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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 11:23

Par Ivan du Roy, Sophie Chapelle (16 octobre 2012)


Une opération d’expropriation de terrains occupés par des opposants au projet de futur aéroport nantais a débuté le 16 octobre.

 

Loin de mettre en oeuvre sa « méthode de concertation », le gouvernement a donc décidé d’employer la force pour faire avancer les intérêts du groupe Vinci, promoteur d’un projet critiqué pour son inutilité. Comment réagiront les écologistes du gouvernement ?

Peu avant 7h, d’importantes forces de l’ordre ont commencé à déloger les opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame des Landes, près de Nantes. Plus de 500 gendarmes et CRS, plusieurs hélicoptères et des dizaines de véhicules sont sur place. Un quasi état de siège pour une opération qui concernerait, selon la préfecture de Loire-Atlantique, « sept occupations illégales sur des espaces bâtis et quatre zones d’occupation illégales non bâties ». Motif : les travaux préparatoires à la construction de l’aéroport – qui doivent commencer début 2013 pour un achèvement prévu en 2017 – impliquent que les maisons rachetées par le concessionnaire Vinci et celles qui ont fait l’objet d’une procédure d’expulsion soient en grande partie vidées.


En guise de première riposte, les opposants ont investi dès 7h la fréquence 107.7, antenne des autoroutes Vinci, le groupe concessionnaire du projet d’aéroport. Outre les agriculteurs touchés par les procédures d’expropriations, une centaine de militants hostiles au projet s’étaient durablement installés dans la campagne environnante depuis plus de trois ans. Ils ont appelé à la « réoccupation » en cas d’expulsion. « Notre victoire ne sera pas militaire, elle ne peut être que politique », assure une militante (lire sa lettre).


Un gouvernement dans l’illégalité selon... EELV


Oublié donc la concertation engagée lors de la conférence environnementale. « Alors que le gouvernement Ayrault ne perd aucune occasion de vanter les mérites de sa méthode de concertation, force est de constater que cette « bonne » gouvernance semble réserver aux questions sans enjeux et sans réalité locale », critique l’association Agir pour l’environnement.


Du côté d’Europe écologie - Les verts (EELV), on « déplore ce déploiement démesuré de forces de l’ordre, qui par ailleurs n’est justifié par aucune urgence, ni aucune nécessité », sans condamner clairement l’expulsion. « Plutôt que d’utiliser la force, le gouvernement et le groupe Vinci devraient aller au bout de leurs obligations réglementaires, qui ne sont à ce stade pas remplies, entraînant par exemple à scandaleusement contourner la loi sur l’Eau », ajoute EELV (lire le communiqué). Les ministres Cécile Duflot et Pascal Canfin demeureront-ils dans un gouvernement accusé par leur propre parti de ne pas respecter la loi ?


Les engagements récents d’autres membres du gouvernement semblent autant inébranlables qu’un brin d’herbe sous une rangée de CRS. « Dans la VIème République que je défends les pouvoirs et contre-pouvoirs seront organisés de telle manière que jamais un projet qui divise autant ne puisse être adopté, au niveau national comme au niveau local », écrivait, à propos du projet d’aéroport, Arnaud Montebourg [1]. « Je vous le dis avec netteté : il faut tout reprendre depuis le début. » C’était en octobre 2011 avant qu’il ne devienne ministre. Il répond désormais beaucoup plus sobrement : « Le Premier ministre a tranché ce dossier » (Lire sur Rue89).


Ce projet d’aéroport à 30 km au nord de Nantes, destiné à remplacer en 2017 l’actuel aéroport de Nantes Atlantique situé au sud de l’agglomération, a été validé par l’État et les collectivités locales à majorité socialiste. Son utilité est cependant contestée par de nombreuses associations, qui mettent aussi en avant son impact environnemental et son coût, 600 millions d’euros (lire nos précédents articles).


Sophie Chapelle et Ivan du Roy

Notes

[1] Dans un courrier

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En savoir plus

Le blog des occupants, Zone à défendre, donne des infos en continu sur la situation sur place : à suivre ici.

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17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 09:45

 

 

 

16 octobre 2012 à 09h42 

 

Une importante opération d'évacuation par les forces de l'ordre de maisons squattées par des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, au nord de Nantes, a débuté ce matin peu après 7h.

 

 [Notre dossier sur Notre-Dame-des-Landes]


 

Plus de 500 gendarmes et CRS, plusieurs hélicoptères, plusieurs dizaines de véhicules sont sur place. Un barrage érigé par les opposants en travers d'une des routes sinuant au milieu d'un bocage très dense de haies et de fossés...Notre-Dame-des-Landes est ce matin en quasi état de siège.

 

Vers 7h15, au lieu-dit le Bel Air, des CRS se sont approchés pour demander aux occupants de sept maisons de partir. Après l'évacuation de leurs meubles ces derniers, une vingtaine de personnes, ont été évacués de force en scandant "on n'est pas des voyous" et "on vit ici, on reste ici". Ils font partie de la centaine d'opposants à l'aéroport très mobilisés.

 

 [Le site de l'ACIPA]

7 maisons, quatre zones non bâties


L'opération "concerne sept occupations illégales sur des espaces bâtis et quatre zones d'occupation illégales non bâties", indique la préfecture de Loire-Atlantique. Cette situation ne doit pas être confondue avec celle des personnes présentes légalement sur le site depuis avant la date de déclaration d'utilité publique du projet en 2008 et concernées par une procédure d'expropriation dont l'exécution n'est pas d'actualité", ajoute la préfecture. 


En guise de première riposte, les opposants ont investi dès 7h la fréquence 107.7, antenne des autoroutes Vinci, le groupe concessionnaire du projet d'aéroport. ,

Deux premières expulsions en octobre


Cette évacuation matinale fait suite à une première expulsion d'une quinzaine de personnes, le 9 octobre dernier, dans une commune proche de Notre-Dame-des-Landes. Une autre a eu lieu lundi soir dans une maison fermée et gardée par le concessionnaire du projet d'Aéroport du Grand Ouest (AGO), réoccupée depuis samedi dernier par une centaine de militants. Toujours à Notre-Dame-des-Landes.


Les travaux préparatoires à la construction de l'aéroport (bilan archéologique, construction du barreau routier) doivent commencer début 2013 pour un achèvement prévu en 2017 et impliquent que les maisons rachetées par le concessionnaire et celles qui ont fait l'objet d'une procédure d'expulsion soient en grande partie vidées.

 

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/nantes/notre-dame-des-landes-coup-de-force-contre-des-opposants-a-l-aeroport-16-10-2012-1874248.php

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuDet_-Notre-Dame-des-Landes.-Des-expulsions-bien-orchestrees_39382-2123568_actu.Htm

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 13:38
CRS ps

Depuis ce matin des forces de polices présentes massivement sur le terrain du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes sont en train d’intervenir pour vider des maisons situées sur le site, occupées par des opposants au projet.

 

Ce que le gouvernement de Sarkozy-Fillon n’avait pas pu faire le gouvernement Hollande-Ayrault le tente aujourd’hui : passer en force contre la mobilisation et la résistance des habitants, des associations, de tous ceux qui refusent ce projet pharaonique, inutile et coûteux aux conséquences négatives sur l’environnement.

 

Le gouvernement veut démontrer « sa fermeté » sur ce dossier comme il a tenté de le faire en gazant les salariés venus manifester au Mondial de l’automobile.

 

Après s’être aplati face aux patrons-pigeons, après avoir démontré son incapacité à s’opposer aux plans de licenciements des patrons de l’automobile, après avoir clos le débat sur la dépénalisation de la consommation du cannabis donnant ainsi des gages à la droite, cette agression est une provocation supplémentaire contre le mouvement social.

 

Ce gouvernement n’est décidément pas le nôtre et la question doit être posée aux écologistes.

 

Que sont-ils prêts à accepter de ce gouvernement ? Cécile Dufflot et Pascal Canfin ont-ils l’intention d’entériner ce nouveau coup de force en se taisant comme ils l’ont fait pour le traité européen ?


Le NPA pour sa part appelle à la mobilisation, à la résistance.

 

Il réaffirme sa solidarité avec toutes celles et ceux qui sont engagés dans cette mobilisation.

 

Il appelle l’ensemble des forces politiques et sociales à faire front, unitairement, pour exiger l’arrêt immédiat de l’intervention policière, à s’opposer au projet d’aéroport et à ce gouvernement qui tente par la répression de l’imposer.

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 12:24

Par Geneviève Coiffard-Grosdoy (16 octobre 2012)


Avec l’expulsion d’une centaine de militants qui a débuté le 16 octobre à Notre-Dame-des-Landes, une page se tourne dans la lutte qui oppose depuis trois ans paysans, habitants et militants écologistes d’un côté, l’État, le groupe Vinci et Jean-Marc Ayrault de l’autre. « Nous riposterons par de nouvelles occupations, par des réoccupations, face à ces maisons vides murées pour en empêcher l’habitation », témoigne une militante.

Le 15 octobre 2012, à midi.


Tout est donc prêt du côté des « forces de l’ordre » : l’assaut des zones squattées de la ZAD (zone à aménagement différé du projet d’aéroport, rebaptisée Zone à Défendre), pour la karchériser de tous ses pouilleux, aura lieu avant le 1er novembre 2012. Des centaines de gendarmes, CRS, sont prêts. Les mardi 16 et 25 novembre sont évoqués de manière insistante, peut-être le samedi 27, ça peut être un leurre pour épuiser les militants avant le véritable déclenchement dans la semaine. Cinq à huit lieux de vie sont concernés par chacune des opérations, pour disperser les forces.


Nous, opposants à l’aéroport, nous préparons aussi : les habitants de chaque lieu de vie au premier chef, c’est à eux de définir leurs propres formes de réaction. Comme c’était aux personnes concernées, propriétaires et exploitants, de définir leur propre attitude lors de la visite du juge des expropriations, maison par maison, parcelle par parcelle, au premier semestre 2012. C’est à eux aussi de définir le soutien qu’ils demandent à ceux qui seront à côté d’eux face aux forces du désordre.


Contre-offensive


Une première contre-offensive a eu lieu dès ce week-end en avant première de ce qui nous attend cette semaine : l’ouverture et la réoccupation, à l’initiative de militants anti-aéroport, habitants légaux et illégaux d’une maison vide au Limimbout. Pour vider la zone, AGO [1]/Vinci devenu propriétaire des terres et maisons du Conseil Général, mure et fait garder les maisons qui se vident par départ ordinaire de locataires, souvent en bail précaire. C’est l’une de ces maisons qui a été rouverte samedi soir, en avant-première d’une soirée de soutien organisée par l’Acipa, avec projection du film Notre Dame des Landes au cœur de la lutte [2], réalisé par Christophe Kergosien et Pierrick Morin, et un superbe concert des musiciens sud-américains Ismael Duran et Leon Chavez. La salle Cassiopée était presque trop petite pour cette soirée (plus de 200 personnes) dont l’annonce de la réoccupation a été l’un des temps forts. Elle nous a permis de nous ressourcer pour nous préparer aux prochains jours...


Plusieurs réunions ont eu lieu dimanche au Limimbout, réchauffées par un beau soleil d’automne. Échanges d’informations, étude de contre-offensives à venir, préparation de la phase dite d’ « expulsions » dont nous savons qu’elle ne pourra pas être évitée, et à laquelle se préparent depuis des mois, parfois des années, les personnes venues volontairement sur la ZAD, la Zone à défendre.


Inventer d’autres mondes, loin du consumérisme


Ces princes en godillots gadouilleux, fils improbables tout à la fois d’Arthur Rimbaud, de Gavroche, de Guy Môquet, de tant d’autres aussi, sont venus ici avec des projets de vie (maraîchage, chèvrerie, boulangerie, etc) à la recherche d’une mise en cohérence radicale de leurs idées et de leurs modes de vie, recherche qui ne peut que susciter le respect. Pas facile d’être des mois sous la tente, en caravane ou dans des maisons laissées à l’abandon (qu’ils retapent !) sans autre « confort » que ce qu’ils souhaitent et peuvent eux-mêmes s’installer et se procurer collectivement et librement. Ils veulent inventer d’autres mondes, d’autres responsabilités et solidarités, loin du consumérisme, loin des flics (et des services sociaux, qui n’ont pas non plus très bonne presse parmi eux).

Certes, pour les vieux militant-e-s (éventuellement soixante-huitard-e-s), la confrontation peut être rude. La longueur d’infinies palabres pour s’organiser ensemble est parfois compliquée à vivre. Un certain refus de l’organisation collective, la promotion des choix individuels dans l’action, et beaucoup d’insouciance sur la manière dont seront perçues par la population les différentes formes de résistance, tout cela peut poser de réels problèmes avec les habitants récents. Les différences sont culturelles, mais aussi politiques.


« Que les télés viennent donc faire un tour à Notre Dame ! »


Mais comment ne pas voir qu’ils dessinent les contours d’autres possibles ? Un jeune couple que je connais me lance sur mai 68 « où tout était possible mais dont il n’est rien advenu ». Je tempère : ces propos sont assurément ceux d’hommes, car les mouvements féministes ont su poursuivre la conquête et assurer les droits des femmes après 68 ; et si maintenant on peut avoir l’impression que « rien n’est plus possible, qu’il n’y a pas d’alternative », ils sont eux la preuve vivante du contraire. Et je crève de dépit quand je vois nos journaux télévisés nous montrer inlassablement des personnes en pleurs (on peut le comprendre), en train de craquer à l’annonce de plans sociaux, de jugements de liquidations... Toujours des gens broyés dans les moments de l’échec, des luttes perdues. Jamais de gens debout, calmes, lucides, déterminés. Que les télés viennent donc faire un tour à Notre Dame !

Il n’y a pas de protection légale pour les « squatters », qui par définition n’existent pas, et ne sont pas « protégés par l’’accord’ post grève de la faim de mai 2012 » [3]. Mais comme je l’ai dit dans l’article pré-cité : « s’ils sont expulsés, d’autres endroits de la ZAD permettront leur accueil ». Quels que soient notre nombre et notre détermination non-violente, dans les lieux expulsables, demain ou dans quelques jours, il y aura destruction de lieux de vie, de jardins, de cultures, de projets pas seulement rêvés. Et très probablement un déchaînement de violence policière au-delà de ce que nous avons pu déjà connaître.


Riposter par de nouvelles occupations


Notre victoire ne peut pas être militaire. Elle adviendra et sera politique.

La solidarité très concrète comme l’accueil des expulsés, le regroupement des forces, sont d’ores et déjà assurés. Nous croyons en notre capacité à tenir jusqu’au rendu des différents recours, parce que nous en prendrons les moyens. Mais dans l’immédiat, face à un déploiement de forces par ailleurs totalement disproportionné, le saccage des projets et réalisations des « zadistes » est inéluctable. A moins que les protestations ne soient si vives qu’il y ait à nouveau un report des expulsions.


Nous riposterons par de nouvelles occupations, par des réoccupations. Nous avons noué des contacts avec le DAL (qui occupe actuellement le Lieu Unique à Nantes) et les poursuivrons face à ces maisons vides murées pour en empêcher l’habitation. Le droit au logement est bafoué.


Résister se conjugue au présent


Nous ne seront pas les « déguerpis » de Vinci. J’ai entendu des dizaines de fois ce terme de la part de paysans lors d’un périple de 3 500 kilomètres en transport en commun, en Afrique de l’ouest, en janvier/février 2011, dans la caravane des mouvements sociaux en route vers le Forum Social Mondial de Dakar (à l’initiative des branches Afrique du Dal, du Cadtm et d’Attac).

 

Pour mener les expulsions (projets d’aéroports, d’échangeurs, d’ensembles commerciaux et/ou immobiliers) des sbires font irruption dans les cases, tapent au sol avec des fléaux en hurlant « déguerpis, déguerpis, déguerpis » ; si pas d’obéissance assez rapide, ils tapent – toujours au fléau bien sûr –, sur les quelques objets et sur les cases, puis enfin sur les gens... Arrêtés sur place, ou sortant, mais qui reviennent, et ça recommence... Nous aussi allons recommencer. Je me sens ici en pleine cohérence avec mon engagement altermondialiste, notre lutte est en pleine résonance et solidarité avec tant d’autres luttes de par le monde, pour la défense des terres agricoles, la souveraineté alimentaire et le droit des peuples à défendre leurs territoires et modes de vie.


Quoi qu’il arrive cette semaine, nous ne serons pas écrabouillés, la lutte contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes continuera. Elle n’en deviendra pas pour autant plus facile, elle a besoin du soutien de tous.

Aujourd’hui, demain, après-demain... « le verbe résister se conjugue au présent » (Lucie Aubrac).

 

Geneviève Coiffard-Grosdoy, militante d’Attac

Notes

[1] AGO est l’acronyme d’Aéroport du Grand Ouest

[2] Un film à voir ou télécharger ici

[3] Lire à ce sujet sur Reporterre : Notre Dame des Landes : ce qui a vraiment été obtenu


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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 09:50

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En direct de Notre-Dame-des-Landes : opérations militaires d’expulsion en cours

By Melize,
16 octobre 2012
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9h33 : barricades sur la route de Vigneux inflammé // barricades in direction Vigneux burning...
Lire la suite ...

De Vigneux-de-Bretagne à Grandchamp-des-fontaines : zone militaire

By Melize,
16 octobre 2012
DSCF3507

Le point sur les déploiements militaires sur la zone du futur aéroport  Un hélicoptère...
Lire la suite ...

Notre-Dame-des-Landes : appel aux volontaires aux lieux-dits les Sabots et les cents chênes

By Melize,
16 octobre 2012

LibéronslaZADCommunication urgente : Les expulsions devraient intervenir dès 6 heures ce matin à Notre-Dame-des-Landes....
Lire la suite .

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16 octobre 2012 2 16 /10 /octobre /2012 09:41
le-projet-de-notre-dame-des-landes-suscite-une-vive-opposit
15 octobre 2012
By Melize, rédaction 7seizh.info

Depuis une semaine, Grandchamp-des-fontaines a des allures de champ de bataille.

 

Les fourgons de gendarmes mobiles sont désormais plus nombreux que les vaches sur la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-landes. La semaine dernière, les expulsions avaient commencé, et les réinstallations de nouveaux squats avaient à chaque fois répondu aux actions des forces de l’ordre.


Samedi soir, une nouvelle maison avait été investie par une centaine d’opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cet après-midi, les gendarmes mobiles ont repris possession de cette maison du Liminbout, sans incident officiel. Le préfet ordonne désormais des expulsions dans le cadre de la procédure de flagrant délit.

Les jeunes “squatteurs” de Notre-Dame-des-Landes, qui parfois habitent là depuis plus de cinq ans, attendent de nouvelles expulsions dans les heures à venir.

Quelques heures de répit

L’heure légale de fin des expulsions, soit 21 heures, laissera quelques heures de repos avant les prochaines actions militaires de récupération de la zone du projet controversé. Dès 6 heures demain matin, les opposants s’attendent à être délogés. Leur détermination n’est pas entamée et ils l’ont annoncé “Pour une expulsion, 10 nouveaux squats”.

7seizh suivra cette journée qui s’annonce particulière à Notre-Dame-des-Landes.

 

http://7seizh.info/notre-dame-des-landes-les-grandes-manoeuvres-ont-deja-commence/

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:46

arretez-vos-salades
 

*

Face aux pressions d'industriels qui voudraient « valoriser » des algues vertes, Eau & Rivières de Bretagne apporte son soutien total aux élus de la baie de Lannion et dénonce la fuite en avant que constituerait cette démarche.

Pour l'association, il ne peut être question de tomber dans le piège d'une pseudo valorisation des ulves, qui encouragerait* le maintien des échouages d'ulves nauséabonds et dangereux pour la santé publique.

Eau & Rivières de Bretagne demande donc à tous les acteurs publics, conseil régional, collectivités locales, Etat et ses établissements publics, de rejeter toute demande de financement direct ou indirect d'une quelconque démarche de collecte et/ou de transformation des algues.


L'association demandera que cette question soit inscrite à l'ordre du jour de la prochaine réunion du comité de pilotage régional du plan de lutte contre les algues vertes, afin que soit levée toute ambiguïté à ce sujet.

 

Commentaire: *Et surtout le maintient de porcheries de plus de 1000 truies!

 

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/media/user/File/communique/CP_ERB_algues_vertes_le_piege_oct2012.pdf


 

 

 

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15 octobre 2012 1 15 /10 /octobre /2012 09:43

 

L’énergie bois avale des arbres, pas des branches.

 

Le projet Dalkia de chaufferie de Rennes Sud apparait pour le moins déraisonnable. Sa consommation annuelle (telle que prévue au dossier d'enquête publique) se situe à 142 000 tonnes de biomasse dont 12 000 tonnes issues des déchetteries, 10 000 tonnes issues des industriels du bois et 120 000 tonnes d'origine forestière.

A cette cadence on peut estimer qu'en 6 années on aura totalement pillé les possibilités du département, mais qu'il faudra au moins 30 ans pour reconstituer celles-ci.

Et tout ça sans tenir compte des réalisations déjà existantes (ex. le projet de chaufferie du Val-d'Ille), la consommation des agriculteurs et autres particuliers en bois de chauffage, et des projets qui ne manqueront pas de se faire jour dans un avenir très proche comptant sur "un combustible bon marché".

Et tout cela sans penser aux augmentations exponentielles du prix en rapport avec l'augmentation de la demande et à la raréfaction de la ressource dans la même proportion.

Le bois et le bocage, pour certains, c'est le pétrole vert du département et de la Bretagne.
D’ici à ce qu’on y mette de l’engrais, il y a peu. Quand on vous disait que « même nos arbres pisseront des algues vertes » …

 

http://www.eau-et-rivieres.asso.fr/index.php?47/785&p=1


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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 09:47

blog -nucleaire facon Hollande

13 octobre 2012 à 17h20 -

 

Venus du grand Ouest, ils réclamaient la sortie du nucléaire et l'arrêt de la construction de ligne à très haute tension destinée à relier le futur réacteur EPR de Flamanville : entre 2.300 et 4.000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, ont défilé ce samedi à Laval.


 

Organisée par le réseau Sortir du nucléaire et des associations locales, la manifestation a rassemblé des participants venus des Pays de la Loire, de Normandie et de Bretagne dans une ambiance familiale.


Le président du groupe écologiste du Sénat, Jean-Vincent Placé, et le secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts, Pascal Durand, avaient également pris place dans le cortège.


"Nous demandons une sortie rapide du nucléaire et une politique énergétique basée sur les énergies renouvelables, les économies d'énergie et l'efficacité énergétique", a expliqué Sophie Morel, porte-parole de Sortir du nucléaire.

 

"Nous demandons aussi l'arrêt de la construction de la THT et de l'EPR, un gouffre à plus de 6 milliards d'euros dont le kilowatt coûtera beaucoup plus cher qu'un kilowatt produit avec de l'éolien".


La ligne THT Cotentin-Maine, qui doit s'étendre sur 163 kilomètres entre Flamanville et la région de Laval, est contestée en raison notamment de doutes concernant son effet sur l'environnement et la santé.


Lancé fin 2007, le chantier du premier EPR en France accuse un retard de quatre ans en raison de malfaçons et a vu son coût quasiment doublé à 6 milliards d'euros, contre 3,3 milliards initialement. Il doit en principe entrer en service en 2016.

La manifestation s'inscrivait dans le cadre d'une journée d'action organisée par Sortir du nucléaire dans une dizaine de villes de France ce samedi.


Il y a un an, c'est à Rennes que la manifestation s'était déroulée, réunissant des milliers de personnes.  

  • La redac web avec AFP

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/laval-de-2-300-a-4-000-manifestants-pour-une-sortie-du-nucleaire-13-10-2012-1871221.php

 

Lire aussi:

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-THT-environ-2-500-manifestants-sont-rassembles-dans-le-centre-ville-de-Laval_40806-2122352_actu.Htm

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10 octobre 2012 3 10 /10 /octobre /2012 10:19

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10 octobre 2012 

 

Hier, l'Autorité de sûreté nucléaire a annoncé qu'une partie des opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis devra être soumise à une nouvelle autorisation. Le démantèlement ne devrait pas être achevé avant 2025.


Les opérations de démantèlement de la centrale de Brennilis, un temps suspendues, viennent de reprendre après le décret de poursuite «partielle» du chantier, portant sur les seuls échangeurs de chaleur. Pour la suite (bloc du réacteur et bâtiment qui l'abrite), il faudra une autre autorisation qui ne sera accordée qu'au terme d'une enquête publique, laquelle ne sera ordonnée qu'après la prise en compte, par EDF, des observations formulées par l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire) et dévoilée, hier, lors de son bilan annuel.

 

Cette dernière a, en effet, estimé que l'opérateur électrique devait revoir sa copie concernant le stockage des déchets radioactifs, le site du Bugey (Ain) n'étant pas encore opérationnel (et, semble-t-il, pas près de l'être, après l'annulation du permis de construire). Ce contretemps mis à part, l'ASN «considère qu'EDF a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations de démantèlement», remarque Simon Huffeteau, en charge du dossier.

Trop rares radiophysiciens

Par ailleurs, l'ASN Bretagne - Pays-de-la-Loire a expliqué, toujours hier, que durant l'année écoulée, elle a noté 66 incidents mineurs, portant sur des détails d'arrimage de produits en cours de transport (sangles insuffisamment serrées, points d'ancrage mal adaptés...), des anomalies de gestion documentaire dans les services de radiothérapie, ou des insuffisances de précaution dans l'utilisation de matériel de radiographie industrielle. Pour autant, la situation est perfectible.

 

Pierre Siefridt, chef de la division de Nantes de l'ASN, observe qu'il existe toujours une carence en radiophysiciens, les spécialistes nécessaires à la mise en oeuvre des dispositifs de radiothérapie et de radiologie interventionnelle dans les hôpitaux. «La situation s'améliore et tous les établissements bretons remplissent les critères», commente-t-il en notant, toutefois, que certains sont à la merci d'un départ de spécialiste. «Mais la Bretagne est attractive et elle souffre moins que d'autres régions de cette carence de professionnels», précise le délégué régional Hubert Ferry-Wilczek.

 

L'ASN a également soulevé une difficulté propre à l'Ouest: un parc d'IRM insuffisant qui conduit à recourir plus qu'ailleurs à l'imagerie ionisante. «Il s'agit de faibles doses à chaque fois, mais les expositions sont de plus en plus fréquentes et cela devient préoccupant, même s'il n'y a aujourd'hui aucun enjeu sanitaire pour les patients», remarque Pierre Siefridt. «En cinq ans, l'augmentation des doses délivrées a augmenté de 57% et, faute d'alternative comme l'IRM non ionisante, la scanographie représente 58% de l'imagerie».

  • Alain Le Bloas

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/surete-nucleaire-nouveau-contretemps-a-brennilis-10-10-2012-1866615.php

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Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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