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5 juillet 2009 7 05 /07 /juillet /2009 07:41

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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 06:52


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Alors que le déficit budget et la dette de l’Etat explosent parce que le gouvernement renfloue et subventionne, à grands coups d’argent public, les banques et les trusts, Sarkozy et ses ministres veulent en faire payer le coût à la population en réduisant les dépenses utiles à l’ensemble de la société (suppression de plus de 34 000 postes de fonctionnaires dont 16 000 dans l’Education nationale).

 

 

Le « grand emprunt national » que voudrait lancer Sarkozy est une tentative de faire avaliser cette politique.

Sarkozy en avait lancé  l’idée dans son discours à Versailles, Fillon et le gouvernement remanié ont planché dessus dimanche 28 juin. De toute évidence, le gouvernement veut faire de « l’emprunt national » une grosse opération de communication.

Dans quel but ? L’Etat français, comme celui d’autres pays riches, n’a pas de difficulté, pour l’instant, à emprunter sur les marchés financiers et a ainsi pu emprunter 250 milliards d’euros environ cette année. Habituellement, c’est une véritable rente que l’Etat sert aux banques, sociétés de finance ou fonds d’investissement lorsqu’il emprunte sur les marchés financiers. Le précédent emprunt auprès de particuliers a été effectué il y a seize ans. Ceux qui y ont eu recours en ont largement bénéficié, comme ceux qui avaient souscrit à l’emprunt Giscard, indexé sur l’or, dont le remboursement avait coûté 80 milliards de francs à l’Etat, plus de dix fois le montant emprunté.

Le déficit et la dette de l’Etat, déjà considérables, ont littéralement explosé depuis l’éclatement de la crise financière en septembre 2008. Le déficit sur l’année 2008 a plus que doublé, à 118 milliards d’euros. Il faut y ajouter la dette d’environ 80 milliards d’euros de Société de financement de l’économie française (Sfef), créée à l’automne 2008 pour mettre à disposition des banques l’argent qu’elle pouvait emprunter sans difficultés avec la garantie de l’Etat.

Mais de cet endettement, Sarkozy, ses ministres, comme globalement, tous les représentants des classes dirigeantes, ne stigmatisent que les déficits que Sarkozy  a qualifiés de « mauvais » lors de son discours devant le Congrès, ceux qu’il appelle aussi les « déficits structurels ». Le « mauvais » déficit, a dit Sarkozy, « celui qui finance les mauvaises dépenses, les gaspillages, l’excès de bureaucratie, les frais de fonctionnement trop élevés », doit être ramené à « zéro par des réformes courageuses ». Pour cela il y a la Révision générale des politiques publiques (RGPP), la suppression de la moitié des postes des fonctionnaires partant à la retraite (33500 en 2010, dont 16 000 dans l’Education nationale).

Les députés UMP ont trouvé aussi d’autres idées qui pourraient être intégrées dans le budget 2010, comme l’augmentation du taux de cotisation chômage des fonctionnaires ou la fiscalisation des indemnités journalières pour les accidentés du travail, avant de mettre à l’étude une refonte du système des aides sociales qui laisse craindre des coupes sombres dans ces budgets qui servent aux plus pauvres.

Il n’est pas question, par contre, de montrer du doigt les déficits provoqués par l’augmentation massive, à la faveur de la crise, des subventions accordées par l’Etat aux banques et aux trusts (comme ceux de l’automobile, Airbus ou Areva), qui sont responsables de la crise.

L’emprunt national qui pourrait se monter à 80, voire 100 milliards d’euros, servirait à des « dépenses d’avenir », pour dessiner la « France d’après-crise » et serait consacré essentiellement à financer les recherches, particulièrement coûteuses pour les entreprises, dans des domaines comme le numérique, les nanotechnologies ou les biotechnologies.

Sarkozy comme Fillon, dimanche dernier, ont annoncé que ces objectifs de l’emprunt allaient faire l’objet d’une concertation, dont la première séance doit avoir lieu le 1er juillet, avec le patronat et les syndicats. Il s’agit pour le pouvoir d’associer ces derniers à sa politique pour tenter de neutraliser la contestation d’une politique qui ruine l’ensemble de la société pour enrichir toujours plus une minorité. 

Galia Trépère

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 21:03


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La bataille du patronat et du gouvernement contre les retraites est relancée.


Sarkozy, dans les fastes de Versailles: « Nous serons au rendez-vous de la réforme des retraites. 2010 sera un rendez-vous capital. » Il en fixe l’échéance, tout en prenant la pose de l’arbitre pour ouvrir le débat. « Toutes les options seront examinées », affirme-t-il. Mais tout le monde connaît l'issue. La présidente du Medef, Laurence Parisot, ne s’en cache pas : « Il faut que cela soit une réalité admise et comprise par tout le monde et, à partir de là, que la collectivité nationale, à partir d'un débat public entre les autorités politiques, les partenaires sociaux, puisse d'un commun accord, dire: eh bien voilà, il faut relever l'âge légal de départ à la retraite de x années… » Le débat est ouvert, mais la décision est déjà prise, sans écarter pour autant la possibilité d’augmenter les cotisations ou de diminuer les pensions.


Hortefeux, provocant, a déjà annoncé l’hypothèse d’un report jusqu'à 67 ans ! Fillon, sans donner de chiffre, affirme, péremptoire, qu’« il n'y a pas d'autre solution » et que ce n’est pas « une question tabou ». « Travailler plus, alors même que la vie s'allonge », n’est-ce pas une évidence ! Il y aurait trop de retraités par rapport au nombre d’actifs, ose-t-on nous dire. Mais les mêmes oublient de dire qu’avec l’augmentation de la productivité, les travailleurs actifs produisent bien plus de richesses qu’il y a ne serait-ce que vingt ans ! Mais là n’est pas leur problème. Ils se moquent éperdument d’obliger la majorité des travailleurs à s’éreinter au boulot ou ceux qui sont usés par des métiers particulièrement pénibles à rester au travail jusqu’à un âge proche de leur espérance de vie. Et cela, au moment même où le chômage explose.

En réalité, ces nouvelles attaques contre les retraites n’ont d’autres raisons que de réduire les déficits engendrés par une politique subventionnant les patrons et les riches qui accaparent une part de plus en plus grande des richesse produites. Il suffirait de garantir à tous un emploi, de répartir le travail existant sans perte de salaire, de prendre sur les profits pour résorber les déficits. Travailler moins pour travailler tous, afin de pouvoir un peu jouir de la vie ! Alors, oui, les travailleurs n’ont pas à avoir de tabous à l’égard des intérêts des classes possédantes, pour intervenir dans le débat avec leurs armes de classe, celles de la lutte. 

Yvan Lemaitre

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2 juillet 2009 4 02 /07 /juillet /2009 09:21


 





Chaque 1er juillet, les traditionnelles revalorisations et augmentations sont dévoilées. Cette année encore, pour les salariés et les chômeurs, ce sera « régime sec ». 

Pour la troisième année consécutive, le gouvernement «du pouvoir d'achat» a confirmé qu'il ne donnerait pas de «coup de pouce» au Smic.


La revalorisation du salaire minimum, au 1er juillet prochain, sera donc limitée au minimum légal (1,3%). Bref, les 3,5 millions de smicards verront leur taux horaire passer de 8,71 euros brut à 8,82 euros, et leur salaire mensuel (pour 35 heures) atteindra 1051 euros net (13,47 euros net de plus par mois).

Pour le gouvernement, qui n'a peur de rien, cette revalorisation est satisfaisante et permettra de lutter contre le chômage, puisque pour Brice Hortefeux, ancien ministre du travail: «Il vaut mieux une vraie revalorisation qu'un faux coup de pouce, qui aurait un effet boomerang sur l'emploi et sur les plus défavorisés, et remettrait en cause l'emploi, notamment dans les petites entreprises.» Les chômeurs indemnisés, qui sont actuellement 2 millions et dont la moitié touche moins de 946 euros par mois, tandis que trois chômeurs sur dix n'ont aucune couverture sociale, connaîtront le même sort avec une revalorisation a minima de 1%. Quant à la grande majorité des salariés, elle ne connaîtra qu'une très faible, voire aucune, augmentation de salaire, pour cause «de crise», ou pourra être licenciée comme les 108 salariés de l'entreprise Osram, qui ont refusé de baisser leurs salaires…

Dans le même temps, l'ensemble de la population va connaître des augmentations.


Celles d'EDF (entre 2 et 3%), de la SNCF (3,4%), de la RATP (2%), qui s'ajouteront à celles des prix de l'alimentation, des loyers, du pétrole… Ces augmentations sont d'autant plus  inadmissibles que le fameux grand plan de relance de Sarkozy (26 milliards d'euros) prévoyait, notamment, 4 milliards d'investissements supplémentaires dans les entreprises publiques (EDF, GDF, La Poste, la RATP et la SNCF), dont 2,5 milliards… pour la seule EDF, 300 millions pour la SNCF et 200 millions pour GDF-Suez qui, elle, laisse ses tarifs inchangés malgré la baisse des prix du pétrole, alors qu'une baisse des tarifs du gaz à partir d'avril avait été annoncée !


On le voit de plus en plus chaque jour, le prix de «la crise» et de «la relance», ce sont d'abord les salariés, les précaires, les chômeurs, les retraités qui la payent et, au lieu de vivre, survivent. Il est urgent de changer la donne. Pour cela, il faut prendre sur les profits qui, malgré ce qu'on veut nous faire croire, existent encore. Il faut d'urgence rattraper les pertes de pouvoir d'achat accumulées depuis des années, en augmentant de 300 euros net les salaires, les retraites et les minima sociaux, ainsi que garantir les moyens de vivre correctement pour tous et toutes, avec au minimum 1500 euros net par mois. Mais aussi augmenter les salaires et les cotisations sociales, et en finir avec les exonérations, pour augmenter la protection sociale, les retraites, l'assurance-chômage… Mais, pour obtenir cela, il faut riposter en nombre et tous ensemble, en finir avec les journées de mobilisation isolées, se mettre d'accord autour d'une plateforme revendicative ayant un contenu, en particulier sur les salaires. 

Sandra Demarcq

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27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 19:17
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19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 16:32



 

Monbeausapin.org est un site de bande dessinée en ligne, qui présente un auteur différent chaque jour.

Le truc en plus, c'est que toutes les visites sont comptabilisées. Et juste avant Noël, grâce à son partenaire Orange, Monbeausapin.org versera à la Croix-Rouge Française une somme proportionnelle au nombre de visiteurs total. Ce don sera offert à l'opération "Arbres de Noël" de la Croix Rouge, afin d'offrir des cadeaux aux enfants défavorisés.

Il n'y a rien à cliquer, rien à acheter, il suffit de venir lire de la BD, et en parler autour de soi !
N'hésitez pas à relayer l'information sur vos sites et blogs.

Et n'oubliez pas que le don dépendra de la fréquentation du site !
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17 novembre 2008 1 17 /11 /novembre /2008 19:07

Découvrez la chanson coup de gueule du groupe BLOC9 sur la crise financiere "FAUT TOUT CHANGER"




BLOC9SONG
envoyé par bloc9song
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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 10:41

C’est la crise ! Mais, si on y réfléchit un instant, c’est tout le temps la crise ! Avons-nous connu depuis 30 ans des périodes où ce n’était pas la crise ?


Et même avant. Je suis né au début de ce qu’on a appelé « les Trente glorieuses ». Mais elles étaient glorieuses pour qui ?  Pour les mineurs dont on fermait les charbonnages ? Pour les ouvriers de la sidérurgie dont on fermait les usines ? Pour tous les autres qui ont du attendre le plus grand mouvement social de l’après guerre, Mai 68, pour recevoir enfin quelques miettes des profits engrangés par le patronat ?


Et même quand, soi-disant, ce n’est pas la crise. Quand les taux de croissance montent. Quand les entreprises font des profits. C’est quand même la crise pour celles et ceux qui subissent les fusions-acquisitions, les restructurations, les délocalisations, les dérégulations, les suppressions d’emplois dans des boites qui font pourtant des bénéfices.


Et enfin, pour des millions de gens qui, quand ils ont payé leurs charges, n’ont que 50 euros par mois pour se nourrir, n’est-ce pas, et depuis longtemps, la crise tous les jours ?


La vérité, c’est que le capitalisme, c’est la crise. C’est un système qui génère les crises. Il y a des crises financières, des crises économiques, des crises sociales, des crises alimentaires, des crises sanitaires, des crises écologiques. Et chaque fois, au nom de ces crises, le capitalisme impose ses solutions, des solutions qui maintiennent les inégalités, des solutions qui entretiennent l’exploitation, des solutions qui protègent l’accumulation des profits par un petit nombre. Et quand la crise ne suffit pas, il fait la guerre. Rappelez-vous ce que disait Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage ». Là où le capitalisme ne peut exploiter en toute liberté, il provoque la guerre. Bien des guerres en Afrique qu’on nous présente comme des guerres civiles ou tribales sont en fait des guerres provoquées par le capitalisme. La guerre en Irak est une guerre du capitalisme.


En 1991, lors de l’effondrement de l’empire soviétique, le discours dominant a consacré l’échec du communisme. Nul ne peut nier que le capitalisme d’Etat, bureaucratique et policier, a échoué à réaliser l’idéal communiste. Mais cet échec nous condamne-t-il à nous résigner au capitalisme ?


N’est-ce pas le moment de dire haut et fort aux capitalistes : quel est votre bilan ? Quels sont, pour le plus grand nombre, les résultats du capitalisme ?


Quand près de trois milliards d’humains n’ont pas accès au savoir, aux nouvelles technologies et aux nouveaux savoir-faire qui pourraient améliorer leur niveau de vie, quand deux milliards de personnes n’ont pas accès aux médicaments essentiels, quand un milliard et demi de gens vivent avec quatre-vingt dix centimes d’euro par jour, quand un milliard de personnes souffrent de la famine, quand un milliard d’adultes dont deux tiers sont des femmes sont analphabètes, quand plus de 150 millions d’enfants n’ont pas accès à l’école primaire, dont la moitié sont des filles, quand 44% de la jeunesse du monde en âge de travailler sont au chômage, quand, dans une Europe si riche, il y a 50 millions de pauvres et 18 millions de chômeurs, n’est-on pas en droit de demander : capitalistes où est votre succès ?


Le capitalisme a bénéficié, avec les dérégulations massives décidées au niveau mondial comme au niveau européen, d’une liberté comme jamais il n’en avait connu depuis le 19e siècle. Et voilà son bilan. Certains vous diront. : « Vous vous trompez. Regardez en Chine, depuis qu’ils sont passés à l’économie de marché, 400 millions de Chinois sont sortis de la pauvreté ». Ils oublient de dire qu’un milliard de Chinois sont restés dans la pauvreté. Parce que, fondamentalement, c’est cela le capitalisme : c’est l’organisation de l’inégalité ; c’est l’exploitation de la majorité par un petit nombre.


Face à cette réalité, on observe deux comportements. Il y a ceux qui considèrent que le capitalisme fait partie de l’ordre naturel des choses et que la crise d’aujourd’hui n’est qu’un dérapage de mauvais capitalistes qu’il faut punir pour revenir au bon capitalisme, que la démocratie libérale et l’économie de marché, sont le moins mauvais de tous les systèmes, comme le disait avant hier soir sur France 2 le ministre des finances de Belgique.


Ceux-là, on les trouve à droite, bien entendu, au centre évidemment, mais également, à gauche. Ce sont en effet des sociaux-démocrates qui, à partir des années 80, en France comme dans le reste de l’Europe, ont accompagné et très souvent initié ce qu’on appelle la mondialisation, cette transformation du monde en un marché global où la puissance publique s’efface devant les acteurs économiques et financiers, où les humains sont traités comme des marchandises soumis aux lois d’une concurrence qui doit être libre et non faussée. La loi de déréglementation financière est une loi du PS. L’Acte unique européen et le traité de Maastricht, proposés par Jacques Delors, sont l’œuvre des sociaux-démocrates. La gauche plurielle partage avec onze autres gouvernements sociaux-démocrates la responsabilité de la stratégie de Lisbonne et des décisions de Barcelone sans lesquelles le démantèlement des services publics et du droit du travail n’aurait pas été possible. Et on a trouvé à la direction du PS les plus ardents défenseurs du traité constitutionnel européen préparé sous la direction de Giscard d’Estaing. Les mêmes souhaitent aujourd’hui ardemment qu’entre en vigueur ce copié collé du TCE qu’est le traité de Lisbonne pourtant rejeté par le seul peuple qui ait pu s’exprimer, les Irlandais.


Face à ces libéraux de droite et de gauche auxquels s’ajoutent ceux qui les suivent pour ne pas perdre les mandats que leur accorde l’alliance avec le PS, il y a ceux qui sont convaincus que le capitalisme n’est pas l’horizon indépassable de l’humanité. Ceux qui ne se résignent pas à voir le drapeau de la révolte tomber des mains de Rosa Luxemburg dans celles de Ségolène Royal.


On les trouve parmi celles et ceux qui ont fait campagne et ont soutenu le non de gauche au TCE. On en trouve parmi celles et ceux qui ont soutenu l’un ou l’autre des cinq candidats à la gauche du PS lors des présidentielles de l’an passé. Et on en trouve même, je tiens à le dire tout de suite, parmi les femmes et les hommes qui ont apporté leur voix au PS ou aux Verts. Faute de mieux à leurs yeux. Et au-delà de celles et ceux qui accompagnent ou soutiennent un parti politique, on en trouve parmi ces dizaines de milliers de gens qu’on appelle parfois des non encartés, altermondialistes, anti-nucléaires, écologistes, décroissants, faucheurs volontaires, militants des droits humains dont le grand rassemblement du Larzac, en août 2003, fut pour beaucoup, un moment fondateur.


C’est à ces femmes et ces hommes qui ne se résignent pas au capitalisme que la LCR offre une perspective. Moi qui ne suis pas membre de la LCR, qui n’appartient pas à la culture politique née de 1917, - ma culture politique, elle puise dans 1793 et 1871 et chez l’homme massacré en août 1914, au Café du Croissant à Paris  - qui suis un de ces non encartés, je tiens à le souligner ici avec force : la décision de la LCR de se dissoudre pour se fondre dans un mouvement politique qui la dépasse, qui embrasse à la fois la question sociale et la question écologique et qui s’ouvre à toutes celles et ceux qui partagent ce projet écosocialiste, c’est une décision sans précédent dans l’histoire du mouvement ouvrier français.


Nous sommes, j’en suis convaincu, des millions à rêver d’une gauche qui ne se renierait pas chaque fois qu’elle arrive au pouvoir, d’une gauche qui affirmerait sans complexe : « oui, il y a eu et il y a encore des exploiteurs et des exploités », d’une gauche qui reconnaît la réalité de la lutte des classes même si la composition des classes et les formes de la lutte ont changé. Nous sommes des millions qui n’acceptons pas le capitalisme comme une fatalité. Nous sommes des millions à vouloir une alternative. Cette alternative, si nous le voulons tous ensemble, avec le NPA, elle est maintenant possible.


Nous sommes à la tâche. Et nous sommes nombreux. Nous sommes riches de nos diversités, de nos cultures politiques respectives, de nos expériences et aussi de la fraîcheur et de la créativité de celles et de ceux qui n’ont pas d’expérience, si ce n’est celle de leurs premiers pas dans la vie et de leurs premières confrontations avec le capitalisme.


J’ai qualifié le projet que nous portons d’une expression nouvelle dans le vocabulaire politique : écosocialisme. Qu’entendons-nous par là ?


On part d’un constat : le capitalisme exploite les humains et la terre. Il est à l’origine de la question sociale et de la question écologique. Comme l’a si bien observé François Chesnais, Marx déjà constatait que « la production capitaliste ne se développe qu’en épuisant les deux sources d’où jaillit toute richesse : la terre et le travailleur » (Le Capital, p.182). Et Chesnais a très justement déploré que « la pensée critique se réclamant du marxisme a été terriblement déficiente sur le plan des rapports à la nature ».


Une approche écosocialiste, cela signifie satisfaire les besoins sociaux de manière écologique. Et la satisfaction écologique des besoins sociaux ne peut se réaliser ni par des voies autoritaires, ni par des voies fiscales.


Seule la délibération démocratique peut présider à la définition des choix. Ce qui implique de revisiter la démocratie pour en faire ce que, déjà, Jaurès appelait de ses vœux : un outil révolutionnaire.


Mais le danger immédiat qui nous guette, c’est le traitement capitaliste des problèmes écologiques. Un capitalisme vert est en cours d’élaboration. On en a vu des prémisses avec le Grenelle de l’Environnement et les multiples taxes envisagées par le gouvernement. C’est faire payer par le plus grand nombre le coût des dégâts écologiques provoqués par les profits de quelques-uns. Ce sont les solutions avancées par la droite, mais aussi par les sociaux-libéraux, par les Verts et par tous ceux qui refusent d’accepter que la course au profit est à l’origine de la destruction de l’environnement avec ses conséquences pour la santé, pour la préservation de la biodiversité, pour le maintien des grands équilibres et pour la survie même de la planète dans l’état où les générations précédentes nous l’ont léguée.


C’est un immense chantier qui s’ouvre devant nous. C’est notre volonté de saisir à bras le corps le double impact social et écologique du capitalisme. Aucune solution n’est durable si elle se contente d’aménager le système. C’est bien là que se trouve la justification de notre démarche anticapitaliste. Au regard de ce que nous voulons entreprendre, nous pouvons faire beaucoup plus que de la politique. Nous pouvons écrire une page d’histoire.


(Intervention de Raoul Marc JENNAR faite au meeting NPA 66, à  Perpignan, le 18 octobre 2008)

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7 août 2008 4 07 /08 /août /2008 13:15

La stratégie du choc : ou quand les méthodes de la CIA, tirées de la psychiatrie, sont utilisées en économie.

 


Naomi klein - la stratégie du choc
envoyé par masesami




Naomi Klein est une journaliste canadienne.

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