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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 12:20
Économie jeudi 22 novembre 2012
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Du personnel est en grève ce jeudi à l’Association de formation professionnelle pour adultes de Lorient (Afpa).

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60 % de grévistes. La structure lorientaise, qui emploie une soixantaine de salariés, recensait 60 % de grévistes parmi le personnel ce matin. Ils étaient une douzaine réunis devant l’établissement tandis que d’autres distribuaient des tracts aux automobilistes.


Situation financière difficile


Ce débrayage, qui s’inscrit dans le cadre d’un mouvement national, entend sensibiliser l’Etat quant à la situation financière difficile que vit actuellement l’organisme de formation.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Lorient.-Du-personnel-debraye-a-l-Afpa_40811-2135959------56121-aud_actu.Htm

Quimper. Le personnel de l’Afpa en grève ce jeudi
Social jeudi 22 novembre 2012

Une bonne partie du personnel de l’Afpa a cessé le travail ce jeudi sur le site de Quimper. L’association de formation professionnelle s’inquiète de son avenir. Une manifestation a lieu cet après-midi à Paris.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Le-personnel-de-l-Afpa-en-greve-ce-jeudi_40820-2135999------29232-aud_actu.Htm


Lire aussi:

 

http://www.lemonde.fr/emploi/article/2012/11/22/formation-2-000-salaries-de-l-afpa-dans-la-rue-5-000-en-greve_1794878_1698637.html

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1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 11:32

 


Christian Laval, Francis Vergne, Pierre Clément, Guy Dreux,  La nouvelle école capitaliste, Paris, éd. La Découverte, 2011, p. 274

 

La postface inédite de La nouvelle école capitaliste est à télécharger ci-dessous.

 

Présentation de l'éditeur


Ce qui ressemble aujourd’hui à un sabotage de l’école – suppressions de classes, réduction des effectifs enseignants et appauvrissement de la condition enseignante – ne suffit pas à caractériser la mutation historique de l’école.

 

Celle-ci ne joue plus seulement une fonction dans le capitalisme, comme l’ont montré les analyses critiques des années 1970 : elle se plie de l’intérieur à la norme sociale du capitalisme.

 

L’« employabilité » est le principe et l’objectif de la normalisation de l’école, de son organisation et de sa pédagogie. L’école devient peu à peu un système hiérarchisé d’entreprises productrices de « capital humain » au service de l’« économie de la connaissance ».


Elle cherche moins à transmettre une culture et des savoirs qui valent pour eux-mêmes qu’elle ne tente de fabriquer des individus aptes à s’incorporer dans la machine économique.

 

Les effets inégalitaires de la concurrence, la mutilation culturelle introduite par la logique des « compétences » ou la prolétarisation croissante du monde enseignant révèlent la perte d’autonomie de l’école par rapport au nouveau capitalisme et aux luttes des classes sociales autour de l’enjeu scolaire.


Dans ce livre de combat et de théorie, les auteurs cherchent à renouveler la sociologie critique de l’éducation en inscrivant les mutations de l’institution scolaire et universitaire dans celles du capitalisme contemporain.

 

Ils entendent ainsi donner à tous ceux qui se sentent concernés par cette problématique éminemment politique les outils d’analyse pour construire une alternative convaincante et résolue.

 

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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 13:35

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Alors que le nouveau gouvernement multiplie les appels incantatoires à une "refondation de l'école",

 

il est bon de revenir sur la contradiction fondamentale qui travaille les systèmes éducatifs des sociétés capitalistes, et plus précisément ici revenir sur l'histoire de l'école française qui, pour avoir rompu formellemement avec une "école de Jules Ferry" profondément inégalitaire (du point de vue de la classe comme du genre) et violemment nationaliste, n'est pas pour autant devenue une école de l'émancipation.

 

C'est ce que propose ici Grégory Chambat, enseignant en collège et membre du comité de rédaction de la revue N'Autre école.

 

Il est également l'auteur de Apprendre à désobéir, petite histoire de l'école qui résiste (CNT-RP éditions, mai 2012) et Pédagogie et révolution, questions de classes et relecture pédagogique (éditions Libertalia, octobre 2011).

 

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 11:26
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Social mercredi 04 juillet 2012

Difficultés pour recruter des stagiaires, problèmes de financement… Des salariés de l’Afpa de Lorient sont rassemblés en collectif pour dénoncer une situation qu’ils jugent alarmante.


Un président national qui démissionne, auquel vient de succéder Yves Barou. Des problèmes de recrutement de stagiaires sur des métiers pourtant en tension. La « découverte » du marché concurrentiel… Les difficultés s’accumulent pour l’Association de formation professionnelle pour adultes (Afpa).


2e site de Bretagne


Le site de Lorient (2e Afpa de Bretagne, derrière Rennes) n’échappe pas à ce contexte « paradoxal ». Alors que le ministère du Travail organisait ce mercredi une table ronde sur l’Afpa, un collectif de salariés lorientais, rassemblant du personnel syndiqué et non-syndiqué, se constitue pour « tirer la sonnette d’alarme ».

 

L’Afpa de Lorient emploie 69 personnes en CDI (dont 35 formateurs). Il y a deux ans, la structure rassemblait encore 82 personnes. En 2010, elle a assuré 82 000 jours de formation, débouchant sur un taux de 80 % d’accès à l’emploi.


Difficile passage au marché concurrentiel


Avant 2011, l’Afpa était subventionnée, elle avait « une enveloppe ». Désormais, c’est un système d’appel d’offres, géré par le conseil régional, qui prévaut.


Inquiets aussi pour les demandeurs d’emploi


Selon ce collectif, faute de remporter les appels d’offres, et donc faute financement, certaines formations sont en danger à l’Afpa de Lorient. C’est le cas de la maintenance, des agents magasiniers, de la compta… S’ils s’inquiètent pour leur emploi, les formateurs du collectif de Lorient songent aussi « aux demandeurs d’emploi (notre cœur de métier), aux entreprises qui ont besoin de personnel formé ».

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Lorient.-Les-formateurs-de-l-Afpa-sont-inquiets_40811-2093494_actu.Htm

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22 juin 2012 5 22 /06 /juin /2012 12:15


 

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17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 09:06

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Une polémique a accompagné l'hommage rendu, le jour même de son investiture, par François Hollande à l'homme politique républicain de la seconde moitié du XIXe siècle Jules Ferry, vu comme le symbole de l'école publique et de sa laïcité.


Au jardin des Tuileries de Paris, au pied de la statue de l'ancien ministre, le nouveau président s'est brièvement démarqué de celui qui fut un partisan actif de l'expansion coloniale, y compris dans ses épisodes militaires meurtriers au Tonkin, en Annam et à Madagascar, en déclarant : « Je n'ignore rien de ses égarements politiques. Sa défense de la colonisation fut une faute morale et politique. Elle doit à ce titre être condamnée. »


Hollande n'en a pas moins appelé aux mânes de Jules Ferry en se référant au « grand ministre de l'Instruction publique » dont le nom figure au fronton de multiples écoles du pays.

 

C'est évidemment un message aux parents d'élèves et aux enseignants, en particulier dans le primaire, maltraités par les réductions d'effectifs, les fermetures de classes et les suppressions de postes dans l'éducation. Mais sur ce terrain le plus convaincant des messages serait l'arrêt de la politique de destruction d'emplois dans le service public, et même son inversion immédiate !


Ce Jules Ferry tant célébré fut un homme politique de la bourgeoisie qui, maire de Paris pendant le siège de 1870, fut surnommé Ferry-famine, avant de fuir la ville le 18 mars 1871, au premier jour de l'insurrection ouvrière. Il fut donc aussi l'apôtre de la colonisation comme facteur de développement des puissances capitalistes européennes, teintée, en tant que prétendue mission civilisatrice des colonisateurs, d'un racisme pur et simple, comme lorsqu'il déclarait à la Chambre, en juillet 1885, que « les races supérieures ont un droit vis-à-vis des races inférieures... [et] ont le devoir de civiliser les races inférieures ».


Hollande a parlé de « faute » dans la politique de Jules Ferry. Mais ce n'était pas une faute, c'était une orientation, celle de la bourgeoisie française de l'époque. De même que des prédécesseurs de Hollande, comme Mitterrand déclarant « L'Algérie, c'est la France » et « La seule négociation, c'est la guerre », ou Guy Mollet qui mobilisait le contingent pour la guerre coloniale en Algérie, défendaient les intérêts de l'impérialisme français. Et Hollande, à ce que l'on sache, se réclame encore aujourd'hui de ceux-là et de leur politique.


Viviane Lafont

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2285&id=11


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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 10:54

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dimanche 13 mai 2012 - 20h13

Candidat, François Hollande avait axé sa campagne sur les questions d’éducation Président, il place sa cérémonie d’investiture sous la figure et l’héritage de Jules Ferry avec un hommage à la statue du ministre aux Tuileries.

 

Ce choix est un signal inquiétant. D’abord parce que Jules Ferry est l’homme de la colonisation (« Si nous avons le droit d’aller chez ces barbares, c’est parce que nous avons le devoir de les civiliser […] Il faut non pas les traiter en égaux, mais se placer au point de vue d’une race supérieure qui conquiert » (Discours à la jeunesse, mars 1884).

 

Quant à « son » école, construite sur les décombres de la Commune de Paris, si elle fut bien une école « pour » le peuple, elle ne fut jamais l’école « du » peuple : « Il est nécessaire que le riche paye l’enseignement du pauvre, et c’est par là que la propriété se légitime » affirme celui qui entendait surtout, grâce à ses lois scolaires, « clore l’ère des révolutions ».

 

Nous profitons donc de l’occasion pour faire circuler le chapitre « Un mythe qui a la vie dure : l’école de Jules Ferry selon Foucambert », extrait de l’ouvrage Pédagogie et Révolution (Grégory Chambat, éditions Libertalia, 2011, 203 p., 14 € - vente en librairie et en ligne : http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Pedagogie-et-revolution-Gregory)


Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Foucambert


Du haut de la tribune de l’Assemblée, défendant son projet d’école « publique, laïque, gratuite et obligatoire », Jules Ferry ne cache nullement son ambition de « mettre fin à l’ère des révolutions ».

 

Ne plus revivre le cauchemar de la Commune, doter le pays d’une école adaptée aux besoins croissants de l’industrie, assurer la paix civile : « Dans les écoles confessionnelles, les jeunes reçoivent un enseignement dirigé tout entier contre les institutions modernes. […]

 

Si cet état de chose se perpétue, il est à craindre que d’autres écoles se constituent, ouvertes aux fils d’ouvriers et de paysans, où l’on enseignera des principes diamétralement opposés, inspirés peut-être d’un idéal socialiste ou communiste emprunté à des temps plus récents, par exemple à cette époque violente et sinistre comprise entre le 18 mars et le 28 mai 1871. »

 

Cent ans plus tard, au printemps 2003, des enseignants « en lutte » se revendiquaient de ce même Ferry contre son homonyme et lointain successeur… et nul ne s’en étonnait, ne s’en révoltait… si ce n’est Jean Foucambert, l’inlassable animateur de l’Association française pour la lecture*. Cet aveuglement de ceux qui auraient dû constater – et contester – les limites de l’école de Jules Ferry a sans aucun doute pesé sur le projet de réédition d’une œuvre initialement publiée au milieu des années 1980.


Les victoires de Jules Ferry


Sans nul doute, L’École de Jules Ferry, un mythe qui a la vie dure n’a perdu ni de sa pertinence ni de son actualité : « Comprendre comment fonctionnait l’école de Jules Ferry, c’est se donner le moyen, tout à la fois, de lutter contre la nostalgie ambiante et d’éviter les fausses solutions qui ne font que la renforcer. »

 

Car, pour Foucambert, bien qu’enterrée par le collège « pour tous », l’école de Ferry a finalement tenu son pari : « Instruire en détournant contre lui l’instruction que le peuple revendiquait pour son émancipation. » Depuis la première édition, le combat pour l’égalité n’a cessé de reculer au profit de « l’égalité des chances ».

 

Une défaite pour tous ceux qui s’étonnaient, à la suite de Robespierre, que les opprimés remettent aux oppresseurs le soin de les éduquer, « comme si un homme d’affaires était chargé d’apprendre l’arithmétique à ceux qui doivent vérifier ses comptes… »

 

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Suite dans le fichier pdf joint

PDF - 318.9 ko
Pédagogie et révolution : le mythe de Jules Ferry

 Commentaire: posté par Joël

En résumé, l’élève devait (? c'est fini, note du blog) apprendre à lire afin de pouvoir déchiffrer le mode d’emploi de la machine sur laquelle il devra travailler. Il apprendra de l’Histoire la version de E. Lavisse qui glorifiera la "mission civilisatrice" de la France coloniale et forgera l’idéal d’une patrie tout entière dévouée au service des rentiers, du grand patronat, de la finance et des marchands de canon.

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article127810

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9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 11:04

6 avril 2012

 

Monsieur le Ministre, Je m’adresse à vous au sujet du nouveau programme « d’aides différenciées » à destination des élèves de grande section que vous souhaitez lancer pour la rentrée prochaine.

 

Bien évidemment, au SNUipp-FSU, nous sommes convaincus que l’école maternelle a pour mission de prévenir et d’aider les élèves qui ne bénéficient pas d’un environnement social et culturel favorisant. Cependant, nous sommes très inquiets du dispositif qui nous a été présenté par le directeur de la Dgesco et qui concerne pour l’instant « la manipulation des phonèmes ».

 

En effet, nous nous interrogeons sur le fondement scientifique des activités composées d’ « observations- évaluations » et d’ exercices de « renforcement ». Après analyse, nous estimons que les exercices d’aides proposés aux élèves de grande section relèvent d’une conception affligeante des apprentissages, issue pour l’essentiel des années 1970 et aujourd’hui abandonnée.

 

En voici l’illustration par quelques exemples. Selon ce programme, il suffirait de « refaire et répéter » quand l’élève échoue. Il suffirait de découper l’image du mot lapin en deux pour que l’enfant comprenne que le mot est constitué de deux syllabes « LA » et « PIN ». Il suffirait aussi d’associer les dessins d’une « rue » et d’un « banc » pour que l’élève trouve le mot « ruban ».

 

Tout cela n’est pas très sérieux. La grande majorité des recherches actuelles indique pourtant que ces approches ne profitent pas aux élèves qui ont des bases fragiles. Les enseignants ne seront pas dupes.

 

Nous nous étonnons également de la présence de certains sons à manipuler par les élèves qui ne sont même pas dans les programmes de 2008 car jugés à l’époque trop complexes.

 

Au final, Monsieur le Ministre, comment croire que ce programme puisse contribuer à aider les élèves en difficulté ? Monsieur le Directeur de la DGESCO nous affirme que ce dispositif est le fruit d’un consensus scientifique issu de la recherche. Mais de quels travaux s’agit-il ?

 

Quelles sont les cohortes d’élèves qui ont été étudiées ? Et avec quels résultats concrets pour ceux notamment qui sont en difficulté ? Sur tous ces points, nous attendons des réponses.

 

Monsieur le Ministre, nous vous demandons de publier les résultats récents des recherches et de leurs effets qui servent aujourd’hui de caution au programme que vous comptez lancer dans toutes les classes de grande section à la rentrée prochaine.

 

Les apprentissages sont une affaire sérieuse. Ils doivent s’appuyer sur des travaux de recherche reconnus et validés et non sur des partis pris idéologiques et aventureux. Dans l’attente de réponses, je vous prie de croire, Monsieur le Ministre, en l’expression de mes salutations respectueuses.


Sébastien SIHR SNUipp-FSU

 

http://29.snuipp.fr/spip.php?article998

 

Commentaire: Dehors, dehors, tous ces guignols, qui ferment nos écoles!

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 09:39

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3 février 2012 -

 

À l'école, il y a les élèves qui ont pris le train en marche. Et ceux qui cherchent encore le chemin de la gare.Avec 18 postes en moins dansle Réseau d'aides spécialisées (Rased), «il sera de plus en plus difficile de les remettre sur les rails», témoignent deux enseignants.


Neuf postes en moins en 2009. Dix-huit cette fois-ci, sur les 40 restant dans le Finistère. Face à ce qu'ils estiment être une véritable saignée, les enseignants spécialisés tirent la sonnette d'alarme. Pas pour eux. «On retournera dans le circuit ordinaire, on reprendra une classe et on sera payé de la même manière».

Le refus d'apprendre n'existe pas

Non, ils tirent la sonnette d'alarme en pensant à tous ces bambins qui vont inévitablement rester sur la touche sans aucun espoir de voir le bout du tunnel. Une situation difficile à digérer, quand on a dans ses bagages des années d'expériences, des dizaines d'anecdotes et le souvenir de centaines d'heures passées à phosphorer pour trouver les bons outils, pour susciter des déclics, persuadés «que des enfants qui ne veulent pas apprendre, ça n'existe pas». Une situation inacceptable quand on croit en sa mission, qu'on s'est investi, qu'on a mesuré de réels résultats... Une situation jugée injuste quand on pense aux collègues qui font actuellement des sacrifices pour se former... Pour rien, pour retourner à la case départ.

Travail d'équipe

Michel Malgorn et Lan Trividic ne veulent pas se résigner. Mais ils ne se voilent pas la face et tiennent àce que les gens prennent conscience de ce qui va se passer. «Il y a de plus en plus d'enfants en difficulté, en grande section et CP principalement, et donc de plus en plus de demandes. Mais de moins en moins de postes. Il faudra donc faire des choix. On ne peut pas saupoudrer nos heures en restant efficaces. Prendre son temps, ce n'est pas perdre du temps. Alors on refusera de tendre la main à certains enfants...». Dans ce qu'on appelle les Rased, le mot aide n'a rien de galvaudé. On est bien au-delà du soutien et c'est tout l'intérêt de ce système finalement mal connu. Un vrai travail d'équipe. Mis en place en 1990, ces Réseaux d'aides spécialisées aux élèves en difficulté fonctionnent sur des triptyques comprenant un psychologue scolaire, des maîtres E chargés de la remédiation pédagogique et des maîtres G ayant un rôle de rééducation, de conduite émotionnelle.

Enseignants, pas soignants

«Quand un enfant a des soucis et que l'aide personnalisée ne suffit plus, les enseignants font appel à nous», explique Lan Trividic. «Ensemble, on tente alors de trouver la solution la plus adaptée à la situation, sachant que nous ne sommes pas des soignants mais bien des enseignants». Avec les parents, qu'il faut parfois convaincre parce qu'il y a une certaine crainte de la stigmatisation, sont alors mis en place des projets d'aide. Après un bilan approfondi, les enseignants spécialisés interviennent dans les écoles et prennent ces élèves par petits groupes. Jamais seul, car il est important de créer une certaine dynamique.

 

«On est là pour restaurer leur confiance, leur enseigner le savoir-apprendre. Avec nous, il y a le droit à l'erreur et on ne se fait pas moquer par ses petits camarades». Oui mais voilà. «Si l'on supprime tous les chefs de gare, bon nombre de nos petits voyageurs vont errer sur les quais parce qu'ils auront manqué de temps pour traîner leurs bagages encombrants, parce qu'ils n'ont pas su trouver l'heure de départ sur les panneaux ou le numéro de la voie d'embarquement... Ou pire encore, parce qu'ils ne sauront pas où aller et pour quoi faire...».

  • Sarah Morio

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/enseignement-quand-l-ecart-se-creuse-03-02-2012-1588598.php

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31 janvier 2012 2 31 /01 /janvier /2012 10:57
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Éducation mardi 31 janvier 2012

Suppressions de postes, modification du déroulement des carrières…

Troisième mouvement depuis la rentrée.


Les syndicats d’enseignants des écoles, des collèges et des lycées publics sont toujours opposés à la politique de non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux qui part à la retraite. Ils demandent « l’annulation des 14 000 suppressions de postes » prévues pour la rentrée, comme le résume le syndicat FO de l’Éducation.

 

Le front syndical est large, à l’exception notoire du Sgen-CFDT qui, déjà, ne s’était pas associé à la précédente grève du 15 décembre.


Ce non-remplacement se traduit par une augmentation du nombre d’élèves par classe ; des suppressions de postes dans les Rased, les Réseaux d’aides spécialisées aux élèves en difficulté ; des suppressions de postes de remplaçants…

 

L’Éducation nationale doit faire appel à des profs qu’elle recrute par petites annonces ou à Pôle emploi.

Les syndicats refusent également le projet de réforme de la notation des enseignants. Le ministère de l’Éducation nationale veut la confier en totalité aux chefs d’établissement, principaux et proviseurs.

 

Et ôter toute part aux inspecteurs pédagogiques. Recrutés à bac + 5, « les professeurs des écoles sont désormais des ingénieurs pédagogiques », considère Avenir écoles, le syndicat CFE-CGC de l’Éducation qui estime qu’ils n’ont plus à être évalués « par des inspecteurs extérieurs à l’établissement ». La CFE-CGC ne s’associe donc pas au mouvement.


Surtout, les enseignants rejettent le nouveau système d’avancement de carrière, beaucoup plus lent que celui qui existe actuellement.


Dans les écoles, le ministère prévoit 12,83 % de grévistes. Ils pourraient atteindre 55 % en Mayenne et dans le Calvados, selon le SNUiip, syndicat des profs des écoles. Dans les collèges et les lycées, les grévistes ne sont pas obligés de se déclarer à l’avance.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Pourquoi-les-profs-font-greve-aujourd-hui_39382-2038636_actu.Htm

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