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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 11:28

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Ainsi les riches ont peur qu’on leur coupe la tête.

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On en apprend de belles grâce à l’affaire Depardieu… La France est en guerre civile. La seule idée de la guillotine fait trembler Catherine Deneuve. Elle ne devrait pas avoir aussi peur, on ne va quand même pas décapiter Peau d’Âne. Quand à Gérard Depardieu, il a déjà donné, on lui a déjà coupé la tête dans Danton, on ne va quand même pas le guillotiner une seconde fois.


La référence à 1789 est révélatrice de l’état d’esprit des riches aujourd’hui.

 

Quand ils pensent à la révolution française, ils se mettent à la place de l’aristocratie et de la royauté. Et ils ont raison, car ils sont les privilégiés et les exploiteurs de notre société.


Mais tordre l’Histoire à ce point, c’est quand même insupportable, 1789 c’est la révolution des bourgeois qui voulaient prendre la place de l’aristocratie, et ont d’ailleurs réussi. Ce n’était pas la révolution du peuple.


Les coupeurs de tête de la Révolution, c’étaient les bourgeois.

 

Et ce sont leurs descendants qui ont peur aujourd’hui qu’on leur fasse subir ce que leurs prédécesseurs ont fait subir à d’autres.


S’il y a une guerre civile aujourd’hui, c’est celle que mènent les nantis contre les classes populaires. C’est la lutte de la classe dominante pour en avoir toujours plus.

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FF.

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http://www.npa32.fr/spip/spip.php?article298

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Pour en savoir plus:

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http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=796:qnous-aussi-des-citoyennesq-les-femmes-dans-la-revolution-francaise-de-1789&option=com_content&Itemid=53

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http://quefaire.lautre.net/spip.php?article53

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http://les.nuits.rouges.free.fr/spip.php?article2

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http://www.alternativelibertaire.org/spip.php?article1500

 


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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 10:57

C. L. R. James, Sur la question noire, Paris, Syllepse, "Radical America", 2012. 

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Nous publions ici les bonnes feuilles de Sur la question noire, recueil des textes de CLR James récemment publié aux éditions Syllepse.

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CLR James est aujourd'hui reconnu comme l'un des plus brillants intellectuels Noirs de tradition marxiste, auteur d'ouvrages fondateurs comme Les Jacobins noirsBeyond a Boundary ou encore Renegades and Castaways.

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Moins connu pour sa contribution à la politique d'émancipation, CLR James a été un militant du communisme antistalinien – qui a progressivement rompu avec le trotskisme orthodoxe – et un militant panafricain.

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Le texte que nous publions ici est à l'image des deux préoccupations qui ont accompagné toute la vie politique de l'auteur : la politique communiste et la libération noire. Il s'agit ici de reconsidérer la contribution politique du dirigeant nationaliste noir Marcus Garvey – dont l'influence au début du siècle sur les masses africaines-américaines a profondément marqué leurs luttes de libération.

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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 14:41

 

 

Rights of Man air traditionnel irlandais

 

Il y a deux cents ans, la jeune République française, après avoir fait reculer l'Europe coalisée, ose braver l'Angleterre, l'ennemi héréditaire.

A la suite d'une rencontre avec les représentants de la Société des Irlandais unis catholiques et protestants, conduits par Theobald Wolfe Tone, et sous l'impulsion du jeune ministre de la marine Truguet, les responsables politiques du Directoire décident la campagne d'Irlande. Les objectifs sont de soulever les populations irlandaises contre les oppresseurs anglais, de proclamer leur indépendance et d'asseoir une République sur les ruines de l'aristocratie anglaise.

"Il s'agit de rendre à ce peuple généreux d'Irlande, mûr pour la révolution, son indépendance et la liberté qu'il appelle."

 

Les 16.500 hommes de l'Armée d'Irlande commandés par le Général Hoche doivent embarquer sur les navires de l'Armée navale de l'Océan placée sous le commandement de l' Amiral Morard de Galles.

 

Les 44 bâtiments, comprenant 17 vaisseaux, 14 frégates, 6 corvettes et 7 transports, répartis en trois escadres, se regroupent au port de Brest à la fin de l'An IV (août-septembre 1796) pour appareiller le 15 décembre 1796.

 

Parmi les 17 vaisseaux de 74 canons, Les Droits de l'Homme, construits et lancés à Port-Liberté (Lorient) le 10 Prairial de l'An II (29 mai 1794) sont commandés par le Capitaine de vaisseau Lacrosse. A son bord, en plus des 650 hommes d'équipage, sont transportés 549 hommes de la Légion des Francs sous les ordres du  Général Humbert...

L'expédition d'Irlande est un échec. A peine l'escadre a-t-elle quitté le goulet de Brest qu'elle doit affronter une grosse tempête qui la disperse au milieu d'une énorme confusion. Sans doute la saison n'était-elle pas particulièrement bien choisie.

Seuls dix navires peuvent mouiller en baie de Bantry. La Fraternité, ayant à son bord le Général Hoche, commandant des troupes de débarquement, n'est pas au rendez-vous. Toute idée du débarquement est annulée.  Les Droits de l'Homme qui ont capturé, à l'approche des côtes irlandaises, deux bricks anglais, le Cumberland et la Calypso et fait une cinquantaine de prisonniers - dont le Lieutenant Pipon - croisent en mer d'Irlande pendant huit jours, puis, ayant constaté l'inutilité de son attente, font voile vers Belle-Ile sur les côtes sud de Bretagne.

Le 13 janvier 1797, au large de Penmarch, apparaissent deux frégates anglaises l'Indefatigable,  44 canons, commandée par le Commodore Sir Edward Pelew et l'Amazon, 36 canons, commandée par le Capitaine Reynods. A 17h15 le combat s'engage. Aux bordées de l'Indefatigable, le Capitaine Lacrosse répond par des volées de canon et de mousqueterie, la tempête l'empêchant d'ouvrir sa batterie basse de canons de 36 en raison des paquets de mer que le navire embarque. L'Anglais dispose d'une supériorité en voilure et évite les manoeuvres des  Droits de l'Homme visant à l'abordage où il aurait bénéficié d'une incontestable supériorité due aux 600 hommes de la Légion des Francs embarqués à son bord.

Au bout de 13 heures de combat les tirs cessent, les munitions étant épuisées. Les navires anglais abandonnent la lutte. L'Indefatigable, réduit à l'état de ponton, évite à grand peine les brisants de la baie et les rochers de Penmarch. L'Amazon se brise sur la côte de Plozévet livrant aux Français son équipage et son Capitaine.

Les Droits de l'Homme, désemparés, sans gouvernail, sont poussés vers la côte de Plozévet, dans la baie d'Audierne, par une mer déchaînée et talonnent, prisonniers des sables à environ 500 mètres de la côte. Les vagues qui déferlent avec furie enfoncent son arrière et submerge sa cale. Plusieurs canots mis à la mer vont se briser sur les récifs de la côte ou se trouvent broyés contre la coque du bâtiment. Les radeaux de fortune n'ont pas meilleur sort. Le grand canot du vaisseau parvient à déposer 25 personnes à terre mais le terrible vent d'ouest lui interdit de venir rechercher d'autres naufragés.

Il faudra attendre deux jours et deux nuits, sans nourriture et sans eau, pour que 5 chaloupes et un canot venus d'Audierne puissent aborder le vaisseau et embarquer 400 hommes...

http://www.sourdaine.org/07_ddh.htm

 


Fichier:Vaisseau-Droits-de-lHomme.jpg

 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 12:21

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 13:51
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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 10:15

italie 70

 

Jeudi 22 Novembre, Film: "les années suspendues", Histoire du comité ouvrier de l'usine Montedison à Porto Marghera (Venise).

20h, Centre social de Kerangoff

Vendredi 23 Novembre, cantine suivie de la présentation du livre: "Pouvoir ouvrier à Porto Marghera", histoire du comité d'usine monté en 1972 avec l'aide du groupe "Potere Operaio" qui étendra son influence sur une partie de la Vénétie.

19h, au Claj, 2 rue Docteur Gestin

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Pour s'y préparer:

Retour sur le mouvement autonome italien dans les années 70 (AL)

Sur le PCI: Une gauche invertébrée : l’héritage dilapidé de la gauche italienne

 

Sur l'autonomie ouvrière: Retour sur l’autonomie


Italie 1968 : mouvements des étudiants et automne chaud

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 09:42

A partir de 1944, les partisans nationalistes ukrainiens, qui s'étaient jusque-là battus contre l'occupant allemand, poursuivent le combat contre l'Armée rouge. En riposte, les autorités soviétiques ont recours à des méthodes éprouvées, en affamant la population, en particulier dans l'ouest du pays. Entretien avec Yevhen Hryniv, directeur adjoint de l'association Memorial en Ukraine.

IRYNA YEHOROVA  Pour beaucoup, la famine de 1947 n'est pas avérée.


YEVHEN HRYNIV Elle a pourtant bien eu lieu. En 1946-1947, l'Holodomor [l'extermination par la faim] a touché la Bessarabie [l'actuelle Moldavie], une partie de la Bucovine et l'ouest de l'Ukraine. Cette famine a été provoquée par une collectivisation effrénée. Les équipements agricoles et les semis étaient confisqués et transférés dans les fermes collectives, lesquelles ne parvenaient pas à s'organiser.

 

Des centaines de milliers de basaraby, comme on les appelait dans l'ouest de l'Ukraine, se sont répandus, à demi-morts, en Galicie. Ils étaient si nombreux et dans un tel état de dénuement qu'il était pratiquement impossible de les aider. Bien sûr, les gens leur donnaient ce qu'ils pouvaient, mais ils avaient peur de les loger pour la nuit, ils avaient peur des maladies, de la saleté, des poux, etc. Poussés par le désespoir, ces gens étaient prêts à tout. Les autorités ne s'en occupaient pas. Le seul service qu'elles assuraient consistait à envoyer des employés municipaux qui, chaque matin, passaient avec des charrettes récupérer les morts. On a du mal à imaginer de telles horreurs aujourd'hui.

 

On dispose cependant de preuves, sous forme de documents que nous avons par exemple réussi à retrouver dans les archives du Parti communiste de l'oblast de Lviv. Comme cet extrait d'un rapport du secrétaire du comité local envoyé à Lazare Kaganovitch, secrétaire du Comité central du Parti communiste ukrainien : "Dans les dix derniers jours de juin 1947, la lutte des classes s'est durcie, les koulaks opposent une résistance acharnée (agitation contre les fermes collectives, sabotage et actes de terrorisme) [...] L'OUN [l'organisation nationaliste] endoctrine les gens, distribue des tracts et lance des appels. [...] La lutte est rendue plus difficile par le fait que nos activistes ont été infiltrés [...]. Des représentants individuels de l'ennemi de classe ont infiltré les Jeunesses communistes et démoralisent nos militants."

 

Un autre extrait est encore plus révélateur. Il provient d'un rapport adressé par le responsable de la santé publique de l'oblast au secrétaire du Comité central de Lviv : "On constate une hausse brutale du nombre de personnes en transit, qui arrivent à Lviv à bord de trains de marchandises. Dans la nuit du 20 mars 1947, plus de 2 500 d'entre eux étaient rassemblés à la gare de Lviv. Tous ces gens campaient sur la place de la Gare. [Ils constituent] une menace et risquent de répandre le typhus. La majorité des spéculateurs sont infestés de poux ... il y a des femmes et des enfants. [...] Compte tenu de leur nombre croissant, il devient urgent de leur interdire temporairement de quitter l'ouest de l'Ukraine."

 

IRYNA YEHOROVA Que s'est-il passé à Lviv ?
 
YEVHEN HRYNIV
En février et mars 1947, l'armée a reçu l'ordre de "nettoyer les gares et leurs environs des éléments socialement déclassés". Un ordre qui a été scrupuleusement appliqué. Des détachements punitifs ont encerclé la gare de Pidzamtché [à Lviv] et poussé les gens sur les voies en direction de la colline du Haut Château. Mais beaucoup ne pouvaient plus bouger, ils étaient épuisés et malades, et nombre d'entre eux sont morts. A partir de 2005, nous avons procédé à des fouilles, et nous avons mis au jour leurs restes. La majorité était des hommes, plusieurs avaient été tués d'une balle dans le crâne. Un examen balistique a montré qu'ils avaient été abattus alors qu'ils gisaient, prostrés. Selon nous, ils ont dû jeter les morts et les mourants dans des fosses, et ils ont sans doute achevé à coups de pistolet ceux qui vivaient encore.

 

En 1946-1947, l'armée a commencé à enterrer les cadavres à l'extérieur de la ville. Nous connaissons les noms des victimes. Dix-huit pour cent d'entre elles étaient accusés d'avoir des liens avec l'OUN et l'UPA [l'Armée insurrectionnelle ukrainienne, les partisans nationalistes], les autres étaient des civils, des gens arrêtés pour spéculation (toute vente privée était considérée comme de la spéculation), travail au noir ou incapacité à atteindre les quotas. Par exemple, un homme avait mélangé du sable à sa récolte parce qu'il n'avait pas de quoi atteindre la quantité fixée par les autorités. Il a été pris, condamné à sept ans de prison, et finalement exécuté.

 

Nous sommes là en présence d'actes sauvages et barbares, car parmi les victimes se trouvaient des adolescents et des enfants. Il ne s'agissait pas d'opérations contre l'OUN et l'UPA, mais de la destruction des populations civiles. Selon certaines estimations, l'Holodomor de 1946-1947 aurait coûté la vie à près de 900 000 personnes.

http://www.courrierinternational.com/article/2012/11/09/ukraine-1947-l-autre-famine

 

Commentaire: Le droit à l'autodétermination est un droit essentiel!

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 12:40

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Par Guy Van Sinoy le Dimanche, 23 Novembre 2008


Les commémorations du 90e anniversaire de l’armistice du 11 novembre 1918 ont en général passé sous silence le fait que la Première Guerre mondiale a pris fin parce que la révolution venait d’éclater en Allemagne.

 

Dans notre pays, beaucoup de personnes ignorent d’ailleurs qu’entre 1918 et 1923 l’Allemagne a connu une situation révolutionnaire avec de nombreux rebondissements.

Une guerre industrielle dans la boue des tranchées

Grâce aux progrès techniques, stimulés par le développement du capitalisme, la Première Guerre mondiale a aussi été la première guerre industrielle. L’industrie de guerre a fabriqué des armes de destruction massives: mitrailleuses, artillerie lourde, gaz asphyxiants. De nouveaux engins militaires ont fait leur apparition: sous-marins, blindés, avions. La reconnaissance aérienne a permis de cartographier les lignes ennemies et d’ajuster avec précision les tirs de l’artillerie. Entre 1914 et 1918, 70% des pertes humaines ont été causées par l’artillerie. La guerre 14-18 a fait, en tout, 9 millions de morts et 8 millions d’invalides, soit environ 6.000 morts par jour!


De 1915 à 1918, les armées belligérantes se sont trouvées face à face sur une ligne de front peu mobile. Les soldats, enterrés dans la boue des tranchées, ont survécu parmi les cadavres, les rats et la vermine. En 1917, des mutineries ont eu lieu dans les rangs des armées française, allemande et anglaise. Plusieurs centaines de soldats français ont été fusillés pour l’exemple.

Le mouvement ouvrier allemand et la guerre

En août 1914, le Parti social-démocrate allemand (SPD) a voté les crédits de guerre et a basculé dans le chauvinisme. Il a ensuite progressivement exclu de ses rangs les opposants à la guerre (Rosa Luxemburg, Karl Liebknecht, Hugo Haase, Karl Kautsky, Paul Levi, Otto Rühle, Clara Zetkin).


En 1915, Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg ont fondé la Ligue Spartakus, mais ce groupe est resté très minoritaire et peu centralisé. Incorporé de force dans l’armée, Liebknecht prononce, le 1er mai 1916, un discours public contre la guerre à Berlin, ce qui entraîne son arrestation immédiatement et son emprisonnement. Rosa Luxemburg, elle, était déjà en geôle depuis 1915.


En avril 1917, alors que la révolution a éclaté en Russie, l’aile gauche de la social-démocratie allemande, de plus en plus hostile à la guerre, a fondé l’USPD (Parti social-démocrate indépendant). Les spartakistes sont membres de l’USPD tout en publiant leur propre littérature. A l’inverse de la Russie où une fraction bolchevique du Parti social-démocrate a existé, autour de Lénine, de 1903 à 1912 (date à laquelle la fraction s’est transformée en Parti bolchevique), il n’existait pas, dans l’Allemagne de 1917, de parti révolutionnaire centralisé. L’USPD, à gauche certes du SPD, restait un centre mou et hésitant.

1918: de la grève générale à la mutinerie de Kiel

Le 28 janvier 1918, une grève générale éclate dans un grand nombre de villes allemandes: Berlin, Hambourg, Kiel, Breslau, Danzig, Mannheim, Munich, Nuremberg,… La grève est interdite et l’état de siège est renforcé. Cela n’empêche pas une nouvelle grève de masse à Berlin du 15 au 17 avril.


Le 22 septembre, le SPD décide de participer au gouvernement. Le 1er octobre, la conférence nationale de la Ligue Spartakus lance un appel à la révolution et à la formation de conseils ouvriers. Karl Liebknecht sort de prison le 20 octobre alors que Noske (SPD) déclare au parlement: «Dans les circonstances actuelles, nous considérons la collaboration des social-démocrates au gouvernement comme un acte nécessaire pour prévenir l’écroulement».


Le 30 octobre, à Kiel, alors que la flotte de guerre allemande s’apprête à appareiller, les matelots de plusieurs cuirassés se révoltent et éteignent les chaudières. L’état-major envoie des torpilleurs contre les mutins: 400 mutins sont arrêtés. Mais l’agitation se répand comme une traînée de poudre auprès des autres matelots. Le 4 novembre, il y a 20.000 révoltés à Kiel et les drapeaux rouges flottent partout.

 

Seul le navire Kônig arbore encore les couleurs impériales. Les matelots des autres unités de la flotte demandent que ce pavillon soit amené. Le commandant du König refuse et les fait mitrailler. Le commandant et un autre officier sont tués. Le König arbore désormais le pavillon rouge et tous le pouvoir passe au conseil des ouvriers et des soldats! Lorsque Noske arrive à Kiel, où il comptait faire reprendre leurs places à bord aux matelots révoltés, il s’aperçoit qu’il arrive trop tard. Il change alors de tactique en se plaçant à la tête de la révolution et en prenant le titre de gouverneur de Kiel.

La révolution met fin à la guerre

La révolution s’étend à tout le pays. Le 6 novembre à Hambourg, 70.000 ouvriers sortent des usines et se rassemblent pour adopter un programme révolutionnaire. Ils décident d’arrêter l’état-major et de s’emparer d’une imprimerie. Le 7 novembre, des conseils ouvriers apparaissent à Wilhelmshaven, Hanovre, Cologne et Munich. Le 8, le mouvement s’étend à toutes les grandes villes du pays.


Le 9 novembre à Berlin, d’immenses masses ouvrières sortent des usines et occupent le centre ville. La police n’offre aucune résistance et abandonne ses armes. Au grand quartier-général, l’empereur Guillaume II se résigne à abdiquer. Les dirigeants du SPD (Ebert, Scheidemann) mettent tous leurs soins pour confisquer le bénéfice de la révolution. Ils proposent à l’USPD de former un gouvernement en commun.

 

Trois ministres USPD, siègent au gouvernement aux côtés du SPD. Au cours de la nuit, Scheidemann obtient du Prince Max de Bade de se faire nommer chancelier du Reich en promettant qu’il y aura une assemblée nationale. A deux heures du matin, Scheidemann proclame la «République allemande» devant le parlement (Reichstag). Quelques heures plus tard, devant une foule ouvrière, Karl Liebknecht proclame du balcon du Château (non loin du Reichstag) la «République socialiste libre d’Allemagne». L’épreuve de force entre le SPD et les révolutionnaires est désormais engagée.


Le 10 novembre, alors que Guillaume II s’enfuit en Hollande, Ebert prend la présidence du conseil des commissaires du peuple et se met en rapport avec l’état-major afin de lutter contre le « bolchevisme ». La décision est prise de signer l’armistice pour désamorcer le mouvement révolutionnaire. La signature de l’armistice, vécue comme une capitulation par la caste militaire et l’abdication de l’empereur ont bouleversé les cartes politiques pour la bourgeoisie qui compte utiliser le SPD pour éteindre l’incendie de la révolution.

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=1193%3Anovembre-1918-quand-la-revolution-allemande-mettait-fin-a-la-guerre&Itemid=53&option=com_content

 

Pour approfondir:

 

http://www.marxists.org/francais/broue/works/1971/00/broue_all.htm

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 13:17

Par David Mandel le Lundi, 05 Novembre 2007

 

La Révolution russe d’octobre 1917 fut l’événement le plus marquant du XXe siècle.

 

Mais puisque ce sont les gagnants qui écrivent l’histoire, il est peu connu que cette révolution n’était que l’ouverture d’une immense vague de contestation du capitalisme qui a balayé tout le monde industriel, suscitant de puissants échos également dans le monde colonial. Partout entre 1918 et 1921 les effectifs syndicaux et les journées de grèves ont atteint des records historiques, tandis que se gonflaient les rangs de l’aile révolutionnaire des partis socialistes.

 

L’Allemagne, l’Autriche, la Hongrie et la Finlande ont connu des révolutions, dont la force motrice était la classe ouvrière.

 

Des situations portant un potentiel révolutionnaire réel et immédiat ont surgi en Italie et dans des régions de Pologne et de France. Dans un mémorandum à la Conférence de paix à Versailles en 1919, le Premier Ministre britannique, Lloyd George, a écrit : « L’Europe entière est d’une humeur révolutionnaire. Les travailleurs ressentent une insatisfaction profonde des conditions de vie, telles qu’elles étaient avant la guerre. Ils sont remplis de colère et d’indignation. Tout l’ordre social, politique et économique existant est remis en question par les masses populaires d’un bout de l’Europe à l’autre.» (1)

 

Mais partout, sauf en Russie, la vague révolutionnaire a été refoulée (2).

 

Cet échec est à l’origine de la montée subséquente du fascisme (qui jouissait partout de la sympathie, et souvent de l’appui financier, du patronat) et aussi du totalitarisme stalinien. Rosa Luxemburg, assassinée en janvier 1919 par des forces proto-fascistes allemandes, a correctement formulé l’alternative qui confrontait l’humanité comme « socialisme ou barbarie » (3).

 

Mais si le rapport entre l’échec de la vague révolutionnaire à l’Ouest et la montée du fascisme est assez clair, le lien avec la montée du stalinisme est moins bien compris.

 

La Russie a connu deux révolutions en 1917, l’une en février, l’autre en octobre. En renversant la monarchie et son régime totalitaire (4) en février, les classes populaires n’avaient pas l’intention de remettre en cause le capitalisme. Cela explique pourquoi elles ont permis aux libéraux, représentants politiques des classes possédantes, de former le gouvernement provisoire. Les buts des travailleurs et des paysans étaient : une république démocratique, une réforme agraire (expropriation des terres de l’aristocratie et leur distribution aux paysans), le renoncement aux buts impérialistes de la guerre mondiale en faveur de la recherche active d’une paix démocratique et juste, et, finalement, la journée de travail de huit heures.

 

Les divers partis socialistes, y compris la majorité des Bolcheviks, ont appuyé le gouvernement libéral.

 

Mais après le retour en Russie de Lénine au début d’avril le parti a rapidement changé de position. Si Lénine a pu si facilement conduire ce revirement, c’est parce que la base et les directions intermédiaires du parti, en très grande majorité ouvrières, avaient depuis longtemps conclu, sur la base de leur expérience historique et toute récente, que les classes possédantes étaient opposées à la démocratie et partisanes ferventes de l’impérialisme russe. Selon cette analyse, que la direction bolchevique avait temporairement abandonnée dans l’euphorie d’unité nationale apparente suivant la Révolution de février, la révolution ne pourrait gagner que si elle était dirigée par un gouvernement ouvrier et paysan et en opposition aux classes possédantes.

 

Ce que Lénine a apporté de vraiment nouveau pour les Bolcheviks en avril 1917 (ses fameuses « Thèses d’avril ») c’était son appel à la révolution socialiste en Russie.

 

Il avait adopté cette position en 1915 sur la base d’une analyse des possibilités révolutionnaires immédiates ouvertes par la guerre mondiale dans les pays participants. Mais bien avant Lénine, Trotski, parmi d’autres militants de l’aile gauche du socialisme russe (5), avait conclu que la révolution en Russie, quelque soient ses buts initiaux, ne gagnerait que si elle renversait le capitalisme. 

 

Lire la suite

 

Pour approfondir: 

 

http://www.lcr-lagauche.be/cm/index.php?view=article&id=447:les-etapes-de-la-revolution-russe-de-1917&option=com_content&Itemid=53


Les leçons d'Octobre

 

En 1924, Trotsky publie ce texte, qui tire les premiers enseignements d'Octobre. Sa publication est évidemment liée au combat qui s'est engagé en Russie face à la montée de la bureaucratie. Ces "leçons" seront d'ailleurs à l'origine de la première campagne anti-trotskyste menée en URSS.


http://www.marxists.org/francais/trotsky/oeuvres/1924/09/19240915.htm

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 11:14



Les cendres du général Bigeard, qui fut un cadre de l'armée française pendant les guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie, pourraient se retrouver le 20 novembre prochain à Fréjus au Mémorial des guerres d'Indochine.

 

C'est une décision du ministre socialiste de la Défense Jean-Yves Le Drian, qui donnerait ainsi une fin heureuse à un caprice du général que son prédécesseur de droite, Gérard Longuet, n'avait pu exaucer.


Le général est mort en 2010.

 

Il souhaitait que ses cendres soient dispersées sur le champ de bataille de Dien-Bien-Phu, bataille perdue par l'armée française face à la volonté du peuple vietnamien de chasser le colonialisme. Bigeard était célèbre pour ses déclarations à l'emporte-pièce. Il avait jadis rêvé à voix haute sur une radio de faire épouser notre camarade Arlette Laguiller par un de ses paras pour la faire taire.

 

Alors, pour ses cendres, il s'agissait d'« emmerder la France et le Vietnam ».

 

Mais, le gouvernement vietnamien ayant refusé cette demande, le ministre français de la Défense Gérard Longuet proposa qu'elles soient déposées aux Invalides, sans aboutir.


Qu'un Longuet, aujourd'hui politicien de droite, mais qui a fait ses classes dans l'extrême droite, ait eu envie de rendre hommage à un vétéran des guerres coloniales, tortionnaire à ses heures, on peut s'y attendre. Même aujourd'hui, Longuet ne renie pas sa jeunesse procolonialiste et anticommuniste.


Mais qu'un ministre socialiste puisse décider de rendre hommage à ce général tortionnaire, cela ne devrait surprendre que ceux qui ont oublié que Mitterrand avait reconstitué les retraites des anciens de l'OAS après son élection en 1981, ou le rôle joué par le socialiste Guy Mollet et son allié François Mitterrand qui, après s'être fait élire en 1956 pour faire la paix en Algérie, avaient au contraire intensifié la guerre en y engageant le contingent.


Cela donna alors l'occasion aux cadres de l'armée, les Massu, les Bigeard, les Aussaresses, de s'illustrer en 1957 au cours de la bataille d'Alger : cherchant à anéantir l'organisation nationaliste algérienne du FLN, ils eurent recours aux arrestations en masse, à la torture et aux exécutions sommaires, sans pouvoir empêcher finalement l'indépendance du peuple algérien.


Rendre hommage à Bigeard, c'est rendre hommage à cette guerre coloniale menée par l'armée française. La gauche gouvernementale française mena cette politique sans états d'âme, incitant les paras à agir à leur guise. En proposant un hommage aussi scandaleux, l'année même où l'on fête le cinquantenaire de l'indépendance algérienne, le gouvernement socialiste veut-il montrer que, là où même le peu fréquentable Longuet avait reculé, lui ne recule devant rien ?


Jacques FONTENOY

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2310&id=18

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vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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