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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 12:00

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par Audric Doche Le 12 Avril 2013 à 12h00

Rien ne va plus en Roumanie pour le groupe Renault et sa marque low cost Dacia.* 

En effet, vous le savez peut-être, les ouvriers de l'usine de Mioveni ont fait récemment grève pour demander une augmentation de salaire de 25 %. En réponse, la direction de Dacia a menacé de délocaliser au Maroc si les employés se remettaient en grève.


Renault a visé juste avec sa marque Dacia, qui produit ses autos pour l'Europe en Roumanie. Mais puisque Dacia connaît le succès, il est normal pour les ouvriers de demander leur part du gâteau et de voir leur salaire augmenter un peu plus. C'est justement pour cette raison que ces derniers se sont mis en grève le mois dernier, pendant une journée et demie.

Ils demandent que leur rémunération actuelle de 3965 nouveaux Leu (900 €) soit augmentée de 25 %. Chez Renault et Dacia, on est forcément contre cette demande, le groupe français n'étant prêt à accorder qu'une hausse de seulement 9 %. Du coup, les ouvriers du site de Mioveni sont actuellement en négociation avec la direction locale de Dacia et menacent de se mettre en grève à nouveau pour inciter Dacia à considérer leur demande.

De son côté, Dacia joue sur la corde sensible de la délocalisation. Les dirigeants de Dacia annoncent que si une nouvelle grève est conduite, l'activité de l'usine pourrait être délocalisée au Maroc. En effet, Dacia possède une usine toute neuve au Maghreb et sa capacité est de 400 000 véhicules par an. Pour le moment, le site est loin de sortir un tel nombre de véhicules, du coup, une délocalisation de l'ensemble des productions Dacia de Roumanie vers le Maroc est envisageable, techniquement parlant.

Rappelons enfin que le salaire moyen roumain est de 2100 nouveaux Leu, soit 478 €. Dacia est actuellement le premier exportateur du pays, alors autant dire que si l'activité de l'usine de Mioveni était délocalisée, ça serait un gros coup dur pour le pays.

Finalement, la main d’œuvre bon marché des pays de l'Est commence à évoluer et son niveau de vie augmente. L'affaire ne serait donc plus aussi intéressante qu'elle ne l'était dix ans auparavant pour les constructeurs européens occidentaux.
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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 12:26

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L'affaire Cahuzac n'est pas seulement un puissant révélateur de la collusion entre direction de l'Etat et milieux d'affaires.

 

Elle traduit également ce "relâchement du contrôle sur les classes dominantes" dont parle Alexis Spire dans son dernier livre : Faibles et puissants devant l'impôt (Raisons d'agir, 2012). Pour Contretemps, celui-ci revient sur les principaux résultats de son enquête.


Alexis Spire, chercheur au CNRS, est un spécialiste de la sociologie de l’Etat et des administrations. Après avoir enquêté sur les politiques d’accueil et de traitement des étrangers (Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l'immigration, Paris, Raisons d'agir, 2008 ; Etrangers à la carte. L'administration de l'immigration en France (1945-1975), Paris, Grasset, 2005), il s’est intéressé à l’administration fiscale.

 

Son ouvrage (Faibles et puissants face à l’impôt, Paris, Raison d’agir, 2012) nous conduit au cœur de la collecte des impôts – comment s’opère en pratique le contrôle fiscale ? – et démonte les mécanismes par lesquels les classes dominantes sont parvenues à domestiquer l’impôt et à échapper, en partie, au contrôle fiscal. 

 

En lien avec la crise de 2007 mais aussi avec plusieurs « affaires » médiatiques (Bettencourt, Depardieu, etc.), la question de la fiscalité et notamment de la contribution des plus riches à l’impôt s’est de nouveau invitée dans le débat public. Au-delà du thème de l’évasion fiscale souvent repris par les médias, tu insistes sur les transformations du contrôle fiscal et ces effets sur la moindre progressivité de l’impôt en France. Peux-tu expliquer en quoi et comment ce contrôle s’est modifié depuis les années 1970 ?


Les modalités du contrôle de l’impôt ont connu une véritable révolution depuis les années 1970 : pour le dire vite, on est passé d’un contrôle à la gomme et au crayon à une mise en réseau systématique de toutes les données dont dispose l’administration.

 

Ce changement dépasse d’ailleurs largement le seul cas de l’administration fiscale : l’outil informatique a totalement bouleversé l’emprise de l’Etat sur les populations placées sous sa surveillance. Dans l’ouvrage, je montre que cette révolution technologique s’est accompagnée dans les années 1990 d’un redéploiement du contrôle sur les catégories populaires, à la faveur de deux évolutions concomitantes.

 

D’un côté, la mise en accusation des « assistés », soupçonnés d’« abuser » des subsides de l’État, a mis à la mode le thème de la « fraude sociale ».

 

De l’autre, les progrès de l’informatique ont démultiplié les capacités de surveillance des contribuables percevant des revenus facilement identifiables (salaires, retraites, allocations de chômage et indemnités journalières de maladie).

 

Désormais, tout allocataire ayant déclaré un montant différent de celui enregistré sur sa feuille d’impôts est sommé par l’organisme lui versant les prestations de rendre cohérentes ses déclarations, sous peine d’en être privé.

 

La généralisation de la transparence des données a toujours été présentée aux personnels et au grand public comme un moyen d’améliorer la qualité des services rendus. En réalité, cette mise en réseau de toutes les administrations disposant d’informations sur les populations touchant des prestations sociales, s’est traduite par l’instauration d’un contrôle par capillarité auquel il est de plus en plus difficile d’échapper.

 

Ce recentrage de l’Etat fiscal est davantage motivé par des raisons politiques que par des considérations budgétaires, les vérifications de comptabilité des entreprises restant de loin les contrôles aux résultats les plus importants.

 

Mais tandis que se renforçait le contrôle sur les catégories populaires, plusieurs évolutions sont venues bouleverser le rapport de l’administration fiscale aux classes dominantes. Pour ceux dont la richesse et le patrimoine sont plus dispersés, les progrès induits par la généralisation de l’informatique ont été compensés par une injonction à privilégier négociations et transactions.

 

Comme il s’agit de contribuables qui savent s’orienter dans les méandres de la procédure et choisir les bons intermédiaires du droit, ils ont pu tirer le meilleur parti des instances de conciliation que l’administration fiscale a mis en place ces dernières années.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 15:01

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 188 (28/03/13)

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L’OCDE, organisme d’études économiques au service des États les plus développés, estime dans un rapport sur la France que le PIB ne progresserait que de 0, 1 % cette année, puis de seulement 1, 3 % en 2014. Du coup le chômage se « stabiliserait » (durablement) à 11, 2 % à partir de la fin de 2013.

 

Face à ces flambants résultats de plusieurs années de politique d’austérité, on pourrait s’attendre à ce que ces « experts » se grattent un peu la tête et s’interrogent sur la pertinence de continuer… Mais non. « L’assainissement des finances publiques demeure une priorité » et il faut « mettre en œuvre une stratégie ambitieuse de réformes ».


Il faudrait donc continuer à réduire les dépenses publiques, d’abord par une vaste réforme des retraites « dont la trajectoire prévue du déficit du système nécessite de prendre rapidement des décisions difficiles » : remplacer le système actuel par un régime par points, mettre fin aux régimes spéciaux de retraite, supprimer le taux réduit de CSG des retraités.

 

Les soins hospitaliers devraient être « rationalisés », seuls les médicaments génériques seraient remboursés.

 

Les indemnités de chômage de longue durée devraient être remplacées par le RSA, la dégressivité des allocations chômage restaurée.


Même le Smic-jeune est de retour.

 

Sans prononcer le mot, l’OCDE estime que « le niveau de salaire minimum tend à exclure les jeunes peu qualifiés de l’emploi », car « les jeunes adultes se trouvent en concurrence avec des salariés expérimentés sans avantage de coûts. » Bref, pour ces ­« économistes », les chômeurs le restent parce que leurs indemnités sont trop confortables, et les jeunes privés d’emploi parce qu’ils sont trop payés.


La régression doit continuer


Très logiquement, l’ANI plaît donc beaucoup à l’OCDE, qui fait mine de croire que les patrons embaucheront d’autant plus qu’ils pourront licencier plus facilement. Cet accord d’explosion du code du travail, ainsi que le « pacte de compétitivité », sont salués comme « des signaux encourageants » de la part du gouvernement français, invité cependant à ne pas s’endormir. « Le calendrier politique offre une occasion unique de mettre en œuvre une stratégie ambitieuse de réformes ».


Réformes impopulaires, certes, mais comme il n’y pas d’élections générales avant longtemps… Le capital dicte ainsi ses exigences et fait manifestement confiance aux socialistes pour s’exécuter.


Yann Cezard

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24 mars 2013 7 24 /03 /mars /2013 12:31

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Par Ivan du Roy (22 mars 2013)


La réforme bancaire est toujours en discussion au Parlement. Et – surprise ! – elle pourrait contenir au moins une véritable avancée : l’obligation pour les banques de publier toutes leurs données concernant leurs activités dans les paradis fiscaux. De quoi faciliter la lutte contre l’évasion fiscale et les dissuader de trop recourir à d’obscures opérations financières, au risque de ruiner totalement leur réputation.

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Heureusement que certains députés et sénateurs sont plus offensifs que le gouvernement. Le Parlement est en train de durcir – un peu – le projet de réforme bancaire, en tout cas sur la question des paradis fiscaux. Les députés socialistes et écologistes ont, en février, voté l’obligation pour les banques de publier chaque année la liste de leurs filiales, avec effectifs et chiffres d’affaires, malgré les réticences du ministre de l’Economie et des Finances, Pierre Moscovici, et du Président de la Commission des finances, Gilles Carrez (UMP). « Mais pourquoi ne pas en profiter pour demander le montant des profits réalisés par chaque filiale ou celui des impôts payés ? », interrogions-nous alors (lire notre article). Cela aurait permis de mettre en lumière les filiales qui réalisent des profits, avec peu de salariés et sans payer d’impôts. Bref, de lutter vraiment contre l’évasion fiscale et les manipulations comptables.


C’est désormais chose faite : à l’initiative des groupes EELV et socialiste au Sénat, un amendement, voté le 21 mars, oblige les banques à publier leurs bénéfices, impôts et subventions dans toutes leurs filiales à l’étranger. Y compris celles présentes dans les territoires « à fiscalité réduite », des Îles Caïmans à Hong-Kong en passant par le Luxembourg. « Cette mesure permettra de détecter non seulement les territoires qui abritent d’éventuelles filiales fantômes, mais surtout les transferts artificiels des bénéfices depuis les pays à fiscalité normale vers les paradis fiscaux », explique le CCFD Terre Solidaire qui anime de longue date une campagne pour lutter contre l’évasion fiscale. Des détournements de fonds qui pénalisent les citoyens européens comme ceux des pays en développement.


Un effet très dissuasif


La victoire est double : cette obligation concerne toutes les filiales, et pas seulement les 18 territoires considérés par Bercy comme des paradis fiscaux. Exit donc les pressions politiques ou diplomatiques qui visent à toujours réduire la liste noire. Surtout, les informations seront rendues totalement publiques, dans le cadre des rapports financiers que les banques se doivent de publier chaque année. Toutes les parties prenantes de l’entreprise financière – salariés, syndicats, investisseurs, clients – y auront accès.


« Cela aura un effet dissuasif. Telle banque sera forcée d’expliquer pourquoi elle dispose de filiales aux Îles Caïmans. Cela nuira à leur image et à leur réputation. Elles seront contraintes de faire le ménage dans leurs activités les plus obscures », positive Mathilde Dupré, en charge de la campagne contre les paradis fiscaux au CCFD. Cette obligation de transparence aidera également les administrations fiscales, françaises et étrangères, à mener leurs contrôles.


Après les banques, les multinationales ?


On attend avec impatience les communicants de BNP-Paribas se démener devant leur clientèle pour justifier leurs 22 filiales aux Îles Caïmans, les 17 succursales que la banque compte sur l’île de Madère (Portugal), les 9 structures qu’elle a ouvertes sur les îles anglo-normandes (Jersey et Guernesey) ou les 61 qui quadrillent le Luxembourg ! Car la plus puissante banque française est aussi celle qui compte le plus de filiales dans des territoires à fiscalité réduite : 360 (25% de ses filiales) contre 104 pour le Crédit Agricole (20%) et 49 pour la Société Générale (18%).

L’amendement des sénateurs a finalement reçu un avis favorable du gouvernement, malgré l’intense lobbying de la Fédération bancaire française. Il devrait donc, en toute vraisemblance, être validé par les députés, d’autant qu’il précède une directive européenne imposant la transparence des banques pays par pays. S’il entre en vigueur comme prévu en 2015, il constituera l’une des très rares avancées de l’une des réformes les plus attendues du quinquennat hollandais, qui, sur les autres sujets, ne résout aucun des problèmes posés par les dérives du secteur (lire notre analyse).

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Cet amendement ouvre également un horizon intéressant : la possibilité d’étendre cette obligation de transparence à l’ensemble des grandes entreprises multinationales, et pas seulement au secteur financier. Cela permettrait de combattre, entre autres, les mises en faillite artificielle. Comme à Goodyear par exemple ?

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Ivan du Roy

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http://www.bastamag.net/article2994.html

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 10:59

arton354

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27 février 2013 à 21h57

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Le tribunal de commerce de Saint-Brieuc a décidé de mettre l’abattoir Le Clézio, de Saint-Caradec, et Trévé Dindes Industries, de Trévé, en redressement judiciaire.

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Des salariés dans l’attente

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La période d’observation est lancée jusqu’au 23 mai mais une nouvelle réunion a été fixée le 24 avril, pour faire un point sur d’éventuels repreneurs. Cette mise en redressement a été choisie pour permettre de pérenniser l’entreprise, en laissant le temps à un repreneur de se présenter.

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L’administrateur va lancer un appel d’offres dans ce sens. «Pour nous, cela veut dire que le groupe Even ne s’intéresse plus à nous», commentait, ce mercredi soir, un représentant du comité d’entreprise. Aucun licenciement n’est annoncé, les salariés vont reprendre normalement leur travail demain matin. «Notre souhait est de continuer à travailler. Nous avons un bel outil, maintenant il faut du volume pour le faire vivre ».

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http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/rostrenen-loudeac/region/stcaradec/abattoir-le-clezio-mis-en-redressement-judiciaire-27-02-2013-2020172.php

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 10:53

arton354

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27 février 2013 à 17h53

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Le tribunal de commerce de Rennes a placé ce mercredi en redressement judiciaire les abattoirs porcins Gad SAS, qui emploient 1.700 salariés, donnant le signal de la restructuration de la filière porcine en proie à de graves difficultés.

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Deux administrateurs judiciaires ont été nommés et le tribunal a placé la société bretonne en période d'observation jusqu'au 21 août. Le tribunal fera un point sur la situation le 24 avril. La société avait annoncé le 13 février dans un communiqué son intention de demander une mesure de redressement judiciaire.


Gad SAS (1.700 salariés), filiale du groupe Gad fondé par Louis Gad en 1956, a déposé vendredi dernier son bilan au tribunal de commerce de Brest dont elle dépend. Mais le dossier a été transféré à Rennes pour "risque de conflit d'intérêt" (A cause du précédent chez DOUX, note du Blog).


Gad SAS emploie 1.500 personnes dans ses deux abattoirs de Josselin (Morbihan) et de Lampaul-Guimiliau (Finistère). La société Gad est détenue à 65% par la coopérative morbihannaise Cecab et à 35% par le groupement de producteurs de porcs Prestor.


Le dépôt de bilan intervient à un moment critique pour la filière porcine, confrontée à de graves difficultés économiques. Selon une source proche du dossier, les pertes de Gad SAS auraient atteint 20 millions d'euros en 2012.

 Tous nos articles sur la situation chez Gad

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/gad-les-abattoirs-porcins-places-en-redressement-judiciaire-27-02-2013-2020144.php

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 12:00

Caterpillar

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Evelyne Perrin, économiste « enragée », membre du Conseil scientifique d’ATTAC, du mouvement des chômeurs et précaires et de SUD, revient dans cette contribution sur les actions récentes des salarié-e-s en lutte contre les fermetures, les délocalisations et les licenciements collectifs. Quel avenir et quelle stratégie se dessinent pour ces mouvements ? 

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Un moment décisif pour la convergence des luttes


En cette moitié de février 2013, se dessine enfin et se renforce de jour en jour une coordination entre les salariés en lutte contre les fermetures, délocalisations et licenciements  collectifs qui s'abattent à un rythme dément sur nos entreprises. J’ai suivi les luttes dans l’industrie depuis 2009, où j’ai fait un tour de France des entreprises en lutte et recueilli les analyses de leurs leaders syndicaux, dans une chronique, « Haute tension », disponible depuis juin 2010 sur Google1. J’ai ainsi participé à la plupart des manifestations appelées au niveau national pour sauver notre industrie, depuis septembre 2009, et plus récemment à  celles des salariés de PSA, à Aulnay au printemps 2012, à Paris devant l’Elysée en septembre, lau meeting lancé par les Licencielles, SUD-Etudiant et la CGT Sanofi à Sciences Po le 24 janvier , et à la manifestation du 29 janvier devant le Ministère du Travail …

 

Ces licenciements et  fermetures brutales frappent des entreprises que le candidat socialiste à l’élection présidentielle était allé voir en février 2012 pour leur promettre de les sauver. Il en résulte une déception et une colère qui frisent aujourd’hui la rage, de la part des salariés qui voient détruire sans réaction gouvernementale des pans entiers de notre appareil productif, déjà lourdement mis à mal par les plans sociaux antérieurs. Ainsi, lors de la manifestation d’un millier de salariés des sites européens d’Arcelor-Mittal le 7 février à Strasbourg, durement réprimée avec blessés graves, c'est à la fois l'envie d'en découdre et la détermination à ne pas lâcher qui se sont exprimées :  « Ils nous enfument. Avant, on avait les sans-culottes, maintenant, on a les « sans-couilles »…[…] Les gens doivent sortir dans la rue, avancer la tête haute, le poing levé. La France est mise à sac par des patrons qui magouillent avec la finance, et on a un gouvernement de gauche qui cautionne…On ne peut pas se laisser faire. Ils veulent nous faire crever. On ne se laissera pas crever ! »

 

Ce sentiment de trahison se double d’une colère légitime devant les affabulations des rapports d’anciens patrons auto-proclamés experts, comme Gallois, affirmant la non rentabilité de notre industrie, et qui concluent, suivis en cela par le gouvernement, à la nécessité de fermer des entreprises le plus souvent rentables et innovantes, mais dont on a savamment organisé les déficits.

 

Nombre de nos économistes dont les « Economistes atterrés », mais aussi Gabriel Colletis, auteur en 2012 de « L’urgence industrielle », ou Yves Lichtenberger dans son récent article du Monde du 28 janvier, attestent de la possibilité et de la nécessite de sauver ce qui reste de notre industrie et des services qui lui sont liés, à condition de se doter d’une réelle politique industrielle, et de prendre des mesures énergiques, supposant un minimum de courage politique, dont semble démunis nos actuels dirigeants. Or, c’est ce que font par exemple les Allemands, dont les lander rachètent leurs sidérurgie et acieries, les Américains, les Chinois, qui appliquent des taxes pour se protéger de l’entrée sans  contrainte de produits importés, et qui investissent massivement dans la recherche.

Ces mesures, on les connaît. Ce sont :

  • la nationalisation (ou la socialisation) transitoire, le temps de trouver un repreneur ou, mieux, de bâtir un scénario de reconversion
  • la préemption des entreprises qui ferment par leurs salariés, les transformant en coopératives (cas de Continental Mexico, de nombreuses usines en Amérique Latine, en Espagne, etc..)
  • l’interdiction immédiate des licenciements pour motifs spéculatifs, boursiers, de rentabilité à court terme et sur dossiers patronaux montés de toute pièce, sans contre-expertise,
  • l’examen immédiat des contre-projets de reprise ou de reconversion bâtis par salariés et élus locaux, avec le concours de chercheurs et économistes engagés.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 09:42

arton354

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26 février 2013 à 16h35 

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L’abattoir Le Clézio (dindes) et Trévé Dindes Industrie (découpe), qui emploient près de 160 personnes au pont de Saint-Caradec, à Trévé (22), est toujours dans la tourmente de la restructuration de la volaille.
 

Déjà, le 7 novembre dernier, le tribunal de commerce de Saint-Brieuc avait reconduit le plan de sauvegarde mis en place dès le 23 mai de la même année, en raison des difficultés financières du site. Depuis, les deux entreprises, appartenant au groupe Even sont confrontées à une baisse des volumes, de l’ordre de 25%, prévue en 2013.  Ainsi, depuis deux semaines, les salariés des deux outils travaillent quatre jours sur cinq.  De plus, à partir de la semaine prochaine, les intérimaires (17 pour l’abattoir et la moitié des effectifs de TDI) ne seront plus employés…


Comité d’entreprise extraordinaire


Cet après-midi, la direction a convoqué un comité d’entreprise (CE) extraordinaire qui se déroule actuellement. L’ordre du jour de cette réunion prévoit la consultation des élus du CE sur "des modifications de l’organisation économique ou juridique de l’entreprise", ainsi que "sur le dépôt au greffe du tribunal d’une demande de conversion de la procédure de sauvegarde en une procédure de redressement judiciaire avec poursuite d’activité".


Cette demande devrait être déposée dès demain.

Même si aucun licenciement n’est annoncé, les salariés sont inquiets pour leur avenir. Certes, un redressement judiciaire permettrait d’assainir les comptes. "Il permettrait aussi à d’éventuels repreneurs d’avoir les coudées franches, observent les délégués du personnel. La société de découpe SVM serait intéressée par TDI, mais dans quelles conditions? Et que deviendrait l’abattoir ? Il appartient au groupe Even, qui en a les moyens, de sauver l’outil en trouvant de nouveaux clients".

  • Annie Quelven

http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/abattoir-le-clezio-et-tdi-une-procedure-de-redressement-judiciaire-envisagee-26-02-2013-2019013.php

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 11:54

arton354

Emploi mardi 26 février 2013
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Quinze emplois sont menacés à Marlux (anciennement Stradal Paysages).

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Une trentaine de salariés travaillent actuellement sur le site de Pleucadeuc. Legroupe national, qui fabrique des produits d’aménagements extérieurs en béton, a adopté un plan de sauvegarde de l’emploi. Un reclassement devrait être proposé aux salariés concernés.


Réaction du maire

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« Ces pertes d’emploi s’ajoutent aux autres dans le secteur. Une personne au chômage, c’est déjà une de trop. Quinze, cela fait beaucoup. Je me sens assez démuni. Vers quel secteur se diriger, encore porteur d’emploi, par ces temps qui courent ? », déplore Alain Launay, maire de Pleucadeuc.

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Pleucadeuc.-Quinze-emplois-menaces-a-Marlux_40832-2167638------56260-aud_actu.Htm

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 13:33

Économie lundi 25 février 2013

Le Crédit Agricole pourrait supprimer cette année 1 418 postes au sein de ses caisses régionales, la banque assurant qu’aucun plan n’est arrêté à ce stade.

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S’appuyant sur un document interne de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), l’organe politique du groupe qui représente les caisses régionales, le Crédit Agricole prévoit le départ de 4 125 salariés et le recrutement de 2 707 personnes en 2013, rapporte lundi le quotidien Les Echos.


Interrogée par l’AFP, la FNCA s’est refusée à tout commentaire.

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Le directeur général adjoint de la fédération, chargée des ressources humaines, Camille Béraud, a précisé aux Echos que n’existait, en l’état, aucune stratégie de suppressions de postes à l’échelle du groupe. Elle a, par ailleurs, indiqué que la prévision des recrutements n’était plus de 2 707 mais de 3 000 personnes.

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Le-Credit-Agricole-pourrait-supprimer-1-400-postes_6346-2167452-fils-tous_filDMA.Htm

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