille, ont déjà mis hors de l’île des millions d’euros ! Ceux qui vont être frappés massivement sont les petits revenus, les petits épargnants.

 

Et le FMI impose à Chypre, pour le paiement de sa dette, d’engager sur l’avenir ses ressources en gaz trouvées récemment en méditerranée. Les financiers ont joué, ils ont perdu, ils veulent faire payer à la population leurs méfaits et comptent gagner encore.

 

Faire mains basses sur Chypre comme une vulgaire mafia tel est le programme de la Troïka. La population se mobilise.

 

Solidarité internationale avec les chypriotes. Leur ennemi est le nôtre.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 14:48

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Par Nolwenn Weiler (15 mars 2013)


Une famille de cinq personnes au RSA gagnerait plus qu’une famille de même taille avec un salaire au Smic:

 

ce calcul, complètement bidon, posté sur Facebook a eu un succès fou. Un calcul sérieux montre au contraire qu’une famille au Smic s’en sort un peu moins mal avec un « reste à vivre » (après les dépenses contraintes : loyer, électricité, transport...) de 1406 euros par mois contre 801 euros pour un foyer similaire au RSA, selon les calculs refaits par l’association ATD Quart Monde et Rue 89.


Qu’importe. L’idée selon laquelle les plus précaires abuseraient du système, aux dépens de « ceux qui travaillent », est décidément bien ancrée.

 

Et allègrement relayée par certains politiques. Il y a deux ans Laurent Wauquiez déclarait ainsi que « un couple qui ne travaille pas, qui est au RSA, en cumulant les différents système des minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel une personne gagne un Smic. Ce n’est pas logique, c’est la société française qui tourne à l’envers ».


Combattre les idées reçues


ATD Quart Monde s’attaque frontalement à ces idées reçues avec une campagne. L’association montre qu’un couple ayant deux enfants et un Smic doit se débrouiller avec 1881 euros par mois (toutes aides sociales comprises). Alors qu’une famille de même taille avec un RSA dispose de seulement 1341 euros par mois. Précisons que la moitié seulement des ayant-droits au RSA le réclament, ce qui entraîne une « économie » annuelle d’environ 5 milliards d’euros.


« La fraude aux prestations sociales, évaluée à environ trois milliards d’euros, concernerait 1% des particuliers », rappelle ATD Quart Monde. 90% de ces trois milliards sont récupérés. Des sommes fort éloignées de la fraude aux prélèvements sociaux, estimée entre 8 et 12 milliards. Cette fraude concernait en 2007 10% des entreprises, selon le Conseil des prélèvements obligatoires. Quant à la fraude fiscale, elle coûte chaque année 30 milliards d’euros à l’État français, selon un rapport du Sénat rendu public en juillet 2012.

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:38

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Par Nathalie Pédestarres (15 mars 2013)

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La Loi espagnole sur les hypothèques a été jugée, le 14 mars, non conforme au droit communautaire par la Cour de justice européenne de l’Union européenne (lire notre article).

 

Elle violerait notamment la directive concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs [1].  Le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz-Gallardón, a annoncé dans la foulée que le gouvernement allait respecter la sentence européenne et modifier la loi ad-hoc.


La Cour de justice européenne condamne en particulier l’interdiction faite aux juges espagnols de geler un processus d’expulsion - de façon préventive - en attendant que soient démontrées d’éventuelles clauses abusives dans un contrat d’hypothèque.

 

Pour Vicente Pérez, porte-parole de la Plateforme citoyenne de défense des victimes de crédits hypothécaires, cette décision est une victoire morale et juridique : « Les banques vont désormais avoir beaucoup de mal à expulser les gens de chez eux dès lors que des clauses abusives sont reconnues par le juge dans les contrats. » Comme quoi, l’Europe peut aussi être au service des droits des gens.

Notes

[1] Directive 93/13/CEE.

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http://www.bastamag.net/article2983.html

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 13:17

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Pascal Riché | Redchef Rue89
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Dans une interview musclée au Journal du dimanche, Jérôme Cahuzac, ministre du Budget, a défendu la politique, musclée elle aussi, de rigueur budgétaire et fiscale : « Sans cet effort, notre pays perdrait le contrôle de ses finances », juge-t-il.


Au journaliste qui lui demande « vous ne craignez pas de freiner davantage la croissance ? » il répond sans sourciller :

« Le redressement des comptes, par l’impôt ou les économies, a toujours des conséquences récessives à court terme. Mais à moyen terme, il favorisera la croissance. »

Toute la philosophie des politiques d’austérité suivies en Europe est résumée dans ces quelques lignes. Une philosophie imprégnée d’une morale du sacrifice d’un autre âge : il faut d’abord souffrir pour connaître, un jour (« à moyen terme »), la récompense. Il faut, « à court terme » se serrer la ceinture, chasser la cigale qui est en nous, ne plus vivre au-dessus de nos moyens...

Même le FMI s’en est rendu compte

L’expérience montre pourtant que, lorsque la croissance d’un pays va mal, les politiques d’austérités sont vaines : elles accroissent le chômage sans pour autant réduire les déficits. Car les « conséquences récessives à court terme » évoquées par le ministre se traduisent par des recettes fiscales en moins et des dépenses sociales en plus.

Même le Fonds monétaire international (FMI), qui n’est pas l’institution la plus débridée, s’est rendu compte de l’inanité de ces politiques.

 

 

Le plus sage, montre l’expérience, est de rester coulant sur les dépenses et les impôts quand la croissance est faible, quitte à être très rigoureux quand la croissance revient. C’est le pilotage budgétaire le plus efficace pour lutter contre le chômage et restaurer les comptes publics. C’est ce que font actuellement les Etats-Unis : leur déficit public atteint certes le double du nôtre, mais leur croissance est repartie et leur chômage baisse, ce qui permettra de regonfler les recettes fiscales.

Pourquoi l’Europe s’obstine dans l’erreur

Les dirigeants européens s’obstinent pourtant dans l’erreur de l’austérité depuis trois ans. Pourquoi ?


Première hypothèse, c’est ce qu’exigeraient les marchés financiers : renoncer à l’austérité se paierait très cher en terme de conditions de crédit. Cet argument est fragile : les marchés attendent souvent des pays tout et son contraire, la rigueur et la relance, l’austérité et la paix sociale. Par ailleurs, si effectivement les marchés sont un obstacle à la mise en place de politiques raisonnables, il serait bien plus efficace de les empêcher de nuire.


Deuxième hypothèse : c’est ce que demanderait l’Europe. Certes, nos dirigeants européens sauraient tous que l’austérité est une politique erronée, mais se sentiraient obligés de la mener pour « respecter les engagements ». Si c’est la bonne hypothèse, on serait dans une situation bureaucratique ubuesque. Dont il faudrait sortir au plus vite, quitte à provoquer un grand clash.


Troisième hypothèse : nos dirigeants auraient certes conscience des limites de cette politique d’austérité, mais seraient convaincus que c’est la seule possible, un « mal nécessaire ». C’est ce qui transparaît dans l’interview de Jérôme Cahuzac :

« Il ne s’agit pas de faire plaisir à la Commission européenne ou aux agences de notation mais de recouvrer notre souveraineté, aliénée aux marchés ces dernières années. [...]

Nous devons nous libérer de l’emprise de la dette. Notre politique enraye la spirale de l’endettement de la France. Nous sommes le premier gouvernement à le faire. Cela peut être douloureux mais c’est nécessaire. »

On sait combien l’argument dit « Tina » (« there is no alternative ») a conduit de gouvernements dans le mur. Pierre Laval lui-même l’avait brandi fin 1935, devant la Chambre des députés, pour justifier les couples budgétaires brutales qu’il avait engagées pour sauver, déjà, le Trésor « de la faillite » : « Il est facile de parler des décrets de misère... mais nous n’avons pas trouvé mieux », avait-il lancé. L’aveu même que sa politique déflationniste n’était qu’une stratégie de résignation.


Aujourd’hui, il n’y a pas plus de raisons qu’hier de s’enferrer dans de telles stratégies. Les idées alternatives, pour relancer la machine, ne manquent pas : réduction plus progressive des déficits, modification du rôle de la Banque centrale européenne (BCE), annulation de dettes, meilleure répartition de l’impôt pour redonner du pouvoir d’achat aux ménages modestes (qui, à la différence des plus riches, consomment entièrement leur revenu), emprunts européens... Encore faudrait-il les explorer, et se battre pour les faire avancer.

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http://www.rue89.com/rue89-eco/2013/03/11/jerome-cahuzac-nouveau-barde-de-la-politique-du-sacrifice-240455

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 14:51

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 185 (07/03/13)
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Dans une interview donnée fin janvier au site Huffington Post, le « Monsieur Europe » de la célèbre banque Goldman Sachs a donné son avis sur la situation française. Il assure qu'« il faudrait s’appuyer sur une baisse des salaires générale, afin de regagner de la compétitivité. On estime que la France devrait réduire sa moyenne salariale d’environ un tiers »…

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Cet économiste donne le ton de l’offensive capitaliste en Europe. Cela a commencé par la Grèce, faisant passer le salaire moyen de 1 200 à 800 euros par mois. Tiens, là aussi cela fait un tiers ! Au Portugal, le 1er janvier 2013, les cotisations sociales sont passées de 11 à 18 %, ce qui a entraîné une baisse des salaires de 7 %. Les fonctionnaires, eux, ont perdu leurs 13e et 14e mois.

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Dans l’État espagnol, où le salaire ouvrier moyen était à 1 000 euros, le salaire moyen réel a baissé en 2011 de 3, 2 %, accentuant la tendance commencée l’année précédente (– 1, 6 %). En quelques années, c’est une baisse de 10 % des salaires, et ce n’est pas fini, en témoigne la grève chez Iberia, contre un plan de licenciements et une nouvelle baisse des salaires.


Ils n'en ont jamais assez !


En France, jusque récemment, la baisse des salaires s’opérait par plusieurs moyens :


–  des contrats à temps partiel à la place d’un emploi à temps plein, pour le même travail (à l’image des caissières d’hypermarché qu’on ne fait pas travailler pendant les heures creuses…),
– une hausse du temps de travail pour le même salaire (mise en place de forfaits horaires, suppression de pauses payées…),
– des stagiaires que l’on fait travailler gratuitement en leur faisant miroiter une éventuelle embauche,
– le déplacement des emplois de grandes entreprises statutaires vers des entreprises de sous-traitance bien moins payés,
–  le blocage des salaire face à l’inflation (le point d’indice des fonctionnaires n’a pas augmenté depuis 2010 et dans de nombreuses entreprises privées la tendance est aussi au blocage, avec une inflation qui tourne entre 1, 5 et 2 % par an…).


Mais les capitalistes sont toujours plus gourmands, car la crise spéculative réclame du « vrai argent ». Ils exigent une baisse des salaires par :


– de nouveaux impôts et taxes redistribués en cadeaux aux entreprises,
– la non-indexation des retraites sur l’inflation, et la baisse des cotisations patronales,
– la baisse des allocations chômage (plafonnement des allocations, dégressivité…).


L’accord national interprofessionnel (ANI) leur permet de franchir une nouvelle étape.

 

Il offre la possibilité de baisser les salaires pour deux ans, à condition d’avoir un accord syndical majoritaire dans le cadre des fameux accords de maintien dans l’emploi (article 14). Quand on voit qu’un syndicat comme la CFDT pense que les salaires trop élevés sont un frein aux embauches, le pire est à venir… Il faut faire échec à cette nouvelle attaque et se battre pour des hausses générales de salaire !


Joël Le Jeannic

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