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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 10:57
Communiqué du NPA. .

Le 11 mars, à l’initiative du Collectif unitaire « Pas de bébés à la consigne », les syndicats de professionnels de la petite enfance appellent à une journée nationale d’action et de grève contre l’ensemble des mesures qui s’attaquent aux conditions de travail des salariés de la petite enfance et à la qualité de l’accueil des jeunes enfants.


Une manifestation aura lieu à Paris, à 10h30 du Métro Glacière à l’Hôtel Matignon.


Le NPA soutient totalement cette mobilisation.


Le gouvernement doit renoncer à tous ses projets dont la seule logique est de faire baisser les « coûts » de l’accueil des jeunes enfants par la déqualification des professionnels et la déréglementation des normes d’encadrement.


L’accueil des jeunes enfants est un enjeu majeur de l’égalité entre femmes et hommes.


Pour le NPA il faut créer un service public gratuit financé nationalement d’accueil des jeunes enfants avec des professionnels qualifiés et reconnus, répondant à la demande des parents, sous des modes de garde diversifiés.


Pour le NPA, les régions, en partenariat avec l’Education nationale, doivent créer des écoles publiques et gratuites pour former les milliers de professionnels qualifiés nécessaires à la création des 400 000 places d’accueil manquantes.

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 09:29

Patrick MIGNARD

Il peut paraître paradoxal que l’enseignement de l’Economie devienne le « parent pauvre » de l’Ecole d’aujourd’hui. En effet, pour un système qui ne jure que par l’économique, réduire comme peau de chagrin la connaissance des bases de ce même système a quelque chose de pas très cohérent.

Pourtant à y regarder de plus près, tout s’explique et même en dit long à la fois sur la conception qu’il a de l’économie et les intentions des gestionnaires de ce système.

 


UN CHOIX PUREMENT IDEOLOGIQUE


Chassez l’idéologique par la porte, il rentrera par la fenêtre.

Les libéraux se font un devoir de tout « objectiver », c’est-à-dire de dépouiller de considérant social, politique, historique, éthique et pour tout dire, idéologique, les phénomènes économiques qu’ils analysent. Les mécanismes « objectifs » du marché se suffisant à eux-mêmes, on ne s’en tient qu’à eux... Tout le reste, échappant à la science n’est que pure, si j’ose dire, spéculation, donc perte de temps, donc perte d’argent.

Une telle attitude nécessite un préalable : considérer l’économique comme un simple mécanisme étranger, extérieur, à la conscience des hommes, un peu comme les lois de la physique indépendantes de la conscience et de la volonté humaines.


La longue gestation qui a donné naissance à la science économique, sous l’influence à la fois de la pensée rationnelle/rationnaliste, scientifique et des impératifs de la gestion du Capital a abouti à une véritable chimère : une science à la fois au cœur, et cœur, de l’activité des hommes, fondant des mécanismes (les marchés) qui les exclue totalement. On a assisté, et on assiste, la pensée libérale en étant le chantre, à un véritable renversement : une science qui s’élabore en reniant son propre objet : l’activité historique des hommes.


Ce choix qui se targuait d’être purement « scientifique » et dégagé de toute subjectivité et idéologie est, paradoxalement, le plus parfait exemple de la démarche idéologique. Pourquoi ?

Parce que, élaborer un science fondée sur une activité humaine indépendamment de ce que sont les êtres humains, dans leur complexité, leur subjectivité, leur imprévisibilité, est une escroquerie intellectuelle.

A moins... à moins, que le choix soit délibéré et motivé par d’autres raisons que la rigueur scientifique.


UNE REFORME PUREMENT IDEOLOGIQUE


Aborder la question du chômage, des inégalités, des fondements structurels de la spéculation... bref de tout ce qui, aujourd’hui, « fait problème », « pose question », c’est, si on veut être rigoureux, donc crédible, réinterroger les fondamentaux du système marchand.


Or, de cela, les gestionnaires du système, MEDEF en tête, ne veulent pas en entendre parler.

S’interroger sur ces questions, c’est raisonner, donc insinuer le doute sur le bien fondé de ce qu’est ce système... un peu à l’image des interdits imposés par l’Eglise au 16e siècle sur les théories de Giordano Bruno – brûlé le 17 février 1600 pour hérésie à Rome - et de Galilée – condamné en 1633 pour la même raison - qui par leur existence et diffusion remettaient en question la vision officielle du monde.


On expurge donc les programmes, on les fait conformes aux intérêts du système marchand, conforme à ce que les politiciens, serviteurs zélés du MEDEF, désirent que nous sachions et ignorions…. Le tout, bien évidemment présenté sous l’aspect d’un allègement des programmes et d’une liberté de choix d’option… Ben voyons !


L’option de trois heures hebdomadaires en classe de seconde disparaît. A la place, les élèves auront, au choix, une heure trente de Sciences Economiques et Sociales ou de « Principes généraux de l’économie et de la gestion », une nouvelle matière.


C’est finalement moins la réduction horaire, plus ou moins compensée que la réorientation de l’enseignement de l’économie qui est significatif…. Et ne nous faisons pas d’illusions,… ce n’est qu’un début.


Il faut dire qu’il est beaucoup plus important que les « citoyens en devenir » que sont les jeunes apprennent « comment vendre au consommateur un produit à l’utilité douteuse, mais qui peut ouvrir de nouveaux marchés », que de connaître les « vraies raisons qui poussent les entreprises, pour conserver les hauts dividendes des actionnaires, à réduire le nombre de salariés ». De même qu’il est plus important de décrire la formation des salaires par un ridicule graphique qui illustre la rencontre entre l’Offre de travail et sa Demande ( ?), plutôt que de s’interroger sur la perte de pouvoir d’achat et la remise en question des systèmes de retraites.


Dans le premier cas, c’est de la « science » ( ?). Dans le deuxième ce sont des « questions de société ». Les premières sont pratiques et rassurantes, les secondes sont troublantes et angoissantes. Bref, les premières sont nobles, les secondes c’est « caca boudin ».


UNE CITOYENNETE ACULTUREE


On peut ainsi entrevoir le profil du futur citoyen : tout dans la calculette et l’ordinateur… rien dans la cervelle.

Mais n’abordera-t-on jamais ces « questions de société » ? Si, probablement, mais de manière douce, pas compromettante, pas dangereuse.


Parfois à l’Ecole, dans les cours de philosophie où l’on traitera, en faisant référence à de « grands anciens » morts depuis longtemps et donc silencieux sur leurs propos d’une autre époque, des grandes questions : la Liberté, l’Egalité, la Fraternité, la Solidarité... Tout cela précautionneusement emballé et méthodiquement coupé de la réalité contemporaine.


A l’ENA, Ecole Nationale d’Administration, où les futurs gestionnaires, directs ou indirects du capital, apprendront, à partir d’une « question de société », à répondre à une autre question qui n’a rien à voir avec la première, tout en donnant l’impression d’y répondre… Voir pour s’en convaincre leurs exploits médiatiques et/ou lors de leurs interventions télévisées et des campagnes électorales.


Le système marchand s’assure, ou espère s’assurer, ainsi d’une paix des consciences avec une masse ignare, inculte des vrais problèmes, incapable de comprendre, ainsi plus facilement manipulable par la démagogie des politiciens, facilement « paniquable » dans le sens souhaité et des cadres tout à fait capables d’esquiver les questions des provocateurs et autres « mauvais esprits » qui voudraient comprendre.


Quand on voit aujourd’hui le degré abyssal d’inculture qui règne dans notre société – sans parler de l’Ecole -, on comprend que désormais l’objectif des dirigeants est d’obtenir une masse manipulable à souhait.


Patrick MIGNARD


URL de cet article
http://www.legrandsoir.info/La-mise-a-mort-de-l-economie.html
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:49
parents d'eleves

Deux semaines de mobilisation, un acquis : notre cohésion


Au lycée Chérioux de Vitry-sur-Seine, après la réaction à l'agression d'un élève le 2 février et deux semaines de mobilisation pour obtenir le doublement des assistants d'éducation, les cours n'ont repris totalement que le 17. Ces deux semaines ont été édifiantes pour la petite centaine d'enseignants qui sont restés déterminés à ne pas reprendre les cours sans que rien ne change.

D'une part, beaucoup ont pris conscience du cynisme du rectorat et du ministère, qui ont reconnu que les moyens humains que nous revendiquions étaient légitimes, mais qu'il n'était pas question de faire un précédent et de voir des dizaines d'établissements mobilisés sous leurs fenêtres.

 Côté cynisme, ils se sont acharnés à proposer des postes de « médiateurs de la réussite », qui ont des contrats de vingt heures, payés au smic, d'un an renouvelable une fois, plutôt que des assistants d'éducation qui sont à 35 heures et ont des contrats pouvant aller jusqu'à six ans. Là aussi, cela en a édifié plus d'un : pour rectorat et ministère, il n'est pas question de créer des postes durables et qui leur coûtent plus cher.

Ils ont aussi, il est vrai, provoqué des crises de rire, par exemple lorsqu'ils ont proposé de nous envoyer un DRH censé nous aider à gérer les difficultés du lycée. D'après ce monsieur, le lycée Chérioux serait ainsi devenu « un laboratoire des nouvelles techniques de management dans l'Éducation nationale, importées de l'étranger ».

 Autre moment mémorable, de colère cette fois, quand le ministre Luc Chatel est sorti de la salle où il nous avait reçus pour que l'on continue à négocier avec ses collaborateurs... pendant que lui-même donnait sa conférence de presse affirmant que le ministère maintenait ses propositions initiales.

Après deux jours de mouvement, le rectorat avait accordé six médiateurs et deux postes d'assistants d'éducation sur les onze que nous réclamions. Mais la détermination à ne pas s'en contenter s'est manifestée jour après jour. Et il a fallu encore dix jours pour obtenir deux assistants d'éducation supplémentaires, confirmant ainsi que nous avions eu raison de poursuivre la lutte.

Ces quatre postes - qui ont tout de suite été pourvus - sont insuffisants pour assurer l'encadrement nécessaire, mais ils permettront dès la rentrée des vacances de février d'ouvrir enfin des salles de permanence surveillées dans chacun des bâtiments. De plus, nous avons obtenu que la rénovation de l'établissement - dont les plus anciens entendent parler depuis vingt-cinq ans ! - soit enfin confirmée par la région. Le temps de cette rénovation, qui va durer cinq ans, celle-ci s'est également engagée à installer des bâtiments provisoires. Ils serviront de foyer aux élèves qui n'ont aucun lieu couvert et confortable lorsqu'ils ont un trou dans leur emploi du temps.

Mais surtout beaucoup se réjouissent du mouvement en lui-même. Il a radicalement changé une ambiance qui, du fait de la dégradation des conditions de travail et du manque de réaction collective, était devenue parfois insupportable. Ces deux semaines ont permis de se connaître, fait disparaître des tensions, créé une cohésion. Les élèves aussi voient différemment les enseignants, certains n'en revenant pas que l'on se soit battu pour eux. Le lendemain de la reprise des cours, le mouvement a d'ailleurs été fêté autour d'un couscous géant... et tout cela donne des forces pour l'avenir.

Correspondant LO
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 08:47
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Le jeudi 18 février a eu lieu à Paris la dernière manifestation des enseignants, avant les vacances scolaires de la zone. Quelque 5 000 enseignants de l'académie de Créteil se sont de nouveau retrouvés dans la rue pour crier leur colère contre les 16 000 suppressions de postes programmées pour la rentrée prochaine, alors qu'il est prévu d'accueillir 45 000 élèves supplémentaires dans le pays. Cette manifestation a rassemblé trois fois plus de grévistes que lors des manifestations précédentes, les jeudi 11 et mardi 16 février.

La grève s'était étendue non seulement dans les collèges et les lycées du second degré, touchant plus d'une centaine d'entre eux, mais également dans le premier degré, puisqu'elle a touché près de quatre-vingts écoles dont de nombreuses ont dû être fermées.

Une manifestation réussie devant le ministère...

La manifestation a été un franc succès : elle reflétait la diversité du mouvement et le caractère spontané d'une grève partie de la base, avec ses banderoles fabriquées à la hâte, ses slogans repris en chœur, ses chansons contre le ministre, sa bonne humeur et sa colère.

La banderole de l'assemblée générale des grévistes d'Ile-de-France, en tête à côté de celles des organisations syndicales, rappelait l'une des principales revendications de la grève : « Non aux suppressions de postes, non aux réformes ». L'un des slogans les plus populaires parmi les professeurs en grève, mais aussi parmi les lycéens présents, étaient : « Chatel, voleur ! Rends-nous nos postes ! », ou encore « Chatel, retourne chez L'Oréal ! On veut pas d'une école libérale ! » (Chatel étant un ancien DRH de chez L'Oréal). Enfin, dernier slogan très repris « Il nous faut 80 000 postes, du personnel et des formations ! » Et la chanson emblématique du mouvement, « Casse-toi Chatel », était reprise en chœur par les grévistes, voire fredonnée... par certains responsables syndicaux !

Jeudi 18 au soir, de nombreux grévistes envisageaient de reconduire le mouvement lors de la rentrée scolaire de l'académie de Créteil, le 8 mars prochain, espérant qu'entre-temps la réussite de la journée de grève et de manifestation entraînera la mobilisation des autres académies qui ont repris les cours à la fin de leurs périodes de congés.

... grâce aux « équipes mobiles de grève »

Depuis que le mouvement a démarré, le lundi 1er février, dans le collège et le lycée Henri-Wallon d'Aubervilliers, sur la base d'un ras-le-bol des conditions de travail qui se dégradent, des suppressions de postes qui se multiplient tous les ans, de la précarité qui s'installe à tous les niveaux de l'Éducation nationale, de nombreux enseignants ont perçu que la force de ce mouvement a été de partir de la base, d'être contrôlé par les grévistes qui, réunis en assemblées générales, ont organisé depuis le début son élargissement.

Par groupes de dizaines de grévistes, les « équipes mobiles de grève » se sont mises en place par établissement, par quartier, par ville. Tel professeur gréviste qui possédait un contact dans un autre établissement appelait un collègue, lui demandait d'organiser un petit comité d'accueil pour discuter avec dix, vingt, parfois trente grévistes venus du lycée d'à côté ou d'un peu plus loin. Tel autre organisait une visite dans son ancien lycée, en banlieue ou sur Paris.

C'est ainsi que la grève a fait tache d'huile. Le parti pris des grévistes de s'adresser aux autres collègues, du primaire comme du secondaire, avec des revendications unificatrices refusant les suppressions de postes, la précarité, et réclamant en même temps une embauche massive de personnel, a fait de ce mouvement naissant un mouvement compris et bien accueilli par les élèves, les parents d'élèves et la population, comme l'ont montré les nombreux gestes de solidarité à l'égard des grévistes.

De deux établissements scolaires mobilisés le 1er février, la grève en a touché 12 le 4 février, 45 le 9 février, 90 le 11 février et près de 180 le 18 février. La première manifestation a regroupé 200 grévistes, et la dernière, avant les vacances scolaires, près de 5 000 ! C'est un succès et un gage pour l'avenir, même si ce mouvement reste encore fragile et minoritaire au regard des établissements scolaires concernés par les revendications nationales qu'il porte.

Les organisations syndicales de l'enseignement appellent à une journée de grève nationale le vendredi 12 mars. Les grévistes sont conscients que, pour changer le rapport de forces pour contrer les mauvais coups du gouvernement, il faudrait que le mouvement se renforce dans les semaines à venir, s'étende et passe le cap d'une simple journée de grève nationale. Rendez-vous donc à la rentrée.

Correspondant LO
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 09:00



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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 10:06

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Les personnels et les élèves du lycée Adolphe-Chérioux sont engagés dans un bras de fer avec le ministre de l’Éducation pour le doublement des postes de surveillants après l’agression d’un élève.

Depuis le 2 février, lorsqu’un élève a été passé à tabac et blessé à l’arme blanche par une bande venue de l’extérieur, aucun cours n’a lieu au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine.


Cette cité scolaire (de près de 40 ha et 1 500 élèves) dans une banlieue défavorisée illustre les politiques de réduction de postes dans l’Éducation nationale. Le nombre de surveillants y est passé de 20 à 11 en quelques années. Dès le 2 février à 13 heures, les enseignants invoquent leur droit de retrait, refusent de faire cours, se réunissent en AG et de façon unanime et dans une unité syndicale complète, décident de se rendre au rectorat le 2, puis les 3 et 4 février pour y exiger le doublement du nombre de surveillants.


Le recteur de l’Académie de Créteil leur propose deux postes de surveillants et six de médiateurs (emplois ultra précaires et non qualifiés). Bien entendu, personnels et élèves refusent, les médiateurs étant censés gérer les absences et régler des problèmes compliqués de lien entre les élèves en difficulté et leurs familles. Le rectorat devient menaçant, expliquant qu’à compter du 8 février, le retrait serait requalifié en grève (sûrement sur ordre du ministre), comme si le simple fait d’avoir reçu une délégation réglait les problèmes.


Devant la détermination des personnels, des élèves et des parents, une délégation a été reçue au ministère le 9 février où Luc Chatel refait les mêmes propositions. Le 10 février, nouveau rassemblement, cette fois-ci devant l’Assemblée nationale : la délégation est reçue par les groupes PC, Verts et PS qui, lors des questions au gouvernement, interpellent Luc Chatel qui répond à côté voire pas du tout... sous les huées !


Durant toute la semaine du 8 au 13 février, la mobilisation ne faiblit pas et les « Chérioux » ouvrent la manifestation du 11, appelée par les établissements de Seine-Saint-Denis, le Snes-FSU, SUD et la CGT contre la réforme des lycées et les suppressions de postes. Plusieurs lycées voisins d’Ivry et Vitry débrayent aussi. Depuis, les personnels demandent un débat télévisé avec Luc Chatel : « Le ministre est en devoir de répondre à nos besoins humains urgents. On demande un débat télévisé avec le ministre pour qu’on lui explique que la situation de notre établissement exige ce doublement. » Il faut dire que le mouvement rencontre une véritable sympathie auprès de la population de Vitry, les tracts et pétitions qu’ils ont commencé à distribuer sur le marché ont reçu un écho très chaleureux et favorable.


Ce mouvement est exemplaire à plusieurs titres : dans un contexte politique sécuritaire où chaque incident ou drame qui survient dans ou à la porte des établissements de banlieue est l’occasion de surenchères sur la nécessité de renforcer la police ou de la faire entrer dans les écoles, les personnels ont construit leur mobilisation autour de la défense et l’amélioration du service public. Ils démontrent ainsi que c’est la dégradation des services publics qui crée en bonne partie les problèmes d’insécurité dans nos banlieues et non le contraire. Le soutien important de la population qui leur dit de « tenir bon » est aussi remarquable dans ce contexte.


Ce mouvement se construit dans l’unité autour de l’exigence de doubler le nombre de surveillants et le refus de la précarité et il tient malgré l’intransigeance gouvernementale. La mobilisation s’intègre dans la bagarre générale contre les suppressions de postes dans l’Éducation et la réforme Chatel. Vendredi 12, 90 personnes se sont retrouvées en AG pour continuer.
L’enjeu sera de rebondir après les vacances scolaires (du 20 février au 8 mars). Cela ne peut dépendre des seuls « cher you » ; la mobilisation dans un certain nombre d’établissements de banlieue parisienne doit trouver des relais à partir du 8 mars quand toutes les académies auront repris. Ce sera alors aux fédérations syndicales de l’Éducation nationale de jouer leur rôle de coordination pour favoriser la convergence et aller vers un mouvement d’ensemble.
Correspondants

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 09:53


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Le département de Seine Saint Denis est un laboratoire pour Luc Chatel. Le ministre de l’Education Nationale expérimente le remplacement des instituteurs ... par des étudiants sans aucune formation professionnelle !

Plus précisément : 80 étudiants vont remplacer des instituteurs ... après avoir reçu une simple formation de 3 heures !



article :

 

Des étudiants devant les élèves dans les écoles primaires du 93 : quel mépris pour les élèves, les enseignants et les étudiants !


Depuis septembre 2009, plus de 1700 jours de classe n’ont ainsi pas été assurés dans le seul département de Seine Saint Denis.

Plutôt que de recruter des enseignants sur la Liste complémentaire, l’Inspection Académique cherche à combler de manière très insuffisante le manque de personnel en faisant appel à des étudiants sans formation pédagogique pour prendre en charge les élèves.

En effet, depuis la réforme de la mastérisation, des étudiants peuvent prendre en responsabilité des classes en lieu et place des enseignants, fonctionnaires, formés.


L’Inspection d’académie de Seine Saint Denis a ainsi recruté des étudiants pour faire office de remplaçants dans les classes, transférant ainsi les missions des titulaires remplaçants aux étudiants. Plus encore, elle se décharge de son obligation d’assurer la continuité du service public.

Ainsi, au cours des semaines du 15 au 19 février et du 8 mars au 12 mars, plus de 80 étudiants arriveront dans les écoles. Ces étudiants qui préparent le concours de professeur des écoles ont été amenés à accepter de prendre en charge une classe après une formation de 3 heures.


A qui veut-on faire croire que 3 heures de cours magistral suffisent à prendre en charge une classe ?

Les parents et les personnels ne peuvent accepter que l’enseignement soit ainsi dévalorisé.

Ceci ne fait que préfigurer ce qui interviendra dès l’an prochain ; avec la mise en place des masters, des milliers d’étudiants effectueront des stages dans les écoles.

Afin de dénoncer cette situation scandaleuse, des enseignants ont décidé de débrayer et de bloquer leurs écoles. La CGT-Educ’action 93 les soutient dans cette action.


Source : http://cgteduc93.free.fr/?Des-etudiants-devant-les-eleves

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12 février 2010 5 12 /02 /février /2010 12:54

toc-toc


11 février 2010 à 18h15 - 

Dénonçant  "un contexte d'attaques généralisées contre la fonction publique et la suppression de 16.000 emplois dans l'Éducation pour la rentrée 2010 ", le Snes-FSU a tenu une réunion, ce matin.


 

Il estime que " pour le Finistère, la potion sera amère: les collèges accueilleront 183 élèves de plus pour deux emplois en plus, soit un enseignant pour 91élèves ! Les lycées, eux, accueilleront 138 élèves de moins pour 28 emplois en moins".


Réunions à Morlaix, Brest, Quimper et Quimperlé le 4 mars


Expliquant que " les heures supplémentaires seront encore en augmentation, que les conditions de travail des personnels et les conditions d'études des élèves vont donc continuer à s'aggraver ", le syndicat appelle " lespersonnels à ne pas laisser faire en se mobilisant dans les établissements et en participant nombreux aux assemblées générales intersyndicales qui se tiendront à Morlaix, Brest, Quimper et Quimperlé le jeudi 4mars ".


Action envisagée le 23 mars


Des actions pourront alors être envisagées pour le 23 mars, date à laquelle sera connue la carte scolaire du second degré.

 


Finistère
Réformes du secondaire : la FSU pessimiste
vendredi 12 février 2010

Selon le syndicat, aucun crédit supplémentaire n'a été affecté. Conditions de travail et d'études vont se dégrader.

« Une cascade de problèmes à venir. » Pour la FSU, syndicat d'enseignants du secondaire, les réformes seront contre-productives. Et ce, dans un contexte de 16 000 nouvelles suppressions de postes... et de « classes surchargées ».

Réforme du lycée, tout d'abord. Pour chaque élève de seconde, dès septembre, elle instaurera deux heures hebdomadaires d'« accompagnement individualisé ». Un « trompe l'oeil » car il se fera « en classe entière ».


Autre nouveauté : deux enseignements d'exploration d'1 h 30 chacun. Mais ils seront mis en place « sans nouveaux crédits » ! Conséquences, selon la FSU, les chefs d'établissement devront « taper » dans le volant de dix heures attribué à chaque classe et qui permet de la dédoubler (dès 25 élèves). « Ce qu'on va alimenter ici, va démolir ailleurs. Une concurrence va s'instaurer au sein des établissements.


La réforme veut favoriser l'orientation ? « Mais 5 départs en retraite de conseillères d'orientation sur 6 sont non remplacés. »

Il y a aussi la question - sensible - des heures supplémentaires. Chaque lycée en aurait un quota de 11 %. Il peut en imposer une par professeur. Ensuite, il faut son accord.


« Les collègues refusent massivement. L'an passé, en Bretagne, l'équivalent de 90 postes est retourné au rectorat. » Une heure représente 25 et 30 élèves de plus, de copies, etc.


Avec la réforme de la formation des maîtres, les stagiaires, lauréats des concours, enseigneront en classe entre quinze et dix-huit heures par semaine. « Sans formation, excepté trois heures le mercredi ! »

Le 4 mars, des assemblées générales seront organisées à Brest, Quimper et Morlaix.

 

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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 08:07

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Tous ensemble contre la casse du service public d’éducation !


Nous vivons dans une société dans laquelle 48% seulement des enfants d’ouvriers obtiennent le bac et l’école permet surtout aux plus favorisés de réussir. Les gouvernements ne cessent de mener des réformes qui renforcent ces inégalités.

 Evaluations en primaire pour mettre en concurrence les écoles, « socle commun » au collège, filières professionnelles réduites, destruction programmée du lycée, leur but est de réduire l’éducation à « lire, écrire et compter ». Les enfants des milieux les plus modestes se retrouveront avec des diplômes déqualifiés constituant ainsi une main-d’œuvre précaire et corvéable à merci.

Cela, accompagné par un fichage généralisé (base élève, SCONet…), la mise en place d’équipes mobiles de sécurité (EMS) et des interventions musclées dans les établissements contre les jeunes considérés comme des délinquants potentiels. La droite, en imposant ce système, favorise plus que jamais la réussite de quelque uns au détriment de la réussite pour tous.

Une logique budgétaire et idéologique


Il s’agit avant tout de faire des économies…sur le dos du service public. En pleine crise, Sarkozy a donné des milliards aux banques et aux entreprises. Chaque année l’Etat verse 7 milliards d’euros aux établissements privés sous contrat. Et la loi Carle impose désormais de nouvelles aides des communes au Privé. Sans parler des régions, y compris de gauche, qui abondent les budgets des établissements privés sur des dépenses facultatives.

 Pour le service public, Sarkozy multiplie les attaques et brade l’éducation des jeunes : suppression de 16 000 postes d’enseignants cette année, diminution des personnels non enseignants et augmentation des précaires. Avec la « réforme » de la formation des enseignants, le gouvernement va envoyer dans les établissements, de jeunes étudiants, non formés, sans les payer durant leur formation.

Construire un mouvement d’ensemble


Nous devons maintenant construire un mouvement d’ensemble pour gagner :

- Augmentation des postes d’enseignants et titularisation de tous les précaires
- Retrait des « réformes » de l’éducation de ce gouvernement
- Refus du fichage des élèves et des politiques répressives

Pour cela, il faudra s’attaquer frontalement à ce gouvernement, tous ensemble. Cela passe par la résistance concrète aux politiques répressives (refus des évaluations, du fichage avec base-élèves…). Il nous faut développer secteur par secteur des dates de mobilisation, rassembler enseignants, parents, lycéens et étudiants, œuvrer concrètement à la généralisation des journées d’action et tendre à la reconduction de la grève.

Nous nous battons contre cette école de classe, pour le développement des services publics, pour que l’école ne favorise pas la réussite de quelques-uns mais le progrès pour tous !

MANIFESTATION NATIONALE
Samedi 30 janvier 14h
Place Denfert-Rochereau, Paris
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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 10:51

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La réforme du lycée, entérinée par le Conseil supérieur de l’Éducation le 10 décembre, constitue une remise en cause importante du système que nous connaissons et une grave régression.

En décembre, la réforme du lycée a été mise en lumière auprès de l’opinion publique par la réaction de nombre d’intellectuels et personnalités politiques, contestant la suppression de l’histoire–géo en terminale scientifique. La défense de son maintien est une cause que le NPA doit soutenir : il n’est pas normal qu’on l’évince pour une partie des lycéens, de plus à l’âge où ils vont voter.
Mais la réforme s’attaque aussi à d’autres matières, notamment les sciences économiques et sociales, dont le Medef disait, il y a peu, qu’elles « ne donnaient pas une assez bonne image de l’entreprise » et qui voient leur horaire réduit ! Il en est de même pour le français en seconde, les maths, retirées de la première littéraire.

Le jeu des options (modules exploratoires), enfin, et les passerelles d’orientation1, propositions séduisantes à première vue, entraîneront une spécialisation et une hiérarchisation des établissements, ainsi que le renforcement du tri social. Quant à l’accompagnement éducatif, il s’avérera vite être un leurre. Derrière une prétendue diversification, il s’agit donc, en fait, d’un appauvrissement de l’offre de formation au nom des économies réalisées sur le dos de l’école publique, en particulier du fait des 16 000 suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine. Cette régression débouche sur une aggravation des conditions de travail des personnels enseignants et une détérioration des possibilités d’étude des jeunes qui se traduira nécessairement par un accroissement des inégalités scolaires.
Mais Luc Chatel, ministre de l’Éducation, prétend aussi remettre en cause le statut des enseignants et la manière dont ils exercent leur métier. La réforme prévoit un conseil pédagogique, désigné par le chef d’établissement, avec des pouvoirs étendus, qui peuvent attaquer la liberté pédagogique. Ce conseil est une arme de guerre contre la nécessaire indépendance de l’enseignant. Le rôle du proviseur va être accru sur la dotation horaire globale (DHG), notamment sur les dédoublements de classes.

Une partie des heures d’enseignement en demi-groupes sera attribuée par les proviseurs de chaque établissement. Certaines matières qui bénéficiaient jusque-là de ces dédoublements les verront supprimés, ce qui aura pour conséquence de mettre les profs en concurrence pour le maintien de leurs heures de cours.
Pour ces diverses raisons, il convient d’imposer l’arrêt de la mise en œuvre de cette réforme, qui fait courir des risques graves au service public d’éducation. Après la grève du 24 novembre, la manifestation du 10 décembre, surtout lycéenne, la grève du 21 janvier se profile à l’horizon. Lors de cette journée pour la fonction publique, les revendications des personnels de l’Éducation nationale seront présentes de la maternelle à l’université.
Mais une journée de grève, même massive ne suffira pas : il convient dès maintenant d’envisager la suite du mouvement, en liaison avec celui des lycéens, interrompu par les vacances, et qui peut reprendre.

L’an dernier, l’action des jeunes a mis fin à la réforme Darcos. Leurs intérêts coïncident avec ceux des enseignants : maintenir l’offre de formation contre la régression libérale.

Tous et toutes ensemble, soyons déterminés à agir pour bloquer la réforme Chatel par un mouvement de lutte prolongé pour gagner.


Robert Noirel, Anne Lafran

1. Voir Tout est à nous ! n° 35 du 17 décembre 2009.

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