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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 13:21

Vincent Peillon, ministre de l’Education Nationale, évoque-t-il à peine l’hypothèse de se poser la question d’une éventuelle dépénalisation de la consommation du cannabis qu’immédiatement la cohorte des réacs, des droites populaires, des droites extrêmes, des pères la morale, des partisans du toujours plus de flics et de l’enfermement des jeunes poussent des cris d’orfraie et montent au créneau pour exiger sa peau.

 

Du coup il a à peine fini sa phrase qu’il a été immédiatement recadré par son premier ministre.

 

Moralité : Une idée de gauche quand elle pointe son nez est désavouée même quand elle germe dans la tête d’un ministre.

 

Et de ce scénario on commence à avoir l’habitude et en plus on connaît son nom : le renoncement.

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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 11:52
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Le gouvernement prétendait aligner l’imposition du capital sur celle du travail…

 

L’une des rares mesures effectives était la suppression du « prélèvement forfaitaire libératoire ». Par exemple, jusque-là, lorsqu’un chef d’entreprise ayant créé son entreprise la cédait, sa plus-value était taxée de 19 %, au lieu de subir le barème de l’impôt sur le revenu (beaucoup plus lourd pour de telles sommes, et que les salariés, eux, ne peuvent esquiver). Il était même exonéré d’impôt s’il reversait au moins 80 % dans une autre entreprise dont il n’est pas dirigeant.


En supprimant ce privilège, le projet de budget allait donc soumettre ces plus-values à 45 % (plus 15 % de cotisations sociales) si elles dépassaient 150 000 euros, mais… bien sûr à partir du 150 000 e euro, et à condition que ce ne soit pas une vente avec départ à la retraite, que l’entreprise n’ait pas le statut de « jeune entreprise innovante », que les actifs n’aient pas été détenus plus de dix ans, que 80 % de la plus-value ne soient pas réinvestis dans une autre entreprise…  

Bref, quelques bons parachutes !

Tout un petit milieu d’entrepreneurs (comme le PDG de PriceMinister, petit frère de l’ex-ministre UMP Nathalie Kosciusko-Morizet, ou encore le PDG fondateur de Meetic) s’est mobilisé pour hurler à la mort et crier à l’expropriation pure et simple ! Les médias ont complaisamment relayé la détresse de ces nouveaux Misérables, autobaptisés les « pigeons ». Laurence Parisot a voulu se faire remarquer à son tour… et a dénoncé « le racisme anti-entreprises » qui règnerait en France !

Le 8 octobre, Hollande rend leur pain au chocolat aux pauvres patrons. La nouvelle mesure est retirée. L’abattement rétabli est même élargi à ceux qui réinvestissent sans renoncer à être dirigeants, et même à tous les « investisseurs » (les spéculateurs) détenant plus de 10 ou 15 % du capital ! Des négociations sont en cours avec le Medef pour lui apporter de nouvelles assurances…

Voici donc enterré le principe d’une égalité des revenus du capital et du travail devant l’impôt. Avec une promptitude qui en dit long sur le « courage » politique, et la solidarité de classe, du nouveau pouvoir socialiste.
Le ministre du Budget Jérôme Cahuzac a déclaré que ces ajustements « coûteront plusieurs centaines de millions d’euros » et que « cet impact devra être compensé ». On peut parier que les pigeons seront les salariés.

Yann Cezard
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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 10:24

profit

Il aura suffi de trois jours de fronde patronale sur Internet pour que le gouvernement abandonne son projet de taxer les plus-values réalisées lors de la vente d'une entreprise par son créateur.

 

Le gouvernement souhaitait pourtant simplement porter l'imposition de ces plus-values au niveau où sont taxés les revenus de tout un chacun. Bref, il ne s'agissait même pas d'une mesure discriminatoire à l'encontre des patrons.

Pourtant, devant ce manque à gagner, ces patrons se sont mobilisés rapidement et ne se sont pas privés d'user du mensonge et de la mauvaise foi, bien relayés par une presse complaisante.


Leur dénonciation de « la taxe de 60 % sur les PME » laissait entendre que toutes les entreprises seraient plus taxées, alors que le gouvernement ne souhaitait augmenter que la taxe sur les plus-values liées à la vente, et non celle sur les bénéfices.

 

Ce chiffre de 60 % brandi par les frondeurs n'a été obtenu qu'en ajoutant la CSG et le RDS aux 45 % d'imposition, taux qui lui-même ne concerne en fait que les plus-values les plus importantes.

 

Et puis, mettre en avant les créateurs de petites entreprises, jeunes, dynamiques et méritants, est une vieille tactique patronale pour séduire le quidam et obtenir des concessions du gouvernement. Les frondeurs se sont même baptisés « pigeons » pour mieux se faire passer pour des contribuables vertueux injustement plumés.


Ces patrons ne sont pourtant pas tous des gagne-petit, loin s'en faut. Le journal Libération a cité trois de ces patrons « pigeons » ayant vendu leur entreprise, l'un à 70 millions d'euros, le second à 182 millions, le dernier à 475 millions !

Grâce à cette campagne et surtout grâce à cette reculade manifeste et piteuse du gouvernement, ces plus-values ne seront donc taxées qu'à un taux forfaitaire de 19 %. C'est le retour au système en vigueur jusque-là.


Mais, face aux récriminations des patrons, et pas seulement des soi-disant petits, le gouvernement est allé encore plus loin dans le recul. En effet, si l'on en croit le journal Les Échos, ce ne serait plus seulement les « créateurs d'entreprise » qui échapperaient à la nouvelle taxation des plus-values, mais tous les actionnaires, créateurs, investisseurs ou dirigeants, à condition qu'ils détiennent une part « significative » du capital proche de 10 à 15 %, et pour une durée de deux à cinq ans.

 

Les gros et très gros actionnaires bénéficieront donc eux aussi, pour la taxation des plus-values de cession de leurs actions, d'une taxation au taux de 19 %. C'est pour eux un très gros cadeau. Pour Hollande et pour le gouvernement, qui avaient promis de taxer au même niveau capital et revenu du travail, c'est plus qu'un recul : une véritable capitulation.


Stéphane FORT

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2306&id=11

 
Qui sont ces « pigeons » ?

Les pétitionnaires qui ont réussi en deux jours à faire se dégonfler le gouvernement se présentent, et sont présentés par le gouvernement dans ses excuses, comme des « entrepreneurs ».


Sous ce vocable flatteur, le public croit distinguer des capitalistes qui, bien sûr, exploitent leurs ouvriers et ramassent les fonds publics, mais qui, au moins, construisent quelque chose : des chemins de fer, des tonnes de fonte, des millions de boîtes de corned-beef, bref quelque chose qui peut servir.


C'est mal connaître « l'entrepreneur » contem-porain, celui qui crée une « entreprise » pour la revendre rapidement en ramassant quelques dizaines, voire quelques centaines de millions d'euros. Le promoteur des « pigeons », par exemple, a fait fortune en inventant le site de rencontres Meetic. Son « génie » consiste donc à avoir, mieux que ses concurrents il est vrai, informatisé le thé dansant pour célibataires consentants.


Cela correspond certes à un besoin social, mais ça fait plus penser à l'aigrefin qu'au capitaine d'industrie, et à l'épervier qu'au pigeon...


Paul Galois

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2306&id=12


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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 11:56
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Le rassemblement au mondial de l’automobile de plusieurs centaines de travailleurs d’entreprises en lutte pour la survie de leur usine et de leur emploi s’est terminé par des tirs de gaz lacrymogènes sur les salariés.


Face aux salariés qui luttent pour défendre leurs emplois tels les Sanofi, PSA, 3 Suisses, Fralib, Faurecia, ArcelorMittal et Samsonite, Ford le gouvernement répond par la répression policière.


Ce même gouvernement qui par contre a cédé en quelques heures aux « pigeons », gros patrons déguisés en petits. Ce sont ces mêmes patrons, à qui le gouvernement Ayrault a cédé, qui licencient à tour de bras pour augmenter toujours plus leurs profits, et satisfaire une poignée d'actionnaires.


Une preuve de plus que ce gouvernement n'est pas des nôtres, même comme cousin très éloigné. A cette gauche libérale et respectueuse des patrons et des marchés financiers, il est urgent d'opposer une gauche de combat !

 


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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 12:58
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Le NPA fait partie de ceux qui ne jouent pas sur les mots quand il s’agit de juger la politique menée par le tandem Hollande-Ayrault :

 

sur les grandes orientations économiques et sociales (mais sur les Roms aussi) nos sociaux-libéraux sont égaux à eux-mêmes ...et à Sarkozy comme on en jugera à partir des observations du Canard Enchaîné (voir ci-dessous) sur leur politique fiscale, plus précisément sur les fameuses niches.


Le palmipède du mercredi n’y va pas de patte morte qui sous-titre son article d’un assassin "Les socialistes recyclent les techniques éprouvées qu’ils dénonçaient dans l’opposition".

 

Ce qui nous fait dire, à l’adresse de nos camarades du Front de gauche, que la logique d’opposition au sarkozysme doit se poursuivre face au néosarkozysme de gauche, hors de toute subtile contorsion sur la nécessité de s’opposer à des mesures d’austérité, pas au gouvernement qui les promeut !

 

Il en va de la crédibilité d’une authentique politique de gauche qui doit fuir comme la peste tout ce qui s’apparente à des tactiques politiciennes où les paroles dénoncent mais les actes approuvent (vote du collectif budgétaire et des "emplois avenir" par les députés du Front de gauche). Là est la voie de l’unité si souvent invoquée mais si souvent malmenée par, justement, ces entrechats qui jouent au chat et à la souris avec une opposition qui n’en est pas une tout en prétendant l’être... (1)


Les batailles des Sanofi, Pilpa, CIF, PSA, et tant d’autres, pour leurs emplois appellent, pour déjouer la délibérée impuissance gouvernementale à mettre au pas le patronat, une réponse en termes de radicalité politique qui joue clair et dise non à Hollande et à Ayrault...sans attendre 2014 (élections municipales et européennes) [2]  !

 

Oui, dire non à ce pouvoir qui, impénitent copieur du sarkozysme, pourrait créer, à défaut d’une mobilisation décidée d’une opposition de gauche ancrée dans les luttes sociales, les conditions du retour du modèle pourtant tellement honni !

 

Notes:


(1) [Mélenchon : une manifestation [contre le TSCG] "d’opposition aux politiques d’austérité", pas au gouvernement->http://tempsreel.nouvelobs.com/soci...], position toujours en continuité, malgré le ton qui monte, avec ces déclarations juste après la présidentielle " Mélenchon : Ni soutien, ni participation, ni opposition [au gouvernement]... L’extrême gauche donne des consignes pour la grève ou le reste, mais pas nous !... Face à Hollande, Besancenot dit "on doit être l’opposition", mais laissons le respirer, donnons une chance à notre pays..."


[2] Mélenchon écrit sur son blog le 12 juillet dernier "les urnes seront de retour assez vite pour être des points de passages politiques où régler les comptes. Les élections Municipales et les Européennes se présentent dans un délai rapproché. Il est suffisant pour permettre une bonne montée en puissance d’un niveau de conscience politique et d’une volonté d’action plus élevé qu’elle ne l’est à présent et qu’elle risque de l’être avec la déception que les socialistes vont déclencher. Si nous y avons assez de forces ce peut être l’occasion d’un changement de cap global de la situation toute entière." Révolution par les urnes oblige, les luttes doivent servir à entretenir la pression jusqu’aux prochaines échéances électorales. L’idée que, l’austérité n’attendant pas et la situation des salariés et des plus pauvres s’aggravant chaque jour plus, le changement politique par la mobilisation sociale c’est ...maintenant n’effleure pas le dirigeant du PG. Electoralisme quand tu le tient...


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Le Canard Enchaîné du 3 octobre 2012

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A lire aussi


Gouvernement. Derrière les manoeuvres sur l’augmentation de la CSG, c’est une double austérité qui se prépare !

Ah ! ces brèves qui en disent si long sur ce qu’il faut combattre d’urgence !

En débat avec le Front de gauche...

Les communistes et le gouvernement : "de facto nous sommes dans la majorité" !

Point de vue. Le Front de Gauche et le syndrome de "la gauche édredon"

 

Nos dossiers

 

Front de Gauche, A la gauche du PS, NPA, Fiscalité et Gouvernement

Cela vous étonne ? Hollande fait du Sarkozy !

http://npaherault.blogspot.fr/

 

http://bellaciao.org/fr/spip.php?article130602

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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 08:28
voixdesonmaitre

dimanche 26 août 2012 par Pièces et main d’œuvre


Ne vous demandez pas ce que la gauche peut faire pour la population, demandez-vous ce que la population peut faire pour la gauche.


En avril et mai 2012, la social-technocratie représentée par le PS et François Hollande a gagné les élections législatives et présidentielles contre la technocratie libérale représentée par l’UMP et Nicolas Sarkozy. Cette victoire résulte d’un plan de bataille conçu par les stratèges de Terra Nova, un "think tank" proche du PS, "piloté par une demi-douzaine de permanents, doté d’un budget annuel d’environ 500 000 euros, financé par des mécènes comme Areva, Air France, Microsoft, ou la S.N.C.F. (Le Monde, 20 juillet 2012)


Loin d’être secret, ce plan de bataille publié sur le site de Terra Nova, le 10 mai 2011, était lu et commenté par les membres du microcosme politico-médiatique. Aujourd’hui les analystes de Terra Nova ont rejoint les bureaux des ministères, sauf le principal d’entre eux, Olivier Ferrand, mort d’un jogging de trop.


Leur rapport, "Gauche : quelle majorité électorale pour 2012" (Bruno Jeanbart, Olivier Ferrand, Romain Prudent), exhibe un cynisme si époustouflant, si décomplexé dans le séquençage marketing de l’électorat, il explique avec tant d’ingénuité comment manipuler et duper chaque catégorie, ou pourquoi il faut mépriser la classe ouvrière, que nous ne pouvons faire moins que de contribuer à notre tour à sa publicité, suivant la maxime de Marx : "Il faut rendre la honte plus honteuse encore, en la livrant à la publicité."


Notre seul regret est de ne pouvoir publier aussi les notes de Patrick Buisson, l’éminence brune de Nicolas Sarkozy, dont le contenu aurait à coup sûr démontré la symétrie, la similitude et la complémentarité des deux hémisphères partidaires de la technocratie.



Terra Nova stratégie électorale gauche
Version prête à circuler
2.7 Mo

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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 12:23
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Communiqué du NPA


Le conseil fédéral d’EELV a décidé de rejeter le traité budgétaire européen.

 

Daniel Cohn-Bendit a qualifié le Conseil fédéral de « dramatiquement nul ». Cécile Duflot a annoncé qu’elle ne démissionnerait ni du gouvernement ni d’EELV. Depuis le premier ministre a apporté son soutien aux ministres écologistes.


Difficile de dire, dans cette farce politique, qui est le plus ridicule.

 

Mais, derrière la farce, c'est bien une crise politique qui mûrit à l'approche du vote du pacte budgétaire puis du vote du budget. Dans tout le pays, face à l'austérité et à ses conséquences, face aux plans de licenciements, à la montée du chômage et de la précarité, face à un gouvernement qui se plie à la volonté des financiers et du patronat, le mécontentement monte de partout, s'accumule. L'attentisme domine encore, mais la révolte pourrait bien exploser.


Certes, le gouvernement pourra imposer la règle d'or de l'austérité mais avec l'appui de l'UMP et il lui sera de plus en plus difficile d'imposer sa politique aux partis qui le soutiennent au gouvernement ou hors du gouvernement comme le Front de gauche.

 

Il sera de plus en plus difficile aux directions des grandes confédérations syndicales de continuer à se prêter au jeu de la concertation sociale.


Les travailleurs n'ont pas à craindre cette crise. Ce gouvernement se dit de gauche mais il n'est pas le leur, il est celui des classes dominantes. La défense de leurs propres intérêts implique de s'engager dans une opposition résolue et sans ambiguïté à sa politique.

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25 septembre 2012 2 25 /09 /septembre /2012 13:00
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Après le show des primaires, que certains commentateurs avaient un peu rapidement érigé en modèle démocratique, c’est désormais un peu la gueule de bois à l’occasion du congrès du PS.


Officiellement tout est normal : cinq motions en concurrence, dont certaines peuvent même paraître de gauche. C’est le cas notamment de la motion « Oser, plus loin, plus vite » dont le premier signataire est Stéphane Hessel, et surtout « Maintenant la gauche », motion qui regroupe les anciens amis de Benoît Hamon, en particulier Jérôme Guedj, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche… ou Paul Quilès (le « monsieur propre » de la France au Rwanda). Un vote des militants est naturellement prévu, le 11 octobre prochain, avant que ne démarre le congrès à Toulouse du 26 au 28 octobre.


Là où le bât blesse, c’est que les résultats sont déjà connus avant que les votes n’aient eu lieu !

 

Une nouvelle innovation de la social-démocratie qui décidément porte bien mal son nom et qui a forcément un peu choqué. Détail important : cela ne concerne pas que la nomination du futur secrétaire général Harlem Désir – « la victoire d’un apparatchik pur jus » pour reprendre le titre d’un article du Monde – tandis qu’un lot de consolation semble être offert au perdant Jean-Christophe Cambadélis à qui on aurait promis (mais faut-il croire aux promesses de ses amis politiciens ?) une vice-présidence du Parti socialiste européen, et peut-être même plus tard une présidence…


Cela concerne aussi l’ensemble du système de direction :

 

d’abord l’ensemble des (futurs) secrétaires nationaux qui ont été nommés dès juillet, puis toutes les autres instances. C’est ainsi que, jusqu’au dernier moment, les tractations sont allés bon train pour échanger une place au bureau national contre deux places au conseil national, avant que les votes ne départagent officiellement les divers courants… plus tard.


Un vaudeville qui reflète en même temps un réel problème politique.

 

La «gauche» du PS incarnée par Benoît Hamon, qui avait fait un score plutôt honorable au congrès de Reims, est désormais phagocytée par le courant majoritaire contre des places sonnantes (et si possible pas trop trébuchantes) dans la direction du parti et au gouvernement. Mais quelques-uns ruent dans les brancards. Le TSCG a du mal à passer et d’une manière générale l’ensemble des attaques annoncées peuvent indisposer, sans parler du cynisme et de la brutalité d’un Valls qui peut quand même choquer certains électeurs de gauche. Les municipales ne sont pas si loin, et les retours de bâton ne sont pas exclus…


Bref, au-delà des petits calculs, il n’est pas toujours facile d’arriver au pouvoir quand on prétend être un parti de gauche, surtout dans la période actuelle. Aussi, pour prévenir les critiques, et éviter trop d’emballement, surtout si la rue devait s’en mêler et pas uniquement les électeurs déçus, un parti bien ficelé est toujours utile, ce qu’on appelle parfois un « parti godillot ». Voilà qui est fait, du moins sur le papier.


Jean-François Cabral

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12 septembre 2012 3 12 /09 /septembre /2012 10:06
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Après l’augmentation de 2 % enregistrée cet été, GDF Suez vient de transmettre à la commission de régulation de l’énergie (CRE) sa demande de révision tarifaire pour le 1er octobre.

 

Dans ce dossier, le régulateur dispose d’un avis contraignant, même si le gouvernement peut toujours décider de passer outre.

 

Au titre de l’évolution de ses coûts d’approvisionnement, l’entreprise réclame une majoration de 1 % des prix réglementés du gaz, qui concernent près de 11 millions de foyers. Mais GDF Suez plaide aussi pour une hausse de « rattrapage » de 6 points.

 

Lire sur LeFigaro.fr

 

Commentaire:

 

Autre son de cloche: GDF peut faire appel au conseil d'état pour obliger le gouvernement à faire appliquer les tarifs... Qui dit vrai?

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10 septembre 2012 1 10 /09 /septembre /2012 13:01
dangereux

 

Ce soir, François Hollande voulait partir à la reconquête de l'opinion mais son agenda du redressement pour 2014, c'est une politique pour les patrons et les banques.

 

Il nous ressert la fable du gagnant gagnant. Il prétend conjuguer flexibilité pour les patrons et protection pour les salariés, en réalité il annonce de nouvelles déréglementations du travail, encore plus de précarité…

 

Il a le culot de présenter la baisse des cotisation sociales et leur probable transfert sur la CSG, comme une mesure de justice alors que ce sont nos salaires qui sont amputés et notre protection sociale qui est remise en cause.

 

Contre les plans sociaux, Hollande n'a rien à dire, il n'avait rien à dire aux salariés de PSA.

 

En prime, Hollande a le cynisme de demander aux organisations syndicales de négocier la mise en œuvre d'une politique exclusivement au service du patronat. L'austérité ne se négocie pas !


Pour que l’Etat puisse continuer à verser plus de 50 milliards par an aux banques et aux riches au titre de la dette publique, Hollande aggrave la politique d'austérité de Sarkozy et revendique la réduction du déficit budgétaire à hauteur de 30 milliards : 10 milliards de réduction des dépenses publiques, c’est la poursuite des destructions d’emploi dans la fonction publique.

 

Quand aux 10 milliards d’augmentation des rentrées fiscales, il appelle les plus aisés à faire preuve de « patriotisme » et se permet même de dire que les 75 % pour les revenus supérieurs à un million est symbolique… ce qui n’est pas symbolique en revanche c’est le gel du barème des impôts !


Hollande n'a pas osé parler du traité de l'austérité, le pacte budgétaire concocté par Merkel et Sarkozy qu'il soumettra au vote du Parlement début octobre.


Et dans la foulée, il assume aussi la poursuite du nucléaire, du discours et de la politique sécuritaires, des expulsions de roms…


Pour ceux qui hésitaient encore, les doutes doivent être levés, face à ce gouvernement nous n’aurons que ce que nous imposerons.

 

Dans la foulée des mobilisations immédiates contre le TSCG le 30 septembre et contre les plans de licenciements les 29 septembre et 9 octobre, du rendez-vous antinucléaire du 13 octobre, des mobilisations au côtés des sans-papiers… le NPA appelle à construire une opposition de gauche unitaire, une opposition ouvrière et populaire, seule capable d’empêcher la droite et l’extrême droite de profiter du désespoir que ne manquera pas de provoquer cette politique.

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