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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 08:55

22 juin 2010 - Le Télégramme


«Classes surchargées, restrictions budgétaires, suppression de postes, conditions de travail détériorées». Les syndicalistes du Snes-FSU du Morbihan, en cette fin d'année scolaire, lancent la sonnette d'alarme concernant «la souffrance au travail des personnels de l'Éducation nationale».

«Un mal-être récurrent»

Une réunion de la Commission hygiène et sécurité départementale (CHSD) vient d'avoir lieu. «Ellea concerné principalement les conditions de travail de tous les personnels, explique Gilles Bolzer, secrétaire départemental adjoint Snes. Les médecins chargés du personnel ont constaté, cette année, une augmentation de 16% de leurs consultations. L'assistante sociale du département, qui s'occupe du personnel de l'Éducation nationale a, elle, signalé une grosse souffrance et un mal-être récurrent». De son côté, la conseillère en carrière du département a rencontré près de 600 personnes au cours de l'année scolaire 2009-2010. «20% des personnels l'ont rencontrée dans l'objectif de rompre avec leur métier et 80% veulent mettre en place un projet de reconversion», précise Gilles Bolzer.

Mise en place de groupes de travail


Deux groupes de travail vont être créés à la rentrée 2010, l'un avec les délégués du personnel, l'autre avec les chefs d'établissement. Ilsdevraient concerner la souffrance et la prévention des risques psycho-sociaux. «C'est une première réponse mais nous n'hésiterons pas à quitter ces groupes de travail s'ils ne mènent à rien de concret», explique Gilles Bolzer. À la rentrée prochaine, l'académie comptera 700 élèves en plus dans le second degré et six suppressions de postes.

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 14:31

Kilpmarch45 Et les rytmes scolaires en Afrique du Sud?

Le ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, n'est pas à court d'idées. À peine a-t-il lancé un ballon-sonde sur le sport à l'école l'après-midi, qu'il en propulse un nouveau concernant les rythmes scolaires. S'appuyant sur une comparaison avec d'autres pays, il en déduit que les vacances en France seraient trop longues, l'emploi du temps des élèves trop chargé, bref, que le rythme scolaire actuel serait seul responsable des mauvais résultats des élèves français par rapport à leurs homologues européens.

Chatel a donc chargé une commission de réfléchir sur le sujet et d'émettre un projet de réforme applicable en 2013. Cela laisse le temps à bien des déclarations, des propositions et contre-propositions. Mais ce qui est sûr c'est que, si un changement des rythmes scolaires voit le jour, l'intérêt des élèves ne sera pas la priorité. L'histoire des congés depuis la création de l'école publique par Jules Ferry en 1882 montre que ce sont toujours et d'abord les intérêts économiques qui ont influé sur les rythmes scolaires, loin devant les considérations pédagogiques, quand elles existaient.

La loi du 28 mars 1882 fixa un calendrier pour les écoles primaires : cinq jours de classe pendant les trente-sept semaines de scolarité, et quinze semaines de vacances. Un arrêté publié en 1891 les concentra principalement sur l'été, entre le 1er août et le 1er octobre, et un autre de 1912 étendit ces vacances d'été à dix semaines, les faisant commencer le 14 juillet. Alors que la majorité de la population française était rurale, ces dix semaines répondaient aux vœux des agriculteurs qui employaient leurs enfants aux travaux des champs, pour les récoltes et les vendanges. Ce n'est qu'en 1960 que la rentrée fut avancée au 16 septembre. Néanmoins, les inspecteurs d'académie pouvaient accorder des autorisations d'absence aux enfants de plus de 12 ans dans les secteurs viticoles entre le 15 et le 30 septembre.

À partir des années 1960 toutefois, avec le déclin de la paysannerie, les intérêts des agriculteurs ne sont plus une priorité. En revanche, il faut tenir compte des industriels qui concentrent les congés payés sur les mois de juillet-août : en 1961, le début des grandes vacances fut donc fixé au 28 juin. À ceci s'ajoutèrent les souhaits d'un nouveau secteur économique en extension, celui du tourisme, avec en particulier le développement des sports d'hiver. La rentrée fut alors progressivement ramenée début septembre, tandis que des vacances d'hiver apparaissaient.

La même année débuta donc la coopération entre le ministère de l'Éducation nationale et celui du Tourisme pour établir le calendrier scolaire. À partir de la rentrée 1964 fut mise en place la division en deux, puis trois zones, pour les petites vacances. En 1972, le mercredi de congé remplaça le jeudi, tandis que la semaine scolaire se terminait le samedi midi, pour permettre les départs en week-end. Dans cette décennie, les vacances d'hiver furent rallongées à deux semaines et étalées entre février et mars, tandis que celles de printemps commençaient en avril selon les zones, pour que les stations de sports d'hiver puissent faire le plein les mois d'enneigement. Au moins n'y avait-t-il nulle hypocrisie dans le choix de ce calendrier, l'intérêt pédagogique des élèves n'étant pas mis en avant, juste celui des professionnels du tourisme !

En ce qui concerne les rythmes hebdomadaires et quotidiens, c'est Darcos, le prédécesseur de Chatel, qui a instauré en 2008 la semaine de quatre jours d'école, rallongeant par conséquent la journée de travail des élèves, même si deux heures de cours hebdomadaires ont été supprimées. Mais cela permettait à une frange plus large de gens qui en ont les moyens de partir en week-end.

Les dates des congés scolaires telles qu'elles furent fixées ont à chaque fois privilégié des intérêts économiques, les considérations pédagogiques et l'intérêt des enfants coïncidant rarement avec les choix. Nul doute qu'il en sera de même pour l'actuelle réforme à l'étude... au moment où la principale préoccupation du gouvernement est de restreindre tous les budgets.

Marianne LAMIRAL

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 11:08

tintin-congo-raciste-mondondo-attaque-france-L-2

 

 La chappe de plomb du patronat

 
vendredi 11 juin 2010 


Communiqué de presse de l’APSES du 30 mai 2010 :

 

Projet de programme de SES :

 

Une proposition inacceptable qui dénature l’enseignement de SES


L’APSES, dont le Président a démissionné lundi 24 mai du groupe d’experts chargé de l’élaboration du programme de sciences économiques et sociales en classe de première, dénonce avec la plus grande force le projet mis en consultation le jeudi 27 mai par le Ministère de l’Education Nationale.

 

S’il devait entrer en application, il constituerait une véritable régression pour les futurs élèves de première ES, avec des défauts en nombre et en gravité si importants que le présent communiqué de presse ne peut qu’en exposer les grandes lignes, renvoyant à l’analyse détaillée publiée sur le site de l’APSES l’explication précise et argumentée de tout ce qui pose problème dans ce projet.


1. Un record : le plus encyclopédique des programmes jamais conçu en SES ! Alors qu’il existe dans la communauté éducative une unanimité pour dénoncer l’encyclopédisme des programmes actuels de SES en première et terminale, le projet du groupe d’experts aboutit à une dérive sans précédent : avec un empilement de près de 170 notions (contre environ cent dans le programme actuel), et pas moins de 38 chapitres, tous les records de démesure sont pulvérisés !

 

L’effet pervers de cet amoncellement de notions est de priver l’enseignant de toute liberté pédagogique et l’élève du temps nécessaire à l’apprentissage. Aucun temps de réappropriation, aucun temps de reformulation, aucun temps de confrontation ni entre les élèves ni entre le cours et l’actualité économique et sociale ne seront possibles. Les élèves auront-ils le temps de travailler sur documents, de s’essayer à la construction d’une enquête par questionnaire, à la constitution de dossiers ou de monographies face à une telle inflation de notions ? Cette conception de l’enseignement comme simple transmission qui va de la parole savante à l’élève ne permet aucune prise en compte des expériences, questionnements et curiosités des lycéens de 16 ans.


2. Les problématiques contemporaines reléguées à la marge : quel sens donner aux apprentissages des élèves ? Le projet du groupe d’experts marque un incompréhensible recul sur l’étude de questions contemporaines qui suscitent l’intérêt des élèves et favorisent l’apprentissage. Faut-il mettre en œuvre des politiques de relance ou de rigueur ? La banque centrale doit-elle avoir comme seul objectif la lutte contre l’inflation ? Comment réduire les inégalités ?

 

Les élèves n’en sauront jamais rien car ces questions « vives » ne leur sont pas posées. Il est symptomatique que dans la partie économique du programme (couvrant la moitié de l’année), les indications complémentaires n’invitent qu’à deux reprises les élèves à « s’interroger » sur les causes ou conséquences de tel phénomène économique, et que les termes « réflexion » et « réfléchir » , qui apparaissent 13 fois dans le programme actuel, soient totalement absents dans ce projet !


Par ailleurs, les parties économiques et sociologiques portent la marque d’un biais significatif qui occulte les débats internes à chaque science sociale. La macroéconomie est ainsi réduite à la portion congrue (la microéconomie couvre les 4/5e du programme d’économie et plus de la moitié de l’année), un choix qui étonne au moment même où nos sociétés (et les élèves) s’interrogent sur le chômage, la crise économique, l’avenir de la protection sociale ou les politiques d’austérité.

 

En sociologie, l’individu devient le point de départ de toute analyse, au point qu’après avoir tenté d’évacuer le chômage des programmes de seconde, on fait maintenant disparaître les classes sociales et la culture ! Etrange conception transmissive et biaisée de l’enseignement, à rebours de la démarche scientifique et des débats qui produisent la dynamique des savoirs, de la nécessité de répondre à la curiosité des élèves, et qui va à l’encontre d’un objectif essentiel des SES : concourir à la formation de citoyens.

 

Les SES deviendraient ainsi le seul enseignement secondaire à se départir de cette mission fondamentale de concourir à la culture générale au lycée, alors que toutes les autres matières, de l’Histoire-géographie à la Physique-Chimie en passant par les mathématiques et l’EPS, ne cessent de renforcer cette dimension dans leurs programmes respectifs (voir cette analyse des projets dans les autres disciplines).


3. A l’origine des défauts de ce projet : un strict cloisonnement disciplinaire. Le projet de programme est construit sur un cloisonnement disciplinaire sans précédent en SES, avec une séparation stricte et minutée entre économie, sociologie et science politique.

 

Cela revient à démanteler une des raisons du succès des SES depuis 40 ans : la combinaison des apports parfois séparés, parfois conjoints, de différentes sciences sociales mobilisées sur des problématiques contemporaines. Ce cloisonnement aboutit à de véritables non-sens autant qu’à des redondances. Pourquoi, par exemple, aborder d’une part les niveaux de pouvoir dans la partie économique et d’autre part les notions d’État unitaire, décentralisé ou fédéral dans la partie consacrée à la science politique ?

 

Pourquoi aborder dans la partie économique les fonctions de l’Etat, dans la partie science politique l’émergence de l’Etat et des Etats-nations et dans les « regards croisés » le rôle de l’Etat-providence ? Un unique chapitre sur l’Etat mobilisant successivement les outils de l’économiste et du politiste aurait été plus cohérent. Pourquoi aborder les choix de production au sein de l’entreprise dans la partie consacrée à l’économie puis les relations sociales qui s’y nouent dans la partie « regards croisés » au lieu de la traiter dans un chapitre unique convoquant des démarches économiques et sociologiques ?


4. Un projet qui doit être entièrement revu L’APSES appelle l’ensemble de la communauté éducative à exprimer son refus d’un projet qui, sous couvert de réécriture des programmes, opère un véritable démantèlement d’une discipline pourtant plébiscitée par les élèves et leurs parents. Le projet de programme proposé comporte des défauts trop importants, liés aux principes mêmes qui ont présidé à sa conception. L’amender ne ferait pas disparaître ces défauts, et il doit donc être abandonné.

 

L’APSES demande en conséquence un report d’un an de l’application du nouveau programme pour laisser le temps de concevoir un nouveau projet sur l’ensemble du cycle terminal, intégrant la question de l’évaluation. Pour alimenter la réflexion, elle rendra public dans les jours à venir son propre projet de programme qui aura avant tout pour ambition de répondre à l’intérêt et aux besoins des élèves. A défaut d’obtenir une réponse favorable à ces demandes, l’APSES appellera tous les enseignants de SES à ne pas appliquer ce projet de programme à la rentrée de septembre 2011.


Contacts :


Président : Sylvain DAVID

sylvain.david3@free.fr / 06 75 81 40 37

 

Vice-présidente : Marjorie GALY

marjorie.galy@wanadoo.fr / 06 62 22 04 35

 

Secrétaires généraux :

Renaud CHARTOIRE - chartoire@aol.com /06 18 28 16 52

Rémi JEANNIN - jeannin.remi@gmail.com /06 73 74 99 35

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 09:29


11 juin 2010 - Le Télégramme


Le «Groupe des7», délégation de syndicats et d'associations de psychologues scolaires, organisait, mardi, une réunion-débat sur l'avenir des psychologues de l'Éducation nationale


 

 

Les praticiens des quatre départements de l'académie de Rennes, étaient conviés, mardi, à l'IUFM de Vannes. Face aux décisions du gouvernement, ce qui ne devait être qu'une journée de réflexion sur l'avenir de la profession s'est transformé en tribune de crise. Il y a une semaine, une révélation fortuite a, en effet, accentué les craintes des psychologues du milieu scolaire.

«Mise en extinction»

Des documents internes destinés aux inspecteurs académiques, pour supprimer des postes dans les trois prochaines années, ont annoncé trois sénarios concernant la profession. L'un d'entre eux parle de «la mise en extinction des psychologuesscolaires». Les professionnels montent au créneau pour défendre ce qu'ils considèrent comme un service public dans l'institution scolaire. «La seule chance que les jeunes ont de rencontrer un psychologue, c'est bien souvent à l'école, a expliqué un représentant syndical.Ce que nous voulons, c'est maintenir un accès gratuit de ce service à toute la population car nous agissons pour les enfants, leur famille et en direction du système éducatif». «On nous demande de recevoir tous les enfants, ceux en difficulté scolaire comme ceux qui sont en situation de handicap. C'est une bonne initiative mais cela complexifie le travail, qui ne peut se faire avec la réduction des effectifs et des moyens», tempête le «Groupe des 7» (*).

Baisse des moyens

L'organisation craint que la disparition des psychologues n'entraîne une charge supplémentaire pour les enseignants. Alors que ceux-ci voient leurs effectifs diminuer et qu'ils sortiront bientôt avec un Bac+5, «prêt pour la théorie mais très peu pour la pratique».
Cependant, ces prévisions ne devraient pas avoir de conséquences pour l'académie de Rennes car le rectorat a jugé «la présence des psychologues scolaires primordiale». Des états généraux de la psychologie à l'école sont prévus à la rentrée pour mettre en commun les réunions régionales et les psychologues participeront à la grève du24juin.

* Le Groupe des 7 est composé de Acop-France, Afpen, Snes, SNUIpp et SNpsyEN

  • Klervi Le Cozic
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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 09:23

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11 juin 2010 - Le Télégramme


La Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE) des Côtes-d'Armor remonte au créneau concernant le coût des manuels scolaires.

 

Dans une lettre ouverte adressée aux parents d'élèves du département, l'association réclame la gratuité des manuels. Dans ce courrier, la fédération de parents rappelle qu'elle est opposée au système chèque livres du conseil régional (six chèques de 10 € pour chaque lycéen breton) et qu'elle a «mis en place un système de location de livres offrant aux lycéens la possibilité de disposer de tous les manuels requis pour un montant égal au chèque livres».

 

Mais, à la rentrée prochaine, la réforme des lycées va entraîner le remplacement de tous les manuels. Un renouvellement que la FCPE «n'aura pas les moyens de financer». Voilà pourquoi l'association demande au conseil régional de «revoir sa position pour mettre en place un dispositif qui garantisse réellement la gratuité des manuels scolaires».

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6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 13:12

rythme-ecole-un209.jpg

Le projet de modifier les rythmes scolaires n’est qu’une arnaque de plus pour cacher les vrais problèmes.

Luc Chatel vient de faire une nouvelle annonce de réforme des rythmes scolaires. Ceux-ci ne sont en effet pas adaptés aux enfants mais le gouvernement a justement aggravé la situation en 2008.

 

À l’époque, dans le primaire, Xavier Darcos avait imposé la semaine de quatre jours pour mettre en place une politique de soutien scolaire absurde pour les élèves en difficulté (une heure supplémentaire le soir pour les élèves qui ont déjà du mal avec l’école).

 

Les enseignants avaient dénoncé l’hypocrisie de cette réforme car au même moment s’engageait la suppression de milliers de postes du Réseau d’aide aux élèves en difficulté (Rased) qui, avec des enseignants spécialisés et formés, prenaient à part les élèves durant le temps scolaire. Malgré les grèves et les nombreuses mobilisations, Darcos est passé en force. Les conséquences de cette réforme sont nombreuses ; elle a notamment rendu beaucoup plus difficile, pour de nombreux parents qui travaillent, la possibilité de rencontrer les enseignants ou les autres parents.


C’est ce même gouvernement qui a très brutalement sanctionné les enseignants « désobéisseurs » qui ont à juste titre refusé cette réforme et mis en place d’autres projets pédagogiques bien plus intéressants, avec le soutien des parents. C’est ce gouvernement qui, en étranglant financièrement les collectivités locales, rend le financement de nombreuses structures sportives et culturelles impossible, avec des milliers d’animateurs, intermittents du spectacle au chômage. C’est encore ce gouvernement qui supprime les postes aux concours d’enseignement de l’éducation physique et sportive…


Maintenant, Chatel annonce fièrement qu’il va développer le sport à l’école tous les après-midi. Pourquoi seulement le sport ? Avec quels moyens ? Tout cela n’est que de la poudre aux yeux. Au même moment, une circulaire de modification de la carte scolaire est envoyée aux inspections académiques exigeant de trouver de nouveaux postes à supprimer. Dans un langage bureaucratique rempli de langue de bois, le ministère demande de « mobiliser les gisements d’efficience visant à respecter la contrainte du non-remplacement d’un départ sur deux pour la période 2011-2013, sans dégrader les performances globales ».


Passé les euphémismes de l’introduction du rapport, les solutions envisagées aussi bien en primaire que dans le secondaire sont explicites : « augmentation de la taille des classes, réduction du remplacement, baisse de la scolarisation à 2 ans, augmentation du nombre d’élèves par classe, réduction du volume des décharges »...


En réalité, le ministère va poursuivre et amplifier sa politique de réduction brutale des postes d’enseignants (moins 80 000 postes de 2007 à 2012), ce qui ne pourra que dégrader les apprentissages. Il fait payer à l’école les milliards que Sarkozy donne aux banquiers ! Il joue donc sur plusieurs variables pour « gérer » la crise de l’école : baisse des volumes horaires pour les élèves, augmentation du temps de travail des enseignants.


Mais il ne joue pas de ces leviers simultanément, de manière explicite. Il essaye de diviser les parents et les enseignants sur les rythmes scolaires. Il y a donc des pièges à éviter. Par exemple, la FCPE (principale fédération de parents) demande le retour à la semaine de quatre jours et demi. Chatel se dit « ouvert » sur cette question, mais cela ne doit pas se traduire par une nouvelle augmentation du temps de travail des enseignants, mais par des embauches de personnels, la titularisation des précaires, le rétablissement d’une véritable formation des enseignants.


Cela ne pourra pas se faire sans la mobilisation unitaire et massive des parents et des enseignants. Il en va de l’avenir des enfants et des conditions de travail des enseignants.


Antoine Boulangé

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 10:52

L’Université de Middlesex (Grande-Bretagne) offre un terrible exemple de ce qui se cache derrière le discours « comptable » sur les universités. En effet, la direction a décidé de fermer son département de philosophie… pour son absence de « contribution mesurable » selon les termes employés par le doyen.

 

Surtout, ce département de philosophie est un foyer de la pensée critique. Ainsi, la logique comptable signifie avant toute chose le démantèlement de tout ce qui pourrait représenter une contestation des bases de ce monde.

 

Face à la détermination des étudiants et du personnel qui occupent leur fac, la direction de l’Université a suspendu deux professeurs et deux étudiants (dont un opposant au régime iranien qui pourrait perdre son titre de séjour). Cependant, la mobilisation se poursuit et les soutiens se multiplient.

 

Les étudiants et travailleurs du supérieur en France doivent être solidaires et considérer ce qui se joue à Middlesex comme un avant-goût de ce qu’on leur prépare.

http://savemdxphil.com/

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30 mai 2010 7 30 /05 /mai /2010 09:40

 

 

29 mai 2010 à 18h57 - Le Télégramme


 

« Nous n’avons jamais vu ça ». Nathalie Goldfarb et Dominique Petit, respectivement directrice adjointe et directrice du multi-accueil de Ménimur, à Vannes (56), parlent d’une seule et même voix. Dans leur viseur, un projet de décret remontant au début du dernier mois de février et concocté par Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille. Pour faire simple, le gouvernement « veut augmenter les effectifs des enfants dans les crèches et diminuer le personnel qualifié les encadrant », résume Christine Le Guennec, auxiliaire de puériculture à Vannes.


Quand, aujourd’hui, « trois professionnelles s’occupent de quinze enfants âgés de 3 mois à 3 ans », ce même trio passerait à « 20 bambins » sous sa responsabilité. D’où des « dégradations des conditions de travail », tranche Christine Le Guennec, dans un contexte « où le personnel n’est plus remplacé, comme partout ».


Un slogan : « Pas de bébés à la consigne ! »


Les parents avaient été conviés à ce rassemblement, où deux banderoles ont été déployées une heure durant, dont l’une reprenait le slogan de cette autoproclamée journée de « déferlante nationale de la petite enfance » : « Pas de bébés à la consigne ! ». Une bonne trentaine de personnes ont finalement répondu à l’invitation, malgré la pluie persistante.


Laurence Ema, venue avec sa petite Lilou, 2 ans, n’était pas loin d’être la seule mère de famille à avoir fait le déplacement. Pour elle, sa présence semblait évidente : « Quand mes enfants ont été en âge d’être gardés, je me suis battue pour avoir une place en crèche. Car on y trouve des gens de métier qui ont des compétences et de l’expérience ». C’est au multi-accueil de Tohannic, l’un des cinq placés sous la coupe de la ville, sans compter les quatorze places dépendant de la municipalité à la crèche les Câlins bleus, au centre hospitalier Bretagne-Atlantique.


 « Une prestation qui va forcément s’appauvrir »


Laurence Ema n’en reste pas là : « Il faut arrêter de vouloir acheter du personnel au rabais. On tend vers une prestation qui va forcément s’appauvrir ». D’accord avec elle, les professionnelles de la petite enfance avaient commencé à se mobiliser dès le projet de décret : soit quatre journées « exceptionnelles » de grève en autant de mois. Pour prendre un exemple, la ville de Vannes propose environ 220 places dédiées à l’accueil des moins de 3 ans, occupées à 92 % (les structures associatives et privées ne sont pas comptabilisées).


David Robo, adjoint au maire en charge des affaires sociales, dresse le tableau : « Nous sommes à un personnel qualifié pour six enfants, qu’ils marchent ou non. La moyenne nationale pour les deux catégories est de 6,5. Nous nous trouvons au-dessus des exigences du précédent décret, celui de 2000. Il n’y a donc pas d’inquiétude à avoir ». Qu’en est-il des autres communes de l’agglo ?

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 15:18

Grève des crèches


Par Nolwenn Weiler (28 mai 2010)

Non content de s’attaquer au droit à la retraite, le gouvernement s’en prend à la petite enfance. Parents et professionnels des crèches ou des écoles maternelles sont plus décidés que jamais à faire plier le gouvernement sur le retrait d’un décret durcissant les conditions d’accueil et de travail dans le secteur de la petite enfance. Les grandes villes hexagonales devraient être prises d’assaut par les poussettes ce week-end.


© Droits réservés


Avis à la population : professionnels de la petite enfance, enfants et parents vont déferler en nombre ce samedi, dans les grandes villes de France. Objet de leur ire : le décret concocté par Nadine Morano, secrétaire d’État à la famille, qui prévoit de réduire le nombre d’adultes encadrant les enfants dans les lieux d’accueil collectifs, ainsi que leur qualification. Il faut dire qu’en plus de durcir les conditions de travail des professionnels (changer 8 couches à la fois, ou gérer 4 bébés qui pleurent en même temps, Nadine Morano n’a pas dû le faire souvent), ce décret risque de déboucher sur des conditions de vie spartiates pour les petits.


On sait pourtant aujourd’hui que pour pouvoir se socialiser, les bébés ont notamment besoin « d’une très grande qualité des rencontres individuelles » rappelle Bernard Golse, chef du service de pédopsychiatrie de l’hôpital Necker à Paris, dans une déclaration à l’AFP. Et qui se positionne clairement, avec d’autres spécialistes reconnus de la petite enfance, contre les mesures envisagées par le gouvernement, arguant qu’elles sont simplement « contraires à tout ce qu’on a appris depuis 50 ans ». Rappelons aussi que des conditions d’accueil de qualité pour les 0-3 ans facilitent le travail des femmes et participent efficacement à la réduction des inégalités sociales. Des thèmes sans doute trop futiles pour Nadine Morano. Une délégation a été reçue par la secrétaire d’État début avril. Sans résultat.


Alerte générale


Depuis le mois de février, quatre journées exceptionnelles de grève des professionnels du secteur de la petite enfance ont eu lieu. La pétition mise en ligne mi-janvier comptabilise presque 45.000 signatures. Avec une demande très claire : le retrait pur et simple dudit décret, et l’amorce de véritables négociations sur l’organisation de l’accueil des 0-3 ans en France, qui vante tellement le taux de fécondité de ses femmes !


Et, pour ne pas s’arrêter en si bon chemin, le collectif « Pas de bébé à la consigne », qui réunit une cinquantaine d’organisations, demande aussi que soient améliorées les conditions d’accueil des enfants en maternelle. Nombre d’enfants de moins de 3 ans y étant scolarisés. « En maternelle, nous demandons la présence d’un enseignant et d’un ATSEM (Agent spécialisé des écoles maternelles, ndlr) à temps plein pour 15 enfants  », « l’arrêt des suppressions de postes dans l’éducation nationale et le rétablissement des postes supprimés (40 000 en trois ans) ». Le collectif envisage même d’aller progressivement « vers la gratuité des modes d’accueil ». Bref, c’est une alerte générale pour la petite enfance qui est déclarée là. Tous les citoyens sont invités à se joindre à cet appel et à la mobilisation de Samedi. En espérant que cette fois ci, au secrétariat d’Etat de Mme Morano, on ne fera pas la sourde oreille.


Nolwenn Weiler

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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 13:33

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27 mai 2010 - Le Télégramme


Le syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale est inquiet. Réuni hier à Lorient, il réclame davantage de moyens tout en critiquant les réformes imposées par le ministère de tutelle.


Les proviseurs, principaux et adjoints des lycées et collèges réunis au sein du SNPDEN (syndicat national des personnels de direction de l'Éducation nationale) n'ont pas l'habitude de communiquer. C'est dire si l'inquiétude est grande. «La rentrée va être très difficile avec la réforme de la mastérisation.Quelles que soient les propositions du rectorat, explique Christine Guignard, secrétaire académique du SNPDEN, on demande le retrait de cette réforme, insuffisante à nos yeux pour former les enseignants». «On a remplacé un système de formation par rien, si ce n'est des suppressions de postes, ajoute Philippe Debray, secrétaire adjoint. L'éducation de nos jeunes n'est plus une priorité. Nous sommes obligés de gérer et d'appliquer un empilement d'effets d'annonce».

«Le système se dégrade»


«Comment voulez-vous, dans ces conditions, qu'on ait un projet d'établissement stable?, renchérit Philippe Vincent, secrétaire national. Accompagnement éducatif, diagnostic de sécurité dans les établissements, réformes des secondes, changement des rythmes scolaires... Autant de mesures pointées du doigt par le syndicat.

 

«Les problèmes s'accumulent. Les chefs d'établissement ont de plus en plus de choses à gérer et n'ont plus le temps d'exercer leur vrai métier. Beaucoup de nos collègues n'ont plus d'adjoint. On a aussi beaucoup de mal à trouver des professeurs remplaçants sans parler de la dégradation des conditions de travail de l'ensemble des personnels». Et ce n'est pas une augmentation de salaires qui suffira à apaiser la colère.

 

«Nous demandons juste d'autres façons d'exercer notre métier, ceci dans l'intérêt des enseignants et des élèves». «Le système se dégrade, conclut Jean-François Mathieu, proviseur du lycée de Port-Louis. Les chefs d'établissement ne peuvent plus cautionner la politique qu'on leur impose parce que les réformes annoncées ne vont pas pouvoir fonctionnerà la rentrée».

 

Note: Le SNPDES fait partie de la fédération "UNSA"

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