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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 09:46
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Depuis début octobre, une importante mobilisation étudiante se déroule en Autriche.


Le 22 octobre, à l’issue d’une manifestation contre le processus de Bologne1 et la soumission du système universitaire aux lois du marché, les manifestants ont décidé d’occuper jour et nuit le grand amphithéâtre de l’université de Vienne.


Ce mode d’action, fréquemment utilisé dans d’autres pays, était nouveau pour les étudiants autrichiens, réputés «sages». La nouvelle de l’occupation s’est répandue comme une traînée de poudre dans le pays et les étudiants ont occupé les plus grands amphithéâtres d’Innsbruck, Graz, Linz et Salzbourg.


Ils refusent l’application de la réforme bachelor2/master, les amphis surchargés, la marchandisation de l’Université, l’introduction de droits universitaires et la sélection à l’entrée de certaines filières. Pour eux, toutes ces mesures visent à accentuer encore la sélection sociale dans les universités.


Les occupants ont reçu le soutien du syndicat des professeurs d’université. Les étudiants refusent aussi la précarisation croissante du personnel technique, administratif et des chercheurs.


Le gouvernement de coalition SPÖ et ÖVP (sociaux-démocrates et chrétiens-sociaux) a répondu aux étudiants qu’il n’avait pas d’argent, tout en accordant cependant 40 millions d’euros aux universités, somme bien insuffisante, en regard des milliards qu’il a su trouver pour «sauver» les banques.


Le mouvement ne s’essouffle pas et cherche à rallier d’autres couches comme les éducatrices de jardins d’enfants, qui se battent depuis des mois pour obtenir de meilleures conditions de travail. Le 12 novembre, une manifestation a réuni, dans le centre de Vienne, étudiants et métallos.


À l’étranger, la solidarité s’organise déjà, comme à Budapest et en Allemagne. En Allemagne, un mouvement d’occupation d’universités s’étend de jour en jour à Heidelberg, Munich, Münster, Potsdam et Berlin.


Ce mouvement qui gagne l’Allemagne va s’amplifier jusqu’au 17 novembre, déclaré journée nationale de grève dans toutes les universités allemandes ainsi que dans d’autres pays d’Europe.


En Allemagne, en Autriche, comme dans tous les autres pays européens, la volonté d’imposer les lois du marché à l’université est inacceptable.


Gérard Torquet


1. Lors de la conférence de Bologne, en juin 1999, 29 pays européens lançaient un processus visant à construire un espace européen de l’enseignement supérieur. Cette unification sert de prétexte à la mise en place de réformes libérales.

2. Licence.

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 09:12


Lundi 16 novembre, le Premier ministre australien a, au nom de l'État, présenté des excuses publiques aux 500 000 « enfants oubliés » placés dans des orphelinats entre 1920 et 1970. Il y a de quoi !

 Ces enfants, dont la plupart n'étaient pas des orphelins, avaient été arrachés de force à des familles jugées incapables de les élever. De plus nombre d'entre eux ont subi des sévices et tous ont eu à supporter humiliations et travail forcé.

Pire encore, certains d'entre eux étaient à proprement parler des déportés puisqu'ils faisaient partie des quelque 150 000 enfants, âgés de 4 à 13 ans, que la Grande-Bretagne a expédiés outremer entre 1930 et 1967.

Ces deux États, armés d'un mépris sans nom pour les familles pauvres dont ils prenaient les enfants, se sont ainsi autorisés à disposer comme bon leur semblait de centaines de milliers d'entre eux.



 Ce ne sont d'ailleurs pas les seuls : en 1960 et les années suivantes, la République française a enlevé 1 630 enfants réunionnais pour les placer dans des fermes de la Creuse, du Tarn et du Gers, aux bons soins de familles qui avaient besoin de bras.

La mode est aujourd'hui à la repentance. Le gouvernement britannique va à son tour demander pardon pour ces crimes vieux de quarante ans.

 Mais combien d'années faudra-t-il attendre et qui s'excusera pour les enfants d'Afrique ou d'Asie réduits aujourd'hui à la famine, ou qui travaillent avant l'âge de dix ans dans des conditions proches de l'esclavage ?

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19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 09:37

mercredi 18 novembre 2009, 

Source Ouest France

 


Environ 1000 lycéeen-e-s ont manifesté dans les rues de Rennes,


ce mardi 17 novembre à l’apel de SUD lyceens/UNL/ NPA/ JC/ pour protester contre la politique du gouvernement Sarkozy et la énieme réforme de Luc Chatel.


"C’est un bon début" estiment les militants du comité Lycéen du NPA qui font référence au mouvement de l’an dernier et qui avait mobilisé les foules avec des manifestations énormes...


Rendez vous au 24 novembre.


Ce jour là ils ne seront pas seuls, puisque la FSU appelle à la Grève, ainsi que les syndicats des postiers.

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18 novembre 2009 3 18 /11 /novembre /2009 10:08



Le 20 Novembre prochain marquera le vingtième anniversaire de la Convention internationale des droits de l’enfant.

La LDH en partenariat avec l’association « Rive gauche, Rive droite » du cinéma Agora de Châteaulin, le Secours Populaire de Chateaulin et Polysonance propose le 20 novembre :


Dans l’Hall du cinéma :

Une exposition d’affiches réalisée par les collégiens et lycéens (BEP vente, troisièmes) du Lycée de l'Aulne de Châteaulin, « Un slogan, une image en relation aux articles de la Convention des droits de l’enfant ».


À partir de 20h00 :

Présentation, des partenaires :Secours Populaire, Polysonance, Agora, Lycée de l’Aulne…

L’intervention de Me ROUE Claudie membre de l’amicale de Léchiagat, responsable départementale au sein du Secours Populaire Français du secteur « Copain du monde ».

Elle nous parlera de son engagement pour les droits de l’enfant, de ses actions et de son expérience.


20h45 :

Présentation du film « Enfants invisibles » par un membre de l’association « Rive gauche, Rive droite ».


Projection du film « Enfants invisibles »


Film réalisé par 7 grands réalisateurs (Ridley Scott, John Woo, Emir Kusturica, Spike Lee…) évoque les destins d’enfants issus des quatre coins du monde

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 08:31
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Lou Jatteau, ancien élève du lycée Jules Ferry (Paris 9e), est accusé d'avoir coincé le pouce de la proviseure au cours d'un blocage en 2008, ce qu'il nie (et que la plaignante n'a jamais pu prouver). Après avoir été exclu abusivement du lycée le 16 mai 2008, il comparaissait le 21 octobre devant le tribunal, risquant jusque trois ans de prison ! Une affaire absurde qui met en danger la liberté de protestation. Le jugement doit être rendu le 18 novembre.


Le 15 avril 2008, tu as participé au blocage du lycée Jules Ferry. Que s'est-il passé ?


Replaçons tout ça dans son contexte : depuis deux, trois semaines à Jules Ferry, comme dans des centaines de lycées de France, on se mobilise contre les mesures du ministre de l'Éducation de l'époque, Xavier Darcos; visant à supprimer notamment des dizaines de milliers de suppressions de postes. On organise des assemblées générales pour discuter et voir comment on peut lutter efficacement contre ces attaques. Et on distribue des tracts pour informer et inviter les élèves à faire grève pour, avec d'autres lycées, descendre dans les rues de Paris pour manifester.


Contrairement à d'autres bahuts déjà bloqués, parfois depuis des jours voire des semaines, nous n'avions pas véritablement bloqué le lycée depuis le début du mouvement. Mais à la veille du 15 avril, l'assemblée générale organisée à Jules Ferry avait voté majoritairement (j'avais voté...contre) pour le blocage le matin, pour ensuite partir en manif l'après-midi. Le mardi 15 avril, nous avons donc bloqué à plusieurs dizaines l'entrée principale du lycée (on laissait seulement entrer les collégiens et élèves de prépa), pour ensuite nous retrouver à plus d'une centaine devant le bahut, armée de slogans, de tracts et de banderoles.


Tout cela pour que nous n'ayons pas cours, donc pas sanctionnés par les absences, et pouvoir partir ensemble en manif l'après-midi. C'était donc un mouvement franchement légitime, et collectif.


Problème, quelques heures après le début du blocage, l'administration décide d'ouvrir une porte sur le côté du lycée pour faire rentrer tous élèves, et donc, casser le blocage. Nous avons donc décidé d'aller bloquer cette porte à plus d'une trentaine, et c'est là que la proviseure me met en cause. Elle explique que j'aurais, à un moment, décidé seul de fermer la porte volontairement... sur son pouce.


Ce qui est faux, puisque non seulement moi-même je n'avais pas poussé cette porte, mais personne ne savait qu'elle se trouvait derrière celle-ci, et la proviseure ne pouvait y voir personne à travers tellement les petites vitres étaient sales.


On voit bien que cela ne tient pas debout : je serais sorti du groupe par enchantement pour, au milieu de la foule, «fermer victorieusement» la porte sur elle !


C'était un acte collectif, loin d'être volontaire, dont les faits restent à déterminer, et tout ne reposait pas sur un «meneur» : «Je ne voyais que lui» a-t-elle dit au procès, ou plutôt «je ne voulais voir que lui...»


Comment expliques-tu l'acharnement de la proviseure ?


Franchement, il est difficile à expliquer. Elle m'avait déjà menacé quelques mois auparavant, lors du mouvement contre la LRU, on avait distribué un matin des tracts devant le lycée. Juste avant de les donner, elle est venue me voir moi et mes camarades, en me menaçant de ne pas me réinscrire l'année prochaine, que je risquais le conseil de discipline, si je continuais mon «action politique». Et avec le blocage et les manifs auxquelles on a participé, je pense qu'elle en a eu marre que ça bouge dans son lycée.


Elle avait une bonne réputation, Jules Ferry avait de meilleurs résultats et se mobilisait peu. Mais avec le mouvement contre Darcos, on avait réussi à être des centaines de JF dans les rues les jours de manif. Elle a donc voulu couper une des «têtes du mouvement», pour casser la mobilisation. C'est donc politique mais aussi je pense personnel.


Rien que le fait d'avoir relancé l'affaire, alors qu'elle avait été classée sans suite et que j'avais déjà été exclu définitivement du lycée, montre qu'elle avait des appuis bien placés et qu'on a affaire à une double peine se transformant en double injustice. Il faut aussi rappeler qu'elle était responsable pour Paris du syndicat majoritaire des proviseurs (SNPDEN) et avait participé à des réunions avec le ministère. Bref, elle était reconnue et avait une grande autorité.


Comment peut-on te soutenir en attendant le délibéré du 18 novembre ?

La procureur a requis 60 heures de travaux d'intérêt général, et l'avocat de la proviseure un euro symbolique de dommages et intérêts et mille euros de frais de justice. Il faut espérer pouvoir faire confiance en la justice, que toute cette affaire se termine en relaxe.


Pour me soutenir, il y a déjà un groupe de soutien sur Facebook qui atteint presque 900 membres, il faut donc le rejoindre et le faire tourner au plus de monde possible pour dépasser les 1000 membres. Mais aussi, essayer de venir au rassemblement qui aura lieu devant le Palais de Justice (16e chambre correctionnelle) le 18 novembre à 8 heures, pour, s'il y a condamnation, rejoindre le comité de soutien que nous formerons, avec le SNES, la FCPE, les syndicats lycéens, et tous ceux qui me soutiennent.

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 08:33
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Sarkozy dans son discours a lancé les grandes pistes de la nouvelle réforme du lycée. Le contenu de ces annonces reste en réalité assez imprécis.


Il faut dire qu’avec cette histoire le gouvernement marche sur des œufs. Il faut rappeler qu’il avait était obligé de repousser d’un an la réforme l’an dernier devant la mobilisation des lycéens. Il sait que ce secteur est particulièrement combatif, alors il doit composer entre sa volonté de poursuivre coûte que coûte son projet de transformation de l’éducation et le risque de mobilisation des lycéens.
 

Ces annonces ne font pas l’effet d’une bombe mais on peut déjà analyser quelques éléments importants pour saisir la direction générale : développer l’excellence mais aussi les stages, c’est à dire une école à 2 vitesses. 


« Le Rééquilibrage des filières » : La Première annonce est de faire de la filière littéraire une filière d ‘excellence en rajoutant des langues et peut être du droit (mais on ne sait pas si cela concerne une partie ou toute la filière). Il s’agit également de rénover la filière STI.


Cette idée qui se trouvait déjà dans les rapports Apparu et Descoing était justifiée par le besoin pour la France de faire le choix de l’industrie et donc dans le cadre de la concurrence mondiale de former une main d’œuvre pour sauver l’industrie française.


L’objectif c’est une meilleure formation d’excellence dans tous les domaines mais bien évidemment pas pour tout le monde : autrement dit on va former l’élite dans plus de domaines différents pendant que les autres se débattrons dans la merde. 


« Chantier orientation » : pour que l’orientation soit progressive et qu’il y ait moins de redoublement, la proposition est de faire une classe de première « plus générale » et une classe de terminale « plus spécialisée » et « plus connectée avec l’enseignement supérieur ».


Cela veut tout et rien dire à priori. Mais cette proposition se trouve déjà dans le rapport Apparu : la spécialisation de la terminale en lien avec l’enseignement supérieur va principalement signifier que le choix de la filière au lycée déterminera nos futurs choix pour l’université. Le choix d’orientation se fera donc au lycée et non plus à la fac car le choix au lycée est contraignant pour la suite.


Les « passerelles »  entre les filières ont pour objectif d’éviter les redoublements. Il est indiqué dans les rapports leurs coûts financiers élevés… Le véritable objectif c’est de faire des économies en réorientant ceux qui risquent d’échouer directement vers d’autres parcours. Si tu rates le premier trimestre on pourra t’envoyer ailleurs sans attendre la fin de l’année.


« La professionnalisation »


Sarkozy annonce que des stages en entreprise seront proposés à tous les lycéens, ainsi qu’aux enseignants. Cette mesure s’inscrit dans la même logique que le plan d’aide aux jeunes qu’il avait annoncé la semaine dernière avec l’objectif d’accroitre le nombre d’apprentis et de formations en alternance. Il veut à la fois faire entrer de plus en plus les entreprises privées dans l’éducation et offrir aux entreprises une main d’œuvre presque gratuite.


« Accompagnement personnalisé » : Sarkozy propose 2h par semaine d’accompagnement personnalisé pour approfondir les connaissances, combler les lacunes, ou donner des méthodes de travail. Là encore rien de précis mais si on se regarde les rapports précédents, ils préconisent que ces heures servent aussi pour l’orientation, ou la découverte du monde du travail.


Ces heures permettront donc à ceux qui ont le plus de facilités d’avancer pour être préparer à l’excellence tandis que les autres auront au mieux une aide scolaire. Sarkozy indique que quoiqu’il arrive la réforme se fera à moyens constants : donc le seul moyen de mettre en œuvre ces 2h de soutien c’est soit diminuer les autres cours, soit faire faire des heures sup aux profs.


Dans son discours, Sarkozy présentait ces annonces comme un moyen de lutter contre les inégalités sociales et comme un moyen de répondre au malaise de la jeunesse. Mais c’est clairement se moquer du monde quand on sait que sa politique est de supprimer toujours plus de postes dans l’éducation (80 000 d’ici 2012), quand bien souvent la seule réponse qu’il apporte aux lycéens qui se mobilisent pour leur avenir est la répression policière.


Ces dernières années, la seule préoccupation des gouvernements a été de réduire les coûts de l’éducation, former une main d’œuvre bon marché et corvéable à merci, tout en cherchant à mettre au pas les lycéens récalcitrants.

Pour lutter contre les inégalités, la solution est simple : il faut plus de moyen pour l’éducation.


Au lieu de supprimer des postes, il faut embaucher massivement des profs et des personnels non-enseignants. Ca permettrait de ne pas être 40 élèves par classe, ça permettrait d’avoir du temps et des gens pour être à l’écoute des lycéens.


Mais au lieu de ça, Sarkozy et son gouvernement préfère embaucher des flics et mettre des caméras de vidéo surveillance. Pour donner à tous les mêmes chances, il faudrait une allocation d’autonomie pour tous les jeunes à hauteur du smic. Aujourd’hui 18% des lycéens sont salariés pendant l’année scolaire. Bosser au Mac Do après les cours ne favorise pas la réussite.


Répondre au malaise des jeunes, ça signifierait leur offrir un avenir et donc en finir avec le chômage, la précarité, les licenciements, les salaires de misère…

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30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 12:28
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Tous les médias nous assènent qu’avec l’annonce de son plan d’aide aux jeunes, Sarkozy se serait transformé  en ami des jeunes pour l’égalité sociale. Pourtant à  bien y regarder ce plan est loin d’être un cadeau pour les jeunes, au contraire.

La mesure phare de ce plan est l’extension du RSA aux jeunes de moins de 25 ans ayant travaillé deux ans dans les trois dernières années. Rappelons que le RSA est un complément de revenus versé par l’Etat pour les salariés qui perçoivent, pour l’emploi qu’ils occupent, un salaire plus faible que les allocations qu’ils toucheraient s’ils ne travaillaient pas.

Loin d’être un cadeau pour les salariés, c’est surtout une aubaine pour les patrons qui peuvent continuer de proposer à des salariés des emplois précaires, à temps partiel et payés une misère.

Avec le plan pour les jeunes de Sarkozy, les jeunes aussi pourront occuper ce type de jobs pourris. Alors que le problème principal des jeunes qui arrivent sur le marché du travail est la précarité avec 8 jeunes sur 10 qui aujourd’hui occupent un emploi précaire (CDD, Intérim…), le « RSA jeune » va sans doute renforcer ce phénomène.

Le plan annonce aussi des « dotations d’autonomie ». 8 000 jeunes de 18 à 25 ans, désireux de s'autonomiser, se verront attribuer 3 000 euros pendant deux ans maximum pour financer certaines dépenses (formation…). Leurs parents devront renoncer aux allocations familiales. 8 000 jeunes de 18 à 25 ans en difficulté bénéficieront d'un revenu garanti d'environ 250 euros par mois s'ils signent un accord de formation ou acceptent un emploi. 6 000 jeunes de 16 à 18 ans bénéficieront d'une aide maximale de 2 500 euros s'ils reprennent une formation. En résumé, ces mesures concerneraient 2400 jeunes et pour des montants dérisoires. Sarkozy n’a sans doute jamais vécu avec 1 000 euros par mois pour ne pas se rendre compte qu’avec 250 euros par mois c’est carrément impossible. Face à un taux de chômage qui atteint 23,5 %, avec plus de 100 000 jeunes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté, 420 000 jeunes chômeurs de moins de 25 ans qui se retrouvent sans aucun minima sociaux, l’annonce d’une aide de 250 euros pour 2 400 jeunes est presqu’un affront.

Le plan annonce aussi une série de mesures qui n’ont pas grand chose avoir avec l’emploi des jeunes : la possibilité de devenir président d’une association ou chef d’entreprise dès 16 ans, l’augmentation du nombre de services civiques volontaires ou encore l’extension aux apprentis des droits attachés à la carte d’étudiant.

Face à ces mesures, nous réaffirmons qu’un véritable plan d’urgence pour la jeunesse serait :

. l’interdiction de tous les contrats précaires, un CDI pour tous

. des diplômes nationaux reconnus par les conventions collectives

. la création d’une allocation d’autonomie à hauteur du Smic pour tous les jeunes de 16 à 25 ans, qui permettrait à tous de vivre, d'étudier et de se former

. la diminution du temps de travail. Pour lutter contre le chômage, il faut partager le travail entre tous : 32h de travail par semaine.

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 10:07

Cette année, les Rencontres internationales des jeunes (RIJ) se sont déroulées en Grèce et ont rassemblé 460 jeunes venus d’Europe et du monde entier.


106 militants ou sympathisants du NPA y ont participé. 

Chaque année, la IVe Internationale, à laquelle appartenait la LCR et avec qui le NPA continue d’entretenir des relations, organise, durant une semaine, un camp regroupant des jeunes militants anticapitalistes et révolutionnaires.


Appartenant aux sections de la IVe Internationale et à des organisations amies, ou des sympathisants, ils sont venus de Grèce, d’Italie, de l’État espagnol, de France métropolitaine, de Martinique, du Portugal, de Belgique, de Suisse, d’Allemagne, du Danemark, de Suède, des Pays-Bas, des Philippines, du Mexique, du Brésil, de Turquie.


Il faut noter la présence, cette année, de camarades des anciens pays de l’Est : Pologne, Russie, Biélorussie et Croatie. À l’occasion de ces rencontres, les militants ont pu échanger leurs expériences de lutte, parler des attaques que subissent les jeunes et les salariés du monde entier et, ainsi, se forger une meilleure compréhension du fonctionnement et des rouages du capitalisme, pour pouvoir le renverser.


Cette semaine a été l’occasion d’approfondir les discussions sur la crise économique et de mesurer les conséquences désastreuses qu’elle entraîne sur les travailleurs du monde entier : des milliers de licenciements, un chômage qui explose, une répression qui s’intensifie, des contre-réformes dans les services publics et l’éducation.


Des réformes similaires dans l’éducation ont eu lieu en France, en Italie, dans l’État espagnol, en Croatie. Constater que des luttes importantes existaient aux quatre coins du monde, en particulier dans la jeunesse, a redonné confiance aux participants dans leur capacité à résister.


En décembre dernier, la Grèce a connu un soulèvement massif de la jeunesse contre la répression policière, leurs conditions de vie et leur avenir compromis. Un mouvement important a eu lieu en France et en Italie, dans l’éducation, notamment les universités. Des facs ont également été occupées en Croatie et dans l’État espagnol.


Face à la crise du capitalisme et à l’évolution vers la droite de la gauche traditionnelle, la construction de partis capables d’organiser la résistance est une question centrale.


En Grèce, la gauche révolutionnaire s’est rassemblée après la révolte de décembre et en Espagne, un parti indépendant de la gauche institutionnelle a été créé et est apparu sur la scène politique lors des élections européennes.


Le camp a donc été un moment important d’échanges sur la construction de nouveaux partis anticapitalistes. Nous avons fait partager notre expérience du processus de fondation du NPA et appris des expériences dans d’autres pays.


L’année prochaine, les RIJ se dérouleront en Italie. Nous espérons qu’elles pourront rassembler encore plus de jeunes du NPA qui feront ainsi l’expérience de l’internationalisme vivant.


Secrétariat jeunes du NPA

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20 septembre 2009 7 20 /09 /septembre /2009 09:40

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Pour cette rentrée, les jeunes figurent parmi les premières victimes de la crise. Le chômage des 18-25 ans pointe aujourd’hui à 23,5% (INSEE juin), soit deux fois plus que le reste de la population – dans une région ouvrière telle que la Lorraine, il a doublé depuis un an. 

Une grande partie des salariés licenciés ces derniers mois était âgée de moins de 30 ans. Pour cette rentrée, de nombreux jeunes diplômés vont venir rallonger les files d’attentes du Pôle emploi. Aujourd’hui, la seule réponse du gouvernement, pour sortir de la crise, est d'utiliser la jeunesse comme variable d’ajustement.

Cela passe par la nouvelle mission « d’insertion professionnelle », allouée aux universités, depuis la loi sur la liberté et responsabilités des universités (LRU) qui augmente le nombre de diplômes professionnels conclus avec les entreprises, type « Licence Chef de Rayon Carrefour » à Paris X, qui ne donnent aucun droit sur le marché du travail et ne permettent pas de reconversion en cas de licenciement.

 

Cela passe également par les propositions du « livre vert » de Martin Hirsch, notamment le doublement des contrats d’apprentissage d’ici 2015. Concrètement, cela signifie que l’état va financer des petits boulots de merde, sous-payés et que les entreprises signant le contrat seront exonérées de cotisations sociales.

Par ailleurs, l’UMP réclame la création de statistiques de placement à la sortie de chaque formation proposée. Autrement dit, si les jeunes diplômés ne trouvent pas d’emploi, ce serait la faute de l’université. Or, les taux d’insertion sur le marché du travail dépendent avant tout du bassin d’emplois local et non de la formation : à diplôme égal, un étudiant de la fac de Dunkerque trouvera plus difficilement un emploi qu’un diplômé de la fac de Versailles-Saint-Quentin.

En avril dernier, Nicolas Sarkozy a annoncé le doublement du nombre de « contrats initiative emploi » (CIE), destinés aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises. Dans ce type de contrats, l’état prend en charge la moitié du salaire (au SMIC). Ce qui représente de nouvelles exonérations pour les patrons, sachant par ailleurs que ce type de contrats crée, au mieux, un « effet d’aubaine » : le jeune est embauché à moitié prix jusqu’à 26 ans et se retrouve au chômage quand son contrat aidé prend fin. C’est cette logique d’emplois précaires réservés aux jeunes que nous dénoncions déjà pendant le mouvement contre le CPE.

Il faut dénoncer ces contrats aidés – qui n’aident en réalité que les patrons – et qui ne permettent pas aux jeunes de s’insérer durablement sur le marché du travail. Aujourd’hui, la meilleure garantie contre le chômage reste nos diplômes. Pour cela, nous exigeons leur reconnaissance par les patrons, ainsi que le passage des conventions collectives au format LMD, pour mettre fin à la dévalorisation systématique de nos diplômes. Enfin, nous exigeons le CDI comme contrat de référence et la mise en place d’une allocation d’autonomie pour tous les jeunes en formation ou en recherche d’emploi, de 16 à 25 ans, d’un montant égal au SMIC et ce, quelle que soit leur origine sociale.

M et J

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15 septembre 2009 2 15 /09 /septembre /2009 13:33


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