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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 11:33
Publié le 26/08/2012 à 11h25

 

Panique au sein des multinationales de l’agroalimentaire : en novembre, les électeurs californiens décideront si la présence d’OGM doit être mentionnée sur les emballages de nourriture.

 

« Big Ag » et « Big Food », les lobbys de l’agroalimentaire, ont mis au pot 19,2 millions d’euros pour faire barrage à l’initiative citoyenne « Nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons ».

L’enjeu est colossal, il explique l’union sacrée des plus grosses sociétés mondiales : toutes catégories d’aliment confondues, 80% de la nourriture américaine non bio contient des OGM. Et ce qui se décide en Californie, où vit 10% de la population du pays, préfigure ce qui va devenir obligatoire dans le reste des Etats-Unis.

Le maïs OGM, le soja OGM, les betteraves à sucre OGM, le coton OGM (cultivé pour son huile) sont à la base des sucres, graisses et additifs dont sont farcis les aliments nationaux.


Les céréales du petit déjeuner, certains pains et farines, des aliments comme le tofu, les épis de maïs doux, certains saumons d’élevage, pour ne citer que quelques exemples, sont de purs aliments OGM.

Ils sont bien rares, les consommateurs qui traquent la mention « Ne contient pas d’OGM » sur les bouteilles de lait de soja ou d’amande, sur les paquets de Granola ou sur les plats surgelés. L’immense majorité des Américains n’est pas au courant de cette invasion. S’ils l’étaient, il est probable que ça ne changerait rien à leur décision d’achat.

Exclus de l’étiquetage : la nourriture de restaurant et les boissons alcoolisées

Mais voilà, l’industrie agroalimentaire ne veut pas prendre le risque de générer des questionnements dans le public. Dès que la « proposition 37 » (P37), ainsi qu’a été baptisé le texte qui sera soumis au référendum californien, a eu recueilli en mai assez de signatures pour être validée, la contre-attaque industrielle a débuté à coup de millions de dollars.

Que dit cette proposition 37 ?

  • L’étiquetage est obligatoire dès qu’un aliment cru ou transformé destiné à la consommation est composé de plantes ou d’animaux génétiquement modifiés.
  • Il est interdit de qualifier ou de promouvoir comme « naturel » ce type d’aliment.
  • Sont exclus de l’obligation les aliments certifiés bio ; contenant accidentellement des OGM ; faits à partir d’animaux nourris ou injectés avec des ingrédients OGM, mais non génétiquement modifiés eux-mêmes ; contenant des faibles portions d’ingrédients OGM ; en contenant à cause de traitements médicaux ; destinés à la consommation immédiate comme dans un restaurant ; les boissons alcoolisées.

La pétition a été lancée au printemps par, entre autres, l’Association des consommateurs de bio et le parti démocrate californien. Elle appelait aux signatures avec cet argumentaire :

« Un million de Californiens ont déjà dit : nous avons le droit de savoir ce que nous mangeons. Signons pour faire passer le message que les produits alimentaires doivent comporter des étiquettes simples signalant s’ils ont été génétiquement modifiés.

Le droit de savoir est un droit fondamental et une valeur de base américaine. Dans une société démocratique et un marché libre, les consommateurs doivent pouvoir faire des choix éclairés quant à ce qu’ils mangent et donnent à leurs familles. »

Fabricants d’OGM et de pesticides, chimistes et céréaliers, tous unis !

 

Infographie représentant les deux camps qui s’affrontent autour de la « proposition 37 », (Cornucopia Institute)

Apparemment, tel n’est pas l’avis des producteurs qui se sont cotisés pour faire échouer la P37. En tête des contributeurs à la contre-campagne, Monsanto et Dupont (plus de 3,2 millions d’euros chacun), les deux plus gros producteurs mondiaux d’OGM. Immédiatement derrière, PepsiCo (1,3 million d’euros), suivi d’autres géants comme BASF, Bayer, Dow, Coca Cola, Nestlé, Kellogg, et onze autres, pour un total de 19,2 millions d’euros exactement.

Que vont peser les 2 millions d’euros levés par les leaders indépendants du bio américain pour soutenir le texte, face à la somme presque dix fois supérieure collectée par l’agrobusiness pour le combattre ?

Un article paru sur le site d’infos environnementales Grist donne une idée de la campagne menée pour faire capoter la P37 :

« Où va l’argent, exactement ? Plusieurs de ces compagnies rémunèrent les mêmes consultants qui ont travaillé pour l’industrie du tabac. Ils vont créer de toute pièce des “astroturf”, des faux groupes de citoyens qui vont tenter de faire croire qu’une majorité de gens estime que l’étiquetage est une mauvaise idée. Et forcément, ils vont réussir à convaincre beaucoup d’électeurs. »

Les OGM ne sont pas forcément mauvais pour la santé

Sans compter les publicités télévisées qui vont envahir les écrans à la rentrée, s’ajoutant aux publicités politiques déjà intenses en prévision du scrutin présidentiel qui se tiendra le même jour.

Les arguments déclinés dans les pubs sont déjà martelés dans les journaux par les sociétés agroalimentaires et les scientifiques qui travaillent pour eux :

  • la nocivité des OGM n’est absolument pas prouvée scientifiquement ;
  • les prix des aliments augmenteraient dans les épiceries à cause du surcoût de l’étiquetage ;
  • ce serait la porte ouverte à des procès intentés par les consommateurs aux entreprises et aux agriculteurs.

Paradoxalement, plusieurs des géants agroalimentaires qui financent cette contre-campagne sont les maisons-mère de marques bio bien implantées dans la grande distribution, lesquelles affichent naturellement le logo « sans OGM » sur leurs boîtes.

Ces marques-là souffrent déjà de la mauvaise publicité que leur font les pro-P37, comme en témoigne ce poster qui circule non seulement en Californie, mais aussi dans le reste des Etats-Unis.

Les sondages donnent gagnante la proposition 37

La bataille californienne s’annonce bien plus rude que celle qui a eu lieu en Ohio il y a dix ans, lorsqu’une initiative citoyenne analogue avait tenté le même coup que la P37. Les lobbys de l’agroalimentaire avaient alors facilement pulvérisé la tentative des consommateurs.

Cette fois, les chances de la proposition 37 sont réelles. Selon un sondage détaillé par Reuters, 60% des électeurs à la mi-août y étaient favorables. Un cauchemar pour Big Food et Big Ag, qui devraient alors décider de généraliser préventivement ou non à l’ensemble des Etats-Unis l’étiquetage anti-OGM, sachant que d’autres Etats s’engouffreraient alors dans la brèche ouverte par la Californie.

Tout de même, les Californiens ont beau jeu de se rebeller contre l’invasion des OGM dans leur alimentation. Leur Etat recèle l’immense majorité des cultures bios américaines, qui pèsent lourd dans l’économie locale. La P37 n’aurait littéralement aucune chance dans les Etats du Midwest, où est produit l’essentiel du maïs et du soja américain, OGM à 95%.

 

http://blogs.rue89.com/americanmiroir/2012/08/26/branle-bas-de-combat-autour-de-letiquetage-des-ogm-228232

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27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 11:28

 

 

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 10:28

La Confédération paysanne défend une agriculture paysanne répondant aux enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

 

Cette forme d’agriculture favorise l’emploi et la solidarité entre paysans, crée une forte valeur ajoutée, respecte l’environnement et valorise les ressources locales.

En 2014, la PAC sera réformée et les négociations sont en cours. C’est le moment de faire entendre haut et fort notre choix d’agriculture et d’alimentation !


La PAC doit garantir un revenu aux paysans pour maintenir et redéployer des emplois directs et induits dans l’espace rural, nécessité sociale et culturelle pour l’ensemble de la société. La PAC doit soutenir la viabilité des fermes : le 1er pilier doit contribuer à maintenir les fermes, le 2e pilier doit donner la capacité aux paysans de vivre sur le territoire.


Un appel européen (au verso) est lancé par des organisations de la société civile et des organisations paysannes, dont la Coordination Européenne Via Campesina (ECVC), pour faire une marche, intitulée « Good food, good Farming – let’s march to Brussels », arrivant le 19 septembre 2012 à Bruxelles.

 

La Confédération paysanne appelle ses militants à se joindre à ces marches confluant vers Bruxelles et à se mobiliser le 19 septembre 2012 à Bruxelles. Une réunion sur la PAC sera organisée au parlement européen pour l’arrivée de la marche.


Les paysans ont besoin de s’associer avec la société civile pour défendre l’agriculture paysanne et réclamer une réforme de la PAC 2013 à la hauteur des enjeux économiques, sociaux et environnementaux.


Nous marcherons ensemble pour une PAC, basée sur la souveraineté alimentaire, qui :


- Assure la régulation des prix, couvrant les coûts de production, et la maîtrise de la production

- Privilégie des primes plus justes et dégressives

- Soutienne significativement les productions fragilisées

- Soutienne spécifiquement les petites fermes

- Œuvre au développement rural par un soutien aux productions locales, aux marchés locaux, aux outils de transformation et aux zones défavorisées.


Maintenant, c’est à vous de jouer ! Mobilisez-vous !


N’hésitez pas à prendre contact avec vos partenaires locaux tels qu’Attac, Civam et autres membres du groupe PAC 2013 pour organiser des marches communes.

Faites-nous remonter vos idées, envies de mobilisation pour que nous vous mettions en contact avec les autres initiatives qui auront lieu !

En avant la marche pour une autre PAC !!!!!

Pour en savoir plus : http://goodfoodmarch.eu/
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14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 12:40

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a constaté une augmentation des prix des produits alimentaires de 6% en juillet 2012. Cause notamment de cette envolée, une forte détérioration des perspectives de récolte du maïs aux Etats-Unis, du fait de la sécheresse


Selon un rapport du département de l'Agriculture des Etats-Unis (l'Usda), premier exportateur mondial de maïs, les récoltes américaines ne devraient donner que 274 millions de tonnes de maïs soit la plus faible récolte depuis six ans. Conséquence, le prix du maïs s'est envolé de 60 % en deux mois. Ces perspectives devraient être les mêmes pour le soja avec une baisse de 12% des récoltes pour le soja.


Ces prévisions médiocres ne touchent pas que les seuls Etats-Unis puisque, selon le rapport de l'Usda toujours, la Russie qui représente le quart de la production mondiale de blé ne devrait produire que 43 millions de tonnes entre 2012-2013 soit 13 millions de tonnes de moins que lors de la précédente récolte.

 

Au mois de juillet, les cours du blé ont augmenté de 19 % ce qui s'explique selon la FAO par "des perspectives pessimistes de production en Fédération de Russie et des prévisions de demande soutenue sur le blé destiné à l'alimentation du bétail suite à l'exiguïté de l'offre de maïs." Ces envolées des cours des céréales se sont répercutées sur les prix alimentaires mondiaux, avec une augmentation de 6 % sur le mois de juillet selon la FAO.


La cause de ses prévisions moroses sont les mêmes. Une saison de printemps particulièrement chaude qui a entrainé une situation de sécheresse sur les deux tiers des Etats-Unis . En Russie plusieurs régions russes s'étaient déclarées en état d'urgence suite à la destruction d'une partie de leurs cultures céréalières. Ainsi, la région de la Volga (dans le sud-ouest), le sud de l'Oural et l'ouest de la Sibérie ont été particulièrement concernées par le manque de précipitations, qui a duré plusieurs mois.


Une hausse du prix des denrées alimentaires pas généralisée.


La FAO indique aussi que les cours internationaux du riz sont demeurés essentiellement inchangés en juillet, l'Indice FAO des cours de cette denrée restant stable à 238, à peine un point de plus qu'en juin. L'indice FAO des cours  de la viande a même connu une baisse de 1,7 % sur le mois de juillet et de 3 % sur le mois de juin. Il s'agit de la troisième baisse consécutive mensuelle. La faiblesse du marché a caractérisé les quatre principaux secteurs de la filière, en particulier la viande de porc dont les cours ont chuté de 3,6 %.

J.D

 

Commetaire: Tout cela n'a rien à voir avec le fait que les céréales servent à nourrir les vaches et les réservoir d'essence!

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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 12:00

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dimanche 5 août 2012 - 09h54

 

ADRESSE AUX ELUS ET MUNICIPALITES LANDAISES et pétition publique

 

http://www.petitionpublique.fr/?pi=...

 

Le Collectif landais contre les épandages aériens de produits phytosanitaires, qui s’est constitué autour de cinq associations, vient d’adresser un courrier à l’ensemble des élus de ce département : députés, sénateurs, conseillers généraux, maires et conseillers municipaux, ainsi que vers les représentants de partis, les syndicats agricoles et les associations de consommateurs.


Alors que le préfet du Lot a arrêté les épandages aériens prévus dans ce département, comme ceux de l’Ariège, de la Haute-Garonne et d’autres départements français, rappelons que le préfet des Landes a autorisé les dérogations sur quatre communes, dont trois se trouvent sur le territoire du parc naturel régional des Landes de Gascogne (Argelouse, Saugnac-et-Muret, Sore), territoire à l’équilibre fragile sur lequel l’Etat a un devoir de protection de l’environnement.

 

Manifestement, la contradiction n’apparaît pas flagrante au représentant de l’Etat dans notre département.


La quatrième, Parentis-en-Born, est une commune du littoral bien fréquentée par les touristes, qui n’apprécient pas la perspective des conséquences sur la santé liées aux pesticides, comme nous avons pu nous en rendre compte, lors de l’action de distribution de tracts et de signatures de la pétition menée le jeudi 26 juillet, sur le marché de cette ville.

 

En deux heures, nous avons récolté deux cents signatures et la pétition tourne toujours à travers le département, soit par Internet :

http://www.petitionpublique.fr/?pi=...


Soit sur support papier dans divers points des Landes. Bien des touristes s’émeuvent de pratiques d’un autre âge, alors que partout les initiatives vers des pratiques alternatives et un changement des mentalités se manifeste.


Un article récent, bien documenté, de Bastamag sur ce sujet résume tout à fait les effets des pesticide sur notre santé :

 

http://www.bastamag.net/article2293...


Nous vous adressons donc, en pièce jointe, copie du courrier-type que nous avons rédigé en commun, ainsi que vous l’indiquerons les logos et les signatures de nos diverses associations et qui a été adressé de façon personnalisée aux élus, syndicats, associations et représentants de partis afin de les informer de la situation et leur demander de prendre position…

 

Bien entendu, nous attendons un retour de la part de ces divers représentants et nous ne manquerons pas de vous en informer.

PDF - 140.9 ko
Lettre aux élus des Landes
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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 11:35
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3 août 2012
  

Les défenseurs de la nature et des animaux viennent de se sentir trahis.

 

Après avoir réalisé que Nicolas Hulot et Yann Arthus-Bertrand dégageaient beaucoup de CO2 avec leurs hélicoptères et leurs sponsors, ils ont la douleur d’apprendre que le député européen (EELV) José Bové, leur idole, a encouragé publiquement les éleveurs de moutons à braconner les loups.


Cet animal mythique a toujours été un bouc-émissaire et un révélateur des malaises sociaux.

 

Des livres récents sur la « Bête du Gévaudan », épisode trouble qui a précédé de peu la Révolution française, considèrent qu’il s’agit d’une imposture couvrant une série d’assassinats de pervers. Aussi, jusqu’à son dernier jour, le précédent gouvernement avait accordé des privilèges sans précédent aux chasseurs, le CNPT (Chasse, pêche, nature, traditions) s’étant allié à l’UMP (sauf en Languedoc-Roussillon où il s’est associé au Parti socialiste). Sur l’arc alpin, les préfets ont délivré en trois mois 64 autorisations de tirs ce qui fait aujourd’hui du loup une espèce à la fois légalement tirée en France et protégée en Europe.


Au-delà du loup, ce conflit entre écologistes utilitaristes comme José Bové, éleveur néo-rural, et écologistes éthiques, comme Théodore Monod, estimant que la nature appartient aussi aux randonneurs qui veulent en jouir sans l’exploiter (si ce n’est dans le cadre de l’écotourisme), ne date pas d’hier. Après les désastres écologiques qui ont accompagné la conquête de l’Ouest, le même débat a eu lieu aux Etats-Unis, il y un siècle, entre Gifford Pinchot, ami de Théodore Roosevelt, et John Muir.

 

Ce dernier, dans le langage biblique de l’époque et du lieu, critiquait ce que l’on nomme aujourd’hui « anthropocentrisme » : « Le monde, nous dit-on, a été créé pour l’homme. Aucun fait ne confirme cette idée. L’objet de la Nature, en créant chacun des animaux et des plantes, a tout aussi bien pu être d’assurer le bonheur de chacune de ces créatures, non leur existence pour la joie de l’homme. Pourquoi l’homme se prend-il pour autre chose qu’un des plus petits éléments de la création ? ».

 

« Le père de la sylviculture durable » répondait : « La protection des forêts n’est pas une fin en soi, mais un moyen d’accroître et de consolider les ressources de notre pays et des industries qui en dépendent. La préservation des forêts est une impérieuse nécessité économique. » José Bové lui fait aujourd’hui écho : « Entre des éleveurs qui vivent à l’année et le désert rural, je choisis les éleveurs. »


Ce débat historique, dont le point culminant fut la construction d’un barrage au cœur du Parc national de Yellowstone, resurgit à propos du loup car il existe deux grandes conceptions de l’écologisme qui ont du mal à s’entendre : les réformistes et les révolutionnaires.

 

Faut-il choisir une écologie utilitariste ou éthique ?

 

C’est plus un problème de sensibilité que de vérité. Sont-elles conciliables ? C’est nécessaire mais cela demande des efforts, le loup et l’agneau ayant du mal à cohabiter. Encore faut-il, avant de trancher, examiner la question scientifiquement et non l’expédier pour des raisons électoralistes. Pourquoi le loup cohabite-t-il depuis toujours avec les bergers italiens et espagnols qui savent s’en protéger alors que cela est considéré comme impossible chez nous ?


L’opposition entre l’homme et le reste du monde, entre profit à court terme et survie à long terme, entre ces deux grandes conceptions de l’écologisme ou tout simplement de la vie en société est en tout cas plus que jamais d’actualité en pleine crise économique et, me semble-t-il, au début d’une crise écologique mondiale due à l’accroissement des populations et de leur consommation.

 

Pour conclure plus prosaïquement et localement, les Verts, en élargissant leur horizon à l’Europe, se préoccupent de plus en plus de social et d’économie, de moins en moins de nature et d’animaux : ce glissement explique-t-il la chute de leur électorat qui ne parvient plus à les distinguer des autres partis ?


Pierre Jouventin, directeur de recherche au CNRS retraité


* Le Monde.fr | 03.08.2012 à 15h38.

 

http://www.europe-solidaire.org/spip.php?article26030


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6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 10:33

 

 

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30 juillet 2012 1 30 /07 /juillet /2012 10:03

agro breiz

28 juillet 2012

Pendant que tout le monde s’énervait sur ACTA, et à raison, avec les dérives multiples que cet accord pouvait générer, une petite association française de conservation, vente et diffusion de semences paysannes, Kokopelli, se battait en justice contre un semencier, Baumaux © (14 millions de CA en 2011, 1,8 millions de résultat net).

 

La Cour de justice de l’union européenne vient de rendre un deuxième attendu qui donne raison au gros Baumaux contre le petit Kokopelli : l’enregistrement de toutes les semences au catalogue officiel européen des semences est donc quasiment incontournable, et ceux qui ne s’y soumettent pas sont hors-la-loi. La petite association était attaquée pour pratique de « concurrence déloyale » envers ce pauvre et énorme Baumaux ©.

 

Etonnant, quand on sait qu’en janvier dernier, l’avocat général avait donné un premier verdict totalement contraire. Mais en quoi cette affaire de semences paysannes (ou anciennes), d’enregistrement dans un catalogue est importante ?

 

La majorité des gens s’en foutent de ces problèmes de paysans, hein ? Oui, et bien, ils ne devraient pas, et vous allez comprendre pourquoi et comment les lobbies aidés de la technocratie européenne se préoccupent…de l’esclavage de notre agriculture et de notre alimentation.

 

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18 juillet 2012 3 18 /07 /juillet /2012 08:26

blason1


 

Sous le vent, les pieds sur terre
3-Guénaric / 22340 – TREBRIVAN
Tél. 02 96 36 63 63


"Sous le vent, les pieds sur terre"

 
Le jugement du Tribunal Administratif de Rennes en date du 13 juillet 2012 concernant notre requête contre l'arrêté préfectoral des Côtes d'Armor du 14 avril 2010 autorisant l'exploitation de la maternité porcine industrielle à Trébrivan nous donne raison!

Nous vous remercions du soutien qui a été le vôtre pendant ces quatre années de lutte; malheureusement, ce combat n'est pas terminé ... il ne fait que commencer  !

Nous aurons encore besoin de votre soutien et à l'avance nous vous adressons toute notre reconnaissance amicale et militante. 


Nous n'avions pas tort !


Cette maternité collective et industrielle de la SCEA de Ker Anna à Trébrivan (22340) qui nous avait été présentée comme exemplaire pour l'environnement et l'avenir de la profession porcine n'a pas résisté à l'analyse menée par l'association «Sous le vent, les pieds sur terre» et les riverains avec l'appui d' Eau et Rivières de Bretagne et de la Confédération Paysanne.


C'est ce que vient de confirmer le Tribunal Administratif de Rennes en son jugement en première instance du 13 juillet «Annulation de l'arrêté préfectoral des Côtes d'Armor en date du 14 avril 2010 autorisant la SCEA de Ker Anna à exploiter» une maternité porcine produisant 23.000 porcelets par an avec un plan d'épandage de 400 ha sur le canton de Maël-Carhaix et Glomel.

 

A Trébrivan, le 17 juillet 2012
 

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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 13:57

 

OGM LOGO

 

Par Sophie Chapelle (16 juillet 2012)


Elles ont tout des OGM, mais ne sont pas considérées comme tels.

 

Les plantes mutées sont pourtant conçues en laboratoire, soumises à des évolutions génétiques à coups de pesticides, de chimie ou de rayons X, par mutagenèse. Elles arrivent maintenant dans nos assiettes. Sans réglementation, sans traçabilité, les plantes mutées pourraient même envahir la filière bio. Des paysans et des citoyens ont procédé à un premier fauchage de tournesols mutés en Isère, ce 14 juillet.

« Dans l’huile de tournesol que vous achetez, il y a une partie issue de tournesols mutés.

 

En région Rhône-Alpes par exemple, on sait qu’il y avait 30 % de tournesols mutés en 2011 », déplore Guy Germain, paysan dans l’Isère. « Aujourd’hui c’est du tournesol, demain ce sera du colza, il faut que les consommateurs s’emparent du sujet ». Guy Germain est l’un des premiers agriculteurs condamnés pour le fauchage de colza transgénique en 1997 avec la Confédération paysanne. Ce 14 juillet 2012, il a récidivé. A l’appel du collectif des Faucheurs volontaires, il s’est déplacé à Auberives-sur-Varèze (Isère) pour procéder à un fauchage symbolique de tournesols mutés.

 

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