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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:02
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Plutôt que de parler de « mariage gay », comme si les lesbiennes n’étaient pas concernées, nous préférons revendiquer l’égalité des droits pour toutes et tous.

Alors que 82 parlementaires viennent de signer un « Manifeste pour la défense du droit fondamental de l’enfant d’être accueilli et de s’épanouir dans une famille composée d’un père et d’une mère » et que Libération fait sa une du 12 janvier sur un Nicolas Sarkozy « tenté par le mariage gay », nous nous trouvons devant un nouveau marronnier électoral.


Alors que la quasi-totalité des médias et des représentantEs politiques parlent de « mariage gay » ou de « mariage homo », le mouvement LGBT revendique (depuis des années) « l’égalité des droits ». Par facilité linguistique ou paresse intellectuelle, les revendications des associations LGBT sont résumées par cette expression qui n’aborde qu’une infime partie de nos combats (santé, éducation, visibilité, lutte contre les discriminations et les oppressions, reconnaissance de toutes les familles, droits des trans, programme de préventions et d’éducation…).


Tout comme le mariage n’a pas de sexe, il n’a pas d’orientation sexuelle. Il n’en découle donc pas de spécificité « gay », « homosexuelle » ou « lesbienne ». Car en plus de rendre invisibles les lesbiennes, cette expression a pénétré le discours public et consacre la discussion et le débat d’idée sur le statut de ce mariage.


Les parlementaires du Nouveau Centre et de l’UMP ayant signé ce manifeste (ils étaient 176 de l’UMP et de l’UDF en 2006) « considèrent que l’État et le législateur n’ont pas à ériger en normes ce qui relève de la vie privée et des choix individuels et que, si la République protège la liberté individuelle, elle doit exclure toutes les formes de communautarisme ».

 

Ils permettent ainsi à Nicolas Sarkozy de se poser en progressiste et de proposer, tout comme en 2007, une union civile pour les couples de même sexe. Depuis bientôt dix ans, le mouvement LGBT est coincé avec cette étiquette de « mariage gay », tellement rabâché qu’il se retrouve à être considéré comme un pacte civil particulier pour les personnes de même sexe souhaitant s’unir.


Pendant ce temps, l’extrême droite essaie de draguer un pseudo-électorat LGBT en opposant les bons Français homos contre les mauvais homophobes immigrés, musulmans et de banlieues, trouvant ainsi un responsable tout désigné aux violences LGBTI-phobes qui continuent de se produire partout en France et dans toutes sortes de quartiers et de milieux sociaux. Ainsi, elle oppose la revendication du « mariage gay » qui serait communautariste à ses propres réponses à l’homophobie quotidienne.


Face à ces effets de manche et à l’agitation préélectorale, une seule réponse est à donner sur ce sujet : nous voulons l’égalité des droits, par un même mariage pour tous les couples. Nous voulons pouvoir choisir de ne pas nous marier !

Mais nous voulons également des droits pour les trans, la reconnaissance des familles homoparentales, un vrai plan d’action, d’information et de sensibilisation aux violences LGBTI-phobes à l’échelle nationale, ainsi que le droit d’asile pour touTEs les LGBTI persécutéEs.


Ludovic Haru

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18 octobre 2011 2 18 /10 /octobre /2011 11:39


Dans une semaine, le Parlement français va décider, ou non, de donner aux couples gays et lesbiens le droit à la pension de réversion : en cas de décès d'un des partenaires, ce droit permet au partenaire en vie de recevoir une partie de la retraite du partenaire décédé. Cette aide financière, précieuse pour les personnes les plus démunies, est aujourd'hui refusée aux couples homosexuels. 

Alors que 63% des Français se disent favorables au mariage gay et à l'égalité des droits pour tous les couples, le débat en France est dominé par une minorité homophobe au point de vue rétrograde : une députée est allé jusqu'à comparer l'amour entre deux femmes ou deux hommes à des "unions avec des animaux". 

Seul un élan massif venu des quatre coins de France pourra faire taire cette minorité, et pousser les député-e-s à voter pour l'amendement qui mettra un terme à cette discrimination. 

 
Signez cet appel dès maintenant : 

www.allout.org/fr/france_pension 

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 10:14

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La visite prochaine du pape dans trois villes allemandes nourrit une forte contestation, surtout à Berlin. Des militants, gays, lesbiennes et féministes, se sont regroupés pour organiser un “accueil personnalisé” au saint-père, explique Die Tageszeitung.

13.09.2011 | Paul Wrusch | Die Tageszeitung

 

 

 

La première tâche que Rosa I a dû accomplir après avoir pris ses fonctions, c’est l’éloge funèbre de la diva de la soul Amy Winehouse. Rosa I est l’antipapesse de Berlin. Elue récemment, elle est le symbole du mouvement de protestation contre la visite de Benoît XVI en Allemagne, le 22 septembre. 

“La visite du pape n’est qu’une mise en scène dont l’Eglise espère tirer profit alors qu’elle n’a rien à proposer sur le plan social”, déclare Johannes Witten, porte-parole de "What the fuck", une alliance de groupes gays et féministes qui s’est constituée à Berlin pour protester contre la venue du pape. Ces dernières semaines, le mouvement a organisé des manifestations et élu l’antipapesse. “Le matin nous accueillerons le pape avec une manifestation à l’aéroport et le soir, nous lui montrerons que l’Eglise catholique ne détient pas la vérité à Neukölln, où il compte dormir”, poursuit Witten. 

Quand le pape Benoît XVI se rendra en Allemagne, le 22 septembre, il ne pourra se contenter de célébrer des messes avec des catholiques en liesse et de parler au Bundestag. Il devra s’attendre à de grandes manifestations. Voilà des mois que certaines organisations se préparent à sa visite à Berlin, Erfurt [au centre du pays] et Fribourg-en-Brisgau [au sud]. La résistance s’organise surtout dans le milieu gay et lesbien. 

C’est à Berlin que s’est formé le plus grand mouvement. Fondé par la fédération Berlin-Brandebourg de l’Association des gays et lesbiennes d’Allemagne (LSVD), il s’appelle “Le pape arrive” et entend protester contre l’homophobie, la misogynie et l’interdiction des préservatifsprônées par le pape. Il regroupe plus de cinquante-cinq organisations comme Pro Familia [planning familial et éducation sexuelle] ou Aids-Hilfe[lutte contre le sida] mais aussi des syndicats et des partis politiques. Le mouvement compte réunir jusqu’à 20 000 personnes le 22 septembre et prévoit de manifester porte de Brandebourg [à Berlin] dans l’après-midi.“A portée d’œil et d’oreille du Bundestag, où le pape fera son discours”,précise Jörg Steinert, de la LSVD. Les autorités ont interdit la manifestation. 

Klaus Wowereit, maire social-démocrate de Berlin, éprouve “une grande compréhension” pour ces mouvements de protestation mais ne souhaite pas appeler à manifester. Il ne voit cependant aucun mal à ce qu’on profite de la visite du pape pour attirer l’attention sur le fait que“l’Eglise catholique défend des thèses qui appartiennent aux millénaires précédents mais pas à l’époque contemporaine”, a-t-il déclaré. Même Christine Lieberknecht, la ministre-présidente chrétienne-démocrate de Thuringe, a déclaré que ces protestations s’inscrivaient dans le cadre de la liberté d’opinion et qu’il fallait à ce titre les “accepter.” Winfried Krestschmann, des Verts, son homologue du Bade-Wurtemberg [où le pape se rendra, à Fribourg] a pris une position similaire. 

A Erfurt [en Thuringe], les détracteurs du pape accueilleront Benoît XVI avec des actions créatives. Une zone sans religions sera instaurée dans le centre-ville le 24 septembre et une manifestation est prévue pour le jour précédent. “Il n’y a que 8 % de catholiques en Thuringe mais la visite du chef de l’Eglise catholique est présentée comme un événement qui touche toute la société”, dénonce Sascha Döring, du mouvement Plaisir fou et non-peur de tous les diables, qui regroupe des organisations de gauche, gays et féministes. 

A Fribourg-en-Brisgau, le mouvement de protestation prendra des formes bien sages :
l’association Fribourg sans pape ne prévoit pas de manifestations mais des stands d’information, des forums de discussion et des pétitions. “Ratzinger a qualifié la loi sur le Pacs de ‘légalisation du mal’. On ne peut pas en rester là”, déclare Matthias Falk, du mouvement gay et lesbien Rosa Hilfe. 

L’Eglise catholique prend tout cela avec décontraction. La liberté d’expression est un droit fondamental, observent les évêques. Tant que les manifestations ne deviennent pas violentes, il faut les respecter. 

Les organisateurs pensent que le mouvement de protestation ne risque pas de tourner à la violence en Allemagne, comme ce fut le cas à Madrid. 

“En Espagne, les manifestations s’inscrivaient également dans le cadre du mouvement de protestation contre le gouvernement à cause la crise financière, de plus la police espagnole est plus violente [que la police allemande]”, confie Johannes Witten, de What the fuck.

http://www.courrierinternational.com/article/2011/09/13/benoit-xvi-au-pays-de-l-anti-papesse

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 10:47
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3 août 2011
La tribu amérindienne des Suquamish, dans l’Etat de Washington (nord-ouest des Etats-Unis) a modifié sa Constitution pour rendre légal le mariage entre personnes de même sexe, a-t-on appris mercredi 3 août auprès de ses représentants légaux.
Cette décision n’a aucune valeur légale au niveau fédéral, ni même au niveau de l’Etat de Washington – qui ne reconnaît pas le mariage homosexuel – mais elle permet à tout Suquamish homosexuel de se marier dans le cadre de sa tribu. Le texte, défendu par une jeune lesbienne Suquamish, a été approuvé lundi à l’unanimité par les 7 membres du conseil de la tribu, qui compte 1 050 membres.
« Il n’y a pas eu de controverse parmi les membres de la tribu, et les anciens de la communauté ont soutenu les demandes des plus jeunes », a déclaré Michelle Hansen, avocate des Suquamish. « C’est une tradition chez nous d’être ouverts, d’accepter les personnes différentes », a-t-elle ajouté.
 
LA TRIBU DES COQUILLE

Alors que le thème du mariage homosexuel fait couler beaucoup d’encre aux Etats-Unis – avec une procédure judiciaire en cours visant à le légaliser en Californie et sa récente adoption dans l’Etat de New York – Mme Hansen a souligné que la décision des Suquamish ne concernait que la tribu.
« La tribu a ses propres lois [et une Constitution depuis 1965], mais nous ne pouvons garantir que le monde autour de nous partage nos valeurs. C’est au gouvernement fédéral de reconnaître [ce type de mariage]. Nos lois s’appliquent au sein de la tribu et à ses membres », a-t-elle déclaré.
La tribu Suquamish est la deuxième à légaliser le mariage homosexuel, après les Coquille, dans l’Oregon (Nord-Ouest). Six Etats américains le reconnaissent aujourd’hui : Vermont, Connecticut, Iowa, New York, Massachusetts et New Hampshire, auxquels s’ajoute la capitale fédérale, Washington.
Les mariages homosexuels contractés dans ces Etats n’ont cependant pas de valeur légale au niveau fédéral, où la loi dite de « Défense du mariage » stipule que le mariage ne peut concerner que deux personnes de sexe opposé.

 

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18 juillet 2011 1 18 /07 /juillet /2011 09:17

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Des militant-e-s d'Act-Up Paris, de l'IDAHO et de Gay Russia ont été arrêté-e-s vendredi 8 juillet vers 11h15 devant l’ambassade de Russie à Paris alors qu’elles et ils allaient déposer une pétition.

 

Les militant-e-s se dirigeaient vers l'ambassade quand ils se sont fait arrêter et ont été conduits au commissariat au motif de "manifestation non-autorisée sur la voie publique".


Le simple dépôt d'une pétition semble désormais une raison pour mobiliser les forces policières.


Cette pétition demandait la légalisation d'une Marche des fiertés à Moscou, régulièrement interdite dans cette ville, mais qui reste un mobilisation essentielle dans les luttes pour les droits et la visibilité des LGBT. Cette année encore, la tentative de manifestation a été marquée par des violences policières et des contre-manifestations de groupe néo-nazis et d'extrémistes religieux.


Le soir même, un rassemblement devant l'ambassade de Russie réunissait entre 40 et 50 personnes pour manifester leur solidarité avec les militant-e-s LGBTI de Russie et les militant-e-s qui avaient été emmenés le matin même et relâché-e-s vers 14h30.


Le militant de Gay Russia était toujours en garde à vue au moment du rassemblement pour « outrage à agent » pour avoir prononcé le mot "chicken" après qu'un policier lui aurait dit : "On est en France ici, on parle français. Et si tu n’es pas content, tu pars. » mais était relâché dans la soirée.


Le NPA condamne l'arrestation de militant-e-s cherchant à alerter et mobiliser l'opinion internationale, ainsi que le silence des autorité françaises face aux agissements homophobes de certains Etats.

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26 juin 2011 7 26 /06 /juin /2011 11:27

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26 juin 2011 à 09h30 

 

La séance de baisers et bisous (kiss in) pour lutter contre l'homophobie, organisée hier après-midi place de la Liberté, à Brest, a tourné court après que cinq jeunes ont menacé les organisateurs qui ont cédé sous la pression.

 
Un étudiant de l'association West Up avait organisé, hier, une opération de sensibilisation contre l'homophobie s'adressant aux gays, lesbiennes et hétéros: «Venez vous embrasser contre la violence faite aux homosexuels!». Le soleil s'était même mis de la partie, dans l'après-midi, mais une demi-heure avant 14h, tout abasculé.

«Dégagez!»
La scène s'est déroulée devant les marches de la mairie. Les cinq hommes, âgés d'une vingtaine d'années, ont abordé sans ménagement l'organisateur et quatre jeunes arrivés en avance, en leur demandant d'annuler leur action de sensibilisation. «Ils nous ont dit qu'ils ne souhaitaient pas assister à une opération de ce genre. Qu'ils ne voulaient pas voir ça». «Dégagez, sinon on vous casse la gueule!», se sont-ils faits plus insistants, en pleine journée, sur la plus grande place de la ville, revendiquant haut et fort leur homophobie et l'
étayant à plusieurs reprises.

«De la haine dans leurs yeux»
«Ils nous ont dit qu'ils cautionnaient les paroles des groupes de rap les plus violents sur le sujet, que nous étions à l'origine du Sida et de tous les morts associés à cette maladie, que nous étions le cancer de la société... Ils avaient de la haine dans les yeux. Ils nous ont aboyé que nous étions contre-nature, que nous n'avions rien àfaire là», résume l'organisateur. Porter plainte? «Ce n'est pas du tout notre esprit et encore moins notre façon de procéder. Nous défendons un dialogue et un échange directs». L'organisateur à l'origine de cette sensibilisation manquée n'a cependant pas baissé pavillon et a improvisé, seul et armé d'un mégaphone, une opération «câlins gratuits». La preuve que ce genre de mobilisation a toute sa justification dans une ville de la taille de Brest. «C'est plus difficile de vivre sereinement son homosexualité dans une petite ville», estime le jeune homme souhaitant préserver son anonymat, vis-à-vis notamment de ses parents.

Mauvaise rencontre
Il sait que le chemin est encore long pour faire changer les mentalités et enrayer les comportements les plus gratuitement violents. «Vous voyez un comportement de ce genre ici, en pleine journée. Alors, le soir, vous imaginez... Vous trouvez normal que nous soyons obligés de sortir d'un bar gay à trois au quatre pour rentrer chez nous, afin d'éviter de faire une mauvaise rencontre?». 

  • Stéphane Jézéquel

http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/homophobie-le-kiss-in-tourne-court-a-brest-26-06-2011-1349726.php

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31 mai 2011 2 31 /05 /mai /2011 09:05
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En partenariat avec Têtu

L'Ilga a publié sa carte annuelle européenne des droits des lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres (LGBT). Le Royaume-Uni arrive en tête devant la Suède et l'Espagne. La France est en milieu de classement et à l'Est, le rouge domine. Qu'est-ce que cela veut dire exactement ? Décryptage.

Avec une note de 12,5 points, c'est au Royaume-Uni, selon l'Ilga, que la situation des LGBT est la plus enviable. Un pays où le mariage homosexuel n'est pourtant pas autorisé, bien qu'un partenariat civil permette de bénéficier des mêmes droits. Ce résultat pourrait donc étonner. (Voir la carte en anglais, cliquer pour agrandir)

 

Mais la carte et le classement annuels reposent en fait sur 24 critères comme l'explique Joel Le Deroff, conseiller politique à l'Ilga :

« C'est vrai que l'on pourrait s'attendre à ce que les pays où le mariage est ouvert à tous soient en tête. Mais le Royaume-Uni a fait de grandes avancées sur la question des identités de genre. A l'inverse, ce sont des questions qui ne sont pas parfaitement réglées en Espagne. »

« Aucun pays n'est vraiment en tête »

Le Royaume-Uni bénéficie aussi de l'avance de l'Ecosse, seule région d'Europe à disposer d'une vraie législation réprimant les discriminations basées sur l'identité de genre. Mais « on ne peut pas dire qu'un pays soit en avance sur les autres. Aucun n'atteint le score maximal », précise Joel Le Deroff.

« Aucun pays n'est vraiment en tête. »

Télécharger le barème, avec les détails pour chaque pays.

 

Autre détail à éclaircir, le score très moyen de la France qui, avec l'Italie réalise l'un des plus mauvais scores de l'Europe occidentale, avec 5 points. L'Hexagone ne fait pas mieux que la très catholique Irlande et se place derrière la Croatie ou la Hongrie. (Télécharger le barème, avec le détail de chaque pays)

« Si l'on avait fait cette carte il y a dix ans, ce score français aurait été l'un des meilleurs du continent », analyse le responsable de l'association.

« Ce qui est marquant, c'est que la France ait été dépassée entre-temps. Les conditions légales qui encadrent le changement d'identité civile sont toujours assez conservatrices. Ce sont les tribunaux qui arbitrent au cas par cas. Si vous êtes marié, on exige en général que vous divorciez avant la reconnaissance du changement d'identité. Celle-ci est aussi conditionnée à une stérilisation chirurgicale. »

Deux critères qui font reculer la position française, tout comme la situation des familles homoparentales.

Zéro pour l'Italie

En Europe, l'évolution est globalement positive. Des pays comme le Portugal, qui a ouvert le mariage aux couples de même sexe, sont désormais en haut du classement. D'autres comme l'Irlande ou la Croatie viennent d'instaurer une première forme de partenariat civil pour les couples homosexuels. Tout n'est pourtant pas rose, notamment dans les anciennes républiques soviétiques.

« Peu de pays régressent, mais parmi les moins bien notés, l'absence de progrès est inquiétante. C'est le cas de la Moldavie ou de l'Ukraine où l'on a enregistré de nouveaux actes de violence contre des personnes ou des évènements LGBT. On peut alors parler d'atteinte à la liberté d'expression. »

Plus proche de nous, avec un zéro pointé, le cas de l'Italie est aussi inquiétant : « On a eu cette année deux propositions de lois réprimant les actes homophobes et transphobes », remarque Joel Le Déroff.

« Cela a été un échec. C'est à chaque fois l'occasion d'un déchaînement de propos homophobes en public. Cela nous préoccupe. »

A noter enfin que cette carte ne prend en compte que la situation sur un plan législatif, sans intégrer de données judiciaires. Or dans certains pays, même parmi les mieux classés, on note une persistance et parfois une augmentation des actes homophobes.

 

En partenariat avec Têtu

Têtu

A lire aussi sur Rue89 et sur Eco89
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 14:45
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Au travail, dans la vie, gagnons l’égalité !

Comme chaque année, le collectif CGT de lutte contre l’homophobie appelle les organisations de la CGT et les salariés à participer aux initiatives de lutte contre les discriminations à l’encontre des Lesbiennes, Gays, Bisexuels et Trans (LGBT) avec :

Le 17 mai : journée mondiale de lutte contre l’homophobie : le 17 mai est la date anniversaire du retrait de l’homosexualité de la liste des maladies mentales par l’Organisation Mondiale de la Santé, elle est depuis 2005 la journée mondiale contre l’homophobie.

Aux marches des fiertés Lesbiennes, Gaies, Bisexuels et Trans (LGBT) , avec pour mot d’ordre : Gagnons l’égalité avec la Cgt

Voici le calendrier prévu pour les marches des fiertés ou « Gay Pride » (qui signifie fierté gay) :

  • Nantes 21 mai
  • Tours 21 mai
  • Lille le 4 juin
  • Montpellier 4 juin
  • Nancy le 4 juin
  • Rouen le 11 juin
  • Rennes le 11 juin
  • Angers le 18 juin
  • Biarritz le 18 juin
  • Toulouse 18 juin
  • Lyon le 18 juin
  • Bordeaux le 11 juin
  • Strasbourg 11 juin
  • Caen le 18 juin
  • Paris 25 juin
  • Marseille le 2 juillet
  • Le Mans le 9 juillet
  • Nice le 16 juillet.

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 Mahmoud Asgari et Ayaz Marhoni, pendus à 16 et 18 ans à Mashhad, en Iran, le 19 juillet 2005 pour homosexualité après 14 mois de prison.

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 08:56

Communiqué du NPA - vendredi 28 janvier 2011

Le conseil constitutionnel a rendu un avis négatif, quant au droit au mariage pour les couples homosexuels, en s'appuyant sur le texte de la constitution.
Il va dans le même sens qu'un précédent jugement de la cour de cassation en mars 2007 à propos du mariage célébré à Bègles par Noël Mamère.
Le conseil constitutionnel reprend l'argument d'une nécessaire différence de traitement, et donc de droits, appliquée aux homosexuels.
Le débat reste ouvert comme le montre l'évolution de l'opinion publique qui, dans un sondage récent, dit majoritairement son accord avec le droit au mariage pour les homosexuels.
Le NPA condamne totalement cet avis négatif, cette discrimination et exige l'égalité des droits pour les couples homosexuels, c'est-à-dire, le droit au mariage.
Le droit devra évoluer dans ce sens.

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26 novembre 2010 5 26 /11 /novembre /2010 13:54
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L'Assemblée générale des Nations unies a adopté le 16 novembre un amendement visant à retirer l'orientation sexuelle des motifs de condamnation des exécutions injustifiées, parmi lesquels elle figurait depuis 1999.


Cette référence, qui visait notamment à lutter contre les exécutions d'homosexuels, est désormais remplacée par « raisons discriminatoires de n'importe quel motif ».

L'Assemblée a voté cette modification lors d'un projet de résolution sur les exécutions extrajudiciaires (n'ayant aucun fondement juridique ou n'ayant pas fait l'objet d'un procès) des Etats. Tous les deux ans, les représentants des Etats se réunissent et redéfinissent les motifs des exécutions qu'ils jugent sommaires, arbitraires ou injustifiées.

L'amendement contesté a été déposé par le Maroc et le Mali au nom du groupe africain, du groupe arabe et de l'Organisation de la conférence islamique (OCI). Au total, 79 pays l'ont approuvé (dont la Russie, seul pays européen), contre 70 qui y étaient opposés.

Cette résolution peut influencer les législations à venir

Cette résolution n'est pas contraignante, mais le travail de la commission des droits de l'Homme est de faire progresser le droit des minorités. Ce faisant, elle doit être précise pour éviter les vides juridiques et les confusions. Cet amendement du Mali et du Maroc vise à entretenir la confusion sur un point qui était depuis 1999 bien précisé. Pourquoi avoir retiré la seule orientation sexuelle des cas particuliers ?

Interrogée par Rue89, Christine le Douaré, présidente du Centre LGTB Paris-Ile-de-France considère que c'est une régression majeure du droit international.

« L'intérêt de retenir le motif de l'orientation sexuelle, c'est que l'on condamnait explicitement les crimes homophobes. Désormais il sera de plus en plus difficile d'assurer la protection des minorités homosexuelles. »

Stéphane Crouzat, porte parole de la mission permanente de la France aux Nations unies, déplore cette décision.

« Nous regrettons que l'Assemblée générale ait renoncé à confirmer ce motif, cette année. Alors que de nombreuses personnes continuent d'être victimes de meurtres et de violences en raison de leur orientation sexuelle. »

Même si cette résolution n'est pas contraignante pour les états-membres, elle peut influencer les législations à venir. Pour Mathilde Chevalier, membre de la commission LGBT d'Amnesty International :

« Le fait que le Mali soit également à l'origine de l'amendement est cependant étonnant. C'est un pays dans lequel on a noté peu de cas de pénalisation de l'homosexualité. »

Une dépénalisation universelle de l'homosexualité fragilisée

Ce « retour en arrière » intervient dans un contexte toujours aussi difficile pour les homosexuels. Plus de 70 pays, recensés dans cette carte de l'Ilga, pénalisent toujours l'homosexualité, et dix pratiquent la peine de mort pour des motifs sexuels.

Un projet de loi en Ouganda prévoit par exemple de lourdes peines de prison pour des condamnés homosexuels et la peine de mort pour les récidivistes. N'importe quel citoyen pourra également être condamné à trois ans de prison s'il n'a pas dénoncé une relation homosexuelle à la police dans les vingt-quatre heures.

Cette résolution, loin de faire progresser les droits des minorités, vient en plus contredire une déclaration de l'ONU majoritairement saluée. En 2008, 66 pays avaient appelé à la dépénalisation universelle de l'homosexualité.


►Ajout. Le 26/10/2010 à 12H30 : A la demande de la Rue, ce paragraphe qui précise en quoi cet amendement est un retour en arrière arrière :

« Cette résolution n'est pas contraignante, mais le travail de la commission des droits de l'Homme est de faire progresser le droit des minorités. Ce faisant, elle doit être précise pour éviter les vides juridiques et les confusions. Cet amendement du Mali et du Maroc vise à entretenir la confusion sur un point qui était depuis 1999 bien précisé. Pourquoi avoir retiré la seule orientation sexuelle des cas particuliers ?

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