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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 10:40

furies

Présentation du Festival

FFurie a vu le jour à l’initiative de plusieurs copines appartenant à des collectifs féministes. Cela nous a permis de nous rencontrer et de nous organiser dans la diversité de nos pratiques autour des questions de féminisme et de genre. Une manière de créer des passerelles entre nous.


FFurie est un festival feministe. Féministe parce que s’affirmer en tant que tel aujourd’hui semble dépassé. On nous vend l’égalité hommes-femmes comme si la parité suffisait – par des chiffres et des quotas – à supprimer la domination masculine.

 

Mais nous ne voulons pas nous en contenter parce que nous vivons toujours dans une société patriarcale où les hommes restent privilégiés, parce que certains de nos droits sont bafoués et d’autres continuent d’être menacés.


Aussi nous souhaitons, lors de cette semaine, visibiliser et sensibiliser aux pratiques et aux théories féministes et aussi évoluer dans des espaces “safe”, des espaces où l’on  se sent en confiance et sans risque d’agressions physiques ou verbales.


C’est notamment pourquoi une grande partie de la semaine se déroulera en non-mixité. Par non mixité nous entendons des moments et des espaces ouverts à toutes les personnes se définissant comme meuf, gouine, trans ou bisexuelle ou plusieurs à la fois.


FFurie se veut aussi le prétexte pour sortir du train-train de nos collectifs, une manière de rendre publiques les organisations féministes,  ce qu’on y fait et ce qui nous anime.


Cette semaine sera l’occasion de se rencontrer autour de projections de documentaires sur le mouvement du FHAR et sur la transsexualité, de discussions à partir d’une écoute de radio, d’ateliers d’écriture ou de lecture collectives, d’inaugurer la bibliotheque féministe, mais aussi de faire du yoga, de la linogravure, des pochoirs… Et bien sûr de faire la fête !


VIVONS FFURIEUSEMENT !

 

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6 janvier 2013 7 06 /01 /janvier /2013 11:14
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DAHAN Sylviane 4 janvier 2012
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Un cocktail Molotov, une voiture bourrée d’explosifs, une alerte à la bombe...

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Ces dernières semaines, le Paradise macro-bordel de La Jonquera, l’un des plus grands d’Europe, a fait parler de lui. S’il y avait des doutes sur les dessous de la prostitution, voici la preuve qu’il s’agit d’une industrie étroitement liée au crime organisé. Et ce milieu ne badine pas sur les moyens quand il s’agit de « régler des comptes » ou de se partager un morceau du gâteau.

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L’épais casier judiciaire du patron du Paradise a été largement diffusé dans la presse. Personne ne peut croire que ce proxénète, condamné par maints trafics, soit autre chose qu’un homme de paille derrière lequel se cachent de puissants investisseurs dont l’honorable réputation conseille de rester dans l’ombre. Et que dire de ces « collecteurs de fonds » masqués et armés de fusils à répétition ? Ici, il n’y a pas non plus de surprise. Du moins, pas pour la police : les Mossos d’Esquadra – la police catalane - sont parfaitement au courant des clans mafieux opérant dans la zone frontalière.

 

Il s’agit de gangs de trafiquants et de proxénètes qui contrôlent le flux des filles, pour la plupart étrangères, qui échouent dans l’industrie prostitutionnelle. Ces réseaux criminels gèrent l’ordre social sur les routes de la région. Les policiers savent à quel prix sont loués les ronds-points, quand un clan décide de « mettre au travail » ses filles dans une zone contrôlée par une autre bande. Non, nous ne parlons pas de la ville de Chicago des années vingt, mais des Pyrénées catalans au temps de la mondialisation.


Mais si tels sont l’état d’esprit et les mœurs de ces « hommes d’affaires », à quoi peut-on s’attendre pour ce qui est du traitement accordé aux femmes prostituées, que ce soit dans les nombreux clubs de la région ou en bordure de route ? Cependant, en dépit de l’extrême violence que reflètent les événements de ces derniers jours - et malgré leur projection médiatique, aussi bien dans la presse écrite que dans les différentes chaînes de télévision - personne ne s’est inquiété des filles. Elles n’ont pas de nom, d’histoire, de craintes ou de désirs qui méritent d’être mentionnés.

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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 11:39

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 14:09

 

La jeune étudiante violée et torturée par 6 hommes la semaine dernière à New Delhi est morte après son transfert dans une unité de soins intensifs à Singapour.

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Suite au récit fait quelques heures après son agression, par la jeune femme elle-même, des actes barbares qu'elle avait subis, des milliers de manifestantEs sont descenduEs dans les rues du pays pour crier leur colère contre les viols à répétition et les violences quotidiennes faites aux femmes.

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C'est le viol de trop disent les manifestantEs.

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Ils dénoncent également l'inaction de la police dans la recherche des coupables de viols voire la complicité avérée de celle-ci. 90 % des crimes violents sont commis contre des femmes dans ce pays où les traditions religieuses et le régime des castes maintiennent la plupart des femmes dans des formes d'oppression datant du Moyen Age.

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Les manifestantEs arpentent de nouveau les rues depuis l'annonce du décès de la jeune femme.

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Ils se heurtent à la répression policière, le gouvernement a mis plusieurs quartiers de la capitale en état de siège, interdit les manifestations et se prépare à réprimer comme les jours précédents où des manifestantEs ont été blessés gravement, l'un d'entre eux a même été tué.

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En Inde, la lutte pour une société plus juste passe par la lutte contre cette violence barbare faites aux femmes.

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Le NPA adresse toute sa solidarité à l'égard des manifestantEs par delà les frontières, car toutes les violences faites aux femmes, ailleurs et ici, sont insupportables.

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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 11:18
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BELLAMARE Huguette Emmanuel 19 décembre 2012
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En choisissant des jouets pour nos chers petits, nous parents, et particulièrement nous les mères qui sommes le plus souvent chargées de l’acte d’achat, risquons fort, si nous n’y prenons garde, de contribuer, avec les meilleures intentions du monde, à la reproduction des inégalités sociales.

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Et plus précisément à la pérennisation de l’oppression de la femme.


En effet, on n’offre pas aux garçons et aux filles les mêmes cadeaux, car ceux-ci ont pour but de préparer chaque sexe au rôle que notre société capitaliste et patriarcale veut les voir assumer plus tard. Et les fabricants y aident, qui signalent les jouets des filles par la couleur rose et ceux des garçons par le bleu. Et aussi les marchands qui distinguent soigneusement, dans leur magasin, les rayons garçons et les rayons filles.


Aux filles, traditionnellement, les poupées et autres poupons, les dînettes (nous appelions cela quand j’étais petite d’un nom encore plus significatif : « les ménages » !), ou/et de façon plus modernes, les machines à laver, aspirateurs, fours, fers à repasser.... que sais-je ? Mais aussi les têtes à coiffer (le plus souvent des blondes aux cheveux lisses, pour renforcer ainsi l’oppression sexuelle par l’aliénation raciale !), les trousses de bijoux ou de maquillages et les tenues de princesses.


Pour le reste, les fabricants font quand même un effort : des ordinateurs, avec deux fois moins de fonctions que celui de leur frère... mais tout rose ! Des jeux de construction, mais pour réaliser des châteaux roses, habités par des princesses roses... munies de l’inévitable poupon rose !!


Tout cela a pour but de préparer les filles à tenir, une fois adulte, le rôle que leur assigne la société :

 

principalement, exécuter gratuitement 80% des tâches ménagères, ce qui revient à consacrer, entre 19 et 65 ans, par rapport aux hommes, 10 heures de plus en moyenne aux tâches strictement ménagères par semaine, et près de 2 heures en plus aux soins aux enfants et à l’éducation.


Le second rôle prescrit aux filles, c’est de s’exercer, dès l’âge le plus tendre, à attendre le Prince Charmant et, dans ce but, de cultiver leurs charmes, leur séduction... Et de laisser ainsi la réussite sociale et le pouvoir aux hommes.

Malgré une scolarité meilleure, un niveau de formation plus élevé et des diplômes supérieurs, les femmes sont, encore aujourd’hui, moins payés que les hommes de 15% à niveau de carrière égal ; elles occupent en grande majorité des postes subalternes (70% des employé-e-s) et ont les statuts les plus précaires.


Pour ce qui est du pouvoir politique : en France, malgré les lois sur la parité, il y a 10% de femmes à l’Assemblée Nationale, 7% de mairesses. En Martinique... est-ce bien la peine de compter ?


Les élections de miss sont les seules où une femme a de fortes chances d’être élue !

 

Mais cela a un coût : pour être la plus belle, beaucoup de filles souffrent, notamment d’anorexie dès l’âge le plus tendre. Et cependant des gens inconscients ou cyniques ont imaginé d’étendre ces concours aux « mini » misses !!!


Bref, les jouets que nous offrons à nos filles leur préparent (et les préparent à) une vie amoindrie, passive, refermée sur le foyer, le dévouement aux autres ou le culte narcissique de leur propre physique.


Bien sûr, de plus en plus, grâce aux luttes féministes, les femmes refusent un tel déterminisme et se battent pour leur libération. Bien sûr, il y a aujourd’hui des femmes ingénieures, pilotes... Mais justement, les jouets sont là pour contenir cette évolution et rappeler aux femmes leur « vraie vocation naturelle » !


Et les garçons ? A eux les voitures, les jouets de construction, les kits scientifiques ou techniques, des jouets qui font appel à la réflexion, à la technique et à la découverte scientifique du monde, qui favorisent la mobilité, la manipulation, l’invention et le goût de l’aventure... Comment s’étonner dès lors que les petits garçons puissent s’imaginer journalistes, pilotes de course, cosmonautes ou aviateurs ou savants ?


Mais pour les garçons aussi, les panoplies de super héros avec armes super sophistiquées et autres jeux de guerre : « Batman, Robocop, Spiderman, un produit chasse l’autre, mais toujours le héros est viril, fort, guerrier, belliqueux. (…). Ainsi se forge une image de la virilité où l’homme est synonyme de force et de muscles. » (Serge Chaumier, La production du petit homme) Comment s’étonner que plus tard les hommes croient pouvoir résoudre le plus souvent les conflits par la violence ?


Aujourd’hui, en France, une femme sur dix est battue par son conjoint… Des filles potiches et bonniches, des garçons aux perspectives plus ouvertes, mais brutes épaisses, le constat est désespérant pour les parents que nous sommes ! Que faire ? Comment choisir les jouets de nos enfants pour ne pas obérer, mutiler leur avenir ?


Des réactions salutaires existent déjà, même chez les marchands : cette année, les magasins U innovent avec un catalogue de jouets qui montre des petits garçons jouant avec des poupons et des petites fille avec des grues !

 

Voilà qui est positif quelles que soient leurs motivations et même si cela reste insuffisant. En attendant que la profession soit entièrement convertie, les spécialistes conseillent pèle mêle : d’offrir des jouets qui conviennent aux deux sexes et leur permettent de jouer ensemble (jouets scientifiques, sportifs, de construction, éducatifs...). D’élargir le choix des amusements possibles, des épanouissements futurs en emmenant les filles au rayon garçon, les garçons au rayon fille, sans critiquer et sans porter de jugement de valeur sur leurs choix : chaque enfant a besoin d’une multitude de modèles pour trouver ceux auxquels s’identifier.


Enfin, et surtout, un jeu ne pouvant être investi s’il n’est pas accompagné, de jouer avec elles et eux ! – Cette recommandation s’entendant, bien sûr, pour les deux parents !!!

En conclusion, cependant, seule la lutte des femmes pour l’égalité pourra imposer de façon durable d’autres rapports entre les sexes ainsi qu’une image plus respectueuse des femmes de tous âges.

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Huguette Emmanuel Bellemare pour l’UFM

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(Cet article s’inspire de travaux de nombreux mouvements féministes : Osez le féminisme, Mix-Cité, Les Furies, les Tumultueuses...

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* Paru sous le titre « Non aux jouets mutilants ».

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* Union des femmes de la Martinique (UFM). 17 rue Lamartiine – 97200 FORT-DE-FRANCE 05.96.71.26.26 05.96.63.65.19 Web :

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http://www.unionfemmesmartinique.com/

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E-maiill : u.femmesmartinique@wanadoo.fr

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27365

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 09:59
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10 décembre 2012 1 10 /12 /décembre /2012 10:10
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par Julien Salingue, le 9 décembre 2012

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Le 21 novembre dernier, Le Nouvel Observateur publie un « Manifeste contre le viol », signé par 313 femmes. 

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Une journaliste de l’hebdomadaire explique alors ce « geste politique » : « Comme il le fit en avril 1971 en faveur de l’avortement, "Le Nouvel Observateur" publie aujourd’hui un manifeste pour que notre société ouvre enfin les yeux sur la vérité du viol en France, un scandale massif qui appelle une mobilisation urgente » [1]. Une initiative salutaire et applaudie par les mouvements féministes. Mais il n’est pas certain que ces derniers apprécient les derniers exploits de l’hebdomadaire dirigé par Laurent Joffrin.


Comme l’a remarqué Sandrine Bajos sur son compte Twitter, les lecteurs et les lectrices du Nouvel Obs ont en effet eu la désagréable surprise de découvrir dans la dernière livraison du supplément télé de l’hebdomadaire, Télé Obs, une publicité, pleine page, des plus explicites :

(« On arme des bateaux pour défendre les baleines alors qu’on laisse l’embryon sans défense. »)

La publicité en question est l’œuvre de la Fondation Jérôme-Lejeune, sympathique association « pro-vie » qui tire son nom d’un médecin français célèbre pour ses prises de position anti-IVG (il fut notamment président d’honneur de l’association Laissez-les vivre – SOS futures mères et aurait même qualifié la pilule abortive de « premier pesticide humain » [2]).


Que la Fondation Jérôme-Lejeune pense que l’embryon est un être humain à part entière, c’est son problème. Et qu’elle entende défendre sa position en achetant des emplacements publicitaires, pourquoi pas. Mais que Le Nouvel Observateur accepte d’ouvrir ses pages à une telle « publicité » ne manque pas de surprendre et, pour le dire franchement, donne la nausée.


De toute évidence, tout est bon pour gagner de l’argent, qu’il s’agisse d’héberger un courageux manifeste contre le viol… ou une fondation anti-IVG. Laurent Joffrin, spécialiste en leçon de morale et en cours de déontologie, se justifiera-t-il par une énième pirouette ? Probablement. Mais il est sans doute temps, pour celles et ceux qui croient sincèrement à la nécessité du combat féministe, de ne plus servir de caution à des titres et des éditorialistes sans scrupule, pour qui la seule règle qui vaille est la règle selon laquelle tout ce qui rapporte de l’argent est bon à prendre.

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Julien Salingue

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 11:33

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Zahra Ali est engagée depuis de nombreuses années au sein de dynamiques musulmanes, féministes et antiracistes. Elle est doctorante en sociologie à l'EHESS et à l'IFPO. Elle vient de publier Féminismes islamiques où elle donne la parole à des chercheuses et militantes investies dans les mouvements du féminisme islamique (Omaima Abou-Bakr, Zainah Anwar, Margot Badran, Asma Barlas, Malika Hamidi, Saida Kada, Hanane al-Laham, Asma Lamrabet et Ziba Mir-Hosseini). Dans cet ouvrage, elle défend la nécessité de « décoloniser le féminisme » afin de le renouveler.

 

Contretemps :

 

La parution de ton livre paraît d'autant plus importante aujourd’hui que parler de féminisme islamique suscite en France des réactions immédiates de surprise voire d’incompréhension. On se rappelle par exemple le tollé suscité par les propos d'Olivier Besancenot, qui avait affirmé, au moment de la de la candidature d'Ilham Moussaïd au NPA, « on peut être féministe et voilée ». Qu'y a-t-il selon toi derrière ces réactions ?


Zahra Ali : L’association des deux termes «  féminisme  » et «  islam  » n’est pas évidente pour beaucoup de gens. Elle ne l’est ni dans le cadre occidental de la pensée dominante, ni dans le mouvement féministe en général, ni au sein des communautés musulmanes elles-mêmes. Pour la pensée dominante comme pour le féminisme occidental, l’association des termes « féminisme  » et «  islam  » ne se pose qu’à l’interrogatif : c’est a priori un oxymore. Au sein des communautés musulmanes, le questionnement sur une telle association de termes provient du fait que la référence au féminisme est souvent perçue comme une référence occidentale, pour ne pas dire néo-coloniale, dont on se méfie beaucoup.

 

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26 novembre 2012 1 26 /11 /novembre /2012 13:43
café
25 novembre 2012
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Ramener les femmes au foyer.

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Tel est, semble-t-il, ce que cherchent les politiques actuelles de sortie de crise. Des politiques qui ont une claire orientation idéologique, tant au niveau économique que social.

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Dans la mesure où l’on coupe dans les services publics de base, comme la santé et l’enseignement, et dans des prestations sociales diverses, comme la Loi de Dépendance, il y a tout un travail de soin, invisible mais nécessaire, qui finit par retomber, majoritairement, sur les femmes. L’attaque frontale contre un Etat Providence en piteux état, de même que le transfert du coût de la crise sur les secteurs populaire se fait sur notre dos.


Ce n’est pas pour rien que le système capitaliste se perpétue dans une bonne mesure à partir du travail domestique non salarié que nous, les femmes, réalisons surtout au foyer.

 

Une quantité de travail énorme, non rémunéré, dont on ne peut se passer et dont le capitalisme a besoin pour subsister.

 

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25 novembre 2012 7 25 /11 /novembre /2012 13:19
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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 171 (22/11/12)

 

 Une jeune femme, Savita Halappanavar, est morte récemment en Irlande après que l’hôpital lui ait refusé l’avortement.

 

C’est un des symboles du recul des droits des femmes et de la violence de la société à leur encontre dans le monde entier. La crise mondiale sert aux classes dirigeantes pour justifier les conflits armés et la domination impérialiste, faire des budgets d’austérité. Elle sert aussi au patronat pour faire des plans sociaux, exiger plus de flexibilité et de rentabilité.


Contre la guerre et la domination néo-coloniale


L’impérialisme est source de nombreux conflits armés et / ou situation de misère, d’exploitations des populations dominées dans lesquels les femmes sont encore des cibles privilégiées. La pratique du viol de guerre, permettant de terroriser toute une population, est toujours d’actualité. Quand les femmes migrent, elles sont confrontées à un violent racisme qui ne fait qu’aggraver leur situation.

 

Contre l’austérité


À l’échelle mondiale, les femmes fournissent encore un travail énorme et gratuit pour produire la nourriture, élever les enfants, prendre soin des plus faibles. Avec l’austérité, les tâches prises en charge par la collectivité sont désormais assurées gratuitement par les femmes ou « sous-­traitées » par les femmes disposant de revenus à des femmes plus précaires (c’est le sens du développement des « services à la personne »). L’absence ou la casse de l’accès à la contraception et à l’avortement dans de bonnes conditions sanitaires tue des femmes par centaines, à l’instar de Savita Halappanavar. L’absence ou la mise à mal de l’éducation, des transports, des crèches… maintiennent les femmes dans la dépendance de leur père puis de leur mari, et de leur patron pour les salariées.

 

Contre l’offensive patronale


La guerre du patronat pour faire payer la crise aux travailleurs est aussi une guerre pour la faire payer aux travailleuses. Les femmes sont encore plus que d’habitude utilisées comme variable d’ajustement. On les persuade par l’éducation, les médias, etc, que leur vraie place est au foyer. En même temps on leur fait intégrer le marché du travail comme appoint : en temps partiel ou en intérim, qui ne donnent pas la stabilité et / ou un revenu suffisant pour vivre autonome. Ce travail des femmes considéré comme de l’appoint est massivement moins bien payé que celui des hommes (autour de 25 % de salaire en moins en moyenne). Les femmes sont aussi les premières licenciées, cela provoque moins de résistance puisqu’est ancrée l’idée que la femme sera plus utile au foyer « à sa vraie place ».

 

Dans la rue pour nos droits !


L’ensemble des ces éléments témoigne des violences morales, symboliques, physiques et sexuelles inacceptables faites aux femmes. Les violences s’accentuent avec la crise. De grandes affaires comme l’affaire DSK ou le procès de Créteil en France montrent que le discours dominant est de déconsidérer la parole des femmes, de légitimer ou minimiser la violence. C’est en prenant nos affaires en main que les droits des femmes au travail, dans la rue ou à la maison progresseront.  

 

C’est pourquoi le NPA appelle à manifester avec les organisations féministes le 25 novembre dans le cadre de la journée mondiale contre les violences faites aux femmes.


Carlita Garl

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