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16 juillet 2012 1 16 /07 /juillet /2012 12:40

ne nous laissons plus traire-184d0

 

En Europe et plus largement dans les pays occidentaux, nous sommes aujourd’hui dans une surprenante conjoncture du point de vue de nos relations aux animaux.

 

Alors que la situation sociale est plus calamiteuse que jamais, que le nombre de chômeurs et de personnes en grande pauvreté explose, que le droit du travail est défait, que les services publics et ex-services publics sont en implosion, que la gouvernance remplace le gouvernement, que le nombre de riches et leurs richesses augmentent à un rythme soutenu, en bref que les rapports de classe montrent à nouveau leur vrai visage, l’une des questions qui occupe le plus souvent les magazines et de nombreux intellectuels est celle de « la question animale » voire celle de la « cause animale ».

 

Il s’agit de laisser penser que la condition animale –notamment celle des animaux domestiques- est un objet neutre et qu’elle peut être traitée indépendamment des autres questions sociales.

 

Or, ce que je voudrais montrer ici, c’est que la condition animale, c’est la nôtre. C’est donc notre vie et celle des animaux ensemble que nous devons changer.

 

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12 juillet 2012 4 12 /07 /juillet /2012 14:08

Par Nolwenn Weiler (10 juillet 2012)


La Bretagne n’élève pas seulement des cochons et des volailles.

 

Elle est aussi la première région française productrice de tomates : 200 000 tonnes y sont ramassées chaque année. Une « prouesse » qui nécessite une grande consommation d’énergie et multiplie les émissions de CO2. Dans les serres surchauffées, où les tomates bretonnes poussent sur des tapis de laine de verre ou de fibre de coco, le travail est souvent pénible, mal payé et parfois dangereux pour la santé. Reportage.

Douze kilos : c’est la quantité moyenne de tomates que mangent les Français chaque année. Avis aux fans de ce fruit-légume originaire d’Amérique du Sud, s’ils veulent en manger 12 mois par an : de novembre à mai, les tomates sont importées, essentiellement du Maroc et d’Espagne, où le soleil brille plus chaudement mais où les salaires ne flambent pas, loin de là. Ce qui permet de compenser les coûts liés au transport, tant que ceux-ci n’intègrent pas le coût de la pollution. Les premières tomates cultivées en France arrivent du Sud-Est à la mi-février. À partir du mois de mars apparaissent sur les étals des tomates de Bretagne, première région productrice de l’Hexagone.


Les tomates hors-sol poussent dans la laine de verre


Pour devancer le printemps, on les fait passer du plein air aux serres chauffées. Et de la terre à la laine. « On avait beaucoup de problèmes de maladies, liées au sol, témoigne un producteur breton. Du coup, on a décidé de se passer de sol. Les tomates poussent désormais dans de la laine de roche et/ou de verre, ou plus souvent dans la fibre de coco. On leur amène au goutte-à-goutte tout ce qui leur faut en éléments nutritifs et en eau. »


Le « boom » des tomates en Bretagne, terre traditionnelle de production légumière, a commencé au début des années 1990. Entre 1995 et 2004, les surfaces de serres chauffées ont quasiment quadruplé en Bretagne, passant de 87 à 330 hectares. Et les cultures de plein champ ont été réduites de 70 %. Les rendements ont explosé. La Bretagne devrait cette année produire environ 200 000 tonnes de tomates, sur 600 000 au total en France [1]. Mais le « hors-saison » coûte cher : les dépenses énergétiques (chauffage essentiellement, mais aussi éclairage et irrigation) représentent 30 % des coûts directs de production [2]. Pour une exploitation de deux hectares de serres (surface moyenne dans l’Ouest), cela représente entre 280 000 et 340 000 euros par an ! Pour produire un kilo de tomates, il faut dépenser 13 kWh. Soit la consommation quotidienne d’une famille de quatre personnes dans une maison bien isolée.


Un travail aussi pénible qu’à l’usine


« Des aliments produits localement mais "hors-saison" sous serre chauffée pourront consommer plus d’énergie et rejeter plus de gaz à effet de serre que des produits importés de pays où ils sont cultivés en plein air, même en incluant le transport », précise l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) dans un avis publié en avril dernier [3]. Pour réduire les coûts, quelques systèmes de cogénération, alimentés au gaz naturel, ont été mis en place. Ils permettent de produire à la fois de l’électricité et de la chaleur. Une partie du CO2 libéré est réinjecté dans les serres. Mais ces systèmes « restent compliqués à mettre en œuvre », selon Yvon Auffret, président du Cerafel, premier groupement breton de producteurs de légumes. « Et les coûts de rachat par EDF de l’électricité produite ne sont pas, pour l’instant, très intéressants pour les producteurs. »

Côté conditions de travail, la Bretagne ne ressemble pas (encore ?) à l’Andalousie. Mais le boulot reste pénible, peu rémunéré et souvent sans perspectives d’évolution. « Le plus dur, c’est la chaleur, les jours où le soleil tape sur la serre », explique Erika [4], institutrice roumaine de 30 ans, saisonnière dans les serres de tomates du Morbihan pendant cinq à six mois chaque année, depuis trois ans. « La chaleur, c’est épuisant, confirme Benjamin, qui a été saisonnier pendant huit ans avant de décrocher un CDI comme chef de culture. Il faut être très endurant. Et puis on répète les mêmes gestes toute la journée. Comme à l’usine. Cela peut provoquer des tendinites. »


Porter 2 tonnes de tomates par jour


« Il faut aller vite », précise Erika. L’exploitation où elle travaille est dotée d’une pointeuse qui permet de connaître le nombre de kilos cueillis par chaque salarié. Les moins rapides ont parfois droit à une convocation dans le bureau du patron. « Pour les variétés les plus grosses, comme la charnue, je cueille 250 kilos par heure », décrit Erika. Soit plus de 2 tonnes par jour, qu’elle doit porter ! « Le soir, on est très fatigués. Et encore, nous sommes assis sur des charriots pour cueillir. Dans certaines serres, les salariés sont debout toute la journée. »


La plupart de ces salariés sont payés au Smic, à peine plus de 1 000 euros par mois. Mathilde, vingt-trois ans de carrière dans le secteur, est toujours, à 57 ans, payée au salaire minimum. Benjamin n’a jamais été augmenté quand il était saisonnier, payé au même tarif que les étudiants qui arrivaient sans aucune expérience. « Les gens ne disent rien. Tout le monde a peur, poursuit Mathilde. Les femmes que je connais veulent simplement garder leur travail. Elles ont des enfants à élever. Des maisons à payer. Elles sont bien contentes de trouver ces emplois près de chez elles. » C’est un secteur où il n’y a ni plaintes ni réclamations. « Le poids des salariés y est très faible, soupire un inspecteur du travail. La MSA [Mutualité sociale agricole, ndlr] les porte à bout de bras. Nous aussi. Mais nous avons de grandes difficultés à trouver des représentants salariés pour cette branche dans les instances censées être paritaires, comme les commissions paritaires d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail [CPHSCT]. »


Les plus corvéables sont évidemment les travailleurs étrangers. Pour le moment peu nombreux dans l’Ouest, ils représentent moins de 10 % de la main-d’œuvre. Mais il se murmure dans certains coins de campagne que le recours à des prestataires étrangers va devenir indispensable pour pouvoir s’en sortir. « Pour beaucoup de producteurs, la situation économique est très difficile. Elle l’a d’ailleurs plus ou moins toujours été. Évidemment, cela ne favorise pas le respect de bonnes conditions de travail », glisse-t-on à l’inspection du travail.


Pulvérisation de pesticides sans protection


Côté exposition chimique, le secteur des tomates s’en sort plutôt bien, la plupart des producteurs ayant recours à la « lutte biologique ». Pour vaincre les insectes nuisibles, ils intègrent des insectes prédateurs – coccinelle contre les pucerons, par exemple. Mais il existe beaucoup d’autres insectes qui permettent de se passer de l’outil chimique. La « lutte biologique » n’empêche pas de recourir par ailleurs aux herbicides et aux fongicides. Selon un spécialiste de la lutte intégrée, le fait que les bourdons pollinisateurs (introduits en début de saison pour féconder les fleurs) et autres insectes résistent, est un signe évident de bonnes pratiques : « Ces insectes, qui proviennent d’élevages, sont fragiles. Ils ne résisteraient pas à des pulvérisations irraisonnées de produits chimiques. » Comme les producteurs régulent eux-mêmes le « climat » dans leurs serres, ils peuvent maîtriser l’apparition de maladies et de champignons. 

Les échanges entre producteurs bios et conventionnels, comme ceux qui se développent au sein de la coopérative Prince de Bretagne, marque du Cerafel, pourraient accélérer la diminution, voire l’abandon des produits phytosanitaires. Reste que les bonnes pratiques ne sont pas mises en place par tout le monde.

 

Plusieurs salariés font état de traitement aux pesticides, dont ils ignorent la composition. « Le gars qui traite a une combinaison de cosmonaute, avec un masque. Nous, on est là, juste à côté en train de cueillir ou d’effeuiller. Et on nous dit qu’il n’y a pas de problème », rapporte l’un d’eux. En général, c’est le patron qui traite, ou les chefs de culture, sans toujours se protéger. « C’est impossible de respirer sous une serre en plein jour avec un masque et en fournissant un effort physique. On étouffe. Donc, en général, on ne met rien », explique Benjamin.


Des ventes à perte


Autre source d’exposition : le non-respect des délais de réentrée. Ce laps de temps post-traitement, précisé sur les notices d’utilisation des produits phytosanitaires, pendant lequel il ne faut pas pénétrer sur une surface traitée. Benjamin se souvient être entré dans une serre douze heures après sa désinfection aux pesticides en fin de saison. « C’était très difficile de respirer. On avait les yeux tout rouges. Ça nous piquait partout. » Cette pratique de « nettoyage intégral », après l’arrachage des pieds de tomates à l’automne, tendrait à disparaître, de nombreux producteurs la jugeant inutile et très chère. « Je sais que ces produits sont dangereux, admet un salarié. Je connais des agriculteurs qui ont la maladie de Parkinson à cause des pesticides. Mais c’est mon boulot. Je suis obligé. Qu’est-ce que je vais faire, sinon ? Et puis il faut bien que les gens mangent des tomates, non ? »


Malgré tous leurs efforts, les producteurs bretons sont soumis à la rude concurrence des tomates espagnoles et surtout marocaines, dont les volumes ne cessent d’augmenter. Les agriculteurs français vendent régulièrement à perte. « Le but de l’État, depuis les années 1960, c’est de faire en sorte que la nourriture soit bon marché. Il faut nourrir le monde à bas prix, estime Yvon Auffret. Au final, il faut bosser dur sans être assuré d’avoir un revenu. » Jusqu’à présent, les producteurs bios s’en sortent mieux, les baisses de rendement étant compensées par de meilleurs prix de vente. « Mais ce marché se tend, avertit Yvon Auffret. Il y a beaucoup d’importations en bio, y compris de l’hémisphère Sud. » Et les collectivités publiques, qui veulent de plus en plus de bio notamment dans les cantines, ne sont pas toujours exemplaires. Leurs appels d’offres favorisent trop souvent le moins-disant social, d’où qu’il vienne. Ce qui ralentit la transition de la filière bretonne vers l’agriculture biologique et freine les améliorations des conditions de travail.


Nolwenn Weiler

Notes

[1] Un dixième de la production régionale est exportée, principalement vers l’Allemagne.

[2] Selon une étude conjointe de l’Association d’initiatives locales pour l’énergie et l’environnement (Aile) et des chambres d’agriculture bretonnes de 2006, le prix de revient au m2 s’élève à quasiment 17 euros pour les serres chauffées au fioul (25 % du total), et à 14 euros environ pour le gaz naturel (65 % des surfaces) et pour le bois.

[3] Un exemple cité par l’Ademe : une salade cultivée sous serre en Allemagne, en plein hiver, aura un bilan deux fois plus élevé en termes d’émissions de CO2 (de la production à la consommation) qu’une salade importée d’Espagne, cultivée en plein air.

[4] Tous les prénoms ont été modifiés à la demande des interlocuteurs.

 

http://www.bastamag.net/article2522.html

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 12:38

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11 juillet 2012 3 11 /07 /juillet /2012 11:39
mardi 10 juillet 2012

L'Association des producteurs laitiers indépendants (Apli) « souhaite témoigner de son empathie et de son soutien total, aux éleveurs et aux salariés de l'entreprise Doux.

« Le parallèle entre la contractualisation laitière contestée par l'Apli et les tenants et aboutissants de la contractualisation entre l'entreprise Doux et ses producteurs est indéniable.

 

L'Apli encourage les éleveurs Doux à reprendre en mains leur outil en créant une Société coopérative et participative (Scop), en partenariat avec les salariés, à l'image de SeaFrance pour une meilleure répartition des marges entre les différents acteurs de la filière. Sans cela, le profit financier restera le seul but de tout repreneur, au détriment des producteurs, salariés et consommateurs.


« Pour l'Apli, cette affaire Doux est bien la preuve que la contractualisation n'est pas une garantie suffisante pour les producteurs mais qu'elle laisse la place à bien des dérives. »

 

http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-L-Apli-temoigne-son-soutien-total-aux-salaries-Doux-_40734-2094962------29019-aud_actu.Htm

 

Communiqué: Affaire Doux

L’APLI par ce communiqué, souhaite témoigner de son empathie et de son soutien total, aux éleveurs et aux salariés de l’entreprise DOUX.

Le parallèle entre la contractualisation laitière contestée par l’APLI et les tenants et aboutissants de la contractualisation entre l’entreprise DOUX et ses producteurs est indéniable. La triste réalité des déboires de la société DOUX et de ses fournisseurs n'est que la transposition de l'argumentaire des laitiers.

En s’engageant sur des marchés low-cost, à faible valeur ajoutée, à forte volatilité et faiblement sécurisés, DOUX a provoqué sa perte. En lait, à l'identique, des entreprises coopératives obsolètes recherchent des débouchés pour des produits industriels (beurre-poudre) sur des marchés mondiaux aux cours très aléatoires, tirant ainsi les prix à la production vers le bas et fragilisant les producteurs.

Les éleveurs Doux, pourtant contractualisés, devront patienter jusqu’à la fin du plan d’apurement de la dette pour être payés, le contrat obligeant même le fournisseur producteur à poursuivre son engagement envers la société concernée. (Législation sur les procédures collectives).

Nous ne pouvons que constater toutes les formes de pressions qui ont pour seul but l’asservissement du producteur.

L'APLI rappelle ses fondamentaux :

- la régulation de l'offre en fonction de la demande avec la prise en compte des coûts de production - un prix rémunérateur pour le producteur afin de rétablir l’équité dans les filières
- un retour aux bases du système coopératif tel que défini par les principes de Rochdale. C’est avec ces objectifs que l’'APLI encourage les éleveurs DOUX à reprendre en mains leur outil en créant une SCOP, en partenariat avec les salariés, à l'image de SEAFRANCE pour une meilleure répartition des marges entre les différents acteurs de la filière.
Il est possible de mettre en place un modèle capitaliste véritablement coopératif au service des divers partenaires de la filière, modèle transposable par la suite à d'autres secteurs économiques, qu'ils soient agricoles ou industriels.
Sans cela, le profit financier restera le seul but de tout repreneur, au détriment des producteurs, salariés et consommateurs.
Pour l’APLI, cette affaire Doux est bien la preuve que la contractualisation n'est pas une garantie suffisante pour les producteurs mais qu’elle laisse la place à bien des dérives.
L'APLI appelle à la réflexion: Quelle agriculture souhaite-t-on demain en France et en Europe ? « Le changement, c’est maintenant » ne doit pas être seulement une promesse de campagne mais une réalité de terrain.

 


 

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 13:32

 

 

 

 

  
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un documentaire de Béatrice Limare, production Cinétévé, avec la participation de France Télévisions, de la RTS et du CNC


Des "usines à viande" mettent en œuvre toutes les techniques les plus efficaces et les plus rentables pour produire les animaux nécessaires à notre immense appétit de viande. Mais à quel prix ?
Tourné principalement en Bretagne en 2010, ce documentaire tire un fil qui va des conditions de vie des animaux d'élevages industriels...aux algues vertes...Vous y reconnaîtrez des agriculteurs conventionnels et biologiques, des responsables d'associations environnementales...

 

Le film se termine par des images du rassemblement marées vertes à Ste-Anne La Palud !


http://programmes.france3.fr/documentaires/index.php?page=doc&programme=culture-pop&id_article=2875

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6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 13:01

6 juillet 2012 - 

 

Après le Gaucho et le Régent, le ministère de l'Agriculture interdit désormais l'utilisation du pesticide Cruiser OSR pour le colza. Les apiculteurs du Finistère s'en réjouissent, sans adopter de position dogmatique vis-à-vis des agriculteurs.

 Le plan éco-phyto 2018 aux oubliettes

Répandre du Cruiser OSR, produit par le groupe suisse Syngenta, sur les semis de colza avait été autorisé en juin2011. Après une année d'exploitation, le voilà interdit en France. C'était déjà le cas en Italie depuis quatre ans, en Allemagne et en Slovénie également, spécifiquement pour le maïs. L'une de ses molécules actives, le thiaméthoxame, pourrait provoquer une désorientation chez les abeilles et engendrer une diminution du nombre de reines et de bourdons naissant chaque année. «Par chance, nous n'avons pas vu toute sa dangerosité, compte tenu de la météo de ce printemps», commente Gilbert Morizur, président du syndicat départemental des apiculteurs du Finistère.


«L'agriculture n'est pas en tort sur tout»

À la tête du syndicat depuis un an et demi, cet apiculteur brestois, propriétaire de plus de 50 ruches réparties de Lanrivoaré jusqu'à Commana, parvient à faire la synthèse des 1.500 amateurs (moins de dix ruches), des 20 pluri-actifs (plus de 50 ruches) et des 20 professionnels du département. «Je côtoie les amateurs mais je suis confronté aux mêmes difficultés que les professionnels, à la différence que j'ai un autre métier en parallèle», se définit-il.

 

Les difficultés? Elles sont légion.

 

La mortalité des abeilles avoisine les 30% du cheptel finistérien. Les insecticides et pesticides, comme le Cruiser, sont du nombre. «Il est désormais interdit pour la fleur de colza mais il faut aller plus loin et l'interdire sur le maïs. Il ne faut pas oublier que l'abeille consomme le pollen du maïs», reprend-il. Il s'insurge contre «le lobby de la pétrochimie, qui a des moyens financiers énormes et qui obtient des autorisations arbitraires sans que tous les moyens aient été alloués pour vérifier la dangerosité du produit».

 

Sa charge n'est pas destinée aux agriculteurs: «Il ne faut pas dire que l'agriculture est en tort sur tout. Elle utilise les moyens à sa disposition et elle doit être compétitive. Il faut à tout prix, en France, parvenir aux mêmes règles qu'en Europe et apprendre à vivre en bonne intelligence, entre agriculteurs, apiculteurs et simples jardiniers. Si des traitements doivent être utilisés, on ne le fait pas quand le plant est en fleur, et on n'emploie pas de surdosage».

Varroa, frelon asiatique et OGM...

Cet appel à «évoluer en intelligence» est d'autant plus crucial que le varroa, acarien de la ruche, fait aussi de gros dégâts. Sans compter la nouvelle épée de Damoclès: le frelon asiatique, redoutable prédateur de l'abeille. «Il n'y en a pas beaucoup dans le Finistère maisnous savons qu'il fait des sauts de mouton et qu'il est très difficile à détecter», continue-t-il, rappelant que le premier essaim a été détruit auRelecq-Kerhuon, dans un... lotissement. Autre sujet d'inquiétude: les cultures OGM.

 

«Aujourd'hui, nous avons interdiction de vendre un produit sans dire s'il est OGM ou pas. Mais comment va-t-on pouvoir dire qu'un miel en contient ou pas?», s'interroge Gilbert Morizur, rappelant que sept tonnes de miel espagnol, destinées à l'Allemagne, sont récemment revenus à l'envoyeur «parce que les apiculteurs espagnols ne pouvaient dire s'il y avait des OGM». La France aurait besoin, elle, de 40.000 tonnes de miel mais n'en produit actuellement que 20.000. «Il y a 15 ans, l'apiculture française produisait 35.000 tonnes», rappelle Gilbert Morizur.

  • Thierry Charpentier

http://quimper.letelegramme.com/local/finistere-sud/quimper/ville/apiculture-fragile-victoire-contre-le-cruiser-06-07-2012-1764972.php

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 13:30

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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 12:24

round up

Par Nolwenn Weiler (29 juin 2012)


Une diminution de 50% des pesticides utilisés d’ici 2018 : c’était l’une des nombreux engagements du Grenelle de l’environnement, en 2007.

 

Nous sommes loin du compte. En 2011, le marché des pesticides est même plutôt orienté à la hausse ! En volume, l’augmentation est de 1,3 %, soit 62 700 tonnes de pesticides dispersés, ou en passe de l’être, dans les champs (contre 61 900 tonnes en 2010). En valeur, la progression est de 5%. Le chiffre d’affaire 2011 du secteur des vendeurs de « produits phytosanitaires » atteint 1,9 milliards d’euros.


Mention spéciale à la catégorie herbicides, dont le chiffre d’affaire grimpe de 17%. Les insecticides se situent juste derrière, avec 11% de plus qu’en 2010.

 

Pourquoi une telle hausse, alors que les mentions « agriculture raisonnée » et que le marché des produits bio progressent ? La faute à la météo répondent les représentants de l’industrie des pesticides : « 2011 : une année encore influencée par les conditions météorologiques », titrent-ils. L’agriculture dépendrait donc du temps qu’il fait. Quel scoop !


« Cette hausse pointe surtout le manque total de volonté politique de pousser en profondeur à un changement du système agricole, qui conduit à l’immobilisme, et à la reprise en main très nette de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et de ses représentants du plan Ecophyto », estime François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures.

 

Les ministres de l’Agriculture et de l’Écologie, Stéphane Le Foll et Delphine Batho, parviendront-ils à inverser la tendance ? Sachant que les groupes de pressions liés aux industries chimiques et agroalimentaires – la « chimie verte » – ont au moins autant de poids que les pétroliers, qui ont déjà eu raison de la précédente ministre de l’Écologie... Ça promet.


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29 juin 2012 5 29 /06 /juin /2012 11:27

arretez-vos-salades

29 juin 2012 -

 

Des associations, dont Eau et Rivières, et un syndicat agricole(*) demandent à la nouvelle ministre de l'Écologie de revenir sur deux dispositions dudécret nitrates, «à l'encontre dela politique derestauration de la qualité des eaux».

Dans ce décret relatif aux programmes d'actions à mettre en oeuvre dans les zones vulnérables à la pollution par les nitrates d'origine agricole, le précédent gouvernement a pris deux mesures qui, selon Jo Hervé, président de l'association Eau et Rivières, «constituent un recul sans précédent de l'action publique de prévention des fuites d'azote vers les eaux».

 

La première concerne le passage de la limitation de 170kg d'azote par ha de surface épandable à 170kg par ha de surface agricole utile, «ce qui équivaut à une augmentation potentielle de 20% des épandages, ne pouvant que conduire à une nouvelle concentration des cheptels dans leszones vulnérables».

«Incohérence»

La seconde disposition modifie les calculs de production d'azote par les bovins avec, pour conséquence, de pénaliser gravement les systèmes herbagers et de sous-estimer les quantités d'azote des élevages intensifs. Cettemesure contrarie la mise en oeuvre du plan de lutte contre les algues vertes qui retient, parmi ses priorités, le développement des systèmes herbagers! Une injustice et une incohérence que les acteurs de la reconquête de la qualité de l'eau, dont les collectivités bretonnes, ont unanimement dénoncées».


Par ailleurs, Eau et Rivières attire l'attention de la nouvelle ministre de l'Écologie, Delphine Batho, sur le fait que les éleveurs laitiers en conversion bio ou en MAE (Mesures agro-environnementales) en zones vulnérables «viennent de recevoir un courrier de l'administration, les menaçant de devoir renoncer à leurs projets, s'ils ne respectent pas ce décret incohérent!».

«Application précipitée et tatillonne»

À l'instar de la FNPL (Fédération nationale des producteurs de lait), Jo Hervé estime que «cette application tatillonne et précipitée du nouveau règlement fragilise des éleveurs laitiers qui se sont engagés dans une démarche en phase avec les attentes environnementales de la société». Il relève, d'autre part, que «tout ceci arrive de façon concomitante avec l'alternance politique, laissant croire que le nouveau gouvernement est responsable de la situation. Et ce, au moment où les citoyens se sont prononcés majoritairement pour un changement des politiques agricoles et environnementales... D'où l'évidence de réviser ce décret et dans l'attente, de surseoir à la remise en cause des contrats agro-environnementaux signés entre des agriculteurs et l'État».

* Bretagne Vivante, Confédération Paysanne Bretagne, Civam (Centre d'initiative pour valoriser l'agriculture et le milieu rural) Bretagne, Cohérence, Maison de la consommation et de l'environnement et Frab (Fédération régionale des agriculteurs bio).


 http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/finistere/decret-nitrates-revision-demandee-a-la-ministre-29-06-2012-1755794.php

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19 juin 2012 2 19 /06 /juin /2012 12:23

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Par Agnès Rousseaux (19 juin 2012)


L’entreprise de restauration collective Sodexo s’est attirée les foudres de la FNSEA, premier syndicat agricole. En cause : une affiche alertant les consommateurs sur l’impact de l’élevage intensif sur l’environnement, et pouvant les inciter à manger un peu moins de viande. L’affiche a été prestement retirée et Sodexo s’est excusé.

Le groupe de restauration collective Sodexo vient de présenter ses plus plates excuses aux agriculteurs de la FNSEA. L’entreprise avait osé lancer une campagne sur le rôle de la consommation de viande dans le réchauffement climatique. « La production d’un kilo de viande de veau pollue autant qu’un trajet automobile de 220 km ! », affirmait sur des affiches l’entreprise, qui a lancé des « Journées sans viande », histoire de séduire les végétariens et de verdir son image. Réponse immédiate des éleveurs : une centaine d’entre eux ont mené une « opération coup de poing » le 8 juin devant la délégation régionale Sodexo de Nantes, « pour stopper cette campagne de communication calomnieuse » (sic).


Xavier Beulin, président de la FNSEA, a estimé qu’« au-delà de l’esprit partisan, polémique et partial de cette initiative malheureuse », le « procédé » était « déplorable » : « Pourquoi jeter l’opprobre gratuitement sur un secteur, en faisant un bras d’honneur aux efforts, au bon sens, à la tradition culinaire française et au travail passionné de milliers d’éleveurs ». Rien que ça ! Pour effacer ce terrible affront aux agriculteurs de France, Sodexo a très rapidement présenté ses excuses dans un courrier. Regrettant ce « malentendu », l’entreprise précise qu’il ne s’agissait pas d’une campagne « antiviande » comme le suggère la FNSEA, mais « d’information ponctuelle » dans le cadre de la semaine du développement durable.


Des affiches « trop choc »


Pour rassurer le puissant lobby agricole, Sodexo va même jusqu’à affirmer que les informations présentées sur les affiches étaient fausses : « Nos services ont eu connaissance de nouveaux éléments venant infirmer des affirmations contenues dans ces affiches, qui ne correspondent pas à la réalité, en particulier : l’impact de la production de viande de veau sur l’effet de serre ; la comparaison inappropriée entre les différents types de productions agricoles que permet un hectare de terre. »

Ces chiffres proviennent d’une étude réalisée par Jean-Marc Jancovici [1], ingénieur spécialisé sur les questions de climat et d’énergie, et membre du comité stratégique de la Fondation Nicolas-Hulot [2]. Des chiffres qui peuvent faire l’objet de critiques au vu de la difficulté d’évaluation de ces émissions, mais qui sont largement repris (voir la campagne du Réseau action climat) et corroborent les analyses des institutions internationales sur le poids de l’élevage dans les émissions de CO2.


Ces affiches, utilisées dans une cinquantaine des 700 restaurants d’entreprise, « se voulaient trop choc », considère Sodexo. Si même les greenwashers s’écrasent devant les lobbies… Et la FNSEA va-t-elle bientôt faire un procès à l’Organisation mondiale de l’alimentation (FAO), qui ose affirmer que le secteur de l’élevage émet plus de gaz à effet de serre que le secteur des transports ?


Agnès Rousseaux


À lire sur Basta ! :


- Sur la FNSEA : Quand l’agriculture sert à nourrir les machines aux dépens des humains
- Sodexo, champion du travail bas de gamme
- Sodexo règne en maître sur les cantines de Marseille

Notes

[1] Jean-Marc Jancovici, Élevage et transport jusqu’au lieu de vente.

[2] Dont le site Arrêts sur images avait pointé par ailleurs la non-neutralité sur le dossier nucléaire, alors qu’il était présenté comme expert sur le sujet lors d’un JT de France 2.

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Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

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Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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st nnonon

 

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