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10 septembre 2011 6 10 /09 /septembre /2011 12:09
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Parmi les observateurs, quelle que soit leur opinion sur le Parti socialiste, le diagnostic est unanime : la cuvée 2011 de l’université d’été de la Rochelle n’a été ni un lieu privilégié pour le...
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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 09:33

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Comme en Espagne: Je mets tout sur le rouge, le rouge sort et c'est la banque qui gagne?

 

Martine Aubry, candidate au scrutin organisé par le Parti socialiste pour désigner son champion à la prochaine élection présidentielle, fait distribuer à un million d'exemplaires une lettre-programme.

Après quelques pages pour détailler l'idée qu'elle se fait de la France, elle conclut : « Il faudra aussi faire des choix car tout ne sera pas possible tout de suite », avant d'affirmer ses quatre priorités : « L'emploi -- tout pour l'emploi --, le pouvoir d'achat, l'éducation et la sécurité ».

L'emploi... pour la saint-glinglin !

« Donner la priorité à l'emploi, c'est d'abord mobiliser toutes les énergies pour produire en France et en Europe, et produire durable ». C'est le discours tenu par tous les gouvernements depuis quarante ans... avec le succès que l'on sait. Sous prétexte de favoriser l'emploi, le gouvernement fera encore des cadeaux supplémentaires au patronat. Lorsque Martine Aubry était ministre du Travail dans le gouvernement Jospin, sa loi sur les 35 heures avait déjà été l'occasion d'une véritable pluie de milliards pour le patronat. Cette fois, Aubry prône la « compétitivité-qualité », elle veut « rehausser l'effort de recherche et d'innovation privée comme publique », « soutenir les industries stratégiques et exportatrices, développer les filières d'avenir, aider les PME ». Elle « réduira le taux de l'impôt sur les sociétés pour les entreprises qui réinvestissent leurs profits » et créera même une banque publique d'investissement pour distribuer l'argent public au patronat. Celui-ci empochera comme toujours les aides et subventions, sans créer d'emplois pour autant.

En fait de priorité, Martine Aubry renvoie l'emploi aux calendes grecques, dès lors qu'elle avertit d'ailleurs « qu'il n'y aura pas de rétablissement durable de l'emploi sans une nouvelle croissance ». Les chômeurs devront donc faire preuve de patience en attendant la fin hypothétique de la crise ! Aubry se fait fort de les aider en créant « une sécurité sociale professionnelle », « permettant à chacun de reprendre des études et de rebondir après un licenciement ». Mais comment rebondir, s'il n'y a pas d'emplois ? Tous les gouvernements ont mis en avant la formation pour lutter contre le chômage... sans la moindre efficacité.

La seule mesure précise et chiffrée promise par Aubry, c'est la création de 300 000 emplois d'avenir pour les jeunes. Ces créations seront sans doute étalées sur la durée du mandat, car Aubry précise qu'il n'y en aura que 100 000 dans les six premiers mois, une misère par rapport aux 640 000 jeunes de moins de 25 ans inscrits à Pôle emploi ! C'est dire que l'avenir de la jeunesse restera lui aussi bien bouché.

Quant aux anciens, ils continueront à trimer au-delà de 60 ans, car si Martine Aubry promet de rétablir « le droit de prendre sa retraite à 60 ans », elle précise bien que seuls « ceux qui ont commencé à travailler tôt ou exercé un emploi pénible » pourront partir alors avec un taux plein, les autres devront attendre d'avoir cotisé 41 ans et demi puis 42 ans... ou partir à 60 ans avec une retraite amputée.

Le pouvoir d'achat... toujours en berne !

Martine Aubry jette encore de la poudre aux yeux avec sa deuxième « priorité » : le pouvoir d'achat. Elle évoque « la répartition équitable des fruits de la croissance »... alors que la croissance est en berne. En fait de fruits, les salariés se partagent les pépins de la crise et ce n'est pas la « conférence salariale annuelle qui réunira l'État, le patronat et les syndicats » qui va y changer quoi que ce soit. On peut multiplier les parlotes autour du tapis vert : les NAO, les négociations annuelles obligatoires, montrent amplement qu'en l'absence de mobilisation des salariés, ce sont les patrons qui dictent leur loi.

D'ailleurs Aubry ajoute : « Parce que les Français ne peuvent pas attendre, j'instaurerai un rayon de prix citoyens dans les grandes surfaces. » Il y aura là, dit-elle, « une large gamme de produits » dont les prix seront « encadrés par une convention annuelle entre l'État et la grande distribution ». C'est la même idée que celle mise en pratique par Sarkozy avec ses « essentiels de la rentrée ». En fait de fruits de la croissance, les salariés auront droit à des patates citoyennes toute l'année.

Aubry demandera au gouvernement d'encadrer les loyers. Elle taxera les surprofits (pas les profits) des compagnies pétrolières pour financer des tarifs dégressifs pour l'eau, le gaz, l'électricité. Des déclarations vagues qui se traduiront par des mesures tout aussi symboliques que les précédentes, si tant est qu'elles connaissent un début de réalisation.

Quant aux écarts de salaires entre hommes et femmes, Aubry ne s'engage pas à exiger du patronat qu'il respecte enfin les innombrables lois déjà adoptées sur le sujet. Elle ose demander aux patrons de négocier avec les syndicats la suppression de cet écart dans les trois ans. Mais qu'est-ce qu'il y a donc à négocier ? Faudrait-il encore que les travailleurs concèdent quelque sacrifice en échange de l'application de la loi  ?

En ce qui concerne les deux préoccupations majeures du monde du travail, l'emploi et les salaires, il n'y a rien, mais rien du tout, dans le programme de Martine Aubry. Sa lettre ne s'adresse pas aux travailleurs, si ce n'est pour les prévenir qu'ils ne se fassent aucune illusion, si elle est élue, et qu'il leur faudra encore prendre patience.

Les autres priorités électorales de Martine Aubry

« Priorité à l'école primaire », « lutte contre l'échec au collège », « repenser les rythmes scolaires » : tout le catalogue de slogans mis en avant par tous les gouvernements y est. Par contre, il n'y a aucun chiffre sur les recrutements indispensables, et surtout pas la promesse de revenir d'urgence sur les dizaines de milliers de postes supprimés ces dernières années. D'ailleurs elle a confirmé sur TF1 le 5 septembre qu'il n'était pas question de les rétablir. Alors, quand Aubry dit vouloir « refonder » le système éducatif et instaurer un « nouveau pacte éducatif entre la nation et l'ensemble des professionnels de l'éducation », sans autre précision, les professionnels en question et les parents d'élèves peuvent s'inquiéter.

Reste la sécurité, pour laquelle 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires seront embauchés, dont 1 000 en 2012. Cet engagement chiffré, auquel ni les instituteurs ni les infirmières n'ont eu droit, suffira-t-il à assurer la sécurité électorale de Martine Aubry en lui apportant quelques voix ?

Il faudra une très grosse loupe pour distinguer ce qui sépare les propositions de Martine Aubry de celles de ses concurrents socialistes ; et beaucoup d'aveuglement, ou de mauvaise foi, pour croire que le Parti socialiste et son candidat peuvent ou même veulent faire quoi que ce soit pour protéger les travailleurs des conséquences de la crise économique. Une fois au pouvoir, ils devront satisfaire les exigences du grand capital, qui ne veut pas payer la crise. Et c'est la raison pour laquelle ils se gardent bien de prendre des engagements précis envers la population laborieuse, pas même pour gagner des voix.

Dominique CHABLIS

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2249&id=16

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25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 10:49

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... les femmes?

 

"Sa carrière politique est finie. Elle ne devrait pas être ressuscitée. Il ne peut plus forcer le respect nécessaire à un ministre de haut rang, encore moins un chef d'état. Un Berlusconi çà suffit".

Hier, le quotidien britannique de gauche "The Guardian" interpellait les socialistes français: sa réhabilitation déshonorerait le gauche française. Le PS a déjà assez de problèmes sans se laisser humilier d'une manière aussi choquante". L'abandon des poursuites devrait  "susciter un immense embarras (...). Dans quel monde vivent donc les dirigeants du Parti Socialiste?".

 

Réponse: Notre réponse: "la bourgeoisie"! Parti ouvrier par son électorat, parti de la bourgeoisie par la composition sociale de ses dirigeants: professions libérales, patrons, professionnels de la politique.

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11 août 2011 4 11 /08 /août /2011 08:32



François Hollande ne manque pas une occasion de rappeler qu'il s'inscrit dans la même perspective que l'actuelle majorité de droite en matière de réduction du déficit de la France. Il le redit dans une interview donnée au quotidien économique Les Échos : « Respecter nos engagements (ceux du gouvernement Fillon, donc) serait déjà appréciable, si nous voulons remettre de l'ordre dans nos finances. Je le dis, un effort collectif sera nécessaire. »

Il précise qu'à la différence de la droite lui s'en prendrait, s'il était élu, aux avantages fiscaux que la majorité UMP and Co a accordés aux plus riches et qu'il raboterait des niches fiscales. Soit ! Mais cela reste flou. D'autant qu'en cette période électorale rares sont les politiciens qui ne promettent pas de rendre la fiscalité moins injuste. De Bayrou à Villepin en passant par Borloo, tous font des discours en faveur d'une meilleure répartition des « efforts » fiscaux. Même du côté de l'UMP et du gouvernement, on peut entendre ce type de propos.

Magie des mots, sans doute : plus ce type de discours fleurit, plus on constate que les très très riches sont de plus en plus à l'écart de ces « efforts collectifs » qu'évoque François Hollande. Et pas seulement parce qu'ils bénéficient d'une fiscalité qui leur est toujours favorable, pas seulement parce qu'ils profitent des nombreuses niches qu'au fil des années tous les gouvernements, de gauche comme de droite, ont construites à leur avantage. Car cette fiscalité, ces opportunités de se dérober à l'impôt ne datent pas toutes de 2007, date de l'arrivée de Sarkozy à l'Élysée, ni même de 2002. Tout simplement parce que les gouvernements qui se succèdent sont tout entiers au service de l'ordre économique en place, au service de cette économie capitaliste qui impose sa loi à la population entière.

Ce qu'il faut avant tout relever de la part de François Hollande, tout comme de Martine Aubry d'ailleurs, c'est qu'ils appellent déjà, bien avant qu'ils ne soient aux affaires, sans même savoir s'ils seront élus, les classes populaire à l'effort... partagé, nous précisent-ils. On sait ce que cela veut dire.

Car cet effort, la population laborieuse a été invitée à le faire, et depuis longtemps, bien avant que la crise serve de nouveau prétexte pour imposer plus encore de sacrifices. On nous dit que, dorénavant, il seront mieux partagés. À la manière sans doute de ce fameux pâté, composé d'un cheval d'une part et d'une alouette de l'autre.

Effort à droite, effort à gauche : les travailleurs sont avertis qu'il devront se défendre, quel que soit le nom qui sortira de l'urne dans neuf mois. Mais cet effort-là, ce sera au bénéfice de tous.

Jean-Pierre VIAL

 

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2245&id=6

 

 

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"J'ai tout mis sur le rouge et c'est le rouge qui est sorti, comment çà,  c 'est la banque qui gagne?"

Espagne : le PSOE appelle aux sacrifices

Prétexte de la crise oblige, en Espagne, pendant que la droite hausse le ton et que banquiers et capitalistes crient à la catastrophe, le nouveau numéro un du PSOE (Parti socialiste ouvrier d'Espagne) Rubalcaba -- comme son prédécesseur et toujours pour quelques semaines encore chef du gouvernement, Zapatero -- hurle avec les loups.

Il va falloir, dit en substance Rubalcaba, « être responsable et imposer équitablement des sacrifices sur les bénéfices et sur les salaires » -- histoire de dire qu'il tient la balance égale. Mais, puisque les patrons sont intransigeants et se battent déjà toute griffes dehors, le mieux, pour Rubalcaba, est de commencer par le plus facile, et surtout par ce que, comme tout dirigeant socialiste qui se respecte, il sait le mieux faire : s'attaquer aux classes populaires. Que capitalistes et banquiers continuent de se servir, mais un peu plus discrètement, dans les caisses de l'État, et tout continuera à aller pour le mieux... pour eux. Le patronat espagnol, qui recherche systématiquement et depuis longtemps à faire réduire la part salariale, pourrait aller plus loin dans ce sens.

Et Rubalcaba de préconiser aux dirigeants des syndicats la « modération ». Il recommande non seulement de ne pas réclamer d'augmentation de salaire, en dépit de l'augmentation rapide des prix. Il leur préconise de négocier de nouveaux sacrifices, précisés dans la réforme de la législation du travail refusée jusqu'alors. Plans de suppression d'emplois, baisses des salaires, précarité accrue, simplification et moindre coût des procédures de licenciement : voilà ce que Rubalcaba propose aux directions syndicales de discuter avec un patronat qui se sent le vent en poupe et une droite qui se sent aux portes du pouvoir.

Mais les paroles de Rubalcaba n'engagent pas les travailleurs, car la crise ce n'est pas à eux d'en faire les frais, mais à ceux qui en profitent depuis des années, et qui l'ont provoquée.

Henriette MAUTHEY

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2245&id=21

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11 juin 2011 6 11 /06 /juin /2011 12:01

 


Le projet du PS pour 2012 vient d’être adopté par les militants. Il s’agit de 30 propositions dont le contenu ne devrait pas faire de mal au néolibéralisme.


Dans la longue marche du Parti socialiste vers le pouvoir, l’adoption du « projet socialiste pour 2012 » constituait une étape importante. Le vote des militants et la réunion nationale pour le projet qui s’est tenue ce dernier week-end de mai venaient conclure un cycle – qui aura duré plus d’un an – de forums thématiques ainsi que de quatre conventions plus globales dont les deux principales avaient porté sur le « nouveau modèle de développement économique, social et écologique » ou encore sur « l’égalité réelle ». Cette procédure était censée permettre aux socialistes d’actualiser leur doctrine et de fixer leur programme… avant de passer à la suite.


Paradoxalement, le traumatisme consécutif à l’élimination de Dominique Strauss-Kahn – dans les conditions que l’on sait – a doté le projet socialiste d’un score particulièrement flatteur et totalement inespéré lors du lancement de cette mécanique par Martine Aubry. À la base, avec une participation au vote de 50 %, les militants l’ont ratifié à 95 % et c’est à l’unanimité que la convention nationale vient de l’adopter. Le projet inclut de larges plages d’analyse de la situation économique, politique et sociale. Mais, surtout, il se décline en « 30 propositions » : dix-huit concernent « le nouveau modèle de développement », six « l’égalité réelle » et six « la promesse républicaine ». On peut y voir un hommage à la méthode, utilisée avec quelque succès, par François Mitterrand, il y a juste 30 ans. Encore faudrait-il préciser que le candidat Mitterrand, avec ses 110 propositions, était nettement plus ambitieux ! Pas seulement par le nombre de propositions, mais aussi par leur contenu…


De fait, les dirigeants socialistes qui ont conduit le travail d’élaboration du projet ont été soumis à deux contraintes contradictoires. D’une part, il leur fallait surfer sur les aspirations d’une partie de l’électorat socialiste qui réclamait un discours de combat contre la droite et les privilégiés. D’autre part, il leur fallait bien construire un programme qui n’apparaisse pas trop incongru ou en décalage avec le profil des candidats possibles. À commencer par celui qui était jusqu’à récemment le favori des sondages, DSK. Comme on pouvait s’y attendre, le résultat fait la part belle à cette dernière préoccupation…

FMI compatible

 
Certaines mesures proposées résonnent comme des mesures sociales, « de gauche » : taxation européenne des transactions financières, modulation de l’impôt sur les bénéfices selon que les entreprises réinvestissent ou distribuent des dividendes, emplois jeunes, développement des économies d’énergie et des énergies renouvelables, retour de l’âge légal de la retraite à 60 ans, etc. Mais, dans leur formulation, la plupart restent vagues et ambiguës. Par exemple, les socialistes se proposent de rétablir l’âge légal de la retraite à 60 ans.

 

Mais cela restera formel, puisqu’ils ne projettent absolument pas de remettre en cause le nombre d’annuités nécessaires pour une retraite décente. Le PS propose de « sortir de la dépendance du nucléaire et du pétrole ». Mais, nuance, pas du tout de sortir du nucléaire… Concernant le pouvoir d’achat, le PS s’interdit toute ingérence dans la gestion des entreprises privées. Il se contente de promettre l’organisation d’une « conférence annuelle tripartite sur les salaires », sans garantie sur son issue. Et sa proposition de réduire l’écart des rémunérations de 1 à 20 ne concerne que les entreprises « à participation publique ». Rien, on le voit, qui ne soit finalement compatible avec le néolibéralisme en vogue au FMI…


D’ailleurs, dans quelle mesure le projet socialiste engage-t-il vraiment le futur candidat ? Avant de se rallier au projet dans un grand mouvement d’unanimisme, plusieurs prétendants – dont François Hollande – l’avaient critiqué au nom du « réalisme » et de la volonté de ne pas « trop promettre ». Et puis, comme l’avait indiqué Pierre Moscovici, ce n’est jamais qu’une « boîte à outils ». Autant dire que le candidat disposera d’une assez grande liberté d’interprétation…

François Coustal

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 13:02
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Face aux sondages donnant le FN présent au second tour de la présidentielle de 2012 deux appels se prononcent pour des primaires et un candidat unique de la gauche dès le premier tour : « l’appel du 21 avril » et appel intitulé « 2012 : des primaires pour toute la gauche »


Si le premier appel ne cache pas son ambition de pousser la logique du « vote utile » jusqu’au bout, autrement dit du « hors du PS point de salut », nous partageons avec les initiateurs du second texte de nombreux combats communs et l’analyse des causes qui font le lit du FN : « le chômage de longue durée, la réclusion en HLM délabrées, les fins de mois qu’on ne boucle plus, l’échec scolaire, l’impossibilité d’échapper à une condition plus dégradée qu’hier qui avive la guerre des pauvres contre de plus pauvres qu’eux. »


Mais ce constat fait, demeure un problème de taille que les initiateurs de l'appel n'abordent pas. Cette dégradation des conditions de vies de l’immense majorité de la population est le fruit des politiques d’austérité, de privatisation, de destruction des services publics et de la protection sociale. Et ces politiques sont mises en œuvre non seulement par des gouvernements de droite, mais aussi par des gouvernements dirigés par des partis socialistes en Grèce, au Portugal. En France cette même politique a été menée par le gouvernement Jospin, elle est promue par le FMI avec à sa tête le possible candidat socialiste !


Oui, il est urgent de « redonner espoir aux milieux populaires ». Mais quel espoir peut susciter le programme présenté par le Parti Socialiste ? Quel espoir peut susciter la perspective d’un gouvernement autour de ce parti ? Seul un programme de rupture radicale est capable de redonner l’envie de se mobiliser pour l’imposer. Un programme pour augmenter les salaires, les retraites, les allocations, de 300 euros net en prenant sur les profits, pour réduire massivement le temps de travail pour vivre mieux et travailler toutes et tous, pour annuler la dette et consacrer l’argent public à des services publics afin d’améliorer les conditions de logement, de transports, d'éducation…pour assurer l’égalité des droits, pour retirer aux grands groupes capitalistes les moyens de décider de nos vies et de mettre en péril tant notre santé que l’avenir de l’humanité et de la planète, pour permettre à toutes et tous de décider et contrôler dans tous les domaines, un programme anticapitaliste. C'est l'offre politique que fait le NPA à tous ceux et toutes celles qui ne veulent pas se contenter de l'alternance.


Qui peut croire qu'il serait possible de discuter un tel programme avec le PS quand le sien ne propose même pas d’abroger la loi Sarkozy Woerth contre les retraites ou de revenir sur le statut de la Poste ?


Pour poser la question autrement, qui peut croire qu'un programme acceptable par le PS serait efficace pour combattre le FN ? Car l’enjeu est bien là, le FN usurpe un profil antisystème, prétend représenter les salariéEs, les chômeurs et chômeuses, les habitants des quartiers populaires, les jeunes, face à l’UMP et au PS qui mènent des politiques peu différentes.

A l’inverse du but poursuivi, les primaires à gauche débouchant sur un candidat unique laisseraient au seul FN l’incarnation de la rupture et ne ferait que le renforcer.


Les partis qui envisagent leur participation ou leur soutien à un gouvernement avec le PS, peuvent peut-être accepter ces primaires et donc l’alliance dès le premier tour de l’élection. Ce n’est pas à nous de nous prononcer.

Mais dans cette proposition à TOUTE la gauche, les dés sont pipés. Qui peut penser un seul instant que si, par exemple, un programme et un candidat anticapitaliste l’emportaient, les autres forces de la gauche lui cèderaient la place ?


Les primaires pour 2012, une vraie mauvaise idée qui fait l'impasse sur une perspective essentielle : construire une alternative politique au système capitaliste.


Christine Poupin et Myriam Martin, porte-paroles du NPA.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 13:28
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Après avoir maintenu le suspense en 2007 où il avait fini par faire signer son « pacte » à tous les candidats à la présidentielle qui le voulaient (dont Sarkozy), cette fois-ci Nicolas Hulot a annoncé sa candidature potentielle, estimant sans doute que le moment était venu de « capitaliser » sur la prise de conscience écologique généralisée.

 

Hulot, brûleur de carburant sans frontières sponsorisé par Rhône Poulenc et TF1, n’a pas exactement le profil de la sobriété écologique et du projet politique alternatif. Il a bien assuré se situer en opposition à la majorité actuelle (mais qui ose encore s’en réclamer ?), il a également cru nécessaire de préciser que son programme serait incompatible avec celui du FN, Le Pen le jugeant quant à elle, tout à fait compatible. Et s’il a prononcé un laïus pseudo-social, il a « oublié » la question du nucléaire ! Il est évident que le personnage, qui a certes pu amener quelques téléspectateurs à se sensibiliser à l’environnement, est avant tout un représentant de cette écologie du bon sentiment, qui joue de la fibre émotionnelle pour mieux culpabiliser tout un chacun devant les merveilles de la nature menacée, en omettant les inégalités et sans dénoncer la responsabilité des multinationales, des gouvernements des pays les plus riches, en bref du fonctionnement du capitalisme en quête perpétuelle de profits.


Les réactions dans la sphère de l’écologie large sont mitigées. Pour caricaturer, on pourrait dire que les électeurs d’EÉ-LV auront le choix entre une candidate dite de gauche (Éva Joly) mais qui n’est pas identifiée comme écologiste et un candidat dit écologiste mais qui n’est pas de gauche. Car Hulot semble bien se situer « au centre », c’est-à-dire à droite. Sa position fait écho à celle de Cohn-Bendit et à bien d’autres qui, au sein d’EÉ-LV, estiment que l’écologie ne doit pas être partisane et qui croient pouvoir confondre la notoriété usurpée de Hulot comme écologiste avec la possibilité de construire une alternative politique écologiste.

 

Cette tendance semble faire d’EÉ-LV une machine électorale dont tout positionnement est dicté par les échéances et la recherche d’une notoriété policée, comme dans la mobilisation antinucléaire actuelle où nous peinons à créer une mobilisation et un rapport de forces pour imposer sa sortie dès maintenant.

 

Les militants écologistes sincères, clairement situés à gauche et qui ne se reconnaissent pas dans cette imposture tant sociale qu’écologiste, risquent d’avoir du mal à avaler la pilule. Comme il l’a montré dans ses émissions à audimat et source de profits, Hulot fait confiance aux entreprises du CAC 40 pour résoudre les problèmes de la planète et n’a pas pour projet le partage des richesses !

 

L’exploitation médiatique de l’écologie, la soumission de ses idéaux à des accords avec le PS et au centre et pour finir la défense d’une écologie d’adaptation au capitalisme soulignent la nécessité d’une organisation et d’une candidature alliant clairement l’écologie, la sortie du nucléaire et l’anticapitalisme, dans une perspective écosocialiste.

 

Laurence Lyonnais

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 13:13


Martine Aubry vient de rendre public le contenu du programme du PS.

 

Même avec un microscope, difficile d’y trouver des mesures de gauche. L’annonce du blocage des loyers, du plafonnement des salaires des PDG – mais uniquement ceux des entreprises publiques –, de nouveaux dispositifs d’emplois jeunes, voilà pour le vernis social. Pas de trace de l’abrogation de la loi sur les retraites qui a pourtant mobilisé à l’automne dernier des millions de manifestantEs.

 

Pour le reste, c’est la rigueur, les cadeaux au grand patronat, la vague promesse de sortir du « tout nucléaire » mais pas du nucléaire tout court.


Pour faire « crédible », rassurer la classe dirigeante et assurer la compatibilité avec les préceptes libéraux de l’UE, Michel Sapin a chiffré ce programme à 5 milliards d’euros par an, soit 25 milliards sur la législature. Une goutte d’eau au regard des richesses produites par la 5e puissance de la planète et accaparées par une minorité de profiteurs de tout poil qui peuvent continuer à dormir sur leurs deux oreilles.

 

Ce programme est sans nul doute le plus à droite annoncé par les socialistes à l’entame d’une présidentielle. Pas rassurant quand on sait qu’une fois au pouvoir, la politique effective est pire encore.
Le PS ne fait plus rêver depuis longtemps. Comme l’avoue Montebourg, « les classes populaires le considèrent comme le cogérant d’un système qui s’écroule ».

 

Au pouvoir, en Grèce ou en Espagne, les partis socio-libéraux mènent des politiques comparables à celles des partis de droite et font payer la crise à la majorité de la population.

 

À gauche, la question se pose de nouveau. Oui ou non, le programme du PS est-il compatible avec celui d’une gauche digne de ce nom ? Oui ou non, peut-on gouverner avec les socialistes ? À cette question clé, la réponse du NPA est claire. C’est non.

 

Pas de faux-semblants, il faut partir de là pour œuvrer au rassemblement le plus large, dans les semaines et mois qui viennent. Un rassemblement sur la base d’un programme de rupture avec le système capitaliste et le productivisme, un programme 100 % à gauche !

 

Fred Borras

 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 09:47

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 (6 avril 2011)


Même avec un microscope, difficile de trouver des mesures de gauche dans le programme du PS que Martine Aubry vient de rendre public.


L'annonce du blocage des loyers, du plafonnement du salaire des PDG – mais uniquement dans le public – c'est pour le vernis social.
Quant aux emplois-jeunes, ce ne sont que des emplois précaires qui ne débouchent pas sur une embauche en CDI.


En matière de créations d'emplois d'ailleurs, la priorité est clairement donnée à la police nationale alors que l'éducation nationale devra se contenter de redéploiement d'emplois.
Mais aucune trace de l'abrogation de la loi sur les retraites qui a mobilisé des millions de grévistes et de manifestants à l'automne dernier. Au contraire, Martine Aubry a réaffirmé l'engagement du PS en faveur de l'allongement de la durée de cotisations.


Rien non plus sur une autre répartition des richesses, l'augmentation générale des salaires alors que les profits des grosses entreprises ne cessent d'augmenter, ni sur la diminution du temps de travail pour éliminer le chômage, ni sur la régularisation de tous les sans-papiers.


Pour tout le reste, c'est la rigueur et les cadeaux au patronat, avec la baisse de l'impôt sur les sociétés, et de vagues promesses sur la sortie du « tout nucléaire » mais pas du nucléaire.
Ce programme est sans doute le plus à droite dans la perspective d'une campagne présidentielle. Il est totalement compatible avec le fonctionnement d'une société capitaliste.
La nécessité d'un rassemblement anticapitaliste, indépendant du PS et de son programme, n'en est que plus grande.


Pour sortir de la crise, et que ce ne soit pas les salariés qui en payent le prix, il faut un rassemblement anticapitaliste sur la base d'un programme de rupture avec le système capitaliste et productiviste.

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24 février 2011 4 24 /02 /février /2011 07:49
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La prestation de Strauss-Kahn sur France 2, comme son interview par le Parisien, confirme qu’il mènera une politique pour la bourgeoisie.

Ira, ira pas ? C’était évidemment la question soigneusement mise en scène dimanche soir sur France 2, à laquelle Dominique Strauss-Khan n’avait pourtant aucune réponse à apporter. Mais pour celles et ceux qui se sont attardés malgré tout devant leur téléviseur, on sait au moins à quoi s’en tenir : ce n’est pas de ce côté qu’il faudra aller chercher une quelconque politique de gauche !


Certes, DSK est préoccupé par la question sociale. Mais cela a été aussitôt pour faire l’éloge des « politiques raisonnables », lesquelles devraient permettre selon lui de « remettre les pays dans le droit chemin mais de façon juste ». Et côté justice, DSK s’y entend.


Directeur général du FMI, il s’est permis de récuser toute « orthodoxie libérale » : c’est pourtant le FMI qui depuis trente ans a aidé les banquiers à étrangler les pays pauvres, en les obligeant à privatiser et à libéraliser leur économie pour mieux payer les intérêts de leurs dettes ! DSK nous assure désormais que « le FMI a changé ».


Dans une longue interview donnée cette fois au Parisien, il s’explique davantage. À la question : « Quelle place reste-t-il pour nos services publics dans la mondialisation ? », la réponse est pour le moins originale : « Énorme ! D’abord il y a une place croissante pour les services publics mondiaux : le FMI, c’est un service public mondial ».

 

Et de poursuive : « …dans notre société européenne, où le rôle des services publics est très important, je continue de penser que ce choix a toute sa place. À une seule condition, c’est qu’ils soient organisés de telle manière qu’ils soient compatibles avec une économie efficace. »
C’est exactement ce que disent les libéraux. Et tout est de la même eau. Sur la mise en cause de la retraite à 60 ans, il n’a aucun regret : « Ce que j’ai dit il y a huit mois et qui ne concerne pas seulement la situation française demeure vrai. » Une façon de prévenir que, quel que soit le gouvernement en 2012, non seulement les réformes libérales de la droite ne seront pas mises en cause mais elles seront probablement aggravées.


Si DSK tient à se présenter en futur chef d’État responsable… devant la bourgeoisie, c’est que la situation elle-même le lui impose. La crise économique n’est absolument pas surmontée, mais les capitalistes font tout pour faire supporter les sacrifices aux classes populaires.


Jean-Claude Trichet, le directeur de la Banque centrale européenne, y est allé aussi de sa petite phrase au moment où DSK était interrogé : « Augmenter les salaires serait la dernière bêtise à faire ». Ce qui revient en réalité à baisser le pouvoir d’achat des classes populaires. Car les mauvaises nouvelles s’enchaînent vite. Dernière annonce en date : une hausse possible des tarifs de l’électricité de 30 % d’ici 2015 ! Des millions de familles pourtant n’arrivent déjà plus à se chauffer correctement !


Il ne reste donc pas d’alternative que de descendre à nouveau dans la rue, très vite, tous ensemble ! C’est la seule solution si nous ne voulons pas payer les frais de leur crise.


Jean-François Cabral

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