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20 janvier 2013 7 20 /01 /janvier /2013 13:41
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François Hollande a cru bon de justifier l'intervention militaire française au Mali par le drame de la prise d'otages en Algérie qui a occasionné au moins 30 morts selon des informations officielles alors que l’ensemble des otages n'a pas été libérés.

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Loin de justifier l'intervention néocoloniale de la France ce drame la condamne. Comment croire que la guerre pouvait rester limitée au seul Mali ? Comment ne pas penser qu'elle contribuerait à créer un terrain qu'utiliseraient les intégristes islamistes ? L'impasse sanglante de la guerre en Afghanistan en a été une terrible démonstration.


Mais le véritable enjeu de cette guerre n'est pas la lutte contre le terrorisme ou les pratiques barbares des groupes islamistes.

 

Elle ne vise pas à servir la liberté comme le prétend Hollande mais les intérêts géostratégiques et économiques des multinationales au nom desquels sont morts les 30 otages qui leur ont été sacrifiés à In Amenas. La crise malienne trouve ses racines dans le désastre économique et social engendré par le libéralisme, imposé par les puissances impérialistes et les régimes dictatoriaux locaux garants de leurs intérêts.


Le peuple Malien, qu’il soit au nord ou au sud, a besoin de développement, de dignité et de prospérité et non pas de bombes et de servitude. C’est au peuple malien de chasser les bandes islamistes armées qui veulent imposer leurs lois. C’est au peuple malien de décider librement de son devenir.

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 14:54
tetes changent

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Publié dans : Revue Tout est à nous ! 38 (décembre 2012)
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Un tournant dans sa politique ? Hollande, lors de sa conférence de presse du 13 novembre, l’a nié : «Ni virage, ni tournant. »
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Pour une fois il dit vrai. Certes, lors de sa campagne, il avait daigné parfois faire entendre une petite musique de gauche (« mon ennemi c’est le monde de la finance »). Il faut bien se faire élire. Mais les paroles étaient claires : il serait le président de la rigueur… mais « juste ».
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Il est donc dans sa ligne droite, et après les mesurettes de l’été, comme la taxe –exceptionnelle et exemptant les revenus du capital – de 75 % sur les millionnaires, le voilà qui ne cesse d’accélérer.
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Le traité d’austérité européen, « qu’il renégocierait » ? Il l’a ratifié.
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Et maintenant il « assume » : le nucléaire, l’augmentation des impôts pour les classes populaires, la baisse massive des dépenses publiques, et même… l’absence de résultats à prévoir pour les chômeurs : jusqu’à la fin 2013 « nous allons avoir une hausse continue du chômage. (…) Cela va être difficile à vivre pour des familles, des territoires, des entreprises. »

Il assume tout. Sauf le droit de vote des étrangers.
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Et il fonce. En dix jours, il aura annoncé deux « chocs ». Le « choc de compétitivité » : réclamé par le patronat, il est rebaptisé « pacte ». Cela fait plus républicain... Mais pacte avec qui ? Pas avec les salariés, les chômeurs, et ceux qui l’ont élu. Mais avec les patrons et son « ennemi » la finance. Encore qu’il ne s’agisse pas d’un « pacte » : où est le « donnant-donnant » ? Le patronat réclamait 30 milliards de baisse de « charges » sociales.
Il aura 20 milliards de baisse d’impôts, financés par la population via la TVA et les baisses de dépenses publiques. Sans avoir à rendre de comptes sur ce qu’il fait réellement de cet argent. La « TVA sociale » de Sarkozy va se faire !
Le « choc de rigueur » : 60 milliards d’euros de baisse des dépenses publiques sur cinq ans, soit 12 milliards chaque année. 12 milliards ? C’est le montant des coupes de l’ère Sarkozy… sur quatre ans !

Sarkozy a été battu en mai ? Qu’importe !
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C’est bien la politique dont Sarkozy fut le nom qui sera appliquée, par son vainqueur. Voilà donc le vrai sens politique de cette conférence de presse. Finies les soi-disant hésitations et demi-mesures. Maintenant il faut « dire la vérité », il faut « être sérieux », il faut annoncer clairement que la politique qui sera menée sera la seule possible, l’austérité massive et brutale.
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C’est ce qui a mis en joie, à l’issue du show présidentiel, Parisot et le Medef (« nous avons été entendus »), et l’essentiel de la presse (aux ordres de ses riches propriétaires). Tout ce beau monde avait mené, dès la fin des élections, une campagne massive et agressive, pour dénoncer les attaques (imaginaires) contre les riches et les entreprises et exiger l’austérité et de nouvelles réformes libérales, contre le CDI, le code du travail, les services publics, la sécurité sociale.
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Hollande leur donne ouvertement et officiellement raison.
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Il cautionne ainsi la pire propagande patronale, qui prétend que l’économie est en crise à cause du « coût du travail », que les salariés sont au chômage parce qu’ils sont trop payés et trop protégés, que les entreprises coulent parce que les riches payent trop d’impôts. Ce pouvoir « de gauche » fait ce que la droite n’avait pas les moyens de faire : montrer qu’il n’y a pas d’autre politique possible que la fuite en avant libérale et l’austérité, qu’il faut se résigner.

C’est le vrai tournant : le recyclage de l’escroquerie du célèbre « TINA » (« There is no alternative » – il n’y a pas d’alternative) de Margaret Thatcher par les socialistes, qui ne font plus semblant d’être socialistes. Il n’est donc plus possible de fermer maintenant les yeux sur la réalité de ce gouvernement, de croire ou faire croire qu’on pourrait être « ni dans la majorité ni dans l’opposition ».
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Face au piège socialiste, face à la machine à résignation et désespoir qu’est ce gouvernement de gauche qui fait une politique de droite, il doit y avoir une alternative, une opposition radicale, sur le terrain de la lutte de classe, en rupture avec le capitalisme.
 
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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:55

daily-cartoon-20130115

 

daily-cartoon-20130118.jpg

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 11:01
montebourg-radio-actif
16 janvier 2013
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Renault vient d’annoncer son intention de supprimer 7 500 postes en France d’ici 2016.

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Cette annonce intervient dans le cadre des « négociations » d’un « accord sur la compétitivité » que la direction du groupe automobile veut imposer. Au programme du patron de Renault : augmentation du temps de travail sans augmentation de salaire, mobilité d’une usine à l’autre au sein du groupe pour les travailleurs… Le chantage à l’emploi est utilisé à fond puisque, si les syndicats refusaient de signer, la direction menace de fermer un site de production.


Montebourg, le ministre du « Redressement productif » se réjouit du fait que la direction n’annonce aucune fermeture d’usine. Sauf que 7500 postes de travail en moins, c’est l’équivalent de deux usines en moins. Ou bien ce ministre n’a rien appris en calcul, ou bien il se moque du peuple... C’est la seconde hypothèse qui est la bonne !

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http://www.lutte-ouvriere.org/notre-actualite/breves/#1


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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 15:23
tva

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 177 (10/01/13)

 

Cinq ans après le déclenchement de la crise, le gouvernement de « gauche » n'a qu'un seul programme : s'adapter aux exigences de la logique capitaliste, et donc redoubler les attaques pour restaurer la « compétitivité » des capitalistes français. Car la France est en effet « en retard » sur ses principaux concurrents dans son « agenda » antisocial.


Si Hollande et Ayrault jouissent déjà d'une impopularité record, ils gardent la confiance du grand patronat, qui espère beaucoup de la « gauche ». Ainsi, H.P. Keitel, dirigeant de la fédération patronale allemande de l’industrie, explique sans langue de bois : « lorsqu’un pays doit procéder à des réformes majeures de politique économique, il vaut mieux que le gouvernement ne soit pas d’une couleur politique qui le rende suspect d’être favorable aux entreprises (…) La France a la chance d’avoir une telle constellation politique, avec une large majorité pour entreprendre les réformes nécessaires. Cela me rend confiant »1.


Croissance nulle


D'ors et déjà, il est acquis que l'objectif de 0, 8 % de croissance en 2013 ne sera pas atteint. L'Insee, pourtant peu enclin à noircir le tableau, anticipe une croissance à peu près nulle jusqu'à mi-2013. L'investissement des entreprises va baisser en début d'année, et les capitalistes vont supprimer des emplois pour redresser leur profitabilité. Ils espèrent également bénéficier de la prochaine réforme du marché du travail (négociée actuellement avec les « partenaires » syndicaux) pour dégraisser plus facilement. Il est en tout cas certain que le taux de chômage officiel va augmenter ces prochains mois, pour atteindre selon l'Insee 10, 9 % (DOM compris) en juin 2013 contre 9, 5 % en juin 2011 et 7, 7 % en juin 2008, se rapprochant du record historique de 1997 (11, 2 %).


Que penser alors de l'engagement de Hollande d'« inverser » la courbe du chômage d'ici fin 2013 ?

 

Il nous prend pour des imbéciles. En effet, si le taux de chômage augmente de 10 % entre janvier et novembre, et baisse de 0, 1 % en décembre, faudra-t-il s'en féliciter ? Surtout, il faut être conscient que ce taux officiel ne recense qu'une partie des chômeurs réels. Tous ceux qui ne cherchent pas « activement » un emploi (car la théorie bourgeoise dominante estime qu'une partie des chômeurs l'est volontairement, préférant le loisir au travail) ou travaillent à temps partiel sont par exemple « sortis » des statistiques.


Falsification et opérations de communication


Cette falsification des statistiques du chômage est donc inscrite dans la méthode et les présupposés idéologiques de la théorie bourgeoise. Et cela permet au gouvernement d'afficher un taux de chômage relativement bas (et donc politiquement « tenable ») tout en bénéficiant d'une armée industrielle de réserve massive qui fait pression à la baisse sur les salaires.


L'approfondissement de la crise ne laisse qu'une seule marge de manœuvre au gouvernement :

 

celle de multiplier les opérations de communication et les engagements bidon. La survie du capitalisme passe au mieux par l'accentuation des politiques d'austérité, au pire par des catastrophes terribles (effondrement économique, guerre) qui seules peuvent relancer l'accumulation. C'est pourquoi il est vital de se battre pour abattre ce système, ses trusts capitalistes et son État.


Gaston Lefranc


1. Le Monde, 4 décembre

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 14:13
tva

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 176 (03/01/13)

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Selon Mediapart daté du 4 décembre, Jerôme Cahuzac, ministre du Budget et héraut de la fraude fiscale, aurait détenu pendant plusieurs années un compte bancaire non déclaré à l’Union des banques suisses (UBS) de Genève.

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Compte fermé en 2010 quelques jours avant de devenir président de la commission des finances de l’Assemblée nationale. Les avoirs auraient été transférés à Singapour. Un nouveau scandale si banal…

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A peine publiées, les informations de Mediapart ont été fermement démenties par le ministre du Budget. Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le 5 décembre dernier, il a même été jusqu’à affirmer devant ses pairs, n’avoir

« jamais eu de compte à l’étranger ».


Solidarité de classe

Depuis le début de l’affaire, le gouvernement « fait confiance » à Cahuzac et lui témoigne un soutien sans faille, même si ces derniers jours cette affaire devient de plus en plus embarrassante pour un gouvernement fragilisé de toutes parts. Le Parti socialiste lui-même est monté au créneau et de façon très virulente pour défendre l’une des pièces maîtresses de la rigueur de gauche, allant même jusqu’à dénoncer les informations de Mediapart et ses méthodes.
À l’opposé de leur attitude quand ce même média avait dénoncé les affaires Karachi ou encore Bettencourt sous Sarkozy. Plus surprenant au premier abord, Cahuzac a été également soutenu et défendu par certaines « personnalités » de droite comme Eric Woerth.
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Rappelons que ce dernier en pleine tourmente avait reçu l’appui de Cahuzac qui, au moment de l’affaire Bettencourt, avait dit qu’il n'y avait « ni affaire Woerth ni affaire Bettencourt », estimant même qu’Eric Woerth était « un honnête homme ». Mieux encore, dès sa nomination au Budget, Cahuzac a commandé un rapport à un « expert » soi-disant indépendant sur la vente de l’hippodrome de Compiègne. Un rapport qui, comme par enchantement, blanchi Woerth, alors que celui de la Cour de justice de la République l’accable.

Du même monde…

Cette première affaire politico-­financière sous Hollande montre que le PS est aujourd’hui profondément intégré dans la classe dominante, dans les élites économiques, politiques et administratives. Pour les possédants, les dirigeants socialistes sont des leurs. Ils ont certes parfois des désaccords, des débats avec eux, mais ils sont de leur monde. Cahuzac, entretenant entre autre des relations très étroites avec l’industrie pharmaceutique, en est la parfaite illustration.

Alors que le candidat Hollande avait promis que « l’exemplarité serait le premier changement », cette première affaire montre que les mots ne sont pas suffisants.
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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 09:15

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Le Conseil constitutionnel vient d'annuler la taxation à 75 % des revenus supérieurs à un million d'euros par an, présentée dans le budget 2013 du gouvernement Ayrault.

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Il s'agissait d'une mesure annoncée avec quelque théâtralité par le candidat Hollande, à quelques semaines du premier tour de l'élection présidentielle, censée orienter l'impôt vers un peu de justice fiscale. En fait, dès la levée de boucliers de politiciens UMP et de grosses fortunes qui se sentaient concernées, Hollande s'était récrié : la portée de sa mesure « à valeur d'exemple » devait être « avant tout symbolique », ne durer que deux ans, et ne concerner que fort peu de contribuables.

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En réalité, selon des syndicalistes des Impôts, elle n'allait toucher que 1 500 personnes et, de plus, en prenant en compte les autres impôts déjà versés, comme la CSG et la CRDS, elle ne serait finalement que de 67 %.

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Eh bien, le Conseil constitutionnel a jugé cette taxe contraire à « l'égalité devant les charges publiques », en considérant qu'elle concernait les revenus de l'individu et non ceux du foyer fiscal ; autrement dit, un ménage dont chaque membre déclarerait 900 000 euros en serait exempté, alors qu'un autre, dont l'un gagnerait 1,1 million et l'autre rien devrait l'acquitter.

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Si l'UMP a trouvé là l'occasion de se gausser, Hollande et Ayrault ne semblent pas catastrophés, le dernier rappelant que la mesure n'aurait eu que « peu d'importance dans l'équilibre financier », elle ne devait en effet rapporter que 210 millions d'euros.

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C'est donc peut-être tout au plus la chute d'un symbole façonné le temps d'une campagne par Hollande face à son adversaire, le « président des riches ». Mais, pour faire payer la crise à ces derniers, en particulier aux groupes capitalistes fort au fait de toutes les techniques d'optimisation voire d'évasion fiscale, il aurait fallu employer d'autres moyens.

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Viviane LAFONT

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4 janvier 2013 5 04 /01 /janvier /2013 08:38
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Par Paul Larrouturou
| 02/01/13 - 18:18

TU PEUX M'AIDER ? - François Hollande demande un coup de pouce à l'extrême gauche pour faire appliquer sa promesse de campagne sur le droit de vote des étrangers.

 

C'est ce qu'on découvre au détour d'un article de L'Express intitulé "Passez donc me voir à l'Élysée..." en kiosque ce mercredi 2 janvier. Un débriefing de la série de consultations à l'Élysée suite à la rémise du rapport Jospin. Une salve d'entretiens entre François Hollande et 35 dirigeants politiques entre le 26 novembre et le 12 décembre.

 

Philippe Poutou, reçu le 7 décembre en tant qu'ancien candidat à la présidentielle du NPA, avait déjà raconté au Lab les doutes présidentiels sur une réforme constitutionnelle introduisant la proportionnelle.

 

Mais on apprend aussi dans L'Express ce mercredi que François Hollande lui a confirmé qu'il lui paraissait "compliqué" de faire appliquer sa promesse de permettre aux étrangers hors Union Européenne de voter en France aux élections locales : 

Je suis vraiment pour, mais c'est compliqué, à cause de la droite.

Ce serait utile, pour appuyer cette réforme, qu'il y ait des mobilisations dans la rue.

"Le président veut tenir cet engagement, à nous de mener campagne pour y parvenir"déclarait le 17 novembre Harlem Désir, premier secrétaire du PS. 

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http://lelab.europe1.fr/t/droit-de-vote-des-etrangers-quand-hollande-demande-des-manifs-a-poutou-6756


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1 janvier 2013 2 01 /01 /janvier /2013 13:38
riches-copie-1

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 175 (20/12/12)

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Ces derniers jours, une avalanche de chiffres ont été annoncés, illustrant de façon criante l'inégale et scandaleuse politique de répartition des richesses, poursuivie par ce gouvernement…

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Le 11 décembre, le cabinet Proxinvest annonce que les patrons du CAC 40 ont perçu en 2011 une rémunération moyenne de 4, 2 millions d’euros (soit en moyenne 350 000 euros par mois). Et pour la troisième année consécutive, elle est en progression : plus 4, 75 % alors que l’inflation s’établit à 2, 1 %. Parmi les dirigeants des 40 plus grosses entreprises françaises, quatorze ont dépassé en 2011 4, 6 millions d'euros.


Des mesures de misère


Le même jour, Jean-Marc Ayrault a annoncé les grandes lignes de son futur « Plan quinquennal de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale ». Les quelque 8, 6 millions de pauvres ont certainement été heureux d'apprendre que la mesure phare du quinquennat de François Hollande pour lutter contre la misère en France sera d'augmenter le RSA de 10 % sur 5 ans ! Cette largesse gouvernementale fera passer en 2013 le montant mensuel du RSA, pour une personne seule, de 475 euros à 485 euros… soit un niveau moitié moins élevé que le seuil de pauvreté !


Comme le déclarait le Premier ministre :

 

« Il est impossible de vivre avec le montant actuel du RSA !  ». Si l'on ne peut pas vivre avec 475 euros par mois, sera-t-il plus facile de s’en sortir avec 10 euros de plus ? Ceux qui attendaient qu’enfin le RSA soit ouvert aux jeunes sans condition de durée préalable d'emploi (puisque de l’emploi, il n'y en a pas pour eux), devront encore attendre. Le gouvernement a prévu… 100 000 contrats d'insertion rémunérés au niveau du RSA, sous condition de ne pas refuser l'emploi qui leur sera proposé !


Enfin, dernière annonce de la semaine, la hausse du Smic sera quasi nulle (0, 3 %) au 1er janvier prochain. À 9, 40 euros aujourd'hui, le Smic horaire brut passera donc à 9, 43 euros le mois prochain, portant le Smic mensuel brut à 1 429, 97 euros sur la base de 35 heures hebdomadaires. Soit un gain de moins de 5 euros par mois. Au total, sur l’année (compte tenu de la revalorisation de juillet), le Smic aura été augmenté de 2, 3 %, dont seulement 0, 9 % en pouvoir d’achat.


L'inégalité, c'est maintenant !


Des chiffres éclairants de l’état de la France sous un président qui proclamait lors de sa campagne l'arrivée du changement et qui maintenant distribue 20 milliards d’euros au patronat dans le cadre du pacte de compétitivité (alors que la revalorisation du RSA représentera environ 1, 2 milliard d'euros).


Trois chiffres qui démontrent l’actualité de deux des revendications centrales notamment portées par Philippe Poutou lors de l'élection présidentielle. Tout d’abord, un impôt sur le revenu fortement progressif avec un taux de 100 % pour toute la partie du revenu dépassant 20 Smic net, soit environ 260 000 euros par an. Ensuite, l’exigence d’un revenu minimum à 1 700 euros.


Il faut en effet en finir avec cette situation d’inégalités croissantes, qui montre crûment l’actualité maintenue d’un des couplets de l’Internationale : « L’état comprime et la loi triche, l’impôt saigne le malheureux ; Nul devoir ne s’impose au riche, le droit du pauvre est un mot creux. C’est assez languir en tutelle, l’égalité veut d’autres lois ».

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Henri Wilno

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24 décembre 2012 1 24 /12 /décembre /2012 12:34

le 21 décembre 2012

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Nous publions ci-dessous un communiqué SNJ-CGT. (Acrimed)

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Dans la France d’aujourd’hui, tout peut arriver, mais on ne s’attendait pas à ça :

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Bernard Tapie, un affairiste, associé à un exilé fiscal suisse, Philippe Hersant, est le nouveau propriétaire de quatre quotidiens, La Provence, Var-Matin, Nice-Matin et Corse-Matin, ainsi que des quotidiens du groupe France-Antilles.

Les deux hommes étaient sans doute destinés à se rencontrer pour avoir, l’un comme l’autre, montré des qualités de gestionnaires dignes des Pieds Nickelés.


Qu’on se rappelle ce que Tapie a fait de Look, de Wonder, de Terraillon, d’Adidas, de ses écoles de ventes, de l’Olympique de Marseille (déclaré en faillite après la sinistre affaire de match de football truqué entre le club marseillais et l’équipe de Valenciennes), au Ministère de la ville, etc. Qu’on se rappelle ce que Philippe Hersant, le piètre héritier du « papivore » Robert Hersant, a fait de Paru Vendu, de Paris-Normandie, des journaux de la région Champagne-Ardennes. L’un et l’autre ont largement alimenté les cohortes qui, chaque jour, vont pointer à Pôle emploi.


Tapie et Hersant sont des fossoyeurs d’emplois plus que des entrepreneurs ;

 

les journalistes ont toutes les raisons d’être inquiets de cette association, dont l’un des dirigeants a quand même connu la prison et n’est pas à l’abri de nouveaux démêlés avec la justice dans l’affaire de l’indemnisation de son prétendu dommage dans l’affaire de la vente d’Adidas par le Crédit lyonnais qui a donné lieu à une indemnisation scandaleuse sur injonction de Sarkozy et avec la bénédiction de Christine Lagarde.


Cette prise de contrôle des journaux de Provence et de la Côte d’Azur par un tel tandem est un scandale. L’information est en danger.


Le soudain intérêt de Tapie pour la presse ne laisse pas d’inquiéter dans la perspective des prochaines échéances électorales. Ceux qui avaient rêvé de journaux mis à l’abri des affairistes aux lendemains du scandale de Panama en 1914, puis après la Libération en 1945 et qui avaient rédigé les Ordonnances sur la presse en 1944 et ceux qui, aujourd’hui, tirent le signal d’alarme depuis plusieurs années pour retrouver les voies d’une information citoyenne, au service du public, ne peuvent que s’alarmer.


Pour le SNJ-CGT, le feu vert accordé par le Comité interministériel de restructuration industrielle (CIRI) est symbolique de la politique actuelle du gouvernement, marquée par une obséquiosité sans borne devant les patrons et les puissances d’argent.


Pour le syndicat, le Premier ministre, le ministre des Finances, la ministre de la Culture et de la Communication, notamment, doivent s’expliquer.

 

Le SNJ-CGT interpelle le Président de la République et lui demande de s’opposer à cette reprise des restes du Groupe Hersant Média (GHM) par le duo Tapie-Philippe Hersant.

 

Il lui demande également de légiférer au plus vite sur le statut de l’entreprise de presse, sur l’indépendance des rédactions et sur la protection des sources.

 

http://www.acrimed.org/article3960.html

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