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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 08:35

 

 

 

 

 

 

 

Being reported by al-Quds al-‘Arabî (London) today 31 Jan.

 

One of Mubarak’s top aides takes him aside and advises him to begin drafting an address of apology and farewell to the people.

 

“Why?” asks a puzzled Mubarak, “Where’s the people going?”

 

La dernière sur Moubarak:

 

Un de ses adjoints le presse de faire une déclaration d'adieu au peuple.

 

Et Moubarak: " Ah bon? Et où est-ce qu'il se rend?"

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 12:07

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:49

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:19
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30 janvier 2011

 

« Le trait le plus incontestable de la Révolution, c’est l’intervention directe des masses dans les événements historiques. D’ordinaire, l’Etat, monarchique ou démocratique, domine la nation ; l’histoire est faite par des spécialistes du métier : monarques, ministres, bureaucrates, parlementaires, journalistes. Mais, aux tournants décisifs, quand un vieux régime devient intolérable pour les masses, celles-ci brisent les palissades qui les séparent de l’arène politique. (...) L’histoire de la révolution est pour nous, avant tout, le récit d’une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées. »
Léon Trotsy, Histoire de la révolution russe


La situation, comme dans toute révolution, évolue, d’heure en heure. Telle ou telle appréciation sera surement dépassée dans les heures ou les jours qui viennent, mais d’ors et déjà, les peuples tunisien et égyptien sont en train d’écrire les pages des premières révolutions de ce 21°siècle. Elles provoquent une onde de choc dans tout le monde arabe, d’Alger à Ramallah, d’Amman à Sanaa au Yémen. Ces révolutions résultent, dans les conditions historiques particulières de ces pays, de la crise qui secoue le système capitaliste mondial.

 

Des « révoltes de la misère » sont combinées à une immense mobilisation pour la démocratie. Les effets de la crise économique mondiale conjugués à l’oppression des dictatures, font de ces pays, dans la conjoncture actuelle des maillons faibles de la domination impérialiste. Elles créent les conditions pour l’ouverture de processus de révolutions démocratiques et sociales.


Manifestations, grèves, assemblées, comités d’autodéfense, mobilisations des syndicats, des associations démocratiques, mobilisation de toutes les classes populaires, « ceux d’en bas » et « ceux du milieu » qui basculent dans l’insurrection, « ceux d’en haut qui ne peuvent plus gouverner comme avant », convergences des partis d’opposition radicale contre le système, ce sont tous les ingrédients de situation prérévolutionnaire ou révolutionnaire qui sont là, présents explosifs. C’est aujourd’hui au tour de l’Egypte de voir des millions de travailleurs, de jeunes, de chômeurs se dresser contre la dictature de Moubarak.


En Tunisie, une dictature sanglante a été abattue. Elle a concentré la haine de toute une société, des classes populaires et surtout de la jeunesse.


Il fallait en finir avec l’ordre de Ben Ali, sa répression, sa corruption, son injustice sociale, système soutenu par toutes les puissances impérialistes, la France, les USA, l’Union Européenne.


C’est ce même mouvement qui submerge aujourd’hui l’Egypte.


Il y a, bien sûr, des différences historiques entre les deux pays. L’Egypte est le pays le plus peuplé du monde arabe. Elle a une place géo-strategique décisive au Moyen Orient. Les structures de l’Etat, les institutions, l’Armée y sont différentes. Mais c’est un même mouvement de fond qui touche les deux pays.


Les masses tunisiennes n’en pouvaient plus, aussi, d’un système économique - « bon élève de l’économie mondiale » selon Mr Strauss-Khan - qui les affamait. L’explosion du prix des produits alimentaires de base, un chômage de près de 30%, des centaines de milliers de jeunes formés, qualifiés sans emploi ont constitué le terreau d’une révolte sociale qui en se combinant avec une crise politique, a débouché sur une révolution.


Il y a eu, de 2006 à 2008, une hausse dramatique des prix de tous les produits essentiels, dont le riz, le blé et le maïs. Le prix du riz a triplé en cinq ans, passant d’environ 600 $ la tonne en 2003 à plus de 1800 $ la tonne en mai 2008. L’augmentation récente du prix du grain est caractérisée par un bond de 32 % enregistré durant la deuxième moitié de 2010 dans l’indice composite des prix alimentaires.


La forte hausse des prix du sucre, des céréales et des oléagineux a conduit les prix alimentaires mondiaux à un record en décembre, dépassant les coûts de 2008, lesquels avaient déclenché des émeutes à travers le monde.


En même temps, le FMI comme l’OMC exigent la levée de toutes les barrières douanières et l’arrêt de toutes les subventions aux productions vivrières. La récente hausse spéculative du prix des aliments a, donc, favorisé un processus mondial de création de la famine d’une ampleur sans précédent, qui frappe un ensemble de pays d’Afrique et du monde arabe.

L’Egypte a subi aussi les effets de cette explosion des prix alimentaires. L’économie ne parvient pas à créer assez d’emplois pour subvenir aux besoins des Egyptiens.

 

Les politiques néolibérales mises en œuvre depuis les années 2000 ont provoqué l’explosion des inégalités et un appauvrissement de millions de familles. Malgré une croissance économique de 5%, 25% de la population vit au dessous du seuil de pauvreté. Près de 40% des 80 millions d’Egyptiens continuent de vivre avec moins de deux dollars par jour. Et 90% des chômeurs sont des jeunes de moins de 30 ans.

 

L’autre chose remarquable est que la fédération syndicale nationale tunisienne — dirigée par des personnes engagées par le gouvernement — a partiellement lâché le gouvernement pendant les 2 semaines suivant l’insurrection tunisienne. Ils voulaient un contrôle des prix, une augmentation des salaires et un système de distribution subsidié pour la nourriture, les gens n’arrivant pas à trouver des produits de base comme le thé ou l’huile. Que les dirigeants du syndicat demande ça est sans précédent parce que ces gens ont soutenu le néolibéralisme.


Ça, c’est l’impact de la Tunisie


Dans ce pays, cette révolution vient de loin : Le mouvement social actuel l’aboutissement d’un cycle de mobilisations et de mouvements qui puisent leur force dans l’histoire des luttes du peuple tunisien et de ses organisations, en particulier, le mouvement étudiant, les multiples associations pour les droits et libertés démocratiques et des syndicats comme nombre de secteurs de l’UGTT (Union générale des travailleurs tunisiens) :


Les luttes de certaines personalités pour leurs libertés d’expression et de voyage en1999, les mouvements lycéens, en 2000, les mobilisations contre la guerre en Irak en 2001, la deuxième Intifadha en 2002-2003, les grèves et manifestations de Gafsa en 2008, Ben Guerdane, en Juin 2010, et Sidi Bouzid, qui fin 2010 ouvre la voie à la révolution.


C’est un mouvement historique qui a commencé avec cette combinaison de révolte sociale et de renversement d’une dictature mais qui aujourd’hui cherche ses voies pour aller plus loin. C’est une révolution démocratique radicale qui a des exigences sociales anticapitalistes.

Ben Ali du s’enfuir, mais l’essentiel de son régime policier est resté en place. La force de la mobilisation a contraint les anciens benalistes à partir progressivement du gouvernement, mais à l’heure où ce texte est écrit, le Premier ministre est toujours le benaliste Ghannouchi.


Et la révolution veut, justement aller plus loin : « RCD dégage ! », « Ghannouchi, dégage ! », derrière ces revendications, c’est tout le système politique, toutes les institutions, tout l’appareil de répression qu’il faut éradiquer. Il faut en finir avec tout le système Ben Ali, et établir tous les droits et libertés démocratiques : droit d’expression, droit de grève, droit de manifestation, pluralisme des associations, syndicats et partis.


Liquidation de l’institution présidentielle et instauration d’un gouvernement provisoir révolutionnnaire ! En finir avec la dictature comme avec toutes opérations qui veulent sauver le pouvoir des classes dominantes exigent aujourd’hui l’ouverture d’un processus d’élections libres pour une Assemblée constituante. Pour ne pas être confisqué par un nouveau pouvoir des oligarchies, ce processus doit s’appuyer sur l’organisation de comités, coordinations et conseils populaires qui ont émergés de la révolution


Dans ce processus, les anticapitalistes défendront les revendications clé d’un programme de rupture avec l’impérialisme et le système capitaliste satisfaction des besoins vitaux des classes populaires - le pain, les salaires, l’emploi -réorganisation de l’économie en fonction des besoins sociaux fondamentaux-les services publics de qualité et gratuit, l’école, la santé, les droits des femmes, une réforme agraire radicale, la socialisation des banques et des secteurs clé de l’économie, l’élargissement des protections sociales -chômage, santé, retraite-, annulation de la dette, et souveraineté nationale et populaire, Voilà le programme d’un gouvernement démocratique qui serait au service des travailleurs et de la population.


En même temps, que cela soit pour organiser la défense des quartiers, chasser les dirigeants RCD de l’administration ou des grandes entreprises, réorganiser la distribution des produits alimentaires, les salarié-e-s et les jeunes se dotent de leurs propres assemblées et comités. Les secteurs les plus combatifs et les plus radicaux doivent appuyer, stimuler, organiser et coordonner toutes ces structures d’auto-organisation. Ce sont des points d’appui pour établir un pouvoir démocratique des classes populaires.


En Egypte, à l’heure où nous écrivons cette déclaration, le pays est en état d’insurrection.

 

Malgré une répression sanglante, les vagues de mobilisation du peuple s’amplifient. Des millions de manifestants sont dans les rues, du Caire mais aussi d’Alexandrie, de Suez. Les locaux du parti au pouvoir et les symboles de la dictature sont mis à bas. La haine du système Moubarak, le rejet total de la corruption, la satisfaction des revendications sociales vitales contre la hausse des prix ont créé et stimulé la mobilisation de toutes les classes populaires. Le pouvoir vacille.

 

L’Etat major de l’ armée appuyée par les USA tente un auto-coup d’Etat en flanquant Moubarak d’Omar Souleiman, chef des services secrets, et pilier du régime actuel. Cette armée est aujourd’hui sous tension. On a vu ces scènes de fraternisation entre le peuple et les soldats. Mais face à la détermination des égyptiens, la direction de l’armée peut aussi choisir l’affrontement et la répression sanglante. L’exigence de millions et millions est nette et claire : il faut en finir avec la dictature. Moubarak doit partir, mais c’est toute la dictature, tout l’appareil de répression qu’il faut abattre, et instaurer un processus démocratique avec tous les droits et libertés fondamentales. L’appel à une journée de mobilisation le mardi 1er Février est la prochaine échéance.


La révolution tunisienne a embrasé la région arabe. C’est aussi pour toute une génération leur première révolution. Tout peut basculer aujourd’hui avec le soulèvement du peuple égyptien. La mobilisation, aura sans aucun doute, des répercussions dans toute la région, et en premier lieu en encourageant le peuple palestinien, et ce malgré les déclarations honteuses de l’Autorité de Mahmoud Abbas.


Il faut aujourd’hui un mur de solidarité autour des processus révolutionnaires qui déferlent sur la Tunisie et l’Egypte, relayés par une solidarité active avec les mobilisations de tout le monde arabe. On ne peut écarter les mauvais coups de l’appareil de répression de Ben Ali, ou les menaces de son ami Khadaffi. De même, si le régime décide l’affrontement, l’Etat major de l’Armée peut déclencher une répression sanglante.


Face à l’approfondissement du processus révolutionnaire, les puissances occidentales comme les classes dominantes peuvent essayer de reprendre la main en brisant cet immense espoir.


Les peuples tunisien et égyptien, doivent compter sur l’ensemble du mouvement ouvrier international, sur tout le mouvement altermondialiste. Dans les syndicats, les associations, les partis de gauche, il faut soutenir les luttes de ces peuples et la révolte qui gronde dans la région arabe.


Vive les révolutions tunisiennes et égyptiennes !
Solidarité avec les luttes populaires dans le monde arabe !

Le bureau de la IVe Internationale
Le 30. janvier 2011

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:13

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:11

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:08

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 09:01

 

En attendant la Syrie  (RDV à Damas et Alep le 5 février)
et l'Algérie (le 12 à Alger)
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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:34

Momo patrimoine


de : P. Haski/ rue89
samedi 29 janvier 2011


C’est une information qui n’aurait eu aucune importance en temps normal, mais qui surprend en ces temps de contagion révolutionnaire dans le monde arabe : le roi du Maroc, Mohamed VI, serait arrivé très discrètement dans la nuit de jeudi à vendredi en France, sans sa famille. Il se trouverait dans le château que la famille royale possède dans l’Oise, à Betz.


Ce voyage non annoncé, mais qui a commencé à « fuiter » samedi dans les milieux marocains, notamment à Paris, ouvre la voie à de nombreuses spéculations. Pourquoi, même si le Maroc semble pour le moment épargné par la vague contestatrice partie de Tunisie, le souverain marocain éprouve-t-il le besoin de quitter son royaume et de s’isoler dans sa résidence française ?


Le journaliste marocain Ali Lmrabet, ancien rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Journal, croit savoir, sur Facebook, que le roi du Maroc devrait avoir des entretiens « secrets » avec Nicolas Sarkozy sur la situation au Maroc.

Le journaliste ajoute :

« Des troupes ont été ramenées du Sahara pour être prêtes à… intervenir dans la capitale et à Casablanca. »

Rien ne vient confirmer ces informations, ni les raisons d’une telle discrétion.

Pour la petite histoire, la commune de Betz, dans l’Oise, où se situe le château acheté à l’époque du règne de Hassan II, est jumelée avec la commune marocaine de Skhirat, qui avait été le théâtre d’une tentative de coup d’Etat contre le père de l’actuel souverain en 1971.


http://www.rue89.com/2011/01/29/le-roi-du-maroc-en-voyage-discret-dans-son-chateau-de-loise-188096


De : P. Haski/ rue89

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 09:16

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26 janvier 2011

 

Olivier Besancenot est en Tunisie depuis mardi matin pour se rendre compte par lui-même de la révolution en cours dans le pays. Pour le JDD.fr, le porte-parole du NPA raconte ses impressions et confie « en prendre plein les yeux »


Comment se passe ce déplacement en Tunisie ?


C’est un truc que je n’avais jamais vu avant. Je fais partie de cette génération de révolutionnaires qui n’en a jamais vécue. C’est la première fois que je vis un évènement comme cela, « en vrai ». J’en prends plein les yeux. J’adore cette effervescence collective, c’est contagieux, grisant. Au moment où je vous parle, il y a encore des milliers de citoyens dans la rue, par grappes, des centaines de jeunes qui relatent les événements sur Facebook et Twitter, des syndicats ultra mobilisés pour réclamer la démission du « nouveau » gouvernement. Ici, la révolution continue.


Quel est votre sentiment sur ce soulèvement populaire ?


La révolution, c’est un processus complexe, qui avance au fur et à mesure et trace sa propre voie. La révolution continue car la rue n’a qu’un but : destituer ce simulacre de gouvernement. Actuellement, c’est toujours l’oligarchie tunisienne qui a la main mise sur le pays ; la police est aux mains des mêmes, tout comme l’ensemble des secteurs économiques, et cela ne convient à personne ici. L’idée de l’opposition est de mettre en place une assemblée constituante pour changer les institutions et avancer sur un nouveau chemin.


La révolution ne serait donc pas une utopie. Cela vous donne des idées ?


Oui, je suis plein d’espoir, absolument (rires). Je sais désormais que la révolution est possible, elle est là, sous mes yeux. Après, aucune révolution ne ressemble à une autre, il n’y a pas de modèle. Quand quelqu’un a voulu copier, cela s’est souvent très mal terminé…Je suis là pour apprendre , pour comprendre. Je prends des notes en ce qui concerne l’organisation, la structuration du mouvement, c’est passionnant. On aurait bien besoin nous aussi d’une révolution sociale-démocratique.


Vous avez rencontré une partie de l’opposition. La sentez-vous prête à prendre le pouvoir ?


Je ne suis pas là pour parler au nom du peuple tunisien -il a prouvé qu’il n’avait besoin de personne pour cela- mais l’une des premières choses que l’on m’a dite c’est : « C’est notre révolution et on ne veut pas qu’on nous la vole ! » Il ne s’attendait pas à cette contagion hors des frontières.


Et vous ?


Je vous répondrai en citant le réalisateur Ken Loach : « Les révolutions sont toujours contagieuses ». Ce qui s’est passé hier [mardi, ndlr] en Egypte et depuis quelques jours en Algérie est extrêmement important !


Vous comptez vous rendre en Egypte dans les prochains jours ?


Je ne suis pas un globetrotter de la révolution (rires). Et je ne suis pas en pèlerinage non plus. Je suis venu en Tunisie à la demande de mes camarades militants, avec qui j’étais en relation depuis le début du mouvement. On n’avait simplement convenu que je viendrai les voir quand cela aurait un sens. J’ai également des contacts avec les Egyptiens, bien sûr. Nous verrons par la suite quelle attitude adopter. Mais notre boulot, en France, c’est de lutter contre notre propre gouvernement, notre propre impérialisme. Ce n’est pas la droite qui va le faire, ça c’est clair.


Et la gauche ?


Le PS ne fera rien non plus ! Je vous rappelle que jusqu’à il y a quelques jours, Ben Ali faisait partie de l’International socialiste… Et il n’y a pas que le gouvernement actuel qui a couvert le régime de Ben Ali.


Que pensent les Tunisiens de l’attitude de la France ?


Ils sont très en colère ! Les excuses de Sarkozy, c’est du flan, personne n’y croit ici. Quand à Michèle Alliot-Marie, elle a décroché la palme. Elle pourrait au moins s’excuser, il y a eu des morts ici ! Je leur ai expliqué que l’ensemble du peuple français n’était pas derrière son gouvernement et ne cautionnait pas tous ses actes. J’ai entendu les médias français fustiger l’attentisme du gouvernement mais c’est bien pire que ça, c’est de la complicité active, concrète, économique et financière !


Et sont-ils en demande d’une de la France, comme l’a proposée Nicolas Sarkozy ?


Ils n’ont pas l’intention de vivre en autarcie, c’est certain, mais ils n’attendent plus rien des autorités françaises. Ils ne demanderont rien, ils ont été déçus.


* JDD.FR, mercredi 26 janvier 2011.

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