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12 novembre 2009 4 12 /11 /novembre /2009 09:10


Dans un avenir proche, il est vraisemblable que le projet de loi sur l'interruption volontaire de grossesse, approuvé par le Conseil des ministres, sera adopté par le Parlement espagnol.

Cette loi reconnaîtra le droit pour les femmes d'interrompre une grossesse non désirée dans les 14 premières semaines, sans avoir besoin de trouver un médecin justifiant cette décision par des raisons médicales. Elle donnera aussi aux jeunes femmes mineures le droit de prendre leur décision sans demander aux parents de les y autoriser et sans les en informer.

Jusqu'à présent, l'avortement est pratiqué en Espagne de façon légale à condition qu'il soit reconnu que la grossesse met en danger la santé physique ou psychique de la femme. Il est aussi autorisé bien sûr en cas de malformation du fœtus.

La loi actuellement en vigueur date de 1985, dix ans après la fin de la dictature franquiste sous laquelle l'avortement était considéré comme un crime ; même le divorce était interdit et la publicité pour la contraception bannie. Le gouvernement socialiste de Felipe Gonzalez s'était contenté d'une libéralisation a minima. Le fait que l'avortement restait un acte « punissable » sauf exceptions constituait une sérieuse concession aux réactionnaires, aux milieux les plus conservateurs, liés à l'ancien appareil d'État, à l'Église.

Il aura donc fallu près d'un quart de siècle encore pour qu'un autre gouvernement socialiste ose mettre l'Espagne au niveau des autres pays européens comme la France et l'Angleterre ou l'Allemagne, sans pour autant oser encore faire de l'interruption volontaire de grossesse un acte médical non seulement gratuit dans les hôpitaux publics (il l'est déjà actuellement), mais aussi remboursé par la Sécurité sociale du pays, quel que soit l'établissement où il est pratiqué.

Bien sûr, le nouveau projet de loi du gouvernement Zapatero a soulevé une fois de plus un tollé. Le parti de droite, le Parti Populaire, le gratin de l'Eglise, les associations pour le « respect de la vie » avaient appelé à une manifestation qui, le 17 octobre, a fait descendre dans les rues de Madrid des dizaines et des dizaines de milliers de personnes (près d'un million prétendent les organisateurs). Aznar lui-même, ancien chef du gouvernement et ex-numéro un du Parti Populaire (le PP), était en tête de cette manifestation aux côtés des sommités de l'Église.

Mais cette démonstration, qui met en évidence l'existence dans le pays - y compris dans les classes populaires - d'une opinion conservatrice et réactionnaire, hostile au gouvernement parce qu'il a une étiquette socialiste, a peu de chances de faire reculer Zapatero.

Au moment où, sur le plan économique et social, le gouvernement de José Luis Zapatero défend les intérêts des capitalistes, des industriels et des banquiers aux dépens des classes populaires minées par les conséquences du chômage et de la baisse du pouvoir d'achat, Zapatero a tout intérêt à conforter son image d'homme de progrès, d'homme de gauche soutenant la cause des femmes. Cette réforme de la législation concernant l'IVG, comme celle datant de l'an dernier concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, se situe sur ce terrain où le numéro un du PSOE peut apparaître comme un homme capable de faire face aux pressions les plus réactionnaires d'une droite obscurantiste qu'une partie de l'électorat de droite ne cautionne plus, notamment sur ce problème précis des droits des femmes.

Tant mieux donc si cette prochaine loi passe, même si elle ne réglera pas tous les problèmes, entre autres ceux liés au refus d'une partie du personnel médical de pratiquer des avortements, ou encore ceux-liés au non-remboursement des IVG faites dans le secteur privé. Et ce sera sans nul doute aux femmes et à leur combat - avec tous ceux qui les soutiennent - de faire avancer les mesures en leur faveur.

Henriette MAUTHEY
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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 10:06


Vous avez dû entendre le "slogan journalistique" du week end:
"Madrid attend un million d'anti-avortement".
D'après la "droite dure" d'Aznar, ils auraient même été 2 millions.
Selon un programme informatique, 55 000, et en attribuant à la surface occupée 4 militants au mètre carré, pas plus de 150 mille.

Est-ce parce que tous les médias français seraient devenus catholiques militants? Il n'est pas exclu qu'ils soient aussi bien infiltrés par l'Opus Dei dont c'est précisément le job que de placer ses membres  !

Bon les médias sont très souvent du côté du manche! Dans ce cas çà fait un peu peur non? Le manche, les cathos intégistes, çà serait devenu "tendance"?

Ou, et je penche plutôt pour cette interprétation limite xénophobe: les "espingouins" sont tellement retardataires que c'est pas étonnants que les évêques arrivent encore à les mettre dans la rue  pour un oui ou pour un non ! Ce qui dénoterait une ignorance crasse de la "modernité" de l'Espagne: drogue, internet, portables, nouvelles technologies, ils nous dépassent largement! Quoiqu'on peut être cosmonaute et porter un gri-gri porte bonheur!

En fait la pratique religieuse atteint à peine les 30% en Espagne.
Bien tassés, ou étirés, les manifestants ne pouvaient être plus de 250 000!
Or selon les plus récents sondages, les gens soutiennent la loi à 80% environ.

79% sont pour le droit des femmes à décider librement pendant les premières semaines comme le prévoit la nouvelle loi. La précédente ne prévoyait que le viol, le danger pour la mère ou l'enfant.

18% sont contre.

les 16 /29 ans sont pour à 83%

80% sont pour la légalisation,  58 % avec des limitations .
22% sans limitations.
7% sont contre l'avortement , il ne devrait jamais avoir lieu.
12% avec aménagement dans certains cas (voir loi antérieure).

Par contre la population ne connaît pas la loi.
49% des 16/29 ans et 51% des plus de 30 ans connaît la  loi actuelle  "superficiellement" et
14% des jeunes et 21 % des adultes connaissent la loi actuelle.
21% des jeunes et 10% des adultes n'ont pas la moidre idée de la nouvelle loi
La loi actuelle permet l'avortement dans les 22 premières semaines dans trois cas seulement. Par conte il est dépénalisé sans limite si cela met en danger la santé physique ou mentale de la mère, ce qui est admi par 89% des gens, comme dans le cas de viol à 90%
85% des gens sont d'accord dans le cas de graves malformations du foetus.87% des gens sont contre la condamnation des femmes qui avortent en marge de la loi actuelle et 80% pour les personnels de santé qui les aident.
(Info Publico.es)

 


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19 octobre 2009 1 19 /10 /octobre /2009 08:50



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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 07:39
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Tout est bon pour diminuer le montant des retraites, voire pour remettre en cause le principe même des retraites par répartition. Les « injonctions » de Bruxelles concernant les soi-disant privilèges des femmes ayant eu des enfants est une opportunité pour le gouvernement qui voudrait bien réussir à enfoncer un coin supplémentaire. 

Depuis 1971, les mères de famille salariées du privé bénéficient à l’heure de leur retraite d’une « majoration de durée d’assurance », qui leur permet de valider huit trimestres de cotisation (deux ans) par enfant élevé. Elle vise à compenser les différences de carrière constatées entre les hommes et les femmes.

 

 

Des plaintes de pères pour obtenir des droits similaires ont abouti à une recommandation de la HALDE (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité) et à une injonction de Bruxelles auprès du gouvernement Français. La Cour de cassation a donné raison aux hommes au nom de l’égalité. Déjà, les fonctionnaires avaient fait les frais des dépôts de plaintes similaires car  une femme fonctionnaire bénéficiait automatiquement de 4 trimestres supplémentaires pour un enfant. L’injonction a abouti et la majoration ne sera appliquée que pour les femmes fonctionnaires ayant eu des enfants avant 2004. Pour les autres, c’est l’un des deux conjoints qui bénéficiera de cet avantage à condition de s’être arrêté de travailler au moins deux mois après la naissance. Il n’empêche : Bruxelles poursuit aussi ses critiques sur les régimes de la fonction publique, considérant qu’il s’agit là d’un subterfuge, les femmes étant automatiquement « arrêtées » au moins deux mois pour le congé de maternité.

Fondamentalement, les intentions de Bruxelles, comme les tentatives du gouvernement, de réformer le régime des retraites des femmes s’inscrit dans la remise en cause générale des régimes de retraites par répartition au profit d’assurances privées. D’ailleurs, le gouvernement n’a-t-il pas déclaré que la réforme se ferait sans augmenter le montant global des retraites ? Autrement dit, une égalité « par le haut » n’est évidemment pas envisageable pour lui.

En réalité, tout est bon pour attaquer les retraites. En 1993, Balladur fait passer le nombre d’annuités de 37,5 à 40 ans dans le privé. En 1995, Juppé veut imposer la même réforme dans le public au nom – déjà – de l’égalité mais échoue grâce à la grève générale. Fillon réussira en  2003 dans la fonction publique et fin 2006 dans le secteur public. Ces réformes s’accompagnent d’un nouvel allongement généralisé (41 ans aujourd’hui) et d’un système de décote sévère avec menace d’augmentation de l'âge légal de la retraite (on parle même de 67 ans !). 

Les femmes, des retraitées pauvres

Les femmes ont de toutes petites retraites (40% de moins que les hommes). En moyenne elles touchent 1020 euros contre 1636 euros pour les hommes. Calculées dans le privé sur la base des 25 dernières années, les montants des retraites fondent comme neige au soleil avec l’accumulation des années à temps partiel, pas vraiment choisi, où le salaire annuel a été réduit. Pourquoi ces différences ? Les femmes sont des travailleuses pauvres. L’inégalité professionnelle entre hommes et femmes reste, en effet, un problème majeur avec 12% de différence de salaires pour des postes similaires. Les femmes, de surcroît, sont souvent « orientées » vers les emplois les moins payés (secteur sanitaire et social, grande distribution etc.) mais aussi plus précaires.

Par ailleurs, 40 à 44% des femmes contre 86% des hommes ont toutes leurs annuités. Avec la décote, le niveau de pension dégringole très vite pour tout trimestre manquant. Les femmes assurent le gros des tâches ménagères (80% du noyau dur), assurant de ce fait une « double journée de travail (et de préoccupations) ce qui nuit souvent à leur carrière (absence de promotion). Les femmes prennent l’écrasante majorité des congés parentaux (98%) et des temps partiels. Inversement, le mariage est plutôt bénéfique pour les hommes : toutes choses égales par ailleurs, un homme célibataire gagne 10% de moins qu’un homme en couple. Cette différence de rémunération est négligeable chez les femmes.  

Stop à l’hypocrisie

Nous sommes tentées de dire à la Halde qu’elle ferait mieux de râler sur les temps partiels imposés, les salaires trop bas, la précarité des femmes et l'absence de congé paternité décent. L’égalité se mesure d’abord dans ces domaines où les réformes ne vont que rarement dans le bon sens. De plus, les gouvernements successifs n’ont de cesse de détruire les retraites et  demandent maintenant aux couples de s'entredéchirer pour échapper à la décote.

Nous avons d’autres réponses qui permettraient à tous et toutes de concilier vie privée et vie professionnelle en recréant, à tous les niveaux, du collectif :

- un vrai partage des tâches domestiques – y compris l’éducation des enfants.

- des horaires de travail décents (pas de pause de quatre heures dans la journée)

- le maintien des maternelles, la création massive de crèches et, donc, la suppression des jardins d’éveil.

- une retraite à 37,5 annuités pour tous et la prise en compte des enfants, éventuellement pour les deux.

Nous refusons de partager les retraites de misère.

Emmanuelle Iro et Hélène Viken.
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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 12:36

1 octobre 2009 Le Télégramme

L'association «Marche mondiale des femmes.22» organise, samedi, à Mûr-de-Bretagne, une marche bretonne, en préambule à la prochaine marche mondiale qui aura lieu en octobre 2010 en république démocratique du Congo.


Ce mouvement défend la cause des femmes dans la société occidentale d'une part (droits au travail, dans la familleetc.) et dans le monde, où la pauvreté et l'oppression pèsent souvent très lourd sur la population féminine.


Les Costarmoricaines ont invité une dizaine de militantes d'autres pays, venues tout spécialement en Bretagne pour la circonstance. Le Niger, l'Algérie, la Pologne, l'Ukraine et la Belgique seront notamment représentés.


Tout au long de cette semaine, ces militantes vont visiter des lieux où les femmes sont particulièrement écoutées, ou actives: espace écoute des femmes Adaléa, crèche, centre social, centre de planification familiale, etc., et aussi table d'hôtes gérée par une association de femmes.

Samedi à 15h

Samedi, à partir de 13h30, au village Vacanciel de Mûr-de-Bretagne, au bord du lac de Guerlédan, des stands associatifs et un forum sur l'autonomie économique des femmes seront représentés.


À 15h, départ d'une marche d'une heure environ jusqu'à la mairie de Mûr. La soirée festive ne déparera pas dans le programme, puisqu'elle sera animée par l'inénarrable Claude Michel, dont les chansons pleines d'humour sur la vie quotidienne des femmes... et de leurs compagnons font mouche à tous les coups. (C'est malheureusement complet !).

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 12:09
Image Le 17 octobre pour les droits des femmes !

Plus de 90 organisations appellent à manifester avec le Collectif national pour les droits des femmes et Femmes solidaires le samedi 17 octobre à Paris. La manifestation partira à 14h30 de Bastille vers Opéra par les grands boulevards...

Cette grande initiative nationale participera de la reconquête du lien social et constituera une réponse de sortie de crise.

Elle se déclinera selon six thématiques (texte d'appel téléchargeable plus bas) : liberté de disposer de son corps au travers notamment d’un véritable accès à l’avortement et la contraception , autonomie financière au travers de vrais emplois, de vrais statuts, des salaires décents et du temps pour vivre, dignité avec le vote et l’application de la loi-cadre contre les violences faites aux femmes et avec la reconnaissance des droits des lesbiennes, égalité dans la vie politique, économique et sociale, laïcité avec aucune ingérence des intégrismes religieux dans nos vies ou contre nos droits, solidarité dans la lutte pour les droits des femmes du monde entier et l’égalité pour les femmes étrangères en France.

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 09:21


Le Collectif national pour les droits des femmes et Femmes solidaires organisent une manifestation, le 17 octobre, pour la défense des droits des femmes, manifestation à laquelle s'associe Lutte Ouvrière.

Malgré tous les discours gouvernementaux sur l'égalité entre les hommes et les femmes, rien ne s'est amélioré, bien au contraire.

Dans le domaine économique, les femmes sont toujours plus nombreuses au chômage (officiellement 9,4 % contre 8,8 % pour les hommes, même si ces derniers ont été davantage touchés par les récents licenciements). La différence de salaire entre hommes et femmes avoisine, toujours officiellement, les 20 % et elles occupent 85 % des emplois à temps partiels. Emplois précaires et bas salaires sont leur lot quand elles travaillent ; et à la retraite, leur pension est, en moyenne, inférieure de près de 40 % à celle des hommes : elles ont rarement cotisé toute leur vie, s'étant souvent arrêtées pour élever leurs enfants.

Jusqu'à présent, en compensation, la loi accorde aux femmes une bonification de deux ans de durée d'assurance, du moins à celles qui travaillent dans le privé - dans le public, les bonifications réservées aux femmes ont déjà disparu en grande partie. C'est cette mesure que le gouvernement veut supprimer. Cette attaque, prétendument faite au nom de l'égalité entre les sexes - puisque la loi n'accorde pas de bonification aux pères - reviendrait à diminuer encore la pension des retraitées ou les contraindre à travailler plus longtemps !

Mais la vie professionnelle n'est pas seule à refléter la situation d'infériorité dans laquelle se trouvent les femmes, même dans un pays développé comme la France. Une femme sur dix est chaque année victime de violences conjugales et, tous les trois jours, l'une d'elles en décède. Mépris et harcèlement existent aussi bien dans la famille qu'au travail. Par ces temps de crise, le droit des femmes à disposer d'elles-mêmes, le droit à la contraception et à l'avortement sont battus en brèche à la fois par les tenants de l'obscurantisme religieux en recrudescence et par les mesures de restrictions économiques décidées par le gouvernement : hôpitaux et associations de planning familial ont de plus en plus de mal à répondre aux demandes des femmes.

Quant à la vie politique, la parité de façade n'a pas changé grand-chose au nombre d'élues !

Autant de raisons de continuer la lutte pour les droits des femmes et au-delà, contre cette société fondamentalement inégalitaire qui opprime particulièrement les femmes.
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