Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 11:47
16 05 12 MANUEL-VALLS-RAMBO-SB

Apparemment le changement pour le Premier Ministre Ayrault, c’est de réunir une dizaine de ministres pour continuer à faire ce que Guéant, Hortefeux ou Besson faisaient seuls.


Leur réponse c’est d’envoyer 205 flics supplémentaires sous le contrôle d’un superpréfet de police. C’est donc la logique répressive qui prime, alors que les renforcements récurrents des effectifs de police sous Sarkozy ont non seulement prouvé leur inefficacité à régler le problème de la délinquance mais ont surtout accentué les tensions entre la population et l’Etat. Plutôt que de revenir sur les mesures de la droite, la « gauche » s’aligne et veut mieux coopérer avec Gaudin pour la mise en place de plus de 4800 caméras de vidéo surveillance.


L’enfermement y prends une bonne place également : création d’un quartier pour mineurs à Aix ou Marseille, d’un Centre Éducatif Fermé (CEF) à Marseille… Crise oblige, leurs ouvertures se feront « à budget constants » et viennent donc remplacer des foyers existants.


L’appareil judiciaire va être également renforcé.

 

Ce seront autant de moyens supplémentaires pour enfermer des mineurs dits « primo délinquants » ce qui encouragera leur aspiration dans la spirale infernale des réseaux mafieux. De nombreux travailleurs sociaux sont montés aux créneaux ces dernières semaines, désirant recentrer le débat sur le manque de moyens éducatifs et sociaux. Mais soyons rassurés … Jean Marc Ayrault a annoncé 4 éducateurs supplémentaires !!!


S’ils veulent lutter contre les « réseaux », les socialistes feraient mieux de balayer devant leur porte : qui pourrait croire qu’ayant mis sur la touche Jean Noël Guerini, les liens entre les milieux politiques et mafieux seraient coupés ? Il faut le dire : les premiers délinquants sont les politiques clientélistes et mafieuses, les bailleurs sociaux qui délaissent les quartiers pauvres, les porteurs des plans de rénovation urbaine qui tentent de chasser la misère hors de la ville, la police qui vient remplacer les travailleurs sociaux, etc. .


Cette politique ne peut que renforcer le choix fait par Gaudin et la droite du renforcement de la métropolisation.

 

La « capitale européenne » que nous a servi Ayrault, c’est celle que Gaudin, Hovsepian, Ghali ou Menucci servent depuis longtemps : une ville « nettoyée » des pauvres et des immigrés, construite pour les touristes et un projet Euromed dont la population ne verra pas les retombées.


Face à ces nouvelles annonces, les résistances sont à développer.

 

Le NPA sera bien évidemment prêt à accueillir Ayrault la semaine prochaine, aux côtés des habitants de Picon-Busserine, des Crottes, de la Savine et d’ailleurs qui se défendent face à la guerre urbaine que l’Etat et les bailleurs mènent. Le NPA sera également de ceux qui résistent face au racisme «normal» de Valls et consort qui prend une ampleur particulière à Marseille. Lorsque les jeunes ont le choix entre les kalachnikov des mafias et les armes de la BAC pointées sur eux parce qu’ils sont trop bronzés, rapide est l’enlisement.


De véritables mesures sont nécessaires pour Marseille, comme pour l’ensemble des jeunes et des salariés de ce pays. Ce n’est de tout évidence pas l’armée qu’il faut envoyer mais engager un plan d’urgence social, une politique de justice sociale, anti-raciste, menée par et pour les habitants des quartiers.

 

http://www.npa2009.org/content/gaudin-sarko-enlevez-vos-masques-de-ministres-de-gauche

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 11:21
dangereux
Publication: 06/09/2012 06:00
 

En France, depuis le 6 mai dernier, quelque chose a changé, mais quoi ?

 

L'ambiance politique n'est plus la même. C'est certain. Elle est moins anxiogène, moins conflictuelle. Le nouveau locataire de l'Élysée développe un discours qui tranche avec les dernières années que nous avons subies. Le verbe n'est pas agressif, pas insultant, il se veut apaisé, calme, soucieux du compromis et du règlement des affaires en bonne entente.


Fini donc les diatribes qui stigmatisent une partie de la population et qui transforment les victimes de la crise en coupables. Place à l'apologie du consensus. Rien à dire, Nicolas Sarkozy et l'UMP ont bel et bien été chassés du pouvoir. Et c'est très bien comme cela.

 

La droite est donc partie, mais sa politique ?

 

Bien sûr, des mesures symboliques de début de mandat sont venues nous redire que la gauche avait repris les commandes : justice des mineurs, loi sur le harcèlement sexuel, blocage des loyers, plafonnement des patrons des entreprises publiques, etc. Mais au final, lorsqu'il s'agit de faire les premiers comptes, rien de comparable entre le pour et le contre. La question n'est d'ailleurs pas de se contenter de telle ou telle mesure, mais d'apprécier dans quel cadre général ces options s'inscrivent.


Sans surprise, le gouvernement Ayrault mène une alternance molle, sociale-libérale.

 

La politique, dans les faits, suivra globalement les grandes lignes des gouvernements précédents, avec un aménagement social et sociétal à la marge. Car, fondamentalement, l'urgence consiste toujours, aux yeux de nos gouvernants, à sortir le capitalisme de sa crise, par tous les moyens nécessaires, plutôt que de nous protéger d'un système capitaliste en crise. Nous connaissons la feuille de route du nouveau gouvernement. La droite avait montré beaucoup d'ardeur à sauvegarder les intérêts des riches et des capitalistes, cette gauche là ne fera rien de tel pour défendre ceux des exploités et des opprimés. On serait pourtant en droit de penser qu'il s'agit de sa vocation historique. Mais les vocations évoluent et cela fait déjà longtemps que, pour cette gauche, pareil objectif est hors-sujet.


Ainsi, ce gouvernement se contente-t-il de faire ce qu'il a dit qu'il ferait.

 

Ni plus, ni moins. "Je serai le président qui ne promettra que ce qu'il pourra tenir", avait prévenu François Hollande, avec une certaine honnêteté. Il est donc bien celui qu'il a promis d'être. Qui, à gauche, peut feindre l'étonnement, ou la frustration ? Depuis le début de son mandat, nous savons, dans nos fors intérieurs que, sous ce gouvernement PS-EELV, rien ne sera donné et que ce que nous parviendrions à gagner, nous ne le devrons qu'à nos propres combats. Si l'on se réfère aux expériences passées, en France ou dans d'autres pays d'Europe, au bout de quelques mois, cette gauche libérale finit toujours par agacer la gauche - et pas véritablement la droite. Ainsi la ratification du pacte européen budgétaire, qui grave dans le marbre la purge libérale pour combler les déficits publics. Ainsi la politique d'immigration, conduite par un ministre de l'Intérieur qui, les mots en moins, mène les mêmes discriminations que ses prédécesseurs. Ainsi sa gestion accompagnatrice des nombreux plans de licenciements qui s'accumulent les uns après les autres. Gestion qui fâche les licenciés et pas les licencieurs.


Bref, de l'ère Jospin, cette gauche libérale a notamment retenu qu'il fallait apprendre à mieux communiquer. Face à la fermeture de l'usine Renault Vilvoorde et aux licenciements chez Michelin, le Premier ministre socialiste avait fini par dire sa vérité : "L'État ne peut pas tout." Aujourd'hui, pareille franchise n'est plus de mise. Les boîtes de communication veillent au grain. "L'État ne laissera pas faire" lance, presque enthousiaste, François Hollande à propos du dossier PSA. Seulement voilà, dans le faits, l'État décide ne rien faire, alors qu'il pourrait taper du poing sur la table en utilisant le moyen de pression dont il dispose : l'argent public régulièrement distribué à tous ces groupes licencieurs. Il pourrait menacer de récupérer ces sommes, interdire les licenciements et exproprier les entreprises qui licencient dans le seul but de réaliser plus de profits. Mais, en à peine quelques semaines, la normalité à gauche a déjà muté en normalisation de la gauche.


L'espoir ne peut donc surgir que de la gauche non gouvernementale, sociale et politique.

 

Allons-nous nous réveiller, comme à chaque fois, seulement à mi-mandat, pour nous faire entendre ? En embuscade, la droite et l'extrême droite attendent leur heure, et apprennent à compter ensemble. L'urgence sociale et écologique rend caduques toutes demi-mesures. Quant à l'histoire socialiste récente - 1981, 1988, 1997 - elle vient nous dire que si la majorité d'entre nous ne se mobilise pas dès à présent, alors, une fois encore, les classes populaires seront flouées par la gauche au pouvoir. Inutile d'attendre les désillusions qui déjà se dessinent, et dont il ne sort jamais rien de constructif ou de bénéfique, inutile de succomber à la culpabilisation des appels à la raison et à la patience lancés par le gouvernement.


À gauche, le débat n'oppose pas les impatients aux patients, mais ceux qui veulent faire payer la crise aux capitalistes, seuls véritables responsables, à ceux qui y renoncent. Enfin, M. Hollande, inutile de réclamer un quelconque crédit, la maison n'en fait plus à présent... c'est ça aussi, le changement !

 

http://www.huffingtonpost.fr/olivier-besancenot/hollande-crise-dette_b_1855063.html

Partager cet article
Repost0
8 septembre 2012 6 08 /09 /septembre /2012 09:18
Manuel Valls et Brice Hortefeux.
Manuel Valls et Brice Hortefeux. (Photomontage AFP)  CHRISTOPHE GREUET
07/09/2012, 12 h 23 | Mis à jour le 07/09/2012, 12 h 25

Bête noire de la gauche lors du quinquennat de Nicolas Sarkozy, Brice Hortefeux n'en aurait pas fini avec le ministère de l'Intérieur.

 

Le Figaro révéle que le député européen a été invité à déjeuner, hier, par l'actuel locataire de la place Beauvau, Manuel Valls. Un repas "en tête à tête", selon le quotidien, qui se serait déroulé dans les locaux du ministère. En mai dernier, L'Express signalait qu'une premier repas entre les deux hommes aurait déjà eu lieu, quelques jours à peine après l'entrée en fonction de Manuel Valls.


La date de la rencontre d'hier est loin d'être anodine. Quelques heures à peine après ce repas, Manuel Valls était l'un des invités-phares de la réunion interministérielle sur la sécurité à Marseille. Le Figaro précise que le sujet était au centre du déjeuner, et rappelle que "Brice Hortefeux avait déjà envoyé des renforts policiers et s'était rendu plusieurs fois, mais aussi et plus largement la lutte contre l'insécurité dans les quartiers sensibles".


Valls déjà comparé à Guéant et Hortefeux


Au cours de la réunion d'hier, Jean-Marc Ayrault a promis de nouveaux moyens pour régler les questions de sécurité de la ville phocéenne. La réunion était organisée après que la sénatrice PS de la ville, Samia Ghali, ait appelé à l'envoi de l'armée dans la deuxième ville de France. Proposition balayée d'un revers de main par Valls, qui avait déclaré qu'"il n'y a pas d'ennemi intérieur".


Pourtant, le successeur de Claude Guéant a été fortement critiqué par la gauche de la gauche lors du démantèlement, en août dernier, de plusieurs camps de Roms (y compris dans la propre ville il est maire, Evry). L'association La voix des Roms avait alors affirmé dans un communiqué que Manuel Valls "pourrait porter les couleurs de l'UMP pour la présidentielle 2017", et avait comparé l'action du ministre PS à celles de Claude Guéant et… Brice Hortefeux.

 

 

http://www.midilibre.fr/2012/09/07/manuel-valls-dejeune-avec-hortefeux-pour-parler-securite-a-marseille,558613.php


Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 13:18
dangereux
6 septembre 2012
  

Hollande candidat promettait une renégociation du «  traité d’austérité  » (sic). Hollande président s’apprête à le faire passer en force et à l’appliquer dans toute sa brutalité.


Le premier point clé du Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG), ou «  pacte budgétaire  » est la fameuse règle d’or qui impose un «  budget général […] équilibré ou en excédent  ». Autrement dit, le déficit structurel – c’est-à-dire hors éléments exceptionnels et service de la dette – ne doit pas dépasser 0,5 % du PIB. En 2010, ramener le déficit structurel de la France, qui était de 5 % du PIB, à 0,5 % aurait supposé une économie de près de 87 milliards d’euros  !


Le traité impose aux États de prévoir un mécanisme de correction déclenché automatiquement en cas de dérapage important par rapport à l’objectif. Il envisage en outre des sanctions quasi automatiques pour les déficits jugés excessifs et la possibilité pour un ou plusieurs États de porter plainte auprès de la Cour de justice européenne contre un pays fautif de ne pas infliger suffisamment de restrictions à sa population.

 

Un pays qui n’aura pas ratifié le pacte budgétaire ne pourra pas avoir accès aux fonds du Mécanisme européen de stabilité (MES) entré en vigueur le 1er juillet.

 

Tout prêt est directement conditionné au TSCG et à sa règle d’or. Il peut aussi être assorti d’un programme d’ajustement macroéconomique, qui rappelle tristement les plans d’ajustement structurel imposés par le FMI aux pays du Sud. C’est précisément le FMI lui-même qui exercera le contrôle  ! Celui qui parle le mieux des conditions de l’intervention du MES, c’est Jean-Claude Trichet (ex-président de la Banque centrale européenne de 2003 à 2011)  : «  Si un pays n’applique pas suffisamment les accords, alors les autorités européennes doivent pouvoir prendre le pouvoir dans ce pays  ».

 

Il n’y a pas eu de renégociation, les 120 milliards du Plan de relance européen consistent pour moitié en un «  redéploiement  » de fonds déjà programmés pour être dépensés d’ici 2014, et, surtout, ils ne changent rien sur le fond. On peut l’appeler Merkhollande, c’est le même traité que version Merkozy  !


Hollande refuse de soumettre la ratification du Traité à un large débat public.

 

Le Conseil constitutionnel l’aide en affirmant que «  l’autorisation de ratifier le traité ne devra pas être précédée d’une révision de la Constitution  ». Le texte précise pourtant que la règle d’or devra être intégrée «  par le biais de dispositions contraignantes et permanentes, de préférence au niveau constitutionnel  », le Conseil constitutionnel s’en moque, il fait d’abord de la politique. Pas de révision de la Constitution, donc ni convocation du Congrès ni référendum.

 

L’affaire peut être conclue illico presto  !

 

Le traité sera simplement soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat début octobre en même temps que la loi organique visant à traduire le traité dans les finances publiques, la déclaration de politique européenne du gouvernement Ayrault et… un texte sur ses objectifs de réduction des déficits publics à 3 % fin 2013 et à l’équilibre en 2017 – le collectif budgétaire voté par le PS, EÉLV mais aussi le Front de Gauche en juillet visait déjà une réduction du déficit à 4,5 % du PIB fin 2012.


L’austérité avance à marche forcée  !


Concernant la ratification du traité, les parlementaires d’Europe Écologie- Les Verts et même une partie de ceux du PS menacent de ne pas la voter, le Front de Gauche votera contre et réclame un référendum. Le gouvernement s’apprête à imposer le TSCG grâce à une majorité avec la droite.


Toutes les forces qui, en 2005, ont construit le «  Non de gauche au TCE  » doivent se retrouver pour faire barrage au TSCG.

 

Les délais sont courts, mais les points d’appui existent  : cadres unitaires – national et locaux – contre la dette, appel lancé par Copernic et Attac «  Non au Pacte budgétaire européen, oui au référendum  », appel à manifester du Front de Gauche…, même la CES a pris position contre le traité. Une véritable mobilisation unitaire de l’ensemble de la gauche politique et sociale contre le traité et contre l’austérité est à l’ordre du jour. L’enjeu  ? Dans l’immédiat, ne pas laisser Hollande faire passer son traité tranquillement, et occuper la rue au moment où députés et sénateurs prétendront voter en notre nom. Au-delà, prendre enfin ensemble le chemin de la contre-offensive, de la construction d’une opposition à gauche à ce gouvernement.


Une autre Europe est nécessaire et urgente  : elle passe par le rejet du TSCG et par des mouvements sociaux et politiques capables d’imposer des mesures anticapitalistes, le partage des richesse et du temps de travail, l’annulation de la dette, la réquisition des banques dans un service public. Parce que la crise est à cette échelle, c’est à l’échelle européenne que se situe la seule réponse possible, pas dans le repli nationaliste, car sur ce terrain c’est toujours l’original de droite ou d’extrême droite qui emporte la mise.

 

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 160 (06/09/12)

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26253

Partager cet article
Repost0
6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 11:17

 becasse.jpg

La baisse des prix, fort minime, de 6 centimes par litre recommandée par le gouvernement pour les carburants semble appliquée à peu près partout... sauf pour certaines stations-service propriétés de pompistes dits indépendants, soit un peu moins de 20 % des points de vente.


En effet, si Total a bien appliqué la baisse dans ses propres stations-service, en revanche, lorsqu'il est fournisseur de petits revendeurs, il ne le fait pas. Il ne reste plus dans ces stations que la baisse de 3 centimes décidée par l'État. Pour Total, c'est une façon de tricher avec ses engagements et de grappiller quelques sous. Et de toute façon le dirigeant de Total a dit et répété que cette baisse, qu'il a consentie de mauvaise grâce, n'était que provisoire et que, si le prix du baril venait à remonter à l'échelle internationale, les tarifs à la pompe suivraient le mouvement.


En outre, un énorme secteur a été laissé de côté par la baisse.

 

Après de multiples tergiversations entre gouvernement et pétroliers, le fioul domestique n'est en effet pas concerné. Or il est utilisé par environ quatre millions de familles. Le prix du fioul frôle, en ce moment, 1 euro par litre. Remplir une cuve de 1 000 litres, cela coûte pratiquement 1 000 euros. Une baisse, même minime de 6 centimes par litre, cela représente 60 euros. Pour chauffer un pavillon l'hiver, il faut souvent 1 500 à 2 500 litres.


Il se vend annuellement environ dix milliards de litres de fioul domestique dans le pays. Grignoter là-dessus 6 centimes par litre représente 600 millions d'euros de gagnés, dont la moitié pour l'État et l'autre moitié pour les pétroliers... que paieront les particuliers, dont un certain nombre sont déjà réduits à ne plus se chauffer qu'un jour sur trois par exemple, voire seulement par très grand froid.


Les trusts pétroliers, Total en tête, prétendent ne faire quasiment aucun bénéfice sur le raffinage et la distribution des carburants, mais uniquement au niveau de la production. L'État est de connivence en refusant de s'attaquer à leurs énormes bénéfices sous prétexte qu'ils proviennent de la production hors de France. Comme si, dans tous les cas, ces bénéfices n'atterrissaient pas dans la même caisse du trust pétrolier !


André VICTOR

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2301&id=2

 


Partager cet article
Repost0
5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 11:02
manuel-valls-2.jpg

Par Nolwenn Weiler (5 septembre 2012)


Utilisation de chiffres farfelus sur la délinquance, expulsions musclées et illégales de Roms, mise en garde des instances européennes à l’encontre de l’État français...

 

On se demande si Brice Hortefeux et Claude Guéant ont vraiment quitté le ministère de l’Intérieur. Leur successeur Manuel Valls semble avoir repris leurs méthodes de travail avec beaucoup de zèle.

 

+ 69 %: ce serait le taux d’augmentation de la délinquance roumaine en France entre 2009 et 2011, selon des chiffres de la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Publiés jeudi 23 août par Le Parisien, ils tombaient à pic pour justifier les évacuations musclées de populations Roms menées par le ministère de l’Intérieur depuis le début de l’été. Manuel Valls s’est d’ailleurs empressé de commenter « l’information » : c’est « une réalité » qu’il « ne faut surtout pas nier », a-t-il assuré à l’Agence France Presse. « Cela veut bien dire, et ces chiffres sont là pour le démontrer, qu’il faut combattre la délinquance d’où qu’elle vienne », a-t-il ajouté.


Problème : personne ne sait d’où sortent ces chiffres, et la note de la DCPJ n’est consultable nulle part. Le Parisien affirme que ce pourcentage provient du très controversé fichier Stic (Système de traitement des infractions constatées)... dont le manque de fiabilité est légendaire. Plus grave : l’Observatoire national de la délinquance et des réponses pénales (Ondrp) infirme les fameux 69 %. D’après ses tableaux de bord, la part des étrangers au sein des mis en cause pour les crimes et délits non routiers en France métropolitaine n’aurait que très légèrement progressé de 2006 à 2011, passant de 13.1 % à 13.9 % !

 

Quand le PS dénonçait la « politique du bouc émissaire »


Mais place Beauvau, on ne craint pas les statistiques farfelues : Brice Hortefeux en son temps, puis son successeur Claude Guéant, excellaient en la matière. En septembre 2010, alors qu’une très médiatique campagne d’expulsion des Roms était en cours, Brice Hortefeux avait ainsi annoncé que « la délinquance de nationalité roumaine » à Paris avait augmenté de 138 % en 2009, et de 259 % en 18 mois ! Des chiffres dont personne n’a trouvé la source.

Un an plus tard, en juillet 2011, alors que Claude Guéant a succédé à Brice Hortefeux, et que de nouvelles expulsions ont lieu, une étude du ministère de l’Intérieur indique que la délinquance « générée par les ressortissants roumains » en région parisienne a augmenté de 72,4 % au premier semestre 2011 par rapport au premier semestre 2010 ! Claude Guéant, affirme en plus que « 10% des personnes passant devant les tribunaux parisiens » sont « de nationalité roumaine ». A l’époque, le Parti socialiste s’était élevé contre la « politique du bouc émissaire ». C’était il y a un an, une éternité...


Désormais au pouvoir, Manuel Valls ne craint plus de contredire son parti. Il lui arrive même de commettre carrément quelques entorses à la loi. Le 27 août au petit matin, 72 personnes ont ainsi été expulsées d’un campement installé depuis plus de quatre mois sur la commune d’Evry (où officiait notre cher ministre avant d’intégrer la place Bauveau), avant même que la décision du juge des référés ne soit prise ! Une pratique également très en vogue à Lyon, administrée par le maire... socialiste Gérard Collomb (lire ce témoignage).


Quant au relogement des personnes expulsées (censé, à la différence du quinquennat Sarkozy, être assuré par l’État), il a été confié à la Croix-Rouge. Le 10 août dernier, ces opérations ont valu à la France d’être placée sous surveillance par la Commission européenne. La dernière fois que la France avait ainsi été mise en garde contre sa politique discriminatoire, c’était en 2010, peu après le « discours de Grenoble ». Et un été particulièrement chargé en expulsions.


Nolwenn Weiler

 

Cet article vous a intéressé ? Basta ! a besoin de ses lecteurs
pour poursuivre son travail, faites un don.

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 10:50

signe

Les premiers mois de la «  gauche  » au pouvoir ont vu des mesures qui ont rappelé que la droite était bel et bien partie  : justice pour les mineurs, loi sur le harcèlement sexuel, baisse de la rémunération des ministres, décret sur les loyers en relocation... Mais on est loin du compte. 

 

Les premiers renoncements


Le gouvernement Ayrault ne sera pas celui de l'égalité des droits entre Français et Immigrés. Le ministre de l'intérieur qui continue le travail mené par Hortefeux et  Guéant sous Sarkozy. Les démantèlements des camps de  Roms redoublent  et selon Valls «  être de gauche, ce n'est pas approuver la régularisation massive  ». Valls et le nouveau gouvernement, comme la droite,  indiquent que l'immigration est un problème  !


Ni celui de la justice fiscale. Rien ne sera fait sur la nécessaire progressivité de l'impôt  pour taxer plus lourdement les revenus les plus élevés.

Ni celui de la défense de l'emploi et du pouvoir d'achat. Les plans de licenciements s’amoncellent de jour en jour, PSA, Air France, Carrefour, Fralib... et le chômage atteint des records. Rien n’est fait pour prendre sur les profits pour maintenir l’emploi. Pire, les «  contrats d'avenir  » pour les jeunes précariseront toute une génération.

Et encore moins celui de l'environnement puisque certains ministres reviennent haut et fort sur les engagements, limités et ambiguës, pris par Hollande. Et pour Montebourg le nucléaire est «  une filière d'avenir  ». 

 

Un gouvernement made in Austérité  !


Avec le collectif budgétaire votée en juillet par l'ensemble des députés de la majorité de gauche, et aussi par les députés du Front de Gauche, l'austérité est bien au menu. Certes, les mesures les plus injustes du quinquennat Sarkozy sont effacées et c'est tant mieux.

 

Mais le cœur de ce budget rectificatif annonce la couleur  : économies sur les dépenses publiques pour plus d'un milliard d'euros, gel supplémentaire sur les crédits et maintien des restriction sur l'assurance maladie. Les suppressions de postes dans la fonction publique seront accentuées et on parle même d'un tour de vis sur les salaires des fonctionnaires dans les mois qui viennent. Pire, avec la ratification du TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) dit pacte budgétaire, par l'assemblée nationale début octobre, cette politique d'austérité sera automatique et obligatoire. C'est-à-dire encore plus de licenciements, de précarité, moins de droits pour la majorité de la population.  

 

Il y a urgence à s'opposer à ce gouvernement  !


Sans mobilisations fortes, sans opposition à sa gauche, la politique de ce gouvernement ouvrira la porte à la droite et l’extrême droite.

Le NPA propose à celles et ceux qui refusent de se résigner à l  'austérité et aux reculs sociaux, aux militants syndicaux et associatifs, aux forces politiques du Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon, à Lutte Ouvrière, de construire ensemble cette opposition politique et sociale.

Les mobilisations à construire contre le traité européen, pour la défense de l'emploi et la revalorisation des salaires sont de premières échéances pour en poser les jalons.

 

C'est le moment d’unifier les luttes existantes, de les amplifier, pour gagner et inverser le rapport de forces.

Partager cet article
Repost0
12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 15:16

roms.jpg

Partager cet article
Repost0
12 août 2012 7 12 /08 /août /2012 09:29
martine

Par Europe1.fr avec AFP

Publié le 12 août 2012 à 09h17 Mis à jour le 12 août 2012 à 09h17


L'association La Voix des Roms a estimé dimanche que la politique du ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, concernant les Roms était comparable à celle de ses prédécesseurs UMP Place Beauvau, affirmant que le ministre PS "pourrait porter les couleurs de l'UMP" en 2017.

 

La politique de Manuel Valls "ressemble à celle de Brice Hortefeux et Claude Guéant comme deux gouttes d'eau", a affirmé l'association dans un communiqué, jugeant que "les soutiens réitérés au sein de la droite de l'UMP ne sont pas des errements".

http://www.europe1.fr/Politique/Valls-pourrait-porter-les-couleurs-de-l-UMP-1202077/

 

 


Partager cet article
Repost0
10 août 2012 5 10 /08 /août /2012 12:29
16 05 12 MANUEL-VALLS-RAMBO-SB

 

Nous disions, avec le collectif grenoblois, La Patate Chaude, après le démantèlement du camp de la Tronche le 26 juillet, que le ministre de l’intérieur Manuel Valls ouvrait la chasse aux Roms.

 

En plein été, au moment où les réactions sont les plus faibles, dans la plus sordide des traditions sarkoziennes, plusieurs camps de Roms viennent d’être évacués, pratiquement sans solution alternative proposée. C’est maintenant à Lille puis à Lyon, villes dirigées par le PS, que la police est intervenue.

 

Des centaines de personnes à la rue, des familles éclatées, le travail social réduit à néant au profit de la seule logique répressive et sécuritaire. La droite a raison de reconnaître en Valls le ministre en qui elle peut compter et elle l’a félicité pour cela.


Le NPA appelle à une mobilisation de toutes les forces sociales et politiques, sous toutes ses formes, pour arrêter cette indignité, pour imposer le respect des droits fondamentaux, notamment le droit au logement.

 

http://www.npa2009.org/content/valls-%C3%A0-la-manoeuvre-la-chasse-aux-roms-continue

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg