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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 09:26

 

 

Les militants Noeuds Pap ont tenu a honorer Monsieur Hartner comme il leur sembla le mériter. On n'oublie pas qu'à Londres - comme partout en EU - si des gens dorment dans la rue, ce n'est pas que cela soit nécessaire, mais que c'est voulu : les comptes des Etats étaient équilibrés avant que la spéculation la plus farfelue s'empare du pouvoir.

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22 octobre 2012 1 22 /10 /octobre /2012 11:06

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Lettre ouverte de la LCR-SAP aux militants du Front commun syndical Par Céline Caudron, porte-parole de la LCR-SAP le Dimanche, 21

 

La Confédération européenne des syndicats (CES) appelle à une journée d'action en Europe le 14 novembre prochain pour dénoncer les mesures d'austérité en vigueur dans l'Union européenne.

 

Selon la CES, « cette journée du 14 novembre prendra diverses formes: grèves, manifestations, rassemblements et autres actions ». Au cours des derniers mois vous avez pu constater les plans d’austérité draconiens imposés aux populations grecque, espagnole et portugaise.


L’Etat espagnol compte l’un des taux de pauvreté les plus élevés de toute l’Europe, se situant juste derrière la Roumanie et la Lettonie. Plus d’un million de personnes ont des difficultés à consommer le minimum alimentaire nécessaire. De plus en plus d’enfants ne mangent pas plus d’une fois par jour, à la cantine scolaire, à cause des difficultés que rencontrent leurs familles. Le gouvernement espagnol a adopté en août 2011 un plan d'assouplissement du marché du travail permettant d'enchaîner jusqu'en 2013 des contrats à durée déterminée sans limites. Les PME (50 employés au maximum) peuvent proposer aux jeunes de moins de 30 ans un nouveau type de contrat qui prévoit une période d'essai de 12 mois. En juillet 2012 un nouveau plan d’austérité de 65 milliards a été imposé. Il comprend notamment une hausse de la TVA de 3%.


Alors que la population grecque est saignée à blanc depuis deux années par une avalanche de plans d’austérité plus durs les uns que les autres, de nouvelles mesures d’économies viennent d’être prises pour un montant de 11,5 milliards d’euros.


De son côté le gouvernement portugais vient d’annoncer de nouvelles mesures fiscales pour 2013. Le taux d’imposition des revenus les plus bas passera notamment de 11,5 à 14%. Toutes ces décisions ont été prises sous la pression de la "troïka" (Union européenne, Fonds monétaire international, Banque centrale européenne) et des bailleurs de fonds.


Partout en Europe, le Traité d’austérité entrera en vigueur le premier janvier 2013. Dans ce traité, les États s’engagent à ce que leur budget soit en équilibre et si le budget est en déficit celui-ci ne pourra pas dépasser 0,5% du Produit intérieur brut. En 2011, le déficit de la Belgique était de 4,6%. Pour atteindre le plafond de 0,5%, il faudra épargner 15 milliards d’euros supplémentaires chaque année !


Ne laissons pas les travailleurs portugais, grecs, espagnols se battre seuls


Pour la journée du 14 novembre, un appel à la grève générale a été lancé au Portugal en Espagne et en Grèce. La Confédération européenne des syndicats (CES) se contente de relayer mollement cet appel à la grève générale en préconisant «une journée d’action qui prendra diverses formes».

 

Mais sapristi ! S’agit-il de lutter et d’être solidaire des travailleurs de l’Europe du Sud ou de faire semblant?


Et en Belgique? Il nous revient que les organisations syndicales envisagent un rassemblement de quelques centaines de militants syndicaux, le 14 novembre, devant les bâtiments des institutions européennes. Une telle «mobilisation» (si du moins on peut encore utiliser ce terme pour une action symbolique aussi dérisoire) n’est pas à la hauteur des enjeux ni de la solidarité indispensable. Certes, il ne s’agit pas de se lancer dans des actions tous azimuts sans plan de bataille et surtout pas sans lendemain, mais il est important de ne pas laisser les travailleurs du Sud de l’Europe se battre seuls, le dos au mur.


Comme première forme d’action, nous invitons les délégations syndicales à organiser des arrêts de travail dans les entreprises et à tenir des assemblées générales sur le lieu de travail pour informer sur les  mesures d’austérité actuellement à l’œuvre en Europe du Sud et qui risquent fort de nous tomber dessus avec le Traité d’austérité. Il n’est pas trop tard pour préparer des assemblées d’information dans les entreprises le 14 novembre ; il reste 4 semaines.

 

C’est suffisant pour réclamer auprès de votre centrale syndicale un dépliant clair et bien documenté sur les mesures d’austérité en Europe du Sud et sur ce qui nous attend avec le Traité d’austérité qui entrera en application le 1er janvier prochain.


Céline Caudron, porte-parole de la LCR-SAP

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2635:lettre-ouverte-de-la-lcr-sap-aux-militants-du-front-commun-syndical&option=com_content&Itemid=53

 

Commentaire: Bravo Céline, et nous en Hollandia?

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 11:24

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20 octobre 2012 à 18h32 

 

Des dizaines de milliers de Britanniques sont descendus ce samedi dans les rue de Londres, Glasgow ou encore Belfast, pour dire non à la politique d'austérité du gouvernement, déterminé, malgré son impopularité grandissante, à poursuivre cette cure de rigueur afin de réduire les déficits.


Pompiers, infirmières, enseignants, jeunes sans-emploi, militants ou représentants de l'opposition : des manifestants de toute origine ont défilé côte à côte pendant plusieurs heures dans la capitale, mais aussi à Glasgow (Ecosse) et à Belfast (Irlande du Nord), autour d'un même mot d'ordre: "non aux coupes budgétaires". 

"L'austérité est un échec"


A Londres, une grande banderole bleue ouvrait le cortège avec l'inscription : "l'austérité est un échec", une critique récurrente de l'opposition qui accuse la politique de rigueur d'entraver la reprise. "Le fait qu'il y ait des centaines et des centaines de personnes qui défilent aujourd'hui (...) est un bon indicateur: il y a un important pourcentage de gens dans ce pays qui sont fondamentalement contre les coupes, toutes les coupes", s'est réjoui Ben, 21 ans, dans le cortège. "Cela montre qu'il y a une résistance", a renchéri Shereena, 17 ans. "Le gouvernement va avoir peur en voyant qu'il y a tellement de gens qui s'opposent à lui".


Au moins 100.000 manifestants


Le secrétaire général de la confédération syndicale TUC Brendan Barber s'est félicité de cette mobilisation qui envoie "un message très fort". Ni les syndicats, ni la police n'ont toutefois fourni d'indications précises sur l'importance du défilé. Les organisateurs ont simplement déclaré que la police leur avait communiqué le chiffre d'au moins 100.000 manifestants. La mobilisation n'a cependant pas atteint l'ampleur du grand rassemblement contre l'austérité de mars 2011 qui avait réuni entre 250.000 et 500.000 personnes, selon les diverses estimations, dans un pays peu coutumier des très grandes manifestations sociales. 

 

Appel à une grève générale


Prenant la parole à Hyde Park, un grand parc du centre de Londres, le dirigeant travailliste Ed Miliband a accusé le Premier ministre conservateur David Cameron de "faire des coupes trop importantes et trop rapides". "Il s'accroche à une politique économique qui ne marche pas", a-t-il lancé, tout en admettant que les travaillistes auraient "aussi des arbitrages difficiles à faire" quand ils reviendraient au pouvoir. Cette partie de son discours a été huée par certains manifestants, qui ont en revanche applaudi quand un dirigeant syndical a appelé à l'organisation d'une grève générale de 24 heures. Le gouvernement "nous avait dit que si nous faisions des sacrifices, la reprise économique serait au rendez-vous", a expliqué Brendan Barber. "Au lieu de quoi nous nous sommes enfoncés dans la récession". "La barque est pleine", a renchéri Dave Prentis, dirigeant d'Unison, plus grand syndicat de salariés du secteur public.


Nouveau tour de vis


Depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement a présenté trois budgets d'austérité consécutifs, faisant de la lutte contre les déficits publics sa priorité. Bien que l'économie britannique ait replongé dans le rouge, ce qui fait grincer des dents jusque dans son propre parti, le Premier ministre a annoncé début octobre un nouveau tour de vis, avec des coupes de 10 milliards de livres (12 milliards d'euros) dans les dépenses sociales. "Aujourd'hui, Ed Miliband a pris la tête d'une manifestation demandant de revenir sur la moindre des coupes budgétaires dont nous avons besoin pour venir à bout des déficits", a-t-il contre-attaqué sur Twitter. David Cameron paye toutefois au prix fort sa détermination à apurer les comptes publics: les travaillistes sont largement en tête dans les sondages, malgré le manque de popularité de leur leader.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/monde/grande-bretagne-des-milliers-de-manifestants-clament-leur-refus-de-l-austerite-20-10-2012-1879370.php

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13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 11:59

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De nombreux chefs d'Etat ou de gouvernement et des représentants des institutions européennes se félicitent du prix Nobel de la paix qui vient d'être décerné à l'Union européenne.

 

Mais Attac ne s'en félicite pas : il est complètement déplacé de récompenser l'Union européenne, alors même que ses institutions imposent de vastes plans d'austérité sociale dans le dos des peuples, renforcent les capacités militaires de l'UE et la chasse aux migrants et mènent une politique commerciale agressive.


M.Barroso, président de la Commission européenne, justifie ce prix en déclarant que l'Union européenne porte les valeurs de "liberté, de démocratie, de l'Etat de droit et du respect des droits de l'Homme". Ces valeurs sont pourtant à mille lieues des orientations des traités européens. 


Comment donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne forteresse qui mène une politique de fermeture de ses frontières faisant des milliers de victimes ?

 

Une Union qui s'engage à "améliorer progressivement ses capacités militaires (art. 42.3 du TUE) et qui reconnaît la suprématie de l'OTAN ? Qu'en pensent les peuples qui subissent sa stratégie d'exportation commerciale agressive par la signature d'Accords de partenariat économique qui laminent, par la libéralisation des marchés, des secteurs économiques entiers dans les pays du Sud ?


Enfin, qu'en pensent les millions de citoyens qui se mobilisent depuis deux ans, sur les places publiques en Grèce, en Espagne ou au Portugal, contre la destruction de leurs droits sociaux et les décisions de la Troïka, Commission et Banque centrale en tête ?

 

Attac Norvège rappelle qu'actuellement "ceux qui manifestent contre les politiques néolibérales de l'Union européenne et les plans d'austérité subissent une répression policière brutale".


Plutôt qu'un prix Nobel de la paix, nous proposons de décerner à l'Union européenne un prix Nobel de l'austérité. Les politiques d'austérité mises en oeuvre depuis deux ans n'ont fait qu'aggraver la situation des pays qui les subissent. Elles creusent ainsi l'écart entre les pays "du centre" et ceux "de la périphérie". Elles renforcent les nationalismes ambiants et accentuent la guerre économique, en mettant grandement en danger la construction d'une Europe de solidarité et de coopération, qu'Attac France défend, avec tous les autres Attac d'Europe.


Attac France, le 12 octobre 2012.

 

http://www.france.attac.org/articles/union-europeenne-attac-decerne-un-prix-nobel-de-lausterite

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 11:36

 

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Rennes
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Nantes
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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 12:52

3 octobre

 

A l’approche du 25ème anniversaire de l’assassinat de Thomas Sankara, de nombreux citoyens issus de différents pays continuent de signer l’appel « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique ». De partout monte l’exigence de la vérité et de la justice.


Le Président Thomas Sankara aurait 63 ans s’il n’avait pas été assassiné par les hommes de Blaise Compaoré, l’actuel président du Burkina Faso, et de Gilbert Diendéré, son chef d’Etat Major particulier. Ce dernier a été élevé au rang de chevalier dans l’Ordre national de la légion d’honneur française lors d’un séjour en France en mai 2008.


Le Président Thomas Sankara représentait l’espoir de tout un continent et il incarne aujourd’hui, en Afrique comme ailleurs, le modèle du dirigeant, résolu, intègre, courageux et créatif. Il dérangeait par ses prises de position sans concession contre la domination des puissances occidentales, tandis qu’il mettait en place un nouveau mode de développement alternatif autocentré, basé sur une juste répartition des richesses et une véritable coopération au service du peuple burkinabè.


Depuis, de nombreux témoignages accréditent la thèse d’un complot international (voir le dossier à l’adresse www.thomassankara.net/spip.p...).


Blaise Compaoré est aujourd’hui connu pour son implication dans les conflits au Liberia et en Sierra Leone comme l’ont confirmé de nombreuses déclarations durant le procès de Charles Taylor. Il a ensuite abrité et soutenu les rebelles en Côté d’Ivoire, et on s’interroge maintenant sur le rôle qu’il joue dans le conflit actuel au nord du Mali. On le présente pourtant comme un exemple dans les réunions internationales, notamment à l’ONU, en saluant son talent de « médiateur ». Des lobbies puissants en France et aux Etats-Unis se sont organisés pour défendre son image sur la scène internationale. Et pour cause, ce sont deux pays cités par les témoins libériens comme ayant participé au complot mené contre le président Sankara. Blaise Compaoré vient encore d’être reçu avec les honneurs par le nouveau président de la république française. 

 

A quand la rupture avec la Françafrique ?


Nous appelons les citoyens, les partis et les associations à amplifier la campagne par de nouvelles initiatives publiques en particulier au Burkina Faso, aux Etats-Unis pour que la lumière soit faite sur l’implication de la CIA et en France pour qu’une enquête parlementaire s’ouvre sans tarder, mais aussi dans tous les autres pays où Thomas Sankara représentait un modèle de dirigeant.


Nous appelons de nouveau les journalistes à se lancer dans des investigations, les historiens à se lancer dans de nouvelles recherches, les documentaristes à produire de nouveaux films, afin que l’on arrive enfin à connaître toute la vérité sur l’assassinat de Thomas Sankara.


Le réseau international « Justice pour Sankara Justice pour l’Afrique »


Le 1er octobre 2012, à Ouagadougou, Paris, Berlin, Madrid, Turin, Liège et Bamako.


Contact : contactjusticepoursankara@gmail.com

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 11:35

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Par Rédaction (3 octobre 2012)


Le directeur général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a récemment appelé les gouvernements à adopter le secteur privé comme « moteur principal » de la croissance de la production alimentaire globale.

 

Et enjoint à « fertiliser la planète avec l’argent » ! Dans une lettre ouverte, des organisations environnementales et paysannes démontent cet argumentaire, en rappelant notamment que les petits paysans sont plus productifs que les grandes compagnies agroalimentaires.

 

Nous sommes stupéfiés et offensés par un article co-signé par Jose Graziano da Silva, Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et Suma Chakrabarti, Président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), publié dans le Wall Street Journal le 6 septembre 2012. Dans cet article, ils appellent les gouvernements et les organisations sociales à adopter le secteur privé comme « moteur principal » de la nécessaire croissance de la production alimentaire globale.

 

Bien que les propos de deux dirigeants de ces deux influentes agences internationales font spécifiquement référence à l’Europe de l’Est ainsi qu’à l’Afrique du Nord, ils appellent également clairement à une augmentation au niveau mondial des investissements dans le secteur privé et dans l’accaparement des terres. Stipulant que le secteur privé est efficace et dynamique, ils appellent les compagnies privées à « doubler ses investissements dans les terres elles-mêmes, les équipements et les semences ».

 

Du même coup, les auteurs de l’article écartent les paysans ainsi que les quelques politiques qui les protègent, sous prétexte qu’ils constituent des fardeaux empêchant tout développement agricole, c’est pourquoi ils devraient être éliminés. Pour ce faire, ils pressent les gouvernement de faciliter la croissance des grandes industries agroalimentaires. Leur article fut publié dans le contexte d’une conférence tenue conjointement par la FAO et la BERD à Istanbul le 13 septembre 2012, événement qu’ils décrivent comme étant la rencontre la plus large et importante des compagnies et décideurs en matière d’agroalimentaire.

 

Les petits paysans plus productifs que les multinationales


Dans leur article, Graziano da Silva et Chakrabarti font un nombre d’allégations biaisées qui obscure la réalité concernant l’agriculture et l’alimentation. Ils montrent la Russie, l’Ukraine et le Kazakhstan comme des exemples où des compagnies agroalimentaires « ont réussi à transformer les terres dévastées des années 1990 (…) pour faire de ces pays les plus grands exportateurs de céréales actuels ». Mais ils ne mentionnent pas que les statistiques officielles de ces trois pays montrent que les petits fermiers et paysans sont plus productifs que les grandes compagnies agroalimentaires.

 

Les paysans et petits fermiers, notamment les femmes, sont responsables de plus de la moitié de la production agricole de la Russie, tout en occupant seulement le quart des terres agricoles. En Ukraine, les paysans et petits fermiers produisent 55 % de la production agricole et ce, sur seulement 16 % des terres agricoles, alors qu’au Kazakhstan, c’est 73 % de la production agricole qui est produite par les paysans et fermiers sur la moitié du territoire du pays. Le fait est que ces pays sont nourris par leurs paysans et leurs petits fermiers, ce qui est aussi vrai à travers le monde. Partout où les données officielles sont disponibles, comme aux États-Unis, en Colombie et au Brésil, ou dans les études conduites en Asie, en Afrique et en Amérique Latine, l’agriculture paysanne se révèle plus efficace que les larges industries agroalimentaires.

 

Contrer l’accaparement des terres


Contrairement à ce que le Directeur Général de la FAO prétend, ceux qui ont réellement la capacité de nourrir le monde sont les hommes et femmes fermiers et paysans du monde entier. L’expansion de l’agroalimentaire n’a fait qu’exacerber la pauvreté, détruire la possibilité de vies rurales dignes, augmenter la pollution et la destruction environnementales, et ramener le fléau de l’esclavage ainsi que de récents épisodes de crises alimentaires et climatiques. Pour les mouvements sociaux et les paysans et petits fermiers du monde entier, il est inacceptable et même incompréhensible qu’un Directeur Général de la FAO promeuve de la sorte la destruction de l’agriculture paysanne ainsi qu’une augmentation de l’accaparement des terres.

 

Ces allégations sont d’autant plus troublantes qu’elles arrivent après trois ans de travail prudent et acharné par La Via Campesina et d’autres organisations en vue de l’élaboration des directives volontaires de la FAO protégeant les communautés contre les accaparements des terres. L’article arrive aussi après que Graziano da Silva ait, durant sa campagne pour la direction de la FAO, assuré à plusieurs répétitions aux organisations de fermiers qu’il s’engageait à promouvoir et valider l’importance de l’agriculture paysanne ainsi que le rôle critique que les petits fermiers doivent jouer dans la production alimentaire.

 

Indépendance de la FAO ?


Le langage utilisé par Graziano da Silva et Chakrabarti est choquant. Des phrases comme « fertiliser la planète avec l’argent » ou « faciliter la vie de tous ceux qui souffrent de la faim » remettent en question la capacité de la FAO de maintenir la rigueur nécessaire ainsi que l’indépendance face aux large industries agroalimentaires en vue d’accomplir son travail et remplir le mandat des Nations Unies d’éradiquer la faim et d’améliorer les conditions de vie des populations rurales.

 

Nous nous demandons ce que la FAO veut dire par « Année Internationale de l’agriculture familiale » lorsque son Directeur Général déclare que les obstacles ralentissant l’expansion de la production agricole sont « (le) niveau relativement élevé de protectionnisme, (le) manque d’irrigation correcte, (et les) petites fermes de taille peu économique ». Cette vision ainsi que l’asservissement de la FAO aux demandes et intérêts des cupides investisseurs minent tout le travail de conciliation mené durant ces dernières années entre les organisations paysannes et la FAO. Et ceci soulève la question de savoir pourquoi la FAO n’a pas développé une proposition d’action concrète et efficace pour promouvoir l’agriculture paysanne et familiale comme réponse fondamentale à la crise alimentaire globale qui enrichit, une fois de plus, les banques transnationales et les corporations. Nous nous demandons où iront les familles paysannes si ces plans de transformation de leurs terres en méga-fermes industrielles se réalisent ?

 

Des profits gigantesques pour une élite


Au-delà de l’enjeu de la FAO abandonnant sa mission, nous exprimons également une profonde préoccupation concernant le rôle actif que joue la BERD dans la promotion, et les bénéfices qu’elle retire, d’investissements dans les accaparements de terres et la prise en charge de l’agriculture par les grandes compagnies agroalimentaires. La position de la BERD est encore plus dangereuse maintenant qu’elle a élargi sa zone d’opération en Afrique du Nord. Ce qui est aujourd’hui nécessaire pour l’agriculture et la planète est tout à l’opposé de ce que proposent Chakrabarti et Graziano da Silva. L’humanité et ceux souffrant de la faim ont besoin que des zones rurales d’agricultures, qui représentent la moitié de la population mondiale et rendent l’agriculture paysanne possible, soient protégées et promues — parce que l’agriculture paysanne est plus efficace et productive, parce qu’elle produit au moins la moitié de la production alimentaire globale ainsi que la majorité des emplois en zones rurales, et finalement parce qu’elle refroidit la planète.

 

Les moyens de subsistance des paysans et peuples indigènes, ainsi que leurs systèmes de production alimentaire, ne peuvent pas être détruits pour créer une nouvelle source de profits gigantesques pour un groupe restreint d’élites. Nous avons besoin de réformes agraires complètes et efficaces qui remettent les terres et territoires aux mains des populations rurales. La marchandisation et l’accaparement des terres doivent tous deux être arrêtés et renversés. Nous n’avons pas besoin d’industries agroalimentaires ; nous avons besoin d’un plus grand nombre de communautés de familles paysannes et autochtones vivant en pleine dignité et respect. Les paysans et fermiers nourrissent le monde. Les industries agroalimentaires se l’accaparent.

 

Le 14 Septembre 2012.

 

Signataires :

 

La Via Campesina, GRAIN, les Amis de la Terre International (FoEI), Coordinadora Latinoamericana de Organizaciones del Campo (CLOC), MMM - Marche mondiale des femmes, ETC group, Latin American Articulation of Movements Toward ALBA.

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 10:58
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3 octobre 2012
  

Le succès de la manifestation unitaire de Paris montre une mobilisation en forte progression dans l’ensemble du pays.


L’Assemblée nationale doit se prononcer sur la ratification du traité le mardi 9 octobre. Malgré ce calendrier parlementaire à marche forcée, nous ne lâcherons rien.


Mobilisations décentralisées


Nous nous engageons à continuer ensemble la mobilisation “pour une Europe Solidaire et contre le Traité d’austérité”, et pour démontrer l’illégitimité des dettes que les peuples sont contraints de payer.

Nous appelons d’ores et déjà à un grand week­‐end d’initiatives décentralisées, dans toutes les villes de France les 6 et 7 octobre pour rappeler au Président de la République, à son gouvernement et aux élus parlementaires qu’ils doivent écouter les citoyens.


Meeting européen


Le 8 octobre nous démontrerons à nouveau que notre mouvement dépasse nos frontières avec un grand meeting européen à Paris.


Il réunira des personnalités syndicales, associatives et politiques européennes représentatives des luttes actuelles contre les politiques de la Troïka et engagées dans la construction d’un Alter Summit, pour une Europe solidaire (sommet alternatif européen prévu au printemps 2013 en Grèce).


Tout ne fait que commencer : Le traité ne doit pas passer !

Une Europe solidaire, écologique et démocratique est possible !


SIGNATAIRES


Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFF (SPUCE CFDT), CGT-Cheminots, CGT Finances, CGT Educ’action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, Femmes Egalité, FSU-Île de France, SNAC-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUITAM FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA , Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform !, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.


SOUTIENS EUROPÉENS


Movimiento 15M des indignés espagnols, Collectif européen d’économistes Euromemo, Réseau EU in crisis (TNI/CEO), Parti de la gauche européenne (PGE), Réseau des Attac d’Europe.

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2 octobre 2012 2 02 /10 /octobre /2012 10:56

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 14:17

austerite-4b

 

Hollande se vante d’imposer « l’effort le plus important depuis 30 ans », de trouver 36, 9 milliards d'euros pour réduire le déficit public à 3 % du PIB.


Jean-Marc Ayrault le présente comme "un budget de combat pour la justice sociale ». Il voudrait faire croire que les 24 milliards d’augmentation d’impôts sont synonymes de justice fiscale. Il n’en est rien.

 

Ce n’est pas parce que les plus riches et les patrons crient le plus fort qu’ils sont les plus touchés. La fameuse taxe à 75 % sur les revenus supérieurs à 1 million ne prendra pas en compte les revenus du capital. Elle ne concernera que 1500 personnes. Beaucoup de bruit pour rien !

 

L’ISF revient à la hauteur qu’il avait avant que Sarkozy ne fasse cadeau de sa réduction aux grandes fortunes.

 

Mais en contrepartie le bouclier fiscal est rétabli : personne ne paiera plus de 75 % de ses revenus. En revanche le gel du barème de l’impôt sur le revenu, qui signifie que la base de calcul des impôts n’est plus revalorisée du montant de l’inflation, pénalise durement celles et ceux qui n’étaient jusqu’alors pas imposables, qui le deviennent et perdent en même temps toute une série d’avantages sociaux.


Du côté des baisses de dépenses, le gouvernement lui même explique que le gel des crédits des ministères maintient l’effort imposé par François Fillon.

 

Les créations d'emplois dans les secteurs jugés prioritaires comme l'Education seront "strictement compensées", ce qui implique que les suppressions d’emplois dans les autres secteurs seront encore plus sévères.

A quoi sert d’avoir viré la droite si c’est pour continuer et aggraver la misère et les destructions d’emplois dans les services publics ?


Hollande prétend qu’il n’y a pas le choix, mais chaque année l’Etat verse 50 milliards aux banques et aux riches au titre des seuls intérêts de la dette publique. Faire la lumière sur le contenu et l’illégitimité de la dette et arrêter de payer ou accepter de plus en plus d’austérité comme l’exige le traité européen et sa règle d’or, il faut choisir !


Le NPA appelle à manifester massivement le 30 septembre contre le TSCG et à amplifier le combat unitaire contre l’austérité.

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