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5 avril 2012 4 05 /04 /avril /2012 13:11

Par Femke Urbain le Mercredi, 04 Avril

 

Les années 1980 ont vu la naissance d’un collectif féministe très large en Belgique. Son nom : « femmes contre la crise ». Aujourd’hui, bien des revendications de ce collectif sont toujours d’actualité. Une source d’inspiration pour des mouvements futurs ?


Propos recueillis par Femke Urbain auprès de France Arets, active à l’époque dans « femmes contre la crise » et dans d’autres groupes féministes de Liège, militante de la LCR.

 

"Vive la crise !", disait le titre d'une fameuse émission télévisée dans les années 1980. C'est en effet dès la fin des années 1970 que le capitalisme mondial entre en crise et que le chômage structurel refait son apparition dans les pays occidentaux. Des gouvernements néolibéraux se mettent alors en place, dont les figures sont le républicain Ronald Reagan aux USA et la conservatrice Margaret Thatcher en Grande-Bretagne...mais aussi François Mitterrand du PS


après 1983 et le "tournant de la rigueur". Chez nous, ce sont les gouvernements Martens-Gol, coalition de libéraux et sociaux-chrétiens, qui vont mener les premières réformes antisociales contre les travailleurs, les chômeurs, les femmes, les services publics et les immigrés. Des plans d'austérité très durs qui n'ont évidemment ni réglé le problème du chômage, ni celui de la dette publique. Mais peu importe, puisque le but réel de cette austérité était en fait d'attaquer durement les conquêtes sociales de la première moitié du XXème siècle.


En 1980, le chômage complet, en moyenne annuelle, a doublé par rapport à 1975 et concerne 360 000 personnes. La crise de l’emploi est structurelle. Roger De Wulf, ministre de l’Emploi (SP), prend une série de mesures modifiant la réglementation du chômage en profondeur. Parmi celles-ci, la création du statut de cohabitant, qui touche particulièrement les femmes, ou encore l’introduction d’une troisième période d’indemnisation, qui réduit les allocations perçues par bon nombre d’isolés et de cohabitants.


C’est dans ce contexte que naît « femmes contre la crise », une coordination qui rassemble des groupes féministes - notamment du courant féministe socialiste selon lequel il n’y a pas de féminisme sans socialisme et pas de socialisme sans féminisme ; les commissions femmes des deux syndicats (CSC-FGTB) ; les Femmes prévoyantes socialistes (FPS), des collectifs pour la dépénalisation de l’avortement, et encore bien d’autres, associations et partis, organisations, tel le P.O.S. (actuelle LCR) -S.A.P. Le collectif voit le jour en 1981, à l’initiative des groupes de femmes. A l’époque, il existait des structures féministes dans chaque ville belge : des groupes de femmes, des Maisons des femmes, des collectifs... Il en existait plus de septante.


Ménagères, travailleuses, chômeuses : toutes ensemble pour le pouvoir d’achat


L’idée principale de « femmes contre la crise » était d’établir le lien entre le mouvement féministe et le mouvement ouvrier ; de démontrer que les attaques contre les femmes menaçaient aussi l’ensemble du mouvement ouvrier et de lutter contre les divisions. C’est dans cet objectif que le collectif a par exemple mené des actions pour l’indexation des salaires. En 1982, il y a en effet eu un blocage temporaire de l’index pendant 10 mois ! Une attaque contre l’index qui ne peut nous empêcher aux menaces qui pèsent sur lui aujourd’hui...


La première action de « femmes contre la crise » fut une manifestation, le 7 mars 1981, qui mettait en avant une série de revendications, parmi lesquelles deux principales : premièrement de s’opposer aux attaques contre les femmes chômeuses. En effet, le gouvernement avait pris des mesures qui avaient pour effet la diminution des allocations de chômage pour les cohabitants ou les isolés, qui sont souvent des femmes. La deuxième revendication centrale de « Femmes contre la crise » était la diminution du temps de travail, avec maintien du salaire et embauche compensatoire, sans augmentation des cadences.

 

Cette revendication s’opposait à la généralisation des temps partiels, qui touchaient (comme c’est toujours le cas aujourd’hui) essentiellement des femmes. L’’introduction du travail à temps partiel fut l’une des premières mesures importantes organisant la flexibilité et la précarisation qui concernent maintenant un très grand nombre de travailleurs. La manifestation défendait également l’égalité des salaires, la dépénalisation de l’avortement, le refus de tout salaire ménager...


Cette manifestation du 7 mars fut un succès, rassemblant environ 10 000 personnes dans les rues de Bruxelles. « Femmes contre la crise » s’organise au niveau local, avec des comités qui mènent leurs propres actions, débats ou publications et se réunit régulièrement, tandis qu’une coordination nationale permet de relier tout ça et d’organiser la manifestation nationale. Après celle du 7 mars 1981, l’expérience se répétera jusqu’en 1984, rassemblant chaque fois beaucoup de monde.

 

En 1985, la manifestation sera remplacée par une journée de réflexion sur les inégalités dont les femmes sont victimes, avec des conférences et des groupes de travail. Les actions de soutien se multiplient, parfois au niveau international : « femmes contre la crise » se mobilise ainsi pour soutenir les femmes de mineurs en grève en Angleterre, durant l’hiver 1985-1986, organisant une récolte de fonds.


A travers les années de lutte du collectif, une revendication centrale se dessine : « Pour l’indépendance économique des femmes » (que ce soit au niveau du salaire, de l’emploi, des allocations de chômage ou du pouvoir d’achat). Aujourd’hui le collectif a disparu, mais les revendications qu’il portait sont toujours au goût du jour : les femmes sont toujours en première ligne des victimes de la crise, particulièrement visées par les mesures du nouvel accord du gouvernement (voir numéro précédent de La Gauche).

 

Les expériences passées comme celle de « femmes contre la crise » peuvent donc nous inspirer pour nous organiser aujourd’hui, et lutter ensemble contre les attaques faites aux femmes !

 

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=2448:femmes-contre-la-crise-&option=com_content&Itemid=53

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 13:41
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Communication du Planning Familial 29


 Suite à la parution dans le Télégramme du 27 mars (page15) d’un article  «  viols en soirée  : les preuves impossibles  », le Planning familial réagit endiffusant ce droit de réponse   et en appelant les femmes et plus largement la population voulant réagir

à venir «  boire un coup  » place de la liberté,
jeudi 29 mars à partir de 18h30


 DROIT DE REPONSE DU PLANNIN FAMILIAL 29


Chaque année en France, plus de 198 000 femmes

sont victimes de viol ou de tentatives de viols. 


75 000 sont violées.

En effet, chaque acte sexuel forcé est un instrument de déshumanisation.
Il est une négation de la volonté des femmes, le mépris de leur consentement.. Alcoolisés ou pas, les hommes ne sont pas plus que les femmes alcoolisées ou pas, régis par des «  pulsions sexuelles irrépressibles ». Le viol n’a rien à voir avec un désir soi-disant incontrôlable. Il est une humiliation, une appropriation, une domination des hommes sur le corps et le sexe des femmes et des filles. 


Plus de 75 000 femmes violées par an : il ne s’agit pas seulement d’une somme de crimes isolés, à classer dans les faits divers  : car c’est un fait social, c’est une marque que notre société reste profondément inégalitaire dans les relations femmes/hommes.
 Sous l’effet de la peur, de la pression de l’entourage et de la famille, de la volonté d’oublier, une majorité de femmes ne porte pas plainte.


Nous, le Planning Familial du Finistère, dénonçons la tolérance de notre société vis-à-vis du viol.

En France, on estime que seulement 2% des violeurs sont condamnés.


Nous dénonçons la stigmatisation des victimes de viol qui doivent trop souvent affronter dénégations, accusations et rejet. Les femmes doivent refuser toute culpabilisation sur  leur tenue, leur comportement et leur fréquentation.


Les jupes ou strings ne sont pas des appels au viol. 


L’alcoolisation  si elle est une circonstance aggravante c’est pour l’agresseur et non pour la victime. Aucune honte ne doit peser sur les femmes. La morale ça suffit. Pourquoi tout au long de cet article, une fois de plus  il n’y a pas un mot sur la place et le comportement des garçons.


Le viol est un crime

 

les femmes doivent être, systématiquement  entendues sur ce qu’elles ont subi. Les agresseurs doivent être jugés et condamnés et la honte doit changer de camp.


Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie. Dans 8 cas sur 10, l’agresseur est connu de la victime.


Le viol n’est pas une fatalité.

 

Il est le signe d’une société profondément sexiste. 
Cette réalité peut changer. Cette réalité doit changer !


Le Planning Familial refuse que la peur du viol imprègne notre quotidien et nos comportements.

Le Planning Familial revendique pour les femmes leur pleine liberté dans l’espace privé et dans l’espace public et que leur parole soit reconnue.

 

http://brestlarouge.hautetfort.com/archive/2012/03/28/planning-familial-appel-a-manifestation.html

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29 mars 2012 4 29 /03 /mars /2012 10:07

becassine-nevez2.jpg


En 2010, les féministes ont organisé autour des 40 ans du Mouvement de libération des femmes (MLF) de nombreux événements militants et scientifiques. Mais c'est une histoire principalement parisienne qui a alors été célébrée.

Souhaitant mettre en question cette concentration des regards sur Paris, des militantes, à la fois féministes et chercheuses se sont intéressées aux luttes féministes et aux femmes qui les ont animées en Bretagne depuis les années 60 jusqu'à aujourd'hui. Nous - l'atelier Bretagne d'EFiGiES, association de jeunes chercheuses et chercheurs en études féministes, genre et sexualités - vous proposons un temps de discussion autour de la restitution de leurs recherches.

Féminismes en Bretagne
Retour sur 50 ans de luttes à Rennes et Brest


SAMEDI 31 MARS 2012 - BREST


14h30 - 17h :  Présentation de travaux en cours suivie de discussion
   Salle de la maison des syndicats, 2 place Édouard Mazé à Brest

Histoire des groupes féministes à Rennes 1965 - 1985
  par Lydie Porée (Master 2 Histoire à Angers)

Parcours de féministes à Brest des années 60 à aujourd'hui
  par Brigitte Millet (Master 2 Sociologie à Brest)

19h : Le Planning Familial propose de poursuivre la soirée avec la présentation du film Clito va Bien
  Locaux de "LCause", 4 rue Ernest Renan à Brest
  Apportez votre casse-croûte!

Entrée libre et gratuite
Ouvert à toutes et à tous

contact : efigiesbretagne@gmail.com

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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 13:40

 

 

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14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:23

"Avorter, c'est ma décision et ma liberté". © Stéphane M. Grueso

13 MARS 2012 Jacques Radcliff/  "Avorter, c'est ma décision et ma liberté". © Stéphane M. Grueso

Le gouvernement de droite de Mariano Rajoy a l'intention de modifier la loi sur l'avortement en exigeant des femmes qui souhaitent avorter des justifications exceptionnelles.


Actuellement, selon la loi, une femme en Espagne peut demander un avortement avant 14 semaines de façon libre et sans donner de justification. Avec ce projet de loi, l'Espagne va établir une loi revenant en arrière en établissant des conditions plus restrictives sur l'avortement.

 

L'Espagne risque de revenir à une situation comme avant 1985 où l'avortement n'était pas un droit et n'était autorisé que pour les cas de viol, de fœtus mal formé ou des risques pour la santé de la mère. Si la loi passe, l'Espagne pourrait être ramenée au niveau de l'Irlande ou la Pologne, où les conditions sont les plus restrictives d'Europe.


En Europe, le gouvernement très à droite de Hongrie, dirigé par Viktor Orban, a aussi entamé une action similaire de modification de la Constitution pour restreindre le droit à l'avortement, actuellement autorisé jusqu'à 18 semaines.

Parmi les pays européens, l'avortement est totalement interdit à Malte.

 

En Irlande il n'est autorisé que dans le cas où la mère est en danger de mort (un amendement constitutionnel de 1983 met la vie de l'embryon au même niveau que celui de la mère). La pratique de l'avortement est également interdite en Irlande du Nord (mais les Irlandaises ne sont pas poursuivies pour avorter en Grande-Bretagne…).


En Pologne, l'avortement était légal depuis 1956 jusqu'à la loi du 7 janvier 1993 (modifiée en 1997). Cette loi prévoit que l'avortement ne peut avoir lieu qu'en cas de danger pour la vie ou la santé de la femme (confirmée par au moins un médecin qui ne participe pas à l'avortement), en cas de forte probabilité d'une grave et irréversible déficience du fœtus, ou en cas où la grossesse est le résultat d'une infraction (confirmé par le procureur, jusqu'à 12 semaines).

 

Bref, l'avortement est interdit et, même dans les cas prévus par la loi, très difficile. Si la femme n'est pas poursuivie, le médecin et tous ceux qui ont aidé la femme à avorter (par exemple en l'accompagnant, en lui prêtant de l'argent) sont passibles de trois ans de prison et même de 8 à 12 ans si le fœtus est considéré comme apte à la vie autonome. Selon le rapport de Human Rights Watch de 2012, la loi polonaise est une des plus restrictives au monde.


Le projet réactionnaire du gouvernement espagnol va à l'encontre des recommandations du Conseil européen qui demande que l'avortement soit reconnu comme un droit dans tous les pays, et de celles de l'Organisation Mondiale de la Santé qui signale que les opérations d'avortement sont plus nombreuses dans les pays où il limité ou criminalisé.

 

Comme l'indique l'OMS, les lois restrictives n'empêchent pas les avortements. Ceux-ci se font dans la clandestinité pour les plus pauvres ou par des voyages à l'étranger pour celles qui en ont les moyens. Aujourd'hui, 6.000 irlandaises se rendent chaque année au Royaume Uni pour pouvoir avorter, une opération qui leur coûte entre 800 et 1200 euros. 

 

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1276

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9 mars 2012 5 09 /03 /mars /2012 09:24

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Créé le 08-03-2012 à 11h53 - Mis à jour à 16h04     

François Hollande, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou ont présenté leurs propositions devant "Les féministes en mouvement"

Les femmes aiment le Poutou. A l'applaudimètre, c'est le candidat du Nouveau parti anticapitaliste qui remporte le test des féministes, devant Jean-Luc Mélenchon, Eva Joly et François Hollande, eux aussi présents mercredi soir à la Cigale devant des féministes en colère. 


"C'est Philippe Poutou qui m'a paru le plus sincère. Il m'a vraiment surpris." Jeanne, ancienne militante de droite, se sent à l'aise. Accompagnée d'une amie, féministe convaincue elle aussi, elle se devait d'être là. "Je suis tellement indécise pour le premier tour. Je me dis que cette soirée peut m'aider à faire le bon choix."


"Les féministes en mouvement", collectif de 45 associations féministes, a décidé d'interpeler les candidats à l'élection présidentielle. Le lieu ? La Cigale, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, une ancienne salle de cinéma qui diffusait des films pornographiques. La salle est pleine. Des féministes de toujours, d'hier et de demain. Dont une forte minorité d'hommes.

Nicolas Sarkozy, le grand absent

Le grand absent de la soirée, c'est Nicolas Sarkozy. "Il n'a pas répondu à notre invitation." Marie-France Casalis, militante, énumère les points noirs de la politique du président sortant. "Vos politiques ont été une catastrophe pour l'égalité et pour toutes les femmes, françaises, immigrées, sans papier, réfugiées." Et de rappeler que l'UMP ne va présenter qu'"à peine 28% de femmes aux législatives" de juin. Les mots "précarité, sexisme, temps partiel, avortement, contraception" sont absent du programme, indique-t-elle. Dans la salle, une militante lance: Sarko, dehors !"

François Bayrou, qui a donné comme excuse une incompatibilité d'agenda, se fait vertement rappeler à l'ordre. "Le candidat centriste oublie de féminiser beaucoup de mots. Monsieur Bayrou : il n'y a pas que les Français, il y a les Françaises. Il n'y a pas que des citoyens, il y a des citoyennes."

Mélenchon, le féministe de la lutte des classes

C'est le premier candidat à passer sur le grill des féministes. Jean-Luc Mélenchon se sent chez lui. "Bien évidemment, je suis féministe." Pour s'expliquer, le candidat du Front de gauche cite Colette Audry, militante socialiste et fondatrice du Mouvement démocratique féminin dans les années 1960.

 

Chaudement applaudi, il ne boude pas son plaisir. Parler des femmes donne l'occasion à Jean-Luc Mélenchon de discourir sur "l'exploitation des classes". "Car les femmes sont les plus touchées par les temps partiels et les bas salaires. C'est une lutte des classes." Evidemment, le député européen s'en prend à Marine Le Pen, adversaire de l'"IVG de confort". "Le Front national mène une campagne vicieuse, une campagne de harcèlement morale à l'encontre des Femmes." Tonnerre d'applaudissement.


Après un interlude musical et humoristique, avec un Didier Porte qui ne peut s'empêcher de démolir Nicolas Sarkozy, c'est Eva Joly qui entre en scène. Sans ses lunettes rouges, la candidate écolo arrive sous les vivats. "Eva ! Eva ! Eva !" Toutes les féministes de la salle savent une chose. "Eva, elle s'est battue pour faire carrière dans un monde d'homme. C'est une femme de conviction." (Eva Joly signe d'ailleurs ce matin une tribune sur notre site : "Pour une sortie programmée du machisme".


Sarah, militante socialiste, regarde avec intérêt la prestation de la candidate d'Europe Ecologie–Les Verts. L'ovation est vite remplacée par les huées : Eva Joly est contre la pénalisation des clients des prostituées. "C'est tous des salauds ! En prison !" Pour se rattraper, la candidate explique que "c'est un sujet difficile, nous sommes toujours en train de débattre".

"Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu"

Viendra, viendra pas ? François Hollande était attendu, mais les organisatrices annoncent qu'il ne pourra être présent. Il a préféré France 2. Le public conspue le candidat socialiste. "Il a peur de nous ou quoi ?". Une porte s'ouvre. C'est Manuels Valls. La foule retient son souffle.

 

Surprise, François Hollande monte à la tribune. "Je ne suis pas né féministe, je le suis devenu." Son féminisme est encore perfectible : il se fait reprendre sur son "engagement au nom des Français", qu'il doit transformer en "au nom des Françaises". Il invoque l'héritage féministe du PS : "François Mitterrand a été le premier à nommer une femme ministre aux droits des femmes, Yvette Roudy. Lionel Jospin a inscrit le principe de parité dans la Constitution en 1997. Et en 2002, avec Ségolène Royal, il a créé le congé de paternité." Edith Cresson, première femme Premier ministre, passe à la trappe.


Mais le PS, c'est aussi un certain directeur du FMI. Des militantes scandent soudainement : "DSK partout, justice nulle part". Le service de sécurité, composé de femmes, les évacue discrètement. Imperturbable, François Hollande termine sa prestation en rendant hommage aux "femmes étrangères qui se dévouent pour l'intégration de leurs enfants". Une manière de tacler ce président-candidat qu'il ne nomme jamais.

"C'était un peu long, un peu trop festival"

23h. La soirée se termine. Philippe Poutou, jean, basket et t-shirt, conclut son intervention. "Les voyous, ceux qui battent les femmes, sont partout. Je rebondis sur l'affaire DSK. Nicolas Sarkozy a tort de penser que les voyous ne sont que dans les banlieues. Ils sont aussi chez les directeurs du CAC40."


Seule candidate à n'avoir pas reçu d'invitation, Marine Le Pen. Elle est "persona non grata" chez les féministes. "Vous croyez quoi ? Qu'on va donner la parole à une femme qui méprise nos droits ?"

 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:48

fo femmes

7 mars 2012
  

Nous reproduisons ci-dessous le 4-pages préparé par les Cahiers du féminisme pour le 8 mars 2012

 

Licencions Sarkozy et restons vigilantes… !

Ce n’est pas le retrait de la mention Mademoiselle dans les formulaires administratifs, mesure symbolique qui ne peut que satisfaire les féministes, qui pourra exonérer Nicolas Sarkozy de sa politique sociale et économique, néfaste pour l’ensemble des travailleurs, particulièrement pour les femmes.

Les femmes, toujours les premières exposées...

 

Lire la suite ici

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 11:36
Photothèque Rouge/Romain Hingant
Photothèque Rouge/Romain Hingant

Déclaration sur la solidarité avec les femmes dans le processus révolutionnaire dans la région arabe

Déclaration adoptée par le Comité international de la IVe Internationale, le 28 février 2012.

 

► 1. Les mouvements qui ont balayé les régimes de Ben Ali et Moubarak, qui ont vu la fin de la dictature de Khadafi en Libye, qui défient Assad en Syrie depuis près d’un an et qui touchent l’ensemble de la région arabe, font partie d’un processus qui marque un réel bouleversement dans la région. Ils démontrent la force de l’aspiration de ces populations à la dignité, la démocratie et la justice économique et sociale.


► 2. Il est donc logique que les femmes, qui subissent des impacts spécifiques de la crise économique et dont les droits sont particulièrement restreints dans plusieurs pays, participent à ces mouvements, y militent, voire les dirigent. Dans plusieurs pays, les femmes ont émergées parmi les porte-paroles principales des mouvements, en Tunisie, en Égypte et même au Yémen.


► 3.Les femmes participent à ces mouvements depuis le début, selon des modalités qui leur ont semblé appropriées dans leurs sociétés et qui ont évolué avec le développement du mouvement. Dans plusieurs cas, la force de ces mouvements a pu surmonter les barrières traditionnelles entre les hommes et les femmes, comme cela fut souligné sur la place Tahrir au Caire. L’égalité et la libération du harcèlement sexuel, vécues par les femmes pendant ces mobilisations massives, ont conduit à la chute de Moubarak.


► 4. À cause de la place traditionnelle des femmes dans l’ensemble des sociétés patriarcales de classe, il y a une tendance à leur exclusion des mouvements politiques — notamment après la fin de la première étape de mobilisations de masse. Cette exclusion revêt des formes spécifiques avec le recours à l’idéologie religieuse traditionnelle dans un contexte où les courants intégristes sont à l’offensive dans toutes les religions, et dans l’ensemble des pays où des courants islamistes viennent de remporter les élections.


► 5. Dans ces pays, où les mouvements populaires ont renversé des régimes autoritaires et corrompus, des partis qui se présentent comme islamistes remportent un soutien populaire de masse pour différentes raisons : parce qu’ils apparaissent comme une nouvelle force sans liens avec l’ancien régime, très critiques de la corruption, comme victimes de l’ancien régime et résistants à celui-ci. Effectivement les convictions religieuses en soi peuvent motiver la résistance. En même temps, il y a une absence effective de toute alternative progressiste de gauche, notamment à cause du démantèlement des partis de gauche par la répression des régimes antérieurs.


► 6. En fonction de leur implication dans le mouvement d’ensemble, les femmes, qu’elles soient croyantes ou non, résistent et ripostent aux agressions qui les ciblent, comme les contrôles de virginité en Égypte, inspirées par des forces religieuses en présence. La protestation contre les agressions sexistes qui visent les femmes de la part des forces répressives a amené une mobilisation importante et une marche des femmes en Égypte.


► 7. Dans certains pays de la région, dont la Tunisie et l’Égypte, des courants féministes spécifiques ont une présence historique. Maintenant, ces courants doivent relever le défi afin d’établir des liens forts et organiques avec les femmes, surtout jeunes, qui sont à l’avant-garde du mouvement d’ensemble et résistent aujourd’hui aux agressions dont elles sont victimes.


► 8. Notre tâche est de participer à la construction de la solidarité et des liens avec les femmes qui résistent aux agressions anti-femmes et avec les courants féministes nouveaux ou préexistants, ainsi qu’avec les femmes qui militent dans des milieux spécifiques comme le mouvement syndical, par les mouvements et structures appropriés dans nos pays.


► 9. En favorisant la connaissance la plus large possible de l’existence et de l’action de ces groupes et mouvements féminins nous soutiendrons le renforcement de leur voix, y compris dans leur propre pays, et démontrerons que le processus révolutionnaire en cours dans la région arabe est effectivement un mouvement émancipatoire, malgré les contradictions en présence. L’utilisation réactionnaire de la religion ne doit pas détourner ce processus. La solidarité avec les femmes de la région et la défense de leurs droits, surtout chez les féministes d’autres pays, est très importante à cet égard.


► 10. Nous exprimons notre solidarité et notre soutien aux femmes victimes de la répression physique, la violence et la torture dont tellement d’entre elles ont souffert et péri, notamment aujourd’hui en Syrie. Nous affirmons notre solidarité avec les femmes dans le processus révolutionnaire, en partageant la lutte commune contre l’oppression des femmes. ■

 

http://orta.dynalias.org/inprecor/article-inprecor?id=1275

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6 mars 2012 2 06 /03 /mars /2012 10:46
feminist1
Journée de la femme à Brest :
Contribution du Planning Familial 29
 
Mais qu’est-ce qu’elles veulent encore ?

L’égalité Maintenant !!!


 Cette égalité est reconnue, dans les textes mais les femmes en ont :

• assez de réclamer des droits qu’elles ont acquis !

• assez des lois non-appliquées !

• assez d’être invisibles !


Les droits des femmes régressent.

 

Enracinées dans le système patriarcal et le capitalisme, les inégalités entre les femmes et les hommes persistent. Différences de salaire, répartition inégale des tâches domestiques, absence de parité, plafond de verre, précarité, image dégradée dans les médias, violences sexistes et sexuelles, domination, discriminations : STOP !


Une volonté politique s’impose

 

. L’égalité entre les femmes et les hommes est une condition essentielle du progrès, de la démocratie et de l’émancipation de toutes et tous.


logoPlanningFamilial.jpgCe 8 mars : Journée de lutte, de revendications partout dans le monde.


L’origine du 8 mars s’ancre dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle. Cette année, plus que jamais, le 8 mars est une journée de solidarité avec les femmes qui se lèvent et combattent partout dans le monde, notamment au cœur des printemps arabes.


Manifestation le jeudi 8 mars à 18 h Place de la Liberté


(Apportez un pique nique que nous partagerons ensuite à L Cause au 4, rue Ernest Renan où Marcel sera là avec son accordéon)


Nous exigeons :


• Une réelle volonté politique dans la lutte contre les violences envers les femmes

• L’égalité professionnelle et salariale maintenant

• La suppression de la loi HPST (Hôpital, patients, santé et territoires) pour arrêter le démantèlement de l’hôpital public et sauvegarder nos maternités et nos CIVG

• L’accès libre et gratuit à la contraception et à l’I.V.G. sur tout le territoire. Refus de toute fermeture de centres de planification


• Le droit à un logement et l’hébergement de toutes les femmes, avec ou sans papiers

• Le développement d’un service public de la petite enfance

• Une éducation à la vie antisexiste et anti-homophobe

• La liberté de choisir sa sexualité, le droit des femmes à disposer librement de leurs corps

• Un statut d’autonomie pour les femmes migrantes et le droit d’asile pour les femmes persécutées dans leurs pays en raison du seul fait d’être femme


• La régularisation des sans papier-e-s

• L’abolition du système prostitueur

• L’adoption d’une nouvelle loi pour la parité avec scrutins de liste, non-cumul des mandats et suppression des subventions aux partis politiques qui ne respectent pas l’obligation de parité

• Un Ministère des droits des femmes avec du pouvoir et des moyens et la sauvegarde de nos associations assurant des missions de service public


Et localement :


• Le maintien des centres de planification de l’hôpital de Concarneau et de celui hors hôpital de Quimper, aujourd’hui menacés

• La réouverture d’un centre de planification hors hôpital à Brest

• Les moyens pour les EICCF (Etablissement d’information comme le Planning Familial) d’assurer leurs missions d’éducation à la sexualité auprès des personnes.

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 13:16
feminist1

4 mars par Marche mondiale des femmes

 

Ce 8 mars, nous, les femmes de la Marche Mondiale des Femmes, continuons à marcher, à résister et à construire un monde pour nous, les autres, les peuples, les êtres vivants et la nature. Ces actions affrontent toujours les revers du paradigme mortel du capitalisme – avec ses fausses solutions aux crises – et d’une idéologie fondamentaliste conservatrice.

 

lire la suite ici

 

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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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