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1 août 2009 6 01 /08 /août /2009 09:27
1er août 2009








Naomi KLEIN
Nous sommes dans un moment de changements, un moment où le sol se dérobe sous nos pieds et où tout est possible. Ce que nous considérions comme inimaginable il y a un an est devenu possible. Dans des moments comme celui-ci, il est absolument indispensable de clarifier au maximum ce que nous voulons parce que nous pourrions obtenir gain de cause. Les enjeux sont donc élevés.

Ces derniers temps, généralement je parle du plan de sauvetage. Nous devons tous comprendre ce plan parce qu’il s’agit d’un cambriolage qui se déroule sous nos yeux, le plus grand vol de toute l’histoire monétaire. Mais aujourd’hui, je voudrais aborder les choses sous un autre angle : que se passera-t-il si le plan de sauvetage est un succès, si le secteur financier est sauvé et que l’économie retrouve ses marques d’avant la crise ? Est-ce que c’est ça que nous voulons ? Et après, à quoi ressemblerait le monde ?

La réponse est qu’il ressemblerait à Sarah Palin. Entendez-moi bien, ce n’est pas une plaisanterie. Je crois que nous n’avons pas prêté suffisamment attention à la signification du phénomène Palin. Réflechissez : Sarah Palin a surgi en grand fanfare sur la scène internationale comme candidate à la vice-présidence le 29 août lors d’un meeting électoral de McCain. Exactement deux semaines plus tard, le 14 septembre, la société Lehman Brothers s’effondrait en déclenchant la crise financière.


Ainsi, d’une certaine façon, Palin a été la dernière expression claire et nette d’un capitalisme qui menait son petit chemin juste avant que ne se produise la grande débandade. Et c’est trés utile parce qu’elle nous montre – avec ses mots simples à elle, sans fioritures – la direction que prenait l’économie US avant la crise actuelle. En nous offrant un aperçu de l’avenir, auquel nous avons échappé de justesse, Palin nous offre l’occasion de poser une question essentielle : est-ce bien la direction que nous voulons prendre ? Voulons-nous sauver le système d’avant la crise, le remettre dans l’état où il était avant le mois de septembre dernier ? Ou voulons-nous profiter de la crise, et du mandant électoral accordé aux dernières élections en faveur d’un vrai changement, pour transformer radicalement le système ? Il nous faut être clair dans nos réponses parce que depuis les années 30 nous n’avons pas connu une telle combinaison de crise grave avec un mandant démocratique progressiste en faveur d’un changement. Si nous ne saisissons pas cette opportunité, nous la perdrons.


Et que nous disait donc Sarah Palon sur ce capitalisme ronronnant avant d’être si soudainement interrompue par la crise ? Rappelons-nous, avant son apparition, l’opinion publique US avait enfin commencé à prendre la mesure de la gravité du changement climatique, à comprendre que notre activité économique était en guerre contre la planète et qu’un changement radical était urgent. Ce débat avait lieu : on voyait des photos d’ours polaires sur la couverture du magazine Newsweek. C’est alors que Sarah Palin est arrivée. Son message était le suivant : tous ces écolos, ces progressistes, ces âmes charitables ont tout faux. Il n’y a rien à changer. Il n’y a rien à repenser. Continuez de conduire vos voitures, allez faire vos courses chez Wal-Mart (gigantesque chaîne de distribution – NdT) et achetez tout ce que vous voulez. Tout ça grâce à un lieu magique appelé l’Alaska. Venez tous en Alaska et servez-vous. « Américains, » a-t-elle dit à la Convention Nationale Républicaine, « nous devons forer pour extraire plus de notre propre pétrole et gaz. Faites confiance à une nana qui connaît bien le Nord de l’Alaska, ce n’est pas ce qui manque là-bas. »

Et la foule qui assistait à la convention a répondu en chantonnant en boucle : « fors, poupée, fors ! » ("drill, baby, drill" voir video – connotation sexuelle non voilée, NdT).


En observant cette scène à la télévision, une effrayante mixture de sexe, de pétrole et de chauvinisme, je me souviens d’avoir pensé : « Mince... la convention républicaine s’est transformée en convention pour baiser la Planète Terre ». Littéralement.


Mais les propos de Palin sont inscrits dans les gènes du capitalisme : l’idée que le monde n’a pas de limites. Ce qu’elle disait en substance était qu’il n’y avait jamais de conséquences, ni de pénuries dans la vraie vie. Parce qu’il y aura toujours une nouvelle frontière, un autre Alaska, une autre bulle. Allez à sa découverte. Demain ne viendra jamais.


Il s’agit là du mensonge le plus réconfortant et le plus dangereux qui soit : le mensonge d’une croissance infinie sur une planète finie. Il ne faut pas oublier que ce mensonge était incroyablement populaire durant ces deux premières semaines, avait la chute de Lehman. Malgré le bilan de Bush, Palin et McCain menaient dans les sondages. Sans la crise financière, et le fait qu’Obama se soit adressé aux travailleurs en proposant de remettre en question les dérégulations et le fonctionnement de l’économie, ils auraient été élus.

Le Président nous dit qu’il veut regarder vers l’avenir, pas vers le passé. Mais pour contrer le mensonge de la croissance éternelle et des ressources inépuisables qui est au coeur de la crise à la fois écologique et financière, il faut regarder en arrière. Et il faut regarder loin en arrière, bien au-delà des huit années de Bush et Cheney, jusqu’à la fondation de ce pays, jusqu’à l’idée même d’un pays bâti par des colons.


Le capitalisme moderne est né en même temps que la soi-disant découverte des Amériques. Et ce fut le pillage des ressources naturelles incroyables des Amériques qui engendra le capital qui a permis l’avénement de la Révolution Industrielle. Les premiers explorateurs parlaient de ce pays comme d’un nouveau Jérusalem, une terre aux ressources infinies, où on pouvait se servir, si vaste que le pillage ne prendrait jamais fin. Cette mythologie est présente dans nos écritures bibliques – d’inondations en reconstructions, de cendres en renaissances – et est au coeur du Rêve Américain qui se réinvente sans cesse. Selon ce mythe, nous n’avons pas à vivre avec notre passé, avec les conséquences de nos actes. Nous pouvons toujours nous échapper et tout recommencer ailleurs.


Evidemment, de telles histoires ont toujours constitué un danger pour tous ceux qui vivaient déjà sur ces terres nouvellement « découvertes » ainsi que pour tous ceux réduits à l’esclavage pour les exploiter. Mais c’est désormais la planète elle-même qui nous dit que nous ne pouvons plus croire à ces histoires d’éternels recommencements. C’est pour cela qu’il est si important de souligner qu’au moment même où une sorte d’instinct de survie du genre humain avait commencé à s’imposer et que nous paraissions enfin conscients des limites naturelles de la Terre, Palin est arrivée comme la nouvelle incarnation du chevalier-colon qui disait : venez donc en Alaska. Il y en aura toujours plus. Ne réfléchissez pas et servez-vous.

Il ne s’agit pas de Sarah Palin. Il s’agit de la signification de ce mythe de la « découverte » tojours renouvelée, et de ce qu’il nous enseigne sur le système économique qu’ils veulent sauver à coups de milliards et de milliards. Ce qu’il dit, c’est que le capitalisme débridé nous mènera au-delà du point de non-retour. Et le capitalisme tentera à n’importe quel prix d’éviter d’avoir des comptes à rendre, que ce soit en termes financiers ou écologiques. Parce qu’il y en aura toujours plus. Un nouveau rafistolage. Une nouvelle frontière.


Ce message se vendait bien, et se vend encore. Il a fallu l’écroulement du marché financier pour que les gens se disent « peut-être que Sarah Palin n’est pas un bon choix pour le moment. Prenons plutôt le type intelligent qui nous sortira de la crise. »


J’ai pratiqment l’impression qu’on nous a donné une dernière chance, une sorte de sursis. J’essaie de pas verser dans l’apocalyptique, mais les textes scientifiques que j’ai lus sur le réchauffement climatique font peur. Cette crise économique, aussi terrible soit-elle, nous a sauvé du gouffre écologique vers lequel Sarah Palin voulait nous conduire et nous a donné un tout petit répit pour changer le cours des choses. Et je crois qu’il est significatif que lorsque la crise a frappé, il y a eu presque comme un soulagement, comme si les gens savaient qu’ils avaient vécu au-dessus de leurs moyens et qu’ils avaient fini par se faire attraper. D’un seul coup, nous avions l’autorisation de faire collectivement autre chose que les courses et ça, ça a touché plus d’une corde sensible.


Mais le mythe est toujours présent. L’aveuglément obstiné face aux conséquences, symbolisé par Sarah Palin, est enraciné à Washington et se reflète dans la réponse apportée à la crise. Ils refusent de voir la gravité de la situation. Washington préfère jeter des milliards et des milliards dans un trou noir plutôt que d’en mesurer la profondeur. C’est pour vous dire leur degré d’obstination à se voiler la face.


Et il y a beaucoup d’indices qui montrent un retour de cette vieille pensée. Les salaires à Wall Street sont presque au même niveau qu’en 2007. Il y a une certaine excitation dans les annonces de reprises des marchés financiers. « Alors, on peut arrêter de culpabiliser ? » peut-on pratiquement entendre dire chez les commentateurs. « Ca y’est, la bulle est revenue ? »

Et ils ont peut-être raison. Cette crise ne tuera pas le capitalisme, ni ne le changera de manière significative. Sans une énorme pression populaire en faveur de réformes structurelles, la crise ne sera au final qu’un ajustement trés douloureux. Le résultat sera un accroissement des inégalités, plus grandes encore qu’avant la crise. Parce que les millions de personnes qui sont en train de perdre leurs emplois et leurs maisons ne seront pas tous réembauchés de sitôt. Et les capacités de production sont très difficiles à reconstituer après leur liquidation.


Le terme de « sauvetage » est tout à fait approprié. Les marchés financiers sont en train d’être secourus afin de maintenir le navire du capitalisme financier à flot. Mais ce n’est pas de l’eau qu’ils sont en train d’écoper, mais des gens. Ce sont des gens qui sont en train d’être jetés par dessus bord au nom du « redressement ». Le résultat sera un vaisseau encore plus performant et plus agressif. Beaucoup plus agressif. Parce que plus il y aura d’inégalités – les super riches vivant aux côtés des super misérables – plus il faudrait faire preuve d’insensibilité. On a besoin de se croire supérieurs à ceux qui sont exclus pour pouvoir dormir tranquille la nuit. C’est ce système là qui est en train d’être sauvé : le même qu’avant, mais plus agressif encore.

Et la question qui se pose à nous est la suivante : notre tâche consiste-t-elle à écoper ce navire, le plus grand bateau pirate jamais connu, ou de le couler et le remplacer par un autre plus solide, où il y aurait de la place pour tout le monde ? Un bateau qui n’aurait pas besoin de ces purges rituelles pendant lesquelles nous jetons nos amis et nos voisins par-dessus bord pour sauver ceux qui voyagent en première classe ? Un qui comprendrait que la Terre n’a pas les moyens de nous faire vivre tous avec plus en encore plus. Mais que cette terre a les moyens, comme l’a récemment déclaré à l’ONU le président de la Bolivie, Evo Morales, « pour tous de vivre bien ».


Ne vous y trompez pas : le Capitalisme sera de retour. Et le même message sera de retour, colporté probablement par de nouveaux visages : vous n’avez pas besoin de changer. Continuez à consommer tout ce que vous voulez. Il en reste encore plein. Fore, poupée, fore. Peut-être trouverons-nous un bricolage technologique qui résoudra tous nos problèmes.

C’est pour cela que nous devons être clairs dés maintenant. Le Capitalisme pourra survivre à la crise. Mais le monde ne pourra pas survivre à un autre retour du capitalisme.

Naomi Klein

adaptation d’une intervention du 2 mai 2009 à la conférence du 100ème anniversaire du magazine The Progressive, publié par The Progressive dans son édition d’aout 2009. http://www.progressive.org/klein0809.html

Traduction VD pour le Grand Soir

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 12:42

J'avais pas de photo de Rocky...

29 juillet 2009 Le Telegramme

 

Michel Rocard a remis son rapport: la taxe carbone est en route. C'est à Nicolas Sarkozy qu'il reviendra de trancher sur l'avenir de cette taxe destinée à réduire la consommation excessive d'énergies fossiles et donc à diminuer les rejets de CO2.



A quoi servira-t-elle?
Réduire la consommation des énergies fortement émettrices de gaz à effet de serre, en premier lieu le CO2, responsables du réchauffement climatique: c'est l'objectif affiché de cette taxe carbone, également appelée Contribution climat énergie (CCE). D'après les accords de Kyoto, la France doit diviser ses émissions par quatre d'ici à 2050, par rapport à 1990. L'Europe est également collectivement engagée à les réduire de 20% en 2020. L'idée est donc de «donner un prix au carbone» pour inciter à modifier les comportements les plus énergivores.

Sur quels produits portera-t-elle?
La taxe carbone s'appliquera aux seules consommations d'énergie fossiles - pétrole, gaz, charbon - des ménages et des entreprises. Pour les ménages, elle portera sur le carburant des transports et les modes de chauffage. Une incertitude demeure sur l'électricité. Les experts soulignent que le nucléaire (75% de la consommation française) et l'hydraulique n'émettent pas de gaz à effet de serre. Mais Michel Rocard est «personnellement pour» (lire ci-dessous).

Combien coûtera-t-elle?
A 32euros la tonne de CO2, la CCE rapporterait huit milliards d'euros à l'Etat et coûterait de 170 à 300euros en moyenne par an aux ménages: le litre de carburant serait 7 à 8 centimes plus cher et la facture de chauffage augmenterait de 60euros (logement collectif au gaz) à 170euros par an (maison individuelle au fioul). Reste que la taxe devrait être plus élevée pour les ménages habitant dans des zones rurales, qui utilisent leur voiture tous les jours.

Qui la paiera?
Les experts estiment indispensable que «tout le monde participe à l'effort», excluant toute exonération ou dérogation, mais prévoient de dédommager les ménages les plus modestes et certaines entreprises. Le groupe d'experts estime en outre que la taxe ne doit pas servir à compenser la suppression de la taxe professionnelle.

Quels dédommagements pour les ménages?
La compensation pourrait prendre la forme d'une allocation forfaitaire versée aux classes moyennes et populaires - le ministre du Développement durable Jean-Louis Borloo a suggéré un «chèque vert» - mais modulable pour tenir compte du lieu d'habitation (rural, grande banlieue) et du type de logement. Une autre piste serait une baisse des prélèvements obligatoires.

Et pour les entreprises?
Elles pourraient également bénéficier d'un reversement, ou d'allégements de charges, le temps d'adapter leurs modes de production. Des professions comme les pêcheurs, les agriculteurs, les chauffeurs de taxi et les transporteurs routiers sont particulièrement exposées. Les experts suggèrent aussi un «ajustement aux frontières» pour rétablir des conditions de concurrence équitable par rapport aux concurrents internationaux.

Et maintenant?
Le rapport Rocard va circuler au sein du gouvernement et entre ministères. Et il reviendra au chef de l'Etat de trancher, sans doute à l'automne.


Et les reactions

  • gker...
    Devrons nous manger froid?
    Comment nos politiques comptent différencier la consommation de gaz de chaufffage du gaz servant aux besoins domestiques et particulièrement la préparation des repas? Devra-t-on installer des nouveaux compteurs?
    Ajouté le 29 juillet 2009 à 10h56
  • guybrest
    encore un qui se dit de gauche
    Facile de prendre tous les politiciens de gauche pour faire le sale boulot, ils sont tellement cupides qu'ils sont près à tout. Ils feraient mieux de préparer un programme commun. Quant aux écolos à part créer de nouvelles taxes ils n'ont pas beaucoups d'idées. Ils seraient plus pertinent de se pencher sur des énergies nouvelles, mais le seul problème qui les préoccupe est comment les taxer.
    Ajouté le 29 juillet 2009 à 08h32
  • duve...
    on se moque de qui?
    Bonjour,
    Je veux bien la taxe carbone pour réduire notre consommation d’énergie.
    Mais avant de vouloir se poser en bon élève n’y a-t-il pas autre chose à faire ?
    Par exemple réduire la vitesse sur les routes, interdire les suremballages, inverser la tendance dans nos villes, tout voiture, passer aux tout piéton et vélo. Notre réseau urbain est avant tout destiné aux automobilistes.
    Quant à taxer le carburant, oui, mais faut il que nous ayons le choix, ou sont les voitures électriques ? Comptez le nombre de stations GPL ?...
    Un véhicule hybride coûte plus de 30 000€ et pour le GPL contrairement aux autres pays européens, nous en France nous avons créé une psychose sur ce type de véhicules, ils sont même interdits dans certains parkings !
    Une taxe carbone pénalisera lourdement l’économie finistérienne, fini les implantations industrielles à Brest.
    Cordialement.
    Ajouté le 29 juillet 2009 à 08h18
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27 juillet 2009 1 27 /07 /juillet /2009 09:57


Nommé à la tête d’une commission censée réfléchir à la mise en place d’une « fiscalité écologique », l’ex-socialiste Michel Rocard a pondu une idée aussi choquante que peu originale : taxer lourdement l’utilisation de l’énergie (gaz, charbon, pétrole et électricité). Sur les carburants, Rocard propose carrément une augmentation de 7 à 8,5 centimes par litre ! Au total, la facture risque d’être lourde puisqu’elle pourrait atteindre 300 euros par an et par ménage.

Une compensation est envisagée pour « les ménages les plus modestes » mais, attention, elle devra être « partielle », « aussi forfaitaire que possible » (donc ne pas être liée à la consommation) et « si possible être transitoire » !

Très clairement, ce sont les plus pauvres qui vont payer.

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:57


24 juillet 2009 - Le Télégramme

 

Alcatel-Lucent. 201 emplois en moins à Lannion

23 juillet 2009 à 12h39


Alcatel-Lucent avait annoncé la mise en place d'un plan social engageant la suppression d'un millier de postes en France. L'Ouest est particulièrement concerné : Lannion perd 201 emplois.

 

Lannion est durement touchée par le plan de 1.000 suppressions d'emplois en France (850 suppressions, au moins 150 externalisations) annoncé par Alcatel-Lucent. La mauvaise nouvelle est tombée peu après 10 h. Entre les 49 suppressions de postes et les 99 externalisations confirmées, le site lannionnais perd 148 emplois. Auxquels il faut ajouter la suppression des 53 postes de la branche production de la filiale RFS (radio frequency system). Lanniojn perd donc 201 emplois.  
 
Des centaines de salariés mobilisés
"C'est plus qu'on ne l'aurait cru. les externalisations ne visent pas seulement les produits historiques de la téléphonie fixe, mais sont étendues aux 51 personnes qui travaillent sur NGN mobile, produit axé vers le futur", déploraient à chaud les syndicats. Jusqu'à midi, l'accès au site était entièrement bloqué. Les salariés, plusieurs centaines en dépit des congés, ont installé leur campement avec chapiteau, café et gâteaux. Mais le coeur n'y était pas. Lannion attendait l'issue du CCE de RFS, filiale d'Alcatel-Lucent, qui s'est tenu cet après-midi. Bilan négatif : comme le craignaient les syndicats, RFS supprime 53 postes. Soit la totalité de la branche production de la filiale qui n'emploie plus qu'une trentaine de salariés en recherche et développement.

111 postes en moins en Loire-Atlantique

Quel tribut paient les autres sites français ? 241 postes doivent être supprimés à Vélizy (Yvelines), 129 à Villarceaux, 49 à Ormes (Loiret), 49 à Lannion (Côtes d'Armor), 60 à Orvault (Loire-Atlantique) et 200 à Eu, d'après les informations qu'ont reçues les syndicats d'Alcatel-Lucent France (ALF, principale filiale). En outre, 51 postes à Orvault doivent être transférés vers des entreprises partenaires, ce que la direction nomme "co-sourcing" et les syndicats "externalisation".

Un poste de la filiale Alcatel-Lucent Enterprise a également été supprimé à Brest.

 

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200 emplois en moins à Lannion, 111 à Orvault, près de Nantes, un millier au total en France. Alcatel-Lucent taille une fois encore dans ses effectifs en France. Un nouveau coup dur pour l'industrie des télécoms dans l'Ouest.


La nouvelle était attendue depuis quinze jours. La direction d'Alcatel-Lucent a confirmé hier, à l'occasion de comités d'entreprise dans ses différents sites, la suppression de 850 postes en France et l'externalisation de 150 autres vers des entreprises partenaires. Au total, mille postes de moins pour un groupe qui comptait plus de 12.000 salariés dans l'Hexagone, il y a deux ans, et qui en comptera à peine 10.000 l'an prochain. Au niveau mondial, il s'agit du quatrième plan social en trois ans. Pourtant, Ben Verwaayen, qui a pris en septembre dernier la succession du tandem Patricia Russo-Serge Tchuruk à la tête du groupe franco-américain, avait assuré qu'il ne procéderait plus à aucun plan social global. Mais la situation financière d'Alcatel-Lucent, qui souffre particulièrement sur un marché des télécoms dominé par les Asiatiques, le contraint une nouvelle fois à réduire les coûts. Autrefois concurrencé par l'Américain Motorola ou les Européens Nokia, Siemens et Ericsson, voilà Alcatel-Lucent doublé en termes de coûts et de technologie par les groupes chinois.

Déjà 1.800 postes supprimés en 2007


Comme en 2007, alors que le groupe avait supprimé 1.800 postes en France, l'Ouest de la France paie le prix fort. Sur le site de Lannion, qui compte aujourd'hui 900 salariés, 49 emplois vont être supprimés, essentiellement en recherche et développement. 99 autres seront externalisés. Par ailleurs, également à Lannion, 50emplois disparaissent au sein de la filiale RFS (antennes de téléphonie mobile). À Orvault, 60 postes disparaissent et 51 sont externalisés. Toutefois, c'est le site de Vélizy (Yveslines) qui est le plus touché avec 241 suppressions de postes, devant l'usine d'Eu (Seine-Maritime), qui perd 200 de ses 500 emplois. À Brest, un seul emploi est supprimé au sein d'Alcatel-Lucent Enterprise (sur 240). Selon la direction du groupe, ce nouveau plan «vise à réduire les coûts de structure, tout en préservant le rôle central de la France dans le groupe et sa capacité de recherche et développement». Les départs se feraient d'abord sur la base du volontariat. Mais les syndicats craignent des départs contraints, faute d'un nombre suffisant de volontaires.

Une mobilisation annoncée à la rentrée


L'intersyndicale du groupe, qui a demandé à rencontrer NicolasSarkozy, veut «empêcher ce dépeçage d'une industrie française de haute technologie exportatrice» et faire «cesser le dumping des équipementiers chinois». «La colère domine. Nous en avons ras-le-bol des annonces à répétition», a martelé, hier, Hervé Lassalle (CFDT). Il a annoncé «une mobilisation à la rentrée pour limiter la casse». Depuis la difficile fusion en 2006 entre le français Alcatel et l'américain Lucent Technologies, le groupe a déjà procédé à plusieurs plans de restructuration, comprenant 17.500 suppressions d'emplois d'ici à fin 2009, dont plus de 2.000 en France. Dans l'Ouest, le plan social de 2007 avait entraîné la suppression de près de 450 postes à Orvault, Rennes, Lannion et, dans une moindre mesure, Brest
.

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:42


Le 20 juillet le gouvernement américain a commémoré le quarantième anniversaire des premiers pas de l'homme sur la Lune. La prouesse technique comme le courage et la maîtrise des trois astronautes qui avaient osé se lancer le méritent amplement. Car ce voyage n'est pas seulement le symbole de ce que la science peut produire de meilleur, il est aussi un exemple de ce dont l'humanité sera capable lorsqu'elle sera parvenue à se débarrasser du carcan de l'oppression.

Par sa spectaculaire réussite bien sûr, mais aussi par les méthodes auxquelles l'État américain a dû recourir pour rattraper et dépasser l'Union Soviétique dans la course aux étoiles. Les États-Unis, malgré leur supériorité économique, avaient en effet été devancés par l'URSS et ses Spoutniks. Pour regagner le terrain perdu, ils ont dû s'inspirer de l'efficacité des méthodes de centralisation et de planification de leur rivale.

Foin de son credo sur la libre entreprise, l'initiative individuelle, la concurrence et la loi du marché : le gouvernement américain forma une administration spéciale, la NASA, et lui donna tous les moyens nécessaires. Tous les centres de recherche qui avaient quelque chose à voir avec l'espace, qu'ils dépendent de l'armée, de l'aviation, de la marine ou de l'industrie, furent regroupés sous l'autorité de la NASA. Des programmes de recherche furent confiés aux universités, qui aux États Unis sont privées, et leur bonne exécution fut contrôlée par l'administration. La même méthode fut utilisée vis-à-vis des industries auxquelles la NASA confiait certaines fabrications. L'ensemble, c'est-à-dire le travail de plusieurs centaines de milliers de personnes pendant dix ans, était coordonné et planifié pour permettre de prendre pied sur la Lune avant 1970.

Rien ne fut laissé au hasard, ce qui est bien le moins pour une entreprise de ce genre et rien donc ne fut laissé à la « main invisible du marché ». Ce qui n'a évidemment pas empêché les entreprises américaines de prendre leur bénéfice au passage. Mais c'est une autre histoire.

Paul GALOIS
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:35



Le rapport parlementaire qui vient d'être rendu public sur le bilan du bouclier fiscal est éloquent : les cent plus gros bénéficiaires de la mesure (sur un total de 18 900) captent, à eux seuls, un tiers des remboursements !

Le bouclier fiscal est une disposition de la loi de finances qui interdit au fisc d'imposer un contribuable à plus de 50 % de ses revenus. On se souvient que lors de sa mise en place, à l'été 2007, le gouvernement avait tenté de faire passer cette annonce pour une mesure sociale. Il évoquait alors le sort des malheureux « chômeurs ou retraités » qui, possesseurs d'une maison de famille sur l'île de Ré, étaient frappés par l'impôt sur la fortune alors qu'ils avaient des revenus inférieurs à 1 000 euros par mois.

Que l'État cherche à remédier à ce type d'aberration, pourquoi pas. Mais il est évident aujourd'hui que le but du bouclier fiscal n'était pas celui-là, et que ses principaux bénéficiaires sont bien loin d'être des gens dans le besoin.

Le fisc rembourse directement aux bénéficiaires le « trop-perçu », c'est-à-dire l'équivalent de ce qu'ils ont payé sur leur imposition au-delà des 50 %. Ce sont très exactement 18 893 ménages qui ont touché un chèque en 2008, pour un montant total de 578 millions d'euros.

Mais ces chiffres globaux masquent d'énormes disparités : les 100 restitutions les moins importantes - touchant, par exemple, des « personnes au chômage depuis plusieurs années » ou des « agriculteurs ayant subi une mauvaise récolte » - ont été en moyenne de ... 25 euros. À l'autre bout de l'échelle, comme le dit le rapport Carrez, « un petit nombre de personnes concentre une part très importante du coût de la mesure ». Qu'en termes élégants ces choses-là sont dites ! En langage plus direct, cela signifie que quelques centaines de multimillionnaires se sont goinfrés grâce à un très gros chèque offert par l'administration fiscale : les 100 plus gros bénéficiaires ont touché chacun, en moyenne, 1,15 million d'euros ; autrement dit, 0,53 % des bénéficiaires ont touché presque 30 % des remboursements ! Les dix plus gros bénéficiaires, eux, ont carrément touché le jackpot, avec une moyenne de 6 millions d'euros par tête.

Qui sont ces heureux élus ? Des contribuables qui, aux dires du rapport, « ont un patrimoine supérieur à 15,5 millions d'euros ». On le voit, ils avaient donc bien besoin de ce petit coup de pouce !

Ce qui est encore plus écœurant, c'est que nombre de ces super-riches ont, en revanche, un « revenu fiscal de référence » très en-dessous du RMI : le rapport pointe du doigt (sans méchanceté) les propriétaires de patrimoines supérieurs à 15,5 millions d'euros mais déclarant des revenus annuels inférieurs à 3 200 euros. Il s'agit ici, évidemment, de contribuables ayant la possibilité de profiter de tous les artifices comptables offerts par la loi pour déduire leurs revenus jusqu'à n'être quasiment plus imposables. À ceux-là, qui volent le fisc en toute légalité, l'État offre donc un petit cadeau supplémentaire pour les féliciter.

Voilà donc la vision de la « justice sociale » dont Sarkozy nous abreuve à longueur de discours.

Pierre VANDRILLE
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20 juillet 2009 1 20 /07 /juillet /2009 08:12

Au 1er août, le taux du livret A passera de 1,75 à 1,25%. Et cela aurait pu être pire, nous dit-on ! Il y a un an, il rapportait 4% par an. La rémunération de cette épargne populaire baisse régulièrement, au motif que l'inflation diminuerait, voire serait négative. Ce n'est pas ce que constatent les classes populaires.

Ce qui est sûr, en revanche, c'est que les capitalistes qui placent leur argent en Bourse, spéculent sur le pétrole ou sur les matières premières, n'escomptent pas 1,25% de rendement, mais plutôt 5 à 10 fois cette somme. Il y a placement et placement.

Brève LO

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9 juillet 2009 4 09 /07 /juillet /2009 08:54


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Le G8 devait se réunir le 8 juillet, en Italie.  L'occasion de masquer le manque de légitimité des dirigeants, en instrumentalisant l’émotion suscitée par le tremblement de terre de l'Aquila.


Il y a trois mois, un séisme faisait 300 morts à l’Aquila, en Italie. La décision d’y tenir le sommet du G8 vise notamment à réduire les risques de manifestation. Il se dit, en haut lieu, que les opposants n’oseront pas s’exprimer en un tel lieu. Le responsable de l’évènement, Guido Bertolaso, prétend que « ce sera un G8 solidaire ». Ce qui signifie seulement que les grands de ce monde honoreront de leur présence et de leurs dépenses une ville dans laquelle 50000 réfugiés vivent toujours sous des tentes…


Voilà qui en dit long sur le cynisme de ces dirigeants politiques et des grands patrons, dont ils ne font que reproduire le triste numéro. Alors qu’ils justifiaient leurs profits par « la prise de risque », ces derniers en appellent aujourd’hui à la solidarité et demandent aux plus modestes de se serrer la ceinture. Depuis le début de la crise, 25% des travailleurs américains ont vu leur salaire diminuer, sans compter ceux qui n’ont plus d’emploi. On observe déjà le même phénomène dans plusieurs pays d’Europe (Irlande, Hongrie, pays baltes…). Le risque de déflation n’est pas écarté.


En France, des entreprises comme Hertz, IBM, Osram ou HP tentent d’obtenir des baisses de salaire. Pourquoi se priveraient-elles, alors que le ministre du Travail refuse de légiférer pour interdire ce type de « proposition » ? Pour Brice Hortefeux, « c'est aux salariés de déterminer si les mesures proposées permettent ou non de préserver l'avenir de l'entreprise… en période de crise, l'effort doit être partagé ».


Effort partagé ? Ce sont pourtant toujours les mêmes qui trinquent. Ceux que l’on contraint à « travailler plus pour gagner moins » ou que l’on licencie. Ce sont souvent deux étapes d’un même processus, comme ce fut le cas à l’usine Continental de Clairoix.


Et le G8 n’y changera rien. Pour les travailleurs, la crise ne fait que commencer. Les licenciements actuels ne forment qu’une première vague, et les capitalistes vont de nouveau limoger pour restaurer la rentabilité de leurs capitaux. « La reprise de l’emploi sera beaucoup plus tardive que le retour à la croissance économique », prévient le secrétaire général de l’OCDE. D’ici fin 2010, plus de 57 millions de travailleurs seront privés d’emploi dans les pays de l’OCDE. Et le directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn, reconnaît que le chômage va augmenter jusqu'en 2011. Certains États annoncent déjà de mauvais chiffres, comme le gouvernement suédois qui prévoit un taux de chômage de 11,7%... dans deux ans.


Dans les pays pauvres, notamment en Afrique, les conséquences seront plus dramatiques encore. Aussi, le G8 affichera-t-il un engagement pour lutter contre la faim dans le monde. Mais quelle est la crédibilité de cette annonce, alors que Berlusconi vient d’admettre « ne pas avoir tenu ses promesses », en ce qui concerne l'aide à l'Afrique ? A peu près la même que celle de l’appel de Sarkozy et Lula, en faveur d’un « ordre mondial plus démocratique, plus solidaire et plus juste ».


Comble du cynisme, au moment même où il tente de relancer un programme économique libéral, obligeant les travailleurs à trimer plus longtemps pendant que le chômage explose, Sarkozy écrit que la dimension sociale de la mondialisation est « prioritaire » et que le rôle de l'Organisation internationale du travail (OIT) doit être renforcé.

Philip Grieves

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:10

Le travail du dimanche revient en discussion l'Assemblée nationale ce mardi 7 juillet. Sarkozy, qui veut que soit levée l'interdiction du travail dominical, aurait illustré son projet en posant cette question dont l'intérêt n'échappera à personne : "Est-ce qu'il est normal que le dimanche, quand Madame Obama veut, avec ses filles, visiter les magasins parisiens, je dois passer un coup de téléphone pour les faire ouvrir ?". Ben voyons !

Au-delà des arguties juridiques sur les modalités d'application de la future loi qui vont occuper ces messieurs de l'Assemblée pendant plusieurs jours, il s'agit bien d'une nouvelle attaque contre les salariés.

Oh, bien sûr, il y a déjà plusieurs millions de salariés qui travaillent le dimanche. Parmi eux, celles et ceux dont l'activité est une nécessité sociale. Il va de soi que la société ne peut pas se passer d'infirmières, de médecins, de travailleurs des transports publics, pas plus que de ceux de la production et de l'acheminement de l'électricité et du gaz, même le dimanche. Et il est techniquement impossible de stopper le fonctionnement d'un haut fourneau un jour sur sept. Encore faut-il que ce travail dominical soit compensé en salaire comme en temps de repos supplémentaire !


Autoriser le travail dominical pour faire face à une nécessité sociale est une chose. L'autoriser pour permettre à des commerçants et surtout à de grandes chaînes commerciales de faire du profit supplémentaire en est une autre.

Dans l'immédiat, il s'agit d'un cadeau à une partie de la bourgeoisie. Un de plus, qui s'ajoute à la série des cadeaux que Sarkozy distribue aux siens, aux riches, commencée avec le bouclier fiscal. Ce fameux "bouclier" dont un rapport, établi pourtant par un député de l'UMP, constate qu'il a coûté à l'Etat 578 millions d'euros et a profité à 19 000 ménages bourgeois. Et, parmi ces heureux privilégiés, il y en a de plus privilégiés que les autres. Ce sont les cent plus gros contribuables qui ont encaissé les plus grosses ristournes, d'un montant total de près de 200 millions !


Dans la proposition de loi visant le travail du dimanche, il y a un autre aspect, plus général, qui concerne l'ensemble des travailleurs. Si le travail dominical est banalisé, qu'est-ce qui empêchera demain les patrons, dans n'importe quel secteur de l'économie, du bâtiment à l'automobile en passant par la chimie, etc, de faire travailler le dimanche quand cela les arrange, quitte à mettre les travailleurs en chômage partiel à d'autres moments ?


Autoriser le travail dominical s'ajouterait aux différentes lois qui, comme l'annualisation du temps de travail, visent à rendre l'activité plus flexible et qui permettent aux patrons d'imposer les horaires qu'ils veulent.

Les défenseurs de ce projet de loi ont le culot d'évoquer les avantages du doublement de salaire et le volontariat. Mais le doublement de salaire le dimanche n'existe pas dans nombre de professions (personnel des hôpitaux, de l'hôtellerie ou des transports). Le projet de loi n'aborde même pas la question. Quant au volontariat, c'est une fumisterie même dans une période normale. À plus forte raison dans cette période de chômage.


Il y a bien peu de lois dans la législation sociale qui protègent les travailleurs. Même ce peu, obtenu au fil du temps et en général au fil des luttes, est en train d'être démantelé par le gouvernement. Les patrons s'assoient de plus en plus sur les lois sociales et considèrent les conventions collectives comme nulles et non avenues. Mais le gouvernement veut leur éviter même la peine de violer les lois sociales en supprimant celles-ci purement et simplement.


Donner aux employeurs la possibilité de généraliser le travail du dimanche fait partie de l'offensive générale du patronat et de la bourgeoisie contre les salariés, contre leur salaire, contre leur retraite, contre leur emploi.

Le gouvernement se croit en position de rendre ce service au patronat, considérant que le rapport de forces lui est favorable. Mais les rapports de forces peuvent être changés par la lutte collective des travailleurs. C'est le patronat et le gouvernement qui finiront par convaincre tous les travailleurs que, si nous ne voulons pas être réduits en esclavage, nous n'avons pas d'autre choix.

Lutte Ouvrière
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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 09:06
Cour des comptes : les banquiers encaissent sans contrepartie

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