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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 13:45



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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 11:57

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Durant ces deux dernières semaines, la Turquie a été une nouvelle fois ensanglantée en raison de l’absence de règlement de la «question kurde».


Il ne s’agit malheureusement pas d’une première dans l’histoire récente de ce pays. Cependant, les récents événements sont un révélateur dramatique des relations politiques réelles en Turquie.


Ces événements sont avant tout notables en raison de la violence de cette «flambée» en comparaison avec la dernière période de relative accalmie. Ainsi on peut dénombrer 11 morts en 15 jours: à Istanbul des cocktails Molotov lancés par des jeunes militants kurdes lors d’émeutes urbaines causèrent la mort d’une passagère d’un bus public pris pour cible, un étudiant kurde manifestant a été tué (très vraisemblablement) par la police à Diyarbakır (principale ville du Kurdistan turc), dans la petite commune kurde de Bulanık (est du pays) un commerçant kurde tira sur des jeunes manifestants kurdes et causa 2 morts , une attaque armée d’un groupe lié au PKK (Parti des Travailleurs du Kurdistan, organisation armée kurde) a causé la mort de 7 soldats dans la province de Tokat (centre).

 

Les émeutes ont commencé avec la revendication de meilleures conditions de détention pour le leader détenu du PKK, Abdullah Öcalan, et ont continué avec la décision de la cour constitutionnelle turque d’interdire le DTP pour ses relations avec le PKK à l’issue d’un procès entamé il y a deux ans.

 

Une telle séquence ne peut être comprise que par rapport au projet «d’ouverture démocratique» du gouvernement visant la population kurde. Conscient du coût, dans tous les sens du terme, de plus en plus élevé du statu quo de la «question kurde» et alarmé par l’échec de son parti dans les zones kurdes du sud-est aux élections locales de 2008, le premier ministre Recep Erdoğan a été contraint de prendre cette initiative sans réel projet de démocratisation approfondie du pays tout en essayant de retirer seul les bénéfices escomptés d’une telle opération.


Cette «ouverture» a donc été initiée sans prendre sérieusement pour interlocuteur la seule véritable force politique kurde: le PKK dirigé par Abdullah Öcalan. En effet, les partis kurdes n’ont pas de légitimité propre ou de réelle autonomie politique. Les jeunes émeutiers dans les rues sont avant tout des soutiens d’Öcalan.


Or, justement celui-ci soucieux de ne pas être mis sur la touche a cherché et, semble-t-il, réussi à faire la démonstrationde son rôle incontournable. Il s’agit du véritable enjeu des émeutes urbaines s’en prenant non seulement à la police ou à des symboles de l’Etat mais également des civils de passage ou à des commerces (y compris dans des communes kurdes) ainsi que de l’attaque de Tokat, une région non-kurde ne faisant pas l’objet d’affrontements et dont les victimes n’étaient que des jeunes appelés «de base» faisant leur service militaire.


Cette démonstration a été confortée, si nécessaire, par l’épilogue de la fermeture du DTP. Si ce parti a été immédiatement «remplacé» par un parti tenu en réserve pour cette éventualité, le BDP (Parti de la Paix et de la Démocratie), le sens de cette décision et l’interdiction d’activité politique pour ses deux co-présidents avaient dans un premier temps poussé la vingtaine de députés kurdes a annoncé leur démission du parlement.


Or, finalement, ces députés ont renoncé à boycotter le Parlement, l'ex-co-président du DTP, Ahmet Türk, ayant clairement exprimé que ce revirement était ordonné par Abdullah Öcalan confirmant ainsi l'absence de "volonté" politique propre du DTP-BDP et répondant ainsi aux pressions diverses (particulièrement celui du patronat et du petit commerce kurde).


Les institutions turques et le PKK attisent une ethnicisation de la politique (avec un clivage turc/kurde) plus forte que jamais. D’une part, le racisme anti-kurde, l’oppression spécifique que subit ce peuple (malgré des évolutions récentes) ne peuvent être ignorés mais, d’autre part, les attaques de civils ou d’appelés faisant leur service militaire qui n’opèrent pas dans des zones de peuplement kurde endeuillent des familles du peuple et les rendent particulièrement réceptifs au discours nationaliste turc lourdement exploité par l’opposition parlementaire (extrême-droite et kémaliste).


Ainsi, sans aucun cas nier la légitimité des revendications kurdes ni atténuer les exactions de l’Etat turc, il est impossible d’ignorer l’actuelle responsabilité de la direction du PKK cherchant à ne pas être mis hors jeu mais sans élaborer une alternative crédible ni avoir une politique de véritable rapprochement avec ce qui reste du mouvement ouvrier turc. La gauche, ultra-fragmentée, est incapable de répondre aux redoutables défis d’une telle situation.


Alors que les émeutes des jeunes kurdes continuaient, des ouvriers ayant perdus leurs emplois à la suite de privatisations manifestaient avec des drapeaux turcs tandis que les cheminots des grandes villes participaient à une grève très suivie. A aucun moment une jonction entre ces deux mouvements ne fut même envisagée, un résumé de l’impasse dans laquelle est engagée la Turquie…

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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 11:55

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On pensait à tort que le résultat obtenu en 2005 par Evo Morales lors des élections de 2005, avec 53,7%, constituerait un record à jamais gravé dans l’histoire de la démocratie bolivienne.


Voilà que celui-là même que la majorité des médias occidentaux accusaient de conduire une « politique populiste » ayant pour effet de « diviser le pays », a récidivé avec plus de force encore, au terme des élections générales réalisées le 6 décembre dernier, en atteignant cette fois 63%.


Loin d’avoir souffert de « l’usure du pouvoir » après quatre années de mandat, le chef d’État bolivien dispose désormais de la majorité au sein de la nouvelle Assemblée Législative Plurinationale, à la Chambre des Députés comme au Sénat – cette dernière jusqu’alors aux mains de la droite.


Surtout, l’hégémonie du Mouvement vers le Socialisme (MAS) paraît ne plus avoir de limites : s’il était encore de rigueur, il y a quelques semaines encore, de décrire la Bolivie comme un pays « fracturé », en permanence « au bord de la guerre civile » entre l’Occident andin et l’Orient amazonien, la percée réalisée par le parti de Morales dans des régions qui lui sont traditionnellement hostiles lui permet d'obtenir la majorité absolue dans les départements de Tarija et Chuquisaca, et d’atteindre des résultats allant au-delà des 40%, à Santa Cruz notamment.


La victoire du MAS et de Morales, de fait, ne surprend que par son ampleur, tant ce succès était pronostiqué par tous les analystes politiques. L'opposition elle-même était divisée entre l'ex-préfet de Cochabamba Manfred Reyes Villa, un ancien militaire autrefois lié au parti du dictateur Hugo Banzer, et Samuel Doria Medina, un riche entrepreneur qui assuma les fonctions de ministre de l'Économie à la fin des années 1980, alors que la Bolivie achevait sa conversion au néolibéralisme.


De campagne, il n’y en eut pas vraiment. À cela, une cause toute politique : le vide programmatique d'une droite aujourd'hui cantonnée dans la dénonciation d’un supposé « totalitarisme du MAS », tout en s’engageant à conserver la politique de redistribution des richesses entamée par le gouvernement Morales.


Mais aussi une cause somme toute plus banale : une désorganisation chronique de formations politiques qui ressemblent de moins en moins à des partis et de plus en plus à des fédérations hétéroclites de mécontents, dont les militants semblent peu disposés à engager de fortes sommes dans une bataille vue comme perdue d'avance.


Ce que confirmeront les chiffres, Reyes Villa obtenant finalement, avec 27%, un score un peu plus élevé que ce qu’indiquaient les sondages, et Doria Medina, avec 6%, voyant son groupe parlementaire réduit à néant.


Le résultat atteint par le MAS place désormais Morales face à une série de défis, résumée en une formule répétée à plusieurs reprises par le président bolivien : « Au cours de ces quatre dernières années, j'ai apprisà gouverner. Maintenant, je veux faire fructifier cette expérience pour gouverner le pays pour les cinq années à venir ».


Face à une majorité si écrasante, reste à s’interroger sur la direction que prendra le « processus de changement » bolivien qui, pour l’heure, paraît enserré dans un horizon strictement « modernisateur ».


Le programme présenté par le MAS, qui mêle nationalisme et productivisme, en est une illustration pertinente : modernisation économique, avec le « grand saut industriel » illustré par l’exploitation du lithium, du gaz et du fer ; administrative avec une nouvelle gestion publique, et une décentralisation poussée via les autonomies départementales et indigènes ; et étatique, avec une reconstruction des services publics.


Pour autant, si la victoire de Morales est évidemment accueillie comme un triomphe populaire, il n’en demeure pas moins que l’ampleur de ce succès laisse pointer bon nombre de dangers (bureaucratisation, cooptation des mouvements sociaux, émergence d’une « droite endogène » bolivienne, etc.).


Des risques qui, pour l’heure, n’entachent pas l’aura dont bénéficie le président bolivien, qui reste plus que jamais le dépositaire des espoirs des secteurs les plus humbles de la population.

De La Paz, Hervé Do Alto

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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 09:38


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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 08:32

Communiqué du NPA.

A Gaza du 27 décembre 2008 au 18 janvier 2009 un déluge de feu et de fer martyrisait ce petit bout de terre ; bilan de l'offensive Israélienne :1387 tués dont 413 enfants et plus de 5000 blessés, des maisons, des hôpitaux et des écoles détruites.


Les oliveraies et champs agricole détruits, 70% des entreprises et ateliers détruits ruinant l'économie de Gaza. Des centaines de milliers de citoyennes et citoyens ont manifesté contre ce massacre, malgré la « complaisance » des puissances impérialistes américaine et européenne.


La marche dans Gaza le 31 décembre est la continuité de cette mobilisation internationale

Sur décision de L'ONU a été constitué un comité d'enquête dirigé par le juge sud-africain Richard Goldstone qui a produit un volumineux rapport.


Ce rapport adopté par l'assemblée générale de l'ONU, malgré le blocage des USA et l'honteuse abstention de la France, qualifie de « crimes de guerre » les exactions commises par l'armée israélienne à Gaza. Il recommande le renvoi, d'Israël, devant le tribunal pénal international.

Ce sont près de 1.500 personnes en provenance des cinq continents (dont plusieurs centaine venant de France) qui défileront dans Gaza vers le passage d'Erez pour dire : Non au Blocus - Application des recommandations du rapport Goldstone.

Le NPA prendra part à toutes ces initiatives, à Gaza même avec la présence d'une délégation d'une quinzaine de militant-e-s, conduite par trois dirigeants nationaux Vanina Guidicelli, Omar Slaouti, Marc Prunier.

Relayant entre autre l'appel du collectif national à se mobiliser pour dire « Gaza on n'oublie pas » différentes actions (rassemblement/manifestation) se dérouleront à travers la France pendant et après la marche afin d'exiger des sanctions contre Israël et faire condamner les criminels de guerre.

Pour nous au NPA, cette bataille pour faire respecter les droits des palestiniens passera d'abord par notre capacité à toutes et tous à nous mobiliser, à nous organiser, et à construire un mouvement populaire capable d'imposer les droits et la justice pour le peuple palestinien.

C'est aussi le sens de notre investissement dans la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions qui doit être aujourd'hui le moyen populaire de faire pression pour qu'enfin cesse l'impunité de l'Etat d'Israël.

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 09:43

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Le gouvernement grec s’engage à résorber les déficits en s’attaquant aux dépenses sociales.


Dans un climat d’affolement créé par les agences financières de notation, relayé par l'Union européenne et les médias internationaux, le gouvernement Pasok propose un «dialogue social» aux organisations ouvrières et au patronat, dans un cadre d’«union nationale» pour enfermer les travailleurs. Jeudi 17 décembre est organisée une grève générale.


La dette extérieure (publique et privée) comme la dette publique de la Grèce résultent de politiques déjà anciennes d'exonération fiscale du grand patronat. Déjà, entre 1979 et 1989, la dette publique est passée d'environ 8% du PIB à 33%, tandis que la dette extérieure totale passait de 13 à 38%.


Aujourd'hui, la dette publique atteint 135% du PIB et la dette extérieure 150%. Le nouveau budget chiffre le montant des intérêts de la dette au quart des recettes totales (habituellement surestimées), soit 5% du PIB, presque le double des années 1980.


Cet endettement est en lien avec les dépenses militaires (4 à 4,5% du PIB) ainsi qu'avec un fait soigneusement passé sous silence : l’État grec garantit à 80% les emprunts à court ou long terme faits par les entreprises. Quand les entreprises n'honorent plus leurs obligations, ce paiement pris en charge par l'État se reporte automatiquement sur la dette publique.


Même si le nouveau Premier ministre Georges Papandreou savait lors des élections d'octobre que le déficit public serait autour de 13% du PIB, il a centré sa campagne sur la promesse de ne pas comprimer les salaires et c’est cette promesse qui explique la victoire écrasante du Pasok. Le chômage en Grèce est de 18%, la consommation est en baisse, et le PIB a diminué de 1,7% en un an.


La Banque centrale européenne, en prévision d'une nouvelle crise, veut imposer à tous les pays de l'Union européenne une stricte discipline dans les finances publiques. Mais ce n'est pas la Grèce, dont l'économie ne représente que 3% des pays de la zone euro, qui pose le plus de problèmes, malgré ce que dit la presse, mais plutôt les grands pays comme l'Allemagne, avec une dette et un déficit public croissants (respectivement 78% et 6% du PIB).


Dans ces conditions, Papandreou n'ira peut-être pas jusqu'à la diminution réclamée des salaires, comme en Irlande, mais il tentera d'augmenter les impôts indirects et de diminuer les dépenses sociales, avec comme objectif de ramener le déficit budgétaire à 4% du PIB.


Athènes, Takis Thanassoulas et Andreas Sartzekis

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 09:13
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Un documentaire télévisé vient de montrer ce qu'a été et ce qu'est l'exploitation minière de l'uranium, par Areva, au Gabon et au Niger. Le constat est accablant.

Au Gabon, des mines ont été exploitées durant quarante ans, de 1958 à 1999, par la Comuf, une filiale d'Areva. Lorsque les enquêteurs y reviennent aujourd'hui avec des compteurs pour mesurer la radioactivité, ils sont épouvantés par les doses plusieurs fois supérieures à la normale, qui restent dans les environs.

Pas seulement dans les anciennes mines, aujourd'hui condamnées et transformées en lacs, mais dans tout le voisinage. Les femmes vont laver le manioc dans des mares radioactives. Pire que tout peut-être, les maisons de ce qui a fini par devenir une petite ville de 7 000 habitants ont été construites avec des minéraux récupérés sur les terrains miniers, et les maisons sont radioactives. Certains bâtiments publics également, ainsi qu'une digue sur une rivière...

Bref, il s'agit d'une véritable entreprise d'assassinat, les anciens mineurs malades et qui meurent, souvent de cancer, sont légion. D'ex-cadres européens expatriés en Afrique ont, eux aussi, été victimes de cette mine.

Ce qui reste aujourd'hui, on peut le constater, mais les anciens salariés de la Comuf expliquent qu'ils travaillaient sans aucune protection et sans aucune mise en garde sur les dangers de la radioactivité. Ils étaient juste bons pour crever quelques années après leur travail... Et jamais les mineurs ni leurs familles n'ont reçu la moindre aide de la Comuf, aujourd'hui disparue, ni d'Areva qui, elle, existe toujours.

Le documentaire montrait aussi les mines d'uranium d'Areva au Niger. Une mine nouvelle va être ouverte à Imouraren dont les dirigeants nous expliquent que, cette fois, pour celle-ci, toutes les précautions seront prises. C'est évidemment à voir : le documentaire mentionnait un cadre français qui venait déjà de mourir d'un cancer et surtout les mines exploitées depuis 1968 à Arlit, une autre ville du Niger, donnent lieu à la même pollution radioactive que l'on constate aujourd'hui au Gabon.

Ce que l'émission ne disait pas, c'est d'ailleurs qu'Areva projette de reprendre l'exploitation de l'uranium au Gabon. Une délégation d'Areva, conduite par la patronne, Anne Lauvergeon, vient de rencontrer le nouveau chef d'État gabonais, Bongo Odimba (fils d'Omar Bongo) qui s'est montré enthousiasmé par ces projets.

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Pour faire bonne mesure, Areva annonce la mise en place d'un « observatoire de santé » pour « regarder effectivement s'il y a des problèmes ou non ».

Des problèmes, il y en a, cela crève les yeux. Cinquante ans après l'ouverture de la mine, dix ans après sa fermeture, il y aura peut-être des plaintes en justice qui risquent de traîner des années, d'autant que l'État gabonais ne voudra faire nulle peine aux intérêts français. Peut-être certaines victimes recevront quelques indemnités. Mais qui reconstruira les maisons et même l'ensemble de la ville ? Et personne ne fera revenir tous ceux qui sont morts ou qui vont mourir.


André VICTOR
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 09:05

article manif-amiante

À Turin, en Italie, vient de s'ouvrir le procès de deux hauts dirigeants du groupe Eternit, spécialisé dans le traitement de l'amiante : le baron belge Louis de Cartier de Marchienne et le milliardaire suisse Stephan Schmidheiny. Ils sont accusés de « désastre sanitaire » ayant causé la mort de plus de 2 000 personnes, ouvriers et habitants des villes voisines des quatre usines italiennes.

Des centaines d'autres personnes, contaminées, sont toujours en sursis. Eternit a cessé ses activités en 1986, mais l'amiante n'a été interdit en Italie qu'en 1992 (et en 1997 en France).

Ce procès est l'aboutissement du combat mené sans relâche depuis plus de vingt ans par les victimes ou leurs familles pour que les vrais responsables soient jugés par un tribunal pénal - ce que réclame pour la France l'Association nationale de défense des victimes de l'amiante (Andeva). Près de 3 000 victimes d'Eternit se sont portées partie civile.

Présente dans 72 pays, la multinationale Eternit a contaminé des salariés et des habitants sur toute la planète, relève le bulletin de l'Andeva. Elle possédait quatre usines en Italie, deux dans le nord, une à Reggio Emilia et une près de Naples.

 La plus grande mine d'amiante d'Europe est située à 20 km de Turin, et dans la région s'étaient installées diverses industries fabriquant des produits à base d'amiante. L'usine Eternit de Casale Monferrato, à une centaine de kilomètres de Turin, a pollué toute la région, comme l'ont fait les autres usines du groupe. Son site reste pollué, des années après sa fermeture.

Les témoignages des victimes sont accablants. Les trains transportant l'amiante depuis la mine traversaient cette ville de 50 000 habitants, en y disséminant les poussières. De plus, Eternit distribuait gratuitement les déchets amiantés, qui ont servi à empierrer les ruelles de la ville ainsi que des villes avoisinantes.

Du fibrociment défectueux a aussi servi à construire des maisons pour les ouvriers ou les habitants. Quand ceux-ci, avertis du danger, ont voulu s'en débarrasser, vu le prix exorbitant demandé par les entreprises spécialisées, des décharges sauvages sont apparues le long des routes. Jusqu'à ce que municipalité, région et État décident de prendre les frais en charge, en se retournant ensuite contre Eternit.

Les ouvriers, directement en contact avec la poussière d'amiante, ont payé le plus lourd tribut pour que s'enrichissent les actionnaires d'Eternit. Bien que le risque de mésothéliome, cancer de la plèvre lié à l'inhalation de poussière d'amiante, ait été connu depuis des décennies, aucune mesure de protection des ouvriers n'avait été prise dans les quatre usines italiennes d'Eternit : aucune information sur les risques ni de visite médicale, pas de protection individuelle, pas de système d'aspiration des poussières, pas de ventilation des locaux, etc. De plus, les ouvriers rapportaient chez eux leurs bleus de travail pour les laver, exposant ainsi leurs proches à la poussière mortelle.

Encore maintenant, à Casale Monferrato, une cinquantaine de personnes meurent chaque année de mésothéliome, dont les deux tiers n'ont jamais travaillé à l'usine. Et ce n'est pas fini, puisque le « pic » de décès dus à l'amiante est prévu pour 2020.

De nombreuses délégations de travailleurs de différents pays victimes d'Eternit sont venues à l'ouverture du procès. Pour une fois, ce ne sont pas les lampistes qui sont jugés, mais les vrais responsables de ce drame humain. Mais il a fallu l'acharnement des victimes, appuyées pour une fois par la détermination d'un procureur, pour qu'il ait lieu... plus de vingt ans après le dépôt des premières plaintes.
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 08:41

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Le 6 décembre, de nouvelles élections ont eu lieu dans la province des Îles en Kanaky, suite à l’annulation par le conseil d’État du scrutin de mai dernier – pour irrégularités massives dans tous les bureaux de vote.


 Le Parti travailliste (PT), à l’origine du recours en annulation, a doublé le nombre de ses élus dans la province et obtenu un élu supplémentaire au congrès du Territoire. Avec une participation équivalente à celle de mai, le PT progresse de 5% en voix, avec plus de 23% des votes. Cerise sur le gâteau, les électeurs ont éliminé la liste UMP qui n’a aucun représentant dans son assemblée.

Avec une campagne claire pour l’indépendance de Kanaky en 2014 et contre l’immobilisme du FLNKS qui ne vise plus qu’à accéder à la «souveraineté économique», le PT a su déjouer les plans du gouvernement, de la droite et d’une partie des indépendantistes qui souhaitaient le faire passer pour un groupement de terroristes délinquants.


Le conflit d’Aircal n’est pas loin et les syndicalistes de l’USTKE, dont son président Gérard Jodar, sont toujours emprisonnés au camp Est, un établissement qui «est le reflet de ce qu’il y a de pire en matière de conditions de détention»,selon l’Observatoire international des prisons. La campagne du PT a permis de démonter avec succès la manipulation politique perpétrée à l’occasion d’un conflit syndical et qui visait le parti après sa percée aux élections provinciales de mai.


En remettant au centre du débat la lutte pour l’indépendance et la souveraineté économique, le PT a aussi mené une campagne anticapitaliste et pour une autre répartition des richesses. Le déséquilibre économique est au détriment de la province des Îles.


Près de 50% de sa population est obligée de vivre sur la grande terre. C’est le résultat d’une politique qui concentre à Nouméa les hôpitaux, les maternités, les centres de formation, les universités, etc. Ainsi, les femmes doivent se rendre en avion à Nouméa pour accoucher, toute prise de sang est envoyée sur la grande terre, avec des résultats tardifs.


La politique du PT pour le territoire a aussi été développée. Le récent transfert de compétences de la France vers le territoire de l’enseignement illustre bien les limites de l’autonomie souhaitée par Paris et la droite localeavec la passivité des partis du FLNKS: les bâtiments et la gestion du personnel sont transférés, mais pas les programmes, ni la formation des enseignants et la validation des diplômes.


La politique de colonisation de peuplement qui vise à mettre durablement en situation de minorité la population kanak se poursuit: 40000 métropolitains se sont installés depuis dix ans, pour une population de 250000 habitants en 1999.


La protection de l’emploi local prévue par les accords de Nouméa est lettre morte, les jeunes kanaks passent systématiquement derrière les jeunes migrants diplômés et n’accèdent qu’aux emplois déqualifiés. À l’heure de la grand-messe de Copenhague, la colonie accèdera bientôt au top 5 mondial des émetteurs de CO2 par habitant et quasiment rien n’est fait pour que, d’ici la fin du siècle, ses îles ne deviennent inhabitables.


Un autre modèle économique est indispensable et cela commence à être compris pas la population.


Bernard Alleton

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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 10:07

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Communiqué du NPA.

Arrêtée à l'aéroport le 13 novembre, dès son retour des États Unis, où lui a été décerné le Civil Courage Prize, elle a aussitôt été frappée d'interdiction de territoire et de confiscation de passeport par les autorités marocaines, qui n'ont pas admis qu'elle mentionne «Sahara Occidental» comme lieu de résidence.


Devant son refus de reconnaître publiquement la souveraineté marocaine sur le Sahara Occidental, elle a été déportée à Lanzarote, aux Canaries, d'où elle a décliné l'offre d'asile politique du gouvernement espagnol.


Sa santé se dégrade de façon extrêmement préoccupante, et sa situation matérielle est des plus précaires depuis le blocage de ses comptes.


Ces mesures sont prises par le gouvernement marocain en totale violation de la liberté d'expression, ainsi que de la législation marocaine elle même, qui interdit pourtant de déchoir un citoyen marocain du droit à l'accès au territoire.


Le NPA exige:


La liberté pour Aminatou Haidar de rentrer chez elle, en vertu de l'article 12 de la Convention Internationale des droits civils et politiques.

L'arrêt des disparitions, déportations et tortures subies par les défenseurs des Droits de l' Homme.

La recherche d'une solution à ce conflit en accord avec les règles du Droit International.

L'organisation d'un référendum sur l'autodétermination du peuple saharaoui.


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