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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 09:59
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Photo: Juifs contre l'islamophobie et le racisme anti-arabes
28/03/2013 05:35
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Guillaume Brossard, un des fondateurs de Hoaxbuster, principal site de traque des canulars d’Internet, s’inquiète de l’évolution de ces rumeurs.

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Le nombre de " hoax " évolue-t-il avec le temps ?

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Guillaume Brossard : « Avec l'explosion des réseaux sociaux, la diffusion des hoax est beaucoup plus massive. Avant cela se limitait aux emails, aux forums et aux blogs… avec Facebook et Twitter, la «  viralité » est encore plus extrême. De plus, on est sur le fondement même de la rumeur : elle ne meurt vraiment jamais, elle se recycle, se transforme. L'exemple de Facebook est assez parlant.

 

Sur ce réseau, les gens n'ont pas toujours grand-chose à raconter. Alors certains réutilisent, inconsciemment ou non, d'anciens messages ou en transfèrent d'autres sans se poser de question. Au fond, ce n'est pas vraiment différent des conversations à la machine à café où on se raconte les dernières rumeurs. Sauf qu'avant on touchait une à cinq personnes maximum et qu'aujourd'hui on peut même atteindre un million de personnes, sans lien temporel ni géographique. »


Leur thématique évolue-t-elle ?


« Depuis quelques années, le nombre de hoax est en hausse importante et ils sont de plus en plus à coloration politique et sociétale. Alors qu'ils n'existaient presque pas il y a dix ans. Avant, c'était surtout des légendes urbaines, les faux virus d'Internet… qui au final étaient faciles à démonter. Ce qui n'est pas le cas des hoax politiques. »


Constatez-vous des dérives ?


« Ce qui m'inquiète, c'est l'usage d'Internet pour diffuser des idéologies et notamment rependre l'islamophobie. Cela fait deux ou trois ans que nous le disons. Les messages qui mettent en cause l'islam ou les musulmans sont en augmentation très importante. Et ce n'est pas seulement un ressenti, c'est factuel.


« Aujourd'hui, 50 % des demandes de vérification de hoax qui nous sont envoyées concernent des faits islamophobes ou anti-musulmans. Ça en est même pénible pour nous car nous ne pouvons pas faire que ça. Nous sommes une ressource de bénévoles et on ne peut traiter que les plus grosses rumeurs. On est aujourd'hui malheureusement submergés par ces rumeurs. »


Quels sont les bons réflexes à avoir ?


« Généralement, ce qui rend crédible une information aux yeux des gens, c'est quand elle émane d'un expert ou d'un pseudo-expert. Si mon boulanger me donne une information sur la Nasa, je ne vais pas avoir tendance à la croire. Mais s'il me fait passer un email sourcé d'un expert de la Nasa, je pourrais le croire. Les bons réflexes quand on reçoit une information en circulation sur Internet, c'est de prendre du recul et d'essayer de voir ce qui est assurément vrai, ce qui l'est peut-être et ce qui est faux. Ensuite, il faut aller recouper l'information et Internet le permet. Il ne faut pas se cantonner à la personne qui vous envoie l'information comme source. »


 Hoax: C'est une information fausse, périmée ou invérifiable propagée spontanément par les internautes.

 

www.hoaxbuster.com : le principal site de ressources contre les « hoax ». www.hoaxkiller.fr et www.rue89.com/hoax travaillent également à démonter les rumeurs d'Internet.

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En savoir plus

Tout est parti en 2000 de Poitiers

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Hoaxbuster a été fondé en mars 2000 par Bruno et Pierre Roy-Contancin, Guillaume Brossard, à Poitiers où le site est toujours basé. « Tout a commencé d'un simple mail que nous avons reçu. On nous informait d'un virus tout en nous disant que c'était un « hoax ». Notre contact pensait que le mot « hoax » était quelques chose de très dangereux. Nous nous sommes dit qu'il fallait faire quelque chose. Toutefois, nous n'étions pas des experts, nous n'avions aucune légitimité. Le seul moyen était de faire intervenir les internautes qui avaient cette légitimité. Les gens se sont vite emparés du truc. Aujourd'hui, nous demandons l'aide de tous les internautes. Nous tentons de trouver des profils qui ont les bonnes démarches, qui savent prendre du recul et surtout qui ne sont pas dans le jugement. Ils doivent aller interroger une source et ne pas donner leur point de vue. Ils participent au développement de la base de données. Nous avons aussi une page Facebook avec plus de 70.000 abonnés et un compte Twitter. Ça fonctionne bien, puisque notre dernier papier, que nous avions mis sur Facebook a été partagé par un million d'internautes en une journée. »

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Comment ne pas se faire piéger par un hoax ?

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Lire aussi : Comment ne pas se faire piéger par un hoax ?

http://www.lanouvellerepublique.fr/France-Monde/Actualite/24-Heures/n/Contenus/Articles/2013/03/28/Une-rumeur-Internet-sur-deux-est-islamophobe-1388879

 

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 10:01
Faits de société samedi 25 février 2012
Les indignés quimpérois étaient réunis sur la place Terre-au-Duc, à Quimper, samedi matin.

Mégaphone, pancartes… Ils sont une poignée d’indignés réunis sur la place Terre-au-Duc, à Quimper, ce samedi matin. « Une action contre le traité Acta », explique Yves, un de ces militants quimpérois.


Le traité Acta (Anti-Counterfeiting Trade Agreement) a été signé le 26 janvier dernier à Tokyo entre les États-Unis, le Canada, le Japon, la Corée du Sud, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Maroc, la Commission européenne et vingt-deux états membres de l’Union européenne.

 

Cet accord commercial est censé lutter contre la contrefaçon et le téléchargement pirate. Pour cela, il prévoit une coopération et une unification des législations entre les différents signataires, qu’il s’agisse de médicaments contrefaits ou du téléchargement d’œuvres soumises aux droits d’auteur.


Les indignés estiment qu’il représente une « menace majeure pour la liberté d’expression ». Et, tout comme plusieurs candidats à la Présidentielle et le parlement européen, critiquent « la façon dont il a été négocié dans le plus grand secret ».


Le texte a provoqué une levée de boucliers dans le monde entier avec des manifestations de milliers de personnes. Dernièrement, la Commission européenne a décidé de saisir à la Cour européenne de Justice afin de valider sa compatibilité avec les droits et libertés fondamentales européennes.

 

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Quimper.-Les-indignes-reunis-contre-le-traite-Acta_40820-2048468------29232-aud_actu.Htm


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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 13:39
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12 février 2012 7 12 /02 /février /2012 08:56

stop-acta.jpg

Des dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi dans toute l’Europe, principalement en Allemagne, pour dénoncer les atteintes à l’internet contenues selon eux dans l’accord européen Acta sur la contrefaçon.


Forte mobilisation en Allemagne


La plupart du temps jeunes, portant parfois le masque blanc et noir au sourire sarcastique de Guy Fawkes - activiste britannique du XVIIe siècle - devenu l’emblème des cyberactivistes, les anti-Acta ont défilé dans le calme dans les grandes villes européennes.


En Allemagne, alors que les températures oscillaient entre -20 et 0 degrés, malgré le soleil, ils étaient 16 000 manifestants à Munich, 10 000 à Berlin, 5 000 à Hambourg (nord), 4 000 à Dortmund (ouest), 3 000 à Francfort (centre), 3 000 à Dresde (est), selon les organisateurs et la police.


Avait notamment appelé à manifester dans ce pays le jeune parti contestataire des Pirates, qui a le vent en poupe en Allemagne depuis son succès en septembre dernier aux élections régionales de Berlin, où il a fait son entrée au parlement de la ville-Etat. Cette formation originaire de Scandinavie - ils ont deux députés au parlement européen pour la Suède - prône notamment la démocratie directe sur internet.


Acta : un accord signé par 22 pays européens


Vendredi, l’Allemagne avait annoncé suspendre pour le moment la ratification de l’accord Acta, précisant qu’aucune décision définitive n’avait été prise.

Cet accord, signé par 22 pays de l’Union européenne fin janvier, crée des normes internationales pour la protection de la propriété intellectuelle et des droits d’auteur et est destiné à lutter contre la contrefaçon de manière très large. Il est dépeint par ses opposants comme une atteinte potentielle grave à la liberté d’expression et aux droits des utilisateurs d’internet.


Pour tenter de démonter les accusations de non-transparence formulées par les opposants, la Commission européenne a publié sur internet un long document détaillant les circonstances dans lesquelles se sont déroulées les négociations de l’accord multilatéral.


Mobilisation en Bulgarie, Roumanie, Lituanie, Autriche, France


Outre l’Allemagne, la mobilisation anti-Acta était également assez forte samedi dans les pays ex-communistes, où les internautes considèrent ce document comme une grave atteinte à leur liberté.

À Sofia, en Bulgarie, plus de 3 000 personnes ont défilé dans les rues et autour du siège du parlement, scandant « Non à Acta » et « Mafia » et reprochant au gouvernement d’avoir signé l’accord dans « le secret », sans aucune consultation publique.


En Roumanie, quelques milliers de personnes s’étaient rassemblées dans différentes villes du pays malgré la neige et des températures dépassant les moins 10 °C. « Pluie, neige, nous vaincrons », ont-ils scandé sur la Place de l’université de Bucarest.


À Budapest, en Hongrie, environ 400 manifestants, mobilisés par le Kalozpart (Parti des Pirates) à partir du réseau social en ligne Facebook, s’étaient réunis près du parlement, munis d’affiches « Stop Acta ! ».

À Vilnius, quelque 600 Lituaniens protestaient devant le siège du gouvernement. « Je vois une grande menace contre la liberté d’expression et la vie privée. Il y a certains passages du traité qui sont trop ambigus et qui laissent la voie à différentes interprétations », a dit à l’AFP l’un des organisateurs, Mantas Kondratavicius, 21 ans.


Près de 6 000 Autrichiens ont défilé à Vienne et dans les villes de Graz, Innsbruck et Linz. À Paris, ils étaient plusieurs centaines de manifestants. « C’est sous couvert d’anonymat que la révolution est née », proclamaient des pancartes, allusion aux actions spectaculaires des pirates informatiques siglés « Anonymous » qui se sont multipliées ces dernières semaines dans plusieurs pays.


Mobilisation dans l’Ouest


Plusieurs manifestations on été organisées dans l’Ouest, notamment à Rennes, où un peu plus de 250 manifestants se sont rassemblés dans le centre-ville.

Des militants se réclamant du collectif Anonymous ont manifesté à Angers. Un rassemblement a aussi été organisé à Quimper ainsi que dans le centre de Lorient.

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Liberte-sur-Internet.-Manifestations-en-Europe-contre-l-accord-Acta_39382-2043719_actu.Htm

 

Commentaire: à Brest aussi!

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27 janvier 2012 5 27 /01 /janvier /2012 10:33
Samedi 28 janvier mobilisations contre ACTA (Accord Commercial Anti-Contrefaçon), un projet de loi qui menace la liberté d'internet et signé dans l'indifférence (en dehors d'importantes manifestations en Pologne) par les 22 membres de l'UE ce jeudi à Tokyo.

 Cet accord vise officiellement à protéger la propriété intellectuelle au niveau international. Jusque là tout va bien.. Mais le terme de "propriété intellectuelle" est volontairement flou. Il peut désigner des marques, idées ou informations. ACTA devrait donc s'attaquer à l'imitation de quelque chose soumis au droit d'auteur. Il suffira d'échanger une information copyrightée pour voir son accès internet supprimé et écoper de poursuites judiciaires.

Afin de vérifier que vous n'échangez aucun contenu soumis au droit d'auteur, ACTA devrait renforcer la surveillance. Les fournisseurs d'accès à internet devront vérifier toutes les données envoyées et reçues sur votre ordinateur. Il suffira de citer un article de presse dans un email ou d'envoyer un extrait de musique pour être pris la main dans le sac. Les informations seront alors envoyées à leur auteur et vous pourrez écoper à leur demande d'une amende ou d'une peine de prison.

L'accord ne semble d'ailleurs profiter qu'à une fraction d'industriels tels que les compagnies RIAA et MPAA (associations interprofessionnelles qui défendent les intérêts de l'industrie du disque et du cinéma). ACTA est en effet la conséquence de leurs actions de lobbying auprès des gouvernements. Cette censure pourrait de plus permettre de supprimer des informations gênantes comme c'est déjà le cas dans certains pays où l'on bloque l'accès à certains contenus, mots clés ou sites internet.

Malgré l'adoption du projet de loi par les 22 membres de l'Union Européenne, une surprise est venue contrarier sa mise en place, la démission du rapporteur principal de l'ACTA, Kader Arif au Parlement Européen. Celui ci dénonce "une mascarade". "Je tiens à dénoncer de la manière la plus vive l'ensemble du processus qui a conduit à la signature de cet accord : non association de la société civile, manque de transparence depuis le début des négociations, reports successifs de la signature du texte sans qu'aucune explication ne soit donnée, mise à l'écart des revendications du Parlement Européen pourtant exprimées dans plusieurs résolutions de notre assemblée...

Cet accord peut avoir des conséquences majeures sur la vie de nos concitoyens, et pourtant tout est fait pour que le Parlement européen n'ait pas voix au chapitre. Ainsi aujourd'hui, en remettant ce rapport dont j'avais la charge, je souhaite envoyer un signal fort et alerter l'opinion publique sur cette situation inacceptable. Je ne participerai pas à cette mascarade"


 Liste des rassemblements prévus samedi en Bretagne : 


 Brest : 14h00 Place de la Liberté

Lorient : 14h00 Place de l'Hotel de Ville
Nantes : 14h00 Place Royale

Quimper : 11h00-15h00 Place Terre-au-Duc
Rennes : 14h00 Place de la Mairie

 

[LISTE DES EVENEMENTS FACEBOOK ICI]

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 12:00

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Et ils sont où les artistes?

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22 janvier 2012 7 22 /01 /janvier /2012 10:34

socialism-rich

vendredi 20 janvier 2012

La fédération Sud PTT a toujours été soucieuse de défendre les libertés démocratiques fondamentales.
L’intervention du gouvernement des Etats Unis est une menace de plus sur les libertés des populations. Les autorités américaines ne se sont pas embarrassées de décisions judiciaires pour bloquer les accès au site Megaupload pourtant domicilié à Hong Kong.
Au moment où la crise financière secoue la planète, on constatera que les Etats sont beaucoup moins brutaux avec les marchés financiers et les paradis fiscaux.
L’atteinte aux libertés des peuples prend une nouvelle dimension. Cet évènement intervient après la censure exercée pendant les révolutions arabes, les poursuites engagées contre Wikileaks, les restrictions et surveillances de tous ordres dans les états s’affirmant démocratiques... et les systèmes de contrôle du net vendus dans les pire régimes politiques dans le silence complice des pays occidentaux. Décidément, la liberté est un combat.
Notre fédération syndicale est farouchement partisane de la neutralité du net. La reconnaissance des créateurs passe par d’autres instruments que la restriction de la liberté d’échanger des idées.
Nous serons toujours de celles et ceux qui participent à la défense d’un Internet libre et ouvert et contre les lois sur le piratage en ligne qui protègent avant tout les intérêts des grosses industries du divertissement.
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12 février 2011 6 12 /02 /février /2011 10:03

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:58
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Le blogueur:

 En illustration sur les fables que nous servent les libéraux sur "la concurrence libre et non-faussée" qui soi-disant favoriserait le consommateur!  Ce cas est édifiant : la concurrence du secteur public (et de qualité) dérange le secteur privé correspondant ? Un service public de qualité ose déranger un secteur où il y a du profit à faire? Le privé n'a qu'à lever les sourcils, et on démantèle le servive public, qui s'écrase. Et hop on supprime le problème.

Déjà Thatcher voulait régler son compte à la BBC, ce sera fait sous un gouvernement travailliste encore plus libéral  ! 

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La BBC donne raison à Rupert Murdoch. Estimant que son succès sur le Web menaçait le pluralisme, elle va réduire le périmètre et le budget de son site. Mieux : elle s'emploiera à renvoyer les internautes vers ses concurrents. Une victoire pour les médias privés, qui dénonçaient la place du service public dans l'information en ligne.


Ces décisions ont été annoncées mardi dans le rapport stratégique de la BBC. Elles s'inscrivent dans un plan général d'économies, qui prévoit notamment la baisse du budget des chaînes de télé et la fermeture d'une radio musicale.


Pour expliquer sa nouvelle stratégie sur le Web, la BBC n'avance pourtant pas des arguments budgétaires, mais démocratiques.

La BBC veut laisser une place au privé sur le Web

Le rapport présente Internet comme un espace public que se partagent les différents médias. Et le partage actuel serait trop déséquilibré en faveur du service public.


Le site de la BBC est nettement plus populaire, plus riche en contenus et mieux référencé que ceux, au hasard, du Times et du Sun, les deux quotidiens de Rupert Murdoch.

Pour rééquilibrer le partage du Web, les dirigeants de la BBC sont donc prêts à se dévouer et à faire des sacrifices :

  • Le nombre de pages et de rubriques du site sera réduit de moitié ;
  • Le site se transformera en « fenêtre vers le Web » : chaque page devra proposer au moins un lien vers un autre site et, au total, le taux de clics vers des sites extérieurs devra doubler, passant de 10 à 20 millions par mois ;
  • Le budget du site baissera de 25%.

Evidemment, c'est aussi une question d'argent. Pour les patrons des médias privés, le succès du site de la BBC ne s'explique pas simplement par sa qualité, mais par sa stabilité financière : le financement public, via la redevance, fausserait la concurrence.

Murdoch dénonce le financement public du site de la BBC

En résumé, la BBC va donc s'employer à limiter la popularité de son site et à augmenter celle de ses concurrents privés.

C'était ce que réclamait Rupert Murdoch, propriétaire en Grande-Bretagne non seulement du Times et du Sun, mais aussi du groupe de télévision par satellite BSkyB.


Son fils, James Murdoch, patron du groupe familial News Corp pour l'Europe et l'Asie, s'en était pris à la BBC en août dernier. En invoquant, lui aussi, le bien commun :

« Dans ce paysage médiatique, le développement du journalisme financé par l'Etat est une menace pour le pluralisme et l'indépendance de l'information, qui sont si importantes pour notre démocratie. »

Les stratégies de la BBC et de Rupert Murdoch sur le Web sont pourtant radicalement différentes. Contrairement au service public, il mise sur des sites payants, réservés aux abonnés, et il veut bloquer le référencement de ses journaux sur Google.


Les revendications de Rupert Murdoch contre la BBC étaient soutenues par les conservateurs, donnés favoris aux élections. L'éventualité de leur retour au pouvoir a peut-être poussé les dirigeants du service public à prendre d'eux-mêmes les devants.



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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 09:05

Services publics


Par Ivan du Roy (17 février 2010)


Le personnel des crèches municipales s’est mis en grève le 17 février. En cause : un projet de décret défendu par le secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, qui dégrade les dispositifs d’accueil des jeunes enfants et les conditions de travail des professionnels de la petite enfance.

© Droits réservés


Les enfants de moins de 3 ans sont à leur tour victimes des logiques purement comptables et statistiques.


Un projet de décret concocté début février par la secrétaire d’Etat à la famille, l’inénarrable Nadine Morano, vise à réduire le niveau d’encadrement des enfants accueillis en crèche ou par des assistantes maternelles. Le seuil obligatoire de présence de professionnels (puéricultrices, éducateurs de jeunes enfants…) sera abaissé de moitié.


Quasiment tous les syndicats (sauf la CFTC) et de nombreuses associations, des médecins de la Protection maternelle infantile aux éducateurs en passant par les associations familiales, s’opposent à cette mesure. Dans une déclaration commune, ils dénoncent une « dégradation des dispositifs existants, au détriment des attentes des familles et des besoins fondamentaux des enfants. » Et ont lancé une carte-pétition « Pas de bébés à la consigne » déposée à Matignon le 17 février. Fait rare, les crèches se sont mis en grève pendant cette journée d’action.


Actuellement, en crèche, un adulte peut encadrer au maximum cinq enfants ne sachant pas marcher ou huit enfants commençant à gambader. Grâce à Nadine Morano, ce niveau d’encadrement ne sera plus que d’un adulte pour environ sept enfants pour les plus petits et d’un adulte pour douze pour les plus grands. De leur côté, les assistantes maternelles agréées sont pour l’instant autorisées à garder au maximum trois enfants. Elles pourront désormais en prendre quatre, voire six avec une dérogation ! La sécurité des gamins en prend un coup et le rythme de travail pour les professionnels s’intensifiera.


14 places de crèche pour 100 enfants


Ni la secrétaire d’Etat à la Famille, ni les géniaux cost-killers administratifs n’expliquent comment donner trois biberons tout en changeant trois couches, ou n’indiquent la meilleure manière de poursuivre une activité d’éveil à une dizaine de gamins tout en emmenant trois autres sur le pot.


Dans ces conditions, gérer un apprentissage à la peinture pour douze bambins prompts à la moindre bêtise promet d’être un défi passionnant à relever. Ajoutons que le décret prévoit également d’augmenter les capacités d’accueil en surnombre. Une crèche de 42 places pourra ainsi accueillir 50 enfants en toute légalité. Ces responsabilités accrues et ce rythme de travail plus tendu ne se traduisent pas – bien évidemment - par une augmentation de salaire. Une éducatrice de jeunes enfants en début de carrière perçoit un salaire brut d’environ 1400 euros.


Un effort a été fourni par l’Etat et les collectivités locales pour augmenter le nombre de places en crèche depuis quelques années : 30 000 places agréées ont été créées entre 2005 et 2008. Reste que cet effort n’a pas permis de réduire l’énorme pénurie de places d’accueil pour les enfants de moins de 3 ans.


On compte en moyenne seulement 14 places disponibles pour 100 enfants (hors assistante maternelle) avec de grandes inégalités, entre l’Aisne (3 places pour 100 enfants) et Paris (34 places) par exemple, ou entre la Seine-Saint-Denis (14 places) et les Hauts-de-Seine (31 places). Les collectivités locales sont de plus confrontées à une pénurie de personnel qualifié, notamment dans les grandes agglomérations : modestement payés, ne pouvant plus s’acquitter des loyers onéreux des centre-villes, éducateurs et puéricultrices sont obligés de s’expatrier en grande banlieue où ils ne bénéficient pas forcément de places en crèches pour accueillir leurs enfants pendant qu’ils vont travailler…


Le décret de Nadine Morano risque de décourager les plus motivés. On voudrait faire en sorte que les mères demeurent au foyer qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Ivan du Roy

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