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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 12:43
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Éducation mardi 19 février 2013
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Pour protester contre la baisse de moyens annoncée pour la rentrée prochaine (1 260 heures de cours sur l’année en moins), 

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une bonne partie des enseignants du lycée professionnel Jules-Verne de Guingamp ont illustré, ce mardi matin, les dysfonctionnements prévisibles. Les professeurs ont regroupé les élèves dans le hall du lycée, simulant les classes surchargées.

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Près de trois postes sur la sellette

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Ils ont ensuite dicté un texte aux élèves leur expliquant le motif du mouvement et les ont invités à réagir, par le biais d’une petite rédaction, sur les effets de cette mesure. « Nous nous devons de réagir dès à présent, expliquent les enseignants. Nous ne pouvons attendre le mois de juin pour savoir à quelle sauce nous serons mangés, car les décisions doivent être prises à la mi-mars. » Une action qui a pour objectif premier de montrer que les professeurs dénoncent la suppression envisagée d’un poste en mathématiques, un poste en électrotechnique et un deux-tiers de poste en tertiaire.

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Guingamp.-Les-enseignants-de-Jules-Verne-contre-la-baisse-de-moyens-annoncee_40771-2165560-pere-bre_filDMA.Htm

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13 février 2013 3 13 /02 /février /2013 13:10

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Quelle est la source de la colère des enseignants ?


Ils en ont assez d’en prendre plein la figure. Les images négatives véhiculées sur l’école et sur les enseignants sont depuis trop longtemps violentes et aggressives. Tout le monde parle de l’école. Les médias privilégient la parole de tout le monde sur l’école sauf celle des acteurs de terrain. Et quand ils la donnent à des professionnels, ce sont les gens des syndicats majoritaires, qui ne sont pas représentatifs, mais rarement d’un enseignant de bas.


La réforme Peillon et le changement des rythmes scolaires ont été décidés par en haut, par décret, c’est la violence de trop, celle qui fait sauter le couvercle. On veut réformer le temps scolaire avant de savoir ce qu’on met dedans. Autrement dit, le gouvernement nous inflige une épreuve à la « Top chef » où on donne le temps de cuisson avant de déterminer la recette !


La « recette », autrement dit le contenu de l’enseignement ?


Exactement, car la question principale est celle des programmes, lesquels sont de plus en plus chargés et inadaptés pour un emploi du temps dont la masse horaire a diminué, passant de 26 heures à 24 heures avec la réforme Darcos en 2008. Le résultat est d’une grande violence, pour les élèves dont on surcharge la barque, pour les maîtres qui doivent être de plus en plus polyvalents sans en avoir le temps ni les moyens. C’est du sabotage et de la désinformation. On ne peut pas dire aux enseignants : « On va réformer les rythmes scolaires et on verra les programmes après ! »


On est passé d’une école dont les fondements étaient d’apprendre aux enfants à lire, à écrire et à compter à une autre école où les savoirs exigés se sont démesurément accrus. Savez-vous que quand on transmet au collège le livret de compétences d’un élève celui-ci doit obligatoirement comporter un brevet de niveau informatique, un brevet du niveau de langue vivante, un brevet « savoir nager », une attestation « éducation à la prévention routière », une attestation « les gestes qui sauvent » ?


La « refondation » annoncée ne mérite pas son nom ?


L’idée même d’une refondation de l’école basée sur la volonté de réfléchir et de lutter contre l’échec scolaire est enthousiasmante. Mais pour que ça marche, il faut des choix, en particulier financiers, autrement plus ambitieux que ceux annoncés. Quand on sait que la France a le nombre d’élèves par classe le plus élevé d’Europe, que l’intégration des enfants handicapés et en difficulté est en voie de disparition, et qu’elle ne peut se faire dans de bonnes conditions avec la quasi suppression des personnels spécialisés, que le taux d’accueil en maternelle est d’un enseignant pour trente enfants...


Un des arguments du gouvernement pour justifier l’urgence de réformer les rythmes scolaires est l’intérêt de l’enfant...


Pour légitimer cette démarche, on s’appuie sur l’avis des chronobiologistes... qui ne disent pas tous la même chose. Alors on choisit parmi les « experts » ceux qui alimentent le discours officiel.  On prétend placer les enfants au centre de la problématique des rythmes scolaires mais c’est une entourloupe, parce qu’on escamote d’autres intérêts qui ne sont pas énoncés et qui sont en fait prioritaires : ceux du lobby des vacances et du tourisme, ceux des parents dont les enfants doivent être en pris en charge lorsqu’ils travaillent...


Le tout étant fondé sur l’idée reçue selon laquelle les enseignants seraient par essence conservateurs, qu’ils ne voudraient pas qu’on touche à leur « confort », à leurs horaires, etc. En la matière, les enseignants sont ouverts à toutes les solutions mais à condition qu’on mette tout sur la table.


Que se passerait-il si « on mettait tout sur la table » ?


Au bout du compte, il faudra trouver un compromis entre les missions de l’école, les obligations économiques du tourisme, l’organisation familiale et sociale, les moyens financiers des collectivités locales, les lieux disponibles. Avec tout ça, il faudra trouver le meilleur compromis pour l’enfant, sans prétendre hypocritement que l’enfant va être la seule priorité. Plus généralement, s’agissant des réformes de l’école, il faut que la base soit écoutée. Je pense aux enseignants mais je pense aussi aux métiers périscolaires qui sont purement et simplement oubliés, alors qu’ils sont directement concernés par les changements annoncés.


À Paris, par exemple, sur 8 000 animateurs environ qu’emploie chaque jour la mairie, il n’y a que 2 000 titulaires. Les autres ont des statuts précaires qui ne leur permettent pas d’assurer la qualité nécessaire à l’encadrement des enfants qui leur sont confiés . Ces précaires, on ne leur demande pas leur avis, pas plus qu'aux titulaires. Ils sont toujours à côté, en plus, ils sont dans « l’entre-scolaire ». Et pourtant, si la réforme des rythmes scolaires passe, il va falloir qu’ils s’adaptent aux nouveaux emplois du temps, sans avoir forcément les moyens pour exercer leur métier.


À vous entendre, l’école devient un lieu d’une violence croissante envers ces acteurs, les maîtres et les enfants...


Les gens pensent que l’école est immobile alors qu’au quotidien les réformes se succèdent au gré des ministres et des gouvernements. Ce n’est pas forcément visible par les usagers, mais c’est extrêmement violent pour les acteurs.

Par exemple, avec Darcos en 2008, le passage à quatre jours n’a pas été la seule violence, l’autre violence a été la mise en place, en moins d’un an, de l’obligation d’évaluation qui a modifiée les relations pédagogique au quotidien avec les élèves. Avant l’évaluation en CE2 permettait aux maîtres d’identifier les difficultés des enfants pour les faire avancer, maintenant on a un système qui classe les enfants par rapport à une norme établie a un instant T. Ce n’est pas un outil de travail pédagogique mais un outil de classement pour l’éducation nationale.


Autre exemple de violence, la généralisation du livret de compétence des enfants qui est mis en place en maternelle dès l’âge de 3 ans et qui suit l’élève jusqu’à l’entrée du collège, comme si les enfants devaient être soumis aux mêmes critères d’évaluation, comme des réfrigérateurs ! Le parcours scolaire d’un élève nécessite une évaluation beaucoup plus fine et l’existence de ce livret, sa logique même, dégrade au quotidien la pratique des enseignants avec les enfants. c’est un choix « pédagogique » qui induit un rapport maitre-élève dans lequel on est nombreux a ne pas se retrouver.


Quand on rencontre des maîtres, notamment dans les réunions avec les parents dans les écoles, on a l’impression qu’ils n’osent pas tout dire d’eux-mêmes...


On a tellement tapé sur le métier d’enseignant qu’on n’ose plus parler de nos droits dans notre métier. On modifie l’organisation de notre temps de travail, on bloque nos salaires depuis trois ans, on nous impose de nouveaux enseignements sans la formation qui devrait aller avec, on extériorise nos formations de plus en plus en dehors du temps de travail, on modifie l’organisation de la journée (avec l’aide personnalisée aux enfants, le midi et le soir)... et de tout ça, entre autre, on n’ose pas en parler, comme si on n’avait pas le droit de défendre nos droits. Et si on bouge le petit doigt, les médias nous tombent dessus pour nous traiter de « privilégiés », de « corporatistes », etc. Le résultat c’est qu’on ignore la réalité du métier d’enseignant.


Exemples : est-ce que les gens savent que nous sommes payés sur dix mois répartis sur douze mois ? Est-ce que les gens savent que pour être enseignant il faut être allé jusqu’à Bac + 5 ? Est-ce que les gens savent qu’un enseignant débute sa carrière à 1800 euros, qu’il est un des plus mal payés d’Europe et, qu’à carrière égale, un policier gagne plus qu’un enseignant ?

 

Jean-Pierre Anselme, blog Mediapart


http://blogs.mediapart.fr/blog/jean...]

 

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 12:40
*Pour une réforme des rythmes réussie !

8 février 2013

 

Mardi 12 février, près de 6 enseignants sur 10 ( 58 %) seront en grève pour demander une réforme des rythmes réussie pour tous les élèves sur tout le territoire et prenant en compte l’avis des enseignants et des parents.

 

Malgré les efforts des communes, la réforme bafouille dans sa mise en oeuvre, faute de temps, de financements et souvent de concertation locale. Cette réforme, parasitée par des annonces contradictoires, reste encore l’objet de multiples zones d’ombres. Alors que nous avons besoin d’avancer sur une amélioration des temps de l’enfant, les annonces contradictoires et le flou longtemps entretenu sur de nombreux points ont davantage semé le trouble que permis de construire de la confiance envers la réforme.

 

A l’arrivée, nous constatons que malgré les engagements ministériels, tant vantés au départ de la concertation, rien ne garantit l’amélioration du bien-être des élèves et de leurs meilleures conditions d’apprentissages, comme celle de la qualité de vie professionnelle des enseignants et de leurs conditions de travail. C’est une grande déception et une vraie exaspération qui dominent aujourd’hui.

 

Ce vendredi 8 février, devant 1 400 Inspecteurs de l’Education nationale rassemblés à Paris, le ministre lui même a reconnu que « Nous allons commettre des erreurs (...) Nous n’aurons pas les meilleurs rythmes [dès la rentrée de 2013] (...) On fera des choses approximatives. On y reviendra. » Et de poursuivre, « nous avons le temps d’agir (...) ». C’est bien pour donner à la réforme le temps de réussir, Monsieur le Ministre, que le SNUipp-FSU estime qu’un report à 2014 est nécessaire, ainsi qu’une réécriture du décret. Toute modification en 2013 ne peut se faire qu’avec l’accord de toutes les parties prenantes (enseignants, parents et élus). C’est une des conditions de la réussite de cette réforme.

 

Un échec de la réforme des rythmes fragiliserait la priorité au primaire que nous avons saluée et qui est concrètement attendue dans les écoles. Nous demandons au ministre de rendre plus lisible son action en direction du primaire. Cette réforme des rythmes insuffisamment préparée relègue au second plan des sujets essentiels pour une meilleure réussite des élèves : révision des programmes, scolarisation des tout-petits, revitalisation de la maternelle, avenir des RASED, Education prioritaire, direction d’école. A nouveau, nous demandons au ministre la mise en place d’un agenda de la priorité au primaire avec ouverture de discussions pour que des premières mesures concrètes interviennent pour la réussite des élèves dès la rentrée 2013.

 

Paris, le 8 février 2013

 

Lire aussi :
 " Réforme approximative" : Aux adultes de faire des "efforts", dit le ministre aux IEN, source AFP
- où est l’intérêt des enfants ?
- temps de travail : la coupe est pleine !
- rythmes : le double discours de la méthode
- les enseignants des écoles mieux payés ?
- alors on ne touche à rien ?

 

http://29.snuipp.fr/

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 13:49

  greve-12-fevrier.jpg

 

Les fédérations FERC CGT, FNECFP FO, SUD ÉDUCATION, CNT, réunies le lundi 28 janvier 2013, soutiennent les initiatives qui ont déjà été prises et qui seront prises par les personnels et leurs organisations syndicales.

 

Elles appellent les personnels à se réunir et à construire la mobilisation par la grève le 12 février 2013
- Pour une amélioration des conditions de travail et de rémunération,
- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école,
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires.

 

Le gouvernement ne rompt pas avec les politiques précédentes, les salaires des fonctionnaires ne sont toujours pas revalorisés, les conditions de vie et de travail continuent de se détériorer pour les élèves et les personnels.


- Le projet de loi d’orientation sur l’école ne répond pas aux besoins de l’école publique.

Nous ne pouvons pas nous satisfaire de voir que les fondements idéologiques mis en place par la loi Fillon de 2005, comme le socle commun, ne sont pas remis en cause par ce projet de loi sur l’école.

- Avec le pilotage des cartes de formation professionnelle, la prise en charge des services d’orientation par les régions et le transfert aux collectivités locales de missions dans le premier degré, un cap supplémentaire sera franchi dans une logique de territorialisation de l’école.

- Contrairement à ce qui est annoncé par Vincent Peillon, dans le premier degré, la réforme des rythmes scolaires va dégrader les conditions d’apprentissage des élèves et de travail des personnels.

Cette raison a conduit nos fédérations à voter contre le décret sur l’aménagement du temps scolaire qui nous a été présenté.

La publication, par le ministre, de ce texte rejeté par l’écrasante majorité des personnels et des collectivités territoriales est inacceptable.

 

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Ci-dessous, appel de la fédération des syndicats SUD Education

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Généraliser la mobilisation par la grève nationale

La fédération SUD éducation appelle l’ensemble des personnels :

 

- à la grève nationale dans l’éducation le mardi 12 février à l’appel des fédérations de l’éducation CGT, CNT, FO et SUD éducation,

 

- à se réunir en assemblées générales de grévistes pour débattre des revendications et décider de la poursuite de la mobilisation, qui peut passer par la reconduction de la grève là où c’est possible. Nous soutenons toutes les actions décidées démocratiquement par les personnels.

Loin de la « refondation » annoncée, les politiques éducatives du gouvernement s’inscrivent dans une grande continuité avec celles de ces dernières années. La programmation budgétaire est très en-deçà des besoins. La situation des élèves, les conditions de vie et de travail des personnels se dégradent. Certains projets actuels vont encore aggraver cet état de fait.

Les concertations se sont déroulées sans les personnels de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur et de la recherche. Le gouvernement cherche maintenant à imposer ses réformes en refusant de répondre aux revendications. Il veut passer en force même quand ses projets sont rejetés par les personnels et leurs syndicats.

La contestation commence à se développer, notamment avec la grève massive du 1er degré le 22 janvier à Paris, les nombreuses initiatives du 23, diverses actions locales, des motions d’assemblées générales, de conseils des maîtres-ses, de conseils d’administration…

Pour la fédération SUD éducation, il faut passer à une nouvelle phase de la mobilisation, par la grève nationale. Ce qui est à l’ordre du jour, c’est la construction d’un rapport de force permettant d’obtenir la satisfaction de nos revendications et des alternatives pour l’éducation. Seule l’intervention massive des personnels peut le permettre.

Nous exigeons l’abandon immédiat de réformes inacceptables :

- Retrait du décret Peillon sur les rythmes scolaires !

- Retrait de la régionalisation de l’orientation !

- Retrait de la décentralisation de la carte de l’enseignement professionnel !

 

Nous refusons toute territorialisation de l’éducation. Les projets de lois d’orientation doivent être abandonnés, le processus doit être reporté pour que les personnels puissent enfin y prendre part et pour que toutes les questions puissent être posées. Une tout autre loi d’orientation doit être élaborée, pour une école égalitaire et émancipatrice, dans le cadre d’un véritable service public national de l’éducation.

Nous revendiquons les bases urgentes d’une véritable refondation :

- Abrogation des contre-réformes du précédent gouvernement (masterisation, service minimum d’accueil, socle commun, livret personnel de compétences, réformes des 3 lycées, loi « Libertés et Responsabilités des Universités », AERES, Idex, Labex…) ;

- Amélioration des conditions de vie et de travail de tous les personnels : la titularisation sans condition de tous les précaires et l’arrêt du recrutement de précaires, la création d’emplois statutaires à la hauteur des besoins, une diminution du temps de travail, l’augmentation des salaires, l’abrogation du jour de carence ;

- Des conditions pour un véritable service public d’éducation et de recherche au bénéfice des élèves : une baisse des effectifs des classes et des groupes à tous les niveaux, la révision des programmes, le développement de RASED complets partout, une vraie politique d’éducation prioritaire, une carte scolaire garantissant la mixité sociale, la gratuité réelle de la maternelle à l’université, l’argent public doit être réservé à l’école publique…

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http://solidaires.saintdenis.over-blog.org/article-greve-nationale-le-12-fevrier-dans-l-education-114863311.html

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 13:36

1er février 2013

 

Le 12 février, le SNUipp-FSU appelle à une journée nationale de grève, de manifestations et de rassemblements : Oui à une réforme des rythmes mais réussie pour les élèves et construite avec les enseignants.


Depuis des semaines, nous n’avons cessé d’attirer l’attention du ministre sur les multiples difficultés que pose la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle a été engagée. Nous ne revendiquons pas un statu-quo ou un retour en arrière...bien au contraire !


- Nous voulons une réforme réussie pour tous les enfants sur tout le territoire.

- Nous demandons également une réforme qui prennent en compte les conditions de vie professionnelle des enseignants.

Inégalités : nous écrivons un NON

Or, à l’épreuve des travaux pratiques, c’est la grande déception. Alors que le ministre affirmait en octobre dans le journal Le Monde « qu’aucun enfant ne soit hors de l’école avant 16h30 », aujourd’hui, l’Association des maires de France précise que l’heure de sortie de 16h30 n’est pas obligatoire et que l’organisation des activités péri-éducatives reste à la libre appréciation des élus, tout comme leur gratuité. Malgré les efforts des communes, cette réforme va générer de nouvelles inégalités dans une offre éducative qui en compte déjà beaucoup trop.

Pas sans les enseignants

De même, alors que le ministre déclarait encore la semaine dernière sur France-Inter que les conseils d’école seraient consultés, aujourd’hui sur le terrain, il n’en est rien. Horaires des écoles, durée de la pause méridienne, organisation de la sieste en maternelle, utilisation des locaux scolaires sur le temps péri-éducatif, organisation des activités périscolaires et des activités pédagogiques complémentaires, tout cela ne peut être pas être le fruit d’une décision unilatérale écartant les enseignants.

La pause méridienne : un temps pour qui ?

Souvent, les DASEN négocient avec les maires mais n’estiment pas utiles de réunir les équipes enseignantes. Comme il faut aller vite pour être prêt dès 2013, des schémas rigides d’organisation du temps scolaire surgissent dans les départements. Tous semblent vouloir imposer un allongement de la pause méridienne, parfois jusqu’à 2H45, avec une demi-heure d’activités périscolaires.


Où est l’intérêt de l’enfant pourtant vanté à coup de déclarations fracassantes ?


Car on peut alors se demander quelle sera la nature des activités que l’on peut offrir à des enfants en 30 minutes. Et puis, que feront les enfants le reste du temps de midi ? De la cour de récréation ? Et ceux qui ne mangent pas à la cantine ? Et les enfants de maternelle dont les besoins physiologiques nécessiteraient qu’ils bénéficient de la sieste juste après le déjeuner ?


De même, où est la prise en considération des conditions de vie personnelle et professionnelle des enseignants ?

 

Dans beaucoup d’endroits, faute de locaux, il est envisagé d’utiliser les salles de classes pour ces activités du midi. Mais alors, que feront les enseignants qui sont condamnés à rester à l’école sur ce temps méridien ? Du coup, les enseignants finiront l’école à 16H 15 voire 16H30 comme avant, avec le mercredi en plus. Il est inconcevable de leur imposer un allongement de leur amplitude de travail à l’école. Idem pour les animations pédagogiques dont certains DASEN annoncent déjà qu’elles auront lieu le mercredi après-midi. Enfin, le SNUipp-FSU demande toujours au ministre une revalorisation des PE.

Reporter pour une vraie réforme réussie en 2014

Face à ce bricolage insatisfaisant qui se dessine pour les enfants comme pour les enseignants, le SNUipp-FSU estime qu’il faut reporter la réforme à 2014. Le décret d’aménagement du temps scolaire doit être revu, les conseils d’école consultés. Il faut se donner le temps de penser une vraie réforme et de construire les conditions de sa réussite dans les écoles en s’appuyant sur les enseignants.


C’est sur cette plateforme, et pas une autre, que dans les départements, le SNUipp-FSU va s’adresser à ses partenaires attachés à une transformation de l’école au service de la réussite des élèves. Pas de statu quo ! Nous voulons faire bouger l’école, dans le bon sens et avec les enseignants.

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http://www.snuipp.fr/Journee-de-greves-de

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 10:23

2 février 2013 à 08h52 

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Le SNUipp-FSU, principal syndicat du primaire, appelle à une journée de grève le mardi 12 février dans les écoles primaires pour une réforme "réussie pour les élèves et construite avec les enseignants".

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Le syndicat dénonce notamment les "inégalités" nouvelles que créeraient les rythmes prévus par le ministère, notamment parce que l’heure de sortie de classe de 16h30 "n’est pas obligatoire et que l’organisation des activités péri-éducatives reste à la libre appréciation des élus, tout comme leur gratuité".

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Il s’inquiète également de ce que les conseils d’écoles n’auraient pas été consultés, et juge "inconcevable d’imposer [aux enseignants] un allongement de leur amplitude de travail à l’école".

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/rythmes-scolaires-appel-a-la-greve-le-12-fevrier-dans-le-primaire-02-02-2013-1992599.php

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Rythmes scolaires. Grève nationale dans le primaire le 12 février

Éducation samedi 02 février 2013

Le principal syndicat du primaire, appelle vendredi sur son site internet à une grève nationale le mardi 12 février. Le SNuipp-FSU réclame un report de la réforme des rythmes scolaires à la rentrée 2014 « pour une vraie réforme réussie ».

 

Syndicats divisés

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Après le mouvement de grève dans les écoles parisiennes, massivement suivi, place à une journée nationale d’action le 12 février, sur la mise en œuvre de la réforme Peillon sur les rythmes scolaires. « Le décret d’aménagement du temps scolaire », paru le 26 janvier au Journal officiel, « doit être revu, les conseils d’école consultés », demande le SNUipp-FSU.


Ce dernier se distingue d’autres syndicats, minoritaires, qui appellent également à la grève le 12 février avec un autre mot d’ordre, réclamant notamment un abandon du projet de loi sur l’école.


« Cet appel à la grève n’a rien à voir avec celui lancé il y a quelques jours » par d’autres organisations syndicales minoritaires, qui demandent, elles, l’abandon du projet de loi sur l’école, a précisé Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp-FSU.


Pas contre la réforme


Cet appel « est ciblé sur le premier degré, il ne concerne pas une mise en cause de la loi, puisque nous nous félicitons de la priorité à l’école primaire inscrite dans la loi, qui est porteuse d’espoir et de potentialités », a-t-il souligné.


« Par contre, nous appelons à une journée de grève, de manifestations et de rassemblements sur la réforme des rythmes scolaires telle qu’elle s’engage actuellement sur le terrain », a-t-il indiqué.

Il a évoqué le « bricolage qui se dessine aujourd’hui dans ce qui nous remonte du terrain, on est en train de passer de la grande déception à parfois même l’irritation, et donc on demande un report à 2014 ».

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http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Rythmes-scolaires.-Greve-nationale-dans-le-primaire-le-12-fevrier_55257-2159645_actu.Htm

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 11:35

23 janvier 2013 par Aude Sales


En réponse à une tribune sur l’éducation publiée le 22 janvier 2013 dans Le Monde (Lire ICI)

 

Madame, Monsieur qui n’a pas eu le courage de s’identifier.

Je suis scandalisée quant à la méconnaissance et au mépris que vous portez au métier d’enseignant. Vos propos montrent tout d’abord une erreur de jugement et une confusion entre L’Ecole, l’institution pilotée par L’Education Nationale, et l’école, le lieu de vie dans lequel enseignants et élèves évoluent avec les moyens du bord. Vos arguments ne sont que très peu fondés.


Vous stipulez tout d’abord que M. Peillon a « engagé une longue concertation avec tous les acteurs concernés. » Qu’entendez-vous par tous les acteurs ? Vous n’avez surement pas eu vent du fait que les enseignants ont été les grands oubliés de cette concertation. Seuls les syndicats se sont préoccupés de nos difficultés, de nos craintes et de nos désirs. Jusqu’à ce jour nous n’avons jamais été sollicités par les parlementaires et l’invitation à donner notre avis a été totalement absente.


Je trouve, Madame, Monsieur, que vous faites beaucoup de raccourcis et que vous suivez de trop près l’opinion publique ambiante. Vos préjugés sur un type de population ou de catégorie professionnelle est une pratique que je qualifierais de dangereuse. Amis fainéants, cupides et ayant de soif de privilèges, le métier d’enseignant est pour vous !!


Aude SALES, fainéante à Toulouse.

 

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 14:47

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 179 (24/01/13)

La réforme des rythmes scolaires est en train de mettre le feu dans l’Éducation nationale. Jeudi 17 janvier, environ 150 enseignantEs du 1er degré étaient en grève dans le 92, principalement dans le nord du département. Mardi 22 janvier, 90 % de leurs homologues de Paris étaient en grève, 366 écoles fermées, des chiffres historiques.


La manifestation parisienne a rassemblé plus de 3 500 personnes. Les enseignantEs du 92 les ont rejoints. Le projet de réforme des rythmes scolaires a mis le feu aux poudres en venant s’ajouter à un projet de loi qui, dans le premier comme dans le second degré, énerve de plus en plus. En effet, Peillon ne revient sur aucune des mesures de Fillon, ni la réforme des lycées ni les réformes « pédagogiques » rétrogrades, notamment l’aide personnalisée, ni les suppressions de postes. La rentrée a été encore plus difficile que les années précédentes.


Au nom des élèves, on attaque les profs !


La réforme des rythmes scolaires est particulièrement choquante car elle augmenterait la charge de travail d’enseignants déjà très fatigués et continuerait à attaquer leur statut. Elle n’est en rien une amélioration des conditions d’études pour les élèves, qui resteraient plus longtemps à l’école avec, pour Paris, une pause le midi allongée, avec un encadrement totalement artisanal.


La logique est simple : faire croire que le gouvernement se préoccupe de nous, mais en réalité c’est toujours la même politique de casse des statuts, du cadre national de l’éducation, une politique pour faire des économies.


Du côté syndical, la direction du SNUipp-FSU est très réticente à construire la mobilisation. Si à Paris elle est partie prenante de la mobilisation, dans le 92 ce sont seulement la CGT Educ’action et Sud qui la soutiennent officiellement, tandis que la direction nationale du SNUipp se contente, sous la pression de nombreuses sections départementales, d’une journée d’action sans grève mercredi 23 janvier.


Pour nous, l’enjeu est simple : rebondir après le 22 janvier pour construire une convergence entre les différents secteurs de l’Éducation, de nouvelles grèves pour faire reculer le gouvernement.


Antoine Larrache et Armelle Pertus

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 13:54
Nolwenn Le Blevennec | Journaliste Rue89
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 Contre le retour de la semaine de quatre jours et demi, des enseignants opposent la nécessité de cette journée « off » pour préparer la classe... et descendre du ring.
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Jérôme Lambert, du SNUipp-FSU Paris, principal syndicat du primaire, est en surrégime. Il répond aux journalistes à la chaîne, et des expressions toutes faites jaillissent : « ravalement de façade », « fond de teint », « miroir aux alouettes ».

Il faut « tenir bon » face à la désapprobation médiatique. Il est scandalisé par l’éditorial du Monde de ce mardi (« L’école ou le triomphe du corporatisme »), qui fait suite à un article de L’Express très hostile au mouvement des profs. Si une partie d’entre eux se mobilisent, ce n’est pas par corporatisme, mais parce que trop de questions sont encore en suspens (voir encadré).

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 12:12

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Mardi 22 janvier, la grève contre la réforme Peillon a été massivement suivie dans les écoles parisiennes.

 

Près de 90 % des professeurs des écoles ont fait grève, 320 écoles maternelles et primaires ont été fermées, sur un total de 662, et même le service minimum d'accueil, obligatoire dès qu'il y a au moins 25 % de grévistes dans un établissement, n'a pu être assuré, faute de personnel.


La mairie de Paris a en effet accepté d'appliquer la réforme des rythmes scolaires dès la rentrée 2013.

 

Celle-ci prévoit que la semaine de travail des enfants sera étalée sur quatre jours et demi, au lieu de quatre actuellement, et que les écoles seront ouvertes par conséquent le mercredi matin. Le but est de raccourcir la durée journalière des cours, mais d'augmenter le nombre de jours, dans l'intérêt des élèves, dit Peillon, qui s'insurge contre le fait que la France soit « le seul pays au monde où les enfants ont 144 jours de classe par an, contre 180 dans la moyenne européenne ».


Que les journées de classe des enfants soient lourdes, chacun est prêt à en convenir.

 

Mais, plus que de réforme des rythmes, il vaudrait mieux parler de bricolage dans ce que propose Peillon. Même s'ils ont moins d'heures de cours journalières, la plupart des enfants resteront quand même aussi tardivement dans l'école, dans l'attente qu'un parent vienne les chercher après son travail.

 

Des activités périscolaires sont alors prévues, à raison de trois heures par semaine, mais qui les assurera et comment seront-elles financées ?

 

Pour l'instant, cette question reste dans le flou. Pour les enseignants, le travail du mercredi matin vient s'ajouter à une amplitude journalière inchangée, ce qui fait que, pour le même salaire, ils vont devoir travailler quatre heures de plus, autrement dit gratuitement.  

 

Quel salarié serait prêt à accepter cela sans réagir ?

 

Ils auront aussi des frais supplémentaires, en transport pour ceux qui, en province, travaillent dans un établissement loin de leur habitation et sont obligés de prendre leur voiture, et en garde d'enfants pour les plus jeunes.


En faisant grève massivement, les professeurs des écoles parisiennes ont montré qu'ils n'étaient pas prêts à subir une dégradation supplémentaire de leurs conditions de travail. Et, le problème risquant de concerner très prochainement de nombreuses communes, ce mouvement pourrait ne pas rester « l'exception parisienne », comme l'a dit Peillon avec mépris, et s'étendre sur un plan national dès mercredi 23 janvier.

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Marianne LAMIRAL
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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2321&id=8

 

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