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23 octobre 2012 2 23 /10 /octobre /2012 10:43

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Bibia Pavard, Si je veux, quand je veux. Contraception et avortement dans la société française (1956-1979), Rennes, Presses Universitaires de Rennes, 2012, 358 pages, 19 €


L’histoire de la lutte pour la contraception et l’avortement en France est déjà abondamment documentée, mais le plus souvent sous une forme dispersée.

 

Les principales protagonistes de ce combat ont livré leurs témoignages, les diverses organisations parties prenantes ont été étudiées et des travaux menés sous des angles différents ont été consacrés à la contribution de multiples acteurs, institutionnels comme militants, à cet épisode majeur des transformations des rapports à la sexualité dans notre société.

 

L’apport premier de l’ouvrage de Bibia Pavard est de présenter une vision d’ensemble de ce processus, envisagé de 1956 — année de la fondation de la Maternité heureuse, ancêtre du Mouvement français pour le planning familial (MFPF) — à 1979, date de la légalisation définitive de l’interruption volontaire de grossesse (IVG).

 

Là ne réside pas le seul intérêt de l’ouvrage, qui innove également en sollicitant des sources jusqu’à présent négligées, telles que les archives audiovisuelles de l’INA.

 

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19 octobre 2012 5 19 /10 /octobre /2012 11:54
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Collectif-18 octobre 2012
  

Vous trouverez ci-jointe une invitation qui s’adresse aux réseaux et associations de femmes pour la participation à une Agora féministe européenne.

 

Elle aura pour thème : « Dette illégitime, austérité, crash social et Féminisme : quels défis, quelles alternatives, quelles actions ? »


Cette Agora féministe se tiendra à Florence pendant l’événement


« FIRENZE 10 +10 » du 8 au 11 NOVEMBRE à a la FORTEZZA DA BASSO. Pour plus d’informations consultez :

 

WWW.FIRENZE1010.EU

 

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18 octobre 2012 4 18 /10 /octobre /2012 10:22

Proce-s-de-Bobigny1.jpg

Le 11 octobre 1972, Marie-Claire, 17 ans, comparaissait à huis clos devant le tribunal pour enfants de Bobigny.

 

Son délit ? Elle avait avorté. Dehors, à l'extérieur du tribunal, une foule scandait « Nous avons toutes avorté », « L'Angleterre pour les riches, la prison pour les pauvres », « Libérez Marie-Claire ! ».


En France en effet, jusqu'à il y a quarante ans, les femmes n'avaient pas le droit d'interrompre une grossesse non désirée.

 

L'avortement tombait encore sous le coup de la loi de 1920, qui exposait à des peines de prison et des amendes celle qui avortait, de même que celui ou celle qui l'avait aidée. Même la publicité pour les moyens anticonceptionnels était interdite. Seul le préservatif échappait à l'illégalité, car il était considéré comme un moyen... de prévention contre les infections sexuellement transmissibles !


L'hypocrisie la plus complète régnait, des centaines de milliers de femmes avortant dans la clandestinité et tout le monde le sachant.

 

Mais en avril 1971, plus d'un an avant le procès de Bobigny, le Nouvel Observateur avait publié un manifeste signé par 343 femmes et déclarant : « Un million de femmes se font avorter chaque année en France. Elles le font dans des conditions dangereuses en raison de la clandestinité à laquelle elles sont condamnées, alors que cette opération, pratiquée sous contrôle médical, est des plus simples. On fait silence sur ces millions de femmes. Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté. De même que nous réclamons le libre accès aux moyens anticonceptionnels, nous réclamons l'avortement libre. »

 

Beaucoup parmi les 343 signataires étaient des personnalités connues, comme Ariane Mnouchkine, Catherine Deneuve, Françoise Sagan, Marguerite Duras, Simone de Beauvoir, Gisèle Halimi...

 

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 11:45

On assiste en France, depuis quelques années, à une vogue de la « défense de la laïcité » au nom des droits des femmes, avec une cristallisation du débat autour de la question du voile.

 

Féminisme et religion seraient incompatibles, voire antagonistes, particulièrement dans un Etat qui se veut « laïque ». Cependant, cette posture pro-laïcité semble s’appliquer plus strictement à certaines religions qu’à d’autres, à l’islam en l’occurrence, et ce au détriment des femmes musulmanes.

 

Plutôt que de consacrer un nouvel article à l’instrumentalisation du féminisme et de la laïcité à des fins racistes et anti-musulmanes1, je propose ici de contribuer à cette réflexion en prenant le problème à l’envers et en regardant, à travers le cas particulier des femmes syndicalistes au Brésil, comment la religion peut – sous certaines conditions qu’il conviendra de préciser – s’intégrer au mouvement féministe en conduisant des femmes croyantes à remettre en cause l’oppression qu’elles subissent en tant que femmes.

 

L’objet de cet article n’est donc pas la laïcité en tant que telle, ni la place de la religion dans les sociétés contemporaines, mais un questionnement sur la position féministe quant aux enjeux soulevés par la religion afin de ne pas tomber dans l’écueil d’un féminisme exclusif et excluant, exigeant des croyantes qu’elles répudient leur religion pour se battre contre l’oppression des femmes.

 

Si les dogmes religieux restent en général problématiques pour le mouvement féministe, l’engagement de certaines femmes dans celui-ci s’effectue pourtant à travers ou au nom de leur religion. C’est en examinant et en comprenant cet espace de contradictions que nous pourrons trouver des solutions pour avancer ensemble vers l’égalité des sexes.

 

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 11:09
http://femmeseneurope.eu/wp-content/uploads/2012/10/Feminist_Anti_austerity_Protest_banner.jpg

10 octobre par Marche mondiale des femmes


Chèr(e)s ami(e)s de la MMF,


Sous le slogan *« La dette des gouvernements est envers les femmes et non les banques Nous marchons pour une vie digne et durable »*, nos amies de l’Europe ont officiellement lancé son campagne contre la dette et l’austerité. Dès maintenant, vous pouvez suivre les actions faites dans les differents pays attravers le siteweb européen : http://femmeseneurope.eu/

 

La campagne est construite en alliance avec d’autres mouvements sociaux et organisations tels que le CADTM. Parmi les diverses actions déjà réalisées dans le cadre de la campagne, il y a le video avec témoignage des femmes et une manifestation féministe anti-austérité encouragée par la CN du Portugal.

 

Veuillez trouvez ci-joint le manifeste de la campagne. Nous vous demandons de partager ce couriel amplement parmi vos contacts.

En solidarité et lutte féministe,

Secrétariat International de la MMF

 

La dette des gouvernements est une dette envers les femmes et non envers les banques !


En ces temps sombres d’austérité, nous constatons avec indignation l’aggravation des conditions de vie des femmes de notre continent, plus particulièrement celles du sud de l’Europe. Dans beaucoup de pays européens, la crise économique a été utilisée pour concentrer les richesses et le pouvoir dans peu de mains, exploiter au maximum la force de travail, limiter les pratiques démocratiques, réprimer les mouvements sociaux et citoyens, augmenter la haine et la division entre les différents secteurs de la population.

 

L’Europe du capital s’empare de nos vies et bafoue nos droits, entraînant nos sociétés vers un état d’urgence qui affecte principalement les femmes. Les politiques d’austérité, les politiques conservatrices des gouvernements libéraux veulent imposer des valeurs basées sur le retour des femmes au foyer et au modèle de la famille traditionnelle contre lequel nous féministes, luttons depuis des décennies.

 

Nous, les femmes, sommes les premières victimes des effets dévastateurs des mesures d’austérité mises en place contre les crises économiques et sociales, parce que nous sommes toujours peu présentes au sein des hiérarchies du pouvoir, économique, politique, social et culturel.

 

La division sexuée du travail est le résultat des rapports sociaux entre les sexes. Elle assigne les hommes à la sphère productive et les femmes à la sphère reproductive, sphère où nous avons la charge des tâches familiales et domestiques ce qui constitue un frein certain à notre trajectoire professionnelle.

 

Nous réclamons une vie digne qui place les personnes au centre de la vie face à une économie qui, loin d’être abstraite ou lointaine, détermine et affecte notre vie quotidienne. Ce projet est en danger à cause des politiques d’austérité imposées par les marchés financiers. Celles-ci amènent les États à sauver les banques alors que le devoir des gouvernements est de sauver les personnes.

 

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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 09:17
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Par Sophie Péchaud (21 septembre 2012)


La « liberté de se prostituer », ultime argument du post-féminisme ?

 

Pour Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les violences faites aux femmes au travail (AFVT), derrière cet oxymore se cache plutôt une théorie économique bien éloignée de toute pensée novatrice : le capitalisme. Ou quand la pénalisation de la prostitution devient une atteinte à la « liberté du consommateur »...

 

Se prostituer librement, voilà l’aboutissement ultime du post-féminisme, entend-on de manière dominante depuis longtemps, et plus encore depuis que la ministre des droits des femmes a affirmé sa volonté de pénaliser les clients de prostituées.


Depuis, tous les médias se sont empressés de donner la parole aux agent-e-s de la marchandisation du sexe.

 

Cet été, une émission sur France Inter [1] à travers la voix d’une productrice clairement de parti-pris, a ouvertement fait l’apologie de la « libre prostitution » pendant deux heures, réduisant la position abolitionniste au rang des combats féministes les plus ringards et dépassés.


« Faire le choix de se prostituer librement » représenterait désormais ce qu’il y a de plus visionnaire et progressiste, car « louer » son sexe, son anus ou sa bouche pour en faire commerce serait affirmer sa liberté sexuelle en disposant de son corps comme on l’entend. Pénaliser les clients de prostituées serait une atteinte aux libertés individuelles, à la « liberté du consommateur » dans une société ultra-sécuritaire [2].


La prostitution, produit capitaliste


À l’image de cette prétendue dérive répressive, la nouvelle loi sur le harcèlement sexuel tendrait à « faire du contrôle social, à mettre en place les mesures de l’ordre moral » [3]. Tribunes, articles, interviews, portraits.... Les bons petits soldats de la société patriarcale sont de sortie pour le retour de bâton. Discours progressiste ? Rebelle ? Punk ? Libertaire ? Vaste blague ! Néo-libéral, capitaliste, ringard, dépassé, sénile, snob... oui. « Post-féministe », c’est-à-dire après la mort du féminisme, certainement.


Car derrière la soi-disant « liberté de se prostituer », se cache (à peine) une théorie économique éculée vraiment très loin de toute pensée novatrice : le... le... capitalisme. Et une organisation politique et sociale tout à fait subversive : le patriarcat. Fichtre ! Le capitalisme et le patriarcat, c’est le nouveau féminisme !


Les personnes se réclamant d’un « nouveau féminisme » plus libre, plus « fun », ne disent rien de plus que les plus vieux théoriciens du libre-marché et toutes celles et ceux qui refusent de s’émanciper de structures patriarcales ancestrales. Tant qu’il y a de l’offre et de la demande... Ce bon vieux paradigme économique a la peau dure et les dents bien acérées. Qu’importe les personnes pourvu qu’on ait l’argent.


La liberté de se prostituer ? Une chimère !


Sur France Inter le 23 août, on a pu entendre ceci : « Vous avez des femmes qui pour arrondir leur fin de mois, se vendent pour quelques heures. Que ce soit triste, d’accord, mais c’est leur problème, ce n’est pas le nôtre » [4].

 

Tout est dit. Ce n’est pas le leur, ce n’est pas le problème de celles et ceux qui n’ont pas besoin d’arrondir leurs fins de mois. Ces hérauts du « féminisme moderne » vantent une illusion présentant la prostitution comme un choix, une liberté, un travail. Or, gagner de l’argent, subvenir à ses besoins, est une contrainte vitale pour toutes les personnes non-rentières, soit l’immense majorité de la population.

 

En faisant de la prostitution le « must » de la ré-appropriation de sa sexualité, ils et elles transforment de fait cette dernière en contrainte et non en plaisir. Quelle audace ! « La liberté de se prostituer » n’est qu’un oxymore de plus, une association de malfaiteurs.
 Comme toutes les chimères, elles ne sont jamais là où on les croit.


Sophie Péchaud, présidente de l’Association européenne contre les Violences faites aux femmes au travail (AVFT)

Notes

[1] Emission « Les Mutants » - Agathe André Le post-féminisme (1/2) : mères, épouses, victimes... et si les femmes étaient les ennemies de leur libération ? (18/08/2012) Le post-féminisme (2/2) : sexualités licites et illicites, le post-féminisme sera Queer ! (19/08/2012)

[2] Elisabeth Badinter (deuxième actionnaire et présidente du conseil de surveillance du groupe Publicis, créé par son père), dans l’émission Le post-féminisme (2/2) : « Pourquoi l’Etat doit se mêler de légiférer la sexualité ? Je trouve ça très grave.(...) C’est leur liberté d’adulte et du consommateur, si cette femme est consentante. »

[3] Alain Gérard Slama, dans l’émission « On refait le monde » / RTL / (02/08/2012)

[4] Régine Desforges, France inter, « 5 minutes avec Bruno Duvic » (23/08/2012)


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29 août 2012 3 29 /08 /août /2012 12:49
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28 août 2012
  

Le Parti républicain avait sans doute espéré que le pire était passé, après la violente polémique sur le droit à l’avortement qui a dominé récemment la campagne électorale.

 

Les propos de l’élu républicain Todd Akin, qui avait affirmé qu’une femme victime d’un « véritable viol » tombait rarement enceinte, avaient été fermement condamnés par Mitt Romney et son colistier, Paul Ryan. Les caciques du parti sont allés jusqu’à demander à Akin de s’excuser et de renoncer à briguer le siège de sénateur du Missouri pour écourter la polémique.

 

A peine quelques jours plus tard, le Parti républicain a tout de même adopté une position strictement anti-avortement, même dans les cas de viol ou d’inceste, dans son programme de gouvernement. Ce programme était dans la continuité de textes comparables adoptés depuis 2000. Il prévoit concrètement, en cas de victoire des républicains, d’interdire tous les avortements et de conférer aux fœtus des protections constitutionnelles.

 

Au centre de cette polémique, Mitt Romney, qui tente de trouver un juste milieu en vue de l’élection du 6 novembre, entre les conservateurs purs et durs d’un côté et les électeurs indépendants et les femmes de l’autre, qui risqueraient de s’éloigner. Depuis son entrée en politique, sa position sur le droit à l’avortement a beaucoup évolué. En tant que sénateur du Massachusetts, il défendait le droit à l’IVG. Mais dès que ses ambitions sont devenues présidentielles, il est devenu un opposant convaincu, allant même jusqu’à dire que la Cour suprême devrait revenir sur Roe vs Wade, la décision qui a autorisé l’avortement aux Etats-Unis en 1973.

 

CONTRADICTIONS


Lundi, M. Romney a rajouté une couche de confusion en affirmant que, à titre personnel, il était favorable aux avortements dans les cas de viol, d’inceste ou quand la vie de la mère est en jeu. Sur la chaine CBS, il a ensuite assuré qu’il ne reviendrait pas sur Roe vs Wade en cas de victoire, estimant que de débat « avait été résolu par la justice depuis un certain temps ».

 

Une position qui contredit celle adoptée par son parti, et même celle défendue par son colistier Paul Ryan. Ce dernier a présenté à la Chambre des représentants un texte qui déniait tout financement public aux avortements, changeant au passage la définition du viol en « viol sous la contrainte ».

 

Le Huffington Post a ressorti une interview de M. Ryan où celui-ci fait un parallèle douteux, estimant que le viol n’est qu’une « méthode de conception » comme une autre et « ne doit pas changer la définition de la vie ». Il reconnaît néanmoins que sous une administration républicaine, ce sera M. Romney « qui dictera la politique », et qu’en matière d’avortement il a des vues légèrement différentes des siennes. M. Ryan est partisan de la législation sur « la sainteté de la vie », un concept que les républicains tentent de faire adopter Etat par Etat et qui criminaliserait jusqu’à la contraception.

 

DÉRAPAGES EN SÉRIE


Et comme si les républicains avaient besoin d’une nouvelle polémique sur le sujet, une vidéo montrant un élu comparant un avortement provoqué par un viol à un avortement résultant d’une grossesse avant le mariage a émergé. Tom Smith, candidat au poste de sénateur en Pennsylvanie, était interrogé sur la sortie de Todd Akin.

 

Il a condamné les propos mais a souligné qu’il était globalement d’accord sur le fond. Il a ensuite précisé que l’avortement devrait être illégal même en cas de viol et d’inceste avant d’ajouter que sa famille avait « vécu quelque chose de similaire ». Interpellé par la presse, M. Smith a expliqué que sa fille était tombée enceinte sans être mariée et que « du point de vue d’un père, c’est la même chose » qu’un viol.

 

* Le Monde.fr | 28.08.2012 à 12h55 • Mis à jour le 28.08.2012 à 16h00

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17 août 2012 5 17 /08 /août /2012 09:56
Certains-avaient-crie-au-blaspheme-apres-la-prestation-des-
Justice vendredi 17 août 2012

Les trois jeunes femmes du groupe de punk rock russe Pussy Riot contre lesquelles le parquet de Moscou a requis trois ans de camp pour une « prière » anti-Poutine dans une cathédrale connaîtront leur jugement ce vendredi.


Trois ans de camp requis


Dans la capitale russe, en fin de matinée ce vendredi, la présidente du tribunal Khamovnitcheski doit entamer la lecture du jugement de Nadejda Tolokonnikova, 22 ans, Ekaterina Samoutsevitch, 30 ans, et Maria Alekhina, 24 ans, qui comparaissent depuis fin juillet et sont en détention provisoire depuis cinq mois.


Les prévenues doivent répondre de « hooliganisme » et d’« incitation à la haine religieuse » pour avoir chanté le 21 février, encagoulées, avec guitares et sonorisation, une « prière punk » dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, demandant à la Sainte Vierge de « chasser Poutine » du pouvoir.


Le procureur a requis trois ans de camp contre chacune d’elle, expliquant avoir tenu compte de leur casier judiciaire vierge et du fait que deux de ces femmes avaient des enfants en bas âge. La peine maximale est de sept ans de camp.

Les avocats de la défense ont plaidé la relaxe.


Journée mondiale de soutien pour leur libération


L’affaire a pris une dimension internationale. Des rassemblements en faveur des Pussy Riot auront lieu en Russie et dans de nombreuses villes à l’étranger, de Varsovie à Sydney en passant par Paris et New York.

Les trois femmes ont reçu ces dernières semaines de nombreuses marques de soutien du monde entier.


Jeudi, l’ex-membre des Beatles Paul McCartney a assuré que « lui-même et beaucoup d’autres qui croient à la liberté d’expression feront tout ce qui est en leur pouvoir pour (les) soutenir, (elles) et l’idée de liberté artistique ».


D’autres artistes comme Madonna, Sting et Yoko Ono, la veuve de John Lennon, avaient auparavant déjà exprimé leur solidarité.


En Russie, l’affaire a profondément divisé la société, de nombreux prêtres et fidèles dénonçant la profanation de la cathédrale et une attaque en règle contre l’Eglise. Mais d’autres, y compris au sein de l’Eglise, ont jugé les poursuites à leur encontre et leur maintien en détention disproportionnés par rapport aux faits qui leur sont reprochés.


« De possibles conséquences » pour Poutine


Dans ce contexte, la juge chargée du procès, Marina Syrova, a été placée jeudi sous protection de l’Etat à la suite de menaces qui émaneraient de partisans du groupe.


Selon un sondage de l’institut Levada, cité vendredi par le quotidien Vedomosti, la cote de popularité de Poutine est au plus bas depuis son arrivée à la tête de la Russie en 2000, avec seulement 48 % de personnes satisfaites contre 25 % d’insatisfaites. En mai dernier, une enquête d’opinion faisait état de 60 % de satisfaits et de 21 % d’insatisfaits.

Face à la résonance de l’affaire des Pussy Riot, Poutine a semblé plaider début août en faveur d’une certaine indulgence, estimant que les jeunes femmes ne devaient pas être jugées « trop sévèrement ».


Dans une interview publiée vendredi par le journal Novaïa Gazeta, une des prévenues, Ekaterina Samoutsevitch, a estimé que l’issue du procès ne dépendrait pas du « principe de justice », mais de « la crainte de Poutine devant les possibles conséquences (négatives) pour lui à l’automne 2012, où notre incarcération aura une importance particulière ».

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Proces-des-Pussy-Riots.-Le-jugement-attendu-ce-vendredi_39382-2104887_actu.Htm


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16 août 2012 4 16 /08 /août /2012 15:33
pussy riot

Depuis mars 2012, Ekaterina Samoutsevitch, Maria Alekhina et Nadejda Tolokonnikova, trois membres du groupe punk féministe « Pussy riot » sont emprisonnées pour avoir chanté une « prière » anti-Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.


C'est pour avoir voulu contester le soutien apporté par le patriarche Kirill, dirigeant de l’église orthodoxe au candidat Vladimir Poutine qu'elles risquent sept ans de prison pour «hooliganisme ». Le verdict sera rendu le 17 août, et c'est Vladimir Poutine en personne qui décidera de l'issue du procès.


En plus d’être inacceptables, les conditions de détention de ces trois jeunes femmes sont plus qu'intolérables (manque de nourriture, d'hygiène, de sommeil...), et s'ajoutent aux problèmes de santé que rencontre l'une d'entre elles.


En Russie, l’absence de démocratie a déjà été remise en question avec les manifestations qui ont fait suite à la réélection de Poutine.

 

De plus, l’État, influencé par l’Église et ses valeurs conservatrices, nie totalement les droits des femmes, avec par exemple la remise en question du droit à l'avortement et l'impunité des violences conjugales. Le pouvoir de contestation, droit fondamental dans une démocratie, est quant à lui fortement réprimé et le procès de ces trois activistes est fait pour « montrer l'exemple ».


Nous ne pouvons donc qu'être solidaires avec les Pussy Riot, de leurs performances artistiques féministes, contestataires. Nous demandons leur libération immédiate et l'arrêt des poursuites contre les opposant-e-s au régime autoritaire de Poutine.


Le NPA appelle donc à participer massivement au rassemblement de soutien qui se tiendra le 17 août à 12h30 place Stravinsky à Paris ainsi que plusieurs villes de France.


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Ci-dessous l’appel à manifester :

Les organisations signataires* appellent à un rassemblement pour la libération immédiate de Nadejda Tolokonnikova, Maria Alekhina et Ekaterina Samoutsevitch, membres du collectif punk féministe russe Pussy Riot :

 

ce rassemblement aura lieu en même temps qu’un rassemblement similaire organisé à Moscou, et dans plusieurs autres villes à travers le monde, à quelques heures du verdict, attendu le 17 août en début d’après-midi.


Le procureur a requis contre les trois jeunes femmes 3 ans de camp, pour 3 minutes de chanson.


Les trois jeunes femmes du groupe punk féministe russe Pussy Riot ont participé le 21 février 2012, dans la Cathédrale du Christ Sauveur à Moscou, à une prière punk intitulée «Sainte Vierge chasse Poutine». Aucune dégradation du lieu de culte n’a été constatée et aucune insulte envers les croyants n’a été prononcée. Elles ont pourtant été rapidement arrêtées et sont accusées de «vandalisme aggravé, d’incitation à la haine religieuse et de sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays».


Les jeunes femmes plaident «non coupable», rejettent l’acte d’accusation formulé contre elles et affirment que leur action n'avait pas un caractère religieux, mais politique. Par cette entreprise, elles tenaient à dénoncer l’utilisation politique de l’Eglise orthodoxe par le régime. Ce spectacle s’inscrivait dans un cadre de protestation plus large contre Vladimir Poutine et les élections frauduleuses en Russie.


L’affaire des Pussy Riot est symbolique de la répression grandissante de toute forme de contestation en Russie. Elle met en lumière les dérives inquiétantes d’autorités prêtes à utiliser la justice comme arme politique pour combattre ses opposants pacifiques. Le procès des Pussy Riot a été incontestablement d’une grande iniquité. La peine requise par le procureur est clairement disproportionnée par rapport à la performance politique et artistique des trois jeunes femmes, qui n’ont fait qu’utiliser leur droit internationalement reconnu à la liberté d’expression.

 

Les organisations signataires appellent aujourd’hui toutes celles et ceux qui défendent la liberté d’expression, et la liberté artistique, les droits humains, les principes démocratiques et féministes à se rassembler à Paris, ce vendredi 17 août 2012, à 12h30, afin de demander la libération immédiate des membres du groupe Pussy Riot !


*Organisations signataires :

 

Amnesty International France, Association Russie-Libertés, Convoi Syndical pour la Tchétchénie, FreePussyRiot.org France, Fédération Internationale des ligues des Droits de l'Homme (FIDH), Ligue des droits de l’Homme, Mouvement des Jeunes Socialistes, Les Jeunes écologistes, Osez le Féminisme !, Syndicat SUD-PTT.

 

Avec le soutien de l’Union syndicale Solidaires.



Une journée internationale de solidarité avec les Pussy Riot a été organisée pour le 17 août.

A Paris, le rassemblement se tiendra donc :


Le vendredi 17 août à 12h30 place Stravinsky (Paris 4ème arrondissement, à côté du centre Pompidou).

Pour rappel, les Pussy Riot sont des militantes féministes punk qui sont actuellement emprisonnées et poursuivies par Poutine et l'Episcopat pour avoir chanté une prière anti-Poutine (de moins d'une minute) dans la cathédrale du Christ-Sauveur de Moscou. Le chef d'accusation est: "vandalisme aggravé, incitation à la haine religieuse et sabotage des valeurs et du fondement spirituel du pays». Elles encourent jusqu'à 7 ans de prison et sont déjà victimes de mauvais traitements.

Le but de leur action avait pour but de démontrer les liens entre l'Etat et l'Eglise en Russie, le texte de la chanson, intitulée « Vierge Marie, deviens féministe, délivre-nous de Poutine! », mentionnant la corruption de l'Eglise, ainsi que l'interdiction des Gay Prides en Russie.

Il est donc important d'être présent-e-s et visibles vendredi pour dénoncer la répression du mouvement féministe en particulier et la liberté d'expression en général, mais aussi tout simplement pour soutenir des militantes qui vont payer le prix fort pour leur engagement féministe et révolutionnaire.

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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 14:52
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Le NPA tient à apporter toute sa solidarité et son soutien aux associations de femmes,

 

à la commission féminine de l’UGTT, aux associations et aux partis qui ont appelé à manifester le 13 août 2012 à Tunis, à Sfax, pour exiger l’inscription dans la Constitution, qui est en cours de rédaction, l’égalité totale entre les femmes et les hommes.


Il dénonce le projet de l'article 28 qui instaure, s’il était finalement adopté, la « complémentarité » de la femme par rapport à l’homme, dans un « partenariat » qui tourne le dos au statut de citoyenne à part entière pour les femmes et donc à l’égalité entre les hommes et les femmes.


Cette tentative de remise en cause des acquis des femmes tunisiennes n’est pas isolée.

 

Il s’agit bien d’une offensive réactionnaire menée par le parti islamiste Ennahda pour casser le processus révolutionnaire engagé en Tunisie avec la chute de Ben Ali.


Le NPA revendique avec les associations féministes tunisiennes la fin des discriminations et des violences faites aux femmes ainsi que la reconnaissance de l’égalité totale entre les femmes et les hommes.

 


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