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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 14:04

handi dex

Par Olivier Petitjean (6 septembre 2012)


Sponsor officiel des Jeux paralympiques de Londres, l’entreprise française, dirigée par Thierry Breton, mène la chasse aux handicapés bénéficiant d’une allocation et aux salariés en incapacité de travail.

 

Le tout pour le compte du gouvernement britannique qui cherche à réduire les budgets sociaux. Les athlètes britanniques mènent la fronde, refusant d’afficher le logo d’Atos.


La multinationale française des services informatiques, dont le PDG actuel est Thierry Breton (ancien PDG de Thomson, ancien PDG de France-Télécom, ancien ministre de l’Économie et des Finances), se retrouve aujourd’hui sous le feu des critiques en Grande-Bretagne pour son rôle dans la chasse aux « faux » bénéficiaires de la sécurité sociale.


Atos, seconde firme de services informatiques en Europe et 5e au niveau mondial, est un important sponsor des Jeux Olympiques, ainsi que des Jeux Paralympiques. Mal lui a pris cette année de vouloir afficher sa présence en force aux Jeux Paralympiques de Londres. Elle s’est retrouvée la cible de manifestations de la part d’activistes handicapés et de leurs soutiens (voir les vidéos et interviews sur le site du quotidien britannique The Guardian). Les athlètes britanniques ont volontairement caché leurs accréditations lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques pour ne pas afficher le logo d’Atos.


Chasse aux handicapés allocataires


Sa filiale britannique, Atos Healthcare, est chargée d’effectuer des contrôles auprès des bénéficiaires de l’Employment and Support Allowance, destinée aux personnes en incapacité de travail. Ce contrat, passé initialement avec le gouvernement travailliste pour un projet pilote, a été étendu à l’ensemble du pays par le gouvernement conservateur. Atos Healthcare, qui s’affiche comme le premier employeur de médecins et d’infirmières au Royaume-Uni après le National Health Service, a effectué 738 000 examens de contrôle au cours de l’année 2011.

 

Ses méthodes musclées ont été dénoncées avec vigueur par les médecins et les travailleurs sociaux. Des reportages télévisés [1] ont révélé que les évaluateurs d’Atos se voyaient fixer des objectifs préétablis de radiation, avant même d’effectuer les examens.


Pas moins de 40% de ses décisions de radiation font l’objet d’un recours (avec succès dans 38% des cas).

 

C’est sans compter toutes les personnes vulnérables qui renoncent à faire valoir leurs droits [2]. Pourtant, le gouvernement de David Cameron semble satisfait des résultats. Il n’a pas hésité début août à conclure un nouveau contrat avec Atos, ciblant cette fois les bénéficiaires des allocations handicap – avec pour objectif prédéfini de réduire ce poste budgétaire de 20%...


Un contrat de 3,8 milliards d’euros


La politique de désinvestissement massif du gouvernement conservateur en matière d’aide sociale fait le bonheur d’une variété de firmes de conseil, d’audit et de services chargées de réaliser ces « purges ». Les contrats passés avec Atos pour contrôler – et radier – des centaines de milliers allocataires s’élèveraient ainsi à pas moins de 3 milliards de livres au total (3,8 milliards d’euros) [3], au profit de divers ministères. Le début des Jeux Olympiques avait été marqué par l’échec retentissant du dispositif de sécurité, sous-traité à une autre firme concurrente d’Atos pour les contrats gouvernementaux, G4S. L’armée avait dû être appelée à la rescousse.


La campagne contre Atos a le soutien actif de UK Uncut, le mouvement social de protestation contre la politique d’austérité et de coupes budgétaires imposée au Royaume-Uni. L’entreprise de Thierry Breton est également impliquée, en France, dans la mise en place du vote électronique pour les législatives, qui a connu les déboires que l’on sait (lire nos articles).

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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:50

handi dex

 

04.09.2012 | Owen Jones | The Independent

 

Les Jeux paralympiques ne sont qu'un écran de fumée, dénonce The Independent. Le gouvernement de David Cameron orchestre en réalité une politique scandaleuse envers les handicapés et les malades graves, traités en parasites de la société.


David Cameron parade aux Jeux paralympiques de Londres, le visage fendu d'un large sourire arrogant. Mais il mérite d'être conspué pour sa présence à une manifestation qui sert de vitrine aux prouesses des sportifs invalides. Car il dirige un gouvernement qui s'en prend systématiquement aux droits des malades et des handicapés.

 

Ceux-ci se voient retirer l'aide financière de l'Etat.

 

On les empêche de mener une vie indépendante. On les oblige à se soumettre à des tests humiliants. On les traite de "parasites" et de fardeau pour les finances publiques. Ils sont victimes d'agressions. La prétendue réforme de la protection sociale provoque des sentiments "suicidaires" chez les handicapés, a récemment averti Keith Robertson, du Scottish Disability Equality Forum.


On dirait une grossière tentative d'humour noir : les Jeux paralympiques sont cette année sponsorisés par Atos, une société dont la mission est de priver les handicapés d'aides sociales.

 

Atos étudie les dossiers des personnes déclarant un handicap ou une maladie en effectuant une évaluation de leurs capacités au travail fondée sur un système de points. Ainsi, ceux qui obtiennent moins de 15 points sont jugés "aptes au travail" et perdent leur allocation pour l'emploi et le soutien pour leurs recherches (Employment and Support Allowance, ESA). Le processus est non seulement souvent dégradant - l'organisation caritative Mind dénonce ces évaluations qui "ne répondent pas à l'objectif" et leur "effet négatif sur les personnes atteintes de troubles mentaux" - mais de plus, de nombreuses personnes gravement malades sont jugées aptes au travail. Pour reprendre les termes de la médaillée d'or des Paralympiques Tara Flood, "le scandaleux paradoxe est que le principal sponsor de Londres 2012 soit Atos, celui-là même qui détruit la vie des plus vulnérables pour le compte de l'Etat".


Les militants de Disabled People Against the Cuts (DPAC)

 

[Les personnes handicapées contre les coupes budgétaires] et UK Uncut [une organisation qui se bat contre les coupes budgétaires] ont fait entendre leurs voix durant la cérémonie d'ouverture. Ils ont rassemblé 85 pages de témoignages sur le traitement réservé aux malades et handicapés. "Ces récits sont révoltants, absolument bouleversants, s'insurge Linda Burnip, de la DPAC. Il y a des gens qui sont vraiment, vraiment gravement atteints, auxquels il est impossible de demander de travailler, et pourtant, on décrète qu'ils en sont capables". Des invalides sont poussés au "suicide et à la mort", dénonce-t-elle. Les documents ont été placés dans un cercueil et livrés au siège d'Atos.


Mais tout de même, diriez-vous, un cercueil ! Ces organisations n'en font-elles pas trop ?

 

Selon Freedom of Information, 32 personnes meurent chaque semaine après que le couperet de l'évaluation est tombé sur elles. Au cours des huit premiers mois de 2011, 1100 demandeurs d'aide sont décédés après avoir été rangés dans la catégorie "activité professionnelle",  c'est-à-dire jugés capable d'exercer une activité professionnelle, ce qui réduit le montant des prestations et limite leur durée à un an.


Politiques et journalistes chantent les louanges des sportifs à mesure qu'ils glanent leurs médailles d'or aux Jeux paralympiques, mais certains de ces héros se verront également privés de leurs allocations, et ce à cause du sponsor des Jeux lui-même.


Le gouvernement, lui, est décidé à mettre fin aux versements de la Disability Living Allowance à un demi-million de bénéficiaires. Le taux de fraude relative à cette allocation d'invalidité non soumise à condition de ressources est de 0,5 %. "On croit qu'il s'agit d'une prestation pour inactivité, mais ce n'est pas le cas", précise Sue Marsh. "Au contraire, elle aide les handicapés à réaliser leurs ambitions". Nombre de participants aux Jeux paralympiques y ont droit, ce qui leur a permis de se rendre aux entraînements, d'accéder à des moyens de transport supplémentaires, entre autres. Bref, on est en train d'ôter aux invalides les moyens de mener une vie digne et autonome.


Par ailleurs, l'aide à 21 000 personnes lourdement handicapées sera supprimée à l'horizon 2015.

 

"Elle leur permet de faire des études supérieures, d'être plus mobiles en compagnie d'amis et de la famille, de faire des choses que d'autres prennent pour acquises", souligne Mme Burnip. Son propre fils en bénéficie et peut ainsi travailler. "Je ne sais pas ce que l'avenir lui réserve, si tant est qu'il en ait un". Aux quatre coins du pays, des invalides risquent de se retrouver dans un foyer et de ne plus mener une existence indépendante.


Ces décisions ont été prises sans aucune considération pour les besoins humains.

 

Pour preuve, les objectifs arbitraires de réduire d'un cinquième les dépenses sociales, comparés aux estimations officielles sur les fraudes à l'allocation d'invalidité, qui s'établissent à moins de 1 %. Au Royaume-Uni de David Cameron, l'assistance aux invalides est un luxe que le pays ne peut plus se permettre.


La sympathie de la population est grande pour les plus vulnérables, et il n'est possible de les attaquer qu'en menant une campagne de dénigrement. Le pourcentage de fraudes est sans doute très faible, ce qui n'empêche pas les médias de dénoncer inlassablement et sans discernement les "parasites" de la société. Le tabloïd The Sun mène ainsi ce qu'il appelle une "croisade en vue de mettre un terme aux scandaleuses fraudes aux prestations sociales qui sapent ce pays". Il s'efforce avec cynisme de détourner de cette façon la colère dirigée contre les vrais responsables de la crise économique.  


Mais des êtres humains en chair et en os en subissent les conséquences.

 

En juillet, 46 % des personnes interrogées à l'occasion d'une enquête menée par l'organisation caritative Scope ont rapporté une dégradation depuis un an des comportements à l'égard des handicapés. "Ces chiffres sont éloquents, alors que le gouvernement continue de placer la traque des fraudeurs au centre de son discours sur la protection sociale", commente Richard Hawks, le directeur de Scope. La campagne médiatique porte un coup au moral des handicapés et de leurs familles, qui se "sentent très démoralisés et déprimés", déplore Emily Holzhausen, de l'ONG Carers UK.


Alors, oui, célébrons les Jeux paralympiques. Mais ne laissez pas ce gouvernement en tirer profit.

 

En effet, à cause de sa politique, malades et handicapés sont effrayés, appauvris, privés de dignité, d'autonomie et d'espoir. Cameron espère que les victimes de son action souffriront en silence. Mais il faut qu'ils refusent de le faire, et il sera alors possible de s'opposer à ces mesures désastreuses, et de gagner le combat pour la dignité, la sécurité et l'autonomie.

 

http://www.courrierinternational.com/article/2012/09/04/la-vitrine-doree-d-une-politique-honteuse-envers-les-handicapes

 


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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 15:29

handi dex

23 mars 2012 - 


S'appuyant sur l'étude du Conseil Général, l'Adapei du Finistère (*) dénonce l'immobilisme des pouvoirs publics alors que «plus de 800 personnes handicapées sont en attente d'un placement dans un établissement spécialisé».

Le conseil général du Finistère présentait hier son 4e Schéma départemental pour l'accompagnement des personnes handicapées (lire dans notre édition de demain). L'attente des familles est considérable.

«Ça coince à tous les niveaux»

L'Adapei tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme pour dénoncer le manque criant de places dans les structures spécialisées dans l'accueil des enfants et adultes handicapés. «Plus de 800 personnes sont aujourd'hui dans l'attente d'une place», affirme Jean-François Quillien, président de l'Adapei 29. Depuis l'IME (institut médico-éducatif), qui accueille les enfants de 3 à 18ans, jusqu'aux maisons d'accueil spécialisées, il manque des places à tous les niveaux.

 

«Dans les IME, 130 personnes de plus de 20 ans attendent aujourd'hui une place dans un autre établissement. 200enfants attendent une place à l'IME. Ça coince dans tous les établissements», s'offusque Jean-François Quillien. «Les chiffres, tout le monde les connaît. Les familles attendent des décisions. Tous ces établissements, rappelle-t-il, sont financés soit par le conseil général, soit par l'Agence régionale de la santé. On n'a pas anticipé les besoins. Or, il faut au minimum cinq ans pour créer une nouvelle structure».

Des familles épuisées

La hausse de l'espérance de vie parmi la population handicapée, une meilleure prise en compte du handicap, des familles plus enclines à solliciter de l'aide sont autant de raisons qui expliquent l'augmentation des demandes de placement en souffrance. «Dans le même temps, depuis dix ou quinze ans, on a fermé des IME àPont-l'Abbé et à Audierne. Les enfants ont été placés soit à l'IME de Briec, soit en Clis, alors qu'aujourd'hui certaines sont menacées de fermeture», reproche un parent.

 

Une situation ubuesque et intenable pour de nombreuses familles «On a favorisé l'insertion en milieu ordinaire. Mais cela ne marche pas forcément pour tout le monde», enchaîne une maman qui prône «un retour à des réalités plus concrètes» des situations. Pour l'Adapei, il devient «urgent d'apporter une solution aux familles. Elles s'épuisent à garder leur enfant à la maison faute de lieux d'accueil adaptés. Certains enfants handicapés, qui ont toujours vécu chez eux, ont aujourd'hui des parents âgés de 70 ou de 80ans. Ce sont des situations très difficiles», déplore le président de l'association. Mercredi, plusieurs familles sont venues témoigner de leurs difficultés au siège de l'Adapei (lire le témoignage ci-dessous).

Des décisions concrètes attendues

L'excuse des restrictions budgétaires avancée par les pouvoirs publics ne convainc personne. «Leur priorité devrait être de trouver les moyens financiers pour ouvrir des établissements. Il faut faire des choix. Ce sont les personnes les plus vulnérables qui sont les plus touchées». Le papa d'un garçon polyhandicapé relève: «On encourage le maintien à domicile. Mais on ne peut pas tenir sur la durée. Assumer cette charge seul, 24h sur 24, sans le soutien d'un établissement qui nous aide dans nos démarches, est impossible. On a aussi besoin de souffler». Dans l'immédiat, l'Adapei n'envisage pas de nouvelle manifestation après celle du 12octobre dernier. Mais elle attend que «des décisions concrètes concernant la création de places soient annoncées».

(*) Adapei 29,

 

association départementale de parents, amis et personnes handicapées mentales, 1B, rue Joseph-Halléguen, BP1656, 29106 Quimper Cedex.


Tél.02.98.55.51.43; mail: adapei29@wanadoo.fr.

  • Cathy Tymen

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/handicap-manque-de-places-en-institutions-23-03-2012-1642676.php

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22 mars 2012 4 22 /03 /mars /2012 14:22

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22 mars 2012 -Envoyer l'article à un ami

 

C'est aujourd'hui que le conseil général du Finistère présente son quatrième schéma départemental pour l'accompagnement des personnes handicapées.

 

Hier, l'Adapei, l'association des parents d'enfants handicapés, a fait savoir qu'elle attend que «des décisions concrètes concernant la création de places soient annoncées».

 

S'appuyant sur l'étude réalisée par le conseil général, l'Association s'alarme que «dans le Finistère, plus de 800 personnes handicapées soient en attente d'un placement dans un établissement spécialisé».

 

Elle dénonce «l'immobilisme de l'Agence régionale de santé et le conseil général», accusés de n'avoir pas su anticiper les besoins.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/handicap-l-adapei-denonce-le-manque-de-places-en-institutions-22-03-2012-1641042.php

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20 février 2012 1 20 /02 /février /2012 09:54

humour+malades

20 février 2012

«Nous sommes complètement désarmés. Nous ne savons plus vers qui nous tourner». Samedi, à Quimper, la nouvelle présidente déléguée de l'Unafam Finistère, Rolande Raoult, n'a pas caché ses inquiétudes face à la situation actuelle de l'association An Treiz. Un juge doit prochainement statuer sur un éventuel redressement ou une liquidation de l'association. «On ne sait pas qui va prendre la relève, s'inquiète Rolande Raoult. C'est un gros problème pour nos familles car c'était la seule structure d'insertion en milieu ordinaire».


Des familles inquiètes

La nouvelle présidente, qui succède à Monique Amice-Manac'h, a assuré à la trentaine de personnes présentes qu'elle allait poursuivre l'action de soutien envers les familles de malades psychiques. «L'accueil des familles est primordial. Trop de familles sont isolées parce que c'est une maladie très stigmatisée, mal perçue et encore mal comprise. Souvent les gens ne comprennent pas ce qui leur arrive car la maladie se déclare souvent à l'adolescence et quelquefois plus tard. Ils sont totalement démunis et ne savent pas vers qui se tourner car il n'existe pas de structures d'accueil pour ces personnes». Des avancées existent toutefois.

 

Une maison d'accueil de dix-huitlogements s'ouvrira en août, aux Quatre-Moulins, à Brest. D'autres projets similaires sont actuellement en discussion à Quimper et à Morlaix. Le nouveau bureau se compose de Rolande Raoult, présidente; CélineRolland, vice-présidente; DeniseQuellen, secrétaire; Jean-Yves Golhen, trésorier; et MadoHelies, secrétaire adjointe.  

 

Contact :

 

L'adresse de la délégation de l'Unafam est désormais située au Pôle Santé de Brest, 16, rue Alexandre-Ribot. Permanence le premier mercredi du mois, de 14h30 à 16h30. Tél.06.74.94.09.21.

  • Cathy Tymen

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/troubles-psychiques-l-unafam-preoccupee-par-l-avenir-d-an-treiz-20-02-2012-1606838.php

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2 février 2012 4 02 /02 /février /2012 09:40

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2 février 2012 

«Jusqu'à présent, on a peu entendu parler du handicap dans la campagne. Nous voulons profiter de ce moment particulier de la vie démocratique pour évoquer les mesures nécessaires à la citoyenneté des personnes souffrant de handicap moteur».

 

L'exercice d'interpellation des candidats à une élection, surtout suprême, est un passage obligé. Cette année, l'Association des paralysés de France s'appuie sur le bilan de la loi de 2005 qui prévoit une France accessible pour 2015, pour rappeler aux uns et aux autres leurs engagements. Ils sont rappelés en douze points dans un Pacte2012. «Il y a des tentatives de contournement des engagements pris en 2005, constate Thierry Duval, délégué départemental.

 

On entend souvent parler de dérogation pour l'accessibilité des handicapés dans les logements neufs. On entend des discours qui imputent un surcoût du logement social à cette loi d'accessibilité. Or, il serait seulement de 1%». «L'accessibilité est un confort pour tous les usagers, enfants, personnes âgées», ajoute Farid. «Il y a une tentation permanente de détricoter la loi. Alors que nous la jugions insuffisante au départ, nous en sommes aujourd'hui à demander au minimum son application», ajoute Thierry Duval.

«La liberté de se déplacer c'est un droit»

La question des transports illustre aussi la lenteur de la mise en place des textes. «Le préfet du Finistère nous a dit que deux tiers des communes avaient un plan de mise en accessibilité de leur voirie et espaces publics. Cela veut dire qu'une centaine ne l'a pas, ce qui ne peut nous satisfaire». «Demander une liberté de se déplacer, ce n'est pas demander une faveur car c'est un droit», insiste Farid. Les responsables finistériens de l'APF reconnaissent aussi les progrès, notamment dans l'Éducation nationale.

 

«Il y a peu d'enfants exclus de la scolarisation, dit Thierry Duval. En revanche, nous regrettons le manque de formation des auxiliaires de vie scolaire». Reste les problèmes récurrents de l'emploi, de la pauvreté, pour lesquels l'APF attend, localement, le soutien des candidats aux législatives.

 

Pratique On peut signer le pacte 2012 sur www.apf.asso.fr

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/handicap-les-candidats-aux-legislatives-interpelles-02-02-2012-1587013.php

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17 octobre 2011 1 17 /10 /octobre /2011 12:35

 

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santé lundi 17 octobre 2011

Pierre Maille, président, a assuré que ces services « travaillaient avec les associations et les familles pour trouver des solutions. Nous examinons chaque situation individuelle. »

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Handicap-en-Finistere.-%C3%87a-vole-dans-les-plumes-au-conseil-general-_40820-2001709------29019-aud_actu.Htm

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1 novembre 2010 1 01 /11 /novembre /2010 08:10


1 novembre 2010 - Le Télégramme

Les contrats aidés étant épuisés, des enfants handicapés n'iront pas à l'école, faute d'auxiliaire. Le collectif handicapés du Finistère envisage un recours judiciaire.

 

«Mon fils Malo, âgé de quatre ans, s'est vu attribuer, par la maison du handicap (CDADPH), 24 heures d'auxiliaire de vie scolaire (AVS). Mais à la rentrée, il n'a eu que 12 heures, le complément devait arriver le 3 novembre. Le 22 octobre, le directeur de l'école m'a dit avoir appris de Pôle Emploi que ce contrat ne serait pas honoré. Malo va devoir rester à la maison deux jours par semaine. Il a subi une grave opération du cerveau, il est devenu hémiplégique et il a absolument besoin d'aide pour suivre l'école», explique Sylvine Wawrzyniak.

 

La loi de 2005 a en effet posé le principe que tous les enfants handicapés puissent aller à l'école, au besoin avec un soutien. Mais ces postes d'AVS sont des emplois précaires, financés dans le cadre des contrats aidés. Depuis la mi-octobre, l'enveloppe de contrats aidés attribués à la Bretagne est épuisée. Cette rupture ne devait pas toucher les contrats des personnes qui aident à la scolarisation des enfants handicapés. Mais le dernier jour avant les vacances, les parents et les futurs embauchés sont tombés de haut. Les futurs AVS se retrouvent aussi démunis, tel Claude Le Guitton qui avait refusé d'autres propositions pour prendre un poste d'Aseh (aide à la scolarisation des élèves handicapés) dans le cadre d'un contrat unique d'insertion. Il a appris le même jour que son contrat ne sera pas signé au 3 novembre. L'enfant qu'il devait prendre en charge n'aura pas d'aide.

200 enfants en attente

Le collectif des associations de personnes handicapées du Finistère a décidé de monter au créneau. Actuellement, 200 enfants seraient en attente d'une AVS. «Si les contrats ne sont pas attribués, nous envisageons de déposer un référé devant le tribunal administratif, puisque la loi de 2005 nous ouvre cette possibilité. C'est symptomatique de la façon dont les enfants handicapés sont traités, au lieu de créer un vrai métier, la fonction est précarisée et dès qu'ils trouvent un emploi plus stable, les aides s'en vont, même s'ils aiment leur travail», disent Nadine Lavanant, présidente du collectif et Thierry Duval, membre du collectif.

«C'est parfaitement injuste»

Les parents concluent: «Le quotidien d'un enfant handicapé est déjà difficile. L'Administration sape notre travail quotidien, mais aussi celui des médecins, rééducateurs, enseignants... qui consacrent du temps pour que nos enfants vivent au mieux. C'est parfaitement injuste». En ne mettant pas en place les conditions pour accueillir les enfants handicapés à l'école, l'État se met hors-la-loi. Interrogée sur la situation particulière des AVS dans les contrats aidés, la préfecture n'a pas répondu. En revanche, le préfet annonçait jeudi avoir trouvé une rallonge pour des renouvellements de chantiers d'insertion, mais pas pour de nouveaux contrats (lire ci-dessous).

À la rentrée de septembre 2010, 3.220 enfants en situation de handicap étaient scolarisés dans le Finistère: 2.150 en milieu ordinaire, dont 978 accompagnés d'un AVS et 1.070 en établissement spécialisé médico-éducatif ou sanitaire.

  • Catherine Le Guen
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12 mai 2010 3 12 /05 /mai /2010 10:47

mercredi 12 mai 2010

Après les élus, lundi, ce sont les parents des enfants scolarisés en classes d'inclusion scolaire qui ont été reçus.

« Je suis très amer... » Patrick Chaud, président de l'association des parents d'élèves de l'école de Kerjestin à Quimper, vient de sortir de près de deux heures d'entretien avec l'inspectrice d'académie. Avec des élus quimpérois, avec des parents aussi, il a plaidé la survie de la classe d'inclusion scolaire (Clis). Il est amer. Et surtout ému.
« Des parents ont expliqué les difficultés qu'ils rencontraient avec leur enfant porteur d'un handicap. Mais nous nous heurtons à une logique comptable. L'inspectrice n'est pas revenue sur sa décision de fermer trois Clis à la prochaine rentrée (1). »

« Dialogue de sourds »


En début d'après-midi, les parents de Plouzané avaient été reçus. Puis, vers 17 h, un rassemblement a regroupé une centaine de personnes devant l'inspection académique : parents, élus, Adapei, groupes solidaires venus de Pont-l'Abbé, de l'école du Petit Parc à Quimper. Rassemblement pacifique, marqué seulement par quelques coups de cornes à brume. De nombreux enfants étaient présents.


La discusssion sur l'avenir de Kerjestin a duré longtemps. Mais rien n'a bougé. « Les parents seront reçus individuellement » rapporte Patrick Chaud. La date du 17 juin est toujours annoncée comme date butoir pour une décision définitive. » C'est ce délai que compte mettre à profit les parents.

 

Le blocage de l'école quimpéroise pourrait être plus radical. Jean-Marc Tanguy, élu quimpérois, estime que « tout n'est pas complètement fermé. Il faut maintenir la pression malgré le dialogue de sourds que nous subissons. »


Prochain rendez-vous, dès demain. Des parents, avec l'Adapei, doivent être reçus à la préfecture. Le dialogue risque d'être serré. Mais d'ici le 17 juin, le bras de fer va se poursuivre.


(1) Kerjestin à Quimper, Paul-Langevin à Brest, Croas-Saliou à Plouzané.

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11 mai 2010 2 11 /05 /mai /2010 09:13


11 mai 2010 -Le Télégramme


Face à un déficit prévisionnel de 700.000 €, la direction de la fondation Bon Sauveur (qui gère le centre de Bégard ) prévoit notamment 11,5 suppressions de postes. La CFDT se dit «très inquiète» pour un secteur de la psychiatrie déjà en crise.

 

«Nous allons vers la maltraitance». Cette annonce alarmiste est signée Francis Urvoy, le délégué du personnel CFDT du centre hospitalier spécialisé de Bégard (550 salariés). Il y a quelques jours, le syndicaliste et ses collègues ont appris que leur direction envisageait la suppression de 11,5 postes et le gel des bas salaires pour faire face au déficit prévisionnel de 700.000€. Un déficit dû à la non-augmentation de la dotation allouée à l'établissement par l'État.

 

Et ce pour la deuxième année consécutive. «L'inflation est de 1,5%, les charges d'entretien et sécurité informatique, ainsi que les salaires augmentent. Nous devons nous adapter aux données budgétaires, nous n'avons pas le choix», explique Henri Terret, le directeur général de la fondation. «Mais les ajustements que nous avons effectués ne remettent absolument pas en cause la qualité des soins pour les patients. Parler de maltraitance, c'est faux. Il faut raison garder: les effectifs sont en nombre suffisants et tout est fait pour que les patients soient le mieux soignés possible».

Situation déjà dégradée


La sérénité du responsable de la fondation tranche avec l'inquiétude d'Yves Le Bivic, le secrétaire du comité d'entreprise du centre hospitalier de Bégard. «Nous sommes dans un contexte où la psychiatrie est fréquemment mise sur la sellette, notamment avec des fugues de patients qui débouchent sur des faits dramatiques. Si on réduit le nombre de personnels, on risque de revenir à des méthodes du siècle dernier. C'est-à-dire la prison». Et pour Yves Le Bivic, ces suppressions de postes sont d'autant plus mal venues que la situation est déjà dégradée:«Aujourd'hui, nous n'avons plus le temps de connaître les patients. Le personnel infirmier ne fait que les croiser».


Discours schizophrénique des financeurs


Secrétaire départementale du syndicat CFDT Santé Sociaux, Véronique Lautredou est persuadée que d'autres établissements risquent de rapidement connaître les mêmes difficultés que Bégard. «Tout le secteur médico-social (personnes âgées et handicap) du département va être touché. Les deux financeurs, l'État et le conseil général, n'augmentent pas leurs dotations. Mais les dépenses, elles, sont en hausse. Et la variable d'ajustement, c'est le personnel». «Nos financeurs tiennent un discours schizophrénique», embraye Francis Urvoy. «D'un côté, ils nous demandent de plus en plus de qualité dans les soins et la prise en charge des patients, mais de l'autre, ils nous donnent de moins en moins de moyens».

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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