Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:42

austerite-4b

Par Cédric Durand (28 septembre 2012)


Le traité budgétaire européen, auquel s’opposent le Front de gauche, Europe écologie - Les verts et plusieurs élus socialistes, sera débattu à l’Assemblée nationale début octobre.

L’économiste Cédric Durand, opposé au traité, répond ici aux arguments de la secrétaire du PS à l’économie et nouvelle député, Karine Berger, qui défend sa ratification.


Beaucoup a été écrit sur l’absurdité économique et le caractère anti-démocratique du traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance dans l’Union économique et monétaire (TSCG). Il ne s’agit donc pas de reprendre ici ces arguments sans appels, mais plutôt de se risquer à une petite opération de contre-feu suite à la tribune en faveur de la ratification du TSCG écrite par Karine Berger dans Le Monde du 20 septembre.


Nouvelle député, secrétaire du PS à l’économie, cette polytechnicienne sur le retour d’un pantouflage dans la société d’assurance Euler Hermès est aujourd’hui pressentie pour être porte-parole dans l’équipe d’Harlem Désir. Clair et bien écrit, son texte est une épure, ce que l’on peut espérer de mieux de la raison sociale-libérale. L’argumentation n’est pas sophistiquée mais élégante. Sobre, elle assène avec aplomb mensonges, fausses évidences et mauvaise foi tout en laissant échapper de jolis aveux. Démonstration.


Karine Berger attaque fort en affirmant que « l’euro n’a pas été inventé pour des raisons économiques. Il a été mis en place pour que des peuples perdent l’habitude de s’entre-tuer ». Qui pourrait croire pareille baliverne ? Du rapport de la European round table qui a conduit à la signature de l’acte unique de 1986 à la construction de l’Union économique et monétaire (UEM) téléguidée par les banques centrales, le pari bien naïf de Jacques Delors était de confier aux intérêts des multinationales et des banques le soin de construire l’Europe.

 

Celles-ci se sont acquittées de la tâche en fonction de leurs intérêts bien compris : les avantages de la concurrence libre et non faussée sur le premier marché du monde et la construction d’une monnaie mondiale permettant des gains financiers conséquents et récurrents sur leurs opérations internationales. L’UEM est avant tout une affaire de gros sous.


Solidaire du capital financier


Et puis, s’il faut parler de construction de la paix, jugeons sur pièce ! Jamais depuis la seconde guerre mondiale, la discorde n’a été aussi vive entre les peuples européens. Les extrêmes droites surfent sur les égoïsmes nationaux, profitant de l’aubaine d’une « solidarité » qui ne s’exerce que vis-à-vis du capital financier : aucun des plans de sauvetages décidés depuis 2010 n’a eu d’autres objectifs que d’éviter ou de contenir des cessations de paiements risquant de provoquer la banqueroute d’institutions financières chancelantes ; l’argent versé ne le fut qu’à fin de permettre aux pays concernés (Grèce, Portugal, Irlande et Chypre pour l’instant..) de continuer de rembourser leurs dettes.


L’Europe est mal en point. C’est un fait. Mais l’élection de François Hollande aurait changé la donne nous dit Mme Berger : « C’est une inversion du mouvement qui a été permis par les élections françaises. D’ailleurs, ceux qui doutent sont bien les seuls à sembler croire qu’il ne se serait rien passé en Europe à la suite des élections françaises. Pour l’anecdote, dans mes tournées des investisseurs sur la dette de la France pendant la campagne, j’ai vu leurs positions se retourner. Alors qu’en janvier ils me harcelaient pour que nous nous soumettions à l’austérité, en mai ils applaudissaient à l’idée d’un pacte pour la croissance de M. Hollande qui était devenu consensuel. Il y a bien eu le commencement d’une réorientation profonde du chemin que prenait l’Union européenne grâce à l’élection de François Hollande et au sommet européen des 28 et 29 juin. »


De l’austérité hard à l’austérité soft


En fait, que le traité soit ou non adopté, l’austérité hard a du plomb dans l’aile en Europe. Et François Hollande n’y est pas pour grand chose. Même le plus obtus des bureaucrate bruxellois – et a fortiori les investisseurs rencontrés par Mme Berger dont l’argent est en jeu ! – ne peut que constater la validité du b.a.-ba de la macroéconomie : dans une « récession de bilan », lorsque les ménages et les entreprises sont contraints de se désendetter pour encaisser le choc de la crise financière, si les États font de même, l’économie ne peut redémarrer. La nouvelle récession dans laquelle plonge l’Europe après celle de 2008-2009 confirme le scénario « double dip » (littéralement double plongeon) anticipé de longue date par les économistes qui gardaient un brin de lucidité.


Après un léger éloignement des échéances pour l’Espagne et le Portugal – personne ne croyant plus au calendrier du dernier accord sur la Grèce – c’est maintenant l’objectif de réduire le déficit public de la France à 3 % en 2013 qui est « intenable ». Puisque les faits sont têtus, une inflexion est en préparation au niveau de la commission. Un récent papier de l’influent think-tank bruxellois Bruegel prépare ainsi le terrain à un assouplissement généralisé des contraintes budgétaires pour l’année qui vient.


Coup d’État bureaucratique


Le coup d’État bureaucratique rampant depuis 2010, lui, se poursuit plus que jamais. Et le traité marque à cet égard un pas en avant significatif en soumettant à des instances technocratiques non élues la surveillance des politiques économiques des pays. Une de ses dispositions les plus importantes – mais les moins commentées – est sans doute l’article 11 qui stipule qu’ « en vue d’évaluer quelles sont les meilleures pratiques et d’œuvrer à une politique économique fondée sur une coordination plus étroite, les parties contractantes veillent à ce que toutes les grandes réformes de politique économique qu’elles envisagent d’entreprendre soient débattues au préalable et, au besoin, coordonnées entre elles. Cette coordination fait intervenir les institutions de l’Union européenne dès lors que le droit de l’Union européenne le requiert ». Bref et relativement vague, cet article implique que la politique économique des États, sans restriction de domaine, est désormais du ressort des institutions européennes, loin des pressions populaires que peuvent laisser filtrer les processus électoraux.


Les dernières déclarations de Mario Draghi vont dans le même sens. L’engagement de la Banque centrale européenne (BCE) de racheter la dette des pays asphyxiés par les marchés financiers va leur redonner un peu d’oxygène à court terme, à conditions que leurs gouvernements se soumettent à la troïka (Banque mondiale, FMI, Commission européenne) pour accélérer la transformation néolibérale de leurs économies (libéralisation du marché du travail, privatisations..).


Le pacte de croissance ? 0,1 % du PIB de l’Europe…


Pour la cause, Karine Berger sait mettre à distance sa formation d’économiste. Elle affirme que « grâce à l’ajout d’obligations européennes de financement de projet et de l’utilisation des fonds structurels européens pour les pays en difficulté du sud de la zone euro, l’union monétaire va au contraire réaliser pour la première fois depuis 1954 une véritable politique keynésienne commune ». Ces mesures, qui correspondent au pacte de croissance arraché par François Hollande fin juin, ne représente au total que 10 milliards d’argent frais, soit moins de 0,1 % du PIB de l’UE. Un simple grain de poussière dans le torrent de la récession...


Et de conclure, par une justification à tous les renoncements. « A M. Mélenchon, je dis non, la France n’est pas seule à la table des négociations, non, l’Europe n’a pas non plus à s’aligner sur les seules volontés françaises, non, l’avis des citoyens allemands ne pèse pas moins que celui des citoyens qui ne vous ont pas élu à la présidentielle et aux législatives. » Le piège tendu à la gauche consiste à brandir la menace de la désunion entre les peuples pour mieux défendre la finance. Il y a là un petit jeu de miroir avec l’extrême droite, qui ne peut que profiter aux nationalistes. Pour en sortir, une gauche digne de ce nom doit assumer haut et fort que solidarité, internationalisme et démocratie ne peuvent s’épanouir sous le joug de la finance. Vouloir désobéir aux institutions de l’Union économique et monétaire n’implique pas une union sacrée contre les autres peuples.

 

Cédric Durand est économiste à l’Université Paris 13 et participe à la revue Contretemps.

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Repost 0
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 14:36
sapristi
Communiqué du collectif unitaire de préparation de la manifestation du 30 septembre
 
26 septembre 2012
  

À quatre jours de la manifestation unitaire « Pour une Europe solidaire, Non au Traité d’austérité », l’éventail des organisations participantes s’est considérablement élargi par rapport aux signataires de l’appel unitaire publié le 11 septembre. Il rassemble aujourd’hui 65 organisations.


Du côté associatif, de nombreuses associations féministes comme Osez le Féminisme, Les efFRONTté-e-s, la Marche mondiale des femmes ou Femmes Egalité manifesteront en tête du cortège avec le Collectif national pour les droits des femmes. L’association Droit au Logement, le Collectif des associations citoyennes, Act-up ou des membres du mouvement des indignés (tels le groupe ‘Démocratie réelle maintenant’) seront également présents.


Les syndicats ne sont pas en reste : de nombreuses organisations de la CGT ont rejoint les rangs des organisateurs, notamment l’Union régionale Ile-de-France et ses Unions départementales, les Fédérations des cheminots, des fonctionnaires, du livre, des organismes sociaux, etc…

 

La FSU elle aussi a décidé de rejoindre la manifestation et nombre de ses organisations participent activement à la préparation du 30 septembre. L’Union syndicale Solidaires avait, elle, appelé dès le départ.


Des organisations politiques ont aussi rejoint les premiers signataires, comme le Parti pour la décroissance et le Parti fédéraliste européen.

 

Nous appelons en outre les responsables, militants et sympathisants d’Europe Ecologie-Les Verts ainsi que les socialistes qui ont pris la même position à participer à la manifestation, sur la base de notre refus commun du Pacte budgétaire et de notre engagement commun pour une autre Europe, solidaire, écologique et démocratique.


La manifestation du 30 septembre conclura une grande semaine de mobilisation européenne contre l’austérité avec des manifestations massives en Espagne, en Grèce et au Portugal. De nombreux représentants européens seront présents dimanche pour témoigner du caractère solidaire et européen de la lutte contre l’austérité, et les Indignados organiseront des rassemblements devant les représentations diplomatiques françaises.


Loin de porter une dynamique anti-européenne ou xénophobe, notre campagne contre le Pacte budgétaire s’inscrit dans la construction des résistances européennes et des alternatives aux politiques d’austérité qui sont en train de mener l’Union dans le gouffre. Nous récusons par avance toute tentative d’instrumentalisation du mouvement citoyen qui est en train de naître par des forces souverainistes, nationalistes ou autoritaires.


Dès le début octobre, nous organiserons à Paris un meeting européen, avec des personnalités syndicales, associatives et politiques européennes représentatives des luttes actuelles contre les politiques de la Troïka et engagées dans la construction d’un « Alter Summit » européen.


Le collectif de préparation de la manifestation


26 septembre 2012


NB : Une conférence de presse est prévue dimanche à 12h avec les organisateurs


Premiers signataires au 26 septembre :


Act-up Paris, Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, A gauche par l’exemple, CADAC, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFF (SPUCE CFDT), CGT-Cheminots, CGT Finances, CGT Educ’action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF, Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fédération Droit au Logement, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, Femmes Egalité, FSU-Île de France, EPA/FSU, SNAC-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNETAP-FSU, SNUAS FP FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUITAM FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE (Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, M’PEP, Marches Européennes, NPA, Osez le féminisme, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform !, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.


Soutiens européens :


Corporate Europe Observatory, Movimiento 15M, Parti de la Gauche Européenne, Réseau des Attac d’Europe, Transnational Institute

Repost 0
28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:53
Repost 0
26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 11:42

manif du 30

Par Sophie Chapelle (26 septembre 2012)


L’austérité, incompatible avec la transition écologique ?

 

C’est ce qui ressort de l’appel lancé par 100 militants écologistes (à lire ici), proches du Front de gauche, d’Europe Ecologie-Les Verts et du NPA. Parmi eux, Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche, Jacques Boutault, maire EELV du 2e arrondissement de Paris, ou Christine Poupin, porte-parole du NPA.

 

Ils prennent position contre la ratification du pacte budgétaire européen, considérant que « la transition écologique et sociale ne peut en aucun cas passer par l’austérité et la réduction des acquis sociaux, pas plus que la répartition des richesses ne peut attendre une improbable et destructrice croissance du PIB ».

 

En imposant la limitation des dépenses publiques, ce traité empêcherait les investissements dans les services publics de l’eau, du rail et de l’énergie. Des investissements publics au service de la « bifurcation écologique » de la société.


Les signataires de cet appel militent pour la relocalisation de l’activité, la reconversion industrielle et considèrent que le plus grand gisement de « redressement productif » « passe aujourd’hui par la transition énergétique et la révolution écologique de notre société ».

 

Une manifestation nationale contre le pacte budgétaire européen aura lieu à Paris le 30 septembre. L’Assemblée nationale votera le mardi 9 octobre sur ce texte et le mercredi 10 octobre sur la règle d’or budgétaire.

 

http://www.bastamag.net/article2661.html


Repost 0
25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 12:31

austerite-4b

Texte d’analyse de la LDH


La présentation au Parlement français du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance au sein de l’Union économique et monétaire » (TSCG), début octobre, inscrit au centre de l’actualité nationale les mécanismes de la construction européenne. Au-delà du débat somme toute conjoncturel, sur sa ratification, ce traité soulève de légitimes inquiétudes, que la Ligue des droits de l’Homme partage avec beaucoup de citoyens en Europe.


Le texte en question est un traité international et non un traité européen. Son adoption ne requiert pas l’unanimité des Etats membres ; le soutien de douze pays suffira à sa mise en application. Ce système exclut toute garantie de contrôle du Parlement européen.

 

Elaboré pour mettre en place des prêts européens à des pays n’ayant plus d’accès à un taux raisonnable au marché pour financer leurs déficits publics, le traité impose à ces pays des calendriers automatiques, contraignants et extrêmement rapides pour des retours aux équilibres macroéconomiques.

 

Un simple retard de ces rythmes d’ajustement se traduit par des sanctions financières également automatiques et immédiates.

 

Cette mécanique est tout entière construite autour d’une pseudo-rationalité économique, elle traduit un primat du libéralisme économique qui exige des gouvernements qu’ils portent atteinte aux droits sociaux, et ouvre la voie à de graves régressions démocratiques.


C’est cette double régression des droits – sociaux et démocratiques – qui est à l’œuvre en Grèce, au Portugal et en Espagne.

 

Elle se traduit partout par une explosion de pauvreté, un regain d’exclusion, des limitations portées à la délibération démocratique. Elle conduit de surcroît à une impasse économique, et accroît les risques de dérives politiques. Alors que les questions d’intérêt général au niveau européen sont souvent occultées ou instrumentalisées dans des luttes de pouvoir nationales, la crise économique et sociale peut alimenter des dérives antidémocratiques dans les opinions publiques. Nul n’imagine clairement le scénario d’un éclatement possible de la zone euro, ni l’ampleur de ses répercussions, probablement très négatives, y compris pour les pays les plus prospères de l’Union.


Pour toutes ces raisons, la LDH s’inquiète de cette réponse structurelle aux déséquilibres économiques de la zone euro.

 

De récentes décisions de financer au niveau européen des investissements à potentiel économique de croissance sont, de fait, bienvenues ; mais elles ne porteront leurs fruits qu’au fil des années, alors que l’angoisse sociale se développe dans le présent. Ce décalage dans le temps est très préoccupant et significatif, une fois de plus, d’une certaine conception qui fait du social un sous-produit de la politique économique.


Le traité de Lisbonne affirmait pourtant avec justesse que « le projet européen vise au bien-être de nos sociétés [et] promeut la cohésion économique, sociale et territoriale, et la solidarité entre les Etats membres ». Cela est encore plus vrai dans la crise actuelle.

 

La Ligue des droits de l’Homme souhaite que les politiques mises en place soient à la hauteur de cet objectif de cohésion et de solidarité et répondent directement, et dans l’urgence, aux situations sociales dramatiques que produit la crise. Au risque que l’avenir européen ne soit pas partagé par l’ensemble de ses résidents.


Considérant que, dans le temps court qui est celui des marchés financiers, une politique économique automatique symbolisée par la « règle d’or » ne produit que crise et instabilité, elle affirme que c’est la démocratie qui donne de la stabilité et que la construction européenne n’a d’avenir que dans l’effectivité de l’accès aux droits fondamentaux, économiques, sociaux et démocratiques, dans la mise en œuvre de solidarité par-delà les frontières nationales.


La Ligue des droits de l’Homme estime qu’il y a grand besoin de débats publics et entend y prendre part à partir de ses préoccupations : la défense des droits sociaux et démocratiques, la solidarité.

 

Au-delà d’une approche exclusivement centrée sur l’acceptation ou le refus du TSCG, vision qui aurait le défaut majeur de mélanger des réponses politiques fort hétérogènes, elle travaillera à mettre en débat les conditions d’une construction européenne fondée sur le progrès social et sur l’égalité des droits civiques et sociaux, à l’opposé des politiques d’austérité et des accords de compétitivité, qui ont en général pour conséquence une concurrence destructrice de tous contre tous.


Car pour avoir des chances de réussir, une politique de sortie de crise doit être comprise et soutenue par les citoyens, rendus capables de faire démocratiquement le bilan des efforts et de leur répartition dans le temps et entre les catégories sociales d’une part, des finalités et des résultats attendus d’autre part.

 

C’est ainsi qu’elles et ils seront disponibles pour y contribuer, et non par la coercition d’une politique automatique obligatoire qui produit toujours plus de privilèges pour les plus riches et toujours moins de droits pour les autres. Un débat citoyen sur la crise de l’euro, celle de l’Europe et sur les moyens d’en sortir est donc éminemment nécessaire. La Ligue des droits de l’Homme entend y tenir toute sa place.


Paris, le 24 septembre 2012.

 

http://www.ldh-france.org/Traite-budgetaire-Europeen-Et-les.html

Repost 0
23 septembre 2012 7 23 /09 /septembre /2012 10:43

parasite.jpg

Repost 0
20 septembre 2012 4 20 /09 /septembre /2012 11:26


Banderole en couleur Initiave femmes contre dette-68637


« Dette publique illégitime, austérité, crash social et féminisme »


Durant deux semaines, du 22 octobre au 8 novembre 2012, des militantes féministes du Portugal, d’Espagne, de France, de Grèce, d’Angleterre, de Hongrie, etc. sillonneront les routes françaises pour réaliser une série de conférences et de rencontres publiques sur le thème « Dette publique illégitime, austérité, crash social et féminisme ».

 

Cette tournée réalisée avec l’aide des collectifs pour un audit citoyen visitera pas moins de 9 villes en France ainsi que Genève.

 

Elle débutera le 22 octobre à Paris pour se poursuivre à Orléans le 23, puis à Rennes le 24, ensuite elle gagnera Grenoble le 25 et rejoindra Genève le 26 octobre. Elle prendra son second souffle en se rendant le 5 novembre à Lyon, puis à Mende le 6, pour se diriger ensuite vers Marseille le 7 et se clôturer à Montpellier le 8 novembre.

 

De là, des intervenantes de la tournée prendront le chemin de Florence pour y organiser une Agora féministe européenne contre la dette et les mesures d’austérité.

 

Lire la suite

 


Repost 0
4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 10:20

img 9406jpg-e675-0ef90

 

Plus d'un tiers des Français (37%) affirment avoir déjà connu, à un moment de leur vie, une situation de pauvreté, soit deux points de plus que l'an dernier, selon la 6e édition du baromètre Ipsos-Secours populaire sur la précarité présentée lundi.


Si 44% disent n'avoir jamais été dans une telle situation, 19% déclarent avoir été "sur le point de connaître" une situation de pauvreté, sans y être pour autant tombé.


Inquiets pour l'avenir, une large majorité (85%) d'entre eux estiment que les risques que leurs enfants connaissent un jour une situation de pauvreté sont plus élevés que pour eux-mêmes (dont 55% estiment qu'ils sont beaucoup plus élevés). A l'inverse, seulement 11% jugent que ces risques sont moins élevés.


Pour 91% des Français, éprouver régulièrement d'importantes difficultés pour se procurer une alimentation saine et équilibrée constitue une situation de pauvreté.


Mais ne pas pouvoir envoyer ses enfants en vacances au moins une fois par an ou ne pas pouvoir accéder à des biens ou des activités culturelles et de loisirs pour soi et sa famille constituent aussi des situations de pauvreté pour respectivement 73% et 74% des Français.


Les enfants, eux, redoutent à 58 % de devenir pauvre un jour


Pour les sondés, le revenu minimum nécessaire pour une personne seule pour ne pas être considérée comme pauvre en France se situe à 1.062 euros, soit au-dessus du seuil de pauvreté officiel (954 euros selon l'Insee).


Plus précisément, 37% estiment ce revenu minimum à "plus de mille euros", et 30% à mille euros, dès moins 800 euros pour 12% des personnes interrogées et pour 17% d'entre eux, "entre 800 et 999 euros".


Sondage réalisé par téléphone du 6 au 9 juillet, auprès de 1.021 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus, selon la méthodes des quotas. Par ailleurs, dans un autre sondage réalisé par internet du 4 au 12 juillet, auprès de 500 enfants de 8 à 14 ans, 58% affirment avoir peur d'être pauvre un jour.

 

http://www.humanite.fr/societe/la-pauvrete-inquiete-les-adultes-et-fait-peur-aux-enfants-503146

Repost 0
29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 13:47

mrmoneybags

 

Hier, François Hollande a annoncé qu'il soumettrait au parlement, début octobre, le traité budgétaire européen.

 

Il veut aller au plus vite pour éviter que les travailleurs et la population ne s'emparent du débat et se mobilisent pour rejeter ce traité qui vise à instaurer le carcan de la règle d'or de l'austérité pour permettre à l'Etat de continuer d'assurer une rente financière scandaleuse aux banques et aux spéculateurs.

 

Il se veut le continuateur de la politique engagée par Sarkozy.

 

Il faut mettre en échec cette politique qui alimente les profits des financiers en prenant dans la poche des travailleurs et conduit à la récession. Les plans de licenciements, dont celui de PSA, en sont la cruelle démonstration.


Le NPA s'adresse à toutes les forces de la gauche politique et syndicale pour construire ensemble une riposte unitaire.

 

Des députés et sénateurs PS ou EELV, Eva Joly s'opposent au traité budgétaire. Jean-Luc Mélenchon a repris l'idée d'une manifestation.

 

Ensemble, il est possible de mettre un coup d'arrêt à cette politique, engagée par Sarkozy et poursuivie par Hollande.

Repost 0
24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 13:08

task ACu02

24 août par Eric Toussaint

 

Il est essentiel de percer l’écran de fumée de l’histoire racontée par les créanciers et rétablir la vérité historique. Des annulations généralisées de dette ont eu lieu de manière répétée dans l’histoire.


Hammourabi, roi de Babylone, et les annulations de dette


Le Code Hammourabi se trouve au musée du Louvre à Paris. En fait, le terme « code » est inapproprié, car Hammourabi nous a légué plutôt un ensemble de règles et de jugements concernant les relations entre les pouvoirs publics et les citoyens. Le règne d’Hammourabi, « roi » de Babylone (situé dans l’Irak actuel), a commencé en 1792 av. J-C et a duré 42 ans. Ce que la plupart des manuels d’histoire ne relèvent pas, c’est qu’Hammourabi, à l’instar des autres gouvernants des cités-Etats de Mésopotamie, a proclamé à plusieurs reprises une annulation générale des dettes des citoyens à l’égard des pouvoirs publics, de leurs hauts fonctionnaires et dignitaires.

 

Ce que l’on a appelé le Code Hammourabi a vraisemblablement été écrit en 1762 av. J-C. Son épilogue proclamait que « le puissant ne peut pas opprimer le faible, la justice doit protéger la veuve et l’orphelin (…) afin de rendre justice aux opprimés ». Grâce au déchiffrage des nombreux documents écrits en cunéiforme, les historiens ont retrouvé la trace incontestable de quatre annulations générales de dette durant le règne d’Hammourabi (en 1792, 1780, 1771 et 1762 av. J-C).

 

Lire la suite

Repost 0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg