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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:48


vendredi 31 juillet 2009


Salah Hamouri est un jeune franco-palestinien, condamné à sept ans de prison pour « avoir eu l’intention » d’assassiner le rabbin Ovadia Yossef et incarcéré en Israël depuis mars 2005. Il est aussi accusé d’être membre du FPLP palestinien.


Or, son dossier est vide de preuve ; ni arme, ni plan, ni début d’exécution. Il est simplement accusé d’être passé en voiture devant le domicile du rabbin.

Ayant purgé les deux tiers de sa peine, Salah demandait une libération anticipée. La commission de révision, siégeant dans la prison de Gilboa, vient de la lui refuser, jugeant le condamné « trop dangereux ».


Une décision proprement scandaleuse, prise dans des conditions répressives classiques en Israël, puisque le consul-adjoint de France à Haifa, Stéphane Harzelec, s’est vu interdire l’accès à l’audience. Un conseiller de Sarkozy a, enfin, reçu la mère de Salah et le président aurait envoyé une lettre au premier ministre israélien, rien de plus.


Le NPA continuera, plus que jamais, à participer à la campagne unitaire pour la libération de Salah.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:47

. Billet n°3 Jérusalem : les Palestiniens, un peuple "présent-absent"

samedi 1 août 2009

Lucien 149.jpg

 

Trois mois après la mission NPA menée par Olivier Besancenot et Myriam Martin, un groupe de militants du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) de la région parisienne actuellement en Palestine témoigne de la situation sur place.


Au cours de nos différentes rencontres avec des Palestiniens de 1948, deux éléments reviennent systématiquement : la Naqba, comme origine de leur situation présente, et la loi des présents-absents, comme mode législatif de la pérennisation de leur statut de réfugié au sein même de l'Etat d'Israël.


La Naqba de 1948 à aujourd'hui... 

La continuité du projet raciste et colonial de la classe dirigeante israélienne depuis la création de l'Etat israélien n'est pas évidente si l'on ne considère l'histoire qu'a partir d'une chronologie des évènements depuis 61 ans. En effet, si l'on se base sur une telle approche, il semble que selon les périodes et les changements a la tête des institutions politiques israéliennes, américaines ou internationales, les intérêts des Palestiniens ont été parfois pris en compte. Les accords d Oslo en 1993 sont l'exemple le plus frappant.

Mais l'Etat d' Israël n'est pas né d'une simple résolution de l'ONU en 1948. Le "partage" des terres dans les bureaux de New York a donné lieu, en Palestine, au massacre et au déplacement force de près de 800 000 personnes : c'est la"Naqba" (la "catastrophe", en arabe). Cette agression n'a pas été un accident, elle est le corollaire et la réalisation concrète du projet sioniste, c'est à dire l'établissement d'un Etat juif, ethniquement homogène.

L'objectif affirmé par les dirigeants israéliens et sionistes a l'époque était clair : "libérer" la terre de toute présence non juive afin de réaliser, concrètement, le projet sioniste (établissement d'un Etat juif). L'Etat d`Israël se fonde sur ce massacre raciste, encore largement nié par les autorités israéliennes (et souvent ignoré en dehors du monde arabe).

Expulsés par la force à partir d'un plan militaire pensé, les Palestiniens ont été forcés de quitter leur terres et leurs biens pour rejoindre la Cisjordanie, la Jordanie, l'Egypte, la Syrie ou le Liban : ils sont alors devenus des réfugiés. 


La "loi des absents" ou comment voler les terres, l'histoire et légitimer l'occupation 

Afin de pérenniser et légitimer ce vol et l'occupation des terres, l'Etat d Israël produit une loi en 1950, c'est la "loi des absents", devenue depuis un des piliers de l'appareil législatif israélien.. Ironiquement, ce sont les palestiniens expulsés vers les pays voisins qui y sont dénommés "absents".

Cette loi, toujours en vigueur aujourd'hui défini l'absent comme un habitant ayant quitté les lieux pour un pays ennemi (Liban, Syrie, Jordanie, Egypte, Cisjordanie et Gaza). Elle stipule que les terres ou les biens des "absents" sont mis sous tutelle de l'Etat israélien. Celui-ci en a l'usufruit (possibilité de louer la terre les bâtiments présents, par exemple). Au delà des terres et des maisons, la Naqbah a été la source de l'effacement de tout un pan de l'histoire du peuple palestinien.


Comment créer des réfugiés qui continuent de vivre à proximité de leur propre terre ? C'est l'équation qu'est censée résoudre la loi des présents-absents. Concrètement, aujourd'hui, des colons peuvent chasser par la force des familles palestiniennes, puis décréter leur absence ; ainsi l'Etat israélien récupère la terre (ou les biens, le commerce, l'entreprise...) puis la redistribue à des familles juives, afin d'homogénéiser "ethniquement" le pays.

Le parallèle avec le régime d'apartheid qui a sévi pendant plusieurs décennies en Afrique du Sud est très pertinent pour saisir cette situation. Si l`Etat israélien chasse les palestiniens de leurs terres, ce n'est pas seulement pour bénéficier d'un plus vaste territoire, c'est également pour créer un pays où le peuple, qui était encore majoritaire il y a peu, doit disparaitre, physiquement mais aussi symboliquement, dans le paysage et dans les esprits.
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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:44


mercredi 22 juillet 2009


La mort de dix-sept soldats britanniques, en Afghanistan, durant le seul le mois de juillet – dont huit en une seule journée – est venue rappeler brutalement la sale guerre meurtrière que mènent les grandes puissances occidentales qui occupent le pays.


La droite anglaise a tenté d'exploiter l’émotion suscitée par le drame de ces jeunes soldats, pour exiger l’envoi de plus de matériel militaire, dénonçant la politique du gouvernement de Gordon Brown comme étant une « honte pour la nation ». Gordon Brown est accusé de mener une guerre « bon marché », jouant avec la vie des soldats, en particulier à cause du manque d'hélicoptères. L’armée en profite pour demander plus de matériel et de soldats, tandis que le premier ministre britannique essaye de justifier l'engagement britannique en Afghanistan.


Mais il ne vient à l’idée d’aucun de ces politiciens et généraux, motivés par leurs ambitions personnelles, que les soldats britanniques sont morts parce qu’ils étaient en Afghanistan, parce que les armées occupent le pays et imposent leur loi aux populations. Ces jeunes sont morts, comme les soldats américains, français et italiens qui ont connu le même sort, pour satisfaire les besoins des grandes puissances et des multinationales marchandes d'armes (EADS, Agusta Westland).


Il ne leur vient pas à l’idée que ce qui est honteux, c’est que le gouvernement Brown consacre 2% du PIB à l’armée, et que c'est la population qui fait les frais de ces dépenses. Depuis fin 2001, 184 militaires britanniques sont morts en Afghanistan.


La seule façon de sauver les vies des jeunes soldats est le retrait des troupes. C’est aussi la seule façon de permettre aux peuples afghans de pouvoir prendre en main leur destin.

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2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 20:43


vendredi 31 juillet 2009

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L’offensive des troupes de l’OTAN, dans le sud du pays, devait préparer la mise en place d’un pouvoir « légitimement » élu. Mais l’échec militaire pourrait bien préparer l’échec politique. Moment clé pour la stratégie d’Obama.


La deuxième élection présidentielle depuis l’occupation des troupes américaines et de leurs alliés aura lieu le 20 août. Les tensions et la violence ne cessent de s’exacerber, ces derniers mois, et les attentats se multiplient ; l’été afghan s’annonce le plus sanglant depuis la chute des talibans.


La population en est la première victime, à la misère s’ajoute une insécurité croissante. Le pouvoir corrompu est isolé et les talibans renforcent leur influence jusqu’aux portes de Kaboul.


L’offensive militaire déclenchée par Obama dans la province d’Helmand, au Sud, est loin d’être un succès et entraîne de lourdes pertes, en particulier pour les troupes britanniques. Les signes de démoralisation se multiplient. Loin de maîtriser la situation, incapables de trouver de réels appuis, les armées d’occupation traitent avec les talibans et les seigneurs de guerre, par la pression des armes et de la corruption, renforçant les pouvoirs d’une clique de chefs locaux et de leurs milices qui rançonnent la population.


Les ONG, qui gèrent 80% de l’aide internationale, traitent avec eux, fournissant largement les fonds de la corruption généralisée.

Quelque soit le résultat, l’élection à venir apparaît comme une mascarade démocratique, bien incapable de mettre en place un pouvoir avec une quelconque autorité. Les talibans menacent d’en empêcher le déroulement. 41 candidats sont déclarés mais l’essentiel de la campagne électorale se résume à des tractations avec les seigneurs de guerre, en échange de postes et de trafics garantis.


Dans cette bataille, l’actuel président, Hamid Karzaï, apparaît le plus à même de s’imposer, sous la houlette des américains, comme il l’avait déjà fait au lendemain de la chute des talibans. Il est en train de construire une nouvelle alliance de seigneurs de guerre pour se partager les pouvoirs locaux. Il aurait ainsi négocié un accord avec un ancien chef d’une organisation islamiste, Hekmatyar. Celui-ci a combattu les troupes de l’OTAN aux côtés des talibans, est poursuivi comme terroriste par les Américains et s’est engagé à déposer les armes en échange de ministres, de gouverneurs locaux et d’une aide financière.


La démocratie, à l’ombre des armées, revêt le masque sinistre de la violence et de la corruption.

Les difficultés rencontrées par les armées de l’OTAN, la crise provoquée par l’extension du conflit au Pakistan et la généralisation de la corruption créent un climat de démoralisation parmi les troupes elles-mêmes. La nouvelle stratégie d’Obama agit à l’opposé du but espéré. L’instabilité cède la place à une décomposition morale et politique, pour en démontrer l’échec. Même aux Etats-Unis, la contestation grandit face à cette sale guerre qui devient « le Vietnam d’Obama ».

Yvan Lemaitre

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 18:44

LE MONDE | 27.07.09 JÉRUSALEM CORRESPONDANCE


Salah Hamouri ne quittera pas sa geôle. Ainsi en a décidé, dimanche 26 juillet, le comité de révision des peines de l’Etat juif. Le jeune Franco-Palestinien, incarcéré depuis mars 2005 en Israël et condamné en avril 2008 à sept ans de prison pour son implication supposée dans un improbable complot, sollicitait une libération anticipée.


Depuis 2001, une loi israélienne autorise les détenus ayant purgé les deux tiers de leur peine à en faire la demande. Mais la commission, réunie dans la prison de Gilboa, au nord d’Israël, a répondu par la négative.


Salah, âgé de 24 ans, fils de Denise Guidoux, originaire de Bourg-en-Bresse, et de Hassan Hamouri, résident de Jérusalem, est jugé "trop dangereux" pour être libéré.


Aux yeux de la justice israélienne, le jeune homme est coupable d’avoir eu l’intention d’assassiner le rabbin Ovadia Yossef, chef du parti séfarade Shas. Menacé d’une peine largement supérieure à sept ans s’il s’entêtait à contester l’accusation, Salah avait plaidé coupable.


Mais le dossier ne repose sur aucune preuve : ni armes, ni plan, ni début d’exécution. Le tribunal a juste établi que Salah Hamouri était passé en voiture devant le domicile du rabbin. Cet élément, ajouté à une accusation d’appartenance au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un petit parti de gauche, ont suffi à le faire condamner par un tribunal militaire.


Consciente du fait que les prisonniers palestiniens n’obtiennent quasiment jamais de remise de peine, à l’inverse des détenus juifs, fussent-ils meurtriers, la famille Hamouri avait malgré tout espéré une mesure de clémence.


INTERVENTIONS VAINES


Le 25 juin, rompant avec l’indifférence polie qu’il manifestait jusque-là - contrastant avec son engagement immédiat auprès de la famille du caporal franco-israélien Gilad Shalit, otage du Hamas -, Nicolas Sarkozy avait fait recevoir Denise Hamouri par son conseiller pour le Proche-Orient, Boris Boillon.


Selon lui, le président de la République a ensuite transmis une lettre au premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lui demandant de s’assurer que Salah bénéficie des dispositions de la loi de 2001. Une démarche identique aurait été menée auprès de l’ambassade d’Israël à Paris.


Ces interventions sont restées vaines. Envoyé à la prison de Gilboa suivre l’audience de la commission, Stéphane Harzelec, le consul-adjoint de Haïfa, n’a pas été autorisé à y pénétrer. Dans l’attente de la décision, il a piétiné devant la porte de l’établissement où Salah Hamouri risque désormais de rester jusqu’en novembre 2011.

 

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 12:27




 Devant la Section des Intérêts Nord-Américains, des drapeaux noirs rappellent les victimes du terrorisme US.

C’est le genre d’interrogation qui suscite généralement un scepticisme complet, quand elle ne fait pas ricaner. Pourtant, il se passe des petites choses qui ne laissent pas de surprendre l’observateur un tant soit peu averti.

D’abord un fait sans conséquence réelle sur le quotidien des Cubains : en ce 27 juillet 2009, l’agence Reuters nous informe de ce que les Etats-Unis ont éteint le journal lumineux installé sur la façade de leur représentation diplomatique à La Havane qui irritait les autorités cubaines.

Tous ceux qui sont allés flâner devant l’immeuble de la SINA (la Section des Intérêts Nord-américains) depuis 2006 ont pu voir ce panneau de 1,5 mètres de haut courant sur 25 fenêtres du cinquième étage du bâtiment et sur lequel défilait en permanence des informations, des déclarations politiques et des messages imputant les problèmes de Cuba au système politique en place. En « représailles », Fidel Castro avait fait ériger des drapeaux hauts de 30 mètres pour le cacher à la vue de ses concitoyens.

Et bien, pendant la plus grande partie du mois de juillet, le panneau en question est resté éteint. Des diplomates occidentaux à La Havane ont déclaré officieusement - et en demandant que leur identité ne soit pas révélée - qu’il n’était pas prévu de le rallumer dans un avenir prévisible. Aucun commentaire officiel d’un côté comme de l’autre. Voilà pour le premier point.

Le second est encore plus surprenant, et c’est la BBC qui informe !


Depuis un demi-siècle, tous les opposants au gouvernement cubain jouissent aux USA d’un statut privilégié : formation, entraînement, mise à disposition de matériel, protection judiciaire et impunité garantie pour ceux qui ne sont autres que des terroristes. Il n’y a qu’à voir les
Posada Carriles et autres Orlando Bosch se pavaner dans les rues de Miami !

L’administration américaine a toujours soutenu l’exil cubain extrémiste, favorisant leurs actions comme celle de la Baie des Cochons ou le financement exorbitant de TV et Radio Marti. Et n’oublions pas que le « paladin » de la lutte contre le terrorisme a couvert des actes comme l’explosion de l’avion de la Cubana en 1976 ! Sans parler des condamnations vertueuses des arrestations de soi-disant patriotes cubains, innocentes victimes d’une dictature criminelle.

Pour Washington, ces Cubains sont des héros et George Bush s’est toujours fait un devoir de réclamer leur libération et de les accueillir « dignement » après leur remise en liberté.


D’où la stupeur de Tomás Ramos auquel la SINA vient de refuser un visa !

Ramos se définit comme un opposant anticastriste, mais reconnaît avoir effectué dans les années 60, pour le compte de diverses organisations contre-révolutionnaires de Miami, des « actions violentes » - euphémisme pour « attentats » - comme des destructions d’antennes de communication et l’organisation de soulèvements armés.

Pour l’ensemble de ses œuvres, ce citoyen modèle a purgé de nombreuses années de prison à Cuba. Remis en liberté en 2008 après 18 ans de prison, Ramos se précipite à la SINA pour faire une demande de visa afin de retrouver sa vieille mère à Miami. Les choses traînent, jusqu’à ce 27 juillet où arrive la réponse : les USA n’accorderont pas de visa à Tomàs Ramos « en raison de son passé violent ».

L’intéressé ne comprend pas. Il dit se sentir « blessé, frustré, trompé ». Il s’indigne de ne pas être traité comme les autres “militants” antirévolutionnaires de Floride, alors que « le gouvernement américain et la CIA ont été, dit-il, « le promoteur de toutes les actions violentes » auxquelles il a participé. Et il ajoute, indigné : « Comment peuvent-ils refuser le droit d’asile à quelqu’un qui a lutté pour eux ? »


Voilà les deux infos venues le même jour de la SINA… Epiphénomène sans lendemain ou virage discret de la politique US ? On verra bien.

Annie Arroyo

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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 11:26


Source Libération 25 / 7

La réalité israélo-palestinienne est plus complexe que la publicité

DOCUMENTS VIDEO

Des Palestiniens ont pris au mot un spot de pub israélien où des soldats jouent au foot par dessus le mur de séparation. Ils ont reçu des grenades lacrymogènes. C'est une publicité pour un opérateur de téléphonie israélien: des soldats à proximité du mur qui les séparent des Territoires palestiniens reçoivent un ballon. Ils le renvoient. Un coup de fil et le match commence.

 

- Qu’est-ce qui se passe ? Qu’est-ce qui se passe ?
- Rends-leur le ballon.
- Allez, on y va les gars.
Le ballon revient côté israélien.
- Allez, on va s’éclater !
- Trois soldats sur les lieux… Un match en cours
- Super cool !

Voix off : En fin de compte, que voulons-nous tous ? un peu de divertissement ! Cellcom media, un monde de divertissement : musique, vidéos, Internet. Venez, vous allez tous vous éclater. C’est super cool ! Cellcom !
(traduction par le site des Observateurs de France24)

Parce que la vie est bien moins simple qu'un coup de fil, cette publicité, jugée raciste (lire cet article d'Haaretz) fait scandale parce que, entre autres, les Palestiniens y restent invisibles.

Des Palestiniens ont donc pris ce spot de pub au pied de la lettre: ils ont organisé une partie de foot à proximité de la frontière au sud de Jérusalem (frontière ici faite de barbelés) et ont envoyé leur ballon de «l'autre côté.» Il leur a été renvoyé des grenades lacrymogènes.

 


 

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25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 10:19

   



Les élections du 12 juin 2009 pour l’élection du président de la République islamique ont donné lieu à une fraude massive afin d’assurer la réélection au premier tour de Mahmoud Ahmadinejad, président sortant.


Avant la clôture du scrutin, le chef des forces armées a annoncé à la télévision que ses forces se déployaient sur le terrain, chassant les témoins des bureaux de vote et de dépouillement. Dans la soirée, le ministère de l’Intérieur a annoncé des chiffres extravagants. Les chiffres ont ensuite été donnés par paquets de 2 millions sans aucune référence à la localisation des suffrages et sans que le pourcentage attribué à chaque candidat ne varie au cours du dépouillement. Des centaines de milliers de personnes sont alors descendues dans la rue pour dénoncer la fraude évidente. Un entretien avec Mina Parto, une militante du Comité de Solidarité avec la Lutte du Peuple en Iran.


La Gauche : Aux yeux de beaucoup d’observateurs, les mouvements de protestation qui viennent de se dérouler en Iran sont une surprise. Comment expliquer une telle explosion de colère ? Y avait-il, en Iran, des indices latents d’une telle contestation à grande échelle ?


Mina Parto : Personne ne s’attendait à un mouvement d’une telle ampleur. D’abord parce que la répression est terrible. On ne compte plus le nombre de prisonniers politiques assassinés. Les milices bassidjis - de véritables bandes de voyous armés de couteaux, de barres de fer et d’armes à feu – viennent de s’illustrer au cours de dernières semaines en assommant et en assassinant des manifestants. En temps normal, ces milices issues le plus souvent de milieux modestes (et bénéficiant de « privilèges » : bons d’achat, tickets de transport, aide aux familles) harcèlent les étudiants qui ont les cheveux gominés ou les jeunes femmes dont la tenue n’est pas jugée suffisamment « islamique ».


Mais en même temps, l’Iran est un pays où le nombre d’habitants est passé de 39 millions en 1980 à 61 millions en 2006. La jeunesse a un poids important: 60% de la population a en-dessous de 30 ans car, au cours des dix premières années de la République islamique, le régime a encouragé le mariage précoce, la natalité et a interdit les moyens de contraception. Les jeunes sont en général plus sensibles aux injustices de la société dans laquelle ils vivent car ils vont devoir continuer à y vivre plus longtemps que leurs aînés. En juillet 1999 déjà, les étudiants de Téhéran étaient descendus par milliers dans les rues, bravant la répression, pour protester contre la fermeture d’un journal réformateur.


LG : Le candidat battu, Mir Hossein Moussavi, est-il tellement populaire ?


MP : Là n’est pas la question. Il y avait au départ des centaines de candidatures pour cette élection présidentielle. Le Conseil des gardiens, une autorité religieuse composée de 12 religieux et théologiens, a effectué un tri très sévère des candidatures pour n’en retenir que quatre :


Mir Hossen Moussavi, présenté comme candidat « réformateur », il a été Premier ministre de 1981 à 1989 pendant la guerre contre l’Irak et est membre du Conseil de Discernement ;


Mehdi Karroubi, ancien candidat battu en 2005 et qui a été à deux reprises président du parlement ;


Mohsen Rezai, ancien commandant des gardiens de la révolution (pasdarans) de 1981 à 1987 et secrétaire du Conseil de Discernement ;


Mahmoud Ahmadinejad, président sortant et ancien gardien de la révolution.


Ces quatre candidats sont tous des dignitaires du régime. Cela, en Iran, tout le monde le sait. Mais en votant pour Moussavi, une partie importante de la population voulait utiliser l’élection présidentielle comme un référendum contre Ahmadinejad. La fraude massive a privé une partie importante des électeurs de la possibilité de sanctionner le président sortant. Il y a eu révolte car les gens se rendent compte que leur vote ne compte pour rien. Ils se sentent trahis.


LG : A-t-on déjà vu une situation semblable dans le passé ?


MP : Oui. Au cours de l’année 1996 des grèves importantes avaient eu lieu notamment chez les ouvriers des raffineries de pétrole. Il faut savoir que le pétrole est un secteur économique très sensible en Iran. A l’occasion de ces grèves qui ont été victorieuses, le pouvoir a pris conscience qu’il fallait lâcher du lest. C’est dans ce contexte de luttes sociales que la candidature de Khatami a été mise en avant, sous l’étiquette de « réformateur ». L’élection de Khatami (65% des voix) en 1997 a été vécue à l’époque comme un référendum contre le régime.


Pendant un certain temps, Khatami a joué la modération dans la façon de traiter les femmes, les étudiants, les artistes comme s’il était leur allié. Cela a créé une illusion d’ouverture, pour les gens. Malheureusement il n’y a jamais rien eu d’officiel : ni en matière de lois reconnaissant la liberté pour les femmes, pour la presse. Rien n’a été écrit dans des textes de loi.


Plus tard, en juillet 1999, les étudiants qui avaient pu avoir accès à l’université après avoir dû passer devant un jury religieux opérant une sélection sévère, ces mêmes étudiants se sont opposés au régime. Le mouvement de grèves et d’émeutes a duré une semaine. Khatami n’a rien fait pour les soutenir comme il n’a rien fait pour les autres catégories sociales. Il a lâché les bassidjis contre les étudiants. Des adultes sont venus défendre les étudiants. Après cela, tout ce monde a perdu ses illusions envers les réformateurs, et envers Khatami en particulier.


LG : Mais aujourd’hui Moussavi , catalogué comme «réformateur», jouit pourtant d’un soutien populaire !


MP : Aux élections de juin dernier, beaucoup de gens ne sont pas allés voter. Beaucoup d’autres ont voté pour Moussavi. Les jeunes qui ne l’ont pas connu à l’époque où il était ministre (1981-1989) ont oublié son passé. Il y a tout un pan de l’histoire du pays que les jeunes ne connaissent pas. Nous ne nous attendions donc pas à ce mouvement de révolte après la réélection d’Ahmadinejad au premier tour. Ce mouvement, qui a pris la couleur verte, celle de Moussavi pour la campagne électorale n’est pas du tout homogène. On y trouve un peu de tout : des déçus du régime, des électeurs déçus de Moussavi, des étudiants plus actifs qui sont contre le régime.


Les événements des dernières semaines ont aussi mis en évidence la faiblesse d’Ahmadinejad qui a été incapable d’organiser une manifestation d’ampleur pour le soutenir. Tout ce qu’il a été capable de faire c’est d’envoyer les milices et les pasdarans contre les manifestants qui criaient à la fraude.


C’est donc une surprise pour tout le monde car Ahmadinejad a fait croire pendant des années qu’il avait le soutien populaire, en disant qu’avec le nucléaire c’était une revendication nationale, que le peuple était avec lui, contre les Etats-Unis.


Le changement de politique américaine, après l’élection d’Obama, le fait que l’impérialisme apparaisse comme moins agressif a changé les données du problème et a indirectement affaibli Ahmadinejad. Face à la contestation populaire, Ahmadinejad n’arrive pas à mobiliser ses partisans. Il doit utiliser d’autres ruses : gagner du temps, recompter les votes, arrêter 9 travailleurs iraniens locaux de l’ambassade britannique. Il ne peut mobiliser que ses miliciens pour matraquer les manifestants. Il n’a pas le pouvoir de mobiliser le peuple.


LG : Y a-t-il eu des réactions dans la classe ouvrière ?


MP : Il y a toujours eu des luttes de travailleurs: les ouvriers des raffineries de pétrole en 1996, les enseignants, les travailleurs des raffineries de sucre, les chauffeurs de bus, les boulangers.


Deux dirigeants de ces secteurs en lutte, Mansour Ossanlou (dirigeant du syndicat de la régie des bus de Téhéran) et Mahmoud Salehi (militant kurde porte-parole du Comité organisationnel pour la création de syndicats et ancien dirigeant des boulangers de Saquez) ont été condamnés à des années de prison.


Mais ces luttes sont restées sur le terrain purement syndical sans déboucher sur le terrain politique. Le fait que dans le courant des dernières semaines, les ouvriers de l’usine d’assemblage de camions Iran Khodro (60.000 travailleurs) se soient mis en grève une heure par jour en solidarité avec les manifestations réprimés par les bassidjis est un pas important en avant.


LG : Quelle est la situation des femmes en Iran ?


MP : En rue, toutes les femmes sont obligées de porter le voile, même les touristes étrangères. Mais il y a une vie à l’extérieur et une autre à l’intérieur car le voile est imposé. Ce n’est pas un choix. Une femme n’a pas le droit de demander le divorce et n’a pas le droit de voyager sans l’autorisation de son mari, ou de son père ou encore de son frère. Bref d’un homme ! Lors d’un divorce elle ne peut garder la charge de ses enfants. En cas d’héritage, la part de la femme vaut la moitié de celle d’un homme.


LG : L’appareil d’état est-il affaibli ? Les forces armées ont-elles une attitude de neutralité ?


MP : L’armée régulière n’est pas entrée en jeu. La république islamique a créé ses propres instruments de répression : d’une part l’armée islamique, les gardiens de la révolution, et d’autre part une milice, les bassidjis, qui réprime les mouvements sociaux, les grèves. L’armée des gardiens de la révolution n’est pas homogène. La tête des gardiens tient plutôt pour Rafsandjani, président du parlement depuis 1980 et proche de la bourgeoisie commerçante du bazar, tandis que la base est plutôt pour Ahmadinejad.


Il ne faut pas confondre l’armée des gardiens de la révolution (les pasdarans) avec l’armée régulière, moins fiable et qui n’est pas entrée en jeu. L’armée régulière est contrôlée par le guide suprême Khamenei. L’armée des gardiens était au début composée de volontaires qui ont fait la guerre contre l’Irak aux côtés de l’armée régulière. Aujourd’hui, l’armée des gardiens de la révolution contrôle la tête de l’armée régulière.


LG : Y a-t-il des contestations dans l’appareil judicaire à propos de la répression ? Chez les magistrats, les avocats ?


MP : Il faut tenir compte qu’avec l’avènement de la République islamique, le droit et l’appareil judiciaire ont été bouleversés. Le droit islamique est désormais appliqué par des juges islamiques. Les avocats ont donc très peu de marge de manœuvre.


Bien sûr il y a des exceptions telles que l’avocate Shirin Ebadi : première femme juge en Iran en 1974, elle a dû abandonner son emploi en 1979 et a reçu en 2003 le prix Nobel pour la manière courageuse dont elle défend les victimes de la répression. On peut aussi citer l’avocat Nasser Zarafchan, condamné à cinq ans de prison après avoir défendu la famille de Mohammed Djafar Pouhandeh, un écrivain assassiné en 1998 par les services secrets iraniens à l’époque où Khatami dirigeait le pays. Aujourd’hui, Zarafchan est libéré mais il continue à prendre des risques de manière courageuse en assurant la défense d’étudiants arrêtés.


Dans l’ensemble, le corps judiciaire reste assez prudent face aux contradictions qui traversent la société iranienne. Cependant, le 6 juillet dernier les associations d’avocats de plusieurs provinces (8 provinces à ce jour) ont publié une déclaration commune s'opposant fermement au projet du régime d'imposer à ces associations, ses propres jeunes avocats de confiance, ceci afin d'obtenir une majorité qui lui soit fidèle et favorable.


Les associations d’avocats estiment que ce changement signifierait l'ingérence du pouvoir exécutif dans leurs affaires et irait à l'encontre de la déclaration internationale des droits de l'Homme. Voilà un signe encourageant.

Propos recueillis par Guy Van Sinoy, le 12 juillet 2009

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:49

La menace d’un bon exemple

Noam CHOMSKY

Aucun pays n’est à l’abri d’une intervention des Etats-Unis, même le plus insignifiant. En fait, ce sont souvent les pays les plus faibles, les plus pauvres, qui provoquent la plus grande hystérie.

Prenez le cas du Laos dans les années 60, peut-être le pays le plus pauvre du monde. La plupart de ceux qui y vivaient ne savaient même pas qu’ils vivaient dans un pays appelé le Laos ; tout ce qu’ils savaient était qu’ils vivaient dans un village qui était situé non loin d’un autre petit village, etc. Mais dès qu’une révolution sociale très limitée a commencé à se développer là-bas, Washington a soumis le Laos à un « bombardement secret » meurtrier, détruisant de larges portions de zones habitées et qui, de leur propre aveu, n’avait rien à voir avec la guerre que les Etats-Unis menaient contre le Vietnam du Sud.


La population de la Grenade est de 100.000 et vous auriez du mal à touver cette île sur une carte. Mais lorsque la Grenade a connu une révolution sociale modérée, Washington est rapidement entré en action pour détruire la menace.


Depuis la Révolution bolchevique de 1917 jusqu’à la chute des gouvernements communistes en Europe de l’Est à la fin des années 80, chaque agression US était justifiée comme une défense contre la menace soviétique. Ainsi lorsque les Etats-Unis ont envahi la Grenade en 1983, le chef d’Etat Major a expliqué que, dans l’éventualité d’une attaque soviétique contre l’Europe occidentale, un régime hostile à la Grenade pouvait couper les approvisionnements de pétrole des Caraïbes à l’Europe de l’Ouest et que les Etats-Unis seraient dans l’impossibilité de porter secours à leurs malheureux alliés.


Cela peut paraître comique, mais de telles histoires peuvent mobiliser un soutien de l’opinion publique contre l’agression, le terrorisme et la subversion.

L’agression contre le Nicaragua était justifiée par le fait que si nous ne « les » arrêtions pas là-bas, « ils » traverseraient notre frontière à Harlington, Texas – à peine deux heures de route. (pour les publics plus éduqués, il y avait des arguments plus sophistiqués, mais tout aussi plausibles).


En ce qui concerne l’économie américaine, le Nicaragua pourrait disparaître et personne ne s’en rendrait compte. Même chose pour le Salvador. Pourtant ces deux pays ont été soumis à des attaques meurtrières de la part des Etats-Unis qui ont coûté des centaines de milliers de vies et des milliards de dollars de dégâts.


Il y a une raison à cela. Plus le pays est faible, plus son exemple est dangereux. Si un pays minuscule comme la Grenade pouvait améliorer les conditions de vie de sa population, d’autres pays, avec plus de ressources, pourraient se demander « pourquoi pas nous ? »


Ceci est vrai aussi pour l’Indochine, qui est relativement grande et possède quelques ressources. Eisenhower et ses conseillers s’étendaient sans cesse sur le riz, l’étain et le caoutchouc, mais leur véritable crainte était que le peuple indochinois retrouve l’indépendance et la justice et que celui de la Thaïlande les imite et, en cas de réussite, que la Malaisie suive leur exemple pour rapidement aboutir à l’indépendance totale de toute l’Indonésie et la perte pour les Etats-Unis d’une partie importante de la « Grande Zone ».


Lorsqu’on veut instaurer un système global qui soit soumis aux besoins des investisseurs américains, il faut s’assurer que tous les morceaux restent en place. Il est étonnant de constater à quel point cette idée est ouvertement formulée dans les documents officiels.


Prenons l’exemple du Chili sous Allende. Le Chili est un pays relativement grand, avec beaucoup de ressources naturelles, mais, là non plus, les Etats-Unis n’allaient pas s’effondrer si le Chili devenait indépendant. Pourquoi étions-nous si préoccupés par ce pays ? Selon Kissinger, le Chili était un « virus » qui pouvait « infecter » la région et dont les effets allaient se ressentir jusqu’en Italie.


Malgré 40 ans de subversion par la CIA, l’Italie avait encore un mouvement ouvrier. L’avènement d’un gouvernement social-démocrate au Chili aurait pu inspirer les électeurs italiens. Imaginez qu’ils se prennent à avoir des idées bizarres comme celle de reprendre le contrôle de leur propre pays et de refonder les mouvements détruits par la CIA dans les années 40 ?


Les stratèges américains, depuis le secrétaire d’Etat Dean Acheson à la fin des années 40 jusqu’à nos jours, ont toujours averti qu’ « une pomme pourrie gâte le baril » [traduction littérale du proverbe – NDT]. Le danger était la pourriture – le développement social et économique – qui pouvait se transmettre.


Cette « théorie de la pomme pourrie » est présentée en public sous le nom de la théorie des dominos. Elle est destinée à faire peur à l’opinion publique et lui expliquer comment Ho Chi Minh pourrait monter dans un canoë et pagayer jusqu’en Californie, ce genre de choses. Il se peut que quelques responsables américains croient à ces bêtises, c’est possible, mais pas les stratèges. Ces derniers comprennent parfaitement que la véritable menace est celle d’un « bon exemple ». Et il leur arrive parfois de l’énoncer clairement.


Lorsque les Etats-Unis planifiaient le renversement de la démocratie guatémaltèque en 1954, le Département d’Etat a déclaré officiellement que « le Guatemala représente un danger croissant pour la stabilité du Honduras et du Salvador. Sa réforme agraire est un puissant outil de propagande : son vaste programme social d’aide aux travailleurs et paysans dans une lutte victorieuse contre les classes aisées et les grandes entreprises étrangères exerce un fort attrait auprès des populations voisines en Amérique centrale, où les conditions sont similaires ».


En d’autres termes, les Etats-Unis veulent la « stabilité », c’est-à-dire la sécurité pour « les classes aisées et les grandes entreprises étrangères ». Si cet objectif peut être atteint par des mécanismes démocratiques, tout va bien.


Sinon, la « menace contre la stabilité » que représente un bon exemple doit être détruite avant que le virus ne se répande. C’est pourquoi même le plus petit des pays peut représenter une menace et doit être écrasé.

Noam Chomsky


traduction VD pour le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

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24 juillet 2009 5 24 /07 /juillet /2009 08:43



à l'attention de Messieurs :
-Claude GUEANT, Secrétaire Général du cabinet de Monsieur le Président de la République,
-Jean-David LEVITTE, conseiller diplomatique de Monsieur le Président de la République et Président du Conseil de sécurité nationale,
-Cédric GOUBET Chef de cabinet de Monsieur le Président de la République,

Messieurs

J'ai l'honneur de vous demander de bien vouloir intervenir fermement auprès des autorités israéliennes en vue de la libération anticipée de Monsieur Salah HAMOURI, citoyen français ayant la nationalité palestinienne, résidant à Jérusalem et détenu par les autorités israéliennes.

Monsieur Salah HAMOURI a été arrêté le dimanche 13 mars 2005 par les soldats d'occupation israéliens au barrage armé de Qalandya, point de passage entre les villes palestiniennes de Jérusalem-Est et de Ramallah.

Monsieur Salah HAMOURI a été torturé et détenu dans des conditions en violation des règles de respects des droits de l'homme. Amnesty International a publié un rapport en 2008 qui décrit le système de détention en vigueur en Israël et dans les territoires palestiniens occupés.

Monsieur Salah HAMOURI a été jugé par un tribunal militaire israélien au bout de trois ans de détention préventive et 26 audiences, sans que la moindre preuve matérielle ait été produite par ses accusateurs. Les conditions de son jugement n'ont pas été équitable ni conformes aux conventions internationales compétentes en la matière. Monsieur Salah HAMOURI est un prisonnier d'opinion.

Monsieur Salah HAMOURI passera devant le tribunal israélien le 26 juillet 2009 en vue de l'examen sa demande de libération anticipée.

Monsieur le président de la république s'est engagé à apporter son secours à tous les Français soumis à d'injustes détentions dans le monde, et à "les chercher où qu'ils se trouvent". Attaché comme vous à l'égalité des droits pour toutes et tous les citoyens quels qu'ils soient, j'espère, comme des centaines de milliers de françaises et de français que Monsieur Salah HAMOURI pourra bénéficier de cet engagement présidentiel comme cela a été le cas pour les autres prisonniers français ; surtout dans cette partie du monde qui souffre terriblement de la règle des « deux poids et deux mesures. »

Dans l'attente d'une intervention rapide et dans l'espoir de la libération de Monsieur Salah HAMOURI le 26 juillet 2009, je vous prie de croire Messieurs en l'expression de mes sincères remerciements ainsi que mes salutations républicaines.

Tarek BEN HIBA
Conseiller régional Ile-de-France
Groupe : communiste, alternative citoyenne, républicain et parti de gauche
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