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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:04



Aux États-Unis, au moment où le projet de réforme de la couverture maladie voulue par Obama est en discussion au Congrès, un drame, illustrant le pouvoir des compagnies d'assurance sur la santé et même la vie des malades, a été à nouveau rappelé par les médias à l'attention du public. Le fait, remontant à près de deux ans, est bien une preuve de plus qu'il faut changer le système. Voici comment le bimensuel trotskiste américain The Spark le rappelle dans son numéro 856 de fin octobre.



Alors qu'une jeune fille de 17 ans se mourait de leucémie dans le centre médical de l'université de Californie à Los Angeles, son assurance médicale, Cigma, a refusé de donner son accord pour une greffe du foie dont les médecins disaient que c'était la seule chance de la sauver.

Sa famille et ses amis ainsi que des membres de l'Association des infirmières de Californie ont manifesté leur indignation en direction du siège de la compagnie d'assurances à Glendale, en Californie.

Confrontée à la publicité déplorable que cette décision lui valait, la compagnie a finalement changé d'avis et autorisé la greffe... mais trop tard : la jeune fille est morte cette nuit-là, le 20 décembre 2007.

Dix mois plus tard la famille subit un second choc, lorsqu'un juge de Los Angeles rejeta leur plainte contre Cigma comme injustifiée, en affirmant qu'un arrêt de la Cour Suprême de 1987 protège les assurances fournies par les employeurs lorsqu'elles entraînent des dommages sur des personnes et même lorsqu'elles leur coûtent la vie. Cet arrêt affecte 132 millions de personnes qui ont une assurance médicale fournie par leur employeur.

L'un des porte-parole de Cigma, qui a fini par quitter la compagnie, dégoûté d'avoir eu à gérer l'image de celle-ci au moment du drame, a expliqué que « les assureurs ont une grande latitude pour refuser l'accès aux soins sans craindre de représailles ou de conséquences financières ».

Les compagnies d'assurance, qui recherchent le profit maximum, tuent des milliers de personnes chaque année en leur refusant l'accès à des soins vitaux, avec l'appui du gouvernement et de la justice.

Les différents projets de loi discutés au Congrès n'y changeront rien, car ils laissent une large brèche que les compagnies d'assurance pourront exploiter. Ainsi, bien que ces projets de prétendue réforme obligent les compagnies d'assurance à assurer toute personne, quel que soit son état de santé, ces même compagnies seront toujours libres de refuser des soins à qui elles veulent. Et les patients n'auront toujours pas le droit de contester ces refus devant la justice, même s'il s'agit d'un cas de vie ou de mort !

Avec la prétendue réforme dont va accoucher le Congrès américain, la population aura donc l'obligation de s'assurer, mais les assureurs n'auront pas l'obligation de payer les soins !
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:00


Un rapport de la FAO, l'agence de l'ONU pour l'alimentation et l'agriculture, publié le 14 octobre à l'occasion de la semaine mondiale de l'alimentation, révèle que 1,02 milliard d'êtres humains souffrent de la faim dans le monde, soit un sixième de la population de la planète.

La quasi-totalité des affamés vivent dans les pays pauvres : 642 millions en Asie et dans le Pacifique, 265 millions en Afrique subsaharienne (soit une augmentation de 11,8 % par rapport à 2008), 53 millions en Amérique latine et aux Caraïbes (soit une augmentation de 12,8 %), 42 millions au Proche-Orient et en Afrique du Nord (soit une augmentation de 13,5 %).

Près d'un habitant sur trois est touché dans l'ensemble du continent africain. Et même dans les pays développés, 15 millions de personnes ne mangent pas à leur faim, soit une augmentation de 15,8 %, toujours par rapport à 2008.

Au milliard d'êtres humains affamés, il faut ajouter deux autres milliards considérés comme mal nourris, sur six milliards et demi d'habitants que compte actuellement la planète.

La sous-alimentation est permanente dans la société capitaliste, même en temps « ordinaire » pourrait-on dire. Durant la dernière décennie, le nombre de personnes sous-alimentées a augmenté régulièrement. En Afrique centrale par exemple, la part de la population sous-alimentée est passée de 36 % au début des années 1990 à 56 % une décennie plus tard.

Mais en une seule année, de 2008 à 2009, 105 millions de personnes de plus se sont retrouvées brutalement à connaître la faim. Et ce, du fait de l'aggravation de la crise, qui s'est manifestée par la crise financière de l'automne dernier, précédée par la crise alimentaire.

 Celle-ci s'était traduite par une flambée des prix alimentaires mondiaux, provoquée par une spéculation effrénée. Le prix du riz, pour ne citer qu'un exemple, a fait un bond de 54 % dans la première moitié de 2008. Et si, depuis, les prix alimentaires ont baissé, ils restent tout de même supérieurs de 24 % à ceux de 2006. En Amérique latine ou dans les Caraïbes, 40 à 80 % des prix alimentaires dépassent de 25 % en moyenne ceux atteints il y a deux ans.

La production agricole mondiale est pourtant suffisante pour nourrir la population. Elle s'est accrue de 2 %, en moyenne annuelle, entre 1980 et 2004. Mais cette progression n'a pas permis d'améliorer la situation, alors que pourtant l'augmentation de la population durant la même période n'a été que de 1,6 %.

« Le problème de la faim ne s'explique pas par un manque de nourriture, mais par l'impossibilité d'une partie de la population d'y avoir accès, faute de ressources suffisantes », a déclaré Bénédicte Hermelin, la directrice du Groupe de recherches et d'échanges technologiques (Gret), une organisation non gouvernementale.

 Ce n'est en effet ni le manque de riz, ni le manque de blé qui expliquent la situation alimentaire catastrophique, mais le fait que dans la société capitaliste tout se vend, la nourriture comme le reste.

On peut mourir de faim à côté d'un hangar rempli de denrées, si on n'a aucun moyen d'acheter de quoi se nourrir. Surtout si le prix de ces denrées s'est envolé parce que les capitalistes spéculent sur le riz, le maïs, ou le blé, comme ils le font sur le pétrole, ou sur à peu près tout qui peut se vendre et s'acheter, quitte à détruire des tonnes de nourriture pour maintenir les cours.
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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 10:01


Photo officielle veille du sommet du G20.jpg


Pour les dirigeants des principales puissances, à commencer par Nicolas Sarkozy, la question des bonus des traders ressemble beaucoup au sparadrap du Capitaine Haddock : trop collant, pas moyen de s’en débarrasser !


Sur le fond, le niveau exorbitant des rémunérations des traders et des dirigeants des banques n’a sûrement rien qui puisse choquer Sarkozy, l’ami des riches et le farouche défenseur de leurs intérêts. Mais voilà qu’au lieu de se faire discrets, les parasites bancaires étalent avec arrogance leurs promesses de jackpots.


Ce qui, évidemment, produit un effet déplorable parmi le bon peuple, par ailleurs invité à payer la facture grâce à ses impôts ! Il faut donc donner le change et faire étalage de « volontarisme », même si les dirigeants français sont, comme leurs homologues européens et nord-américains, bien décidés à ne rien faire.


Alors Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde multiplient les déclarations vertueuses. Dernier coup de bluff : la lettre adressée à la présidence de l’Union européenne par Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et même Gordon Brown, pourtant bien connu pour son opposition à toute forme de contraintes sur le secteur bancaire.


Ah, ils ne mâchent pas leurs mots ! Ils l’affirment avec des accents déchirants : « nos concitoyens sont particulièrement choqués par le retour de pratiques condamnables, alors que l’argent des contribuables a été mobilisé au plus fort de la crise pour soutenir le secteur financier ».


Et ensuite ? Ensuite… rien ! Car, bien sûr, aucun des dirigeants européens, sans parler des dirigeants nord-américains, n’a la moindre intention de limiter réellement les bonus des professionnels de la spéculation et des patrons des banques.


C’est ce qui ressort de la réunion des ministres des Finances et des patrons des banques centrales qui s’est tenue ce week-end, à Londres, afin de préparer le sommet du G20 à Pittsburgh, fin septembre. Certes, le mot « limitation » figure dans le communiqué final. Mais les médias ont bien été obligés de le reconnaître : il s’agit d’un « accord a minima », autour de quelques « principes » tels que « transparence », « étalement des bonus sur plusieurs années », « non-versement de certaines échéances en cas de mauvaises performances », etc.


Mais, aucun projet de mesures vraiment contraignantes. Et chacun de prendre prétexte des réticences ou des oppositions des autres pays pour se résigner – la mort dans l’âme, on n’en doute pas ! – à ne pas toucher au gâteau des responsables de la crise financière. Dans quelques semaines, le sommet du G20 devrait reproduire ce spectacle pitoyable, à l’attention des opinions publiques.


Mais, les discours sur la « moralisation du capitalisme » et les effets de tribune contre les « excès du système » sont démentis par les chiffres. Ainsi, en France, au premier semestre 2009, les 28 plus grandes entreprises ont encaissé 21 milliards d’euros de profits.


Et les cinq meilleurs traders s’apprêtent à percevoir chacun… 500 années de salaire moyen ! Manifestement, pendant la crise, les affaires continuent… pour les privilégiés du système.

François Coustal

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