Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 08:00

Dans la Gay Pride barcelonaise, en juin 2009 (Albert Gea/Reuters)

 

Des centaines de couples homosexuels ont rendez-vous à Barcelone la semaine prochaine pour s'embrasser à l'unisson devant Benoît XVI. « Un baiser peut encore être considéré comme un acte révolutionnaire », s'étonne une organisatrice, alors que la page de leur mouvement a déjà été désactivée trois fois sur Facebook.


Un véritable « bisouthon » attend le Benoît XVI lors de sa visite à Barcelone dimanche prochain.

Tout est prévu au millimètre. A peine le pape sorti, dimanche matin, du palais de l'archevêché où il aura passé la nuit, à côté de la majestueuse cathédrale gothique du vieux centre barcelonais, pour rejoindre sa Papamobile, un signal sonore lancera des centaines de couples ou d'amis du même sexe dans des embrassades passionnées.

Une nouvelle sonnerie marquera la fin des baisers deux minutes plus tard, et « nous partirons comme si rien ne s'était passé », précisent les organisateurs.

« Pas de pancarte, on n'accepte que les baisers »

C'est le déroulement de la flashmob, ces mobilisations éclairs qui recrutent sur Internet, imaginée par un groupe d'amis qui affirment n'être affiliés à aucune organisation.

Même s'ils acceptent le soutien de tous, homosexuels ou non, il faut « être capable d'emballer quelqu'un du même sexe/genre pour que l'action soit un succès », précisent-ils.

« L'idée est née lors d'un dîner », se souvient Marylène Carole, l'une des organisatrices :

« Nous voulions protester contre la venue du Pape, le représentant suprême de l'une des institutions qui a fait le plus de mal aux droits des femmes et dénoncer sa position face à l'amour et la sexualité, en particulier entre personnes du même sexe. »

« Ne pas céder aux provocations »

« Pas de pancartes. Pas de drapeaux. Pas de cris ni de consignes. On n'accepte que les baisers. » Leur message de ralliement sur Facebook affirme la volonté des organisateurs d'exprimer leur mécontentement « dans une ambiance de rébellion piquante, sensuelle et amusante ».

Mais dès le lancement de leur blog, ils mettent aussi en garde contre les débordements :

« Il s'agit d'une action pacifique mais elle peut être très provocatrice. Pour qu'elle ait un sens, nous devons tenter de ne répondre en aucun cas aux provocations et aux insultes de tous types. »

Paranoïaques, les initiateurs de la Queer Kissing Flashmob  ? Marylène Carole confie :

« Cela nous a surpris mais en montant notre flashmob, nous découvrons qu'un baiser peut encore être considéré comme un acte révolutionnaire au XXIe siècle. »

Facebook retire leur page pour la troisième fois

La page de leur événement sur Facebook, un vecteur essentiel pour convoquer les masses aux Flashmob, a été désactivée à trois reprises depuis son inauguration le 17 octobre.

Achaque fois, le nombre de participants confirmés -1 500 sur la première page, le 20 octobre, selon les organisateurs- a mis du temps à remonter.

Jeudi 28 octobre, les pages des administrateurs de l'événement ainsi que le profil de l'organisation ont à nouveau été bloquées.

Pour la première fois, un message automatique de Facebook leur est alors parvenu, indiquant qu'ils contrevenaient aux « termes d'utilisation » du réseau social, qui interdisent notamment les contenus promouvant la haine, des menaces ou des obscénités.

« La censure sur Facebook nous a d'autant plus motivés »

L'un des « fans » de la nouvelle page, immédiatement remise en ligne à une autre adresse, s'étonne :

« Ce qui est fou c'est que quelqu'un (et il y a dû y en avoir plus d'un) a pris le temps de se déranger pour le dénoncer ! »

Marylène Carole, elle, parle de censure.

« Au début nous n'étions pas certains. (…) Mais en dix jours, on nous a fermé deux pages “événements”, une page (de présentation) et huit profils. Les chiffres parlent d'eux-mêmes.

La censure sur Facebook nous a d'autant plus motivés que nous constatons qu'il reste encore beaucoup de chemin à faire pour changer les mentalités. Mais aujourd'hui beaucoup de monde est disposé à crier avec nous contre l'injustice. »

Photo : dans la Gay Pride barcelonaise, en juin 2009 (Albert Gea/Reuters)

Ailleurs sur le Web

 

Note: Pas de pancartes. Pas de drapeaux. Pas de cris ni de consignes ? La liberté d'expression quoi! Y aura même un service d'ordre pour le faire respecter?

Partager cet article
Repost0
11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 12:54

arton2490.jpg

Le Télégramme - 8 août 2010 -

Le Festy Gay a réuni plus de 6.000 personnes hier, dans la commune de Gourin(56). Record battu pour la troisième édition du festival de la fierté homosexuelle.

Folle ambiance hier soir dans les rues Gourinoises! Le Festy Gay organisé dans cette petite commune de 4.000 habitants, au coeur du centre Bretagne, a connu un très gros succès.

 

Un public encore plus large que les années précédentes a participé à la manifestation dès plus festives. Ils étaient ainsi plus de6.000, toutes générations et milieux confondus, à accompagner l'association «Les Folies gourinoises» dans son événement. Une chaude ambiance conviviale a régné tout au long du défilé, sur un parcours de quelques centaines de mètres depuis la rue de la Gare, à la place de la Victoire.

 

Sur fond de musiques électro, de salsa ou autres rythmes et à bord de chars, drag-queens, gogos, transformistes et autres personnes costumées ont mis de la vie dans les rues de la ville. Filles et garçons légèrement vêtus se sont trémoussés devant les décorations des chars.

Faire la fête

«On est avant tout là pour faire la fête et aussi pour dire que nous sommes fiers de qui nous sommes et revendiquer notre identité sexuelle», témoignaient des danseurs sur le char du Starman (boîte de nuit gay locale).


Partageant leur gaieté et bonne humeur, leur envie de fête et leur esprit de liberté, les «oiseaux de nuit», dansant dans des costumes sexy ou humoristiques, ont entraîné une immense foule dans ce crazy Festy Gay.


Confectionnés par des établissements gays de Quimper, Lorient, Brest, Saint-Brieuc, Angers et Carhaix, les chars étaient occupés par de joyeux festifs venant de toute la région. Invitant le public à monter le temps de quelques pas de danse, beaucoup acceptaient l'invitation.

 

Parmi les spectateurs, les commentaires fusaient: «Y'a plein de couleurs», «C'est joli», «C'est la fête», «Ça délire sans se prendre la tête». Les organisateurs, eux, tenaient à rappeler que, au-delà de la fête, la manifestation a pour but de favoriser la lutte contre toute forme de discrimination et d'exclusion, notamment pour des motifs physiques, d'identité ou d'orientations sexuelles.

Partager cet article
Repost0
4 août 2010 3 04 /08 /août /2010 10:29

arton2490.jpg

4 août 2010 - Le Télégramme


Le troisième Festy Gay aura lieu, dans les rues de Gourin (56), samedi. Organisée par les Folies gourinoises, la manifestation regroupera différents partenaires, dont l'association Aides-Morbihan. Sorte de Gay-Pride à la Bretonne, l'événement avait rassemblé 6.000 personnes l'an dernier, dans le centre-ville de Gourin. «Placées sous le signe de la fête et des libertés individuelles, les Folies gourinoises poursuivent leur mission de lutte contre les discriminations et toutes formes d'homophobie, et de prévention», explique Bernard Raynal, président des Folies gourinoises.

Le Grand Ouest représenté

Le responsable annonce cinq ou six chars des communautés gays du Grand Ouest (Quimper, Lorient, Brest, Saint-Brieuc, Angers) ainsi qu'un nouveau char d'une association carhaisienne. Dans le cortège, comme l'an dernier, les Soeurs de la perpétuelle indulgence de Paris ainsi qu'un nouveau personnage, Jeremstar, de Lyon, bien connu des plateaux de télévision.

 

L'association Gay's As You proposera, quant à elle, des objets aux couleurs arc-en-ciel. «Compte tenu du nombre de participants, le Festy gay de Gourin propulse la manifestation au rang des plus grandes Gay-Pride, appelées aussi Marches des fiertés de France, qui permettent de véritables avancées sur le plan des discriminations».  

 

Pratique

Le rendez-vous sera donné samedi, à 17h, la rue de la Gare et le cortège remontera la ville jusqu'à la Place de la Victoire, devant la Statue de la Liberté, pour redescendre rue de la Gare, où des animations sont prévues.

 

Contact: 02.97.23.66.78.

Partager cet article
Repost0
19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:22

arton2490.jpg

Faits de société samedi 19 juin 2010

L’une en costard d’homme. L’autre en robe rouge et blanche, un bouquet à la main. Aurélie Combe et Cédrine Roblédillo, deux jeunes Quimpéroises de 22 ans, se sont dits oui en mairie de Quimper, ce midi. Un mariage ? Non, car le mariage homosexuel n’est pas prévu par la loi en France.


Aurélie Combe et Cédrine Roblédillo célébraient leur pacte civil de solidarité (pacs). Mais comme de vraies épousailles. Ce, grâce à une nouvelle disposition mise en place par la ville de Quimper depuis quelques mois : célébrer la signature du contrat de Pacs en mairie devant le maire ou un élu. Une cérémonie sans aucune valeur juridique, qui existe aussi déjà dans d’autres municipalités françaises depuis quelques années.


Pour cette première célébration de pacs à Quimper, le maire lui-même a reçu les deux jeunes filles dans la salle des mariages de la mairie. Il portait son écharpe tricolore. « Déclarez-vous publiquement avoir déclaré un pacs l’une avec l’autre », leur a-t-il sollonellement demandé. Les deux jeunes filles ont répondu « oui » et se sont échangées des alliances puis un baiser. « Dans notre société, il y a couple dès que deux personnes vivent ensemble, quelle que soit leur orientation sexuelle, a souligné Bernard Poignant. Et elles n’ont de compte à rendre à personne. »


Après la cérémonie, les deux jeunes filles sont parties « fêter ça comme un mariage ». Et Aurélie de rappeler : « On est tous les mêmes. Ce n’est pas parce qu’on est hétéro ou homo. » Cédrine enchaîne : « C’est le même amour entre deux personnes. »


Si le mariage homosexuel est un jour autorisé, elle compte alors bien repasser devant le maire pour se marier pour de bon, cette fois. En attendant, les voilà pacsées pour la vie. Avec des enfants. Car Aurélie a un petit garçon et une petite fille.

Partager cet article
Repost0
6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 12:20

Samedi 12 Juin 2010 à Rennes


Elle partira à 14h du centre-ville. Rassemblement Esplanade Charles de Gaulle (métro De Gaulle), passera par la mairie, pour se terminer en fin d’après-midi au parc du Thabor où se tiendra un village associatif.

Rennes a été la première ville de Bretagne à organiser une « gay pride ».

 

C’était en 1994. L’an passé, l’évènement a rassemblé plus de 2000 personnes, doublant largement sa fréquentation habituelle et devenant un évènement marquant de la vie rennaise.


Cet évènement est organisé par un collectif mené par le Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes. Il est composé d’associations, de commerçants, de simples bénévoles qui sont déjà à pied-d’œuvre depuis décembre pour préparer cette édition 2010. Il s’agit d’un évènement à la fois militant et festif.

 

Nous ne sommes pas tous d’accord, nous ne vivons pas notre vie de la même façon. Certains peuvent vivre leur vie au grand jour, d’autres, et ce malgré les apparentes évolutions sociétales, doivent cacher leur identité et leurs préférences. Ce qui nous réunit ce jour là, c’est notre volonté d’œuvrer pour que chacun et chacune soit fier(e) de ce qu’il ou elle est, et qu’il ou elle soit respecté(e) quelque soit son sexe, son orientation sexuelle ou son identité de genre.


Nous n’avons pas honte de ce que nous sommes, nous ne souhaitons pas nous cacher et nous pensons qu’il est bon de le rappeler, non par communautarisme, mais pour aller dans le sens universel de la Déclaration de l’Homme et du Citoyen qui postule que nous devons toutes et tous être libres et égaux en droits et en dignité.


Le collectif d’organisation de la Marche des Fiertés LGBT


 

 

NOTE : Comme chaque année, les marches des Fiertés LGBT (ex Gay-Pride ) sont l'occasion de se mobiliser autour des questions d'oppression LGBTI ( oppressions spécifiques et oppressions croisées, violences, homophobie d'État, etc...)

Dans un contexte où les "kiss-in" organisés en France contre l'homophobie sont prétextes à de fortes mobilisations de l'extrême droite et où les agressions physiques et les répressions d'état contre les personnes LGBTI (ou présumées comme telles) continuent, la présence et l'implication du NPA est, plus que jamais, nécessaire dans ces mobilisations.

Partager cet article
Repost0
18 mai 2010 2 18 /05 /mai /2010 09:30
arton2490.jpg
16 mai 2010

 

Rassemblement le 17 mai 2010 à 18 h place de la Cathédrale à Strasbourg, à l’occasion de la 6e Journée Internationale de Lutte contre l’Homophobie


Les récentes déclarations du Vatican ont remis en lumière, pour qui l’aurait oublié, de quelle haine se nourrissent les autorités religieuses. Assimiler, pour se dédouaner de la bienveillante protection des violeurs eccléstiastiques, les viols d’enfants et l’homosexualité, poursuit un double projet : camoufler sa propre responsabilité et surenchérir, toujours et encore, dans la désignation des homosexuel.le.s comme les responsables du « Mal ».


Avec les femmes, les pédés tiennent la corde de qui est le plus coupable !

La question des religions, thème de cette 6e Journée Internationale de Lutte contre l’Homophobie, est minée.


Il n’est pas question de tomber dans le panneau du partage entre les bonnes religions, civilisées et civilisatrices, et les mauvaises, barbares et obscurantistes.


Il n’est pas question, non plus, de nier que la foi puisse participer de la construction individuelle, qu’elle puisse être, éventuellement, heureuse et respectueuse, pas plus que de ne percevoir les religions que comme les ennemies éternelles et sans contradictions, de nos émancipations.

Il n’empêche : celles-ci, au mieux, nous consentent, nous et notre «  douloureux problème », prient pour le rachat de nos « âmes » et nous suggèrent, plus ou moins blagueuses, la chasteté.


Ce ne serait, en soi, pas bien grave.
Nous n’avons pas peur du jugement dernier.
Le ciel nous paraît désert de toute barbe divine.
La terre promise c’est, pour nous, ici et maintenant.

Le souci, c’est que les religions ont un pouvoir certain, une audience et un poids, à travers le monde, effrayants.


C’est cela que nous entendons dénoncer ce 17 mai à l’occasion de la 6e Journée Internationale de Lutte contre L’homophobie (IDAHO) en nous rassemblant devant la cathédrale de Strasbourg. Non pas tant dénoncer les religions : à vrai dire, on s’en fout ! Mais dénoncer la place qu’elles occupent.


Cette journée est dite « internationale » : elle rappelle le sort de centaines de milliers d’homosexuelLEs à travers le monde. PersécutéEs, stigmatiséEs, condamnéEs, pour certainEs exécutéEs au seul motif de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Et bien souvent lorsqu’elles contestent leur destin de victimes, par le seul fait de marcher au grand jour, les personnes homosexuelles et transgenre démasquent la haine qui anime les États.

 

Il y a quelques heures encore, nos sœurs à Minsk étaient interdites de « marche » par l’État bielorusse, la Slavic Pride ne doit son existence qu’au courage de quelques dizaines de personnes bravant la répression policière et les arrestations (tandis qu’en France, sur fond d’haineuses provocations du député de la majorité présidentielle, le récidiviste Vanneste, et sous la pression de groupes fascisants, un kiss-in est interdit à Lyon par la Préfecture !).


Ce constat international appelle une résistance internationaliste. Mais il ne faut pas se payer de mot : cette résistance, pour être effective, doit déterminer contre qui et contre quoi elle se bat. Pour nous, en l’occurrence : l’État francais.


Celui-ci, via Sarkozy, est allé faire allégeance à Benoît XVI en 2002.
Celui-ci marchande, servile, toujours plus, avec des régimes criminels.
Celui-ci se trémousse et se prévaut de sa libéralité tout en refusant d’accorder des droits égaux aux personnes homosexuelles et transidentitaires.


Celui-ci s’enorgueillit d’avoir pu apparaître, il y a un bail, comme une patrie des Droits de l’Homme tout en refusant l’asile et en violentant chaque jour les sans-papiers qu’il expulse par milliers.


Nous exigeons que la France fasse valoir sa condamnation des homophobies étatiques, à commencer par celles qui sévissent au sein de l’UE, comme la politique de l’État polonais.


Nous exigeons que soit accordé le droit d’asile à toute personne LGBTI qui en fait la demande et, par extension, la régularisation immédiate de tous les sans-papiers.


Nous exigeons la fin de l’état d’inégalité dans les faits et en droit qui règne à l’encontre des personnes homosexuelles et transgenre en France.

Strasbourg, le 16 mai 2010


TaPaGeS - TransPédéGouines de Strasbourg




* TaPaGeS - TransPédéGouines de Strasbourg :
http://tapages67.org/

Partager cet article
Repost0
13 mai 2010 4 13 /05 /mai /2010 09:08

arton2490.jpg

 

 

 

 


Comme tous les ans, le 17 mai, la journée internationale de lutte contre l’homophobie permet de mettre en lumière les crimes et les inégalités que subissent les personnes LGBTI à travers le monde.

 

Ces dernières années, l’émergence de mouvements d’émancipation dans de nombreux pays du monde a donné une visibilité à ces luttes vitales contre la répression, les violences et la criminalisation des pratiques homosexuelles et de la transidentité.

 

Il est donc très important d’engager la discussion sur le type de solidarité que nous pouvons mettre en place avec ces combats. A l’heure de la mondialisation armée, cela implique de refuser l’instrumentalisation de nos combats par les rhétoriques du « choc des civilisations ». La lutte contre l’homophobie, la lesbophobie et la transphobie n’est pas soluble dans les logiques guerrières et « civilisatrices » des Etats impérialistes !


Mais cela implique également de regarder ce que nous devons faire concrètement, ici en France. Dans un contexte de crise du capitalisme, les vieilles recettes racistes et populistes sont réactivées : les gouvernants cherchent à diviser la population, à opposer français et immigrés.

 

Pour nous la régularisation de tou-te-s les sans papiers est aussi une revendication féministe et LGBTI. De la même manière,

la casse des services publics et la remise en cause des droits sociaux

font resurgir les discours de revalorisation de la famille comme cadre de solidarité « naturelle ».

 

En tant que personnes LGBTI, nous sommes en première ligne face à ces régressions, à l’heure où le Vatican réactive ses rhétoriques homophobes les plus réactionnaires. Enfin, alors que le ministère de la santé se targue hypocritement de vouloir « dépsychiatriser » la transidentité, l’émergence d’un mouvement autonome et déterminé des personnes trans, à travers l’AG trans d’avril dernier, est un encouragement pour nos luttes !

Partager cet article
Repost0
6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 10:33
arton2490.jpg
4 mai 2010

 

Soheib Bencheikh, ancien grand mufti de Marseille, ex-membre du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), dirige actuellement l’Institut Supérieur des Sciences Islamiques, basé à Marseille. À rebours des prêches islamistes dénonçant l’homosexualité comme une abomination et une dépravation morale importée de l’Occident, il fait partie de ces voix, trop souvent couvertes par les vociférations des intégristes, qui prônent un islam tolérant, loin des clichés et des fantasmes.



Que dit l’islam sur l’homosexualité ?


Soheib Bencheikh – Quasiment rien : ce thème y est pratiquement inconnu. Le Coran n’en parle pas, hormis dans un passage très succinct et repris de la Bible où il est question de Lot et de Sodome ; et encore, le récit se contente de réprouver l’« immoralité » des habitants de Sodome, sans préciser quelles sont leurs pratiques. Seuls les hadiths affirment que le Prophète aurait condamné la pratique homosexuelle, mais leur fiabilité est beaucoup plus incertaine que celle du Coran : ce sont en effet des adages qui ont été attribués au Prophète entre un siècle et demie et deux siècles et demie après sa mort, et qui sont donc influencés par une théologie déjà établie et une morale déjà construite.


Selon vous, il ne faut donc pas se référer à la charia, qui prévoit la mise à mort des homosexuels ?


La charia n’est pas une loi divine et immédiatement applicable ; elle relève d’un travail humain, et non de Dieu. C’est une œuvre de déduction et d’intuition qui s’inspire du Coran mais également d’autres sources humaines et naturelles, y compris l’usage, l’intérêt… C’est un mot générique qui qualifie une intention : celle d’être en conformité avec une éthique ou une loi selon sa foi. Mais la charia n’est codifiée nulle part. C’est forcément une interprétation, car en dehors du Coran, tout ce que nous savons est le produit de l’intelligence et de la réflexion humaines.

 

Ce que vous mentionnez relève en vérité du droit musulman tel qu’il a été défini par l’une ou l’autre des grandes écoles de l’islam : hanafite, malékite, hanbalite, chaféite, etc. Ces écoles s’inscrivent dans un contexte historique et social qui est celui d’une société tribale et clanique. L’ennui, c’est que musulmans comme non-musulmans distinguent peu ces différentes conceptions que sont la charia, le droit musulman, la jurisprudence… Il est exact que le droit musulman condamne très sévèrement la pratique homosexuelle, mais en se basant sur quoi ? Sur rien, ou presque.


Il n’y a donc pas de contradiction entre le fait d’être musulman et celui d’être homosexuel ?


Bien sûr que non : on peut tout à fait être à la fois homosexuel et musulman, jouir de tous les droits et s’acquitter de tous les devoirs d’un croyant.


Pourquoi alors les intégristes développent-ils un rejet aussi violent de l’homosexualité ?


En raison de la société patriarcale et du machisme qui prévalent sur les deux rives de la Méditerranée, aussi bien chez les Siciliens que chez les Algériens. Toutefois, l’homosexualité active est presque tolérée dans l’usage, en tout cas mieux considéré que l’homosexualité passive.


Quelle serait alors votre propre interprétation, en tant que théologien, des rapports entre homosexualité et islam ?


Pour moi, le fait que le texte ne dise rien, ce silence de Dieu, est en soi une législation au même titre que les commandements. Dieu est sensé être omniscient, et le Coran est décrit comme le livre qui n’a rien oublié. Ce n’est donc pas pour rien qu’il ne parle pas d’homosexualité : s’il ne la mentionne pas, ce n’est pas aux hommes de l’interdire. De surcroît, contrairement à une certaine tradition chrétienne, qui voit d’un mauvais oeil la pratique sexuelle, l’islam précise que l’accomplissement du désir sexuel participe à l’équilibre de l’être. Donc j’estime que cette question de l’homosexualité ne concerne ni le théologien ni le juriste, qui n’ont pas à s’intéresser à l’intimité des êtres ou à ce qui se passe dans leur chambre à coucher.


Propos recueillis par Romain Vallet




* Paru sur Hétéroclite :


http://www.heteroclite.org/index.ph...

Partager cet article
Repost0
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 09:55
ange-gardien5

 

Nous ne nous laisserons plus insulter par le Vatican !

Rassemblement le 24 avril 2010 à 11 h devant le 2 rue Le Nôtre à Strasbourg


Le cardinal Tarcisio Bertone, n° 2 du Vatican, a déclaré que les cas de pédophilie constatés au sein de l’Église catholique sont le fait de prêtres homosexuels.


Il ne s’agit pas d’un dérapage, mais d’une stratégie de communication délibérée : en septembre 2009, l’archevêque Silvano Tomasi a dit exactement la même chose.


Ainsi le Vatican continue en toute impunité de colporter l’amalgame obscène entre viols d’enfants et homosexualité, vecteur bien connu de haine homophobe, dans l’espoir de faire porter la responsabilité de ses actes (et de ses silence et protection) sur les homosexuels.


D’une pierre deux coups : il se dédouane ainsi de ses crimes et renouvelle une fois encore sa déclaration de guerre à l’encontre des homosexuels.

Nous ne sommes pas des violeurs d’enfants : nos partenaires sont consentantEs.


Nous, trans’, pédés et gouines de Strasbourg, dénonçons avec fureur ce discours homophobe de la part de cette institution qui n’est que haine et crime.


Nous appelons, à l’instar de l’ILGA World [1], à nous retrouver samedi 24 avril 2010 à 11 h devant la Mission permanente du Saint-Siège auprès du Conseil de l’Europe, au 2 rue Le Nôtre (près du Conseil de l’Europe), à Strasbourg.

Nous ne serons pas les cache-sexe des scandales sexuels qui engagent le Vatican.


Nous ne nous laisserons pas insulter plus longtemps.


Premiers signataires de l’appel :


TaPaGeS, Support Transgenre Strasbourg, Over the Rainbow, Les Poupées en pantalon


TaPaGeS, le 22 avril 2010


TransPédéGouines de Strasbourg

Partager cet article
Repost0
9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 09:42
cartel09madrid.jpg
NPA
3 mars 2010

En France, la situation des personnes lesbiennes, gays ou bis a profondément changé depuis que l’homosexualité n’est plus considérée comme un « fléau social » (c’était le cas légalement jusqu’en 1982).


Des droits ont été gagnés, même si le PaCS ne correspond pas à l’égalité des droits que nous réclamons. Et ce qui est inacceptable pour les gardiens de l’ordre moral, c’est que le mariage ouvre le droit à la filiation ! Mais de nombreux problèmes demeurent : si affirmer son orientation sexuelle ou son genre est à présent plus simple pour certain-e-s, beaucoup de gays, de lesbiennes ou de trans continuent à vivre au quotidien dans le silence, les humiliations ou la violence.


- Les chiffres très élevés du suicide parmi les jeunes LGBTI (13 fois plus que les jeunes hétéros) illustrent bien ces difficultés et les conséquences très concrètes de l’oppression.


- Les discriminations au quotidien, ce sont également les brimades contre un-e salarié-e homosexuel-le sur son lieu de travail, le refus d’embauche d’une personne trans, le rejet par la famille, les agressions physiques ou verbales…


- De manière spécifique, les personnes trans et intersexué-e-s sont toujours confronté-e-s à la violence du pouvoir médical qui s’arroge un droit de décision irrévocable sur la manière de vivre son genre. Le refus d’autoriser le changement du sexe sur l’état-civil pour les trans, à moins d’avoir subi une chirurgie génitale, est l’instrument d’une vision rétrograde et binaire du genre, qui n’accepte les personnes trans que si elles sont stérilisées. Cette même logique, conduit à la négation des personnes intersexuées par leur mutilation pour rentrer dans la norme attendue.


La lutte contre les oppressions vécues par les personnes LGBTI est au cœur de notre combat plus global pour l’émancipation humaine et contre le capitalisme. Le NPA a donc un rôle à jouer, à la fois par son implication dans les luttes LGBTI (au sein des associations, collectifs, etc) au niveau local et national, mais également en tant que parti politique, en relayant dans notre programme les revendications issues de ces combats. Ces revendications ne s’imposeront pas si nous ne sommes pas en mesure, solidaires et acteurs des luttes des personnes LGBTI, de créer des rapports de force politique face à cette droite homophobe et aux frilosités d’une partie de la gauche.


A l’échelle nationale, nous nous battons pour :


- L’égalité des droits entre homos et hétéros : mariage, filiation, Procréation Médicalement Assistée

- Et l’égalité des droits entre les différents statuts fiscaux : couples mariés, pacsés, concubins ou célibats

- La facilitation du changement d’état-civil (nom et prénom), suppression de la mention de sexe

- L’arrêt des mutilations des enfants intersexes et la dépathologisation des personnes trans

Cet argumentaire est l’occasion de faire le point sur ce que nous pouvons défendre dans le cadre des prochaines élections régionales, en cohérence avec notre programme plus général.


Quelles sont nos revendications pour les élections régionales ?


Notre programme peut se décliner sur trois domaines d’action :


1) Les régions gèrent les lycées et la formation professionnelle : pour un service public d’éducation qui s’engage contre les LGBTI-phobies


Elles peuvent donc à ce titre s’impliquer la lutte contre toutes les discriminations racistes et sexistes, homophobes et transphobes. Nous défendons une plus grande implication des régions sur cette thématique, en lien avec les jeunes, les organisations syndicales et les enseignants, par la mise en œuvre de campagnes et d’actions spécifiques dans les établissements.


* Cela implique le soutien et le développement des actions de sensibilisation menées par les associations locales. Trop souvent, les chefs d’établissements ont le dernier mot sur cette question : nous nous battons pour que tous les établissements soient ouverts aux interventions associatives ou publiques de lutte contre les discriminations.


* Ce travail d’éducation et de formation nécessite d’interroger les représentations et les stéréotypes, d’informer les jeunes en questionnement leur identité, de mener des actions collectives au sein des établissements scolaires, et plus largement sur les lieux de travail et de vie. Il convient aussi de former les personnels éducatifs et de dégager les moyens pour le faire.


Plus largement, nous soutenons la création de structures d’accueil, d’écoute, d’assistance des victimes de LGBTI-phobie avec un financement public, incluant la participation des associations LGBTI.

Les régions doivent soutenir les mobilisations LGBTI, en finançant les projets et les structures associatives, en mettant à disposition leurs locaux et en soutenant leurs initiatives.

Enfin, dans le domaine de la lutte contre le VIH-sida, les régions doivent être des relais de campagnes de prévention non moralistes et assurer la mise à disposition de préservatifs dans tous les établissements.


2) Les régions sont aussi un employeur : égalité des droits !


Elles ont une responsabilité particulière pour la mise en œuvre de politiques égalitaires et non discriminatoires à leur échelle. Si notre combat pour l’égalité des droits entre homos/hétéros et contre la transphobie nécessite une évolution des droits à l’échelle nationale, les régions ont un rôle à jouer dès maintenant.

- A ce titre, les régions doivent garantir l’égalité de traitement pour tou-te-s les agents publics. Cela implique d’agir de manière non discriminatoire, en garantissant notamment les mêmes droits pour tous les couples. Et donc l’intégration statutaire immédiate de tous les employés non titulaires, personnels TOS comme agents des conseils régionaux.

- Pour lutter contre les discriminations homophobes, lesbophobes et transphobes entre agent-e-s et vis-à-vis des usagèr-e-s, il faut sensibiliser et former les personnels de la région et mettre en place des dispositifs de médiation et d’alerte en coordination avec les associations LGBTI de lutte contre les discriminations.


3) Le droit à disposer de son corps et de son existence : nos vies avant les profits des entreprises !


Les politiques de casse du service public menées depuis plus de 25 ans, ainsi que le développement des emplois précaires et sous payés renforcent la dépendance vis-à-vis de la famille, au détriment des solidarités collectives. Hors / Or ?la famille demeure dans certains cas un lieu défavorable à l’affirmation de son orientation sexuelle ou de son genre. Lorsque leur entourage n’accepte pas leur identité et/ou leur sexualité, les individu-e-s sont contraint-e-s à l’enfermement dans la sphère familiale, à l’invisibilité, ou à des situations de précarité parfois dramatiques. C’est également un lieu de violences physiques et/ou verbales pour les femmes, les jeunes et les personnes LGBTI.


Plutôt que de financer des grandes entreprises qui font des bénéfices et licencient, nous considérons que les régions ont un rôle à jouer pour garantir l’autonomie des personnes.


- Ainsi nous réclamons le développement d’appartements d’accueil pris en charge par la région pour permettre à des jeunes en rupture de trouver un point de chute temporaire. Et une politique de mise en place de logement d’accueil pour les femmes et les personnes LGBTI qui le demandent, ainsi que la création d’appartements thérapeutiques pour un véritable droit à la suspension de peine pour raisons médicales.


Selon nous, le droit à disposer de son existence, c’est avoir la possibilité de s’assumer en dehors du cadre familial. Cette revendication est cohérente avec nos combats pour :


- Le droit au logement, la réquisition des logements vides

- Une allocation d’autonomie pour les jeunes

- La gratuité et le développement des transports publics

- Le droit à une protection sociale et un accès à la santé libre et gratuit

Le droit à disposer de son existence, c’est le droit à assumer son identité, à changer de genre et/ou de sexe. Nous exigeons :

* La dépathologisation des trans


Enfin, garantir le droit à disposer de son existence, c’est lutter contre les oppressions spécifiques des femmes et des lesbiennes. Moins payées, plus précaires, plus touchées par le chômages, elles sont soumises à la violence des normes patriarcales, mais aussi à la violences des normes hétérosexuelles qui assujettissent les corps et les vies des femmes aux désirs des hommes.


* A travail égal, salaire égal
* Droit à disposer de son corps et de sa sexualité


Ressources  :


En terme de ressource pour se former ou avoir des éléments concrets sur la LGBTI-phobie : des associations nationales comme SOS Homophobie (http://www.sos-homophobie.org) ou le RAVAD (Réseau Aide aux Victimes d’Agressions et de Discriminations) mènent un travail juridique (soutien aux victimes : http://www.ravad.org ), de prévention et de recensement des discriminations et des violences contre les personnes LGBTI.


NPA
Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg