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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 14:10
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Pierre Haski | Cofondateur Rue89

Fascisme islamique. Ennemi intérieur. On sait que les mots peuvent être des bombes à retardement. Et on ne soupçonnera pas Manuel Valls de l’ignorer quand il évoque ces concepts.


Le ministre de l’Intérieur se complait volontairement dans son rôle de « dur », ce qui lui réussit assurément dans les sondages, au risque de mettre ses paroles dans d’étonnantes – et embarrassantes – continuités historiques.

S’agit-il de convictions personnelles ou d’un positionnement opportuniste ? Les mêmes mots, employés par son prédécesseur Claude Guéant, auraient provoqué un tollé... à gauche !

« Le fascisme islamique qui monte un peu partout »

On a d’abord eu droit à sa sortie, le 7 février sur Europe1, sur le « fascisme islamique qui monte un peu partout », au lendemain de l’assassinat de l’opposant Chokri Belaïd en Tunisie. Et, ce vendredi, Manuel Valls évoque, dans un entretien publié par Le Parisien, la présence d’un « ennemi intérieur » en France, islamique lui aussi, avec l’existence de « dizaines de Merah potentiels ».

Fascisme islamique... Ennemi intérieur... Ces deux formules trouvent leurs racines dans l’histoire occidentale du XXe siècle, comme si le réveil des vieux fantômes d’un passé familier permettait de mieux faire passer le message.

Comme si les analogies historiques avec les « heures les plus sombres de notre histoire » pouvaient aider à comprendre ce qui se passe aujourd’hui dans la société française ou autour du bassin méditerranéen. Tout ce que ça peut faire, en revanche, c’est susciter des peurs ou des réflexes pavloviens : le fascisme ne passera pas, écrasons la 5e colonne, pour reprendre de vieux slogans.

Néo-cons

La méthode n’est pas nouvelle. Manuel Valls inscrit délibérément ses pas dans ceux des néoconservateurs américains qui, après le 11 Septembre, ont commencé à employer la formule du « fascisme islamique ». C’est devenu une référence commune de l’administration Bush et de ses porte-voix néo-cons comme Paul Wolfowitz et Dick Cheney, et occasionnellement par le président Bush lui-même. Aujourd’hui, en France, c’est du côté des « identitaires » ouvertement islamophobes que l’usage de cette formule est le plus souvent employée, comme en témoigne leur manif parisienne de novembre dernier, la « marche contre le fascisme islamiste ». La formule est assurément moins fréquente dans la bouche de responsables de gauche...


Idem pour l’« ennemi intérieur », cette formule employée dans Le Parisien par Manuel Valls, et qui sent bon le Mccarthysme et la guerre froide, à l’époque où les Américains, se pensant au bord d’une guerre avec l’Union soviétique, faisaient la chasse à tous ceux que le FBI soupçonnait de sympathies communistes, en particulier à Hollywood et dans les milieux intellectuels. Dans les deux cas, ces références idéologiques ont débouché sur des abus de pouvoir. Le Mccarthysme, du nom du sénateur républicain Joseph McCarthy, s’est transformé en chasse aux sorcières pour débusquer le communisme qui se cachait derrière chaque Américain progressiste. Et les

concepteurs de l’expression « fascisme islamique » sont ceux-là même qui ont menti pour envahir l’Irak et ont ouvert des prisons clandestines pour torturer des suspects d’affinités avec Al-Qaïda.

Terrain glissant

A employer ces mêmes mots, afin de montrer que le ministre de l’Interieur est vigilant et actif contre le « mal », Manuel Valls s’est engagé sur un terrain glissant. Ce n’est pas en dressant le mur de la suspicion à l’intérieur de la société française, ni au milieu de la Méditerranée, que le ministre de l’Intérieur fera avancer la cause de la sécurité ou celle de la compréhension des bouleversements en cours dans les pays arabes. Il n’aura fait avancer qu’une seule cause, celle de son image-cliché de ministre de l’Intérieur pur et dur.

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http://www.rue89.com/2013/02/15/valls-joue-au-neo-con-239663

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 14:23
16 05 12 MANUEL-VALLS-RAMBO-SB

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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Lundi 28, Manuel Valls était invité par le PS pour les vœux et la galette.

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Plusieurs associations et partis – ATMF Gennevilliers-Asnières, Comité gennevillois de soutien aux sans-papiers, Fdg Asnières, LDH Asnières-Colombes, NPA Asnières-Gennevilliers, PGFC – avaient organisé un rassemblement pour lui faire entendre notre indignation de voir se poursuivre la politique de Sarkozy en matière d'immigration : le nombre des expulsions de sans-papiers en hausse ; les critères restrictifs de sa circulaire qui vise à maintenir des milliers de gens dans la clandestinité, la misère et le travail au noir.


Vu le nombre de flics, la galette a dû coûter cher !

 

Pour une visite de Sarkozy dans la même salle, on avait eu droit à un flic en sniper sur un toit – pour Valls, on ne sait pas… Alors que le rassemblement avait été autorisé tant qu’on restait sur le trottoir loin de la salle, on a été assez vite encerclés par la police qui nous a empêchés de bouger pendant près de 3 heures. Une dizaine de militantEs anti-corrida, anti-« Ayraultport » et du comité George Abdallah qui avaient réussi à manifester dans la salle, ont été ensuite amenés dans « l’enclos » pour grossir le rassemblement.


Le maire et les élus PS, qu’on essayait d’appeler pour faire stopper ce déni de démocratie dans « leur » ville, étaient sans doute cachés sous la table pour attribuer les parts de galette… Aucune réponse !


Et ils sont sortis peu à peu de la salle, en se détournant et baissant la tête quand on les appelait au mégaphone… Il faut dire que le ministre avait été très gentil avec les maires d’Asnières (PS) et de Gennevilliers (PC) en ajoutant deux de nos quartiers à la liste des ZSP (zones de sécurité prioritaire). Sans doute ce qui a incité le Fdg de Gennevilliers à jouer les abonnés absents !


Isabelle Guichard

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http://www.npa2009.org/content/asni%C3%A8res-92-des-flics-et-de-la-galette

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 10:31
Par Ivan Valerio
| 05/02/13 - 19:20

La grille de lecture des salaires selon Gérard Collomb peut surprendre.

 

Pour le maire de Lyon, si son adjoint devait se retrouver à percevoir 3.000 euros, il "serait dans une situation extrêmement difficile". 

 

C'est l'observation faite par le socialiste sur Public Sénat, dans l'émission Preuve par trois : Moi par exemple, mon adjoint à l'urbanisme, adjoint à l'urbanisme à Lyon c'est quand même une fonction à plein temps, il doit je crois être à 3.000 euros d'indemnités. S'il n'a pas un cumul des mandats, il se trouve dans une situation extrêmement difficile.


Une manière pour lui d'évoquer le non-cumul des mandats. Le maire de Lyon l'a dit et répété à plusieurs reprises, il n'est pas fan de cette mesure. Sur Public Sénat, il a de nouveau tenu cette ligne, en ajoutant l'argument économique. 

 

Non, il ne cumule pas trois indemnités, a martelé le maire socialiste :

 

Beaucoup de gens croient qu'on cumule les indemnités. Non ! Elles sont plafonnées. 

Il détaille ce qu'il perçoit mensuellement :

 

Cela fait 9800 euros. Au total, ça ferait à peu près 19.000 euros. Mais je ne touche que 9.000, je travaille gratuitement pour la ville de Lyon, pour le grand Lyon. C'est parce que c'est ma passion, ma vie est à Lyon. 

 

Une autre personnalité politique aurait utilisé un argument semblable contre le cumul des mandats : Jean-François Copé.

 

Dans un livre de Sophie Coignard et Romain Gubert, L'Oligarchie des incapables, l'actuel président de l'UMP aurait déclaré à ce sujet :

 

"Tu comprends, si on a ici (à l'UMP) que des gens qui se contentent de 5 000 euros par mois, on n'aura que des minables." Mais le député-maire de Meaux a démenti l'existence de cette petite phrase.

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http://lelab.europe1.fr/t/si-tu-gagnes-pas-3-000-euros-par-mois-t-as-une-situation-tres-difficile-selon-gerard-collomb-7354

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2 février 2013 6 02 /02 /février /2013 11:02
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Multimédia et nouvelles technologies samedi 02 février 2013

L’accord signé entre la France et Google sur la rémunération des éditeurs de presse ne serait pas aussi historique que François Hollande veut bien le laisser croire.

 

En effet, s’il y a quelqu’un qui l’emporte dans cette affaire c’est bien Google pour qui la création d’un fonds de 60 millions d’euros représente une goutte d’eau face aux milliards engrangés chaque année. D’autant plus qu’il n’y aura pas de taxe Google ou Link tax, tant redouté par le moteur de recherche.


L’Élysée a beau se réjouir et faire de cet accord un coup de com’ en parlant « d’événement mondial », c’est bien Éric Schmidt qui pouvait avoir le sourire en montant dans l’avion qui le ramenait vers Moutain View et le siège du mastodonte du web en Californie.


En effet, si cet accord prévoit la création d’un fonds de 60 millions d’euros pour la transition numérique, cette somme paraît bien dérisoire face aux revenus dégagés par le géant de l’internet.

 

En France, selon les estimations, Google aurait réalisé en 2011 un chiffre d’affaires compris entre 1,25 et 1,4 milliard d’euros, principalement issu de l’activité régie publicitaire sur internet, mais il n’aurait reversé qu’un peu plus de 5 millions d’euros au titre de l’impôt sur les sociétés.


La Taxe Google au placard


Ces 60 millions d’euros font donc figure de ridicule pécule. Mais, plus encore, la véritable victoire de Google, réside dans la fin de la menace d’une « taxe Google », une link tax que réclamaient les éditeurs de presse et que craignait tant le moteur de recherche car elle ouvrait la porte à des taxes similaires dans tous les autres pays.


Google échappe donc à son cauchemar sans se ruiner. Assurément c’est un événement mondial, mais pas dans le sens élyséen.

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http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Accord-Google.-60-millions-d-euros-biens-derisoires-_6346-2159893-fils-tous_filDMA.Htm

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Commentaire: Il est srictement interdit de faire payer des impôts aux riches. A part çà, pour le reste, vous pouvez faire la guerre, vous occuper de marier les gens, tiens, construisez aussi des trucs inutiles, çà vous occupera.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 11:14

30 janvier 2013 à 16h13 

 

GDF Suez et ses concurrents contestaient plusieurs arrêtés limitant les tarifs du gaz en 2011 et en 2012. Le Conseil d'Etat leur a donné raison. Conséquence : l'opérateur historique pourrait facturer à ses clients un nouveau rattrapage. Cela pourrait se traduire par une augmentation de 23 euros en moyenne sur les factures, selon la ministre de l'Ecologie.

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Le rattrapage sur les factures de gaz coûtera au total, en moyenne, 23 euros supplémentaires pour un ménage se chauffant au gaz, a annoncé Delphine Batho. Concernant un éventuel échéancier, "le gouvernement veillera à ce que les opérateurs mettent tout en oeuvre pour que l'impact de ce rattrapage soit le plus limité possible et le plus étendu dans le temps afin d'être soutenable".


La ministre de l'Ecologie avait confirmé la semaine dernière qu'un nouveau rattrapage, s'il devait avoir lieu, serait étalé sur 18 mois, comme un précédent de 38 euros, qui a commencé à être facturé aux consommateurs de gaz en décembre dernier.


Pour les clients utilisant le gaz à seule fin de cuisson, le second rattrapage représente environ 1,50 euro, selon le ministère.


Le Conseil d'Etat a annoncé ce mercredi avoir annulé trois arrêtés visant à geler ou limiter les tarifs du gaz, l'un datant de l'ère Fillon tandis que les deux autres ont été pris par le gouvernement Ayrault en juin et septembre 2012.
Ces deux derniers arrêtés avaient augmenté de 2% les tarifs du gaz, soit bien moins que le niveau jugé nécessaire par le régulateur du secteur. "Ces décisions du Conseil d'État étaient attendues et prévisibles au regard de ces précédentes décisions", observe Delphine Batho.

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/prix-du-gaz-encore-un-rattrapage-en-vue-sur-les-factures-30-01-2013-1989222.php


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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 12:56
une-PS-nucleaire-web

En déplacement en Bourgogne à l’usine Vallourec, Arnaud Montebourg et Delphine Batho s’apprêtent à annoncer la création d’un fonds de plus de 150 millions d’euros pour les PME du nucléaire.

 

Encore une fois, les deux ministres se posent en VRP du nucléaire, apportant un soutien à une énergie du passé au mépris des enjeux énergétiques actuels.


Un soutien à une énergie dépassée


Ce soutien d’Arnaud Montebourg et Delphine Batho se situe dans le droit fil de leurs nombreuses déclarations d’amour à l’atome exprimées ces derniers mois. Aveuglé sans doute par la forte présence d’entreprises nucléaire dans son fief électoral bourguignon, le ministre n’a d’yeux que pour une énergie en déclin dans le monde, qu’il cherche à porter à bout de bras au prix d’un favoritisme scandaleux.

 

Quant à Delphine Batho, sa priorité en tant que ministre de l’environnement devrait être de voler au secours de la filière des renouvelables, qui a perdu plus de 15 000 emplois ces dernières années du fait d’un manque de soutien gouvernemental, et d’aider la France à rattraper son retard en ce domaine. Mais assurément pas d’apporter son appui à une filière industrielle dangereuse et polluante !


Une bien curieuse façon de réduire la part du nucléaire


Selon Arnaud Montebourg, ce fonds permettrait de créer près de 110 000 emplois, soit presque autant que le nombre d’emplois direct dans le nucléaire actuellement. Ce soutien à la filière montre bien le peu de cas que le gouvernement accorde à l’objectif affiché de réduire la part du nucléaire à 50% d’ici 2025. Il s’agit là d’aider les entreprises du nucléaire à se perpétuer et à grossir, alors que la priorité d’une "transition énergétique" sérieuse serait de préparer l’incontournable reconversion des travailleurs du nucléaire.


Une nouvelle décision déconnectée du débat sur l’énergie


Encore une fois, des décisions lourdes de conséquences, qui aboutissent à structurer sur le long terme les orientations industrielles, sont adoptées alors même qu’un débat sur l’avenir énergétique de notre pays est en cours. Ceci montre bien le caractère d’alibi de cette procédure, qui n’empêche pas le gouvernement de prendre les décisions qu’il souhaite en matière de politique énergétique.


Un soutien qui ne règlera pas les problèmes de sûreté


C’est un fait : la sûreté nucléaire, aujourd’hui, ne fait que se dégrader. Les travailleurs du nucléaire font état des conséquences désastreuses d’une politique de rentabilité à tout prix. Mais on peut douter que la création de ce fonds change quoi que ce soit aux risques de cette industrie intrinsèquement dangereuse, surtout s’il ne s’agit que de soutenir des PME "prometteuses" sans remettre en question le système de la sous-traitance en cascade et les dégâts qu’elle engendre.


Contacts presse :

Laura Hameaux - 06 85 23 05 11 Marc Saint Aroman - 05 61 35 11 06

Chargée de communication :

Charlotte Mijeon - 06 64 66 0123

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http://groupes.sortirdunucleaire.org/montebourg-batho-vrp-nucleaire

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 12:18


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Pour accélérer la mise en place de la réforme des rythmes scolaires, le ministère de l'Éducation nationale exerce un chantage, en promettant aux municipalités qui la réaliseraient dès 2013 une enveloppe de 50 euros par enfant, assortie d'un complément de 40 euros pour les villes situées dans des zones à difficultés.

 

Pour les communes mauvaises élèves en revanche, il n'y aurait rien en 2014, hormis le petit complément pour les plus pauvres. Sachant que cette réforme va coûter aux municipalités, selon leur population, entre 300 000 et 1,7 million d'euros, la carotte suscite l'intérêt des conseils municipaux, d'autant que chaque mairie va devoir ouvrir et donc chauffer toutes les écoles, assurer la cantine le mercredi midi, financer le transport dans les communes rurales. Du coup, Paris en tête, des communes ont répondu présent pour toucher l'enveloppe promise.


C'est pourtant une manière pour l'État de se décharger de ses dépenses sur les collectivités territoriales.

 

En effet, en 2015, l'intégralité des frais de fonctionnement liés à cette réforme sera transférée aux communes. Quant aux enseignants, dans la plupart des communes ils ne connaissent ni les modalités d'application de cette réforme, ni le temps de travail qui leur sera imparti.


La seule chose qui préoccupe le gouvernement est visiblement de pouvoir annoncer dès la rentrée prochaine que sa réforme a abouti et que les enfants travaillent le mercredi. Face à l'opposition de nombreuses communes et à la grève des enseignants, il risque de devoir revoir sa copie !

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Aline URBAIN

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2321&id=10

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:14



Au mois de juillet, François Hollande avait promis une conférence pour mettre en place « un plan quinquennal pour l'égalité, la dignité et pour la lutte contre la pauvreté et les exclusions ».

 

Rien de moins... En décembre, la conférence s'est tenue et, le 21 janvier, le Premier ministre a annoncé les mesures dont elle a accouché. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ce n'est pas avec cela que les pauvres cesseront de l'être.

Les mesures sont celles déjà annoncées en décembre.

 

Le RSA de base, celui auquel peuvent accéder ceux qui n'ont aucune ressource, ni salaire, ni indemnité de chômage, ni revenu de solidarité, pas même d'allocation logement puisqu'elle est alors déduite, devrait être augmenté de 10 % d'ici... 2017. Au lieu des 483 euros actuels, dans quatre ans les plus démunis pourront donc prétendre à 531 euros mensuels. Ce doit être le prix de l'égalité et de la dignité de ce gouvernement dit « socialiste ».


L'équivalent de ce RSA devrait être alloué aux jeunes de 18 à 25 ans qui n'ont ni formation, ni emploi, ni rien du tout... Mais pas tout de suite, seulement à partir de septembre prochain et pas partout, uniquement dans « dix territoires pilotes », avant d'être, est-il dit, généralisé.


Le plafond de ressources à partir duquel les plus pauvres pourront bénéficier d'une couverture médicale universelle et d'une complémentaire santé devrait être relevé. On ne sait pas de combien, mais cela n'empêche pas Ayrault d'assurer que 750 000 personnes de plus sont concernées.


Il y a aussi la promesse d'un « investissement massif dans l'hébergement ».

 

Massif ? Il s'agirait de 5 000 places d'hébergement d'urgence qui devraient être créées ou pérennisées pour éviter la remise à la rue à la sortie de l'hiver et, plus tard, de 4 000 places pour les demandeurs d'asile. Et le catalogue des promesses, ou plutôt des incantations, se poursuit : une « amélioration » de l'allocation de soutien familial pour les familles monoparentales pauvres ; l'augmentation du nombre de places en crèche pour les enfants de familles pauvres, etc. Mais tout cela reste dans le flou. Quant au financement, tout juste est-il rapporté que le plan devrait coûter 2,5 milliards d'euros par an, en vitesse de croisière, à l'horizon 2017.


2,5 milliards d'euros pour 8,6 millions de pauvres -- c'est le chiffre officiel de ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté --, cela ne fait même pas 300 euros par pauvre et par an, et encore les bonnes années, celles de la « vitesse de croisière ». Pour les patrons, cela a été d'emblée plus clair : 20 milliards sans hésiter et sans contrepartie !


Sophie GARGAN

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2321&id=2

 


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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 11:09

doux 2
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La Commission européenne vient de décider de diminuer de moitié les subventions versées par l'Europe aux industriels exportateurs de volaille.


Ces subventions, accordées depuis 1964 pour compenser la différence de compétitivité entre les industriels français et leurs concurrents mondiaux, avait été jusqu'à présent une véritable manne pour les groupes volaillers bretons Doux et Tilly Sabco, les seules entreprises européennes se positionnant sur le marché des poulets congelés exportés vers le Moyen-Orient.

 

L'an dernier, le groupe Doux avait ainsi engrangé 55 millions d'euros au titre de ces subventions, joliment appelées « restitutions » !


Celles-ci vont désormais passer de 21,70 euros à 10,85 euros pour 100 kg de poulets, ce qui permettra tout de même à Doux et Tilly Sabco de recevoir encore des dizaines de millions d'euros. Mais une telle situation ne pouvait pas laisser indifférent le gouvernement socialiste, toujours prompt à venir en aide aux grands industriels se disant en difficulté. Stéphane Le Foll, le ministre de l'Agriculture, et Guillaume Garot, le ministre délégué à l'Agroalimentaire, se sont empressés de convoquer une réunion d'urgence du secteur et d'annoncer qu'ils souhaitaient faire bénéficier les entreprises Doux et Tilly Sabco du crédit d'impôt compétitivité et emploi (CICE).


Ce crédit d'impôt, proposé par le gouvernement et adopté au Parlement en décembre 2012, qui devrait coûter 20 milliards d'euros à la collectivité en trois ans, est présenté comme une solution pour doper la compétitivité des entreprises et protéger les emplois.


Cela apparaît comme une mauvaise plaisanterie quand on sait que l'entreprise Doux, qui devrait donc en bénéficier, a supprimé un millier d'emplois il y a quelques mois en se débarrassant de son pôle « frais » destiné au marché français, et que l'État est prêt à lui accorder de nouvelles subventions sans aucun engagement, par exemple au maintien des emplois.


Valérie FONTAINE

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2321&id=31

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 11:04

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22 janvier 2013 à 10h30 

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Il pose, fièrement, masque de protection sur les yeux et le bas du visage couvert par un foulard frappé d'une tête de mort : le cliché illustrant l'intervention française au Mali n'est pas passé inaperçu. A tel point que l'Armée a réagi. "Inacceptable", déclare même l'état-major. 

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"C'est un comportement qui n'est pas acceptable", souligne le colonel Thierry Burkhard sur RTL. Pour le porte-parole de l'état-major des Armées, "cette image n'est pas représentative de l'action que conduit la France au Mali à la demande de l'Etat malien". Ni de celle que mènent ses soldats souvent "au péril de leur vie".

Cette réaction intervient alors que, depuis lundi, la photo fait le buzz sur les réseaux sociaux. Il s'agit d'un cliché pris par un photographe de l'AFP à Niono, dans le centre du Mali, où intervient l'armée française depuis huit jours.
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 Il représente un soldat français, les yeux derrière un large masque de protection et le bas du visage couvert par le dessin d'une tête de mort imprimé sur un foulard.

Il s'agit, précise Le Parisien, d'un accessoire vendu pour les fans de "Call of Duty", un jeu vidéo  très violent. 

  • B.P.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/mali-armee-le-cliche-a-la-tete-de-mort-qui-passe-mal-22-01-2013-1979784.php

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Commentaire: Des infos commencent à filtrer sur les exactions de l'armée malienne, aussi couarde face aux islamises que rancunière envers les touaregs. Exactions couvertes par l'armée française.

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