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21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:31


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Le ministre de la Santé israélien a publié le 20 janvier une note par laquelle il demandait l'arrêt des injections contraceptives forcées aux femmes venues d'Éthiopie.

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Cela fait suite à une campagne et à une émission de la télévision israélienne montrant que l'on a imposé ces injections aux juives éthiopiennes désirant s'installer en Israël, sans même qu'elles sachent qu'il s'agissait d'un contraceptif. Les injections étaient renouvelées par la suite, au point que la natalité aurait baissé de moitié dans cette population, composée d'environ 120 000 personnes, venues d'Éthiopie à partir de 1980, noires et majoritairement pauvres.

La note du ministre corrobore donc ces faits, dénoncés depuis des années par des militants israéliens dans l'indifférence générale.

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On n'ose imaginer, ou hélas on imagine très bien, ce qui a pu conduire un État se proclamant civilisé à ce genre de pratique. Il n'en a pas le monopole puisque le produit employé avait été testé aux États-Unis, là aussi sur des femmes majoritairement noires et pauvres. Mais bien d'autres pays, comme la Suède entre 1950 et 1970, pour ne pas remonter à des exemples encore plus sinistres, ont stérilisé leurs pauvres et leurs réprouvés.

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L'État d'Israël, qui affirmait vouloir être un refuge pour les Juifs victimes de l'antisémitisme, n'a pas manqué lui-même de développer le racisme, contre les Arabes d'abord, mais aussi contre les Juifs les plus pauvres.

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P. G.

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http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2325&id=43

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 14:01

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En ce début d’année 2013, des situations soulèvent l’indignation et attisent l’esprit de résistance :

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- •Assassinats en plein Paris de 3 militantes kurdes et d’un militant Tamoul quelques semaines auparavant
- •La politique d’expulsions systématiques du gouvernement battant tous les records : 36 822 personnes, hommes, femmes, enfants expulsés en 2012 contre 32 912 en 2011 (+ 11,9 %). ; chasse aux Roms décrétée par le Ministre de l’intérieur, contre lesquelles s’élèvent des mouvements de grève de la faim des sans papiers à Lille et d’occupations de lieux pour refuser la politique d’expulsions systématiques du gouvernement ;
- •Déclarations racistes et islamophobes décomplexées et répétées comme sur le « pain au chocolat », réhabilitation de l’idée coloniale : hommage rendu à Bigeard, l’homme de la torture, doigt d’honneur à l’Algérie de l’ex ministre Longuet …
- •L’intervention militaire française au Mali qui, comme pour la guerre en Afghanistan, invoque la lutte contre le terrorisme comme justification d’une intervention et s’inscrit dans la politique de la France, gendarme de l’Afrique. Cette guerre est lourde de menace de déstabilisation d’une région où les intérêts des multinationales françaises sont importants
- •Accentuation de la colonisation dans les territoires occupés en Palestine et au Sahara occidental

Comme chaque année depuis 8 ans, la semaine anticoloniale et antiraciste, du 16 février au 3 mars, se terminera par la marche anticoloniale et antiraciste clôturant cette quinzaine de luttes, de débats, de fêtes. Cette manifestation rassemblera toutes celles et tous ceux qui refusent un monde injuste où les « valeurs » du colonialisme, du racisme, de l’intolérance, l’emportent sur l’égalité des droits, la liberté des peuples, la fraternité entre les peuples du monde.

 

Trois semaines avant la tenue du Forum Social Mondial à Tunis, nous aurons à le dire encore haut et fort, le 2 mars à 14 h à Barbès et dans toute la France :


Nous manifesterons pour :


- •Le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, et en premier lieu le droit à l’autodétermination ;
- •Le droit de réparation pour les peuples colonisés ou mis en esclavage et le remboursement des rançons coloniales comme celle due à Haïti ;
- •La condamnation du négationnisme en matière d’histoire coloniale, l’ouverture des archives sur les crimes coloniaux et l’enseignement dans l’éducation nationale de l’histoire de l’esclavage et de la colonisation ;
- •La souveraineté des peuples et des nations sur leurs ressources naturelles, le rejet de toutes les formes de domination économique et environnementale ; l’annulation de la dette financière et le remboursement de la dette écologique des pays du Sud
- •Le soutien aux révolutions citoyennes en Amérique latine et dans les pays arabes, contre les multinationales et les dictatures
- •La fin des pratiques postcoloniales dans la gestion de l’immigration et des quartiers populaires et la lutte contre le racisme, la régularisation des sans - papiers ;
- •L’égalité des droits civiques et sociaux, la reconnaissance de la citoyenneté de résidence qui implique l’attribution du droit de vote et l’éligibilité de tous les résidents, la fin du contrôle aux facies ;


Nous manifesterons contre :


- •L’impérialisme sous ses différente formes, telles que les occupations illégales de territoires (notamment en Palestine et au Sahara Occidental), toutes les interventions militaires néocoloniales, la perpétuation de la Françafrique, pour le retrait des troupes françaises d’Afrique et la fin de la présence des bases militaires sur des territoires étrangers
- •La situation à caractère colonial qui prévaut dans les Territoires d’Outre mer en Kanaky, Polynésie, Martinique, Guyane, Guadeloupe, La Réunion, Mayotte
- •Le racisme et ses habits, l’islamophobie et la négrophobie, la xénophobie d’Etat, la ségrégation et la stigmatisation des populations issues de l’immigration,


Le 2 Mars, toutes et tous dans la rue pour la solidarité internationale, le droit des peuples, contre la guerre, l’exploitation et toutes les formes de recolonisation, le racisme et la xénophobie.


Voir les premiers signataires


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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 14:24
 

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Nolwenn Le Blevennec | JournalistePhoto qui a reçu le prix World Press
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Ce vendredi, le photographe suédois Paul Hansen a gagné le prix World Press Photo 2012 pour le journal Dagens Nyheter, avec une photo représentant les funérailles de deux enfants palestiniens tués dans une attaque israélienne.

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Les victimes, un frère et une sœur, sont transportés vers la mosquée dans une rue étroite de Gaza City. Ils sont enroulés dans un vêtement blanc, on ne voit que leurs visages. Le cliché a été pris le 20 novembre dernier.

Mayu Mohanna, membre du jury péruvien, a expliqué :

« La force de ces images réside dans le contraste entre la colère et la tristesse des adultes et l’innocence des enfants [...]. C’est une image que je n’oublierai jamais. »

Les deux enfants de deux et trois ans ont été tués dans leur maison, sous des missiles israéliens. Ils sont portés par des oncles en deuil. Leur père est aussi décédé (on le voit enroulé dans un drap, en arrière plan). La mère des enfants a elle été grièvement blessée.


Paul Hansen a gagné le prix le plus prestigieux de « Photo de l’année ». Pour connaître les vainqueurs des autres catégories et voir leurs photos, cliquez ici.

 

http://www.rue89.com/2013/02/15/prix-world-press-2012-les-funerailles-de-deux-enfants-palestiniens-239676

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 12:52

Lorsque qu’à partir du 11 février et jusqu’en mars 1963, le pouvoir colonial fait arrêter treize jeunes militants et inculper six autres pour complot contre l’intégrité de l’Etat, la campagne de calomnies est à un niveau élevé.

 

Il fallut de beaucoup d’énergie pour contrecarrer dans un climat hostile cette propagande. Ce sont des femmes qui prirent l’initiative aux côtés de quelques personnalités, du cercle Victor Schœlcher, de militants du PCM et des futurs membres du Front de défense des libertés publiques.

 

Le Comité d’aide aux familles des emprisonnés fut au départ majoritairement composé des mères, des épouses, des fiancées des détenus accompagnées des dirigeantes de l’Union des Femmes de la Martinique (U.F.M) très impliquées dans la mobilisation. Dans les premiers meetings publics, les interventions de mesdames Dufond (mère et épouse de l’emprisonné) ou encore de l’épouse et de la belle sœur de Désiré ou de la famille Saint-Louis résonnaient fortement auprès des assistants.


Pour le 1er mai 1963, Doris David, jeune lycéenne de seize ans et membre des Jeunesses schœlchéristes, lut un vibrant hommage au combat des emprisonnés qui galvanisa ceux et celles qui se décidaient à se battre pour leur libération.

 

Cette mobilisation des femmes ne faiblira pas et lors de la première libération des quatre en juillet 1963, ce fut une foule comprenant un important cortège de femmes qui les accompagna du port à la maison des syndicats. On mesurait alors l’importance dans ce sérieux combat anticolonialiste, la place et le rôle des femmes pour faire basculer l’opinion.


Gilbert Pago


Jeudi 21 février 2013, le G.R.S tiendra un meeting sur les 50 ans de l’affaire de l’O.J.A.M (son histoire, les leçons à tirer, les enjeux, la mobilisation) à l’hôtel L’impératrice à 18 h 30. Nous vous y attendons nombreux et nombreuses.

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27865

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 12:40

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Le rendez-vous annuel que représente la semaine anticoloniale remonte à 2005.

 

Elle est organisée par le réseau Sortir Du Colonialisme qui s’est créé notamment en réaction à la loi du 23 février 2005 sur « l’apport positif de la colonisation » et regroupe un très grand nombre d’associations, de mouvements politiques, de collectivités locale, de partenaires culturels et médiatiques. Une charte fixe les principes du réseau qui dispose par ailleurs d’un site riche d’informations à http://anticolonial.net/


La semaine a pour but de contribuer à une meilleure connaissance et compréhension des ravages du colonialisme, non seulement dans le passé mais également dans ses prolongements actuels, en mettant en évidence le lien entre la question coloniale, les discriminations et le racisme. C’est dans cette esprit que depuis l’année dernière, la convergence avec les objectifs du réseau D’ailleurs Nous Sommes d’Ici a permis de passer à l’organisation d’une quinzaine anticoloniale et antiraciste.


Cette année, trois thèmes principaux devraient dominer le déroulement de la semaine :


- l’esclavage et le droit de réparation pour les peuples colonisés, avec une focale sur le remboursement des rançons coloniales, et la question de la restitution de la dette à Haïti

- le droit à l’autodétermination et la dénonciation des crimes visant les défenseurs de ces droits (tout particulièrement les assassinats en plein Paris de 3 militantes kurdes et d’un militant Tamoul)

- L’intervention militaire française au Mali, illustration de la perpétuation de la FrançAfrique, sous couvert de lutte contre le terrorisme


Deux temps forts à noter :

Le Salon Anticolonial qui inaugure la quinzaine, les 16 et 17 février

La manifestation de clôture le 2 mars

 

http://www.afriquesenlutte.org/communiques-luttes-et-debats/livres-etudes-debats/article/quinzaine-anticoloniale-et

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 11:46
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GRS 11 février 2013
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Il faut porter à la connaissance des peuples de la Caraïbe et du monde les méfaits criminels du néo-duvaliérisme en Haïti !

 

La forme « sociale »de ce néo-duvaliérisme n’est autre que la répression forcenée contre toute organisation autonome de la classe ouvrière du pays. Nos camarades de BATAY OUVRIYE nous apprennent deux faits récents tristement éloquents :


Dans la zone franche de Caracol les droits des salarié-e-s sont systématiquement niés. Alors que, dans des conditions héroïques, un syndicat a été créé, que le ministère des affaires sociales et du travail a été forcé de le reconnaitre par une attestation formelle, un néo-macoute de l’usine S§H Global a refusé le document en ajoutant des menaces ouvertes contre toute tentative de faire exister un syndicat dans l’entreprise.


A Port-au-Prince le macoutisme anti-ouvrier s’est exprimé avec plus de violence encore. A l’usine Premium de Clifford APAID un militant ouvrier a été malmené avec une telle brutalité par un certain Gédéon, le manager, qu’il a dû être transporté illico à l’hôpital. Son crime ? avoir simplement réclamé qu’on n’ampute pas le salaire minimum légal de 300 gourdes !


Le chef d’Etat haïtien qui se balade à longueur d’année de par le monde doit être interpellé sur de tels agissements mais c’est aussi vrai pour tous ces organismes internationaux qui pullulent sur place et chantent en paroles les bienfaits du « dialogue social » mais se taisent sur de tels exemples de massacre antisocial !


Que de partout s’élève la voix de la solidarité avec les courageux combattants des droits sociaux et démocratiques en Haïti !


Groupe Révolution Socialiste (Martinique), 11 février 2013

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27860

 

 

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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 12:59
GRS
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GRS 13 février 2013
  

Jeudi 7 février était convoquée au tribunal pour la énième fois Régine Delphin, déléguée syndicale de l’UGTG.

 

La militante guadeloupéenne comparaissait devant la cour d’appel de FDF pour des propos supposés prononcés dans un meeting faisant suite au mouvement de 2009. Dans cette procédure à rebondissements, la Cour de Cassation a déjà eu à casser un arrêt condamnant Régine Delphin pour non respect évident des droits de la défense.


Quatre ans après les prétendus faits ( « diffamations, injures, incitation à commettre un crime, incitation à la haine et à la discrimination raciales », pas moins !) l’acharnement patronal des Viviès, continue, alimenté par l’entêtement du parquet et de certains juges.


Cette fois, à FDF, les avocats de Régine Delphin ont clairement montré que les éléments juridiques sont réunis pour prononcer son acquittement pur et simple.

 

Il ne reste plus que l’aspect idéologique des choses : une militante peut-elle obstinément vouloir s’exprimer au tribunal en créole, réclamer qu’on la juge sur des propos prononcés, retranscrits par écrit et traduits de façon fiable ou pas ? Peut elle dans une assemblée militante s’exprimer avec la verve, la ferveur, l’ironie et les métaphores du cru ou doit elle tenir le discours aseptisé des cours de justice ?

 

C’est à la cour d’appel de FDF de répondre en sachant si elle veut prôner l’apaisement en acceptant les confrontations verbales mêmes vigoureuses entre les parties au conflit social ou si elle veut donner une prime à la criminalisation de l’action syndicale qui conduit, par exemple, les responsables syndicaux comme Jocelyn Leborgne devant les cours pénales simplement parce qu’ils refusent la prise d’ADN que l’on impose aux criminels.


Le GRS est solidaire de Régine Delphin et de toutes les victimes du harcèlement antisyndical qui jamais n’a réussi à faire taire les combattantes et combattants de la liberté et de l’émancipation.


Groupe Révolution socialiste

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27851

 


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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 08:27

 

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En solidarité avec le peuple tunisien et après l'assassinat de Chokri Belaïd, notre camarade Alain Krivine s’est rendu à Tunis vendredi 8 février pour participer à ses obsèques au nom du NPA. A cette occasion, il a pu rencontrer les principaux responsables du Front populaire et a eu de longs entretiens avec la Ligue de la Gauche Ouvrière. La révolution entame une deuxième étape difficile et décisive. Le NPA sera plus que jamais aux côtés de celles et ceux qui se battent pour elle.

 

Montreuil, le 10 février 2013

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 13:33

 

Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 181 (06/02/13)

 

Tandis que l’État français multiplie les mesures dilatoires pour empêcher Georges Abdallah de rentrer au Liban, les pressions étatsuniennes se font plus fortes.


Dans une pétition adressée à l’ambassadeur de France à Washington, 21 membres du Congrès américain exigent des autorités son maintien en détention, faisant fis de la pseudo-indépendance de la justice française. La France est-elle sous protectorat étatsunien ? De leur côté, les autorités françaises tentent de négocier avec leurs homologues libanais les modalités éventuelles de l’expulsion de Georges Abdallah.

 

Elles voudraient imposer que celle-ci se déroule dans la discrétion absolue, sans manifestation populaire, pour celui qui est pour beaucoup de Libanais un symbole de la résistance à l’occupation sioniste. L’ambassadeur de France à Beyrouth multiplie les pressions allant dans ce sens pour dicter au peuple libanais ce que voudrait imposer l’administration américaine. Le Liban serait-il toujours sous protectorat français ?


Mobilisation de la gauche libanaise


Mais la crise diplomatique et politique engendrée par le refus obstiné de Manuel Valls de signer l’arrêté d’expulsion, qui permettrait à Georges de retrouver ses proches et son pays, ne cesse de s’approfondir, ravivant les clivages politiques. Ainsi, loin de faiblir avec les reports répétés de la justice française, les actions de protestation se multiplient, et les déclarations politiques des organisations de la gauche libanaises se radicalisent.

 

« Tous ensemble organisons la riposte et préparons le grand jour de son retour parmi nous… Debouts, nous ne laisserons pas les Américains, les sionistes et leurs valets décider ce qui est juste pour nous ou pas ! » (déclaration de la direction du PCL à la réunion des comités de soutien libanais à Georges Abdallah).


Après d’incessants reports d’audience, d’appels du parquet et de pourvoi en cassation , une nouvelle audience à huis clos et en visioconférence doit se tenir le 28 février. L’État français ne peut plus tergiverser. Il devra choisir s’il décide de garder Georges Abdallah en otage à vie ou s’il le libère.


D’ici là, c’est bien la mobilisation internationale et notre capacité ici à multiplier les actions de soutien qui seront déterminantes.

 

Toutes les énergies, toutes les propositions doivent être exploitées. Là où n’existe pas de collectif de soutien local, il est tout à fait possible d’organiser sans plus tarder des rassemblements devant les préfectures, dans un cadre unitaire quand cela est possible. Toutes les informations permettant de confectionner du matériel d’agitation sont disponibles sur le blog du collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah1. Le temps nous est compté… Sachons répondre à l’urgence le la situation.


Solidarité internationale ! Libérons Georges Abdallah !


Alain Pojolat


1. http://liberonsgeorges.over-blog.com/

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 11:53
afric
MARTIAL Paul 6 février 2013
  

Hollande à grand renfort de flonflons tricolores a célébré les troupes françaises qui viennent de conquérir la presque totalité des villes du nord Mali détenues jusque-là par les djihadistes.


Si la progression a été fulgurante, c’est bien parce que les djihadistes ont refusé une confrontation qu’ils jugent défavorable au vu de la puissance de feu bien supérieure de l’armée française. Cette situation s’est déroulée à l’identique en Afghanistan. Les troupes américaines avaient conquis le pays en moins de cinq semaines, les talibans s’étaient enfuis dans les montagnes, et Bush dans une mise en scène identique avait fièrement déclaré «  mission accomplie  ». C’était en 2003.


Au Mali à partir des massifs montagneux d’Ifoghas, les djihadistes s’apprêtent à opérer une guerre d’usure qui risque de toucher cette fois-ci l’ensemble du pays avec des risques de débordement sur les pays voisins, comme en témoigne déjà la dramatique prise d’otages d’In Amenas en Algérie.


La situation risque de vite se dégrader au détriment des populations. En effet, le harcèlement des djihadistes va engendrer une spirale de violence dont les civils vont faire les frais, d’autant que les armées africaines, censées remplacer les troupes françaises, sont pour la plupart inefficientes. Et l’armée tchadienne et nigériane n’ont jamais brillé en matière de respect des droits humains.


Des troupes appelées à rester


C’est ainsi que François Hollande a évoqué dans son discours de Bamako la possibilité d’un stationnement des troupes françaises au Mali. Ce ne sera pas la première fois qu’une intervention française joue les prolongations. L’armée française est toujours présente au Tchad au titre de l’opération Épervier qui a débuté… en 1986  !

Plusieurs organisations de défense des droits humains parlent d’exactions de l’armée malienne en évoquant une vingtaine d’exécutions sommaires à Sevaré, Mopti et Niono. Adama Dieng, conseiller de l’Onu pour la prévention des génocides, s’inquiète des possibles dérives. Amnesty international a interpellé le ministère de la Défense concernant la mort de cinq personnes dont trois enfants par les bombardements français. Le ministère dément, malgré les nombreux témoignages dont ceux de soldats maliens recueillis sur place.


Le Quai-d’Orsay est désormais confronté à la question des ­Touaregs. Le MNLA a profité que Kidal et les villes aux alentours soient désertées par les djihadistes pour s’y installer. Dans une lettre ouverte à Hollande, les combattants du MNLA réitèrent leur refus de voir pénétrer l’armée malienne dans cette région. Ainsi, seules les troupes françaises, suivies par l’armée tchadienne, ont pénétré dans cette cité. L’objectif de restaurer l’intégrité du Mali n’est pas aussi simple que prévu.


Unité contre la guerre française


Pendant que toute l’attention est focalisée sur la situation au nord du pays, la France tente aussi d’imposer ses solutions au sud du pays, la partie la plus peuplée. Derrière les déclarations sur la nécessité d’un dialogue politique se cache la volonté d’un rétablissement de l’ancien régime, comme le déclare sans ambages l’ambassadeur de France à Bamako  : «  Le front des agitateurs et autres ennemis au Sud est averti  : l’armée française n’est pas venue pour amuser la galerie et aucune autre manifestation ne devra être tolérée à Bamako avant la libération du Nord.  » [1]

 

Les organisations de la gauche malienne, politiques, syndicales ou associatives, sont clairement visées. À l’image du grand frère américain en Irak, Hollande, après avoir intégré le vocabulaire de la «  guerre aux terroristes  », intègre sa méthode  : instaurer une «  Pax Francia  » au Mali, alors que plus on avance dans le temps, plus les réflexions et les témoignages sur le caractère d’urgence de l’intervention au Mali mettent à nu une série de mensonges inhérents au déclenchement de cette guerre néocoloniale. [2]


Désormais, il est temps que toutes les organisations qui ont su garder leur positionnement internationaliste, au-delà des divergences bien compréhensibles, s’unissent et fassent entendre leur voix contre la guerre de la France au Mali. Cette urgence sera le meilleur service à rendre aux populations maliennes dans toute leur diversité.

Notes

* Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 181 (06/02/13).

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http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article27801

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