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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 11:21

 

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Le classement 2012 de Challenges montre que les 500 plus riches français ont cumulé 267 milliards d’euros de gain.

Soit autant que les recettes de l’État. Voilà une bonne source de taxation à étudier pour réduire les déficits et la dette publique.

Moins d’une semaine avant l’étude par l’Assemblée nationale du collectif budgétaire 2012, Challenges relance sans le vouloir le débat sur la taxation des plus riches et sur une autre répartition des richesses en France.

Citant Jean-Philippe Delsol, auteur de À quoi servent les riches (éditions JC Lattès), le magazine a fait le calcul: « S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres (en France) recensés par l’Insee, cela représenterait 33 000 euros pour chacun d’eux ».


Quant à résorber le déficit public de la France avec les sous des plus riches, c’est tout à fait possible. Si l’on prenait à ces 500 plus grandes fortunes les 69,6 milliards d’euros nécessaires pour combler le déficit public actuel, cela leur laisserait tout de même aux alentours de 200 milliards pour subvenir à leurs besoins cette année.

Les autres scandales mis en lumière par ce classement : des riches un peu moins riches mais toujours très riches.

Les 500 plus grandes fortunes françaises souffrent (un peu) de la crise, mais elles sont tellement riches qu’elles ne s’en sont sans doute pas rendu compte.

Leurs revenus ont baissé de 3% par rapport au classement précédent. La faute, selon le magazine, aux « difficultés de l’économie française », à « la chute des cours de bourse et l’assèchement du marché des fusions acquisitions, dont l’activité poussait jusqu’alors la valeur des entreprises à la hausse ».

Les plus fortunés sont toujours les mêmes.

Neuf des dix plus grandes fortunes 2011 restent dans le Top 10 2012.

Bernard Arnault demeure le plus riche de tous. Les 21 milliards d’euros en poche du patron de LVMH représentent à eux seuls 8% du total du classement.

La famille Mulliez et ses Auchans demeurent deuxièmes et ne connaissent pas la crise.

Les Servier plus riches, malgré le Médiator. Jacques Servier se bat comme un beau diable dans les prétoires pour ne pas indemniser les victimes de son Médiator. Sa famille lui en sait gré en remontant de la 17e à la 15e place.


Bettencourt rétrogradée. Liliane Bettencourt et sa famille sont poussées hors du podium par Bertrand Puech et les familles actionnaires de Hermès.

Lactalis dans le gotha. Lactalis n’est pas Doux et la hausse des produits alimentaires va bien quelque part. La famille Besnier, fondatrice du premier laitier mondial, grimpe à la dixième place du classement.

Niel a Free, il a tout compris. A l’heure où les opérateurs mobiles prennent prétexte de l’arrivée de Free pour dégraisser en France et délocaliser à tout va, le propriétaire du groupe télécom Iliad, Xavier Niel, arrive à la douzième place du classement.

 

http://www.cgt-dieppe.fr/article-les-500-plus-riches-fran-ais-gagnent-autant-que-les-recettes-de-l-etat-109336035.html

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 10:38

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21 août par Jérome Duval

 

Bankia, un cas emblématique de la crise bancaire espagnole


Le sauvetage de BFA-Bankia, via la nationalisation de ses pertes et actifs toxiques, suivie d’une demande d’aide publique historique de 19 milliards d’euros (23,5 milliards en tout avec les aides déjà reçues), a précipité l’Espagne dans une hystérie politique rythmée par un pouls sous l’hypertension financière des échéances fixées par les créanciers.

 

L’annonce le 9 juin 2012 par le gouvernement Rajoy – qui s’y était pourtant refusé – d’un plan de sauvetage pouvant atteindre 100 milliards d’euros (environ 10% du PIB) destiné à assainir l’ensemble du secteur financier espagnol met les marchés et les institutions financières internationales sous tension. Les réunions de l’euro groupe, du G20 ou les visioconférences se succèdent depuis Rome, Washington, Paris ou Bruxelles sans pour autant calmer la fureur des spéculateurs qui se déchaînent sur le marché de la dette. Pendant ce temps, la population pâtit de nouvelles mesures antisociales la plongeant dans une précarité d’une sévérité toujours plus extrême.


Bankia se crée sur la montagne d’actifs immobiliers des caisses d’épargne


Au cœur de cette crise, BFA-Bankia, quatrième banque du pays en termes de capitalisation boursière avec ses plus de 10 millions de clients et ses quelque 380 000 actionnaires. Elle représente 10% du système financier espagnol. Sans doute la plus exposée aux crédits immobiliers à risque, elle est considérée comme une banque ’systémique’ : sa faillite serait susceptible d’entraîner l’ensemble du secteur bancaire à sa perte et, au-delà, l’économie tout entière du pays. Bankia, ou plus exactement BFA-Bankia, né fin 2010, est le fruit d’un savant mélange qui permet d’isoler les actifs immobiliers problématiques des sept caisses d’épargne regroupées au sein de la maison mère BFA (Banco Financiero y de Ahorros). Celle-ci, aidée par l’Etat, opère comme la « bad bank » de Bankia.

 

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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 12:58

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Et si on arrêtait de payer ?


10 questions/10 réponses sur la dette publique belge et les alternatives à l’austérité

"Les dettes qui ont été contractées par un gouvernement, dans un cadre démocratique et pour servir l’intérêt général, peuvent être considérées comme légitimes et doivent être remboursées normalement, pour autant que leur remboursement n’implique pas la dégradation des conditions de vie des populations.

 

Mais lorsqu’une dette est le résultat soit d’une socialisation de dettes de la finance privée qui a pratiqué des politiques de spéculation, soit d’énormes cadeaux fiscaux non justifiés et inefficaces, elle doit être considérée comme illégitime et ne devrait pas être mise à la charge des peuples."


Structuré en 10 questions/10 réponses, ce livre témoigne d’une double urgence citoyenne : d’une part, comprendre les origines et les enjeux de la dette et , d’autre part, ouvrir un débat public sur la légitimité de la dette publique belge.


En proposant des alternatives concrètes à l’austérité, l’auteur nous invite à rompre avec une logique mortifère et à nous mobiliser pour construire un monde socialement juste et respectueux de la nature.


Olivier Bonfond est économiste et auteur de nombreux articles sur les relations Nord-Sud et les alternatives à la mondialisation capitaliste (Comité pour l’annulaton de la dette du tiers monde) de 2005 à 2010, et est aujourd’hui conseiller au CEPAG (Centre d’éducation populaire André Genot). Membre du Conseil international du Forum social mondial (FSM), il participe activement depuis de nombreuses années au mouvement altermondialiste.


Coéditions ADEN/CEPAG/CADTM

 

http://cadtm.org/Et-si-on-arretait-de-payer-10

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 11:29
« KHAOS ou les visages humains de la crise grecque »
28 juillet 2012
 

Poursuivant depuis plusieurs mois son écriture à travers les pages numériques du blog greekcrisisnow [1] (« Carnet de notes d’un anthropologue en Grèce »), et partageant le quotidien accablant sous la « Troïka », Panagiotis Grigoriou [2] s’est également associé à la réalisation du film documentaire d’Ana Dumitrescu [3] et de Jonathan Boissay [4] « KHAOS ou les visages humains de la crise grecque » d’une durée de 90 minutes, traitant du vécu de la crise par l’intermédiaire de différents témoignages.


À travers ce « road movie », Panagiotis Grigoriou, blogueur de guerre économique, anthropologue et historien, devient le fil conducteur du film dont la sortie cinéma dans les salles en France est prévue en octobre 2012. À travers ces visages de la crise, on découvre une Grèce loin des clichés véhiculés, loin de l’image qu’on s’en imagine, un voyage à travers l’âme d’un pays et qui emmène dans une réflexion sur la situation critique de la crise actuelle.


Certes, la Grèce au lendemain des élections de juin 2012, n’est plus d’actualité journalistique, comme en mai ou en début juin, si ce n’est que l’univers quotidien s’assombrit de jour en jour dans toute sa géographie humaine, et dans toute sa géographie tout court.


Les partisans de SYRIZA (Gauche Radicale, devenue le principal parti anti-mémorandum, arrivé en deuxième position) se sont certes dit satisfaits des résultats « encourageants », néanmoins, on peut considérer que le « moment opportun », cette ouverture du temps historique entre mai 2011 (« Indignés ») et juin 2012 est clos, et le prochain épisode de l’histoire immédiate se fait attendre… dans un « partage accru »… de tous ces moments « sociologiquement assez étroits », entre habitants de la petite Hellade, et cela peut devenir pénible à la longue !


Le film « KHAOS », propose une vision de la crise, issue justement de ce « moment opportun » débouchant à sa troisième temporalité, « inaugurée » en juin 2012 (sa première temporalité c’est la période allant de mai 2010 lors de la signature du premier Mémorandum à mai 2011).


Installé en Grèce depuis 2008, Panagiotis Grigoriou porte sur le temps présent du pays, un regard qui se veut à la fois ethnographique et de l’intérieur. Depuis 2008 et « par une temporalité de crise, vécue et pratiquée », il a parcouru une bonne partie de la Grèce continentale ainsi que les îles, touchant les fractures qui se multiplient tant au niveau des « syllogismes collectifs », qu’à celui des relations interpersonnelles dans un contexte où même la culture dite « de proximité », traverse également un temps de mutations.


Suite à l’interruption de l’ensemble de ses contrats de recherche en cours en 2010 (conséquence directe des mesures d’austérité frappant d’abord le domaine culturel et la recherche), et restant ouvert à toute proposition de collaboration dans ses domaines de spécialisation, il se réoriente vers une ethnographie de la crise grecque par une démarche « de terrain engagé », notamment à travers son blog, ainsi que par son premier essai sur ce thème : « Le Cheval des Troïkans » (Fayard, parution à l’automne 2012).


URL de la bande annonce du film ici :
http://www.youtube.com/watch?featur...

Site du film : khaoslefilm.com



Notes:

* Billet d’abord publié sur le blog de Paul Jorion - 28 juillet 2012 http://greekcrisisnow.blogspot.fr/2...

Mis en ligne le 5 août 2012

 

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4 août 2012 6 04 /08 /août /2012 12:56

profit

Les dirigeants de la Banque Centrale Européenne ont décidé jeudi 2 août de...ne rien faire en laissant l'Espagne et l'Italie s'enfoncer dans la crise.

 

S'interdisant elle-même de financer les Etats, la BCE laisse les banquiers et les spéculateurs imposer à l’Espagne et l'Italie, comme à la Grèce, des taux usuriers qui saignent les peuples.

 

L'impuissance de la BCE inquiète même les bourses qui ont chuté alors que, dans toute l'Europe, la récession s'aggrave et avec elle le chômage.


La BCE n'aidera les États qu'à condition que cette aide soit accompagnée d'un engagement écrit d'ajustement budgétaire et de réformes structurelles, c'est-à-dire de nouvelles mesures d'austérité contre le monde du travail et la population.

 

"Les gouvernements doivent continuer les efforts de consolidation budgétaire, de réformes structurelles pour améliorer la compétitivité et de réformes institutionnelles au niveau européen", a insisté Mario Draghi. Il met en œuvre la politique définie par le traité budgétaire (TSCG) mis en place par Sarkozy-Merkel et qu'Hollande a décidé de faire valider par le Parlement à la rentrée.


Cette politique est destinée à aider les banques et les spéculateurs contre les peuples.

 

Elle est inacceptable et conduit à une crise économique majeure dont les plans de licenciements actuels sont les premiers signes.

 

Il faut mettre un cours d'arrêt à cette folle fuite en avant spéculative en imposant un moratoire sur la dette en vue de son annulation et en refusant les politiques d'austérité.

 

http://www.npa2009.org/content/la-bce-pr%C3%A9pare-de-nouvelles-cures-daust%C3%A9rit%C3%A9

 

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 10:32

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Catastroïka (1h27)

Les réalisateurs du film Debtocracy, le documentaire vu par plus de 2 millions de spectateurs, reviennent avec une nouvelle production.
Catastroïka cherche les conséquences de la liquidation totale de la Grèce. Revenant sur des exemples de privatisations dans les pays développés, Catastroïka essaie de prévoir ce qui va se passer si le même modèle s’applique à un pays sous surveillance économique.

On ne doit rien ! (20 min)

Reportage en Grèce avec une délégation solidaire internationale. Tourné les 28 et 29 février 2012 par Olivier Azam pour Les Mutins de Pangée.
lesmutins.org

Réunion euro-méditerranéenne des campagnes d’audit de la dette (27 min)

La première réunion euro-méditerranéenne du réseau d’audit citoyen de la dette s’est tenue le 7 avril à Bruxelles. Les pays représentés étaient au nombre de 12 : Grèce, Irlande, Portugal, Espagne, Italie, Pologne, Royaume-Uni, France, Allemagne, Belgique, Égypte et Tunisie. Des mouvements sociaux de ces différents pays sont impliqués dans un processus d’audit ou une campagne contre l’austérité (un film du CADTM).

Proposé par le CADTM, la Plataforma Auditaria Ciutadana del Deute País Valencia, Les Mutins de Pangée

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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 13:34

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En un mois, les prix mondiaux du blé viennent d'augmenter de 50 % et ceux du maïs de 45 %, nouvelle catastrophe dans un monde où plus d'un milliard de personnes souffrent de la faim.

 

Elle est d'autant plus révoltante que la production céréalière mondiale n'a jamais été aussi élevée. Elle a atteint cette année 2 400 millions de tonnes, 500 millions de plus qu'il y a dix ans, soit une augmentation deux fois plus rapide que celle de la population mondiale.


Mais il a suffi que les prévisions des futures récoltes de maïs, qui devaient battre des records, soient revues légèrement à la baisse suite à la sécheresse aux USA, pour que les prix flambent. Une grande partie de la production est en effet échangée sur les marchés des céréales sous forme de contrats à terme.

 

Ils représentent un engagement de vente d'une certaine quantité à celui qui possède le papier, à une date donnée.

 

Ainsi, si les boursicoteurs anticipent une baisse de production par rapport aux attentes, ils vont se précipiter sur les papiers correspondants, dont les cours vont s'envoler. Et cette hausse des cours à terme provoquera aussi la flambée instantanée des prix du produit, alors même qu'il n'y a aucune pénurie alimentaire réelle.


Ces spéculateurs ne sont pas des inconnus.

 

Une dizaine de sociétés richissimes contrôleraient 85 % des échanges mondiaux de biens alimentaires : par exemple Monsanto, leader du maïs et des aliments pour bétail, ou Cargill (25 % du blé commercialisé dans le monde), ou encore Louis Dreyfus (31 % du commerce du riz). Pour elles, cette situation est une excellente affaire.

 

Par contre, c'est un drame pour des populations comme celle du Sahel, où 18 millions de personnes souffrent déjà de la faim. Ces dernières semaines, cette spéculation internationale a eu des conséquences directes sur les marchés des villes de la région, comme Niamey ou N'Djamena, où les prix des céréales ont déjà augmenté de 30 % et plus.


Il y a deux siècles, Fourier dénonçait la société capitaliste qui s'installait, où « la pauvreté naît en civilisation de l'abondance même ». Cela reste malheureusement vrai, et à une échelle encore plus grande. Fourier en avait déduit la nécessité de changer radicalement la société. C'est encore plus urgent aujourd'hui.


Serge FAUVEAU

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=28


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2 août 2012 4 02 /08 /août /2012 11:21

 dangereux

Le gouvernement a relevé l'impôt sur la fortune pour cette année, via une contribution exceptionnelle à payer cet automne.

 

« Une hausse d'ISF très violente pour les plus fortunés » selon le journal Les Échos, « une note très salée pour le contribuable » d'après Le Figaro. La réalité est pourtant bien différente.


En fait le gouvernement s'est contenté de rétablir les barèmes d'imposition que Sarkozy avait baissés l'an dernier.

 

C'est un retour d'ailleurs partiel à ce qui existait avant la réforme de Sarkozy, puisque le gouvernement n'a pas rétabli cet impôt pour les particuliers dont le patrimoine imposable se situe entre 800 000 et 1,3 million d'euros.


Mais ce qui a provoqué la colère de la droite, c'est que, pour cette année du moins, la contribution supplémentaire ne sera pas plafonnée, ni limitée par le bouclier fiscal : certains contribuables paieront plus qu'il y a deux ans, pour le même patrimoine.

 

Pourtant le scandale, c'était bien le bouclier fiscal, qui a coûté à l'État 3,6 milliards de 2008 à 2012 !

 

Les contribuables qu'il protégeait étaient principalement les plus riches, qui n'avaient nul besoin de ce cadeau : on se souvient que Liliane Bettencourt, l'une des plus riches fortunes de France, avait reçu en 2008 un chèque de l'État de 30 millions d'euros, en application de ce fameux bouclier fiscal.


Depuis la création de l'impôt sur la fortune par Mitterrand en 1982, droite et gauche s'affrontent à ce sujet, la droite accusant la gauche de faire fuir les riches, la gauche prétendant agir au nom de la justice sociale.

 

En 1986 la droite revenue au pouvoir avait supprimé cet impôt, que la gauche avait rétabli en 1989 après la réélection de Mitterrand. Depuis 2003, la droite n'a eu de cesse de le diminuer.


Pourtant cet impôt n'a jamais rien fait de plus qu'égratigner la fortune des plus riches.

 

Selon le gouvernement, il rapportera cette année 5,6 milliards, un niveau encore inégalé. Ce n'est pourtant rien comparé à la TVA, qui a rapporté à l'État 132 milliards d'euros l'an dernier, et qui touche toute la population, et même proportionnellement plus les plus pauvres, puisque ceux-ci consomment pratiquement tout ce qu'ils gagnent.


Les taux d'impositions de l'ISF sont toujours restés très faibles :

 

même le taux le plus élevé n'a jamais dépassé les 2 %. Surtout, le patrimoine imposable est bien inférieur au patrimoine réel : les œuvres d'art, les biens professionnels, les titres de PME, certains bois et forêts, etc, ne sont pas comptés dans ce patrimoine imposable, ce qui réduit considérablement le montant de l'impôt.


Quoi qu'en dise la droite, la gauche au gouvernement n'a jamais osé taxer sérieusement les plus riches.

 

On peut aussi le constater aujourd'hui à propos de la promesse de Hollande durant sa campagne électorale de taxer à 75 % les revenus supérieurs à un million d'euros. Cet impôt n'est pas encore mis en place que déjà le gouvernement y apporte des restrictions : le ministre du Budget, Jérôme Cahuzac, vient en effet de déclarer que cette imposition à 75 % serait temporaire.


Bernard TALON

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2296&id=3

 

Commentaire: L'argent des pauvres est vulgaire et doit donc être taxé à 20% par la TVA, l'argent des riches lui est sacré et ne doit pas être touché! Comme en 1789!

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1 août 2012 3 01 /08 /août /2012 11:15

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L’austérité imposée par les gouvernants est combattue en Grande-Bretagne :

 

pendant l’hiver 2010, les étudiants s’étaient opposés aux mesures du ministre des finances George Osborne ; mesures qui augmentaient vertigineusement les frais universitaires.

 

Dès ce moment, le budget de l’État pour les Jeux olympiques était officialisé : 9,3 milliards de livres sterling (soit actuellement 11, 7 milliards d’euros). C’est en mars 2012 que des parlementaires britanniques se sont publiquement inquiétés du coût de cette foire concurrentielle au muscle étatisé : dans un rapport parlementaire, ils estiment que la facture pour l’État pourrait finalement être de 13 milliards d’euros, voire même atteindre 24 milliards selon certaines estimations.

 

Rien d’étonnant à cela : les frais des grandes messes compétitives mondialisées sont systématiquement minimisés au départ, puis deviennent colossaux par la suite. La dette des JO d’été de Montréal en 1976, par exemple, n’a été remboursée qu’au bout de trente ans ; seulement en 2006.

 

« Alors que les autorités municipales avaient estimé le coût des Jeux à 124 millions de dollars, la ville de Montréal accumula une dette de 2,8 milliards de dollars, équivalant à 10 milliards de dollars de 2009, qu’elle mit trente ans à rembourser » (Andrew Zimbalist, « Cela vaut-il le coût ? », Finance & développement-magazine, trimestriel du FMI, mars 2010, p. 8).

 

De la bouche même de Jacques Rogge, la dette grecque est en partie déterminée par la facture des jeux olympiques de 2004 qui a fini par être plus de cinq fois son estimation initiale. Comment se fait-il qu’en pleine politique néo-libérale d’austérité, une telle somme puissent être allouée aux Jeux olympiques ; au nom de quoi ?

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 13:43

mrmoneybags

Par Ivan du Roy (18 juillet 2012)


En treize ans, le nombre de personnes pauvres n’a pas bougé : 8,1 millions d’individus vivent sous le seuil de pauvreté monétaire.

 

Pourtant, la richesse produite s’est considérablement accrue. Les jeunes entre 18 et 29 ans, les agriculteurs, les étudiants et les familles monoparentales sont particulièrement frappés.

 

8,1 millions. C’est le nombre de personnes considérées comme pauvres, vivant avec des revenus inférieurs à 60 % du revenu médian. Soit 1 437 euros par mois en moyenne par ménage, tous revenus confondus [1]. Plus de la moitié de ces familles vivent avec moins de 1 200 euros par mois (50% du revenu médian des ménages), ce qui représente 4,5 millions de personnes.


Sur plus d’une décennie, de 1996 à 2009, le nombre de personnes pauvres demeure le même.

 

Si la pauvreté a baissé jusqu’en 2002, elle est ensuite remontée, frappant en sept ans 700 000 personnes supplémentaires. Pourtant, la richesse produite n’a, elle, pas cessé de progresser. Le PIB de la France s’est accru de 700 milliards d’euros en 13 ans (1 227 milliards en 1996, 1 907 en 2009). Les personnes aux revenus les plus bas n’en ont absolument pas profité.


Les populations les plus frappées par la pauvreté sont les jeunes entre 18 et 29 ans, qu’ils soient étudiants – près d’un sur cinq est concerné – ou chômeurs [2]. Parmi les chômeurs, un sur trois, quel que soit son âge, vit sous le seuil de pauvreté. La pauvreté réapparaît aussi chez les plus de 60 ans.

 

Cependant, avec à peine une personne sur dix en difficulté financière, les retraités demeurent pour l’instant mieux lotis que les nouvelles générations. Restent à voir les effets à moyen terme de la réforme des retraites conjuguée à des périodes de chômage plus fréquentes. Parmi les travailleurs, les agriculteurs sont davantage précarisés que les autres professions : 21 % d’entre eux sont pauvres. La proportion d’ouvriers et d’employés vivant sous le seuil de pauvreté a diminué. Parmi les ouvriers, la pauvreté a ainsi baissé de 24 % en treize ans, bien qu’elle demeure une réalité pour plus d’un ouvrier sur dix.


1,9 million d’enfants pauvres


Côté familles, la pauvreté frappe différemment selon la taille des ménages. Les familles avec enfants en situation de pauvreté sont moins nombreuses, en particulier les couples avec trois enfants ou plus. 2,5 millions de personnes pauvres appartenaient à ce type de ménage en 1996, 1,6 million en 2009, soit une baisse de plus d’un million d’individus.

 

La pauvreté s’est déplacée chez les familles fragilisées : les personnes seules ou composant une famille monoparentale considérées comme pauvres sont un million de plus qu’il y a treize ans. Les enfants restent autant touchés par la pauvreté au début du XXIe siècle qu’à la fin du siècle dernier : 1,9 million de gamins de moins de 15 ans vivent dans une famille pauvre.


De l’autre côté de la pyramide, les 500 plus grandes fortunes cumulent des revenus et un patrimoine estimés par le magazine Challenge à 267 milliards d’euros. « S’il fallait les redistribuer aux 8,1 millions de pauvres recensés par l’Insee, cela représenterait 33 000 euros pour chacun d’eux », analyse Jean-Philippe Delsol [3].

 

Alors qu’en 1996, 14 millions d’euros étaient nécessaires pour entrer dans le top 500 des fortunes françaises, la barre est désormais à 60 millions. La croissance ne profiterait-elle qu’aux riches ?

Ivan du Roy

Notes

[1] La moitié des ménages français vivent avec moins 28 740 euros par an.

[2] Voir les statistiques publiées par l’Insee.

[3] Auteur d’À quoi servent les riches (éditions JC Lattès).

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