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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 10:02

Les joueuses de l'équipe des Chosen Few en 2010 (Magali Reinert/Têtue)

En partenariat avec Têtue

(De Johannesbourg) « 100% black et 100% lesbiennes », voilà le slogan d'une équipe féminine de foot d'Afrique du Sud qui réunit des lesbiennes pour jouer au foot et défendre la cause LGBT dans la solidarité et l'entraide. Elles tentent d'oublier grâce au foot les violences dont elles sont souvent victimes, et la précarité. Notre envoyée spéciale TÊTUE les a rencontrées.

Dans la cour de l'ancienne prison des femmes de Johannesbourg, les filles enfilent leurs tenues de foot.


Puis elles descendent vers leur terrain d'entraînement, un terrain vague coincé entre un parking et une station-service au cœur de la mégapole de huit millions d'habitants. L'équipe des Chosen Few regroupe « quelques élues », footballeuses, lesbiennes, blacks, militantes, pauvres, jeunes des townships de Jo'burg. « 100% black et 100% lesbiennes » : c'est leur slogan.


Pour faire partie de l'équipe des Chosen Few, « il faut avoir fait son coming out », savoir jouer au foot et défendre la cause des droits des homosexuels en Afrique du Sud, résume Deekay, joueuse et manager de l'équipe.

Deekay travaille pour Few, un forum pour l'émancipation des femmes, qui a lancé l'équipe des Chosen Few en 2004. L'organisation a ses locaux à deux pas de la Cour constitutionnelle, sur une colline qui accueillait autrefois les deux prisons, pour hommes et pour femmes, de la capitale de l'Afrique du Sud.

« C'est là que j'ai appris à me connaître »

Plus qu'une équipe de foot, les filles décrivent Few comme « leur famille ». Maki joue dans l'équipe depuis 2006. Elle explique :

« C'est là que j'ai appris à me connaître. Avant, je devais me cacher, mentir… Quand j'ai finalement dit à ma famille que j'étais lesbienne, ils m'ont chassée. Je n'avais pas de boulot, pas d'endroit où aller, je n'avais que Few. »

Certaines filles de l'équipe ont été brutalisées, violées, chassées de chez elles. Beaucoup ont arrêté l'école, poussées dehors par une discrimination permanente. La majorité des joueuses est au chômage.

C'est toute l'ambiguïté de l'Afrique du Sud. Le pays bénéficie d'une des constitutions les plus progressistes au monde. À l'instar de toutes les communautés réprimées par le régime d'apartheid, les homosexuels ont obtenu la reconnaissance de leurs droits. Mais la législation est loin devant la réalité.

La goal de l'équipe des Chosen Few en 2010 (Magali Reinert/Têtue)


Aujourd'hui, les joueuses se décrivent toutes comme des activistes et des féministes. Entourées par diverses organisations de défense des droits des homosexuels, elles sont devenues des militantes efficaces, expertes en slogans et banderoles, chanteuses forcenées dans les manifs ou devant les tribunaux.

Elles sont devenues la mascotte des Gay Games de Chicago

Les Chosen Few ont aussi leurs lettres de noblesse dans le monde footballistique. En 2006, elles rapportent la médaille de bronze des Gay Games de Chicago. Rebelote deux en plus tard avec une autre médaille de bronze gagnée cette fois à la coupe du monde de l'Association internationale gay et lesbienne de football à Londres. Cette année, elles se préparent à conquérir Cologne. Deekay se rappelle :

« Un jour, je reçois un coup de fil : “Tu vas jouer au foot à Chicago.” Je ne pouvais pas y croire. C'était la première fois que j'allais à l'étranger. »

L'équipe s'envole en effet vers les Etats-Unis, après avoir bataillé pour trouver les financements et obtenir les visas.

« On était les seules à chanter dans les stades.Tout le monde voulait nous interviewer. »

Avec leurs chants militants sur les conditions des lesbiennes en Afrique du Sud, les Chosen Few sont devenues la mascotte des jeux de Chicago. Elles sont revenues comblées avec une médaille et un mécène qui s'engage à financer leur participation aux prochains Gay Games à Cologne. Elles ont conquis également le public londonien et sont reçues par l'association de football de Londres avec les VIP, se souvient Leigh-Ann, alors entraîneuse de l'équipe. Ntombi raconte en souriant :

« Avant qu'on parte pour Londres, ma mère allait à l'église avec des prospectus sur les Chosen Few en criant : ça, c'est ma fille, elle va aller à Londres, priez pour elle »

L'équipe se prépare à conquérir les Gay Games de Cologne

À chaque fois, le retour est rude. Maki vit aujourd'hui à nouveau chez sa mère à Soweto. Sa famille la tolère dans la mesure où elle fait ses « trucs de lesbiennes ailleurs ». « Mais dans le township, je ne suis pas en sécurité, j'ai toujours peur. Je ne sors pas le soir », précise-t-elle.


Aujourd'hui, il ne reste plus que deux joueuses de l'équipe formée en 2004. Les Chosen Few, c'est une étape vers l'insertion. Les filles reçoivent des formations et certaines trouvent du travail ou reprennent leurs études. Paradoxalement, c'est aussi souvent la fin du rêve.


Maki a eu un peu plus de chance. Elle a trouvé un travail de caissière dans un supermarché d'un quartier aisé de la ville, à deux heures de transport de Soweto. Son patron lui laisse un après-midi par semaine pour jouer au foot. Quand on évoque les Gay Games de Cologne en juillet prochain, ses yeux s'allument. « On ramènera l'or ! »


Deux joueuses de l'équipe des Chosen Few en 2010 (Magali Reinert/Têtue)


Photos : Les joueuses de l'équipe des Chosen Few (Magali Reinert/Têtue)

En partenariat avec :

Têtue

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9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 09:01

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En France, la situation des personnes lesbiennes, gays ou bis a profondément changé  depuis que l'homosexualité n'est plus considérée comme un « fléau social » (c’était le cas légalement jusqu’en 1982).


Des droits ont été gagnés, même si le PaCS ne correspond pas à l’égalité des droits que nous réclamons. Mais de nombreux problèmes demeurent : si affirmer son orientation sexuelle ou son genre est à présent plus simple pour certain-e-s, beaucoup de gays,  de lesbiennes ou de trans continuent à vivre au quotidien dans le silence, les humiliations ou la violence.

  • Les chiffres très élevés du suicide parmi les jeunes LGBTI (13 fois plus que les jeunes hétéros) illustrent bien ces difficultés et les conséquences très concrètes de l’oppression.
  • Les discriminations au quotidien, ce sont également les brimades contre un-e salarié-e homosexuel-le sur son lieu de travail, le refus d’embauche d’une personne trans, le rejet par la famille, les agressions physiques ou verbales…
  • De manière spécifique, les personnes trans et intersexué-e-s sont toujours confronté-e-s à la violence du pouvoir médical qui s’arroge un droit de décision  irrévocable sur la manière de vivre son genre. Le refus d'autoriser le changement du sexe sur l'état-civil pour les trans, à moins d'avoir subi une chirurgie génitale, est l'instrument d'une vision rétrograde et binaire du genre, qui n'accepte les personnes trans que si elles sont stérilisées. Cette même logique, conduit à la négation des personnes intersexuées par leur mutilation pour rentrer dans la norme attendue.

La lutte contre les oppressions vécues par les personnes LGBTI est au cœur de notre combat plus  global pour l’émancipation humaine et contre le capitalisme.


Le NPA a donc un rôle à jouer, à la fois par son implication dans les luttes LGBTI (au sein des associations, collectifs, etc) au niveau local et national, mais également en tant que parti politique, en relayant dans notre programme les revendications issues de ces combats. Cet argumentaire est l’occasion de faire le point sur ce que nous pouvons défendre dans le cadre des prochaines élections régionales, en cohérence avec notre programme plus général. 


Quelles sont nos revendications pour les élections régionales ?


Notre programme peut se décliner sur deux domaines d’action :

  1. Les régions gèrent les lycées et la formation professionnelle.

Elles peuvent donc à ce titre s’impliquer la lutte contre toutes les discriminations racistes et sexistes, homophobes et transphobes. Nous défendons une plus grande implication des régions sur cette thématique, en lien avec les jeunes, les organisations syndicales et les enseignants, par la mise en œuvre de campagnes et d’actions spécifiques dans les établissements.

  • Cela implique le soutien et le développement des actions de sensibilisation menées par les associations locales. Trop souvent, les chefs d’établissements ont le dernier mot sur cette question : nous nous battons pour que tous les établissements soient ouverts aux interventions associatives ou publiques de lutte contre les discriminations.
 
  • Ce travail d’éducation et de formation nécessite d’interroger les représentations et les stéréotypes, d’informer les jeunes en questionnement leur identité, de mener des actions collectives au sein des établissements scolaires, et plus largement sur les lieux de travail et de vie. Il convient aussi de former les personnels éducatifs et de dégager les moyens pour le faire.

Plus largement, nous soutenons la création de structures d'accueil, d'écoute, d'assistance des victimes de LGBTI-phobie avec un financement public, incluant la participation des associations LGBTI.


Les régions doivent soutenir les mobilisations LGBTI, en finançant les projets et les structures associatives, en mettant à disposition leurs locaux et en soutenant leurs initiatives.


Enfin, dans le domaine de la lutte contre le VIH-sida, les régions doivent être des relais de campagnes de prévention non moralistes et assurer la mise à disposition de préservatifs dans tous les établissements.

  1. Les régions sont aussi un employeur

Elles ont une responsabilité particulière pour la mise en œuvre de politiques égalitaires et non discriminatoires à leur échelle. Si notre combat pour l’égalité des droits entre homos/hétéros et contre la transphobie nécessite une évolution des droits à l’échelle nationale, les régions ont un rôle à jouer dès maintenant.

  • A ce titre, les régions doivent garantir l’égalité de traitement pour tou-te-s les agents publics. Cela implique d’agir de manière non discriminatoire, en garantissant notamment les mêmes droits pour tous les couples.
  • Pour lutter contre les discriminations homophobes, lesbophobes et transphobes entre agent-e-s et vis-à-vis des usagèr-e-s, il faut sensibiliser et former les personnels de la région et mettre en place des dispositifs de médiation.
 

Ressources :

En terme de ressource pour se former ou avoir des éléments concrets sur la LGBTI-phobie : des associations nationales comme SOS Homophobie (http://www.sos-homophobie.org) ou le RAVAD (Réseau Aide aux Victimes d’Agressions et de Discriminations) mènent un travail juridique (soutien aux victimes : http://www.ravad.org ), de prévention et de recensement des discriminations et des violences contre les personnes LGBTI.

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3 février 2010 3 03 /02 /février /2010 10:56
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SOCIETE -


Comment parler des relations amoureuses entre personnes du même sexe aux enfants? C’est en substance la question que s’est posé Sébastien Watel, réalisateur rennais, lorsqu’il s’est lancé dans la réalisation du “Baiser de la Lune” un court-métrage d’animation qu’il destine aux écoliers de CM1/CM2.


Le baiser de la lune dépeint, de façon poétique, différentes façons de s’aimer, dont celle de deux “poissons-garçons, explique t-il sur le site du film. Il s’agit de montrer que deux hommes ou deux femmes peuvent s’aimer, même si leurs amours paraissent différents ou impossibles. Ce film d’animation s’adresse à un public enfant, afin de lutter contre l’homophobie survenant à l’adolescence. Au-delà de la problématique homosexuelle, ce film est une lutte contre les discriminations, par un apprentissage du respect de l’autre et de sa différence.” Lire la suite...

 

L’histoire? Un conte très enfantin où Félix, le poisson-chat, promis à Clara - comme les princes ont de tout temps été promis aux princesses - tombe amoureux de Léon, un poisson-lune. Et celà sous le regard incrédule et perplexe de “la vieille Agathe”, sa grand-mère chatte, qui évoluera vers plus de compréhension. Il n’en fallait pas davantage pour déclencher les foudres du journal Minute qui dénonce un projet “con comme la lune” ou de l’hebdomadaire de la “droite libérale” les 4 Vérités qui a lancé sur son site internet une pétition intitulée: “halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires”.


En voilà assez ! Ce sont nos enfants qu’il s’agit de défendre, c’est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet”, s’indigne le texte de la pétition. Une association qui milite contre l'homoparentalité au nom de la "défense de la famille", le Collectif pour l'enfant, a dénoncé dans un communiqué "une intrusion dans l'intimité de jeunes enfants". La présidente du parti chrétien-démocrate Christine Boutin a demandé de son côté dans une lettre ouverte au ministre de l'Education Luc Chatel "l'interdiction de la diffusion du film" dans les écoles, "au nom du respect de la neutralité de l'Education nationale".

 

Sébastien Watel avoue avoir été surpris par la virulence des réactions alors que la réalisation de son film, qui doit durer 26 minutes et mobilise six à huit personnes dans les locaux des Ateliers du Vent à Rennes, n’en est encore qu’à ses tout débuts.


“Il s’agit d’abord d’une belle histoire d’amour, souligne t-il, qui cherche simplement à donner une vision de l’amour moins stéréotypée que dans les contes habituels, de montrer qu’il y a d’autres manières de s’aimer”. Le film a reçu le soutien du magazine Têtu, de SOS Homophobie, mais aussi du Conseil régional de Bretagne, des conseil généraux des Côtes d’Armor et du Finistère, du CNC (1) ou encore de la Ville de Rennes. “Les réactions que ce film suscitent justifient déjà à elles seules qu’on le soutienne et nous confortent dans notre décision, commente Marie-Anne Chapdelaine, adjointe au maire de Rennes.


Celà prouve que l’homophobie, ça existe encore.

Pour Gaëlle Abily, vice-présidente du Conseil Régionale à l’égalité, les réactions hostiles au film ne sont également qu’une manifestation supplémentaire d’une homophobie bien présente, d’intolérance et de refus du respect des uns et des autres. Pour l’heure, l’inspection académique d’Ille et Vilaine reste prudente et demande à voir. L’I.E. a demandé au réalisateur de retirer le logo de l’éducation nationale qui figurait sur le site du film sans qu’il y ait eu un accord formel préalable.


La lutte contre les discriminations et l’homophobie est une réelle préoccupation du ministre de l’éducation nationale, souligne Jean-Charles Huchet, inspecteur d’académie. Mais il s’agit de questions extrêmement délicales et toute démarche éducative demande réflexion, pour vérifier par exemple si le produit proposé est bien conforme aux publics auxquels il s’adresse. En l’occurence, je ne peux pas prendre position sur quelque chose qui n’est pas fini et que je ne connais pas”.


Pas sur donc que l’éducation nationale apporte son aval pour une diffusion du “Baiser de la Lune” dans les écoles. Mais les discussions se poursuivent, assurent Sébastien Watel. De leur côté, l’Inter-LGBT (1), SOS homophobie et le collectif éducation contre les LGBTphobies en milieu scolaire, qui regroupe plusieurs syndicats d’enseignants, ont demandé au ministère de l’Éducation nationale de “remplir sa mission sans céder aux lobbys ultra-conservateurs”.


“Nous exigeons que les pouvoirs publics mettent tout en œuvre pour faire reculer les préjugés et les discriminations relatifs à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, y compris en participant au financement de projets pédagogiques et éducatifs destinés à cet objectif”.

Le film, dont le budget de 150 000 euros est presque bouclé mais qui a néammoins lancé un appel à souscription, doit être achevé en juin. D’ici là les positions auront peut-être évolué.


Pierre-Henri ALLAIN


(1) Centre National de la Cinématographie

(2) Lesbian Gay Bi Trans

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 10:35

Edition : Dijon / Bourgogne

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L’homosexualité semble encore taboue pour de nombreuses personnes. Preuve en est, la polémique autour d’un film d’animation poétique (en cours de création) destiné aux élèves de CM1 et CM2 rennais : "Baiser de la Lune". Son thème? L’amour entre personnes de même sexe. Le sujet abordé de façon pourtant simple et légère semble déranger certains esprits "bien pensants". Néanmoins, le projet filmique a également ses défenseurs, à Rennes comme à Dijon...


 

Quand les amours d’un poisson font des vagues...


Voici le synopsis que l'on peut lire sur le site officiel du film : "Prisonnière d'un château de contes de fée, une chatte, «la vieille Agathe», est persuadée que l'on ne peut s'aimer, que comme les princes et princesses. Mais cette vision (étroite?) de l'amour est bouleversée par Félix, qui tombe amoureux de Léon, un poisson-lune, et par la lune, amoureuse du soleil : deux amours impossibles pour «la vieille Agathe». Pourtant, en voyant ces couples s'aimer, libres et heureux, le regard de la chatte change et s'ouvre à celui des autres. C'est ainsi qu'elle quitte son château d'illusion et se donne enfin, la possibilité d’une rencontre..." Pour financer son projet, Sébastien Watel, le producteur et réalisateur, fait appel mi-janvier à des partenaires institutionnels, ainsi qu’à une souscription publique.

 

Une polémique politiquement correcte ?


Quelques jours plus tard, un appel à pétition intitulé "Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires" est lancé sur le site du journal Les 4 vérités. Cet hebdomadaire de droite libérale considère que "l'intégrité mentale (des enfants) est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique"(Source : Têtu). Cette pétition a été adressée à la région Bretagne et à la ville de Rennes, qui sont partenaires du film. Si les partenaires locaux soutiennent Sébastien Watel, le ministère de l'Education nationale, en revanche, a demandé le retrait de son logo du site. Le ministère de la Jeunesse et des sports, qui a pourtant financé le projet, a effectué une demande identique.


Cette pétition utilise des mots forts et des phrases chocs pour clamer son indignation : "Les parents français sont fondés à refuser que la propagande pernicieuse et l’idéologie du lobby homosexuel pénètrent dans les écoles et jusque dans les classes de leurs enfants", déclare par exemple cette dernière. Ou encore : "En voilà assez ! Ce sont nos enfants qu’il s’agit de défendre, c’est leur intégrité mentale qui est menacée par ce genre de projet, avec la complicité active de la puissance publique !" Un texte qui indigne bon nombre de personnes à commencer par les homosexuels.

 

Amalgame entre homosexualité et perversité ?


Romain Chappaz, l’un des responsables de l’association homosexuelle dijonnaise Cigales y voit un texte "abscon" : "On revient en arrière avec cette pétition, elle fait l’amalgame entre l’éducation aux sexualités et la perversité : elle considère l’homosexualité comme une perversion ! Ces gens s’étonnent que les enfants se posent des questions sur la sexualité ; c’est insultant pour les enfants eux-mêmes !" Romain Chappaz insiste sur le non-sens du texte : "Le rédacteur considère l’homosexualité comme une propagande, or c’est méconnaitre que ce n’est pas un choix mais une orientation sexuelle qui fait partie intégrante de l’identité."


Des personnes comme Béatrice Bourges, porte-parole du Collectif pour l’enfant, sont révélatrices de l’esprit des signataires : "Cette intrusion dans l’intimité et la conscience de si jeunes enfants, au mépris du respect qui leur est dû et sans égard pour la responsabilité éducative de leurs parents, ressemble fort à un conditionnement. Elle n’est pas légitime au regard des obligations de service public de l’Education nationale." Des réactions d’un autre âge, niant que l’homosexualité est une réalité selon Romain Chapaz : "Les cours de sexualité ne sont pas faits pour produire plus d’homosexuels mais pour se respecter les uns les autres".


Des syndicats bourguignons ouverts d’esprit


En tout cas, les syndicats dijonnais ne semblent pas le moins du monde être dérangés par ce genre d’initiative. Bien au contraire, le Sgen-CFDT de Bourgogne (Syndicat général de l’Éducation nationale) et le SNUipp-FSU  (Syndicat National Unitaire des Instituteurs, Professeurs des écoles et Pegc) encouragent l’enseignement des thèmes tels que homosexualité à l’école primaire et sont favorables au film "Baiser de la Lune". Pour Mathilde Micard, secrétaire 1er degré du syndicat Sgen-CFDT, tout ce qui concerne la problématique de la sexualité doit être abordé à l’école avant l’entrée au collège : "Parler tôt de l’homosexualité et expliquer que l’on peut tomber amoureux d’une personne du même sexe permet d’éviter les problèmes au collège et d’assumer sa sexualité." L’âge des élèves n’apparait donc pas comme un problème, d’autant qu’à 9 ou 10 ans, les enfants sont assez grands pour comprendre certaines choses : "Les enfants posent beaucoup de questions. Dans beaucoup des séries qu’ils regardent le thème de l’homosexualité est présent."


La démarche est également encouragée par le SNUipp-FSU 21: "Quelle que soit la différence enseignée, tout rentre dans le cadre de ce que l’on peut enseigner aux élèves", déclare Olga Jacques, la secrétaire départementale du syndicat. Là aussi, l’enseignement précoce est préconisé : "Il vaut mieux aborder le thème de l’homosexualité avec les enfants. Ceux-ci sont susceptibles d’avoir un de leur camarade avec deux mamans par exemple, c’est bien de les sensibiliser et de dédramatiser les choses. Cela permet d’éviter des situations difficiles à l’adolescence."

 

Le silence crée l'homophobie


Pour Romain Chappaz, c’est ne pas en parler qui crée l’homophobie : "Des cours d’éduction aux sexualités permettent de créer des citoyens respectueux. Considérer l’homosexualité comme tabou, c’est créer des homophobes." Il rappelle également les effets négatifs que le manque d’éducation sexuelle peut engendrer : "On dénonce l’impact négatif de la pornographie sur les représentations sexuelles et féministes des jeunes mais c’est souvent le seul moyen qu’il ont pour assouvir leur curiosité. Les cours de sexualité donneraient un autre espace aux jeunes pour en discuter."

 

Notons que le syndicat  FSUIPP-FSU21 propose une brochure sur l’homosexualité à destination des enseignants. Un thème qui, n’en déplaise à certains, n’est donc pas absent des cours de primaire. L’association Cigales réalise elle aussi des interventions en milieu scolaire :"Nous avons un partenariat avec le lycée le Castel qui a inscrit la lutte contre l’homophobie dans ses actions prioritaires", révèle Romain Chappaz.

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 09:54
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Les associations rennaises se mobilisent !

jeudi 28 janvier 2010, par rennes info


La pression exercée par les lobbys d’extrême-droite n’a pas fait reculer la Ville de Rennes et le Conseil régional de Bretagne dans leur soutien au film "Le baiser de la lune" de Sébastien Watel et son équipe. Mais qu’en est-il du soutien de l’Inspection académique d’Ille-et-Vilaine ?


A Rennes, comme ailleurs en France, tous les jours des personnes sont victimes d’homophobie et de lesbophobie, c’est-à-dire de discriminations liées à leur orientation sexuelle réelle ou supposée homosexuelle. Rejet, insultes, coups, violences, meurtres : les discriminations homophobes et lesbophobes se déclinent sous de nombreuses formes et se produisent aussi bien dans la famille, que dans la rue, au travail, ou encore à l’école. Elles blessent, meurtrissent, tuent.


A Rennes, comme ailleurs en France les initiatives de lutte contre l’homophobie et la lesbophobie sont nombreuses et de qualité. Parmi ces initiatives le projet de film "Le baiser de la lune" de Sébastien Watel a été pris pour cible par des lobbys ultra-conservateurs.


En effet, ce film d’animation destiné aux élèves de CM1-CM2 afin de leur permettre d’aborder les relations amoureuses entre personnes de même sexe a fait l’objet de deux pétitions intitulées pour l’une « Halte aux incitations homosexuelles dans les écoles primaires ! » et pour l’autre « Halte à la propagande en faveur de l’homosexualité au sein de l’école » adressées à différentes institutions partenaires du projet.


Nous, associations de lutte contre le sexisme, l’homophobie et la lesbophobie, soutenons le projet de film "Le baiser de la lune" contre cette mobilisation qui semble d’un autre âge et dont la manière de considérer l’éducation à la citoyenneté et à la tolérance comme du prosélytisme est tout à fait réactionnaire.


Rappelons que l’homosexualité est dépénalisée en France depuis 1981 et qu’aujourd’hui ce n’est plus l’homosexualité qui est un fléau social, mais bien l’homophobie. C’est au quotidien que nous la combattons, notamment en discutant avec des jeunes, pour faire tomber les préjugés et soutenir les jeunes victimes que nous rencontrons.


L’Education nationale a émis des directives officielles concernant la lutte contre l’homophobie dans les établissements scolaires.


Nous avons demandé à être reçu-e-s à l’Inspection Académique dans les meilleurs délais afin d’avoir des explications sur le retrait ou la poursuite de son soutien à Sébastien Watel et son projet de film.


L’écoute dont semble disposer les ultra-conservateurs impose une vigilance constante et une réactivité immédiate de toutes les actrices et tous les acteurs de la vie citoyenne et militante dans le but de parvenir un jour à l’éradication de l’homophobie et à une réelle égalité des droits.


Association et Compagnie de Théâtre de l’Opprimé Rennaises (ACTOR), AIDES, Centre Gay Lesbien Bi et Trans de Rennes, Commune vision, David et Jonathan, Femmes Entre Elles, Gay&Lesbian Sports, Les Enfants d’Arc-en-Ciel - l’asso, Mix-Cité Rennes

Lesbophobie, victoire en demi-teinte.

Le tribunal correctionnel d’Évry a rendu le 19 janvier dernier un jugement reconnaissant la culpabilité de trois mineurs pour injures et agression physique « en raison de l’orientation sexuelle ». Cette décision est une victoire pour Priscilla et Cynthia qui ont subi la lesbophobie dans leur quartier pendant des mois, jusqu’en juillet 2009, où elles ont été l’objet d’une agression.


Mais cette victoire est en demi-teinte, car la répression ne peut être la solution. Au même moment, le ministère de l’Éducation nationale, sous la pression d’associations homophobes, retirait son logo – et donc son soutien – d’un film d’animation qui doit être projeté aux élèves de CM1et CM2 et dont l’objectif est d’aborder les relations amoureuses entre personnes du même sexe. Tant que l’école ne présentera les relations amoureuses qu’hétérosexuelles, l’homophobie continuera de sévir.

 

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18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 09:15
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Deux livres sortent coup sur coup au sujet de l'homosexualité et des « banlieues »1. L'un de témoignage, l'autre d'enquête. L'occasion de répertorier l'homophobie quotidienne qui sévit toujours, souvent sous silence.


Des agressions contre des lesbiennes, des gays et des transsexuelles font l'actualité depuis quelques semaines.


S’y ajoutent les parents homosexuel-les ignorés des projets législatifs récents sur le statut du parent non biologique. Puis, dernièrement, ce refus désastreux d'une équipe de foot de rencontrer une équipe composée de joueurs gays, pour des prétendues raisons religieuses.


Ces évènements posent la question de l’homophobie sur d’autres terrains que ceux balisés (mariage, homoparentalité) des discriminations institutionnelles. Nous sommes sur le terrain mouvant des divisions internes aux salariés, des antagonismes que les traditions, les religions et la pensée dominante construisent entre nous. Dans 77 pays du monde, l'homophobie persécute, emprisonne, tue.


Dans nos propres pays, une tentative de suicide sur quatre de jeunes de moins de 25 ans est liée à l’orientation sexuelle2, avec ce que cela implique en amont de dépressions, addictions, conduites à risques et crises familiales. Soit environ 700 décès par an ! Les deux ouvrages parus portent sur la violence qui s'exerce dans les milieux populaires, qui n'en ont pas le monopole, loin de là. Mais pour les jeunes LGBTI3 de ces milieux dont les perspectives d'autonomie sont réduites par la misère, le chômage et la discrimination, la situation est d'autant plus dramatique.


Que faut-il dans l’immédiat ? La lutte contre l’homophobie passe par l’éducation nationale, quitte à sortir des textes, et doit s’accompagner d’une formation des personnels qui en sont chargés (il y a un déficit grandissant d’infirmiers et d’assistants sociaux). Elle passe aussi par les associations familiales et de parents d’élèves, car la famille (ce « nid à névroses », disait Freud) est trop souvent incapable d’accueillir sans maladresse ni drame un enfant « LGBTI ».


Les foyers pour les jeunes en difficulté manquent de financements. À Montpellier par exemple, il existe une unique association (Le Refuge). Ce sont ces pistes qu’il faut emprunter pour contrecarrer la stigmatisation des « quartiers dangereux », de « la » religion barbare et autres saloperies que l’on nous sert en guise de riposte à l’homophobie.


Cela mérite une mobilisation concertée avec les associations LGBTI. Reste à les convaincre pour disposer d’un levier politique et social. Car la lutte contre l’homophobie quotidienne se joue au jour le jour, aussi bien dans des campagnes que sur le terrain.

Janine Mirabel

1.Un homo dans la cité de Brahim Naït-Balk (Calmann Lévy) et Homo-Ghetto de Franck Chaumond (Le cherche midi).

2. Voir l'enquête du Professeur Xavier Pommereau (Bordeaux) et de Michel Dorais (Québec).

3. Lesbienne, gay, bisexuel-le, transexuel-le et intersexe.

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 13:39
Communiqué du NPA.
Contre les propos homophobes du nouveau président de l'assemblée des Nations Unies, Abdussalam Treki.

 

Le nouveau Président a déclaré  “n’être personnellement pas en faveur” de la Déclaration de dépénalisation universelle de l’homosexualité signée par 66 pays et lue par le représentant Argentin, le 18 décembre 2008.

 Il a ajouté que « la Déclaration n’était pas acceptable pour la majorité du monde et que certains pays l’ont autorisée pensant faire preuve d’une sorte de démocratie ».

La protection et la défense des droits des personnes LGBTI ne relèverait donc pas des Droits de l’Homme et du respect des libertés individuelles ?

 Environ 80 pays à travers le monde punissent l’homosexualité par des lois homophobes soutenues par l’état, et cinq d’entre eux condamnent des personnes à des peines de mort pour « actes homosexuels » !

Mais visiblement l’Assemblée de l’ONU a comme Président un individu pour qui les déportations, les travaux forcés, les pendaisons, les lynchages, les lapidations et les exécutions ne sont pas des problèmes relevant de la protection et de la défense des personnes LGBTI.

Par ce biais, Ali Absussalam Treki remet en cause le respect des engagements universels pour un arrêt des persécutions des personnes LGBTI !

 
Pendant ce temps le gouvernement français reste silencieux … 

C’est pourtant à la veille de la Journée internationale contre l'homophobie que Rama Yade a lancé un appel en faveur de la dépénalisation universelle de l'homosexualité !

Quant aux représentants des pays des membres de l’ONU qui ont signé la déclaration du 18 décembre 2008, ils n’ont pas encore jugé nécessaire de demander à Absussalam Treki de s’expliquer publiquement…

C'est l'homophobie qui est un crime, pas l'homosexualité ! Luttons pour les droits et la reconnaissance des LGBTI.
Le 12 octobre 2009.
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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 09:31
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L’histoire a fait les gros titres des rubriques sportives de la presse au mois d’août dernier : après sa victoire dans le 800 mètres lors des championnats du monde d’athlétisme, la Sud-Africaine Caster Semenya, est soupçonnée… En cause ? Son visage et sa musculature, considérés comme « trop » masculins, mais également sa voix, « trop » grave. Le tout associé à des doutes sur ses performances, jugées trop impressionnantes pour être crédibles.


Très vite, la rumeur se répand dans le milieu de l’athlétisme, largement relayée par les journalistes sportifs : Caster Semenaya serait un homme. Plutôt que de s’interroger sur l’opportunité d’un test anti-dopage, comme on le ferait pour toute autre situation de doute sur des performances sportives d’un homme, le monde de l’athlétisme réclame un test de féminité ! Comme le souligne fort justement l’historienne du sport Anaïs Bohuon, « c'est parce que Semenya ne correspond pas aux critères traditionnels normatifs de la féminité qu'elle est avant tout soupçonnée : les sportives doivent être imberbes, minces, fines, gracieuses dans leurs efforts comme dans leur tenue. » (Médiapart, 11/09/09). Dernier rebondissement en date : d’après plusieurs sources, la jeune athlète sud-africaine serait en fait intersexe. Cette affaire souligne la forte normativité et le sexisme dans le sport de haut niveau. Mais elle rend également visible l’intersexualité, qui reste très méconnue.


À la naissance, un certain nombre d’individus ne sont pas visuellement catégorisable comme « garçon » ou « fille » à partir de leurs organes génitaux. Cette ambiguïté se manifeste souvent à travers la coexistence de caractéristiques sexuelles masculines et féminines. Dans la grande majorité des cas, les personnes intersexes sont réassignées, c'est-à-dire que les médecins et les familles « choisissent » un sexe. Il s’ensuit de nombreuses opérations et des traitements hormonaux lourds et pénibles. On peut difficilement connaitre la fréquence de l’intersexualité, car les « signes » en sont très variables et passent parfois inaperçus. Ces dernières années, les organisations intersexes se sont créées, pour contester la toute puissance de la médecine dans ces situations. Pour les militant-e-s de la cause intersexe, « les différents degrés d’intersexuation et les « ambiguïtés » du sexe ne sont pas en général des maladies congénitales ou des malformations. Ce ne sont que des aspects de la variabilité du corps humain comme la longueur du nez, la couleur des yeux etc. » 1 L’intersexualité remet finalement en cause l’idée reçu qu’il n’y aurait biologiquement que deux sexes : la diversité de l’humanité ne permet pas de classer chaque individu dans deux catégories cloisonnées.


Deux sexes ? Pas si simple !


Au-delà de la mise en cause extrêmement violente de Caster Semenaya par les médias et les autorités sportives, cette affaire révèle la force de la normativité de genre et du sexisme. Le monde du sport, marqué par la compétition et le culte du corps en donne évidemment une version très caricaturale. Mais ces réactions montrent également à quel point notre société continue de véhiculer des stéréotypes de genre limitatifs et réducteurs : à travers le cas de Semenaya, les journalistes et les commentateurs s’en sont donné à cœur joie sur « la féminité » et ses critères supposés, comme s’il n’y avait qu’une seule et bonne manière d’être une femme ou un homme.


Certains, se croyant sans doute plus progressistes, ont proposé la création d’une troisième catégorie dans le domaine du sport, réveillant la croyance en un « troisième sexe ». À ce sujet, les groupes intersexes sont très critiques, car selon eux « la création d'une catégorie spécifique pour les intersexué-e-s risque de marginaliser encore plus une catégorie déjà mal comprise. Nous fondons nos arguments sur le droit de chaque personne de déterminer sa propre identité dans le système binaire actuel (…) ». 


Plus fondamentalement, la question posée est celle de l’origine naturelle et immuable de la différence de sexe. On sait depuis longtemps, grâce aux travaux d’histoire et d’anthropologie, que les manières d’être homme ou femme ont largement varié selon les époques et les sociétés. Les clichés de virilité et de féminité telles que nous les connaissons aujourd’hui n’ont rien de figés ! La hiérarchie hommes/femmes est une construction sociale et politique visant à maintenir un ordre social inégalitaire. Les mouvements féministes l’ont bien montré, ces dernières décennies, en réussissant à remettre en cause la domination masculine.


Mais ne nous y trompons pas : à travers les commentaires (et les mauvaises blagues) sur le cas de Caster Semenaya, c’est un rappel à l’ordre et à la norme qui s’est produit. Et il ne s’agit pas que d’une question théorique, une élucubration de chercheur : comme le prouve la multiplication des violences et des meurtres contre des personnes trans à travers le monde, ces rappels à l’ordre binaire de sexe ont des effets très concrets. 

Gabriel Gérard.

(site de l’organisation internationale des intersexes : www.intersexualite.org).

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30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 10:44

Le Telegramme 30 juillet 2009


L'association les «Folies gourinoises», présidée par Bernard Raynal, propriétaire de la discothèque Le Starman de Gourin, reconduit, samedi, le Festi-gay, sorte de gay-pride à la bretonne, qui avait rassemblé plus de 5.000 personnes, l'an dernier, au centre-ville de Gourin.

 Placé sous le signe de la fête et des libertés individuelles, il se donne aussi comme mission de lutter contre les discriminations et toutes formes d'homophobie et de faire de la prévention.

40e anniversaire de la gay-pride de New York

Deux ou trois chars des communautés gays du Grand Ouest (Quimper, Brest, Rennes, Rouen...) sont annoncés pour la fête avec la participation des «Soeurs de perpétuelle indulgence du couvent de Paris», chacune en tenue très personnalisée pour prêcher la bonne parole en matière de prévention. Cette année, c'est aussi le 40e anniversaire de la gay-pride de New York. Une manifestation qui commémore les événements qui débutèrent le 28 juin 1969, au Stonewall Inn, bar au coeur de Greenwich Village, fréquenté par bon nombre de travestis, qui se sont insurgés contre les fréquentes descentes des forces de police. Le sifflet qui est devenu un symbole, était utilisé pour alerter l'entourage et lui éviter d'être tabassé.

Accepter la différence

«Avec plus de 5.000 personnes en 2008, le Festi-gay de Gourin propulse l'événement au rang des plus grandes gay-pride, appelées aussi Marches des fiertés de France (3.000 à Nantes, 700 à Rennes, en 2006), qui permettent de véritables avancées sur le plan des discriminations. L'an dernier, des échanges intéressants ont eu lieu entre les acteurs du défilé et les spectateurs constitués d'habitants de zone rurale, et cela ne peut être que bénéfique en matière d'ouverture d'esprit et de l'acceptation de la différence de l'autre», explique l'organisateur.

Stand de prévention

Aides du Morbihan (lutte contre le sida) participera à la Marche avec, à ses côtés, l'équipe du CDAG (Centre de dépistage anonyme et gratuit) de Vannes-Lorient, avec un stand d'information.

Pratique

Samedi, à partir de 18h; rassemblement rue de la Gare, à Gourin. Contact: 02.97.23.66.78.

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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 09:44




Le deuxième grand Festy gay aura lieu samedi 1er août, à Gourin. L'an passé, cette sorte de Gay Pride à la bretonne avait rassemblé plus de 5.000 personnes, au centre-ville.

 En dehors de l'aspect festif, il s'agit aussi de lutter contre les discriminations et toutes formes d'homophobie et de faire de la prévention. Trois ou quatre chars des communautés gays du Grand Ouest (Quimper, Brest, Rennes, Rouen...) sont annoncés pour la fête. «Aides» participera à la marche avec, à ses côtés, l'équipe du CDAG (Centre de dépistage anonyme et gratuit) de Vannes-Lorient.

Pratique: samedi 1er août, à partir de 18h, rassemblement rue de la Gare. Tél.02.97.23.66.78.

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