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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 10:37

Par Sophie Chapelle (24 février 2012)

Le sujet revient sur la table et risque d’animer le Salon de l’agriculture qui s’ouvre ce 25 février. Si l’ex ministre de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet a notifié à Bruxelles une demande d’interdiction du maïs Mon 810 de Monsanto, les agriculteurs français demeurent pour le moment libres de le semer. Des stocks d’OGM seraient même constitués, alors que la réponse de la Commission européenne se fait attendre. La Confédération paysanne demande au gouvernement une interdiction temporaire.

 

C’est d’abord par le compte twitter de Nathalie Kosciusko-Morizet que la nouvelle est tombée. « Notification à Bruxelles de notre demande d’interdiction du maïs OGM Monsanto 810 aujourd’hui même (le 20 février, ndlr). Je tenais beaucoup à le faire avant de présenter ma démission. » Dès le lendemain, NKM a laissé son poste de ministre de l’Écologie vacant pour devenir la porte-parole de Nicolas Sarkozy. La demande d’interdiction, elle, suit son cours. C’est la deuxième fois que les autorités françaises s’attaquent à ce maïs génétiquement modifié. La France avait adopté une clause de sauvegarde pour interdire la culture de ce maïs sur son territoire en février 2008. Mais cette mesure avait été invalidée à l’automne 2011 par la Cour européenne de justice de Luxembourg, puis par le Conseil d’État.




Le même sort est-il réservé à cette nouvelle demande d’interdiction ? Selon les deux juridictions, le gouvernement n’avait pas, à l’époque, apporté la preuve que la culture du Mon810 présentait « un risque important mettant en péril de façon manifeste la santé humaine, la santé animale ou l’environnement », ni établi « l’urgence » d’une mesure d’interdiction, comme le prévoit la réglementation européenne. Cette fois ci, la demande [1] se nourrit d’un avis de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) de décembre 2011 qui porte sur le maïs génétiquement modifié Bt 11 conçu par Syngenta. Selon le Ministère de l’Écologie, nombre de problèmes soulevés par le Bt 11 seraient transposables au Mon 810. Ce type de maïs ferait porter des risques à l’environnement, et notamment à la faune « avec l’apparition de résistances à la toxine » [2]. En outre, l’Efsa recommande la mise en place de zones-refuge pour les insectes, des mesures qui n’existent pas pour le Mon 810. Autant d’éléments qui conduisent le gouvernement à demander une « réévaluation complète et distincte du maïs Mon 810 ».


Du maïs OGM stocké pour être semé en France


Ces dernières semaines, les faucheurs volontaires, des apiculteurs membres de l’UNAF ainsi que la Confédération paysanne ont multiplié les actions pour obtenir cette demande d’interdiction. Après avoir occupé le 6 janvier dernier un centre de recherche de la firme Monsanto à Monbéqui (Tarn-et-Garonne) et fini par obtenir un rendez-vous avec le Ministère de l’Écologie (lire ici), ils se rendent les 20 et 21 février dans les antennes régionales du ministère de l’agriculture (Draaf) à Lyon puis à Toulouse. Entre temps, le 23 janvier, ils sont une centaine de militants anti-OGM à effectuer une « inspection citoyenne » sur le site Monsanto de Trèbes (Aude). Ils révèlent que la firme stocke des sacs d’échantillons de semences de Mon810 traitées au Poncho, un insecticide interdit en France. Le groupe Monsanto se fend immédiatement d’un communiqué, réaffirmant qu’il n’a pas l’intention de vendre de maïs transgénique « à court terme » en France. La firme considère que « les conditions favorables à la commercialisation de Mon 810 ne sont pas réunies ».


Pas question pour les militants anti-OGM de se contenter de cette déclaration de Monsanto. Car dans l’attente de la réponse de la Commission européenne, un agriculteur français souhaitant semer du maïs transgénique est absolument libre de le faire. Une quarantaine d’associations, signataires d’une lettre ouverte [3] aux entreprises faisant du négoce de maïs Mon 810, annoncent avoir « connaissance qu’un certain nombre d’exploitants agricoles du Sud Ouest ont [déjà] commandé, et peut-être reçu, des sacs de ces semences ». Ce que confirme Claude Ménara, de l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), dans le journal Sud-Ouest le 25 janvier : « Des semences, bien sûr qu’il y en a ! En France, en Espagne ! Si j’en veux une remorque, je peux l’avoir dans les trois ou quatre jours, ce n’est pas un problème. »

 

Fortes tensions dans les campagnes


« Distribuer des semences de maïs Mon 810, c’est aujourd’hui volontairement, et en toute connaissance de cause, participer à la renaissance de fortes tensions dans les campagnes dès le printemps, et conduire de nombreux apiculteurs à la faillite », souligne la Confédération paysanne. Le 6 septembre dernier, la Cour de justice de l’Union européenne a estimé que le miel contenant du pollen de maïs Mon 810 ne pouvait être commercialisé, faute d’autorisation de ce pollen comme aliment (lire notre article). « L’inéluctable contamination condamne à terme non seulement la filière apicole mais aussi les autres filières agricoles non OGM, conventionnelles et de qualité », relève la fédération France Nature Environnement (FNE).


L’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), adhérente de la FNSEA, ne l’entend pas de cette façon. Son directeur, Luc Esprit, souhaite contester la demande de suspension du Ministère de l’écologie. « A 99 %, je peux vous dire que nous l’attaquerons aussitôt en référé suspension », a t-il déclaré au Figaro. Tout en se défendant d’inciter ses adhérents à se mettre dans l’illégalité, l’AGPM se dit prête « à les accompagner pour leur rappeler les règles de coexistence et de bonnes pratiques » avec les cultures non-transgéniques.


Le gouvernement peut encore suspendre le Mon 810


Alors que la période de semis pourrait débuter mi-mars, la réponse de la Commission européenne risque de prendre plusieurs semaines. Pour combler le vide juridique, la Confédération paysanne appelle le gouvernement à « prendre immédiatement une mesure conservatoire nationale d’interdiction de culture du Mon 810 ». Maintenant que la demande de la France a été transmise à la Commission européenne, cette « mesure conservatoire » viserait à interdire temporairement la culture du maïs Mon 810 sur le territoire national.


Afin d’appuyer sa demande à la Commission européenne, le gouvernement a, en parallèle, mis en place une consultation publique. Comme l’indique le communiqué du ministère de l’Agriculture, « les observations sur ce projet peuvent être adressées avant le 6 mars 2012 au soir, date de fin de consultation, à l’adresse électronique suivante : consultation.ogm.dgal@agriculture.gouv.fr » [4]. Selon un sondage de février 2012, commandé par la FNE à l’institut CSA, 91 % des interviewés soutiennent la mise en place d’une appellation « sans OGM ». Alors que s’ouvre le salon de l’agriculture le 25 février, un rassemblement anti-OGM est d’ores et déjà prévu.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Consulter la note du 20 février 2012 adressée par les autorités françaises à la Commission européenne

[2] Voir la fiche d’Inf’OGM sur le sujet.

[3] Cette lettre ouverte, téléchargeable en cliquant ici, est adressée à Euralis semences, Caussade Semences, Maïsadour semences, RAGT, Limagrain, Pioneer semences SAS, KWS maïs France, Syngenta, Terrena, Triskalia, Arterris, Terre du Sud, Lur Berri, et toute société faisant négoce de maïs génétiquement modifié Mon 810.

[4] Pour participer à la consultation, plus d’informations ici

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15 février 2012 3 15 /02 /février /2012 08:06

 

13 février 2012 à 15h29 

 

Déjà 338 promesses de parrainage, un enthousiasme et une présence toujours aussi piquante en public. Le très original candidat de la biodiversité Dédé l'Abeillaud continue de produire son effet. 

Même pas froid, samedi matin, en collant jaune, dans les allées du marché de Kérinou! David Derrien, candidat à la prochaine élection présidentielle, a ressorti son sympathique costume pour se faire remarquer et défendre la cause de la biodiversité. À 41 ans, l'agent de service brestois excelle dans la peau de Dédé l'Abeillaud, «faux-bourdon mais vrai et seul candidat de la biodiversité».

 

Avec 338 signatures de maires, essentiellement de milieu rural, l'atypique candidat se sent des ailes et ne compte pas arrêter de sitôt. «Bien sûr, se présenter à une élection présidentielle, cela coûte cher», confesse-t-il, autour de 150.000 €. «Mon but est surtout de profiter de cette large vitrine présidentielle pour alerter la population sur les produits et pesticides qui menacent la biodiversité et pas seulement la survie des abeilles». Alors samedi, avec son dynamisme et sa bonne humeur habituelle, Dédé l'Abeillaud est allé à la rencontre des passants et des clients du marché. Ce n'est pas tous les jours qu'un candidat à l'élection présidentielle arpente Kérinou...

Au prochain Salon de l'agriculture

Afin de collecter la grosse centaine de signatures manquantes, David Derrien va continuer sa représentation militante et indépendante de tous partis. Proche des apiculteurs et des faucheurs volontaires (dont ilfait partie), le faux-bourdon ad'ailleurs l'intention de débarquer au prochain Salon de l'agriculture, à Paris, qui démarre le 25février prochain.

Pratique Pour en savoir plus: http://ddlabeillaud. blogspot.com

 

 

http://www.letelegramme.com/presidentielle-2012/presidentielle-dede-l-abeillaud-revendique-338-promesses-de-parrainage-13-02-2012-1599778.php


 

Commentaire: Nous y étions aussi pour tracter pour le meeting de Philippe Poutou. Nous avons échangé et constaté nos convergences d'idées (OGM, Faucheurs volontaires, contre le nucléaire civil et militaitre) et nos rencontres sur le terrain: manif de Rennes et bientôt au Faou.

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 11:11

Par Agnès Rousseaux (8 février 2012)


Des animaux gavés aux antibiotiques pour accélérer leur croissance, et voilà des bactéries résistantes qui se retrouvent dans nos assiettes. Elles génèrent des affections parfois mortelles, qui représentent un coût élevé pour le système de santé. Mais la surconsommation d’antibiotiques représente un gain de productivité pour l’industrie agroalimentaire, qui, aux États-Unis, se réjouit de la récente décision de l’Agence de l’alimentation d’autoriser leur utilisation massive dans l’élevage.

 

La consommation d’antibiotiques prescrits par les médecins n’est rien comparée à la quantité ingérée via l’alimentation. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la moitié des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. Un chiffre qui s’élève à 80 % aux États-Unis ! Un rapport de l’Agence de l’alimentation états-unienne (Food and Drug Administration, FDA) estime que les animaux d’élevage y consomment 13 000 tonnes d’antibiotiques par an [1] ! Cette surconsommation favorise le développement de bactéries résistantes, qui peuvent se retrouver dans nos assiettes en cas de cuisson insuffisante. Des chercheurs ont par ailleurs montré que les antibiotiques ne sont pas seulement présents dans la viande, mais aussi dans les céréales ou les légumes cultivés sur des sols fertilisés avec du fumier de bétail.


Une étude publiée par la revue médicale Clinical Infectious Diseases en 2011 révèle ainsi que la moitié de la viande de bœuf, de poulet, de porc et de dinde vendue dans les grandes surfaces aux États-Unis contient des germes résistants aux antibiotiques (le staphylocoque SARM). En août dernier, 16 000 tonnes de dinde contaminée à la salmonelle – résistante aux médicaments – ont été rappelées par le géant agroalimentaire Cargill ! Bilan : un mort et une centaine de malades.


La France détient le record de résistance aux antibiotiques


La résistance aux antibiotiques se développe. « Chaque année, 100 000 Américains meurent d’une infection bactérienne contractée à l’hôpital, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. 70 % de ces infections sont résistantes aux traitements ordinairement utilisés », estime la députée démocrate Louise Slaughter [2], interrogée par The Guardian. La France détient le record de résistance aux antibiotiques en Europe : 50 % pour la pénicilline et 28 % pour la méticilline [3]. L’Union européenne a réagi en 2006, interdisant la consommation d’antibiotiques pour augmenter la croissance des animaux. En France, plus de 1 000 tonnes d’antibiotiques sont pourtant encore consommées chaque année dans l’élevage. Une étude de l’Agence nationale du médicament vétérinaire évalue la présence d’antibiotiques à 67,7 mg par kg de viande produite. Elle rappelle aussi que les « antibiotiques récents sont généralement plus actifs et nécessitent l’administration d’une quantité plus faible ». L’Allemagne n’est pas en reste, avec ses poulets industriels gavés aux « antibios ».


Malgré cet inquiétant constat, aux États-Unis, l’Agence de l’alimentation (Food and Drug Administration, FDA) vient d’opérer un revirement « consternant ». Fin décembre, elle est revenue sur une promesse – datant des années 1970 ! – de contrôler l’usage de deux des antibiotiques les plus utilisés : pénicillines et tétracyclines. Les producteurs pourront continuer d’en gaver leurs animaux. La FDA préfère, à la place, concentrer ses efforts sur « le potentiel de réforme volontaire » de la part des agriculteurs… Cette décision – publiée discrètement dans le registre fédéral (Journal officiel) à la veille de Noël – « ne doit pas être interprétée comme le signe que la FDA n’a plus de préoccupations sanitaires » sur le sujet, se sent-elle obligée de préciser. Un sympathique « cadeau de Noël de la FDA aux fermes industrielles », ironisent certains commentateurs.


20 milliards de dollars par an pour le système de santé


Cette surconsommation d’antibiotiques a aussi un coût : le SARM (staphylocoque résistant à la méticilline) est responsable du décès de 19 000 personnes chaque année aux États-Unis, et entraîne 7 millions de visites chez le médecin ou aux urgences, estime Maryn McKenna, journaliste spécialisée en santé publique : « Chaque fois qu’une personne contracte le SARM à l’hôpital, les coûts de santé sont multipliés par quatre. La résistance aux antibiotiques est un énorme poids pour la santé publique dans notre société. » Un coût estimé à 20 milliards de dollars par an pour le système de santé états-unien.


Mais le lobby de l’agroalimentaire mène aussi la bataille des chiffres : pour la Fédération états-unienne de la dinde, les antibiotiques permettent de diminuer d’un tiers le coût de production [4]. Les antibiotiques diminuent le temps de croissance, et sont nécessaires pour que les animaux supportent de vivre entassés par milliers dans les porcheries et les poulaillers. Sans antibiotiques, il faudrait plus d’infrastructures agricoles. Et 175 000 tonnes de nourriture en plus, rien que pour l’industrie de la dinde aux États-Unis, affirment les professionnels du secteur.


Des arguments qui semblent avoir convaincu la FDA, qui repousse toute décision pour réguler la consommation d’antibiotiques. Sans doute – en cette période électorale – pour éviter un financement massif par le lobby agroalimentaire de la campagne républicaine.

 

En janvier, sous le feu des critiques, la FDA annonce cependant qu’elle va limiter à partir d’avril l’utilisation d’une catégorie d’antibiotiques, les céphalosporines, pour les bovins, les porcs ou les volailles. Bonne opération de communication : les médias reprennent en chœur cette décision, pointant les efforts de la FDA pour « limiter l’usage des antibiotiques ». Mais, oublient-ils de préciser, les céphalosporines ne représentent que 0,5 % des antibiotiques utilisés dans l’élevage. Pas de quoi rassurer les consommateurs. Ni résoudre ce grave problème sanitaire.


Agnès Rousseaux

Notes

[1] En 2000, l’Institut de santé animale, représentant des fabricants de médicaments vétérinaires, estimait la consommation d’antibiotiques dans l’élevage à 8 000 tonnes par an aux États-Unis.

[2] Auteure d’un texte législatif sur l’antibio-résistance : « Preservation of Antibiotics for Medical Treatment Act ».

[3] Respectivement utilisées contre le pneumocoque et le staphylocoque doré, les principales bactéries à l’origine des infections nosocomiales. Source : Rapport parlementaire, Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, déposé le 22 juin 2006.

[4] « Today at retail outlets here in the D.C. market, a conventionally raised turkey costs $1.29 per pound. A similar whole turkey that was produced without antibiotics costs $2.29 per pound. With the average consumer purchasing a 15 pound whole turkey, that would mean there would be $15 tacked on to their grocery bill. », Michael Rybolt, National Turkey Federation, audition au sous-comité sur l’élevage de la Chambre des représentants.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 11:05

Par Sophie Chapelle (3 février 2012)


Après le rapport de la Cour des comptes très critique sur les agrocarburants [1], une autre étude [2] publiée le 2 février révèle le coût exorbitant de la consommation croissante d’agrocarburants en Europe. Sur 10 ans, les coûts totaux pour les automobilistes européens se situeraient entre 94 et 126 milliards. D’après cette étude, le prix du bioéthanol au litre coûterait, d’ici à 2020, entre 0,19 et 0,41 euro de plus que l’essence. Le biodiesel vaudra quant à lui entre 0,35 et 0,50 euro de plus par litre. « Notre nouveau rapport confirme que les automobilistes européens et français paient très chers le prix de politiques soi-disant vertes qui sont en fait une subvention des filières agricoles intensives et industrielles », affirme Sylvain Angerand des Amis de la Terre.

 

Une surconsommation qui a aussi pour conséquences l’augmentation des prix alimentaires mondiaux, et l’accaparement de terres dans les pays du Sud. « 37 millions d’hectares de terres au moins ont été accaparées de façon directe ces dix dernières années pour produire des agrocarburants, et bien plus si l’on considère les effets indirects, ce qui prive les communautés locales des terres et des ressources indispensables à leurs cultures vivrières », dénonce Antoine Bouhey de Peuples Solidaires/ActionAid. Alors que la Commission européenne s’est engagée à incorporer 10 % d’agrocarburants d’ici 2020 dans les transports, plusieurs associations appellent à « réduire drastiquement la consommation d’énergie au lieu de s’entêter à soutenir les agrocarburants ».

Notes

[1] Lire à ce sujet Agrocarburants : un juteux business sur le dos de la collectivité

[2] Lire l’étude (en anglais) menée par l’Institut international pour le développement durable et par l’Institut de recherche de sciences financières de l’université de Cologne (FiFo).

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 10:22
Les actions fascistes FNSEA contre un comédien de la troupe Madarjeu

de : UDB mercredi 1er février 2012

Communiqué

Au nom de la fédération UDB du Finistère et de l’association des élus progressistes bretons (AEPB), nous exprimons notre indignation face aux exactions menées par un commando d’ agriculteurs de la Sica de St-Pol-de-Léon contre la troupe Madarjeu lors de la représentation de la pièce de théâtre « Alanig Al Louarn », programmée le dimanche 22 janvier, au TST de Saint-Pol-de-Léon. Précisons que la gendarmerie, présente sur les lieux, n’est pas intervenue.

 
Cette indignation se double d’une crainte pour la personne de Bob Simon, comédien et cofondateur de la troupe, surtout conseiller municipal à Saint Pol de Léon et porte-parole de l’association de défense du patrimoine et de l’environnement « Kermorus-Vilar Gren », aujourd’hui menacé.

 

Parce qu’il n’a fait que faire respecter les règles de droit en matière de d’urbanisme et de construction, s’agissant d’un projet de mega plateforme agroalimentaire, sur 18 ha de terres agricoles, Bob Simon est aujourd’hui violemment et nommément mis en cause sur des panneaux mis en place devant deux carrefours à Saint Pol. On peut se poser la question : jusqu’où iront les auteurs de ces exactions, et ceux qui les y poussent ?

 
Nous ne sommes plus seulement ici seulement dans l’atteinte à la liberté d’expression, mais à la liberté tout court et à l’intégrité des personnes.

Nous demandons à tous les démocrates, élus et citoyens, de s’indigner face à des méthodes, rappelant les actions fascistes des chemises vertes de Henri Dorgères, qui sévirent dans les années 30 (et notamment en Bretagne), au nom de « la nation paysanne ».

 
Au vu de plusieurs dérives commis par quelques « jusqu’auboutistes » d’un système épuisé, (notamment au CESER le 24 janvier, le représentant de la FRSEA s’en est pris à JP Guyomarc’h et à « Eaux et Rivières »), il est temps de réagir. Si ces comporteront se poursuivent ou se durcissent, nous ne pourrons pas dire que nous ne savions pas.

  
Bernard Le Mao, responsable fédéral UDB Penn ar Bed

Naig Le Gars, conseillère régionale

 

Commentaire:

 

Ce ne sont pas les quelques pauvres "nervis" qu'ils faut mettre en cause. En regardant la video on voit bien leur manque de motivation pour les actions minables qu'on les pousse à exécuter. Nous avons eu de ces jeunes inquiets, désemparés, craignant pour leur avenir, à notre meeting sur les algues vertes. Ils font des études poussées, on les pousse à s'endetter pour produire énormément et trouvent nos paniers de légumes (AMAP) sympa, mais ce n'est pas cela qui va écouler leurs énormes productions. Il y a de quoi flipper et ils se tournent vers des gens qui prétendent qu'ils peuvent écouler toute cette production.

C'est le seus de la défense de la plate-forme légumière qui va bétonner des terres agricoles.

 

Il faut dénoncer les milliardaires (millionaires en euros, assujettis à l'ISF) qui sont aux manettes. S'ils veulent détruire des terres agricoles pour construire leurs bâtiments c'est qu'ils se moquent de l'agriculture paysanne. Eux les chefs d'entreprise,  ils jouent dans la cour des grands, les marchés mondiaux de l'import-export qui reviennent à affamer les peuples.

 

On a rendu insolvables les peuples, ils ont déjà remboursé plusieurs fois le capital emprunté et continuent à payer des intérêts. Il arrive que sur les marchés "libres et non faussés" on achète une denrée essentielle et qu'on la garde entreposée pour attendre des prix plus élevés. Pendant ce temps là on mange quoi dans le tiers monde ? Ou qu'on inonde le Sénégal de poulets bretons mal décongelés dangereux pour la consommtion. Mais qu'importe, il n'y a plus de producteurs de poulet, ils ont été ruinés par ces importations. ETC ETC...



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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 13:15

Par Agnès Rousseaux (1er février 2012)


Les agrocarburants polluent, contribuent fortement aux émissions de CO2... et coûtent cher à la collectivité. Un rapport de la Cour des comptes analyse les incohérences de la politique française, en particulier les incitations fiscales, aujourd’hui injustifiées. Un système qui bénéficie notamment au fonds d’investissement Sofiprotéol, dirigé par le patron de la FNSEA, Xavier Beulin.

 

La Cour des comptes vient de publier un rapport très critique sur les agrocarburants, demandant l’arrêt des subventions au secteur en France. Principal argument avancé : le coût pour les consommateurs s’élève à près de 3 milliards d’euros pour 2005-2010. Et les agrocarburants occupent aujourd’hui 6 % de la surface agricole en France, malgré une pertinence environnementale « difficile à mesurer et de plus en plus contestée », relève le rapport. Celui-ci pointe aussi la « rente de situation » pour Sofiprotéol, principal producteur de biodiesel, sur lequel Basta ! avait enquêté en juin dernier.

 

Selon le rapport, la politique française en faveur des agrocarburants a rapporté plus de 500 millions d’euros à Sofiprotéol, fonds d’investissement dirigé par Xavier Beulin, actuel président de la FNSEA, le syndicat agricole majoritaire. Son Diester® est pourtant une « arnaque écologique » au bilan « catastrophique », dénoncent les organisations environnementales : à cause de la déforestation, le Diester® engendrerait deux fois plus d’émissions de gaz à effet de serre que le gazole, à production alimentaire constante [1].

 

Transferts financiers au profit de l’agro-industrie


« Les factures de carburant [de l’automobiliste] financent, sans qu’on le sache et pour des montants considérables, la totalité de la politique française en faveur des biocarburants », affirme Didier Migaud, président de la Cour des comptes, qui fustige les « objectifs nombreux, peu explicités et mal hiérarchisés » de la politique française en ce domaine. Le développement des agrocarburants – biodiesel issu notamment du colza ou du soja, ou éthanol issu de la betterave – a été rendu possible en France grâce à d’importantes incitations fiscales. Les agrocarburants bénéficient notamment d’une forte réduction de la taxe sur les produits pétroliers (ex-Tipp, devenue TIC). Un manque à gagner pour l’État de 2,7 milliards d’euros, entre 2005 et 2010. Et des « transferts financiers non négligeables en direction de l’agro-industrie », pointe le rapport de la Cour des comptes.

 

Les objectifs d’incorporation fixés par le gouvernement (7 % de biodiesel dans le gazole et de 10 % d’éthanol dans l’essence) ne sont pas compatibles avec les contraintes techniques de qualité des carburants. Ni avec la réalité des infrastructures de distribution, souligne le rapport. Ce qui coûte plus de 100 millions d’euros aux distributeurs de carburant, qui ne peuvent respecter la réglementation. Autre problème : les agrocarburants ont une « densité énergétique » moins forte que les carburants et sont plus vite « brûlés » par les voitures… Avec une facture plus onéreuse pour les automobilistes.

 

Dans un communiqué, Sofiprotéol tente de minimiser ces constats, affirmant que l’entreprise « se réjouit que le rapport de la Cour des comptes mette en exergue l’utilité des biocarburants pour la collectivité »... La politique française a permis le développement « d’un appareil agro-industriel de taille européenne et désormais en partie amorti [2] », souligne le rapport. On n’est donc pas prêts d’en sortir.

 

Agnès Rousseaux

Lire le rapport de la Cour des comptes.

Lire le résumé.

Notes

[1] La production de soja en France pour fournir Diester industrie engendre une déforestation à l’autre bout du monde pour maintenir la production mondiale en huile alimentaire. Et donc un coût en termeS d’émissions de CO2.

[2] Capable de produire 1,91 million de m3 de biodiesel et 1,25 million de m3 de bioéthanol.

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:40

 

from GC on Vimeo.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 11:18

 


 par FranceInfo

 

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25 janvier 2012 3 25 /01 /janvier /2012 09:47

 

 

Agriculture mercredi 25 janvier 2012

La Confédération paysanne des Côtes-d'Armor et Attac 22 organisent un débat sur la Politique agricole commune post 2013 (Politique agricole commune), ce mercredi 25 février à 20 h 30, à la fac de Saint-Brieuc (amphi Mazier).

 

Soirée en présence de Régis Hochart, rapporteur de la PAC post-2013 au conseil économique, social et environnemental. Un film sur la via campesina introduira la soirée.

 

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Saint-Brieuc.-Ce-soir-debat-sur-la-politique-agricole-avec-la-Confederation-paysanne_40771-2035989-pere-bre_filDMA.Htm


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20 janvier 2012 5 20 /01 /janvier /2012 14:35


Vendredi 6 janvier, une centaine d’apiculteurs, avec le soutien des Faucheurs volontaires et de la Confédération paysanne, ont occupé le centre de recherche sur le maïs de Monsanto à Monbéqui (Tarn-et-Garonne). Avec cette action, un nouveau cycle d’opposition aux OGM commence.

 

Après l’annonce de l’annulation du moratoire français sur la culture du maïs MON 810, les craintes sont fortes que les cultures transgéniques reprennent. Le gouvernement a affirmé à plusieurs reprises qu’une nouvelle clause de sauvegarde serait prise. Mais cela risque d’être trop tard, une fois que des semis précoces auront eu lieu (courant février). De plus, cette annulation aura un effet limité puisqu’elle pourra être cassée très rapidement (sous un mois) : dans ce cas, les semis pourront reprendre juste après les élections…

 

Les apiculteurs veulent, par cette première action, défendre leur production : si le maïs transgénique est de nouveau cultivé, leur miel sera contaminé et interdit à la vente, puisqu’une récente décision considère que le MON 810 est impropre à la consommation humaine. De plus, qui voudra sincèrement manger du miel OGM ?

 

En soutien avec les apiculteurs et les paysans qui subissent la loi des multinationales transgéniques, il est nécessaire que la culture du MON 810 soit interdite maintenant, afin que le droit de cultiver et de produire du miel sans OGM soit respecté. Si Monsanto et leurs copains gagnent ce bras de fer aujourd’hui, des régions entières seront dédiées aux cultures OGM, sortes de no man’s land sans pollinisation.

 

Sans diversité dans les cultures ni possibilité de relocaliser une partie de la production agricole, notre droit à la souveraineté alimentaire serait alors largement compromis.

 

C’est maintenant qu’il faut lutter !

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vendredi 19 avril

8 h 45


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Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

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  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

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Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

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