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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 12:36
riches-copie-1
Les syndicats minoritaires n'ont pas ménagé leurs efforts pour arriver à un accord favorable au patronat!
14 janvier 2013
  

En signant avec le Medef un accord « au service de la compétitivité des entreprises et de la sécurisation de l’emploi », trois syndicats minoritaires ont donné en France un aval anticipé aux réformes structurelles du marché du travail imposées par la Banque centrale européenne, la Commission européenne et le FMI dans le Sud de l’Europe.

*

Tout y est : baisse des salaires en cas de menace sur l’emploi, prédominance de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche et sur la loi, facilitation des mobilités forcées et des licenciements.

 

Le Wall Street Journal félicite les patrons français d’avoir « gagné une nouvelle flexibilité ».


L’accord signé le 11 janvier par le Medef, la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC confirme la possibilité, déjà adoptée par la majorité précédente, d’accords d’entreprise dits de « maintien dans l’emploi », avec une baisse des salaires, en cas de « graves difficultés conjoncturelles ».

 

Les salariés qui refuseraient la baisse de salaire seraient licenciés pour « motif personnel »,

 

exonérant l’entreprise de toute obligation de reclassement. De même, tout salarié qui refuserait un changement de poste ou une mutation géographique pourra être licencié pour « motif personnel », dès lors que l’entreprise a signé un accord sur la mobilité.


La « sécurisation des licenciements » tant souhaitée par le Medef se traduit aussi dans l’accord du 11 janvier par une réduction des délais de contestation des plans sociaux et des licenciements, ainsi que par une priorité donnée à la conciliation prudhommale, avec des indemnités minimes dont l’acceptation par le salarié interdit ensuite toute poursuite judiciaire.


Plus profondément encore, l’accord du 11 janvier dynamite toute la législation sur les plans sociaux :

 

un accord d’entreprise peut prévoir une procédure totalement différente de celle prévue par la loi ; et s’il ne parvient pas à obtenir la signature des syndicats, l’employeur peut déposer son plan social à l’Inspection du travail, qui doit motiver un éventuel refus dans un délai de 2 à 4 mois.


En guise de contreparties, l’accord prévoit essentiellement un renchérissement limité des CDD de très courte durée (moins d’un mois), la généralisation de la complémentaire santé pour les salariés des PME et une majoration de 10% pour les heures complémentaires des salariés à temps partiel. Des avancées qui seraient appréciables si elles n’étaient pas payées aussi cher.


Car la France et l’Europe s’enfoncent dans une grave récession, provoquée par les politiques d’austérité et par la frilosité des banques qui réduisent leurs crédits pour préserver leur bilan.

 

Les brèches ouvertes par l’accord du 11 janvier ne vont certainement pas « accélérer la création d’emploi » comme l’annonce le gouvernement ; elles vont plutôt faciliter le passage du tsunami de licenciements qui s’annonce et accélérer la montée du chômage.


Attac appelle les parlementaires français à corriger les graves dangers que présente ce texte et invite tous les acteurs sociaux à organiser ensemble la résistance et la construction d’alternatives à ces politiques suicidaires pour les salariés et pour les peuples européens. Dans cette perspective, les nombreuses forces syndicales et associatives européennes engagées dans le processus d’Altersommet se réuniront début juin à Athènes en vue d’affirmer haut et fort qu’une autre Europe est possible.

*
Le 14 janvier 2013

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27555


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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 14:20

Tu veux manger? T'as qu'à bosser!

Pays basque : une fillette termine au poste de police pour des impayés de cantine

Léa a cru "que ses parents étaient morts". Son père ne décolère pas. Le directeur de l'école réagit. 
Une policière municipale est venue chercher une fillette de 5 ans au réfectoire.

Léa, élève de grande section de maternelle, a cru « que ses parents étaient morts » parce qu'une personne en uniforme est venue la chercher à la cantine, alors qu'elle était attablée avec ses camarades, mardi. La fillette a aussi confié à ses parents que ses copains ont imaginé qu'on allait la mettre en prison…


Ni l'une ni l'autre de ces pensées ne correspond à la réalité. Elles sont la conséquence de l'arrivée d'une policière municipale, mardi midi, à la cantine d'Ustaritz où la fillette n'était, selon ses parents qui sont en cour de séparation, plus inscrite. En effet, à la suite d'impayés, la Mairie avait fait savoir à la maman que l'inscription de sa fille était suspendue. Situation acceptée.


Le directeur réagit

Interrogé par l'AFP, le directeur de l'école, Laurent Aguergaray, confirme nos informations : "C'est un procédé irresponsable. Quand Léa est revenue dans l'après-midi ils [ses camarades] étaient étonnés. Ils pensaient qu'elle était en prison. La maîtresse a discuté avec toute la classe pour tenter de dédramatiser". "On ne prend pas les enfants en otage de cette manière", indique-t-il.


Le père, qui a déjà assumé une partie des impayés, s'indigne qu'on en soit arrivé à une intervention policière au réfectoire pour une facture de 170 euros.


Qui a donné l'ordre ?


« Je suis prêt à régler le problème financier qui est loin d'être insurmontable. Il est même secondaire par rapport à ce qu'on a imposé à ma fille. Je veux comprendre qui a donné l'ordre d'intervention à la police municipale et pourquoi. J'ai entrepris des démarches, hier mercredi, à la mairie et on m'a d'abord dit que c'était faux, qu'il n'y avait pas eu intervention ''manu militari''. »


Les parents rapportent que la policière a reconduit la fillette chez sa mère où il était prévu qu'elle prenne le repas de midi puisqu'elle n'était, en principe, plus inscrite à la cantine. Sa maman n'était pas chez elle puisqu'elle était partie à l'école chercher la petite. La policière a alors ramené Léa au poste.


« Comme si elle avait fait quelque chose de répréhensible. Elle est très traumatisée par cet épisode » s'offusquent les parents en demandant à ce que les responsabilités soient établies.


Le père a donc entrepris des démarches auprès de la mairie. « J'ai rencontré des responsables administratifs qui n'ont voulu me répondre par écrit que si je formulais moi-même mes demandes par écrit. Ce que j'ai fait. En gros, on me répond que l'ordre est venu de la hiérarchie. Mais je ne sais toujours pas qui est cette hiérarchie. »

Le maire d'Ustaritz, Dominique Lesbats, a été sollicité hier par « Sud Ouest » mais n'a pu être joint.

10 janvier 2013 à 11h51 


Une policière municipale a sorti de la cantine une enfant de cinq ans d'une école d'Ustaritz (Pyrénées-Atlantiques) en raison d'un impayé de ses parents, sa venue choquant la fillette et ses camarades qui la pensaient en prison, a-t-on appris auprès de l'école.


 

"Il y a eu un problème au niveau de la cantine. La petite a été prise par la police municipale à la cantine, qui est gérée par la municipalité et se trouve en dehors de l'établissement, à 200 mètres", a indiqué le directeur de l'école Saint-Vincent, Laurent Aguergaray, confirmant une information du journal Sud Ouest.


"C'est un procédé irresponsable", a-t-il ajouté, précisant que Léa et ses camarades avaient été traumatisés: "Quand Léa est revenue dans l'après-midi ils étaient étonnés. Ils pensaient qu'elle était en prison. La maîtresse a discuté avec toute la classe pour tenter de dédramatiser". "On ne prend pas les enfants en otage de cette manière", a-t-il ajouté.

Le maire d'Ustaritz, qui gère la cantine scolaire, n'était pas immédiatement joignable. Selon le quotidien Sud Ouest, les parents de l'enfant, en pleine séparation, devaient 170 euros à la cantine. Le père de Léa a raconté au journal que celle-ci avait été très choquée lorsque la policière municipale était venue la chercher, pensant que ses parents étaient morts.

  • AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/impayes-une-policiere-sort-de-la-cantine-une-fillette-de-cinq-ans-10-01-2013-1967811.php

 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 13:29

mrmoneybags

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L'émission de France 2, Mots Croisés, a vu se confronter, le 7 janvier, deux membres de la majorité présidentielle, Jérôme Cahuzac, le ministre du Budget de Hollande, et Jean-Luc Mélenchon, représentant du Parti de gauche.


Il ressortait de ces échanges hauts en verbe que le premier défendait évidemment pleinement la politique menée en matière budgétaire par le gouvernement, tandis que le second tentait de pointer du doigt la frilosité de ceux qui, du temps de la campagne électorale, prétendaient « faire payer les riches ».


Le téléspectateur qui se serait encore fait des illusions sur les intentions du gouvernement a pu apprendre de la bouche même du ministre que la réforme fiscale promise par Hollande et censée instaurer plus de justice venait d'être faite. Elle était incluse, selon Cahuzac, dans le projet de budget 2013, voté dans l'essentiel par les parlementaires. La justice fiscale, on le voit, attendra.


Interpellé sur la politique d'austérité destinée, notamment, au financement des 1 800 milliards de dette de l'État, le ministre a insisté sur le poids représenté par son remboursement, le premier poste du budget. Ce remboursement serait difficile, selon Cahuzac, justifiant les mesures de « rigueur » du gouvernement qui pèsent et pèseront sur des millions de salariés, chômeurs et retraités.

 

À cela Jean-Luc Mélenchon a rétorqué : « Ces 1 800 milliards, voilà ce que dira mon gouvernement -- s'il arrivait au pouvoir -- on les paiera à mesure qu'on pourra. Et d'ici là, ceux à qui on les doit attendront » ; et : « En attendant, c'est la BCE, la Banque centrale européenne, qui paiera. » Argument que Cahuzac, arguant de l'indépendance de la BCE, a balayé d'un « Si elle ne veut pas, elle ne le fera pas. »


Mélenchon a raison de reprocher au ministre du Budget la priorité qu'il accorde au remboursement de la dette, au mépris des conditions de vie de la majorité de la population.

 

Mais, en priorité ou pas, tout de suite ou dans dix ans, pourquoi le paiement de la dette devrait-il incomber aux couches populaires ? Ce ne sont pas elles qui l'ont contractée. Si dette il y a, elle a été accumulée à force de milliards de dégrèvements fiscaux, de subventions aux entreprises, à la filière automobile, aux banques... Et le service de la dette n'est qu'une manne de plus versée aux banquiers, responsables de la « dette ».


Il faut l'affirmer : la dette n'est pas celle de la population laborieuse, de la classe ouvrière dont le travail crée toutes les richesses.

 

La dette est celle des capitalistes et la réponse au problème est simple : c'est eux qui l'ont contractée, qui en ont profité, alors c'est à eux de la payer.

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Viviane LAFONT

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2319&id=22

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 15:13

Daniel Schneidermann | Fondateur d'@rrêt sur images
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Désolé d’interrompre la conversation nationale sur Depardieu, nouvelle idole des jeunes en Mordovie, mais je voudrais juste vous signaler une petite nouvelle, qui vous a peut-être échappé : l’austérité, c’était une erreur. Oui, je sais, rien de neuf, on n’arrête pas de le répéter ici, notamment dans les chroniques de l’éconaute. Mais cette fois, ce n’est pas seulement nous qui le disons.


Ce sont deux types nommés Olivier Blanchard et Daniel Leigh. Vous ne les connaissez pas, je sais bien. Et vous avez des excuses : ils n’ont jamais revêtu la blouse nationale de Mordovie, et ne se sont pas prononcés, à ma connaissance, sur l’euthanasie des éléphantes. Ils n’ont donc aucune raison de passer au 20 Heures. Mais l’un (Leigh) est économiste au FMI, et l’autre (Blanchard), chef économiste dans la même estimable institution.


Et donc, dans un colloque économique en fin de semaine dernière, ils ont admis un léger bug dans les calculs. En fait, voyez comme c’est ballot, au FMI, dans un moment de distraction, ils ont mal réglé leurs ordinateurs. Et ils avaient juste sous-estimé l’impact négatif des politiques d’austérité sur la croissance.

Faux coefficient de calcul

En gros, ils ne pensaient pas que l’austérité assécherait à ce point la demande, et donc l’économie. Si si, je vous jure que c’est vrai, leur coefficient de calcul était faux, la reconnaissance de la grosse boulette est attestée sur des sites sérieux, ici ou .


Ils ne savaient pas, comme le rappelle Paul Krugman dans le New York Times, qu’en économie, mes dépenses sont tes revenus, et mes revenus sont tes dépenses. Ça doit être une question de formation continue. Il faudrait accorder quelques jours par an de formation continue aux chefs économistes du FMI.


Evidemment, ce n’est pas le FMI, en tant qu’institution, qui reconnaît qu’elle s’est trompée.

 

Ces choses-là ne se font pas. Blanchard et Leigh, ils ont bien pris soin de le préciser, s’expriment à titre personnel. Bien sûr, bien sûr. Et c’est forcément pour cette raison qu’à l’heure où j’écris, cette nouvelle a totalement échappé aux médias français, et accessoirement au gouvernement français (comment l’ai-je apprise moi-même ? Parce que je suis abonné au compte Twitter d’un spécialiste des petits Mickeys, voyez le sérieux de mes sources !).


Sinon, on imagine bien qu’on ne s’écharperait pas sur le nombre de demandes de naturalisations belges, sur le régime fiscal en Russie et sur l’euthanasie des éléphantes. Franchement, je ne vois aucune autre raison.

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http://www.rue89.com/2013/01/07/oups-lausterite-etait-une-erreur-fmi-238357

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 12:15

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Par RJF le Dimanche, 06 Janvier 2013

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Pricewaterhouse Coopers, un bureau international d’expertise comptable et de conseil fiscal, calcule chaque année la date du Tax Freedom Day : le jour de l’année où le travailleur (ou l'entreprise) belge s’est acquitté de toutes ses obligations fiscales.

 

L’idée sous-jacente est que ce n’est que le lendemain qu’il commence à travailler pour lui-même. Ainsi, PwC fait une distinction artificielle entre le fait de travailler pour l’Etat et le fait de travailler pour soi-même...


De nombreux clients de PwC ont des portefeuilles bien remplis

 

Ils ne veulent pas d’un Etat disposant de moyens financiers importants. Ce qui les intéresse, c’est la plus forte accumulation possible de richesses privées. Et pourtant, ils profitent, comme les autres citoyens, de tous les services organisés par l’Etat !


PwC néglige de préciser que pour ces catégories de gros possédants qui échappent à l'impôt, la « Tax freedom Day » se situe toujours bien dans les premiers jours de janvier et n’est compensée par aucune volonté de contribuer solidairement à la collectivité. Et il n'y a pas lieu d'en être fiers au moment où chaque citoyen se voit imposer des mesures d’austérité.


Cette date est l'occasion pour le RJF (Réseau pour la Justice Fiscale) et pour le FAN (Financieel Actie Netwerk) de dévoiler une nouvelle fois la réalité sociale et fiscale belge et de plaider pour un impôt juste réparti sur l'ensemble de la population à la mesure de sa capacité de contribution : remplaçons le « Tax Freedom Day » par le « Tax Justice Day ».


Des faits...


La Belgique reste un paradis fiscal pour les revenus mobiliers et immobiliers et un enfer fiscal pour les revenus du travail ; les grosses fortunes continuent à croître, en toute tranquillité. Les sociétés quant à elles, sont logées à des enseignes très différentes : certaines paient le taux effectif prévu d'impôt (33,99%), d'autres paient peu, voire pas du tout d'impôt,  mais dégagent des bénéfices plantureux, exemptés grâce aux multiples astuces légales , sans pour autant être tenues de créer des emplois ou de faire des investissements...


... et des chiffres :


- La fortune moyenne du 1% de Belges les plus riches est estimée à 7.545.870 euros.

- Les 10% de Belges les plus riches possèdent à eux seuls la moitié de la richesse belge totale.

- Les 10 familles les plus riches de Belgique possèdent ensemble 42 milliards d’euros.

- Les familles de Spoelberch, de Mevius et Vandamme, principaux actionnaires d’AB InBev et détentrices de la plus grosse fortune de notre pays, possèdent un patrimoine financier de 25,6 milliards d’euros, soit l’équivalent du budget de lassurance maladie en 2012.


Dans le même temps,


-15 % de la population belge vivent au-dessous du seuil de pauvreté

-le gouvernement réduit la durée et le montant des allocations de chômage, accréditant la thèse que le chômage serait un choix

- la couverture de l’assurance maladie se réduit insidieusement : les riches ne le sentent pas mais les pauvres doivent de plus en plus souvent renoncer à se soigner.


Faire des choix...


Un montant d’1,2 milliard d’euros est nécessaire pour élever au-dessus du seuil de pauvreté le montant des allocations accordées aux pensionnés, sans-emplois, invalides, allocataires sociaux. C’est à peine 3% de la fortune personnelle de Bernard Arnault, ce riche homme d’affaires français domicilié  à Uccle. Partout en Europe, les gouvernements mettent à mal notre modèle social : selon Eurostat, 115 millions d’Européens sont sous la menace de la pauvreté et de l’exclusion sociale.


En se montrant peu enclin à taxer plus justement les riches et les bénéfices réalisés par les entreprises, notre gouvernement ne fait pas figure d’exception. Or, personne, pas même les riches, ne peut se passer d'un Etat qui organise les fonctions collectives !  Même les enfants de privilégiés bénéficient d’un enseignement de qualité et gratuit ou de bons soins médicaux. Leurs parents et grands-parents ont besoin de soins, visitent nos musées, utilisent nos voiries publiques pour leur usage personnel ou pour réaliser les bénéfices sur lesquels ils ne paieront pas ou peu d’impôts.


Des solutions...


Par sens de l’équité, 80% des Belges réclament l’introduction d’un impôt sur la fortune. Les Belges veulent que le gouvernement aille chercher les moyens financiers nécessaires au fonctionnement de l’Etat en premier lieu auprès de ceux qui ont beaucoup d’argent. Quoi de plus logique  puisqu’en Belgique les richesses sont réparties de façon très inégale.


Une politique équitable prend soin de tous et fait contribuer chacun à proportion de ses moyens. Une politique équitable comprendrait un  impôt sur la fortune progressif. Les multimillionnaires comme Arnault seraient taxés à 1% sur la partie de leurs avoirs financiers supérieure à 1 million d’euros, à 2% sur la partie supérieure à 2 millions d’euros et à 3% sur la partie supérieure à 3 millions d’euros.


En excluant l’habitation familiale à concurrence de 500.000 euros, ce tout petit impôt sur la fortune rapporterait à l’Etat presque 8 milliards d’euros. Assez pour augmenter le montant des allocations et pour éviter des  restrictions dans des secteurs cruciaux comme le logement social, la sécurité sociale et l’enseignement.


En Belgique, le secret bancaire n’est toujours pas levé complètement. Il  n’y a ni cadastre des fortunes, ni impôt sur la fortune, ni réelle taxation des plus-values. Si de telles mesures existaient, le gouvernement aurait assez d’argent pour payer la crise que les banques ont provoquée.


À ceux qui fuient l’impôt, l’écrivain américain Olivier Wendell Holmes adressait cette réponse : « Lorsque je paie l’impôt, j’achète la civilisation ».

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http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2729:communique-de-presse-une-reponse-a-la-l-tax-freedom-day-r-la-l-tax-justice-day-r-ou-l-nous-navons-plus-les-moyens-dentretenir-nos-riches-r-&option=com_content&Itemid=53

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 10:38
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TOUSSAINT Eric 23 décembre 2012
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Série « Banques – Peuples : les dessous d’un match truqué ! » (3e partie)

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Ne pas sous-estimer la capacité des gouvernants à mettre à profit une situation de crise

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De manière régulière, les grands médias abordent les questions d’un possible éclatement de la zone euro, de l’échec des politiques d’austérité en matière de relance économique, des tensions entre Berlin et Paris, entre Londres et les membres de la zone euro, des contradictions au sein du conseil de la BCE, des énormes difficultés pour trouver un accord sur le budget de l’UE, des crispations de certains gouvernements européens à l’égard du FMI à propos du dosage de l’austérité.

 

Tout cela est vrai, mais il ne faut surtout pas oublier un point fondamental :

 

la capacité de gouvernants, qui se sont mis docilement au service des intérêts des grandes entreprises privées, de gérer une situation de crise, voire de chaos, pour agir dans le sens demandé par ces grandes entreprises.

 

Le lien étroit entre les gouvernants et le grand Capital n’est même plus dissimulé.

 

A la tête de plusieurs gouvernements, placés à des postes ministériels importants et à la présidence de la BCE, se trouvent des hommes directement issus du monde de la haute finance, à commencer par la banque d’affaires Goldman Sachs.

 

Certains hommes politiques de premier plan sont récompensés par un poste dans une grande banque ou une autre grande entreprise une fois qu’ils ont accompli leurs bons offices pour le grand Capital.

 

Ce n’est pas nouveau mais c’est plus évident et régulier qu’au cours de 50 dernières années. On peut parler de véritables vases communicants.


Considérer que la politique des dirigeants européens est un échec parce que la croissance économique n’est pas de retour, c’est en partie se tromper de critère d’analyse. Les objectifs poursuivis par la direction de la BCE, par la Commission européenne, par les gouvernements des économies les plus fortes de l’UE, par les directions des banques et des autres grandes entreprises privées, ce n’est ni le retour rapide à la croissance, ni la réduction des asymétries au sein de la zone euro et de l’UE afin d’en faire un ensemble plus cohérent où serait de retour la prospérité.


Parmi leurs objectifs principaux, il faut en souligner deux :

 

1. éviter un nouveau krach financier et bancaire qui pourrait se révéler pire que celui de septembre 2008 (les deux premières parties de cette série ont abordé cet objectif qui sera à nouveau développé dans la quatrième partie) ;

 

2. utiliser plusieurs armes (l’augmentation très importante du chômage, le remboursement de la dette publique, la recherche de l’équilibre budgétaire, le fouet de la quête de l’amélioration de la compétitivité des Etats membres de l’UE les uns par rapport aux autres et par rapport aux concurrents commerciaux des autres continents) pour avancer dans la plus grande offensive menée depuis la seconde guerre mondiale à l’échelle européenne par le Capital contre le Travail.

 

Pour le Capital, il s’agit d’accroître encore la précarisation des travailleurs, de réduire radicalement leur capacité de mobilisation et de résistance, de réduire les salaires et différentes indemnités sociales de manière importante tout en maintenant les énormes disparités entre les travailleurs dans l’UE afin d’augmenter la compétition entre eux.

 

D’abord, il y a les disparités entre les salariés d’un même pays :

 

entre femmes et hommes, entre CDI et CDD, entre travailleurs à temps partiel et travailleurs à temps plein. A l’initiative du patronat et avec l’appui des gouvernements successifs (et en leur sein les partis socialistes européens ont joué un rôle actif), ces disparités se sont accrues au cours des 20 dernières années.

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Et puis, il y a les disparités entre les travailleurs des différents pays de l’UE.

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Les disparités entre travailleurs des pays du Centre et ceux des pays de la Périphérie à l’intérieur de l’UE sont le complément de celles se creusant à l’intérieur des frontières nationales.

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Lire la suite

 


La première partie de la série, Crise financière : 2007-2012, les 6 années qui ébranlèrent les banques (ESSF article 27391), a été publiée le 19 novembre 2012, la seconde partie, Crise financière : la BCE et la Fed au service des grandes banques privées (ESSF article 27392), a été publiée le 29 novembre 2012


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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 11:48

wayneprice 2

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 175 (20/12/12)

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L'accord du 13 décembre sur l'Union bancaire européenne est présenté par les médias comme un « grand bond en avant » de la construction européenne.

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Mais c'est seulement une nouvelle étape dans la prise du pouvoir par les banquiers en Europe, notamment après l'arrivée récente de trois sbires de Goldman-Sachs à des postes très importants (Premier ministre en Grèce et en Italie, gouverneur de la BCE).

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Que dit cet accord ? Que d’ici au printemps 2014, la Banque centrale européenne contrôlera les 200 plus grandes banques de la zone euro. Ce qui pose quelques problèmes.

 

Tout d’abord, cet accord signé à 27 concerne uniquement les 17 de la zone euro : que va-t-il se passer avec les 10 autres pays, notamment avec la Grande-Bretagne alors que Londres est la principale place financière européenne ? Et autre problème, quid des 6 000 petites banques régionales que Merkel a exigé (prochaines élections obligent) de laisser en dehors de l’accord ?


Hold-up démocratique

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Pour tous les pays concernés, il s’agit d’un abandon de souveraineté important sur leur banque centrale nationale qu’ils vont difficilement accepter en pratique. La justification officielle est que cela permettra de mieux réagir, voire d'anticiper les futures crises financières.

 

Car il y en aura : aucune mesure n’a été prise, ni même envisagée, pour maîtriser la spéculation financière.

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Ni mise en place d’une taxation dissuasive des transactions financières ni séparation complète des banques de crédit et des banques d’investissement, pourtant demandée par de nombreux économistes, et même Warren Buffet. Mais comme Moscovici vient de le préciser ce lundi : « on ne va pas casser les banques en deux ».

 

Pourtant cette séparation a déjà été mise en place dans le passé dans de nombreux pays en Europe et aux États-Unis (loi Steagall-Glass), en réponse à la grande crise des années 30, puis abandonnée en France en 1966 et aux États-Unis en 1999.

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Cet accord intervient en même temps que les discussions sur la mise en place d’un contrôle a priori (c’est-à-dire avant les débats dans les parlements) des budgets des différents pays par la commission européenne, un autre hold-up contre les droits démocratiques des citoyens européens.  Encore pour longtemps ?

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Jacques Cherbourg

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 13:24

 

 

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11 décembre 2012 2 11 /12 /décembre /2012 14:51
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De nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement et des représentants des institutions européennes se félicitent du prix Nobel de la paix qui vient d'être remis à l'Union européenne.

 

Mais Attac ne s'en félicite pas :

 

il est complètement déplacé de récompenser l'Union européenne, alors même que ses institutions et gouvernements imposent de vastes plans d'austérité sociale dans le dos des peuples, renforcent les capacités militaires de l'UE, la chasse aux migrants et mènent une politique commerciale agressive.


Attac Norvège a participé à l’organisation des manifestations qui se sont déroulées hier à Oslo et porté le message du réseau des Attac d’Europe : Plutôt qu'un prix Nobel de la paix, c’est un prix Nobel de l'austérité qu’il faut décerner à l’Union européenne !


M. Barroso, président de la Commission européenne, justifie l’attribution du prix Nobel en déclarant que l'Union européenne porte les valeurs de "liberté, de démocratie, de l'Etat de droit et du respect des droits de l'Homme". Ces valeurs sont pourtant à mille lieues des orientations des traités européens. 


Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes ?

 

Une Union qui s'engage à "améliorer progressivement ses capacités militaires (art. 42.3 du TUE) et qui reconnaît la suprématie de l'OTAN ? Quel message pour les peuples qui subissent sa stratégie d'exportation commerciale agressive par la signature d'Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, des secteurs économiques entiers dans les pays du Sud ?


Enfin, quel message pour les millions de citoyens qui se mobilisent depuis deux ans, sur les places publiques en Grèce, en Espagne ou au Portugal, contre la destruction de leurs droits sociaux et les décisions de la Troïka, Commission et Banque centrale en tête ? Attac Norvège rappelle qu'actuellement "ceux qui manifestent contre les politiques néolibérales de l'Union européenne et les plans d'austérité subissent une répression policière brutale".

Les politiques d'austérité mises en oeuvre depuis deux ans n'ont fait qu'aggraver la situation des pays qui les subissent. Elles creusent ainsi l'écart entre les pays "du centre" et ceux "de la périphérie".

 

Elles renforcent les nationalismes ambiants et accentuent la guerre économique, en mettant grandement en danger la construction d'une Europe de solidarité et de coopération, qu'Attac France défend, avec tous les autres Attac d'Europe.

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Attac France, le 10 décembre 2012

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http://www.france.attac.org/articles/oslo-attac-decerne-un-prix-nobel-de-lausterite-lunion-europeenne

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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 14:51

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Par Ivan du Roy (10 décembre 2012)

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Voilà une information qui devrait déplaire aux tenants de la « compétitivité » : entre 1999 et 2011, la productivité des salariés dans le monde a progressé trois fois plus vite que les salaires moyens.  

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« Pour le dire simplement, davantage du gâteau national est allé aux profits, et moins aux salariés », résume l’Organisation internationale du travail (OIT), suite à la publication de son rapport mondial sur les salaires, ce 7 décembre.

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« La part des salariés dans le revenu national s’est rétrécie dans la plupart des pays, provoquant un mécontentement populaire et augmentant le risque de troubles sociaux », souligne l’OIT. Dans les économies développées, la part de la rétribution du travail est passée de 75% du revenu national, à 65%. A l’échelle de la France, cela signifie qu’aujourd’hui environ 200 milliards d’euros [1] ont été transférés de la rémunération du travail vers la rémunération du capital et les marchés financiers. En trente ans, la part des dividendes dans les revenus distribués a été multipliée par trois , passant de 4% à 13%. Vous avez dit compétitivité ?

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Pire : désormais, au prétexte de l’austérité, les salaires au sein des économies développées commencent à baisser.

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En Grèce, le revenu minimum a ainsi été amputé de 22%. Résultat : « Les travailleurs pauvres représentent plus de 7% de l’ensemble des travailleurs aux États-Unis et 8% en Europe », ajoute l’OIT. Au sein des pays émergents, si les salaires continuent de croître, ils subissent la même pression de la part de la finance. « Même en Chine, où les salaires ont triplé au cours de la décennie écoulée, la part du revenu national qui revient aux salariés a baissé », pointe l’organisation. Les disparités entre salariés restent très fortes : un ouvrier grec du secteur manufacturier (13 dollars de l’heure) gagne dix fois plus que son homologue philippin (1,40 dollar), mais presque trois fois moins que son camarade danois (35 dollars).

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Notes

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[1] 10% du revenu national brut de 2011.


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