Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 11:59
17548038
5 avril 2012
  

«  Notre philosophie peut se résumer de la façon suivante  : la terre, comme l’air et l’eau, est un don de la nature que personne ne peut s’approprier pour son profit individuel ou pour son enrichissement privé. La terre est un bien public, propriété du peuple, qui doit être à l’usage et à la jouissance de ceux qui y vivent et qui la travaillent. Si alors la terre n’est à personne, la propriété de la terre est un vol. C’est pour cela que nous demandons l’expropriation sans indemnisation…  » (extrait du programme pour la réforme agraire voté lors du 3e congrès du SOC à Marinaleda en octobre 1983).


Trente ans après la grande époque de ses occupations massives de terres, le syndicat andalou d’ouvriers agricoles (Sindicato de Obreros del Campo - SOC) vient de renouer avec cette tradition. A 11 heures du matin, le 4 mars, 500 journaliers·ères agricoles et membres du syndicat ont envahi la Finca Somonte dans les riches terres de la plaine du Guadalquivir près de Palma del Rio dans la province de Cordoba. Ce domaine de 400 hectares, dont 40 à l’arrosage, fait partie d’environ 20.000 hectares que la Junta, le gouvernement andalou socialiste, avait décidé de vendre aux enchères. La vente, ou privatisation, du domaine de Somonte était justement prévue pour le 5 mars.


Qui, dans l’Espagne d’aujourd’hui, frappée par une crise économique sans précédent et par un chômage touchant environ 25% de la population et 50% des jeunes (les chiffres pour l’Andalousie sont encore plus dramatiques), pourrait en avoir les moyens nécessaires ? Une famille richissime, une banque, une institution financière…  ? En tout cas pas les habitant.e.s de Palma del Rio, village qui compte 1.700 chômeurs·euses…

Une coopérative de résistance

L’occupation dure déjà depuis une semaine. Trente personnes des villages des alentours se sont installées sur le lieu et ont commencé à travailler la terre, à semer salades, tomates, pommes de terre, oignons et autres légumes, d’abord pour l’autoconsommation.

 

Elles sont aidées tous les jours par des dizaines d’autres venues de toute l’Andalousie pour appuyer l’occupation. Dont deux hommes âgés qui connaissent fort bien cette ferme, y ayant travaillé de nombreuses années. Ils ont apporté leur savoir-faire en précisant que ces terres sont très riches, mais que jusqu’à présent personne ne les a jamais vraiment mises en valeur. Un autre voisin de 83 ans a apporté des outils manuels qui ne sont plus utilisés dans l’agriculture intensive d’aujourd’hui. D’autres ont amené des semences, des plants, des poules…


Parallèlement, il a fallu aménager les habitations afin de pouvoir loger tous les occupants. Un électricien de Fuente Carreteros et un plombier de Palma del Rio se sont proposés comme volontaires. Toutes les décisions sont prises dans des assemblées générales quotidiennes et des commissions ont été établies pour s’occuper de la logistique, des relations avec les médias, du nettoyage, des repas, du travail horticole…

De Finca Somonte à Marinaleda

Cette ferme se trouve à 50 km de Marinaleda, grand bastion du SOC, où la municipalité a créé des conserveries et des ateliers qui pourraient transformer les produits de Somonte. Selon le SOC, la partie irrigable pourrait, dans une première étape, fournir du travail à au moins 50 personnes. La ferme pourrait à terme faire vivre beaucoup plus de gens, grâce à la «  culture sociale  » de tout le domaine. Les occupants disent qu’ils ne veulent pas créer une coopérative de salarié·e·s, mais une «  coopérative de résistance  » assurant la survie et un lieu de vie pour de nombreuses personnes frappées par la crise.


Au niveau régional et national, le soutien dépasse les milieux syndicaux, venant également de mouvements écologiques, d’associations soutenant l’agriculture biologique, de groupes urbains…

Le jeudi 8 mars une délégation s’est rendue au Département de l’Agriculture à Séville, afin de demander que la vente du domaine soit annulée et qu’elle soit mise à la disposition d’une coopérative de travailleurs·euses. Dehors, une manifestation de plus de mille membres du SOC les appuyait. Une nouvelle réunion a été fixée pour le mardi 13 mars.

Réforme agraire  : une lutte sans répit

C’est en 1978 que le SOC, deux ans après sa légalisation suite à la mort de Franco, a lancé les premières occupations de terres depuis la guerre civile. Elles ont surtout visé des latifundia appartenant à des familles aristocratiques, comme les 17.000 hectares du Duc del Infantado occupés par les journaliers de Marinaleda en 1985.


Le SOC est sans doute le seul syndicat européen à avoir officiellement réclamé la réforme agraire. En partie, il a eu gain de cause et a pu créer des coopératives sur des terres occupées. À l’époque la répression était très forte et des centaines de journaliers·ères se sont trouvés inculpés aux tribunaux. À l’époque, le Comité Européen de Défense des Réfugiés et Immigrés (CEDRI), précurseur du Forum Civique Européen, créé surtout par Longo maï, a mené une campagne de solidarité internationale, en organisant des tournées d’information dans toute l’Europe et en envoyant des délégations d’observateurs aux procès. En 1985, il a publié une brochure «  Terre et Liberté – la lutte des ouvriers agricoles en Andalousie  ».


Cette fois-ci, même si la Guardia Civil suit de près l’occupation de la Finca Somonte, les autorités n’ont pas encore agi contre le SOC. C’est vrai que des élections régionales cruciales auront lieu le 25 mars où le parti socialiste pourrait bien perdre le pouvoir en Andalousie pour la première fois depuis la fin de la dictature. Il est donc peu probable que la junta lance les gardes civils avant cette date… d’autant plus que, face à la crise, ce genre d’action est très populaire et que la colère de la population contre les gouvernants est grande. Mais après le 25 mars…  ??

Un appel à la solidarité

Le SOC a, en tout cas, lancé un appel à la solidarité locale, nationale et internationale. A nous de nous tenir prêts  ! Une présence européenne sur place serait une grande aide et rendrait moins probable une intervention policière pour évacuer la ferme. Un compte bancaire sera bientôt ouvert pour une caisse de solidarité financière. Dans l’immédiat, il serait très utile d’envoyer des lettres de soutien à l’adresse électronique indiquée ci-dessous.


«  Cette action devrait être le début de la révolution agraire qui, en cette période de chômage, de pénurie et d’escroquerie néolibérale, nous manque tant. Aujourd’hui toute alternative pour survivre avec dignité doit passer par la lutte pour la terre, l’agriculture paysanne et la souveraineté alimentaire…  » ( Conclusion du premier Communiqué des occupants de Somonte, 4 mars 2012). Même si le gouvernement a déjà pu vendre plus de la moitié des 20.000 hectares dont il était le propriétaire, il reste encore environ 8.000 hectares à occuper…


Nicholas Bell
Forum Civique Européen
nicholas.bell@gmx.net


Pour plus d’information :

www.sindicatoandaluz.org
somontepalpueblo@gmail.co


* Paru en Suisse dans « solidairtéS », n° 206 (05/04/2012). www.solidarites.ch/journal/

Partager cet article
Repost0
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 12:22

Poster17-1012-fr-c6b6b

 

13 avril 2010


Le 17 avril, la Confédération paysanne, membre de la Via Campesina, avec ATTAC et les partenaires dénonceront la domination de la grande distribution.

 

En 25 ans, cette dernière a absorbé près de 90 % du commerce de détail et exerce une pression sans faille sur les prix à la production. Elle impose des volumes, des conditionnements, des « contrats » impossibles pour l’agriculture paysanne.

 

Dans différentes villes de France, les paysans et les citoyens se mobilisent pour dénoncer le coût social, environnemental, économique et sanitaire du système de la grande distribution et montrer que d'autres modes de consommation sont possibles !

 

http://www.confederationpaysanne.fr/samedi_17_avril_2010_journee_mobilisat_contre_24.php&actualite_id=1620

Partager cet article
Repost0
9 avril 2012 1 09 /04 /avril /2012 11:42
Le Dr Nadine Houédé, cancérologue à l'Institut Bergonié à Bordeaux, voit apparaître des cas de cancer de la vessie liés, selon elle, à l'utilisation de pesticides dans les vignes
Selon le Dr Nadine Houédé, cancérologue à Bordeaux, « l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer. »   

Sud Ouest. Le décès de Frédéric Ferrand, un viticulteur charentais victime d'un cancer de la vessie et qui était votre patient, a eu un impact important dans l'opinion, notamment grace au combat engagé par son père contre les pesticides. Peut-on dire que le cancer s'annonce comme la « maladie du vigneron » ?


Nadine Houédé. Ce que je peux dire, c'est qu'à l'Institut Bergonié, tous les cancers de la vessie que je traite, et qui relèvent à mon avis d'une maladie professionnelle, touchent des gens qui travaillent dans la vigne. Cela s'explique aussi par le fait que, dans la région, l'exposition aux agents toxiques susceptibles d'entraîner un cancer de la vessie concerne majoritairement cette profession, au contact des pesticides. Nous n'avons pas d'industrie du charbon, de la houille ou du caoutchouc qui sont les autres secteurs professionnels touchés par ce problème. Il y a certainement d'autres cancers ou maladies dus à ces produits. Mais nous manquons de statistiques pour être précis.


Cinq maladies par an, estime la MSA

Selon la Mutuelle sociale agricole (MSA), 42 maladies professionnelles dues aux produits phytosanitaires ont été reconnues depuis 2002. « Soit 4 ou 5 par an. Pour l'arsenic, par exemple, cela va de la simple irritation au cancer. À titre de comparaison, nous indemnisons 1 500 cas par an de troubles musculo-squelettiques dus aux vibrations ou aux efforts répétés des agriculteurs », explique le docteur Yves Cosset, médecin du travail national adjoint à la caisse centrale de la MSA.


Ces chiffres reflètent-ils l'impact sanitaire des pesticides sur les agriculteurs ? « Bonne question… Ce ne sont que des indicateurs », reconnaît le médecin. Alors qu'associations et certains médecins (voir plus haut) reprochent à ces chiffres de sous-estimer la réalité, la MSA se retranche derrière le tableau de classement des maladies professionnelles : « Si vous rentrez dans le tableau, vous êtes pris ; si vous ne rentrez pas, vous pouvez faire un recours », tranche Yves Cosset. Le tableau des maladies professionnelles établit des critères tels que la durée d'exposition et la maladie, qui détermineront si la pathologie sera reconnue ou non.


« Ce tableau est établi par les partenaires sociaux », poursuit-il. Les négociations s'opèrent sous l'égide des ministères du Travail et de l'Agriculture. « Ce n'est pas à la MSA de juger si ce tableau est pertinent ou non. Nous l'appliquons. Il n'y a pas de réticence à reconnaître les méfaits des pesticides. Si une catastrophe de type amiante se produisait avec les produits phytosanitaires, il est évident que nous payerions. Nous faisons tout pour l'éviter par la prévention.

 

Mais nous ne sommes pas responsables des autorisations de mise sur le marché. Les pesticides font partie des six priorités de la MSA. Je vous rappelle que c'est nous qui avons fait interdire l'arsenic en 2001. Ce qui nous a d'ailleurs valu les reproches de certains acteurs du monde viticole », conclut le docteur Cosset.


Il n'y a donc aucun chiffre permettant d'évaluer l'impact des pesticides chez les vignerons ?


Non, il n'y a pas de chiffre sur lesquels nous appuyer. Cela tient au fait que ces cancers sont très rarement reconnus comme maladie professionnelle dans le monde agricole. Les cancers de la vessie représentent aujourd'hui 10 000 cas par an en France. Environs 10 à 15 % sont reconnus comme maladies professionnelles. Mais il y en a certainement plus car, pour les agriculteurs et les autres professions touchées, obtenir cette reconnaissance est difficile.


Pourquoi ?


D'abord, les professions libérales ont un accès plus difficile à la médecine du travail et la médecine préventive, du fait de leur isolement. À l'inverse de l'amiante, peu de choses ont été codifiées dans ce domaine. De plus, le cancer de la vessie peut avoir d'autres facteurs de risque confondants, comme le tabac. Si vous fumez et que vous avez été exposé aux pesticides, on vous répondra que votre cancer est lié au tabac. Et demander cette reconnaissance n'est pas entré dans les mœurs.

 

Théoriquement, les médecins généralistes doivent engager les démarches, mais souvent ils ne le font pas, car les dossiers sont lourds et les chances d'aboutir très faibles. J'ai récemment obtenu le classement en maladie professionnelle pour un patient pour qui il n'y avait à mon avis pas de contestation possible. Il m'a dit que son médecin lui avait déconseillé de le faire parce que cela ne servait à rien…


La Mutuelle sociale agricole (MSA) semble frileuse…


Je n'ai que le rapport que m'en font mes patients, mais elle semble effectivement très réticente.


Cela pourrait coûter cher…


Ils ont certainement très peur de l'envergure que cela risque de prendre.


Quels sont les produits mis en cause ?


Il s'agit de produits contenant de l'arsenic et des nitrosamines.


Avez-vous décelé un profil type du viticulteur « à risque » ?


Non, c'est la durée d'exposition qui compte.


Le parallèle avec l'amiante, aujourd'hui reconnue comme catastrophe sanitaire mondiale, est-il pertinent ?


Je le pense, même si l'ampleur que prendra le phénomène reste encore difficile à évaluer, notamment dans le monde viticole. Mais on sous-estime beaucoup l'impact des pesticides sur la santé des agriculteurs. Aujourd'hui, des précautions sont prises dans l'utilisation de ces produits, et les normes européennes sont, j'espère, suffisamment contraignantes. Mais les maladies se déclarent très lentement. Les malades que nous traitons ont été exposés dans les années 1960 ou 1970. J'ai peur que l'on voie arriver des choses que nous n'avions pas prévues. Pour continuer le parallèle avec l'amiante, j'ajouterais que le lobbying industriel a été encore plus fort avec les pesticides.


Les viticulteurs ont-ils été imprudents ou abusés ?


Ils ont certainement été abusés dans une volonté de croissance économique, en pensant que l'on pouvait tout contrôler.


Cette question sanitaire liée aux pesticides est-elle taboue chez les vignerons ?


J'en ai beaucoup discuté avec des patients ou parents de patients. C'est un monde où l'on travaille en famille, où les exploitations se transmettent de génération en génération. Perdre un fils à cause de produits destinés à améliorer la vigne, c'est révoltant. Apparaît alors le sentiment d'avoir été dupé, et cela à un prix très lourd.


Disposait-on, au moment où ces gens ont été exposés à ces produits, d'informations sur leur potentiel cancérigène qui auraient justifié leur interdiction ?


En tout cas, ces informations n'étaient pas accessibles au public.


Paul François : « les deux tiers ont contracté Parkinson »

Il y a un an, Phyto-Victimes était créée à Ruffec (Charente) autour d'une quarantaine d'agriculteurs venus de toute la France. Aujourd'hui, l'association nationale destinée aux professionnels victimes de pesticides et à leurs familles est en passe d'être reconnue d'utilité publique par l'État. Les adhésions ne cessent d'affluer. « Nous en sommes à plus d'une centaine depuis le début de l'année, une dizaine rien que pour cette semaine », salue Paul François, son président, céréalier à Bernac.


« Dans les deux tiers de demandes de constitution de dossier, ce sont des gens atteints de la maladie de Parkinson. On nous a promis d'inscrire cette maladie comme maladie professionnelle ; on attend toujours, mais c'est imminent. Les viticulteurs, arboriculteurs et horticulteurs sont les plus touchés. On sent que les langues se délient. La culpabilité se fait moins ressentir, même si elle est toujours là », témoigne Paul François.


L'occupation du stand de l'Union des industries de la protection des plantes (UIPP) lors du dernier Salon de l'agriculture et le procès remporté en première instance par Paul François contre Monsanto ont porté l'association sur la scène nationale. Mi-février, une mission d'information sur les pesticides et la santé a été mise en place au Sénat, à l'initiative de la sénatrice charentaise Nicole Bonnefoy.

 

Elle était lundi en Charente afin d'auditionner, entre autres, les membres de Phyto-Victimes. « Plus que jamais, notre action est importante. Avec la création de la mission parlementaire et les médecins qui sortent du silence, il va bien falloir que nos détracteurs nous prennent au sérieux. Il ne s'agit pas uniquement de cas isolés. C'est bien sûr rassurant, car cela montre que nous ne sommes pas paranos. »


« Du chagrin, pas de haine »


L'association a également été reçue aux ministères de la Santé et de l'Agriculture. « Bruno Le Maire s'est engagé à faire un point précis avec la Mutualité sociale agricole (MSA) afin qu'il y ait une harmonisation entre toutes les caisses et une cohérence entre les tableaux de maladies professionnelles du régime général et agricole », énumère Paul François.


« Il ne s'agit pas de dresser les paysans les uns contre les autres, mais de se parler avec humanité. Nous, on a du chagrin, mais pas de haine. Il faut absolument que les responsables viticoles se débarrassent de l'influence de l'UIPP, et qu'on aborde le sujet de façon sérieuse. Cela concerne aussi les riverains des champs et des vignes traités », souligne Jacky Ferrand, père d'un viticulteur décédé en novembre à l'âge de 41 ans. Il témoigne dans un documentaire diffusé prochainement.


Autre sujet de mobilisation, l'évaluation de tous les produits phytosanitaires. « On doit savoir quelle est leur dangerosité réelle. Il faudrait écrire sur l'emballage "neurotoxique", "cancérigène", comme sur les paquets de tabac. Si on a le moindre doute sur un produit, on le retire. Pour l'heure, c'est le ministère de l'Agriculture qui accorde les autorisations de mise sur le marché. Pourquoi ne pas décider que ce soit fait conjointement avec ceux de la Santé et de l'Environnement ? » suggère Paul François.


« La mort est dans le pré », d'Éric Guéret, le 17 avril à 23 heures, France 2.

 

http://www.sudouest.fr/2012/04/07/on-sous-estime-l-impact-des-pesticides-681244-2780.php#xtor=EPR-260-[Newsletter]-20120407-[zone_info

Partager cet article
Repost0
6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 11:22
Partager cet article
Repost0
4 avril 2012 3 04 /04 /avril /2012 12:41
 Ches amis,
  mon nouveau film "La mort est dans le pré" raconte l'histoire d'agriculteurs victimes des pesticides qu'ils utilisent.
  Il sera diffusé sur France 2 le mardi 17 avril, en seconde partie de soirée, dans la case "Infrarouge".

  A faire circuler sans modération.
Amicalement.
  Eric Gueret
Partager cet article
Repost0
3 avril 2012 2 03 /04 /avril /2012 14:59

 

 

Partager cet article
Repost0
20 mars 2012 2 20 /03 /mars /2012 14:43
OGM LOGO

Par Sophie Chapelle (19 mars 2012)


Un arrêté « suspendant la mise en culture des variétés de semences de maïs génétiquement modifié », a été publié au Journal Officiel le 18 mars [1].  

 

« En raison de la proximité de la période des semis, le ministre de l’Agriculture a décidé ce jour de prendre une mesure conservatoire visant à interdire temporairement la culture du maïs MON810 sur le territoire national afin de protéger l’environnement », précise le gouvernement.

 

Cet arrêté fait suite à la pression citoyenne exercée ces dernières semaines pour obtenir une mesure d’interdiction sur ce maïs (lire notre article). L’heure n’est néanmoins pas aux réjouissances : « La situation sur ces cultures est très floue et le ministère essaie tant bien que mal de ménager la chèvre et le chou », analyse Inf’ogm, une veille citoyenne d’informations.


Car si le Mon810 est désormais interdit à la mise en culture, quid des cultures déjà semées ? Quelle sera la légalité de ces parcelles cultivées avec des plantes génétiquement modifiées ? Comment le gouvernement va-t-il faire respecter son arrêté ? Les arrêtés n’ont, en principe, pas d’effet rétroactif.  

 

« Mais comme pour beaucoup de principes, il existe des exceptions, notamment "lorsque la rétroactivité de l’acte est exigée par la situation qu’il a pour objet de régir" », souligne Inf’Ogm. Il reviendra donc au juge de déterminer si la jurisprudence en la matière sera applicable au cas des cultures de maïs Mon 810. Le petit jeu du gouvernement consistant à vouloir satisfaire aux demandes des pro comme des anti-ogm trouve actuellement ses limites.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2012 3 14 /03 /mars /2012 10:57

vivre-avec.jpg

 

Jocelyne Porcher Vivre avec les animaux. Une utopie pour le XXIe siècle.


Récapitulant les apports de ses contributions de ces dernières années, Jocelyne Porcher présente dans ce livre une critique décapante de ce qu’elle nomme le système industriel de production animale, et s’efforce de tracer les lignes d’une alternative radicale.

 

En tant que chercheuse, ancienne éleveuse, ancienne travailleuse du secteur, Jocelyne Porcher parle de ce qu’elle connaît bien.

 

Se démarquant de l’orientation définie par bon nombre de défenseurs des animaux ou s’autoproclamant tels, elle oppose au système de production animale, l’élevage dont elle montre à quel point il est important de le défendre.

 

Plaçant, à rebours de tant d’autres chercheurs ou philosophes s’intéressant à la question animale, le travail au cœur de sa réflexion, elle montre combien la définition de mode renouvelé de relations entre humains et animaux, passant par d’autres relations de travail avec les animaux dits de « rente », est essentiel pour construire une autre société.

 

http://www.contretemps.eu/lectures/rencontre-d%C3%A9bat-jocelyne-porcher-vivre-animaux-syst%C3%A8me-industriel-production-viande-en-ques

Partager cet article
Repost0
7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 11:43

7 mars par Via Campesina

 

(Jakarta, le 2 mars 2012)

 

Le 17 avril a été déclaré "Journée internationale des luttes paysannes", pour commémorer le massacre, en 1996, de dix-neuf paysannes et paysans brésiliens qui luttaient pour leurs terres et pour la justice sociale. Chaque année, à cette date, des actions et des évènements sont organisés à travers le monde, en défense des paysannes et des paysans qui luttent pour leurs droits.

 

Lire la suite ici

Partager cet article
Repost0
28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 13:52
Déclaration de Philippe Poutou

J'ai fait le choix, à la différence de bien d'autres candidatEs, de ne pas me rendre au salon de l'agriculture. Depuis des lustres, c'est une habitude médiatique chez beaucoup de politiciens. Mais à quoi cela les engage-t-ils ?


Les agriculteurs traversent une crise terrible. Pas tous sans doute, mais beaucoup de petites et moyennes exploitations sont terriblement endettées, voire au bord de la faillite à cause d'un prix de revient insuffisant. L'agriculture est prisonnière d'un modèle productiviste qui abîme la nature comme les hommes, met en danger leur santé et celles des consommateurs. La course aux hectares et aux rendements provoque un endettement insupportable au profit des banques et des marchands de matériel.


Combien d'agriculteurs gagnent moins d'un smic ? Combien de femmes travaillent aux côtés de leurs maris sans pouvoir se verser même un salaire ? Combien de retraités vivent avec moins de 600 ou 700 euros ? Tout cela parce que ce monde agricole est pris à la gorge par les groupes semenciers, les fournisseurs d'intrants et d'aliments pour bétail, les banquiers. et plus en aval par les industries de l'agro-alimentaire et la grande distribution qui leur imposent des prix iniques.


De tout cela, les partis qui se sont succédés au pouvoir ont tous une responsabilité.

La PAC, la politique agricole commune, est un échec dramatique. Le modèle qui consiste à produire toujours plus pour inonder les marchés à l'exportation, ce modèle qui a surtout favorisé quelques gros céréaliers en particulier, est responsable de la disparition en France de près de la moitié des exploitations ces trente dernières années. Ce modèle tourné vers l'exportation n'et absolument pas conçu pour « nourrir le monde » comme on l'entend parfois. Au contraire, il détruit l'agriculture vivrière dans les pays du Sud à coup de subventions aux exportations afin de vendre sur place à bas prix. Il faudrait au contraire relocaliser les productions afin que tous les peuples accèdent à la souveraineté alimentaire.


La PAC libérale, même avec un peu de verni vert, est un modèle intenable sur le plan économique, social, écologique !

Le NPA propose pour cette raison une réorientation radicale de la politique agricole. Pour redonner vie à une agriculture paysanne, permettre à des jeunes de s'installer, il faut réformer le foncier, prendre le contrôle des banques, encadrer et contrôler les prix par un coefficient multiplicateur pour que les agriculteurs puissent vivre de leur travail, augmenter les retraites agricoles.


Il faut encourager la coopération pour rendre le travail plus collectif et moins pénible, viser systématiquement la qualité. Le bio, dégagé de ces tentations industrielles, doit être l'objectif vers lequel tendre. Ces objectifs passeront aussi par le développement d'un grand service public apportant un appui technique et économique aux agriculteurs.
Ce sont toutes ces mesures qui redonneront aux agriculteurs une vraie liberté dans leur travail.


L'agriculture doit sortir des discussions de l'OMC (l'organisation mondiale du commerce), car les denrées agricoles, tout comme l'eau, ne sont pas des marchandises. Il faut mettre en échec les trusts qui veulent breveter le vivant, imposer les OGM, empêcher les paysans d'utiliser leurs semences comme ils l'ont toujours fait. Nous soutenons évidemment les actions qui pourront être entreprises dans le cadre de ce salon pour alerter le public sur toutes ces questions.

Dans l'agriculture comme partout, ceux qui vivent de leur travail sont les premières victimes de la logique capitaliste. Nous pouvons changer tout cela en nous y mettant tous ensemble.

Philippe Poutou, le 24février 2012

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg