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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:35


Le SNUipp et la FSU, les deux principaux syndicats d'enseignants, ainsi que la CGT Éducation et Sud Éducation appellent à une journée de grève le mardi 24 novembre dans les écoles, collèges, lycées, universités, contre les milliers de suppressions de postes envisagés.

Dans son projet de budget 2010, le gouvernement maintient en effet son choix de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De ce fait plus de 10 000 postes devraient ainsi être supprimés dans l'Éducation nationale, ce qui s'ajoute aux 30 000 déjà supprimés durant les deux dernières années. Ces milliers de suppressions de postes entraînent une dégradation des conditions de travail des enseignants, mais aussi, une dégradation des conditions d'enseignement pour la jeunesse, en particulier celle des milieux populaires qui n'a souvent que l'école pour acquérir une certaine culture.


Les classes sont surchargées, les enseignantes en congés maternité ou celles et ceux qui sont en congés maladie, même de longue durée, ne sont pas remplacés faute de personnel. Cela signifie que, par exemple au lycée, des élèves peuvent ne pas avoir cours dans une matière essentielle pour leur examen pendant un mois, deux mois, voire plus. De nombreuses heures de cours, en particulier dans des matières optionnelles, des secondes langues par exemple, sont supprimées. Il est prévu également à terme de supprimer les postes d'enseignants spécialisés dans l'aide aux élèves en difficulté.

Tout cela évidemment dans le but de faire des économies afin de continuer à pouvoir aider ces pauvres capitalistes !



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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:58



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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 09:52
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Quel est le lien entre la droite décomplexée, apparue dès le début de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, et l’Éducation nationale aujourd’hui ? La cagnotte pour lutter contre l’absentéisme.


Mise en place depuis le lundi 5 octobre dans trois lycées professionnels de l’académie de Créteil, elle succède à l’institution du bac professionnel en trois ans. Aussi, l’ensemble de la communauté éducative et les parents d’élèves doivent y voir en filigrane le nouveau projet académique : la revalorisation de l’enseignement professionnel passe par la lutte contre l’absentéisme des élèves !


Plus précisément, un des lycées où l’expérimentation débute cette année, le LP industriel Alfred Costes à Bobigny, accueillant environ 650 élèves, comptait un taux d’absentéisme de 15% par an mais en forte baisse depuis 2007.


Si ce chiffre se stabilise aujourd’hui à moins de 10%, cela n’est pas le fruit d’une vraie politique éducative au sein de cet établissement, mais d’une politique de la « carotte et du bâton » mise en place depuis 2002 et visant à appâter et contraindre les élèves pour qu’ils viennent au lycée : tableaux d’honneur et tours en Porsche à la fin de l’année, heures de colles et sanctions disciplinaires et, cette année, certificats de scolarité renouvelés chaque trimestre.


Cette dernière mesure remet en question directement les conditions d’une bonne scolarité en menaçant de supprimer la prise en charge des transports, des bourses et des allocations familiales par l’État.


En outre, malgré une forte mobilisation des professeurs et parents d’élèves en 2007, plusieurs postes ont été supprimés, réduisant le dédoublement des classes de moitié et limitant ainsi le suivi pédagogique des élèves. Le bilan est lourd car dans cet établissement, près de 50 % du personnel travaille sous un statut précaire.


Du coup, le rapport de forces est lui aussi très précaire, face à une direction et un rectorat qui entendent faire du chiffre. Aussi, le choix de cet établissement pour mener l'expérimentation de la cagnotte n’est pas anodin.


Ce dispositif met en place, pour une classe jugée difficile avec un fort pourcentage d’élèves en échec scolaire, une cagnotte s’élevant au départ à 2000 euros et pouvant atteindre 10000 euros si la présence collective de toute une classe est respectée à tous les cours sur un an.


Il faut insister sur ce terme car les valeurs de travail, d’effort et de réussite personnelle de l’élève, réappropriées par le discours officiel, ne sont pas mentionnées dans ce projet. Le collectif doit ici se résoudre à céder collectivement à la « carotte » sans forcément travailler mais en « pointant » tous les jours en classe.


Dans ce cadre, la dimension collective d’une classe et des rapports entre les élèves, privilégiée dans les lycées professionnels par le travail en atelier, est utilisée comme un outil d’obéissance aveugle à une institution qui ne se préoccupe guère de son avenir.


La cohésion d’une classe, qui pourrait être un réel moteur d’apprentissage de la solidarité, devient le ressort d’un autocontrôle collectif visant à saquer ceux qui ne suivent pas la ligne.


En outre, les professeurs de l’établissement, n’ayant pas été mis officiellement au courant de ce dispositif jusqu’aux premiers reportages diffusés par les médias, se retrouvent aujourd’hui dans un rapport de forces involontaire, augmenté par le manque de matériel pédagogique, avec les élèves. Ces derniers, sceptiques quant à l’aboutissement de ce dispositif traduit par la prise en charge du Code de la route, se trouvent néanmoins prêts à accepter collectivement ce défi.


Depuis le 5 octobre dernier, la valorisation de l’élève passe ouvertement par la marchandisation des rapports qu’il entretient avec le savoir et ses représentants. Il est temps de prendre conscience que le champ du capitalisme marchand fait partie intégrante de l’enseignement public et que ce dernier s’autodétruit par la participation insidieuse de ses principaux acteurs : les élèves.


Correspondante locale.

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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:47


Le recteur de l'académie de Créteil a trouvé une idée pour lutter contre l'absentéisme scolaire : donner une cagnotte, pouvant atteindre 10 000 euros sur l'année scolaire, à une classe dont les élèves sont présents et se conduisent correctement. Cet argent serait utilisé à des projets éducatifs. Six classes, dans trois lycées professionnels, ont été sélectionnées à titre d'essai.

Nul ne peut lui reprocher de vouloir lutter contre l'absentéisme des élèves, qui est un réel problème, plus particulièrement dans les lycées professionnels.

En revanche, les moyens choisis sont plus que discutables. C'est déjà montrer du mépris envers les enseignants, en sous-entendant qu'ils sont incapables d'intéresser leurs élèves.

Et c'est insulter les élèves que de supposer que seule une motivation financière peut les inciter à venir à l'école, et à venir seulement, même pas à faire l'effort de travailler pour acquérir des connaissances nouvelles qui leur permettraient de progresser.

Comme l'a déclaré le pédagogue Philippe Meirieu, qui s'élève contre cette « éducation bancaire », à l'opposé de toute démarche pédagogique : « Les enfants sont capables de défis : au judo, accéder à la ceinture noire, c'est un défi symbolique. À l'école ce doit être pareil. »

L'initiative du recteur revient en outre à faire l'impasse sur toutes les causes qui mènent à cet absentéisme. Pourquoi tant d'élèves de lycées professionnels viennent-ils irrégulièrement en cours ? Il est évident que beaucoup ne se sentent pas motivés par leurs études.

 Bien souvent, ils n'ont pas choisi cette orientation et traînent des pieds pour assister à des cours et préparer un examen qui, ils en sont conscients, ne leur offrira pas d'avenir sur le plan professionnel. Par ailleurs, venant de milieux populaires, ils sont nombreux à travailler afin de ne pas être entièrement à la charge de leurs parents.

 Et les petits boulots qu'ils trouvent, outre qu'ils s'ajoutent à leurs 36 heures de cours hebdomadaires, ne sont pas toujours compatibles avec l'école ; dans ces cas-là, le choix est vite fait. Et ce n'est pas une carotte agitée devant le nez de quelques-uns qui pourra permettre d'inverser la vapeur.

Pour que les élèves voient un intérêt à venir en cours, qu'ils aient envie d'apprendre, de surmonter leurs difficultés, qu'ils comprennent que toutes les connaissances accumulées les rendent plus forts, il faut y mettre les moyens. Les hauts responsables de l'Éducation nationale savent bien qu'il faudrait créer les conditions permettant de rendre les établissements accueillants, avec suffisamment d'enseignants pour stimuler les élèves, et leur donner les moyens, matériels aussi, pour s'ouvrir à la culture, ce qui est loin d'être le cas en lycée professionnel. Mais c'est bien là que le bât blesse.

Ces rapports mercantiles n'ont rien à voir avec la notion d'apprentissage, qui est de s'enrichir par la connaissance. Ils sont à l'image des jetons de présence que touchent les actionnaires pour assister à des conseils d'administration - à une tout autre échelle évidemment - et sont le seul idéal que cette société est capable de proposer aux jeunes.
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 09:29
Communiqué du NPA.

 

L'enseignement professionnel n'en finit pas d'être un terrain d'expérimentation.


Après l'orientation subie que connaissent beaucoup de jeunes se retrouvant dans une formation professionnelle non choisie, après la réduction à 3 ans, au lieu de 4, de la prépartion au Bac Pro, voilà maintenant l'argent comme carotte pour lutter contre l'absentéisme.


Cette « cagnotte » d'un montant de plus de 770 000 euros est une réponse coûteuse et qui ne résoudra rien.


Coûteuse quand on voit par ailleurs le gouvernement supprimer, chaque année, des dizaines de milliers de postes dans l'éducation nationale, rogner sur toutes les lignes budgétaires pour faire des économies.


Elle a, de plus, de grandes chances de pourrir le climat dans les classes et les établissements scolaires. Quand on voit les critères choisis pour augmenter la cagnotte de départ de 2000 euros, à savoir la présence en cours, les résultats scolaires, la discipline, on imagine les pressions de toutes sortes qui pourraient s'exercer aussi bien sur les élèves que sur les professeurs pour arriver aux 10 000 euros escomptés.


C'est la conscience de suivre une formation débouchant sur un emploi qui pourra motiver les jeunes et faire baisser le taux d'absentéisme.


Cela passe par une orientation qui respecte leur choix, un nombre suffisant de places pour les accueillir dans les lycées, des créations de postes d'enseignants titulaires pour abaisser les taux d'encadrement et non pas 29 000 supressions de postes en 2 ans, une allocation d'étude pour tous les jeunes en formation ou en recherche d'emploi.

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 09:23

7 octobre 2009 - Le Télégramme


Le collectif anti base élèves a manifesté, hier matin, devant l'inspection académique, à Quimper, où la dernière enseignante du Finistère à faire de la résistance a été rappelée à l'ordre par l'inspection.

La directrice du regroupement pédagogique intercommunal des écoles de Cléden, Plogoff et Primelin refuse depuis le début d'enregistrer les enfants dans le logiciel «base élèves». «Partout en France, y compris dans le Finistère, on a recueilli des milliers de pétitions de parents d'élèves qui découvrent avec effarement que leurs enfants sont fichés», a rappelé Hervé Colimard, le porte-parole du collectif anti base élèves. Plus d'un millier de plaintes de parents d'élèves ont été déposées et des dépôts de plainte collectifs seront mis en place dans toute la France en coordination avec le Collectif national de résistance au fichier base élèves. «On continuera d'agir car nos enfants méritent mieux qu'un fichier qui risque de les stigmatiser. On sait aussi que des policiers ont pu utiliser ce fichier pour repérer des enfants de sans-papiers», poursuit ce dernier, saluant le courage de cette directrice qui a réussi à tenir jusque-là.

Maintenir la vigilance

«En France, nombre de directeurs ont été sanctionnés. Il y a eu des rétrogradations, des prélèvements sur salaire», souligne, par ailleurs, le représentant du collectif, ajoutant: «Si on ne maintient pas la vigilance, on craint que les questions qui ont été enlevées (*) concernant la langue parlée à la maison ou le pays d'origine, ne réapparaissent».

«Mes inquiétudes demeurent»

Les manifestants ont également fait prévaloir les recommandations du Comité des droits de l'enfant qui préconise que seules les données anonymes soient rentrées dans ce fichier et que celles-ci soient régulées par la loi. Des arguments exposés aussi par la directrice qui n'ont pas eu l'heur de convaincre. L'inspection d'académie lui a rappelé ses devoirs en tant que fonctionnaire et directrice d'école et lui a demandé de justifier par écrit sa position. «Sur le pourquoi de la base élèves, je n'ai pas eu de réponse et mes inquiétudes demeurent»
, avouait l'enseignante à l'issue de son entrevue.


* En juin2008, le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos a reconnu qu'un certain nombre de questions contenues dans ce fichier portaient atteinte aux libertés et les a fait enlever.

  • Delphine Tanguy
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28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 18:48
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Les « réformes » structurelles et pédagogiques imposées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants.


Elles conduisent à la déconstruction de l’école publique en vue de l’ouvrir au secteur marchand. Notre devoir est d'y résister. En adhérant à la présente charte, je m’engage à agir dans le sens d’une éducation et d’un enseignement qui visent à :


1. respecter les droits de l'enfant tels que définis dans la Convention Internationale des Droits de l'Enfant, notamment le droit à une éducation de qualité pour tous, le droit à l'épanouissement et au développement harmonieux de l'enfant.


2. favoriser l’autonomie et la responsabilité de l’enfant, être doué de raison et de conscience.


3. contribuer à la construction de sa pensée par une pédagogie privilégiant la coopération et le raisonnement, plutôt que la compétition et la simple répétition d'automatismes.


4. apprendre à s'exprimer, lire, écrire, compter aux élèves en les mettant en situation de réflexion et d'échanges.


5. assumer une autorité éducative, opposée à l'autoritarisme, fondée sur le respect de la liberté de conscience, le respect mutuel et la légitimité de règles élaborées ensemble.


6. réaliser des évaluations constructives qui permettent de mesurer réellement les progrès des élèves et de favoriser l'estime d'eux-mêmes.


7. créer les conditions de coopération au sein de la communauté éducative (Enseignants-RASED-Parents...) et au sein de la classe qui aident chaque enfant à entrer dans les processus d'apprentissage et à surmonter ses difficultés.


8. promouvoir une réflexion sur l'aménagement du temps de vie de l'enfant à l'école qui respecte ses rythmes chrono-biologiques.


En signant cette Charte, j’entre en résistance en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs contraires aux valeurs de respect, de coopération et de progrès.

Je revendique, en conscience, par loyauté envers le service public d'éducation, et au nom de la liberté pédagogique inscrite dans la loi, la possibilité de mettre en place toute alternative pédagogique dans l’intérêt des enfants.


Pour signer la charte : http://www.resistancepedagogique.org

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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 09:55
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La politique du gouvernement concernant l’accueil de la petite enfance dégrade les conditions d’accueil et privilégie les gardes  à domicile. 


Pendant la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy, évoquant les difficultés des parents à trouver une solution d’accueil pour leurs enfants, lançait l’idée d’un droit opposable à la garde d’enfant. Des discours remplacés aujourd’hui par une politique de restrictions.


En France, il manque entre 300000 à 800000 places d’accueil pour les jeunes enfants. Cette pénurie a des conséquences sur le travail des femmes.

75% d’entre elles, vivant en couple avec un enfant de moins de six ans, travaillent. Mais, avec trois enfants ou plus dont un de moins de six ans, elles ne sont plus que 40% à travailler. 27% des mères ayant un enfant de moins de six ans sont à temps partiel, 53% quand il y a trois enfants ou plus.


Lorsqu’ils ne favorisent pas le retour des femmes au foyer les choix politiques promeuvent de modes d’accueil individuels. Depuis 1994, avec l’allocation parentale d’éducation (APE) versée dès le deuxième enfant puis avec la prestation accueil jeune enfant (Paje), le taux d’activité des mères a chuté. Rareté et cherté des modes d’accueil ont souvent raison des calculs budgétaires des parents aux salaires modestes. La branche famille de la sécurité sociale a consacré, en 2007, cinq fois plus d’argent à l’accueil individuel qu’à l’accueil collectif (assistantes maternelles : 5,5 milliards, congé parental : 3,3 milliards, accueil collectif 1,8 milliards).


En juillet 2008, la députée UMP, Michèle Tabarot, a déposé un rapport contenant une série de propositions. En décembre 2008, dans le cadre de la loi de financement sur la Sécurité sociale, le gouvernement a fait passer de trois à quatre le nombre maximum d’enfants que peut garder une assistante maternelle à domicile. Voila comment on « augmente l’offre d’accueil » en dégradant sa qualité. Cela révèle aussi la priorité accordée au mode de garde individuel où les femmes sont les moins qualifiées (60 heures de formation), isolées à domicile, sans relations sociales professionnelles et dans une relation de gré à gré avec le parent employeur.


Jardins parkings


Pour l’accueil collectif, le maître mot du rapport Tabarot est la baisse des coûts par la déqualification des professionnelles – pour l’essentiel des femmes – et la déréglementation des normes d’encadrement. Une des premières mises en œuvre du rapport a été le lancement, en mai, de « jardins d’éveil » pour les 2 à 3 ans, financés par les collectivités locales ou les entreprises gestionnaires, la CAF et les familles. Dans ces structures, payantes pour les parents, la part des professionnelles moins qualifiés augmente (CAP petite enfance) et les normes se détériorent (douze enfants pour une salariée au lieu de huit aujourd’hui dans les crèches).


En 2000, plus de 35% des enfants de 2 à 3 ans étaient accueillis à l’école maternelle. Aujourd’hui, suite aux suppressions massives de postes d’enseignants, ils ne sont plus que 21% à bénéficier de cette école gratuite. L’Etat veut mettre fin à la scolarisation des 2 à 3 ans, transférer le coût de cet accueil vers les communes et les familles et déqualifier les professionnelles.

Mais, à terme, la volonté de la droite pourrait être de supprimer l’école maternelle, en transférant les enseignants en primaire et en les remplaçant par des non-enseignants. Les petite et moyenne sections de maternelle disparaîtraient et seule la grande section (à partir de cinq ans) subsisterait comme première année de primaire.


La droite veut faire passer les normes d’encadrement dans les crèches d’une professionnelle pour cinq enfants à une pour six (de une pour huit enfants à une pour neuf pour les enfants qui marchent ). Elle veut aussi faire passer l’inscription des enfants en surcapacité en crèche à 20% (10% actuellement).

Toutes ces mesures s’attaquent aux conditions de travail des professionnelles de la petite enfance et à la qualité de la prise en charge des jeunes enfants. L’accueil des jeunes enfants est un enjeu majeur de l’égalité entre femmes et hommes. Défendons le droit au travail des femmes, à un travail qualifié et bien rémunéré.


Défendons la création d’un service public national gratuit d’accueil des jeunes enfants avec des professionnelles qualifiés et reconnus, répondant à la demande des parents, sous des modes de garde diversifiés.


Défendons le droit garanti pour les parents demandeurs, d’une scolarisation de leurs enfants dès deux ans dans des conditions adaptées au sein de l’école maternelle (effectifs réduits, formation spécifique des enseignants).

Des mobilisations unitaires de salariés de la petite enfance, de parents et d’enseignants ont eu lieu ces derniers mois (pétition « pas de bébés à la consigne »). La manifestation pour les droits des femmes du 17 octobre doit être une nouvelle occasion de mobilisation. 

Guillaume

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 13:09
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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 10:39


Alors que les vacances scolaires sont maintenant bien entamées, de nombreux élèves ne savent toujours pas où ils vont poursuivre leurs études l'année prochaine.

C'est en particulier le cas de collégiens de fin de troisième qui doivent entrer en lycée professionnel, mais n'ont toujours pas reçu leur affectation pour aller s'inscrire dans un établissement. Des « sans bahut » comme cela, il y en a tous les ans. Mais cette année leur nombre semble avoir encore augmenté à cause des suppressions de postes massives à l'Éducation nationale, 13 500 à la rentrée de septembre 2009. Ces élèves sans lycée étaient 4 800 en Haute-Garonne, 4 000 dans l'académie de Lyon, 1 400 à Paris. En Seine-Saint-Denis les parents, indignés, se sont rassemblés devant l'Inspection académique pour protester.

La raison de cette situation est simple. Jusqu'à 16 ans l'école est obligatoire et les rectorats sont bien obligés d'ouvrir les classes en collège pour que tous puissent être scolarisés. Mais après 16 ans, c'est-à-dire à la fin du collège, ce n'est plus le cas. L'Éducation nationale prévoit donc en lycée un nombre de places inférieur, toutes sections confondues, à celui des élèves qui sortent de collège, en particulier dans les banlieues populaires. Les responsables tablent sur le fait qu'un certain nombre finiront par se décourager, se mettant en quête d'un improbable apprentissage ou arrêtant purement et simplement leur scolarité. C'est effectivement ce qui se produit.

Bien que les besoins soient importants, l'urgence pour l'Éducation nationale est manifestement de continuer à supprimer des postes. Ainsi, en Seine-Saint-Denis, les syndicats font état de nombreux établissements où les postes sont refusés et où le rectorat envisage de supprimer des classes, alors même que des élèves frappent à la porte.

Après cela, le gouvernement peut toujours faire semblant de se lamenter sur le pourcentage de jeunes qui sortent de l'école sans formation. C'est lui-même qui le planifie.

Daniel MESCLA
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