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19 septembre 2012 3 19 /09 /septembre /2012 09:02

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16 septembre 2012 7 16 /09 /septembre /2012 10:19

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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 11:34

ni pacte

Les anticapitalistes  dans la manif


L'immense manifestation en faveur de l'indépendance qui s'est déroulée le 11 septembre à Barcelone est porteuse de nombreux messages, estime La Vanguardia. Le quotidien de Barcelone y voit notamment l'expression de la foi des citoyens en l'avenir, et en la politique.


12.09.2012 | Editorial | La Vanguardia

 

Le 11 septembre, un million et demi de personnes ont envahi le centre de Barcelone lors d'une manifestation en faveur de l'indépendance, la plus impressionnante de l'histoire de la Catalogne. L'ambiance était festive, pacifique et familiale. Le slogan ? "La Catalogne, nouvel Etat européen".


Avec des milliers de drapeaux catalans, les manifestants ont clairement fait savoir que désormais, rien ne sera plus pareil. Comme les organisateurs de la manifestation sont des mouvements civiques en marge des groupes politiques, ces derniers ne peuvent s'approprier le succès du rassemblement. Ils devront en revanche écouter la voix populaire pour ce qu'elle est réellement : une clameur citoyenne dont les politiques devront tenir compte pour prendre les décisions qui sont attendues d'eux.


Bien sûr, toutes ceux qui ont participé à la manifestation n'y étaient pas pour les mêmes raisons.

 

Beaucoup sont venus, sans aucun doute, car ils pensent que l'indépendance de la Catalogne est actuellement l'unique solution à leurs problèmes - une opinion de plus en plus répandue. D'autres se sont déplacés pour réclamer davantage de souveraineté et de pouvoir pour la Generalitat [le gouvernement régional], qu'ils estiment insuffisants à l'heure actuelle. D'autres encore ont répondu à l'appel pour demander l'adoption du pacte fiscal que soutient le gouvernement dirigé par Artur Mas, afin de remédier aux déficits budgétaires et à l'insuffisance endémique des investissements dans la région.


D'autres encore disent en avoir assez de l'incompréhension croissante de divers institutions et partis politiques espagnols vis-à-vis des revendications catalanes.


La crise financière que traverse la Generalitat a également contribué au succès de la manifestation, car l'institution est étranglée par un système financier central qui implique chaque année un déficit de plus de 16 milliards d'euros. Pendant ce temps, la crise économique contraint les dirigeants à soumettre les prestations sociales à de nombreuses restrictions qui touchent toutes les classes sociales et surtout les citoyens les moins bien lotis, avec le risque de provoquer une fracture sociale.


Il faut tirer une autre conclusion du rassemblement de mardi : malgré la fatigue et le mal-être, le ressentiment, le pessimiste et le désenchantement vis-à-vis des partis, les citoyens catalans refusent de s'endormir et de se soumettre. Au contraire, leur participation massive et leur énergie montrent qu'ils croient en la liberté, en l'avenir et, finalement, en la politique. En somme, cette manifestation avait pour but de pousser les partis et les responsables politiques à agir avec plus de transparence et, surtout, plus intelligemment, afin de trouver des solutions aux problèmes qui touchent la population.


Et maintenant ? La première cible était clairement l'Etat espagnol, en particulier ses institutions et le gouvernement. Mais cette protestation n'était toutefois pas dirigée contre l'Espagne, c'était plutôt un appel du peuple catalan qui veut obtenir toute sa liberté.


Par ailleurs, le gouvernement de la Generalitat et son président, Artur Mas, devront gérer les conséquences de cette mobilisation. Il est certain qu'Artur Mas est du côté des manifestants. Il n'est donc pas surprenant d'apprendre qu'il recevra les organisateurs sous 48 heures. Toutefois, à partir de maintenant, le président doit aussi comprendre que si sa proposition de pacte fiscal est restée au second plan le 11 septembre, c'est notamment en raison de l'incrédulité généralisée de la population, qui doute que le gouvernement et les instances de l'Etat soient disposés à négocier une réforme qui pourrait résoudre les problèmes de la Catalogne.


Si ces négociations échouent - on devrait en savoir plus d'ici au 20 septembre - Artur Mas pourrait être contraint d'avancer les élections régionales, une éventualité que personne n'écarte, et de révéler clairement dans son programme sa position sur la souveraineté et l'indépendance.


Tous les partis politiques doivent également réfléchir à cette question. La vague citoyenne qui a envahi les rues de Barcelone les a largement dépassés. L'ignorer ou tenter de l'apaiser serait une grave erreur, car Barcelone a subi un tsunami qui oblige les politiques à changer, faute de quoi ils seront balayés de la scène politique.

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/12/le-message-des-catalans-a-madrid-et-a-leurs-elus

 


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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 10:17

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 07:48

 

 

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 11:35

sat represion


Qu’en est-il de la « Révolution Gordillo » ?

Santiago Lupe [1]


Début août, de façon à protester contre la crise, la corruption et la dégradation des conditions de vie dans l’Etat espagnol et plus particulièrement dans le Sud de l’Etat espagnol, des militant-e-s du Syndicat Andalou des Travailleurs (SAT) ont pris d’assaut deux supermarchés Carrefour et Mercadona à Arcos de la Frontera, dans la province de Cadix, et à Ecija, dans la région de Séville.

 

Immédiatement les projecteurs se sont tournés vers Marinaleda, petite commune d’Andalousie dont le maire, Juan Manuel Sánchez Gordillo, est à l’origine de ces deux « expropriations ».

 

A la tête de la commune depuis 1979 et élu au Parlement andalou sur la liste de Izquierda Unida (IU) depuis 2008, Certains médias n’ont pas hésité à parler de « Révolution Gordillo » pour décrire les deux expropriations.

 

Mais qu’en est-il, réellement, de cette « Révolution », de la stratégie politique défendue par le CUT (Colectivo Unidad de los Trabajadores) auquel est lié le SAT, mais aussi de « l’utopie anti-crise d’Andalousie » que serait la petite commune « autogérée » de Marinaleda ? [2] 

Commentaire: Ce texte, pour information, provient d'une minorité du NPA, qui lui dans son ensemble n'a pas  de position sur la situation en Andalousie.

 

 

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31 août 2012 5 31 /08 /août /2012 13:30
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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 11:08

el-hundimiento.jpg Rajoy, chef du gouvernement, en Hitler dans sa tanière

 

Après la forte mobilisation des mineurs de charbon – toujours en lutte contre la réduction de 63 % des aides publiques , c’est au tour des ouvriers agricoles andalous de crier leur colère contre la politique du gouvernement.

 

Menés par le charismatique Juan Manuel Sánchez Gordillo, ils sont passés à l’offensive de manière pacifique en procédant à des réquisitions dans des supermarchés, en campant une dizaine de jours dans des terres agricoles propriété du ministère de la Défense, ou encore en occupant brièvement des succursales bancaires.

 

Depuis le 16 août, plusieurs centaines d’entre eux ont entamé une marche de seize jours jusqu’à Séville.

 

Ils souhaitent dénoncer les mesures d’austérité et la politique économique menée par le Premier ministre conservateur Mariano Rajoy. Le gouvernement prévoit d’économiser 102 milliards d’euros d’ici à la fin de 2014, un total qui inclut le plan de rigueur de 65 milliards déjà annoncé en juillet qui a pour principales mesures la hausse de la TVA, la baisse des allocations chômage et des coupes dans la fonction publique ainsi que dans les budgets régionaux de la santé et de l’éducation.

 

L’Andalousie est une des régions d’Espagne les plus touchées par la crise, avec 33,92 % de sa population au chômage.

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/08/21/une-utopie-anti-crise-en-andalousie

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24 août 2012 5 24 /08 /août /2012 10:51

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Marinaleda est une ville sans chômage et aux loyers modiques. Alors que la politique d'austérité bat son plein en Espagne, son maire, Juan Manuel Sanchez Gordillo, a pris la tête d'un mouvement de résistance populaire.


21.08.2012 | Luis Giménez San Miguel | Público 


Juan Manuel Sánchez Gordillo a fait la une des journaux ces derniers jours après avoir mené une “expropriation forcée” de produits alimentaires dans plusieurs supermarchés, au côté de ses camarades du Syndicat andalou des travailleurs (SAT), pour les distribuer aux plus défavorisés. C’est dire si cet homme est un dirigeant singulier au sein de la classe politique espagnole. Anticonformiste, il a été critiqué pour ses dernières actions, y compris dans les rangs de la coalition de gauche Izquierda Unida [l’équivalent du Front de gauche français], dont son organisation, le Collectif uni des travailleurs-Bloc andalou de gauche, fait partie depuis 1986.

Sánchez Gordillo est un dirigeant historique du Syndicat des ouvriers agricoles (SOC), colonne vertébrale de l’actuel SAT.
En outre, depuis 1979, il est maire de Marinaleda, une petite localité [de près de 3 000 habitants] de la région de Séville. Là, grâce à la participation et au soutien des habitants, il a lancé une expérience politique et économique originale qui a fait de ce village une sorte d’île socialiste dans la campagne andalouse.

Avec la crise économique, Marinaleda a eu l’occasion de vérifier si son utopie sur 25 kilomètres carrés était une solution viable face au marché. Son taux de chômage actuel est de 0 %. Une bonne partie des habitants sont employés par la Coopérative Humar-Marinaleda, créée par les ouvriers agricoles eux-mêmes après des années de lutte. Longtemps, les paysans ont occupé les terres de l’exploitation agricole Humoso [qui appartenaient à un aristocrate] et à chaque fois ils étaient dispersés par la Guardia Civil [la gendarmerie espagnole]. “La terre est à ceux qui la travaillent”, clamaient-ils. En 1992, ils ont fini par obtenir gain de cause : ils sont désormais propriétaires de l’exploitation. Sur leur site web, ils précisent que leur “objectif n’est pas de faire des bénéfices, mais de créer des emplois par la vente de produits agricoles sains et de qualité”.

Ils produisent des fèves, des artichauts, des poivrons et de l’huile d’olive vierge extra. Les travailleurs eux-mêmes contrôlent toutes les phases de la production, la terre appartient à “l’ensemble de la collectivité”. L’exploitation comprend une conserverie, un moulin à huile, des serres, des équipements d’élevage, un magasin. Quel que soit leur poste, les travailleurs reçoivent tous un salaire de 47 euros la journée et travaillent 6 jours par semaine, soit 1 128 euros par mois pour 35 heures par semaine [le salaire minimum est de 641 euros].

En pleine saison, la coopérative emploie environ 400 personnes, une centaine au minimum.
Mais chaque poste de travail n’est pas attribué à tel ou tel habitant : ils effectuent une rotation afin de s’assurer tous un revenu. “Travailler moins pour que tous aient du travail”, tel est le principe. Par ailleurs, certaines personnes travaillent de petites parcelles dont elles sont propriétaires. Le reste de la vie économique est constitué par des boutiques, des services de base et des activités sportives. Pratiquement, tous les habitants du village touchent autant qu’un travailleur de la coopérative.

Dans un entretien accordé à Público le mois dernier, Gordillo lui-même expliquait les répercussions de la crise à Marinaleda : “Elle se fait un peu sentir dans les prix des produits agricoles, dans le financement. Nous avons des problèmes de trésorerie, mais nous vendons bien les produits… D’une façon générale, la crise a été moins sensible dans l’agriculture et l’alimentation, souligne-t-il. Ce qui se passe, c’est que les gens qui avaient quitté la campagne pour travailler dans le bâtiment reviennent et cherchent du travail. Résultat, il faut non seulement maintenir l’emploi existant, mais l’augmenter, tout en sachant que l’agriculture bio crée plus d’emplois que l’agriculture traditionnelle. Pour sauver l’agriculture de la crise et de l’enchérissement des moyens de production agricole, nous essayons un commerce horizontal, avec un dialogue de coopérative à coopérative, et nous établissons des relations avec d’autres pays où il existe des expériences de ce type.”

Pendant les dernières décennies, dans une Espagne en proie au “boom de l’immobilier”, la spéculation s’est emparée du bâtiment. Marinaleda a décidé d’aller résolument à contre-courant.

 

Il est possible d’y louer une maison en bon état, de 90 mètres carrés, avec terrasse, pour 15 euros par mois. Seule condition : chacun doit participer à la construction de son logement, suivant la philosophie horizontale qui préside à toutes les activités de Marinaleda. La municipalité a obtenu des lotissements en alternant achats et expropriations. Ainsi, elle propose des terrains et fournit le matériel nécessaire à la construction du logement. Celle-ci est confiée aux locataires eux-mêmes, à moins que ces derniers ne rémunèrent des gens pour les remplacer. Par ailleurs, la mairie emploie des maçons professionnels pour qu’ils conseillent les habitants et réalisent les travaux les plus compliqués. Dernier point, les futurs locataires ne savent pas d’avance quel logement va leur être attribué, ce qui favorise l’entraide.

“Quand on travaille à construire une maison, on est payé 800 euros par mois”, note Juan José Sancho, un habitant de Marinaleda. “La moitié du salaire sert à payer le logement.” Du haut de ses 21 ans, ce jeune homme fait déjà partie du “groupe d’action” de la municipalité, lequel a pour mission, via l’assemblée, de gérer les affaires courantes de la municipalité. Selon lui, “cette mesure a été prise pour qu’on ne puisse pas spéculer sur l’immobilier”.

Autrefois, une grande partie des ouvriers agricoles savaient à peine écrire.
Ils disposent aujourd’hui d’une maternelle, d’une école primaire et d’un collège-lycée qui va jusqu’à la classe de seconde. La cantine ne coûte que 15 euros par mois. Toutefois, au dire de Sancho, “le taux d’échec scolaire est un peu élevé. Les gens ont un logement et un travail assurés, si bien que beaucoup ne voient pas l’intérêt de faire des études. C’est l’un des points que nous devons améliorer.”

L’engagement citoyen et la conscience politique des habitants de Marinaleda dépassent ceux de n’importe quel autre village de la région. “C’est aussi quelque chose de très présent parmi les jeunes, assure Sancho. Ici, tous les jeunes ont des idées politiques. Mais nous ne sommes tout de même pas aussi engagés que nos parents en leur temps. Eux, ils ont tout donné pour conquérir ce que nous avons.”

A Marinaleda, il n’y a pas de police, et les décisions politiques sont prises par une assemblée à laquelle tous les habitants sont appelés à participer.
Quant au “groupe d’action”, il “traite toutes les questions urgentes, au jour le jour, explique Sancho. Ce n’est pas un groupe d’élus, ce sont des gens qui décident ensemble de la répartition des tâches qu’il faut mener à bien dans l’intérêt du village”.

En ce qui concerne les impôts, “ils sont très bas, ce sont les plus bas de toute la région”, à en croire Sancho. Les budgets sont décidés lors des réunions plénières de l’assemblée, au cours desquelles sont approuvés les différents postes. Ensuite, on procède quartier par quartier, car chacun d’entre eux comprend sa propre assemblée d’habitants, et c’est à cet échelon qu’on décide à quoi va être investi chaque euro du poste défini par la mairie.

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10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:22

 

En Andalousie, 200 travailleurs agricoles ont choisi mardi la vieille méthode de « l’autoréduction » pour protester contre la vie chère et les inégalités sociales, en période de chômage massif (33% de la population régionale).

Dans les rayons d’un supermarché, ils ont rempli des chariots de nourriture avant de passer la porte sans payer.

Actions militantes dans deux supermarchés andalous

Le journal El Pais raconte l’épisode :

« Le premier groupe, d’une trentaine de personnes, a choisi un supermarché Mercadona à Ecija : il a rempli dix chariots de légumes, de sucre, de lait, d’huile. Des bagarres ont éclaté avec les employés du supermarché. Gordillo [un député régional du parti de gauche Izquierda Unida, maire depuis 33 ans, ndlr] n’a pas participé au vol, mais a dirigé les opérations mégaphone à la main.


“C’était une diversion”, a-t-il expliqué. “La police m’a suivi, pendant que les autres sont entrés et ont rempli les chariots.” La nourriture a été distribuée dans des quartiers de Séville. La banque alimentaire l’a refusée parce qu’elle avait été obtenue de manière “irrégulière”.


Au même moment, à Arcos de Frontera, Canamero [secrétaire général du Syndicat des travailleurs agricoles, ndlr] donnait des instructions précises au groupe de journaliers qui pénétrait dans un centre Carrefour : “Ni chocolat, ni yaourts, ni desserts. Que des gâteaux basiques.” Canamero a négocié avec les responsables de l’enseigne, qui ont choisi de donner douze chariots de nourriture aux services sociaux de la ville. »

A visage découvert

Traduction pour l’AFP : un « commando » « joue les Robin des Bois » et « crée le scandale » en Espagne par « ses actions coup de poing ». Doucement quand même :

  • les deux cents militants (au total) ont agi à visage découvert, devant des journalistes, et pris soin d’annoncer qu’ils comptaient redistribuer les marchandises ;
  • parmi eux se trouvaient des responsables politiques et syndicaux bien identifiés, qui ont pris la parole en public. Le parti Izquierda Unida s’est désolidarisé de leur démarche mais ne les ont ni exclus ni condamnés ;
  • juste après l’action, les « membres du commando » (l’AFP ne met pas de guillemets), dont beaucoup d’ouvriers agricoles, ont pique-niqué sans se cacher sur un terrain militaire occupé depuis seize jours pour réclamer une meilleure répartition des terres ;
  • tous revendiquent le caractère symbolique de leur action de désobéissance civile.

« Le moment est arrivé de mener des actions qui frisent l’illégalité, parce qu’il y a des gens pour qui tout va mal, et nous ne pouvons pas rester les bras croisés », a commenté un syndicaliste présent.

La droite et la gauche s’indignent

« Intolérable », pour le ministre de l’Intérieur Jorge Fernandez Diaz (Parti populaire, droite), qui a lancé mercredi un mandat d’arrêt contre les militants :

« Nous sommes tous conscients que ça va mal pour les gens, mais la fin ne justifie pas les moyens. Ce serait la loi de la jungle. »

Le président socialiste de la Junte d’Andalousie (l’institution de gouvernement régionale), José Antonio Grinan, a renchéri sur les paroles du ministre de l’Intérieur :

« C’est de la barbarie d’attaquer un supermarché quand on est député. »

Deux ouvriers agricoles ont été arrêtés et placés en garde à vue. Le député Gordillo a reçu une convocation. La chaîne de supermarché Mercadona a porté plainte.

Une méthode éprouvée

« L’autoréduction » dans les supermarchés (diversement nommée : « réquisition », « expropriation », « extorsion ») est une pratique inaugurée par les autonomes italiens dans les années 70, à une période où les grèves des loyers, les occupations et le non-paiement des factures constituaient un ensemble d’actions de protestation.

La quatrième de couverture de l’ouvrage « Les autoréductions, grèves d’usagers et luttes de classe en France et en Italie (1972-1976) », propose une définition limpide du concept :

« L’autoréduction, c’est se réapproprier soi-même et collectivement des biens de consommation ou des services. C’est réduire les factures des loyers ou des impôts. C’est remettre en question les mécanismes de fixation des prix, cette machine de guerre contre les salariés. »

Le but révolutionnaire originel des réquisitions de supermarchés est toujours mis en avant par une partie de l’extrême-gauche anarchiste et autonome, notamment en Grèce, où elles sont presque monnaie courante.

Le site militant Contra Info publie un compte-rendu en français de l’une de ces actions à Athènes, le 26 novembre 2011 :

« Un groupe de compagnons ont exproprié un supermarché de la chaîne Sklavenitis situé dans la rue Charilaou Trikoupi. Ils ont exproprié des produits de première nécessité et de la nourriture, lesquelles ont été distribués au marché populaire dans la rue Kallidromiou. »

En France, des collectifs de chômeurs et précaires ont encore pratiqué des autoréductions en 2009. Des militants lyonnais ont été relaxés cette année pour une action dans un Leader Price, datant de 2007.

Attirer l’attention des médias

« L’autoréduction » revendiquée a changé de sens depuis les années 70, et donné lieu à tout un tas d’actions menées sous diverses bannières partisanes, syndicales ou associatives. Comme les « pique-nique de supermarchés » de L’Appel et la pioche (proche du NPA), en 2011 :

« “ Ils nous carottent, carottons-les !” Le principe de l’action est toujours la même : proposer aux clients un pique-nique en supermarché pour “ la redistribution gratuite de la grande distribution ”. »

Si le but des participants est davantage d’attirer l’attention médiatique que de prôner la révolution, les « règles de base » sont restées les mêmes, comme dans l’exemple espagnol :

  • prendre en priorité des produits de première nécessité (quoique, quelques autoréductions ont donné lieu à des fêtes au champagne) ;
  • ne pas payer ;
  • redistribuer les marchandises.

Pour cause de crise financière et d’exaspération générale, l’autoréduction pourrait connaître une nouvelle jeunesse.

 

http://www.rue89.com/2012/08/09/ni-chocolat-ni-desserts-les-andalous-se-servent-au-supermarche-234512

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