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22 septembre 2012 6 22 /09 /septembre /2012 10:04
manuel valls 2

Communiqué commun

 

LDH, Gisti, Graines de France, Human Rights Watch, Maison pour un développement solidaire, Open Society Justice Initiative, SAF et Syndicat de la magistrature


Une réforme en profondeur est nécessaire, urgente et réaliste.


Après le discours de M. Valls à l’École Militaire et l’intervention de M. Ayrault, sur RTL, les organisations (Gisti, Graines de France, Human Rights Watch, la Ligue des droits de l’Homme, la Maison pour un développement solidaire, Open Society Justice Initiative, le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature) appellent le gouvernement à respecter les engagements pris en matière de réforme des contrôles d’identité.

 

Cette réforme est urgente et nécessaire et, contrairement aux affirmations du ministère de l’Intérieur, est parfaitement réaliste et de nature à améliorer l’efficacité des forces de l’ordre.


Dans sa proposition n° 30, François Hollande s’est engagé à « lutter contre le délit de faciès » dans les contrôles d’identité, grâce à « une procédure respectueuse des citoyens ».


Cet engagement essentiel, à haute portée symbolique, doit nécessairement être mis en œuvre pour faire face au problème des contrôles au faciès. En effet, l’engagement du Président est intervenu après des années, durant lesquelles des organisations nationales et internationales ont publié de nombreux rapports mettant en lumière les dérives des contrôles d’identité en France, y compris le contrôle au faciès.


Ces dérives dégradent la relation entre la police et la population, et provoquent le sentiment pour les victimes de ces contrôles d’être considérées comme des citoyens de seconde zone. En outre, dans de nombreux cas, ils sont attentatoires à plusieurs libertés et droits fondamentaux : liberté d’aller et venir, droit à la sûreté, droit à la protection de la vie privée et à la non-discrimination.


La proposition n° 30 du Président représente un engagement de faire respecter l’état de droit et de rétablir un juste équilibre entre la capacité pour les agents de remplir leurs missions tout en assurant la protection des libertés fondamentales. Il représente aussi un engagement de restaurer la sérénité entre police et population et d’améliorer la sécurité de tous.


La position exprimée par Manuel Valls dans son discours du 19 septembre relatif aux mesures à mettre en place pour mener à bien cette réforme des contrôles d’identité, est particulièrement regrettable et inquiétante. D’autant que cette prise de position intervient après un débat public réducteur focalisant principalement sur les récépissés de contrôle, véhiculant de fausses idées sur ceux-ci et alors qu’aucune expérimentation n’a été menée.


Les expériences réalisées dans d’autres pays ont clairement démontré la possibilité à la fois de réduire la prévalence des pratiques discriminatoires et d’améliorer l’efficacité des contrôles de police. Pour réussir, un fort engagement politique ainsi qu’un ensemble de mesures sont nécessaires.


La délivrance d’un récépissé après un contrôle constitue en effet un élément important d’un dispositif visant à réduire les contrôles au faciès, mais elle ne sera pas suffisante. Une réforme plus globale est nécessaire : réforme de la loi encadrant les contrôles d’identité (article 78-2 du Code de procédure pénale), suivi des contrôles par les superviseurs et cadres policiers, rencontres régulières entre les citoyens/habitants, la police et les élus pour discuter de la pratique des contrôles, formation amenant les agents à réfléchir sur les objectifs des contrôles d’identité et à en user avec discernement.


Au sein d’un tel dispositif, la mise en place des récépissés de contrôle rendra plus transparente la façon dont les contrôles sont effectués, de même qu’elle permettra d’en finir avec la situation anormale qui perdure à ce jour, à savoir l’absence de toute trace matérielle, de tout enregistrement physique des contrôles d’identité. Avec ces documents, conçus pour éviter tout fichage, l’institution policière aura un appui objectif pour démontrer l’absence de discrimination ou de harcèlement dans l’exercice de ses pratiques dans la mesure où lesdits documents pourront confirmer les raisons objectives de chaque contrôle.


Afin de développer un dispositif approprié, il est impératif que les divers acteurs concernés — associations, experts, élus locaux, magistrats et avocats, ainsi que le ministère de la Justice — soient consultés et impliqués.

Nos organisations appellent le gouvernement à respecter l’engagement n° 30 du Président et, sans attendre, à mettre en œuvre une véritable consultation.


Paris, le 20 septembre 2012

 

http://www.ldh-france.org/Le-scepticisme-de-Manuel-Valls.html

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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 12:04

Nouveau procès par appel de Guinot contre Gérard Filoche

RV le 5 juin à 12h30 face au Palais de justice de Paris, M° Cité
Procès à 13h30 devant la 31e chambre TGI de Paris
Chaque présence comptera et fera chaud au coeur
 

Ça fait huit ans que ça dure. Hélas.


Il faut une dernière mobilisation pour en finir avec le patron de chez Guinot, membre de l’UIC proche de l’UIMM, un patron de combat, déjà condamné pour « abus de droits sociaux », qui ne paie pas les heures supplémentaires, qui manipule un CE, qui multiplie les prud’hommes, qui a l’habitude de traquer ses salariés pour « abus du droit d’ester en justice » et qui mène une invraisemblable campagne depuis huit ans pour essayer selon les dires de son avocat bien choisi, Me Varaut, de faire qu’un inspecteur du travail « fasse moins le fier »…

 


Pour en savoir plus...

 

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 09:50

mavfiables-a93a0

Par Agnès Rousseaux (14 mai 2012)


Pour la première fois en France, le vote par Internet sera expérimenté lors des prochaines législatives. Un million d’électeurs français « de l’étranger » sont concernés. Plusieurs failles de sécurité ont déjà été pointées. L’intégrité et la confidentialité du vote ne sont pas garanties, comme l’attestent les informaticiens interrogés par Basta !. Surtout, l’ensemble du processus électoral est laissé entre les mains d’entreprises privées qui cultivent opacité et conflits d’intérêts. Le vote par Internet, ou comment déposséder le citoyen de son droit démocratique. Enquête.

 

Lire la suite ici

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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 14:51
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Le 21 avril, Amine Bentounsi est abattu d’une balle dans le dos par des policiers qui le poursuivaient à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis). Le 25 avril, le policier auteur du coup de feu mortel est mis en examen pour homicide volontaire par le tribunal de Bobigny.


À l’origine, c’est la procureure de Bobigny, réputée pour être aux ordres du pouvoir, qui fait placer le policier en garde à vue. Elle a ouvert une enquête pour « coup mortel ». C’est donc qu’elle jugeait qu’il y avait des faits sérieux. Le juge a mis en examen le policier en retenant une infraction plus grave : « homicide volontaire ».


On ne peut que se féliciter de ce choix d’incrimination fait par la justice pour cette mise en examen. En effet, le plus souvent, la justice retient la version des policiers – après la mort d’une personne provoquée par une intervention policière. Cela aboutit, quand il y a mise en examen (ce qui malheureusement n’est pas toujours le cas), à une incrimination qui évite de pointer la responsabilité des policiers.


Aussitôt connue la nouvelle du motif de cette mise en examen, les policiers descendent toutes sirènes hurlantes dans les rues de Bobigny, à Paris sur les Champs-Élysées, à Marseille, Nice, Lyon, Bordeaux et Pau pour dénoncer cette décision, en stigmatisant une fois de plus le tribunal de Bobigny et ses juges laxistes !


Dans le même temps, Nicolas Sarkozy, dans la logique de sa campagne menée sur les thèmes de l’extrême droite, propose d’instaurer une « présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre », reprenant ainsi une proposition du programme du Front national.


Cette proposition correspond également à une demande du syndicat Alliance, bien connu pour ses positions proches de l’extrême droite, qui a tout de suite annoncé le lancement d’une pétition parmi les policiers appelant à un « droit à la présomption de légitime défense » afin de « mieux protéger policiers et gendarmes ».


Comme le dit très bien Matthieu Bonduelle, président du Syndicat de la magistrature, « c’est stupide, la présomption d’innocence existe déjà, faire une présomption de légitime défense ne changerait rien, c’est d’ailleurs Sarkozy qui avait inventé la présomption de culpabilité par le passé. Soit c’est de la poudre aux yeux, soit il y a quelque chose de plus grave derrière.

 

Si Nicolas Sarkozy souhaite mettre en œuvre une présomption de légitime défense absolue alors là c’est vraiment nouveau et ça n’existe dans aucune démocratie. Cela signifierait que le policier peut se servir de son arme comme il veut, sans que jamais la justice ne puisse enquêter pour savoir s’il était en situation de légitime défense ou pas. C’est la mise en place d’un permis de tuer. »

La règle c’est l’impunité des policiers


350 personnes, la plupart jeunes et/ou immigrés ont été tués en 30 ans par des policiers, lors de courses-poursuites, d’interpellations musclées ou d’expulsions de sans-papiers.


Les procès des policiers de la plupart des affaires récentes se terminent par un non-lieu ou des peines très légères, voire par un classement sans suite avant même tout procès. Que ce soit pour Hakim Ajimi à Grasse, Ali Ziri à Argenteuil, Luigi Duquenet à Orléans, Lamine Dieng à Paris, Mamadou Maréga à Colombes, Abdelilah El Jabri à Aulnay-sous-Bois…


Par contre, les jeunes qui réagissent à la suite de la mort de jeunes de leur quartier sont eux durement condamnés, le plus souvent en comparution immédiate, et prennent des peines de prison fermes.


Nous ne pouvons qu’être inquiets de la pression des policiers depuis le début de cette affaire, notamment des syndicats de policiers comme Aliance et Synergie.

 

L’extrême droite est implantée chez les policiers, qui dans certains département, notamment le 93, ne font pas mystère de leur sympathie pour le FN. Le livre de Didier Fassin, La Force de l’ordre, est très éclairant sur l’idéologie d’extrême droite et le racisme qui règnent dans certains commissariats.


Hollande est attendu au tournant par les policiers, et faire monter la pression dans la police a pour but certes de protester contre la politique du chiffre et de la RGPP, mais pour beaucoup il s’agit d’un signal au prochain gouvernement : « pas touche à nos pratiques ».


Nous devons continuer à nous battre contre l’impunité de la police, et exiger justice et vérité pour toutes les personnes tuées par la police.


Anne Leclerc

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16 mai 2012 3 16 /05 /mai /2012 14:09

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Denis Godard, militant du NPA à sa sortie du commissariat du 3è Arrondissement Paris, menotté par la BAC pour ivresse. S'il est encore vivant c'est qu'il d'origine gauloise?

 

Par Karim Benzidani, Sophie Chapelle (16 mai 2012)


Les uns pleurent un frère ou un ami tué par un policier.

 

Les autres défendent leur corporation, même au prix de bavures mortelles. Basta ! était à Noisy-le-Sec, au sein de la marche blanche pour Amine Bentounsi, et sur les Champs-Élysées, parmi les policiers « en colère ». Et constate la gravité de la fracture qui sépare les policiers des citoyens. Un dossier très chaud pour le futur ministre de l’Intérieur.

 

Deux mondes qui s’ignorent, et ne se confrontent qu’au moment d’un drame. D’un côté, des familles et amis qui pleurent un mort et réclament justice. De l’autre, des policiers sous pression qui se crispent sur la défense de leur corporation, revendiquant même une « présomption de légitime défense », perçue comme un permis de tuer.


Les premiers sont vêtus de tee-shirts blancs, avec une photo d’Amine Bentounsi et l’inscription « que justice soit faite ». « La marche blanche qui est organisée aujourd’hui, le 5 mai à Noisy Le Sec, a pour but de rendre hommage à ce petit frère qu’on a assassiné froidement dans le dos », énonce Amal, la sœur aînée d’Amine. Le 21 avril dernier, en tentant d’échapper aux policiers, Amine, armé d’un révolver, lance une grenade – finalement factice – avant d’être abattu. Le policier invoque la légitime défense. Mais selon l’autopsie, le coup a été tiré dans son dos. Le policier est depuis mis en examen pour homicide volontaire. « Quiconque a vu la scène doit se rapprocher de notre avocat », insiste Amal dont les parents ont décidé de se porter parties civiles.


« Ce n’est pas parce qu’on a un casier judiciaire qu’on doit laisser passer ça, poursuit Amal. Ça voudrait dire que demain, dans la rue, n’importe quel policier peut tirer dans le dos sur n’importe quel citoyen. » Pour elle, cette marche blanche ne s’inscrit pas dans « un esprit de vengeance », mais comme une réponse aux manifestations de policiers dont certains réclament la présomption de légitime défense. « Nous disons non à ce permis de tuer que des syndicats de police réclament, non à ces flics qui se permettent de jouer les cowboys et de se faire justice eux mêmes », martèle Amal. Au bout de cette marche, elle espère que la procédure judiciaire ira à son terme et que le policier sera bel et bien jugé.


L’affaire Bentounsi est devenue le catalyseur d’un mouvement de colère dans les rangs de la police. Les policiers s’attendaient à une mise en examen de leur collègue pour « violences ayant entraîné la mort », voire pour homicide « involontaire » mais certainement pas « volontaire ». Le soir-même, plusieurs centaines de policiers de Seine-Saint-Denis prenaient la direction des Champs-Élysées, gyrophares allumés et sirènes hurlantes. Plusieurs rassemblements à Paris, Lyon, Marseille, Nice, Bordeaux et Pau se sont depuis succédés, les mots d’ordre circulant par SMS et les réseaux sociaux. D’après la banderole qui s’affiche en tête de la manifestation à Paris le 4 mai, les contraintes qui encadrent l’usage des armes ne laisseraient qu’un choix au policier : « la mort ou la prison ». Se faire tuer, ou être jugé coupable d’avoir tué.


La présomption de légitime défense divise


La présomption de légitime défense divise les syndicats de police, d’où des appels à manifester distincts. Alliance, réputé proche de l’UMP, milite pour la reconnaissance de ce principe, et a d’ailleurs lancé une pétition à ce sujet dans les commissariats. « Ce n’est pas un permis de tuer mais nous en avons assez que le policier soit présumé coupable » et « mis en examen de manière inacceptable, » souligne Jean-Claude Delage, secrétaire général d’Alliance. Dans un communiqué du 26 avril, ce syndicat « regrette qu’aux yeux de certains magistrats minoritaires activistes, les policiers soient toujours coupables avant même que les faits n’aient été précisément établis ».


Une position partagée par la Fédération professionnelle indépendante de la police (FPIP), un petit syndicat proche de l’extrême droite [1]. « On le voit trop souvent, dans notre pays, la vie d’un policier ne vaut pas cher et les criminels, eux, n’ont pas d’hésitation ni aucun scrupule », dénonce la FPIP. « Il n’est pas acceptable que des délinquants ou criminels aient le droit de nous tirer comme des lapins, et que nous, nous soyons contraints d’attendre que notre intégrité physique soit atteinte pour nous défendre », écrit ainsi le syndicat sur son site. Pour ces fonctionnaires, tout policier en présence d’un individu armé doit être reconnu en état de légitime défense.


Juste une question de moyens ?


« Nous ne sommes pas opposés à la présomption de légitime défense par principe », relève de son côté Unité police SGP-FO, le premier syndicat de gardiens de la paix. « Nous constatons juste son inefficacité au vu du nombre de gendarmes qui se font condamner malgré le régime spécifique qui est le leur sur l’emploi des armes. » Les règles de légitime défense ne sont pas identiques pour les policiers, soumis au droit commun, et les gendarmes, qui peuvent utiliser leurs armes après sommation [2]. Classé à gauche, le syndicat Unité police SGP-FO milite en revanche pour une présomption d’innocence renforcée. « Un policier mis en examen doit pouvoir continuer à travailler, peut-être dans un autre service, et toucher la totalité de son salaire, sinon c’est antinomique avec la présomption d’innocence », estime Nicolas Comte, secrétaire général d’Unité SGP Police.


La création d’un nouveau concept juridique peut-elle être une solution ? « Si l’empilement des lois suffisait à endiguer la montée de la violence, alors les Policiers confrontés à l’insuffisance de moyens humains et matériels le sauraient. » Unité police SGP-FO cible-là le gouvernement sortant en exigeant « l’arrêt » de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), qui a réduit de 12 000 en cinq ans les effectifs de police, et demande de nouveaux recrutements. Dans son programme, François Hollande s’est engagé à créer 1 000 postes supplémentaires par an pour la justice, la police et la gendarmerie.


Quid de l’éthique du « gardien de la paix » ?


Ce malaise policier est inquiétant pour la société. Au-delà de la question des moyens, une certaine vision de l’action policière, jusque-là cantonnée chez les fonctionnaires d’extrême-droite, semble insidieusement progresser dans les commissariats et les casernes de CRS.

 

Elle vise à justifier le fait de tuer un individu par son profil, son casier judiciaire ou son état. Suite à la mort, au cours de son interpellation, de Wissam El-Yamni à Clermont-Ferrand, début janvier, le syndicat Synergie-Oficiers (CFE-CGC) « rappelle que ce délinquant était très alcoolisé, sous l’emprise du cannabis et d’une forte dose de cocaïne lors de son arrestation, alors qu’il était dans un état d’excitation extrême et s’en était pris aux policiers en leur lançant des projectiles ».

 

Dans le cas d’Amine Bentounsi, le simple fait qu’il soit « multirécidiviste » (plusieurs fois condamnés pour dégradations ou braquages) et considéré comme un « petit caïd » semble justifier la balle qui l’a tuée. Dans les communiqués syndicaux, il n’est plus question de déplorer la mort d’une personne interpellée ou poursuivie, quel que soit « son casier ». L’abattre semble être devenu une option parmi d’autres. Banale.


Côté policiers, plutôt que de percevoir tout recours à la violence mortelle comme un échec, on préfère accuser la « politique du chiffre » mise en place en 2002 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l’Intérieur. Malgré leurs orientations politiques différentes, Unité SGP-FO et Alliance demandent conjointement de stopper cette évaluation uniquement quantitative de leur métier. Pour les syndicats, la logique des quotas, notamment en matière d’infractions routières, est contre-productive et génère une pression hiérarchique insupportable. Cette pression est-elle responsable de l’augmentation des bavures policières de tout ordre ? Difficile de le savoir après cinq années de sarkozysme.


La Commission nationale de déontologie de la sécurité (CNDS), qui recueillait et vérifiait les plaintes pointant les abus et bavures policiers (de l’insulte à l’encontre d’un citoyen à la bavure mortelle) a ainsi été supprimée en 2010. Elle aurait pu être le lieu où citoyens, élus, magistrats et policiers évaluaient régulièrement les actions des forces de l’ordre, pour mieux combattre ses dérives. Le prochain ministre de l’Intérieur saura-t-il appréhender ces enjeux, et la fracture qui se creuse ente policiers et citoyens ?

Notes

[1] Plusieurs de ces fondateurs viennent de l’Œuvre française. En 1989, cinq policiers de la FPIP, proches du PNFE, un groupe néo-nazi, sont mis en examen et révoqués de la police nationale suite à un attentat contre des foyers de travailleurs immigrés. La FPIP réalise traditionnellement de bons scores électoraux dans les villes où le FN est très implanté.

[2] Selon le règlement général d’emploi de la police, l’usage de l’arme « est assujetti aux règles de la légitime défense et aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur ». L’article 122-5 du code pénal est la référence : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, devant une atteinte injustifiée envers elle-même et autrui, accomplit, dans le même temps, un acte commandé par la nécessité de la légitime défense. » Les gendarmes, militaires, sont assujettis à l’article L2338-3 du Code de la défense : il prend en compte les « menaces » pour « déployer la force armée ». Le texte dit aussi – ce qui n’est pas le cas pour les policiers – que lorsque les personnes invitées à s’arrêter par des appels répétés de « halte, gendarmerie » (...) cherchent à échapper à leur garde, il peut y avoir usage de la « force armée ». Source

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15 mai 2012 2 15 /05 /mai /2012 11:23
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 A Brest on vote avec les "bandits manchots",  le NPA le dénonce.

Par Agnès Rousseaux (14 mai 2012)


Pour la première fois en France, le vote par Internet sera expérimenté lors des prochaines législatives.

 

Un million d’électeurs français « de l’étranger » sont concernés. Plusieurs failles de sécurité ont déjà été pointées. L’intégrité et la confidentialité du vote ne sont pas garanties, comme l’attestent les informaticiens interrogés par Basta !. Surtout, l’ensemble du processus électoral est laissé entre les mains d’entreprises privées qui cultivent opacité et conflits d’intérêts. Le vote par Internet, ou comment déposséder le citoyen de son droit démocratique. Enquête.

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 12:53
Policiers-sanctionnes-apres-l-agression-contre-un-reporter_.jpg
Augustin Scalbert | Journaliste Rue89

Jeudi 3 mai, pour la troisième fois depuis le début de la campagne, des journalistes ont été agressés par des militants de l’UMP. Ruth Elkrief et Thierry Arnaud, de BFM-TV, couvraient en direct le meeting de Nicolas Sarkozy à Toulon.

« Il y a une atmosphère assez désagréable tout autour de nous, les militants nous agressent, nous prennent à partie », a d’abord déclaré à l’antenne Ruth Elkrief. Puis le direct a dû être interrompu.

La journaliste raconte :

« On nous a traités de vendus, de collabos, il y a eu des crachats, quelqu’un disait “on est de droite et fiers de l’être”. Le service de sécurité de l’UMP est intervenu quelques minutes plus tard, mettant fin à l’incident. »

Sarkozy : « Que chacun comprenne »

Cet incident a, pour la première fois, suscité une réaction de Nicolas Sarkozy.Interrogé sur Europe 1, il a clairement condamné ces agressions :

« Je condamne toute personne qui s’en prendrait verbalement ou physiquement à un journaliste. »

Mais le candidat UMP a aussi souhaité que chacun « comprenne l’attitude des gens qui sont exaspérés par une forme d’intolérance et de parti pris » de la part des journalistes.

Citée par 20Minutes.fr à propos de l’agression d’une journaliste de Mediapart le 1er mai, sa porte-parole Valérie Rosso-Debord est sur la même ligne :

« Ce n’est pas quelque chose qu’il faut cautionner loin de là. Mais les militants engagés à l’UMP peuvent tenir des propos excessifs car ils se trouvent caricaturés dans la presse. La violence est inacceptable mais elle témoigne de la souffrance dont ils voient notre candidat traité par la presse. »

Estrosi : « Vous volez le contribuable »

« Intolérance », « parti pris » qui provoqueraient de la « souffrance »... Mais aussi « vol du contribuable ». C’est ce qu’a déclaré l’ancien ministre Christian Estrosi à Nice, le 22 avril. Avec Eric Ciotti, autre membre de la Droite populaire, il s’en est pris à une équipe de France 3 Côte-d’Azur :

« Que vous n’ayez pas couvert le meeting de Nicolas Sarkozy, de la part du service public, c’est honteux ! Vous volez le contribuable. »

Les journalistes ont eu beau expliquer que le temps de parole était respecté, les militants étaient surexcités, selon un représentant du syndicat SNJ-CGT :

« Dans une permanence UMP, donc avec un public de militants chauffés par la harangue d’Estrosi, nos journalistes se sont sentis menacés. Un militant UMP a voulu porter un coup. Il a été stoppé par la journaliste-caméraman. »

RSF : « Les mots ont un sens »

Reporters sans frontières (RSF), qui dénonce « un climat délétère pour les médias », voit un lien évident entre les prises de position des responsables politiques et les agressions des militants. Par exemple avec celle de la journaliste de Mediapart :

« Contester les conclusions d’une enquête journalistique est une chose ; multiplier les attaques publiques contre un média et ses collaborateurs en est une autre.

Les mots ont un sens. L’excitation des esprits n’est pas sans conséquence : après le déversement d’insultes à l’encontre de Mediapart ces derniers jours, une journaliste de ce site d’information a été agressée. »

Sur son blog, le rédacteur en chef de LExpress.fr, Eric Mettout, note que cette agressivité n’est pas l’apanage de l’UMP : le Front national ou le Front de Gauche se sont aussi montré violents. Une journaliste de son équipe a été « brutalement prise à partie » par des mélenchonistes ; le 1er mai, Jean-Luc Mélenchon en personne a d’ailleurs traité des journalistes de Canal + de « fachos ».

Le FN et le FDG aussi, pas le PS ou le MoDem

Mettout remarque que d’autres partis n’agressent pas les journalistes :

« François Bayrou a beaucoup dénoncé l’ostracisme médiatique dont il serait victime, aucun membre du MoDem n’a jamais agressé, oralement ou physiquement, un journaliste ; le PS peut, à juste ou mauvais titre, se plaindre du Figaro ou du traitement déséquilibré que lui réserveraient les chaînes “amies” du Président, aucun participant à un meeting socialiste n’a jamais arraché l’accréditation d’un JRI de TFI ou Direct 8.

Ce genre de comportement indigne était jusqu’à présent le monopole du Front national. »

Commentaire: A notre connaissance, ni la LCR, ni le NPA n'ont jamais été concernés.

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 12:21

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PAR SOPHIE CHAPELLE  (4 MAI 2012)


Environ 200 policiers ont manifesté le 3 mai à Lyon, pour la troisième fois en quelques jours. Aux cris de « policiers en colère », ils étaient là pour dénoncer« la politique du chiffre » et la dégradation de leurs conditions de travail mais aussi, et surtout, pour soutenir leur collègue de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) poursuivi pour homicide volontaire.

 

L’autopsie d’Amine Bentounsi a établi que le jeune homme de 28 ans a été mortellement touché « par une balle entrée à l’horizontale dans son dos ». Depuis la mise en examen de leur collègue, les manifestants revendiquent la « présomption de légitime défense », rebondissant sur l’annonce faite par Nicolas Sarkozy, qui reprend à son compte une des propositions du Front National.


Avec cette proposition, rappelle l’avocat-blogueur Maître Eolas, « il y a atteinte à l’égalité. Un policier est un citoyen comme un autre, mais avec un flingue ; il n’y a aucune raison de lui accorder des privilèges, au sens étymologique de loi privée ». Même dans les rangs de l’UMP, on hésite. En janvier 2012, Claude Guéant avait dénié la validité de cette proposition en craignant qu’elle octroie« un permis de tuer ». Pour le magistrat honoraire Philippe Bilger, cette proposition « ferait disparaître ce qui est fondamental pour la sauvegarde éthique et pratique d’une police républicaine : le contrôle qu’elle doit d’abord exercer sur elle-même ».


La plupart des affaires d’homicide par des policiers se sont soldées ces dernières années par des non-lieux ou des peines légères. Le Collectif de solidarité lyonnais énumère la longue liste de celles et ceux qui ont été tués par balles, rien que dans la ville de Lyon. « Nous ne pouvons plus cautionner ces crimes commis à l’occasion de contrôles d’identité, d’interpellations ou de garde à vue, souligne le collectif. Nous voulons prévenir la répétition de ces drames. » En 2009, une hausse de 50 % de dépôts de plaintes à l’encontre de policiers pour ces mêmes faits a été observée.

 

Lire aussi :
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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:26
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Par Sophie Chapelle (18 avril 2012)


Une enquête pour « offense au chef de l’État » visant le collectif basque Bizi ! vient d’être ouverte par le parquet de Bayonne (Pyrénées-Atlantiques).

 

Selon Bizi !, mouvement luttant pour l’urgence écologique et prônant la justice sociale, au moins deux de ses militants ont été entendus le 17 avril par les enquêteurs. Plusieurs autres devraient l’être dans les jours qui viennent. Après la visite mouvementée de Nicolas Sarkozy à Bayonne le 1er mars dernier, le collectif a lancé une campagne « Dégage Sarkozy, Milesker Baiona » (« merci Bayonne » en basque) pour manifester son opposition à la politique menée par le président français en matière sociale et écologique.


À l’occasion d’une action le 14 avril, Bizi ! a installé dans le centre-ville de Bayonne un panneau géant décoré du slogan « Dégage Sarkozy, Milesker Baiona », mettant en scène une personne bottant les fesses du président sortant. Une vingtaine de policiers ont essayé en vain de démonter ce panneau, renonçant devant les protestations des passants et des habitants. Or, cette action est « susceptible de constituer un délit de presse » passible d’une amende maximum de 45 000 euros, a indiqué la procureure de la République de Bayonne à l’Associated Press.

Dans un communiqué, Bizi ! dénonce une « tentative d’intimidation ». Le délit d’offense au chef de l’État serait d’autant plus dénué de tout fondement « que cette campagne fait explicitement référence à l’accueil reçu par Nicolas Sarkozy à Bayonne le 1er mars dernier, à l’occasion d’une visite qu’il effectuait en tant que candidat à l’élection présidentielle et non pas en tant que chef de l’État ».

 

Le collectif entend bien récidiver le 21 avril [1] « pour exprimer le refus du président dangereux et démagogique, de "l’environnement ça commence à bien faire", de l’augmentation de l’âge des retraites et de l’enterrement de la taxe carbone ». Un grand pot de départ à Nicolas Sarkozy est également annoncé le dimanche 6 mai dès 18 h dans le Petit-Bayonne, le village qui, selon Bizi !, « résiste encore et toujours à ceux qui traitent ses habitants de voyous et de terroristes… ».


Sophie Chapelle

Notes

[1] Marché des Halles de Bayonne à 11 h.

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13 avril 2012 5 13 /04 /avril /2012 08:51

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12/04/2012


A dix jours du premier tour de l’élection présidentielle, Amnesty International France (AIF) dresse un bilan des engagements en faveur des droits humains des candidats. A l’exception de Marine Le Pen et de Nicolas Sarkozy, tous ont réagi aux dix recommandations de l’association.


« L’absence de réponse de Madame Le Pen et de Monsieur Sarkozy est alarmante sur l’intérêt qu’ils portent à la défense de la dignité humaine en France », déclare Geneviève Garrigos, présidente d’Amnesty International France. « Les candidats à une élection présidentielle doivent défendre les droits humains et traduire leur volonté par un engagement écrit ».


En amont du premier tour, AIF a adressé à chaque candidat un appel pour qu’il s’engage à mettre en œuvre, une fois élu, des actions concrètes en faveur de la défense et du respect des droits humains.


A ce jour, huit candidats ont répondu à l’appel :


- Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon et Philippe Poutou se sont engagés de manière claire sur les dix propositions* ; Nicolas Dupont-Aignan ne s’est engagé que sur cinq d’entre elles ;


- Nathalie Arthaud, François Bayrou et François Hollande ont répondu sous forme de courrier et ont argumenté leurs positions et leurs engagements sur les dix propositions ;


- Jacques Cheminade s’est excusé de ne pouvoir répondre et a envoyé son programme pour y trouver ses réponses concernant cinq des recommandations ;


- Marine Le Pen et Nicolas Sarkozy n’ont pas répondu malgré de nombreuses relances. Nous ne pouvons donc considérer qu’ils s’engagent sur des enjeux essentiels pour AIF.


« Une volonté politique forte est indispensable pour faire progresser des questions aussi importantes que  le droit d’asile, la protection des femmes contre les violences, le contrôle du commerce des armes, y compris en France », ajoute Geneviève Garrigos.


« Les droits humains sont un combat permanent. Seul le respect des droits fondamentaux peut garantir l’égalité en droit, la justice et la sécurité pour tous. Amnesty International ne donne pas de consigne de vote pour les élections mais tient à éclairer les électeurs sur les engagements pris par les candidats sur ces enjeux clés ».


Amnesty International France mènera une campagne de sensibilisation au niveau local appelant également les candidats aux élections législatives à s’engager, comme les candidats de leur parti, sur les dix propositions. L’association restera vigilante au respect de l’engagement des élus sur les défis en matière de droits humains.


Compléments d’information


*Un récapitulatif des réponses et l’intégralité des courriers est accessible dès demain matin sur www.amnesty.fr/elections2012

 

Pour retrouver les 10 engagements adressés aux candidats à l’élection présidentielle : www.amnesty.fr/10engagements


Ces recommandations font suite à la publication du « Manifeste pour les droits humains », publié en janvier 2011 et qui dressait un état des lieux dans six domaines suivis par Amnesty International France.


Amnesty International France a lancé en 2012 deux campagnes majeures : pour la défense du droit d’asile et en faveur d’un traité sur le contrôle du commerce des armes.


Retrouver le tableau récapitulatif des réponses des candidats sur :

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