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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 10:31

pesticides risques

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2 avril 2013 à 19h28 


 

Le tribunal administratif de Rennes vient de donner trois mois aux préfets bretons pour prendre des mesures plus efficaces pour prévenir et réduire les fuites de nitrates dans les eaux et donc lutter contre les marées vertes. Notamment l'interdiction des épandages sur maïs avant le 31 mars.


Ce jugement fait suite aux recours d'Eau et Rivières contre les quatre préfets qui, en novembre 2009, avaient refusé de modifier un arrêté du 28 juillet 2009 dans le cadre de la mise en oeuvre du quatrième plan d'action visant à la protection des eaux contre les pollutions par les nitrates d'origine agricole.


Par ailleurs, le département des Côtes-d'Armor a obtenu l'annulation préfectoral du 21 juillet 2010, considérant que la limitation annuelle à 210 kg d'unité d'azote à l'hectare était notoirement insuffisante par apport à l'ampleur de la pollution.


En revanche, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs du Finistère, eux, ont été déboutés. Eux aussi, demandaient une annulation de cet arrêté du 21 juillet 2010, mais en estimant qu'il était illégal car imposant des " contraintes disproportionnées ".

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http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/epandage-les-prefets-bretons-devront-revoir-leur-copie-02-04-2013-2056444.php

 

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/morbihan/plan-algues-vertes-il-va-falloir-revoir-la-copie-03-04-2013-2056654.php


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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 10:29

nddl-d.jpg

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 10:01
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Politique jeudi 28 mars 2013
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Environ 150 personnes se sont rassemblées, ce jeudi midi, à Notre-Dame-des-Landes, dans la cour de la ferme de Bellevue.

 

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Cette ferme, laissée par son occupant précédent, et propriété du groupe Vinci, est occupée depuis deux mois par des paysans. Ils veulent empêcher sa démolition par le constructeur de l'aéroport contesté.

 

Les paysans ont installé des animaux, et continuent à faire vivre la ferme.

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Des paysans de Loire-Atlantique et des départements voisins s'y relaient. Les opposants attendaient le jugement du tribunal de Saint-Nazaire. À la demande du constructeur de l’aéroport, la justice a ordonné l’évacuation des lieux. Ce qui n’a pas surpris les occupants.

 

Ceux-ci, en même temps, renforçaient les défenses en amenant des matériels agricoles, certains déclassés, afin de compliquer une éventuelle intervention des forces de l’ordre. Intervention à laquelle ils ne croient pas dans l’immédiat. À travers le rassemblement, et la mise en place d’engins, les opposants à l’aéroport entendaient surtout montrer leur détermination.

 

Deux sites symboles de la résistance à l’aéroport sont désormais expulsables: le village de bois autogéré de la Chataigneraie, et la ferme de Bellevue.

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« C’est maintenant au gouvernement de décider », font remarquer les opposants.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Notre-Dame-des-Landes-les-paysans-renforcent-le-rempart-autour-de-la-ferme-de-Bellevue_40815-2177906_actu.Htm

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 13:58
http://bellaciao.org/fr/local/cache-vignettes/L480xH340/9e_manif_mensuelle_30mars2013_2_WEB-4df79.jpg
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"CAPITALE VERTE" OU BIEN "CAPITALE BLEUE" ?


Partout on nous rabâche que Nantes à été élue Capitale Verte. Ne nous laissons pas berner, cette écologie n’est que de surface et si les décideurs nous la servent outrageusement à toutes les sauces ce n’est pas pour nous féliciter, mais pour mieux nous flatter, nous endormir.

 

Ce label, c’est entre-autre l’occasion d’imposer de nouvelles lignes de "chronobus", mais malheureusement associées aux parkings payants et à la suppression des parkings gratuits, tout en augmentant les bouchons des heures de pointe, les chronobus étant non dépassables. De raser des quartiers pour en créer d’autres dédiés aux affaires (Euro-Nantes) ou encore de faire pousser sur 35ha de terres maraîchères des « éco-quartiers » avec "rivières naturelles"(?).


Être Capitale Verte , ça justifie aussi un bon nettoyage : nettoyage et uniformisation des murs et des façades, nettoyages des rues en en éloignant les pauvres et en camouflant tant bien que mal la misère. Bref, profitons en pour créer une ville bien aseptisée où tout ce qui se passe doit être sous contrôle, choisi par les autorités, et dans des cadres bien précis.


Repeindre toute cette ville en vert permet donc juste de mieux faire avaler la pilule.

 

Et quand il s’agit de faire tourner des camions de CRS 24h/24 un peu partout et depuis des mois, bizarrement on ne nous parle plus « d’empreinte carbonne », ni de trous dans les finances publiques...


METTONS LA PRESSION POUR PORTER UN COUP D’ARRÊT DÉCISIF !


Habitant le Pays Nantais, la ville ou ses banlieues, nous sommes concerné-e-s en premier lieu par ce projet d’aéroport. Par son coût et par son développement, ainsi que par les choix associés, il conditionnera un mode de vie toujours plus encadré et contraint. Concrètement, il n’est tourné que vers le profit et décidé hors de tout cadre démocratique.


Ce projet d’aéroport n’est qu’un maillon dans une vision plus vaste d’aménagement d’une métropole ininterrompue de Nantes à Saint- Nazaire. Nous ne voulons pas de cette ville programmée, hygiéniste, de la mort des quartiers, d’un centre-ville en carton-pâte et d’une ville marketing. Nous ne voulons pas d’une échelle urbanistique toujours plus grande, consommatrice d’espaces et non propice aux rencontres. Nous ne voulons pas d’une ville qui ne nous appartiendrait plus, où le constructeur a priorité sur l’habitant.

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Réapproprions-nous la rue, faisons jouer notre droit et plus si nécessaire. Opposons nous à l’urbanisme fonctionnaliste et réducteur de libertés que tentent de nous imposer les décideurs !

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Manifestation samedi 30 mars 15h, place Royale à Nantes

Collectif Nantais Contre l’Aéroport cnca@riseup.net

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http://zad.nadir.org/spip.php?article1420

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 11:37

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26 mars 2013 à 20h40 

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Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg aurait violemment pris à partie le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en décembre, au plus fort de la tension liée au dossier de Florange, sur son aéroport "dont tout le monde se fout".

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C'est une des "bonnes feuilles" de "Florange, la tragédie de la gauche", de Valérie Astruc et Elsa Freyssenet, que publie L'Express. Ça se passe en décembre. La tension liée au dossier de la reprise de Florange est très importante. Jean-Marc Ayrault vient de désavouer publiquement Arnaud Montebourg, qui se démenait pour trouver un repreneur pour le site sidérurgique. Le ministre du redressement productif est furieux, et la discussion est décrite par les médias comme "très houleuse". De fait…

 

"Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport !"


"Comment tu as pu taper ainsi sur le repreneur ? s'emporte Montebourg. De quoi j'ai l'air après ce que tu as dit devant les Français ? (…) Dans une situation exceptionnellement grave, j'ai besoin de moyens exceptionnels ! Et toi, t'envoies l'aviation mitrailler tes troupes, c'est ça ? T'es vraiment un chef de guerre !"

Et d'enchaîner : "Tu fais chier la terre entière avec ton aéroport de Notre-Dame-des-Landes, dont tout le monde se fout ! Tu gères la France comme le conseil municipal de Nantes !"

 

"Tu ne m'impressionnes pas"

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Réponse d'Ayrault, selon les deux journalistes : "tu ne m'impressionnes pas du tout". Avant de conclure en revenant au sujet initial (les ouvriers de Florange seront contents de l'apprendre) : "je suis désolé, Arnaud, mais il n'a jamais été envisagé de nationaliser".

  • B.B.

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-pour-montebourg-un-projet-dont-tout-le-monde-se-fout-26-03-2013-2048549.php

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 11:44
02 tracteur paysans oui

jeudi 28 mars 2013, par zadist


Apéro - Pique nique à Notre Dame des Landes Rassemblement à Bellevue pour le rendu du délibéré concernant l’expulsion de la ferme (jugement du 20 mars) ; prévoir son pique nique

Lieu: Ferme de Bellevue

 

Le mercredi 20 mars, huit paysannes et paysans du Copain 44 comparaissaient devant le tribunal d'instance de Saint Nazaire, assignés dans le cadre d'une deuxième procédure de référé déposée par AGO Vinci pour les motifs suivants, entre autres, « violation du droit de propriété... non respect des règles élémentaires d'hygiène et de sécurité... troubles de voisinage... impossibilité de débuter les travaux projetés (démolition)... risque de dégradation de l'immeuble (aurait-on le sens de l'humour chez AGO ?) ». Le jugement sera rendu le jeudi 28 mars 2013.
Ce nouveau référé fait suite au premier jugement rendu le 28 février qui condamnait les 10 paysans, déclarés résidant dès la fin janvier, à l'expulsion immédiate assortie d'astreintes journalières.
Avant de déclarer à l'huissier, le 01 mars, qu'ils n' habitaient plus là, les dix avaient fait appel du jugement.
Après s'être déclarés résidant, le 02 mars, les huit nouveaux occupants se sont déclarés comparants volontaires dans le cadre de la procédure d'appel.
Ce sont donc bien, aujourd'hui 18 paysannes et paysans du Copain 44 qui sont poursuivis en justice par AGO Vinci.
Mercredi 20 mars, deux cents personnes sont venues les soutenir devant le tribunal d'instance de Saint Nazaire avec tracteurs, pelles, bêches, râteaux, plants et semences. Un tunnel maraîcher à été monté devant l'entrée du tribunal pour rappeler que Notre-Dame-des-Landes est aux portes des agglomérations de Nantes et Saint Nazaire, où il est urgent, aujourd'hui, de répondre à la demande en forte croissance d'une alimentation produite localement.
Symboliquement, les paysannes et paysans du Copain 44 on semé à la volée des céréales sur le bitume pour démontrer que ce n'est surement pas en bétonnant 1600 ha à Notre Dame des Landes que l'on répondrait à ce besoin vital.
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23 mars 2013 6 23 /03 /mars /2013 11:12

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22 mars 2013 à 17h23 

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Dans sa dernière étude économique consacrée à la France, l’OCDE adresse une pique à la France pour certains de ses investissements actuels, destinés selon elle à "rendement relativement faible". Parmi eux, des "aéroports régionaux".

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"La France étant dotée d’infrastructures de réseau et de transports bien développées, certains investissements supplémentaires ont probablement un rendement relativement faible", écrit d’Organisation pour la coopération et le développement économique dans la livraison de mars 2013 de ses "Etudes économiques" (page 27).

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"Charge pour les générations futures"

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Et de poursuivre : "certaines lignes de train à grande vitesse ne seront sans doute jamais rentables et des projets prestigieux, notamment la construction du nouveau siège du ministère de la Défense, de stades ou d’aéroports régionaux, risquent de représenter une charge pour les générations futures".

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Le projet de Notre-Dame-des-Landes est le principal projet d’aéroport en France.

  • B.B.

Commentaires: Des infrastructures seraient inutiles et construites uniquement pour la gloire éternelle des élus locaux? Et alors, c'est pour la "grandeur de la France". Quand faut payer, faut payer! A Brest on aura un stade ET une centrale. Nananère!

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 13:47
zad-copie-1

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Sophie Caillat | Journaliste Rue89

Comment gagner encore du temps pour ne pas perdre la face ? C’est le dilemme de Jean-Marc Ayrault, grand promoteur du projet d’aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes, près de Nantes. Dans les couloirs de Matignon et du Parlement, il se murmure que les travaux ne pourront pas commencer avant les municipales. Soit dans plus d’un an. Alors qu’ils doivent officiellement démarrer au printemps.


Depuis ce mercredi, le dossier est devenu européen. La commission des pétitions du parlement européen (une procédure pré-contentieuse ouverte aux citoyens) a demandé à l’Etat français de lui donner, d’ici le 15 avril, des éclaircissements sur la façon dont il entend se conformer à la directive européenne sur l’eau et la protection des espèces. La direction générale de la concurrence s’est également saisie du sujet en raison des subventions publiques dont bénéficierait l’aéroport. Ce mercredi ont été auditionnés à Bruxelles les opposants et promoteurs du projet. La commission a décidé que la « pétition » (la doléance) restait ouverte, ce qui fait dire à Sandrine Bélier, eurodéputée EELV présente à l’audition, que :

« L’Europe est saisie officiellement, ce n’est plus un dossier franco-français. Elle est à l’écoute et attend la réponse de l’Etat français, qui n’avait pas envoyé de représentant. Il est possible que la commission décide ensuite de se déplacer sur place pour constater si la France respecte le droit européen. »

Envoyer l’armée ?

Une étape importante a donc été franchie pour les opposants au dossier, même si la guerre de l’opinion fait rage, plus que jamais. L’Association citoyenne pour la réalisation d’un aéroport international à Notre-Dame-des-Landes (Acipran) a dénoncé ce jeudi une « agressivité inadmissible » contre l’Etat français de la part des députés européens. Et son président d’ajouter :

« Affirmer que l’Etat français ait tenté de créer sur le terrain une situation irréversible avec le recours à la forcé armée en est même une caricature. »

Pourtant, le recours à l’armée a bien été évoqué indirectement par Jacques Auxiette, président de Région et du syndicat mixte aéroportuaire, qui a déclaré à Ouest-France :

« Ce n’est pas plus compliqué qu’au Mali ! Assumer quand on expulsera. C’est ça l’Etat de droit. Le rôle de l’Etat n’est pas d’être complice. »

Une sortie très mal prise par les écologistes. Jean-Philippe Magnen, porte-parole d’EELV et vice-président de la Région :

« n’imagine pas comment Matignon, qui a témoigné d’une volonté d’apaisement, pourrait ordonner les expulsions et le démarrage des travaux comme prévu en avril ».

« On ne pourra plus construire d’infrastructure en France »

Début avril justement, le Premier ministre se verra remettre les conclusions de la « commission du dialogue » installée en décembre. Son président, Claude Chéreau, a confié au Monde ses doutes sur la pertinence des arguments des pro-aéroports. La commission est partagée et « pourrait suggérer au gouvernement des compléments d’enquête », qui ferait prendre du retard au projet. Les écologistes ne s’attendent pas pour autant à ce que la commission plaide pour un moratoire, souhaité par eux. Commentaire de Françoise Verchère, conseillère générale Front de gauche opposée au projet reçue par la commission du dialogue :

« Ils nous ont dit qu’ils étaient embêtés, car si on ne fait pas cet aéroport, ça veut dire qu’on ne peut plus construire d’infrastructures en France. Nous, on attend qu’ils nous justifient factuellement en quoi le bruit et les prévisions de trafic rendent nécessaire un nouvel aéroport. Les problème, c’est qu’ils n’arrivent pas à remettre en cause un choix fait il y a quarante ans, ils n’arrivent pas à changer de logiciel. »

Le lancement d’une étude sur l’optimisation de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique serait une voie de sortie honorable. Pendant que les commissions dialoguent et pétitionnent, l’occupation du terrain s’amplifie. La zone est défendue par bien plus de gens qu’en octobre, au moment des premières interventions policières.

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http://www.rue89.com/rue89-planete/2013/03/21/notre-dame-des-landes-pourquoi-le-chantier-ne-demarrera-pas-au-printemps

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 11:50
algues

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Environnement mercredi 20 mars 2013
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Patrick Durand, un Rennais spécialiste de la pollution par l’azote d’origine agricole, juge les huit contrats de baie signés en Bretagne pour faire reculer les algues vertes. Directeur de recherche à l’Inra, l’Institut national de la recherche agronomique.


Quel est votre regard sur ces contrats de baie destinés à lutter contre les marées vertes ?


D’abord, c’est une démarche intéressante et relativement innovante qui voit les acteurs locaux s’investir et dont les résultats sont évalués par un comité scientifique. Cela a permis dans certains cas l’émergence de dynamiques positives, et la mise en place d’une concertation. Mais, ils présentent quand même deux ou trois défauts majeurs. Dans certains bassins versants, les acteurs ont plus instauré un rapport de force qu’une véritable concertation, aussi bien du côté de la représentation agricole que du côté de certaines associations de protection de la nature. La baie de Lannion est l’un des endroits où cela s’est plutôt bien passé.

 

L’autre défaut majeur ?


De façon générale, localement les filières agro-industrielles (grandes coopératives, groupes industriels) se sont peu investies alors qu’elles y étaient invitées. Cela a manqué pour donner de l’ampleur. Le troisième grand problème : j’ai l’impression que les pouvoirs publics n’ont pas pris complètement l’ampleur des changements qui sont nécessaires pour régler le problème. Du coup, le message envoyé aux acteurs locaux n’est pas suffisamment fort, clair et cohérent pour leur permettre de faire des projets de territoire suffisamment ambitieux.

 

Le résultat au final ?


Tous les plans seront probablement insuffisants pour éliminer les algues vertes, à courte ou moyenne échéance. La responsabilité est très partagée. Ce n’est pas la faute de la profession agricole. Tout un ensemble de choses ont fait que l’on a cru pouvoir régler partout le problème en se contentant d’une adaptation limitée des activités agricoles, d’une optimisation un peu plus poussée des pratiques agricoles et d’une surveillance un peu plus grande de la réglementation. C’est tout à fait positif et va dans le bon sens. Mais pour descendre à une concentration en nitrates suffisante pour limiter le problème, il faut radicalement des changements forts des activités agricoles, y compris des systèmes de production. Or, dans la quasi-totalité des baies, l’hypothèse de départ était de dire qu’on ne touche pas au volume de production agricole du territoire. Cela ferme la porte à des changements réels.


Un autre scénario aurait-il été possible ?


Le choix a été de dire on va essayer d’y arriver partout. Mais d’un point de vue de pure efficacité, il aurait été plus clair de dire : « On tente le coup où socio-économiquement et techniquement, c’est envisageable pour faire une sorte d’expérience en vraie grandeur ». Et sur les autres baies, on accepte de dire durant un certain temps que les algues vertes seront là et que l’on préfère maintenir l’activité agricole parce que c’est plus important. En voulant faire croire qu’en faisant un peu d’effort partout on va régler le problème, tout le monde risque d’être perdant dans l’histoire. Il y aura toujours des algues vertes. Les pouvoirs publics seront accusés d’avoir dépensé de l’argent et les agriculteurs auront subi de nouveaux efforts, de nouvelles contraintes et continueront d’être accusés.

 

Vous évoquez aussi la politique foncière comme outil de lutte contre les algues vertes ?


Au cours des dix dernières années, il y a eu une diminution de 30 % du nombre des exploitations. Ces terres ont été reprises. Jusqu’à présent, les dispositifs qui règlent ces transmissions ne sont pas mobilisés pour favoriser de nouveaux systèmes agricoles qui seraient préférables d’un point de vue environnemental. Les gens les plus puissants et les plus influents récupèrent ces terres. Il y avait la possibilité de réguler le marché foncier pour encourager l’installation de nouveaux systèmes d’exploitation, moins risqués en terme en fuite d’azote. Dans les nouvelles installations, il y a beaucoup de bio. Mais ces agriculteurs n’ont pas forcément accès aux terres qui se libèrent, car le système est traditionnellement verrouillé. On nous dit qu’il est extrêmement difficile à un agriculteur de changer son système de production du jour au lendemain, de changer de métier presque. C’est très difficile. Par contre, à l’occasion des cessations d’activité, pourquoi ne favorise-t-on pas de façon plus volontariste les systèmes qui iraient dans le sens que l’on attend d’un point de vue environnemental.

 

Pourquoi ne pas favoriser ainsi la reprise de terres par un agriculteur bio qui veut s’étendre ?

 

Il y a un certain nombre de systèmes de production largement pratiqués en Bretagne qui, s’ils sont dominants sur un territoire, ne permettront pas de descendre au niveau voulu de concentration en nitrates. On ne sait pas faire. Je ne connais pas un endroit au monde où avec ce système on a des eaux à 10 mg/litre, ce que l’on considère comme l’objectif à atteindre pour limiter de manière significative la prolifération des algues. On arrivera à respecter la norme de 50 mg/l d’eau potable sans problème. Mais10 mg/l, c’est à peu près ce que l’on a dans les rivières du Massif central.

 

Donc, vous en dites quoi de ces contrats de baie ?

 

C’est un peu une occasion manquée. L’idée de départ et le principe sont bons. Sauf qu’en raison des résistances et du contexte socio-économique, si on veut réellement changer les choses, il faut se donner beaucoup plus de moyens. Sur le terrain, il existe cette envie d’innover, d’expérimenter et de résoudre le problème. Elle existe chez les agriculteurs, du moins chez certains agriculteurs, comme chez les élus locaux.

 

La surface concernée par les bassins versants à algues vertes, c’est 10 % de l’agriculture bretonne. Si sur la moitié, on change de système de production de l’activité agricole, on ne va pas mettre sur la paille les filières agro-industrielles, loin de là. On développe de nouveaux systèmes d’exploitation innovants et ce n’est pas forcément du bio. Pour que l’on ait des systèmes à base fuite d’azote, il faut deux conditions absolument nécessaires. La première, la quantité d’azote que l’on fait entrer dans le système n’est pas trop élevée. Deuxième condition, il faut toute l’année, et particulièrement en automne et en hiver, des couverts végétaux capables d’absorber l’azote qui reste dans le sol, ou que les sols produisent. Ce ne sont pas forcément des révolutions, mais des changements en profondeur par rapport à ce qui existe.


Aujourd’hui, où en est la qualité de l’eau en Bretagne ?


Les niveaux de départ sont très variables selon les baies. Après, si on arrête aujourd’hui complètement l’agriculture ou si d’un coup de baguette magique, il n’y avait plus de nitrates à partir des parcelles, pour descendre à 10 mg/l, il faudrait selon les bassins versants entre cinq et quinze ans pour voir disparaître les algues vertes. Plus on retarde la mise en place de cette diminution des pertes à la source, plus le délai s’allonge. D’un point de vue scientifique, on préconise une action très importante rapidement plutôt que quelque chose de très progressif.

 

Il n’en reste pas moins que la qualité de l’eau va en s’améliorant en Bretagne ?


Oui, de façon à peu près généralisée, et depuis cinq ans, on est dans cette dynamique de baisse des nitrates. Mais cela ne se poursuivra pas éternellement si on n’enclenche pas la vitesse supérieure. Car cette baisse correspond aux actions entreprises pour la mise aux normes des exploitations et le respect de la réglementation, en gros depuis 1998-1999. Ce sont ces effets que l’on observe aujourd’hui. C’est une question de dosage. Avant, on avait une tasse de café très concentré dans laquelle on ajoutait du café très concentré. C’était la situation avant 2000. Après, on a commencé à ajouter du café moins concentré. Progressivement, la concentration de la tasse diminue. Mais on arrive à un moment où la baisse va ralentir.


Si l’on compare la qualité de l’eau en Bretagne par rapport à celle d’autres régions françaises ?


La Bretagne est la région de France où la qualité des eaux s’est améliorée de la manière la plus significative depuis dix ans. Il y a d’autres régions de France où l’eau continue à se dégrader. En Bretagne, on a inversé la tendance. La Bretagne a été la première à le faire, que ce soit pour les pesticides ou les nitrates. Mais on partait aussi d’une situation qui était la plus dégradée de France. Le résultat, par rapport aux nitrates : on est toujours moins bon que la moyenne nationale mais on n’est pas plus mauvais que le Bassin parisien, les Pays de la Loire ou le nord de la France. Et on est plutôt dans une dynamique d’amélioration alors que dans pas mal de ces endroits la situation se détériore. Il n’y a pas qu’en Bretagne qu’il y a des problèmes.

 

Recueilli par Didier GOURIN.

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http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Algues-vertes-les-bonnes-intentions-ne-suffisent-pas_6346-2175029_actu.Htm

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 09:14

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Le collectif "informel" du centre finistère est heureux de vous inviter à son Ciné-Soupe

 

Jeudi 4 avril 19h à l'Arthus-ciné de Huelgoat


Notre Dame des Landes (NDDL) est toujours en lutte, contrairement à ce que laisse penser le délaissement médiatique du sujet. Au delà de l'opposition ferme à la construction de l'aéroport, les zadistes construisent et expérimentent sur les 2000 hectares concernés, notamment par l'occupation et la relance paysanne de la ferme de Bellevue.

 

Dans le même temps, les habitants et les habitantes de la ZAD lancent un appel à l'installation de nombreux paysans et paysannes afin de cultiver collectivement des légumes plutôt que du bitume.

 

Le collectif du centre Finistère en soutien à NDDL vous propose le 4 avril une soirée « Ciné-Soupe-Causerie » autour du projet de construction d'un aéroport de NDDL . La projection des documentaires « Invi$$ible : Zadiste the Question » et « Le nouvel ordre local », sera l'occasion d'une information joyeuse et conviviale sur l'actualité de la lutte, et d'un échange sur les alternatives paysannes proposées dans le bocage nantais.

 

Au programme: 19h, soupe-causerie - 20h films "Invin$$ible, Zadiste the Question" (présence du réalisateur) suivi de "Le nouvel ordre local" - 22h discussion-débat

 

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mardi 16 avril

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vendredi 19 avril

8 h 45


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  Concert à Lannion

 

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Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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