Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 09:33
Partager cet article
Repost0
6 novembre 2012 2 06 /11 /novembre /2012 11:46

 

Choc, pacte, compétitivité, confiance, depuis des semaines avec ces mots qui tournent en boucle, du patronat aux experts du gouvernement, leur campagne est lancée pour faire accepter à l’ensemble des salariés, à la population, de nouvelles attaques contre les revenus, contre les services publics, pour imposer une austérité qui assurera profits et rentabilité au patronat.


Aujourd’hui Louis Gallois vient de rendre son rapport au gouvernement.

 

Pas de surprise. Il reprend à son compte les revendications du patronat, dont la principale est un allègement de 30 milliards de cotisations sociales.

 

Si le gouvernement donnait suite à cette proposition cela constituerait un véritable hold up sur la partie de nos salaires versée directement par les employeurs pour assurer à chacun des services sociaux de qualité.

 

Et on va nous représentez la facture sous forme d’impôts de TVA de CSG. Inacceptable !


Le rapport Gallois est un rapport de patron fait pour les patrons.

 

Le premier ministre annonce déjà qu’il en tirera toutes les conséquences. Nous aussi. Il nous appartient d’organiser la résistance, l’opposition, à cette politique injuste qui conduit à la récession.

Partager cet article
Repost0
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 14:55

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 168 (01/11/12)

 

Les pseudos pigeons ont obtenu en trois jours un recul du gouvernement de plusieurs centaines de millions d’euros.

 

Du coup, pourquoi se gêner ? Là, ce sont les gros vautours qui montent à l’assaut. Les patrons de l’Association française des entreprises privées (Afep), qui regroupe la quasi totalité du CAC 40 et des grandes entreprises françaises, ont exposé dimanche 28 octobre leurs revendications dans une lettre à François Hollande.

 

Et là, l’enjeu est majeur : derrière le discours sur la compétitivité, il s’agit d’imposer une baisse du prix du travail en une seule étape.


Parmi leurs propositions, il y a une baisse des cotisations sociales employeurs de 30 milliards d’euros et une forte réduction de l’impôt sur les sociétés (alors que ces grandes entreprises y échappent largement : les sociétés du CAC 40 ne payent qu’au taux de 8 %). Qui va compenser ? C’est simple, les salariés et la grande masse de la population à travers un relèvement de la TVA et 60 milliards d’économies sur les dépenses de l’État (et on peut parier que ce n’est pas sur les subventions aux entreprises). Enfin cerise sur le gâteau, les grands patrons estiment qu’il faut exploiter les gaz de schiste et « rester pragmatique » dans la mise en œuvre de la transition énergétique.

Pacte de compétitivité

Comme le signalent les Échos, jusqu’à présent, ces grands patrons avaient toujours préféré les contacts discrets. Plusieurs déjeuners et dîners ont réuni François Hollande et certains d’entre eux ces derniers mois. 

Pourquoi alors porter le débat sur la place publique ? C’est parce qu’ils veulent marquer un point décisif dès maintenant.

Au départ, un rapport avait été confié au patron « de gauche » Louis Gallois. Le gouvernement comptait sur un texte adapté pour camoufler les concessions au patronat avec un discours pseudo-objectif sur la compétitivité.

Erreur tactique :

Gallois multiplie les déclarations tonitruantes et des fuites montrent qu’il reprend ouvertement les thèses du Medef sur les salaires, les dépenses, les impôts à augmenter, etc.

Du coup, ça commence à couiner du côté syndical et même dans le PS. Hollande intervient jeudi 25 octobre pour fixer la ligne : il y aura un « pacte » de compétitivité de l’économie française qui ne sera pas un « choc », mais s’inspirera bien des conclusions du rapport Gallois. Il a ainsi a précisé que tout transfert des cotisations sociales sur la fiscalité ne pourrait se faire brutalement (traduction : on va bien augmenter la CSG ou la TVA, mais pas d’un seul coup). Il a aussi confirmé que, quelles que soient les difficultés financière, les mesures fiscales favorables au patronat étaient garanties (« sanctuarisées ») et que de nouvelles étaient à l’étude.

Le « gagnant-gagnant », ça n’existe pas

En fait, l’objectif de Hollande, c’est d’intégrer les syndicats à un grand marchandage à froid dans le prolongement de la Conférence sociale de juillet. Il a dit qu’il souhaitait un « compromis historique », un accord « gagnant-gagnant »,
« donnant-donnant ». Tout ça, c’est, bien sûr, surtout du vent, mais le patronat veut « tout, tout de suite ».

Pas un jour où ne sortent des statistiques plus ou moins manipulées sur le coût du travail en France, sans que personne ne parle des dividendes records que s’octroient les actionnaires (9 % de la valeur ajoutée des sociétés non-financières, du jamais vu depuis 1949 selon l’Insee).

Au dernière nouvelles, le rapport Gallois sortira le 5 novembre, de premières mesures seront annoncées le 6 novembre et un plan d’ensemble en janvier. Le patronat est en ordre de bataille. Et les directions syndicales ?

Henri Wilno
Partager cet article
Repost0
5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 11:04

aurore-e.jpg

 

Le 1er novembre 2012, la militante basque française Aurore MARTIN vient d’être arrêtée et remise entre les mains des autorités espagnoles, en exécution d’un mandat d’arrêt européen émis par un juge espagnol le 13 octobre 2010 pour « participation à une organisation terroriste », en réalité pour le simple fait d’avoir, comme membre du parti indépendantiste basque Batasuna, légal en France mais interdit en Espagne, participé, courant 2006 et 2007, à six réunions publiques en Espagne et en France et publié un article dans le quotidien basque Gara.


Le SAF ne peut que dénoncer en l’espèce la mise en œuvre  du mandat d’arrêt européen, censé assurer la coopération judiciaire internationale, mais qui peut avoir pour conséquence de violer la souveraineté nationale en matière pénale en l’absence d’espace judiciaire européen impliquant des incriminations et règles procédurales protectrices communes.


Le principe de double incrimination, supposant que les faits visés dans le mandat soient sanctionnés, non seulement dans le pays d’émission, mais aussi dans le pays requis, a été très largement aménagé dans le cas du mandat d’arrêt européen et notamment écarté pour le terrorisme, alors qu’il devrait retrouver toute sa place pour éviter les détournements de procédures maintes fois dénoncés.


Or, les faits reprochés à Aurora MARTIN ne peuvent constituer des actes de terrorisme et ne sont pas punissables en France.


Le SAF rappelle que, conformément aux dispositions de l’article 695-22 du code de procédure pénale, l’exécution d’un mandat d’arrêt européen doit être refusée s’il a été émis dans le but de poursuivre une personne en raison, notamment, de ses opinions politiques ou qu’il peut être porté atteinte à sa situation pour cette raison.


Le SAF s’indigne en conséquence que, sur le fondement d’un mandat d’arrêt datant de plus de deux ans, le ministre de l’Intérieur socialiste ait ainsi fait remettre aux autorités espagnoles une ressortissante française, pour des faits partiellement réalisés en France et relevant de la liberté d’expression, remise d’autant plus inopportune qu’un processus de paix est en cours en Espagne.


Paris, le 2 novembre 2012

 

http://www.lesaf.org/index.php?option=com_flexicontent&view=items&cid=45:informations&id=512:le-saf-denonce-la-remise-daurore-martin-aux-autorites-espagnoles&Itemid=136

Partager cet article
Repost0
4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 12:20
le lic c'est m

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 168 (01/11/12)

 

Le congrès du Parti socialiste s’est déroulé dans une ambiance terne entérinant la nomination de Harlem Désir comme premier secrétaire.

Faible participation lors des votes, une ancienne première secrétaire qui savonne la planche, des ministres peu loquaces, tout est à l’image de la politique du gouvernement que l’appareil socialiste en mode « parti » a quelques difficultés à soutenir avec enthousiasme.

Ni tracts, ni affiches se plaignent des militantEs, leur parti est comme muet et son aile gauche se voit en « vigie » des engagements de Hollande.

Difficile d’être le parti godillot d’une politique faite d’une collection de renoncements, le parti godillot du pacte avec le patronat !

Abandonné « le choc de compétitivité », désormais depuis la lettre du 29 octobre des patrons du CAC40 qui évoquaient l’idée d’un pacte, François Hollande s’est mis au diapason et reprenait dans le Monde le même terme.

Va pour le pacte et Ayrault en rajoute demandant que l’on « arrête de dénigrer les chefs d’entreprise ».

Maladroit dans son zèle à complaire à ses commanditaires, il va jusqu’à évoquer la possibilité d’un retour aux 39 heures ! Aussitôt contraint de se dédire par Sapin lui-même, le toujours ou encore premier ministre, s’enlise dans le ridicule.

Le pacte, lui, est tout à fait sérieux.

La partition est écrite, quels que soient les couacs gouvernementaux. Les roulements de tambour de l’annonce du rapport Gallois préparent l’opinion aux décisions que le gouvernement prendra dans la foulée.

Le pacte n’évitera pas le « choc » pour les salariés, un « choc » qui pourrait être de 30 milliards d’euros par la baisse des cotisations patronales. Elles seront compensées probablement par une augmentation de la TVA ou de la CSG.
Le pacte gouvernement-patronat est un accord contre les travailleurs et la population pour faire baisser le coût du travail au nom de la course à la compétitivité.

Le congrès du PS a rassemblé le nouveau parti godillot en soutien à ce pacte et à un premier ministre discrédité et ridicule. Aux travailleurs et à leurs organisations de rassembler leur force pour prendre l’offensive contre la politique d’austérité de ce gouvernement sans laisser l’initiative à la droite et à l’extrême droite qui rêvent de dévoyer le mécontentement.

Thibault Blondin
Partager cet article
Repost0
4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 09:10

signe-copie-1

Extradition d'Aurore Martin. La réaction de Jean-Jacques Urvoas (Le Télégramme)

4 novembre 2012 à 06h42 

 

L’extradition de la militante basque de Batasuna, Aurore Martin, vers l’Espagne, suscite de nombreuses réactions indignées en France. De nombreux élus basques, dont des députés socialistes, ont dit ne pas comprendre cette application d’un mandat d’arrêt européen qui courait depuis deux ans. Jean-Jacques Urvoas, député président de la Commission des lois, invoque la primauté du «droit».


Lire également :


Aurore Martin : les dénégations de Manuel Valls
  Aurore Martin. Une extradition vivement condamnée

 

Comment analysez-vous l’application du mandat d’arrêt européen vis-à-vis de la militante basque Aurore Martin la semaine dernière ?


Un magistrat espagnol a lancé, en 2010, un mandat d’arrêt européen. Afin d’en contester la pertinence, la jeune femme a fait tous les recours qu’elle souhaitait, notamment devant la Cour européenne des droits de l’homme. Tous ont été rejetés. Reconnue lors d’un banal contrôle routier, elle a été interpellée par les gendarmes et placée à la disposition de la justice espagnole.

 

Comment justifier le fait qu’elle soit extradée alors qu’elle est poursuivie en Espagne uniquement pour appartenance à un parti légal en France ?


La réponse est contenue dans la notion de " mandat d’arrêt européen ". Le fait que Batasuna soit interdit en Espagne et pas en France n’a aucune incidence pour l’application de la légalité européenne. Comme Aurore Martin est poursuivie en Espagne pour des faits de terrorisme, et que, pour ce type d’infraction, le mandat d’arrêt européen ne prévoit pas de contrôle de la double incrimination, c’est très logiquement qu’elle a été remise à la justice espagnole.

  • Ronan Larvor

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/extradition-d-aurore-martin-la-reaction-de-jean-jacques-urvoas-04-11-2012-1895171.php

 

Expulsion d’Aurore Martin. Jean-Jacques Urvoas défend le ministre de l’Intérieur (OF)
Faits divers samedi 03 novembre 2012

Le président de la commission des Lois de l’Assemblée nationale, Jean-Jacques Urvoas (PS), a jugé vendredi qu’il n’y avait « aucune raison » de reprocher au ministre de l’Intérieur Manuel Valls l’interpellation d’Aurore Martin, car elle ne « relève pas de sa compétence ».


« Dans cette affaire, Manuel Valls n’a pris aucune décision. Il n’y a donc nulle raison de le mêler à cette polémique », souligne-t-il dans un communiqué. « Cela ne relève pas de sa compétence », déclare le député finistérien à l’AFP, se disant « assez surpris » de voir le ministre critiqué à ce sujet, notamment par les communistes et les écologistes.


Mandat d’arrêt européen


Plus largement, le député PS du Finistère et professeur de droit déplore que la polémique sur l’arrestation d’Aurore Martin fasse « fi des réalités juridiques ».


Jean-Jacques Urvoas observe que « l’autorité judiciaire espagnole, parfaitement indépendante du pouvoir politique, a lancé contre elle un mandat d’arrêt européen », lequel a été « validé par la cour d’appel de Pau, tout autant indépendante du pouvoir politique », et par la Cour européenne des droits de l’Homme, « dont personne ne peut douter de l’indépendance ».


« Le fait que Batasuna soit interdit en Espagne et pas en France n’a aucune incidence pour l’application de la légalité européenne. Comme Aurore Martin est poursuivie en Espagne pour des faits de terrorisme, et que, pour ce type d’infraction, le mandat d’arrêt européen ne prévoit pas de contrôle de la double incrimination (les faits sont punis en Espagne comme en France), la cour d’appel de Pau n’a fait qu’appliquer le droit », conclu-t-il.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Expulsion-d-Aurore-Martin.-Jean-Jacques-Urvoas-defend-le-ministre-de-l-Interieur_39382-2129237------29232-aud_actu.Htm


 

Partager cet article
Repost0
29 octobre 2012 1 29 /10 /octobre /2012 12:21
NUCLOGM-3f5dc.jpg
25 octobre 2012
  

Six mois après la formation du gouvernement Hollande-Ayrault avec le soutien et la participation active d’EÉLV, on peut déjà commencer à faire un bilan. Et ce bilan révèle l’étendue des contradictions des Verts, des capitulations et des dégâts en cours.

 

Au chapitre du positif, on peut certes avancer que, Duflot en tant que ministre du logement a été en charge de la loi sur l’encadrement des loyers. Un pas intéressant mais la gravité du problème du logement en France est telle qu’en réalité un véritable bond serait nécessaire afin d’améliorer significativement la situation des classes populaires en matière de logement. On est loin du compte.

Une série d’abdications…

Premier exemple, la politique du gouvernement et surtout les actions de Valls face à la question des Roms posent problème à EÉLV et à Duflot  ? Pas de rupture pour autant, EÉLV se contente finalement d’une dénonciation bien timide de la situation.


Le domaine où l’abdication des écologistes est la plus flagrante est celui de l’énergie, plus particulièrement sur le nucléaire.

 

Hollande s’est prononcé pour la transition énergétique en modifiant le mix énergétique du pays. Mais que ce soit les déclarations de Montebourg (nucléaire =filière d’avenir) ou l’escroquerie du passage à 50 % en 2025 de la part du nucléaire dans la production électrique (fermeture de Fessenheim + création de l’EPR =– 0,8 % et non – 25 %), tout contribue à révéler que les Verts ont en fait avalé de gigantesques couleuvres.


Sans doute la centrale de Fessenheim fermera-t-elle durant ce quinquennat et Cécile Duflot «  fermera l’interrupteur de la centrale  » mais c’est elle aussi qui coupera le ruban de l’EPR de Flamanville…


Concernant les combustibles fossiles, la réalité n’est pas beaucoup plus souriante.

 

Le gouvernement a permis la reprise des forages de Shell au large de la Guyane. Sur les gaz de schiste, Hollande a annoncé la suspension de sept demandes de permis d’exploration de gaz de schiste par fracturation hydraulique. Mais, d’une part, ces sept permis d’exploration étaient condamnés par des défauts de procédure, d’autre part, il reste une centaine de permis encore sur tout le territoire  ! Et quoi qu’il en soit, ce n’est certainement pas la victoire des Verts au gouvernement ou au Parlement mais bien celle de la très grande mobilisation de la population dans les zones concernées.


Au sujet des fameux grands projets considérés comme inutiles par EÉLV, là encore deux beaux exemples de contradictions.

 

D’une part, «  le réveil  » réservé par la police aux squatteurs de Notre-Dame-des-Landes démontre la conception de ce gouvernement et du ministre de l’Intérieur, Valls, en matière de «  gestion des mouvements sociaux  ». D’autre part, la ligne TGV Lyon-­Turin, un projet «  écolo­-productiviste  », illustre les positions complètement ambigües entre les militants de base qui se mobilisent très activement contre le projet et les élus locaux EÉLV qui sont les premiers défenseurs du projet.

Les attraits du pouvoir

Enfin, concernant la politique économique et européenne, le vote sur le TSCG est peut-être la plus belle preuve du marasme qui règne au sein d’EÉLV où personne n’est d’accord sauf… pour rester au gouvernement. L’affaire se complique en effet avec le vote du budget. Si les députés d’EÉLV sont contre le TSCG, ils devraient aussi, logiquement, voter contre le budget qui met en application ce traité. Or, ils ont d’ores et déjà annoncé qu’ils le voteraient pour la mauvaise raison qu’un parti qui vote contre le budget du gouvernement ne peut y rester et devrait passer dans l’opposition. Certes EÉLV peut toujours réserver des surprises ou se diviser, mais leur choix semble bien d’avaler toutes les couleuvres pour rester dans la majorité.


Tous ces dossiers illustrent les contradictions d’EÉLV, reflet au niveau national de leur politique au niveau local, départemental et régional. Cette situation reflète un état schizophrène à nos yeux. Les Verts ont décidé de repeindre leur parti et l’écologie aux couleurs du gouvernementalisme. Ce comportement est un formidable vecteur de démobilisation pour le mouvement écologiste.


Face à ces abdications institutionnelles, il nous faut proposer la construction d’une véritable opposition de gauche au gouvernement, en recherchant la convergence des mouvements écologistes et sociaux, dans une perspective anticapitaliste pour un véritable changement, un changement écosocialiste.

 

NPA (commissions diverses)

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 167 (25/10/12).

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2012 6 27 /10 /octobre /2012 12:53
dangereux

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 167 (25/10/12)

 

Sans grand suspense, Harlem Désir le favori du président, du Premier ministre et de tous les dirigeants du parti a été élu premier secrétaire du PS.

 

Succédant à Aubry, il incarne la garantie d’un PS totalement inféodé aux orientations gouvernementales. Un pas de plus dans le social-libéralisme.À l’issu d’une procédure « démocratique » assez particulière, Harlem Désir a été élu jeudi 18 octobre par 72 % des militants socialistes. Petit problème, au vu du faible enjeu de ce scrutin interne, c’est à peine plus de 46 % des militants qui se sont déplacés pour reconduire celui qui de toute façon fait déjà le job depuis plusieurs semaines.


Table rase dans la gauche du parti


Il faut dire que Désir défendant la motion archi majoritaire présentée par Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault, le résultat était connu d’avance. Certes, il avait face à lui un représentant de la dite aile gauche du parti, Emmanuel Maurel, qui a fait lui à peine plus de 27 % des voix. Commode pour mettre en scène la vie démocratique d’un PS où pourtant ce sont les manœuvres de couloir qui souvent font et défont les majorités, mais pas suffisant pour réellement exister.


Car le grand perdant de ce scrutin aura été la gauche qui tant bien que mal survivait malgré les différentes périodes d’exercices du pouvoir depuis 1981 et l’accumulation des renoncements et des reniements. En témoigne le rôle que Benoît Hamon, jusqu’ici chef de file de cette gauche du parti, a joué depuis l’élection de Hollande. Complètement intégré et solidaire d’un gouvernement où il dispose d’un ramequin ministériel, il a jusqu’ici tout assumé, en particulier la mise en place du TSCG ouvrant le feu de l’austérité de gauche, se ralliant même à la motion Aubry-Ayrault pour ce congrès.


« Rassembleur » autour de l’austérité gouvernementale


À la veille du congrès socialiste qui se tiendra du 26 au 28 octobre, celui qui se veut le « rassembleur » du parti est avant tout le meilleur agent de service après vente, multipliant les déclarations appuyant la politique du gouvernement. Ainsi défend-il dimanche 21 octobre à l’antenne de Radio J la réduction des déficits publics à 3 % « un impératif, une question d’indépendance économique » selon lui. Celui qui encore l’an dernier s’opposait à « l’absurde règle d’or » de Nicolas Sarkozy en est donc devenu un bon petit soldat.


Dès lors, comment peuvent exister une quelconque démocratie interne, une liberté d’élaboration et de débats dans le PS, voire même – soyons fous – un courant défendant une orientation de gauche, alors que le chemin est aussi clairement balisé tant par son premier secrétaire que par le gouvernement ?


Entre petits arrangements avant pendant et après le congrès, partage des postes et surtout solidarité sans faille avec le gouvernement, ce secrétaire général place ses pas entièrement dans ceux d’Hollande et de sa gauche d’adaptation et de renoncements.


Manu Bichindaritz

Partager cet article
Repost0
25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 09:53
total-licenciement.jpg

Cinq à sept milliards d’euros !

 

C’est la somme que l’État est prêt à débloquer pour garantir les prêts de la banque PSA Finance. Il a suffi que la direction du groupe PSA pleure misère et fasse état, non de difficultés, mais d’un risque de difficultés pour sa banque, pour qu’aussitôt le gouvernement ouvre le robinet.


Le groupe PSA s’apprête à licencier 8 000 travailleurs, à fermer l’usine d’Aulnay-sous-Bois, à supprimer 1 400 postes dans celle de Rennes…

 

Et le gouvernement le remercie, avec l’argent des contribuables. À supposer que la banque PSA Finances soit vraiment en difficulté (ce qui est plus que douteux alors que le PDG de PSA dit disposer d’une « sécurité financière » de 12 milliards d’euros), la moindre des choses serait que le gouvernement s’oppose à tout licenciement avant d’octroyer le moindre centime.


Au lieu de cela, Montebourg demande poliment à PSA de bien vouloir sauver quelques centaines d’emplois… sur 8 000 !

 

Ce que, ce mercredi matin, la direction du groupe a dédaigneusement refusé.


Ce gouvernement qui se prétend socialiste montre, une fois de plus, dans quel camp il se trouve. Il garantit les profits des actionnaires de PSA, mais pas les emplois des ouvriers.


 

 
Partager cet article
Repost0
20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 16:57
http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSdu9Yz-YQqccF-vAhLpeDoaKB2ha7J9v2L6zByI6US9RdPjAXVYYYwLIMd
Humour du temps de Sarko et qui remarche avec Hollande!

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 166 (18/10/12)

 

Laurence Parisot, confortée par la victoire des « pigeons », a attaqué la semaine et le gouvernement très fort.
C’est bien entendu dans les pages du Figaro de lundi dernier qu’elle sonne l’alarme et martèle bille en tête les exigences du patronat. Alors que Jean-Marc Ayrault multiplie les gestes en direction du Medef, celui-ci en profite pour faire monter les enchères et exercer une pression croissante sur un gouvernement déjà en grande difficulté.

Parisot se frotte les mains de l’annonce faite par Ayrault sur l’urgence et la nécessité d’un « choc de compétitivité ». Problème dont les médias, journaux télévisés à l’avant-garde, se sont fait les porte-étendard chaque soir. « Nous travaillons avec le gouvernement et nous souhaitons intensifier cette relation de travail pour imaginer ensemble les solutions qui nous permettent de faire face à la situation », précise-t-elle.
En clair, nous entendons dicter notre volonté au gouvernement.

Les arguments rappelleront les roucoulements de la semaine passée, même si au ball trap on sent que c’est Parisot qui tient le fusil et le gouvernement qui sert de pigeon. « Un ouragan » serait à venir sur l’économie française, « certains patrons sont en état de quasi-panique ».
« Vouloir aligner la fiscalité du capital sur celle du travail, cela procède d’une profonde erreur de raisonnement économique […] L’ignorance économique dans laquelle les Français ont été maintenus depuis des années est scandaleuse et explique ce grand ‘bordel’ intellectuel », déclare-t-elle. Ces déclarations sont bien entendu suivies d’exigences. C’est un « choc de 30 milliards » au moins qu’il faut avec baisse des « charges » patronales et soit augmentation de la CSG, soit augmentation de la TVA hors produit de première nécessité.

Alors que syndicats et patrons doivent se rencontrer sur cette question, le patronat est bien déterminé à ne pas s’encombrer en négociations et annonce au gouvernement combien ils veulent, laissant le choix de la méthode.
Le projet de TVA sociale de Nicolas Sarkozy mal enterré n’était qu’un piètre soulagement puisqu’il s’agit, comme partout en Europe, de transférer encore plus d’argent des poches des salariéEs à celles des patrons et des actionnaires.

Laurence Parisot a aussi mené la charge contre la taxation des plus-values mobilières.
« L’alignement de la fiscalité des revenus du capital sur celle du travail est une erreur de raisonnement économique grave. C’est comme les 35 heures », a-t-elle souligné. Ajoutant, « il est temps que le gouvernement prenne à bras le corps le principe de réalité ».

La réponse de Ayrault à Parisot est pour le moins pleine de complaisance et de compréhension : « La France est affaiblie socialement, économiquement, moralement ». Parlant lui-même aussi de « tempête » : « Je ne conteste pas Laurence Parisot ». Dès le lendemain d’ailleurs, pour calmer les ardeurs des possédants, la taxation des œuvres d’art de plus de 50 000 euros était annulée par ce dernier. Dans l’intérêt de la culture et non de la bourgeoisie, qui pourrait penser cela !

Dès aujourd’hui, pour ne pas se faire encore plus déposséder au profit des puissants, l’exemple portugais nous encourage à mobiliser sur tous les fronts pour faire battre en retraite ce gouvernement et les patrons.

Thibault Blondin
Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg