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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 12:00

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dimanche 14 avril 2013
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Après cinq ans d'études à la fac de Lille, Camille Lerquet décide, en 2010, de s'inscrire dans une grande école, à Paris, pour optimiser ses chances de trouver un emploi.
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Montant : 16 000 € les deux ans. Sans compter les loyers, 400 € par mois. « Je n'avais que 2 000 € d'économies. Mes parents payaient déjà mon loyer et les frais de la vie courante. Alors j'ai souscrit un prêt de 14 000 €. » Dans le milieu bancaire, un chiffre se chuchote : 12 % des étudiants contracteraient des prêts pour financer leurs études. Une estimation en hausse de quatre points en quatre ans, puisque l'Observatoire de la vie étudiante évaluait cette part à 8 % en 2008.


Chômage des jeunes à 27 %


Mais le phénomène est difficile à chiffrer précisément. Les seules données dont on dispose sont celles du « prêt étudiant Oseo » (1), lancé en 2008 par le gouvernement Fillon. Depuis leur création, 37 378 prêts Oseo d'un montant moyen de 8 000 € ont été souscrits, dont 1 968 en Bretagne, 1 783 en Pays de la Loire et 736 en Basse-Normandie.

 

A vrai dire, le dispositif n'a jamais vraiment décollé.

 

Pour les uns, les banques ne joueraient pas le jeu, exigeant caution et conditions de ressources. D'autres expliquent cet échec par la frilosité des étudiants. Pour Emmanuel Zemmour, président de l'Unef, si ce prêt ne marche pas, c'est « parce que les étudiants ne sont pas disposés à s'endetter sans savoir s'ils seront capables de rembourser ensuite. Avec un taux de chômage des jeunes de 27 %, ce n'est pas comme si l'on pouvait compter sur un marché de plein-emploi ». Or le remboursement des prêts démarre souvent dans les six mois suivant la fin des études... que l'on ait trouvé un emploi ou non.


Désormais diplômée, Camille, fille de médecin, a trouvé un job dans son domaine, le marché de l'Art. Mais, payée au Smic, elle ne s'en « sort pas ». Les 270 € de mensualités de son prêt réglés, ses 400 € de loyer débités, ses 300 € de frais de la vie courante défalqués (électricité, assurance, entretien de sa voiture, carte de transport...), il lui reste 230 € pour se nourrir, payer son forfait téléphonique, et s'accorder de petits plaisirs. Alors ses parents, qui avaient déjà pris en charge la première année de remboursement de son prêt, l'aident.


L'essentiel des ressources des étudiants provient, comme pour Camille, de la famille.

 

« Pour un foyer de classe moyenne, cela peut représenter jusqu'au tiers du budget mensuel », relève l'Unef. Les bourses et aides publiques étant déjà « insuffisantes », avec la crise et l'augmentation du coût de la vie, le syndicat craint que les familles soient de moins en moins en mesure de les financer. Et que le nombre d'étudiants emprunteurs n'augmente.


Xavier Niel, fondateur de free, y croit. L'entrepreneur vient d'investir dans le site financetesetudes.com, qui propose aux étudiants de négocier pour eux un prêt au meilleur taux, en faisant jouer la concurrence entre les banques. Seul précaution à prendre, pour Christian Kamayou, créateur du site : « que l'étudiant ne s'endette pas pour une charge disproportionnée par rapport au rendement probable de ses études ».


Si c'était à refaire, Camille n'est pas certaine qu'elle ferait les mêmes choix. « Même si j'aime mon métier et que l'école m'a beaucoup appris, je me demande parfois si ça vaut le coup d'investir dans ses études : quitte à commencer au Smic, autant le faire le plus tôt possible. »

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Dossier : Laure ANELLI.
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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 14:37

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Du jeudi 28 au dimanche 31 mars s'est tenu à Buenos Aires le « campamiento internacional de la juventud », 1er camp international de jeunes anticapitalistes et anti-impérialistes sud-américains. Une réussite !


Réunissant 1 500 personnes, avec des délégations importantes d'Argentine bien sûr (Mouvement socialiste de travailleurs) et du Brésil (Juntos, MES-PSOL), et d'autres plus réduites du Venezuela (Marea socialista), du Chili, du Pérou (COEN) ou encore de Saint­-Domingue, ce camp était la première tentative de réunir la jeunesse du continent pour échanger autour des situations, débattre des alternatives et resserrer les liens internationaux.


Comme partout sur la planète, la crise capitaliste montre les faillites du système et la nécessité d'en changer. La période est donc à l'offensive. Ont été évoqués les principaux combats qui, bien que prenant des formes particulières selon les pays, donnaient des lignes directrices pour la gauche latino-américaine.


Il en va ainsi des questions anti-impérialistes et de la récupération des matières premières. Ce combat est mené avec une dimension écosocialiste pour la protection des ressources : le projet de mine d’or géante exploité par des entreprises étrangères en Argentine offrant le meilleur exemple de la combinaison des luttes écologiques, anti­-impérialistes… et donc anticapitalistes.


Dans chaque pays, la question démocratique occupe une place centrale. La justice pour les victimes des crimes commis par les dictatures militaires, la place des oligarchies bourgeoises, la reconnaissance des peuples indigènes ou les luttes contre les bureaucrates, les thématiques ne manquaient pas pour souligner la nécessité du combat démocratique.


Les alternatives politiques en question


Une grande partie des échanges ont tourné autour des questions de stratégie. Il faut dire qu'entre la trahison politique de Lula, la mort de Chavez et le kirchnerisme au pouvoir en Argentine, ici aussi, l'extrême gauche se trouve à la croisée des chemins.


Les débats ont mis en avant la nécessité de front large avec les mouvements de masse, la combinaison des processus électoraux et d'intervention dans les luttes et la place que devraient occuper les révolutionnaires dans les processus de transition socialiste, comme au Venezuela. Loin de se limiter à une problématique continentale, tous ces développements ont été soumis au débat avec les camarades européens présents pour confronter les réalités et les expériences.


Le NPA, la Quatrième Internationale et tous les anticapitalistes ne peuvent que se réjouir de l'existence d’une telle initiative. Il est urgent de développer davantage de liens avec les militantEs latino-américains, par des invitations aux Rencontres internationales de jeunes et/ou à notre Université d'été, ou en nous rendant au prochain camp qui aura lieu au Brésil.


Apprendre collectivement des expériences, les confronter, discuter d'alternatives au plan régional et international, sont autant de façon de faire vivre notre internationalisme. Comme le chantent les sud-américains : « Me parece, me parece que el socialismo crece ! » 1


De Buenos Aires, Antoine Chauvel
1. « Je pense, je pense que le socialisme grandit »

 

http://npa2009.org/node/36508

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9 avril 2013 2 09 /04 /avril /2013 10:13

mardi 09 avril 2013

Des enquêtes démontrent que des étudiantes se prostituent pour financer leurs études. Le coût de la vie et la précarité grandissante mettent des jeunes femmes dans la galère.


« Étudiante 21 ans se propose de vous accompagner... » Sur certains sites, les annonces fleurissent. Et pas seulement au printemps. Toute l'année, des jeunes femmes, inscrites à l'université, vendent leurs charmes pour subvenir à leurs besoins. « Elles disent qu'elles sont escort girls mais on se doute qu'elles vont plus loin », estime Charlotte, en master de droit à Agen.


Combien sont-elles ? Les chiffres précis n'existent pas. Plusieurs universités ont essayé de mesurer l'ampleur du phénomène. Poitiers, Montpellier, Paris et Rennes ont lancé des enquêtes qui ont clairement révélé l'existence de la prostitution à l'université.


Le service interuniversitaire de Rennes a envoyé des milliers de questionnaires à des étudiantes, en 2011. Ils portaient sur la précarité dans laquelle elles pouvaient vivre. Environ 1 500 réponses sont revenues. 130 jeunes femmes se disaient prêtes à vendre leur corps pour payer leur loyer et leurs factures. Une trentaine sont passées à l'acte.


« Difficultés pour les approcher »


À Montpellier, en 2009-2010, une enquête a aussi mis en évidence que des étudiantes avaient recours à des relations tarifées : « Sur 651 personnes interrogées, treize avaient accepté de l'argent en contrepartie d'un acte sexuel. » Ce chiffre rapporté à la population étudiante totale, soit 2,3 millions de personnes, ferait « apparaître une prostitution de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers de jeunes femmes », selon un rapport parlementaire de 2011, présenté par l'ex-députée socialiste des Côtes-d'Armor, Danielle Bousquet.


Ces données n'ont pas été approfondies. Les services sociaux ont des difficultés à approcher les étudiantes concernées et celles-ci n'en parlent pas. « C'est dommage, déplore une infirmière. Qu'elles sachent au moins que nous sommes là si elles veulent sortir de ce bourbier. »


Depuis des années, l'Unef et d'autres syndicats tirent la sonnette d'alarme.

 

Environ 10 % de la population étudiante, soit 230 000 personnes, vit dans la plus grande précarité. La crise s'est accélérée, les petits jobs deviennent rares et les budgets pour le logement et l'alimentation explosent. Fin 2012, l'Unef rappelait que « les bourses et les aides cumulées plafonnent à 493 € par mois, insuffisant pour vivre décemment ».


La prostitution a d'abord été facilitée par les annonces sur Internet. En 2005 déjà, une enquête menée par Loïk Villerbu, directeur de l'Institut de criminologie de Rennes, expliquait qu'elles peuvent, sur le Net, « se créer un personnage imaginaire, au risque de se mettre en danger si elles tombent sur des hommes violents et déterminés ».


Le Bureau d'aide psychologique universitaire de Rennes avance une autre explication. « Peut-être que les pratiques sexuelles à risques se sont banalisées avec les fêtes alcoolisées, s'interroge le docteur Danièle Olive. Pour celles qui ne le voient pas, le glissement vers la prostitution est alors possible. »

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Serge LE LUYER.
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23 février 2013 6 23 /02 /février /2013 11:11

Éducation vendredi 22 février 2013
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Les élèves du lycée professionnel Jules-Verne à Guingamp (Côtes-d'Armor) sont en grève ce vendredi, pour manifester contre la suppression de deux postes et demi (mathématiques, électronique et tertiaire), envisagée pour la rentrée prochaine. Lancée aujourd’hui, une pétition recueillait ce matin 120 signatures. Une délégation d’enseignants se rend cet après-midi, à l’académie de Saint-Brieuc, pour obtenir des annonces sur les avancées du projet.

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19 février 2013 2 19 /02 /février /2013 12:37

 

 

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Éducation mardi 19 février 2013

Ce matin, les élèves du lycée Camus bloquent l’entrée de leur établissement.

 

Ils protestent contre le manque de moyens. Leur mouvement de blocus doit se poursuivre toute la journée et les jours à venir, disent-ils, s’ils ne sont pas entendus.

 

Les élèves dénoncent notamment des classes surchargées (avec 35 élèves) et les suppressions de postes. Ils sont soutenus par leurs professeurs qui réclament de leur côté une entrevue au rectorat. Le lycée Camus situé dans le quartier Chantenay/Bellevue compte 600 élèves.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Manque-de-moyens-les-eleves-de-Camus-bloquent-le-lycee_40815-2165548_actu.Htm

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4 février 2013 1 04 /02 /février /2013 14:13

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Publié dans : Hebdo Tout est à nous ! 180 (31/01/12)

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François Hollande a prononcé ses vœux à la jeunesse le 23 janvier à Grenoble, ville où la ministre de l'Enseignement supérieur Geneviève Fioraso s'est illustrée dans son œuvre de rapprochement des universités et des entreprises.

 
Le même jour, Vincent Peillon a présenté son projet pour l'enseignement secondaire : des parcours individualisés et la mise en adéquation de l'orientation avec « les besoins prévisionnels des entreprises ». Loin de donner accès à des suivis personnalisés et à des enseignements adaptés aux besoins de chaque jeune, cette individualisation accentue les inégalités et l'adaptation aux besoins spécifiques d'un poste, voire d'une seule entreprise.

 

Des représentants patronaux siégeront même dans les conseils d’administration des lycées pour « aider » à proposer des projets. Et ce n'est sûrement pas avec les cours d'« éducation morale et laïque » que les élèves apprendront le droit du travail !


Chair à patron


Selon un rapport de l'Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP) rendu début janvier, 22, 5 % des 18-25 ans sont pauvres (contre 13, 5 % de la population). Hollande a beau annoncer une « réforme originale et lourde » sur l'accès au logement des jeunes, sa « garantie universelle et solidaire des risques locatifs » n'est rien d'autre qu'une amélioration du Loca-pass… qui existe depuis les années 50 !


Jean-Marc Ayrault a annoncé des mesures plus concrètes le 21 janvier, avec son « plan quinquennal » contre la pauvreté.

 

Dans la lignée des contrats « de génération » et « emplois d'avenir », le Premier ministre veut créer dans les zones urbaines sensibles des « emplois francs », c'est-à-dire exonérés de cotisations sociales. Un « contrat d'insertion » est également prévu pour 100 000 jeunes non qualifiés de 18 à 25 ans, qui s'engageront à accepter n'importe quelle offre d'emploi pour toucher 450 euros de RSA.


Les organisations les plus à l’offensive contre le Contrat première embauche (CPE) en 2006, notamment l'Unef, refusent toute initiative contre le gouvernement, quand elles ne le suivent pas carrément. Dans les lycées, les facs et les boites, il est temps de regrouper les jeunes qui refusent l'alternative chômage-précarité !


JB Pelé

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 12:12

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3 février 2013

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Les CRS sont intervenus vendredi soir devant un squat de la place Saint-Germain, au centre de Rennes, où une soixantaine de personnes protestaient contre l'expulsion de la dizaine d'occupants du bâtiment.

 

Des coups de matraque ont été donnés. Le collectif Droit au logement d'Ille-et-Vilaine s'est élevé contre cette expulsion, estimant que le squat « démontrait par trop les problèmes des jeunes pour se loger décemment et à un prix abordable » .

 

Le DAL35 a demandé « l'application de la loi de réquisition des logements vides » et « l'arrêt des expulsions, a fortiori de logements laissés vacants pendant des mois voire des années ».

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/rennes-intervention-des-crs-devant-un-squat-03-02-2013-1992817.php

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29 janvier 2013 2 29 /01 /janvier /2013 10:13

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Le ministre de l’Éducation Vincent Peillon a présenté son projet de loi le 23 janvier.

 

Il poursuit la même ligne politique que la droite, comme tout le gouvernement, et les moyens déployés pour l’enseignement sont clairement insuffisants.

Une école au service des entreprises

Les élèves devront choisir un parcours de manière individuelle et l’orientation se fera en adéquation avec « les besoins prévisionnels des entreprises », avec des cartes de formations différentes selon les régions. Dans les collèges et lycées, des représentants d’entreprises pourront même siéger au conseil d’administration pour « aider » à proposer des projets. Elles auraient donc une influence directe sur les programmes ! Le bac ne serait donc plus national, mais différent d’un endroit à l’autre.


Le projet de loi prévoit aussi de renforcer la décentralisation pour la maintenance et la construction des écoles, collèges et lycées.

 

Ce sont les départements et régions qui les prennent déjà en charge, ce qui veut dire que tous les établissements n’ont pas les mêmes chances d’être bien entretenus, selon qu’ils sont dans une région plus riche ou plus pauvre. Les responsables régionaux pourraient même louer les locaux des lycées et collèges à des entreprises, afin de se faire de l’argent ! L’État se désengage petit à petit car ça lui coûte moins chère d’attribuer le financement au niveau local : les dépenses seront minimum.

« Une éducation morale et laïque »

L’éducation civique serait remplacée par une éducation « morale et laïque », c’est-à-dire qu’on va nous apprendre le respect des règles comme si on nous cassait pas assez la tête avec ça ! On nous apprendra certainement à dénoncer le « terrorisme islamiste » et à ne pas critiquer les politiques de l’État français. Nous sommes donc loin d’un projet de loi qui aurait pour objectif de créer une école émancipatrice comme le prétend Peillon.

Et encore moins de profs…

La création des 60 000 postes promis par Hollande et un mythe. Les créations sont en réalité des remplacements de profs partant à la retraite. Le budget net de l’Éducation nationale baisse par rapport à l’année 2012. Alors que la majorité des lycées ont déjà des classes de 35 à 40 élèves, nous allons découvrir d’ici la fin du mois le nombre de postes attribués à chaque lycée.


Le 31 janvier, une grève et des manifestations sont organisées pour montrer au gouvernement que nous refusons d’être la génération sacrifiée au service du patronat !

Tous dans la rue le 31 janvier !

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18 janvier 2013 5 18 /01 /janvier /2013 10:47

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2 janvier 2013 3 02 /01 /janvier /2013 10:31

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Ariane, riveraine de Rue89, a voulu réagir à la fugue de Camille et Geneviève. La première jeune fille a été récupérée par sa famille à Notre-Dame-des-Landes, la seconde refuse de partir. Elle leur a écrit ce message amical.

Chères Camille et Geneviève,

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On ne se connaît pas mais j’ai une histoire à vous raconter. Ces derniers jours, journaux et télévisions, rubrique faits divers, ont martelé vos prénoms et raconté l’histoire des « fugueuses du Puy-en-Velay ». Vous avez même eu droit aux « honneurs » du journal de France 2 et d’un envoyé spécial à Notre-Dame-des-Landes ! Tout ça pour une fugue...

Mais mon agacement n’a pas duré. Soudain, je me suis retrouvée transportée 34 ans en arrière.


J’avais 16 ans. En cette fin d’année 1978, j’attendais le bus qui véhiculait les étudiants jusqu’à la fac de Vincennes (qui n’existe plus, elle a été transférée à Saint-Denis). N’allez pas m’imaginer élève brillante, déjà en fac à cet âge.

L’envie de changer le monde

Plutôt le contraire. Au lieu de faire des bonnes études, je pensais à autre chose. L’ennui, la frustration, la volonté de ne pas être ce que les adultes attendent de vous, tout cela est commun chez les adolescents. L’envie de changer le monde aussi, chez certains d’entre eux. Vous, semble-t-il, et moi aussi.


A la fin des années 70, l’atmosphère était autre.

 

La contestation des ordres établis, la volonté de se libérer de nos liens, à l’école et en famille, a poussé une poignée de jeunes de moins de 18 ans, dont je faisais partie, à créer le mouvement des mineurs en lutte.


Nous avons occupé pendant quelques semaines une salle du département de sociologie de la fac de Vincennes, sorti un journal, Le Péril jeune, et fugué de nos familles ou de nos foyers de la DASS.


L’histoire est longue et je ne voudrais pas vous lasser avec des vieilleries. Mais nous avons vécu là des moments de construction, de joie partagée, de crise, aussi, lorsqu’il est arrivé qu’une famille a récupéré l’une d’entre nous, l’a collée dans la voiture et zou, direction l’internat de province où la petite ne sera pas soumise à l’influence gauchiste.

Dans ce combat – certains le jugeront dérisoire – pour notre émancipation, des majeurs nous ont aidés. Pas manipulés, aidés. Merci à eux, bisous s’ils me lisent !

Il vous faut penser à vous

Aucun d’entre eux n’a été accusé de détournement de mineurs. Nous n’avons pas eu à subir, non plus, de traque policière et aucun proc’ n’a été obligé de préciser, comme cela a été le cas pour Geneviève, que ramener un mineur de force chez ses parents n’est peut-être pas une bonne solution.

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La vie a passé. Patrick est mort, je ne l’oublie pas. Patricia, Marie-Caroline, Françoise et tous les autres vivent leur vie. Le collectif des majeurs s’est dispersé, je n’ai pas de nouvelles.

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Tout ça pour vous dire, Camille et Geneviève, qu’il vous faut penser à vous, à votre vie future que j’espère belle et riche. J’en suis sûre.

Je vous embrasse.

Ariane.

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http://www.rue89.com/2013/01/01/lettre-ouverte-et-amicale-dune-ainee-aux-deux-ados-fugueuses-238246

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