Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 11:13

logoNPA22.jpg

 

C’est par un communiqué que le Nouveau parti anticapitaliste des Côtes-d’Armor a annoncé qu’il présentera des candidat-e-s dans chacune des cinq circonscriptions du département. « Et ce, en totale indépendance vis-à-vis du Parti socialiste et de ses alliés nationaux ou locaux ».

 

La liste des cinq candidat-e-s et de leur suppléant (e) en cours de validation sera dévoilée la semaine prochaine.

 

http://www.ouest-france.fr/ofdernmin_-Legislatives.-Le-Nouveau-parti-anticapitaliste-present-dans-les-cinq-circonscriptions_40771-2074983-pere-bre_filDMA.Htm

 


Partager cet article
Repost0
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 09:44

lancelot03.jpg

7 mai 2012 


Les Bretons ont voté massivement pour FrançoisHollande. Avec plus de 56% des voix, il laisse Nicolas Sarkozy près de 13 points derrière lui. Les voix de François Bayrou se sont très majoritairement reportées sur le nouveau président de la République.


La Bretagne confirme son ancrage à gauche. Le premier tour avait placé François Hollande en tête avec plus de six points d'avance sur le président sortant (31,74 contre 25,66%). Le second tour a encore amplifié ce net avantage. Avec 56,35% des voix, François Hollande emporte haut la main son duel en terre bretonne avec le président sortant. L'écart est sans appel. Il faut remonter à l'élection présidentielle de 1988 et la large victoire de François Mitterrand face à Jacques Chirac pour retrouver une telle différence. François Hollande fait, évidemment, nettement mieux que SégolèneRoyal (52,62%) en 2007. Près de 4 points de plus. 

Le grand chelem 

François Hollande l'emporte dans les quatre départements de la Bretagne administrative. Y compris dans le Morbihan où il a confirmé sa première place du premier tour. Il y obtient51,73% des suffrages contre 48,27% à son rival. Le candidat socialiste gagne quasiment trois points par rapport au score de Ségolène Royal d'il y a cinqans. Sans surprise, ce sont les Côtes-d'Armor qui ont donné au nouveau président son meilleur score. Un score très impressionnant avec plus de 59% des suffrages. François Hollande gagne près de quatre points par rapport à 2007. Le Finistère, avec 58,87%, n'est pas très loin derrière. Par rapport à 2007, le gain y est même plus important que dans les Côtes-d'Armor (+ 5 points). Très bon score également de François Hollande en Ille-et-Vilaine avec 55,71% des voix (plus de trois points de mieux qu'en 2007). 

Dans presque toutes les villes 

Ce second tour confirme la forte implantation du Parti socialiste et de la gauche dans les grandes et moyennes villes. François Hollande y réalise des scores vraiment impressionnants, souvent au-dessus des 60%, qui le mettent, en général, cinq points au-dessus des résultats de Ségolène Royal en 2007: plus de 63% à Brest; 61,40% à Landerneau, ville pourtant dirigée par la droite; plus de 68% à Morlaix et à Carhaix; plus de 63% à Quimperlé; plus de 57% à Concarneau. Dans les Côtes-d'Armor, FrançoisHollande dépasse les 68% à Lannion et les 63% à Guingamp et Saint-Brieuc.

 

Dans le Morbihan, le nouveau président flirte avec les 60% à Lorient, dépasse les 65% à Lanester et les 63% à Hennebont. Seule Vannes fait de la résistance en plaçant NicolasSarkozy en tête d'un fil (50,71% contre 49,21). En Ille-et-Vilaine, on notera le score que le nouveau président réalise à Rennes: 66,23%. Ce sont près de quatre points de plus que le résultat de Ségolène Royal en 2007. Même à Saint-Malo, pourtant devancé au premier tour, François Hollande l'emporte (51,05%). Dinard 55,75% pour Sarkozy- et Vitré (53,50%) font toutefois exception. 

Quels reports? 

Il ne fait pas de doute que François Hollande a bénéficié d'un très bon report des voix de François Bayrou. Pour passer de 33% à 59% dans les Côtes-d'Armor, François Hollande a forcément bénéficié d'un renfort très important des suffrages centristes. Il a, aussi, sans doute, bénéficié d'une bonne partie des voix de Marine Le Pen. Dans quelle proportion? Difficile à dire mais sans doute autour de 50%. Ces scores sont évidemment très prometteurs pour la gauche dans la perspective des législatives. Elle peut envisager de remporter, à la lumière de ces résultats, la quasi-totalité des 27 circonscriptions bretonnes. La plupart des députés de droite ont, en tout cas, du souci à se faire. Mais on le sait, il est toujours délicat de reporter les résultats d'une élection sur une autre car c'est sans compter avec les divisions qui pourront apparaître ici ou là.

  • Yvon Corre

http://www.letelegramme.com/ig/generales/regions/bretagne/bretagne-hollande-loin-devant-07-05-2012-1693604.php

Partager cet article
Repost0
7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 08:15

 Photo F.vignette paysage


Communiqué  du 5 mai 2012

 

Aujourd'hui, samedi 5 mai, les membres du  collectif 56 "Urgence un Toit pour Tous - comité Dal" agissent concrètement pour que le droit à l'hébergement d'urgence de Tous soit respecté dans le département. A cette effet, une deuxième réquisition citoyenne a été réalisée à Lorient au 55 rue de Kerlin dans un local vacant.


Depuis 9 mois, partout dans le Morbihan, des citoyens n'ont cessé d'interpeller le Préfet en vain pour dénoncer des situations humaines inacceptables. La diminution des moyens alloués par l’État à l'hébergement d'urgence et à l'accompagnement social des plus démunis, qu'ils soient sans logis ou demandeurs d'asile, a jeté dans les rues de Lorient, de Vannes et de Pontivy des dizaines personnes parfois avec enfants.


En attente de solutions d'urgence, ces personnes, projetées dans l'angoisse, la précarité et la désespérance, se tournent vers les citoyens, les associations  ou le collectif qui n'ont pas vocation à remplacer les services défaillants de l' État .

 

Par lettre ouverte, le 17 avril, les membres du collectif ont demandé encore une fois  à M. Préfet du département « de débloquer au plus vite, des moyens supplémentaires et de réquisitionner des logements vacants pour héberger décemment toutes les personnes qui en font la demande via le 115, d'améliorer leurs conditions d'accueil dans les Centres d'Hébergement d'Urgence du Morbihan et de les orienter très rapidement vers un CHRS avec un accompagnement social adapté à leur situation, jusqu'à leur relogement » 

 

« Aucune réponse satisfaisante et durable n'a été apportée à ce jour. Bien au contraire, partout dans le Morbihan, de plus en plus de familles nous sont signalées. Dans ce contexte nous jugeons légitime la réquisition citoyenne qui a eu lieu au 55 rue de Kerlin et soutenons sa mise en œuvre. Par solidarité avec les résidents installés depuis mercredi 2 mai, nous assurerons la sécurité du site et veillerons à ce que leurs droits fondamentaux soient respectés. Nous attendons que les services de l’État apportent leur concours et rétablissent l'eau, le gaz et l'électricité dans ces locaux.


Nous tenons particulièrement à remercier encore une fois, les compagnons d'Emmaus de Quimperlé pour la solidarité dont ils ont fait preuve, en faisant don dans la discrétion, du mobilier et du matériel nécessaire au quotidien des résidents démunis.

Ceux-ci sont des personnes en demande d'aide pour une réinsertion. Les conditions d'accueil dans les Centres d'Hébergement d'Urgence dénoncées il y a un mois, ne leur apportent pas le cadre stabilisant et serein nécessaire à cette démarches. Par ailleurs nous réfléchissons avec eux à l'accueil de jour des familles de demandeurs d'asile, isolées dans les hôtels avec leurs enfants, sans possibilité de les nourrir correctement et de les scolariser ».



Le collectif rappelle qu'un rassemblement départemental aura lieu devant la préfecture à Vannes le mercredi 9 mai à 18h30 pour demander l'application des lois sur le logement. Pour les départs de Lorient le rendez vous est fixé à 17h30 sur la zone de co-voiturage de Lanester-Caudan, route de Plouay

 

                                                                            contact56@untoitpourtous.net

Partager cet article
Repost0
3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 12:25
arton354


 Mardi 24 avril, 500 travailleurs du groupe Technicolor (ex-Thomson)

venant des centres de Rennes, Angers et Issy se sont à nouveau retrouvés

pour manifester ensemble contre les projets de la direction, cette fois à Rennes.

 

Ce groupe, contrôlé par de grandes banques européennes, verse chaque année

des sommes colossales, plus de cent millions d'euros, à ces mêmes banques

au titre d'une dette dont le taux usuraire frôle les 10 %.

C'est pour maintenir ce flux financier que la direction du groupe

tente de faire payer les travailleurs.


À Rennes et Issy, elle a commencé par présenter au début de l'année un plan de licenciements prévoyant la suppression de plusieurs dizaines de postes. Mais en mars elle a proposé aux salariés rennais de ne leur imposer aucun licenciement contraint, en contrepartie d'une augmentation du temps de travail de douze jours.

 

Elle a expliqué dans le même temps qu'elle cherchait en fait à diminuer le coût horaire du centre de Rennes, pour mieux le positionner par rapport à ses autres centres aux États-Unis ou aux Pays-Bas. En bref, elle tente le chantage habituel à la compétitivité et la mise en concurrence des travailleurs entre eux. Mais dans la course au moindre coût les travailleurs sont toujours perdants. Ceux de Continental, comme bien d'autres, en ont fait l'amère expérience.


D'autant que la direction du groupe a confirmé sa volonté de chercher un partenaire pour sa branche décodeurs numériques, qui concerne la moitié du centre rennais et l'usine d'Angers. Quels sont exactement les projets de la direction ? Impossible de le savoir, du fait du secret des affaires. La direction joue toujours un coup d'avance.

 

Elle a ainsi pu préparer depuis des mois la mise en redressement judiciaire de son usine d'Angers, la dernière en Europe, qui emploie encore 350 travailleurs. Son objectif est, grâce au redressement judicaire, de procéder au démantèlement de l'usine au moindre coût.

 

Elle espère faire l'économie des indemnités légales de licenciement (qui seraient prises en charge par un fonds de garantie des employeurs, l'Association pour la garantie des salaires) et éviter de verser des primes supralégales pour préjudice moral et financier que les salariés seraient en droit de toucher pour les vingt, trente, quarante années d'ancienneté. Après trente ans d'ancienneté, il faut vivre avec 1 360 euros net car les salaires sont payés au niveau du smic. Il n'y a que la prime d'ancienneté pour faire la différence.


N'empêche que la mobilisation des travailleurs a en partie déjoué les plans de la direction. Les manifestations communes entre les différents centres de Technicolor ont fini par être relayées dans les médias nationaux et des responsables des équipes de campagne des deux principaux candidats ont dû, au moins pour la forme, s'intéresser à ce dossier.

 

À Angers, la mobilisation a repris dès le mercredi 2 mai pour exiger de Technicolor qu'il assume ses responsabilités sociales : soit Technicolor apporte ou laisse de la production à Angers, soit Technicolor s'engage à verser une prime de préjudice moral et financier à la hauteur de 1 500 euros par année d'ancienneté quelle que soit la cause des départs, par un licenciement ou vers un repreneur, avec dans ce cas une garantie de reprise de cinq ans chez le nouvel employeur !


La mobilisation doit maintenant continuer et même s'amplifier. Et rendez-vous a été pris pour une prochaine manifestation commune le 31 mai, à Angers cette fois.


Correspondant LO

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2283&id=27

Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 14:38

1687720_premiermaibis.jpg

 

Tiens, y a 5 départements maintenant? Gast!

Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:33

 

1er-mai-m rne-la-v

 

Le défilé du 1er Mai a rassemblé quelque 800 manifestants, hier matin, sur le pavé guingampais.Les slogans «anti-Sarko» ont résonné aux quatre coins de la ville.


«Ce 1er-Mai à quelques jours du deuxième tour de l'élection présidentielle a lieu dans un contexte politique particulier». Au micro, l'intersyndicale CGT, FSU et Solidaire rappelle que le 1er Mai 2012 n'est pas comme les autres. Hier matin, sur la place du Champ-au-Roy, les quelque 800 manifestants écoutent les discours. «Les Bretons sont dans la rue. Sarko t'es foutu», répondent en chantant une partie des manifestants.

Les slogans ne sont pas vraiment nouveaux. Hier, ils collaient parfaitement à l'état d'esprit de ce 1er-Mai. «On appelle à avoir un vrai président qui ne fustige pas les syndicats». Au micro, le ton est donné. «Les salariés ne doivent pas payer le coût d'une crise dont ils ne sont pas responsables. En France, le bilan de la politique illustre les dérives du capital». En face des drapeaux CGT-FSU-Solidaire, certains partis politiques bien représentés ont aussi sorti leur étendard. Du PS à l'UDB, cette manifestation du 1er-Mai porte un message politique fort. Quelques drapeaux de la CFDT flottent sur le cortège des manifestants sans pouvoir prendre le micro. «Notre dernier contact remonte à six mois», lance un cégétiste pur et dur. 

Un itinéraire bien choisi 

Côté CFDT, on précise ne pas avoir reçu d'invitation pour cette manifestation intersyndicale et avoir découvert dans le journal les appels à la mobilisation. «La CFDT ne donnera aucune consigne de vote dans le cadre de l'élection présidentielle», ajoute une voix de l'union locale CFDT de Guingamp. Cette différence de point de vue n'a pas empêché le cortège des contestataires de faire un tour de ville. Après un passage devant la sous-préfecture, les manifestants ont fait un crochet par la rue des Ponts Saint-Michel. L'itinéraire n'est pas choisi au hasard. «On n'en veut pas de cette société-là. Les jeunes dans la galère. Les vieux dans la misère», lance la foule arrêtée devant la permanence de Valérie Garcia, candidate UMP aux élections législatives dans le canton de Guingamp. Sur le pas de sa porte, la candidate a écouté ce slogan qui a déjà résonné à plusieurs reprises sur le pavé guingampais. Après cette halte, le cortège est revenu à la case départ pour un apéro musical.


http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/guingamp/ville/1er-mai-un-tour-de-ville-pour-800-manifestants-02-05-2012-1687957.php


Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 12:25

 1er mai

 

La belle manif' que voilà!

De mémoire de Lannionnais, cela fait bien longtemps qu'on n'avait pas enregistré une si forte mobilisation pour le traditionnel défilé du 1er-Mai! 1.700 manifestants, au bas mot. C'est près de sept fois plus que l'an dernier.


10h30, hier, devant La Poste. Ils sont déjà nombreux, un autocollant du syndicat plaqué sur la poitrine ou un brin de muguet à la main, à noircir le quai d'Aiguillon. Les musiciens d'Ayel-TK donnent le ton de la manifestation: festive, chaleureuse, colorée. Dans la foule, un certain nombre d'habitués, fidèles au traditionnel rassemblement du 1er-Mai. Mais aussi, beaucoup de nouvelles têtes comme Armelle, âgée de 44 ans. «Je ne viens pas tous les ans mais là, Sarko a poussé trop loin la provocation avec son histoire de vrai et faux travail. À cinq jours du deuxième tour de l'élection présidentielle, la manif offre la possibilité de riposter et montrer que les salariés et précaires ne sont pas opposés mais bel et bien soudés.» 

«Allez voter!»

Même volonté, du côté des syndicats, de faire triompher les valeurs de rassemblement et de solidarité internationale du monde du travail. «D'ordinaire, l'intervention de l'intersyndicale n'est lue que par une personne», lance au micro Jean-Pierre Lecoq. «Mais aujourd'hui, face aux agressions graves qui visent le monde syndical, nous avons décidé d'une lecture à cinq voix qui signifie que plus que jamais, nous serrons les rangs. » Les noms de Hollande et Sarkozy ne seront jamais prononcés, au cours de l'allocation cosignée par la CFDT, la CGT, la FSU, Solidaires et l'UNSA.

Mais nul besoin de lire entre les lignes pour décoder les attaques formulées à l'encontre du président candidat: taux de chômage record, salaires en berne, mesures antisociales pour assainir les dépenses publiques sans toucher aux niches fiscales... Trois pages pleines de discours, pour dire, «dans une France comptant plus de 4 millions de demandeurs d'emploi et 8 millions de salariés pauvres, l'exigence de justice sociale, de respect des droits fondamentaux, d'un travail décent et des mêmes droits pour tous». Et les porte-parole des organisations syndicales d'exhorter: «Pour faire évoluer la société de manière plus juste et solidaire, allez voter! Luttez au quotidien! Ne lâchez rien!». 

Un entre-deux ponts

Le quai, devant La Poste, continue de se remplir, comme miraculeusement éclairé par le premier rayon de soleil aperçu depuis quinze jours. Ce n'est que lorsque le cortège s'ébranle en direction du quai de Viarmes, qu'on prend soudain l'ampleur de la mobilisation. Cinq cents, mille, mille cinq cents... Par paquets de dix, le comptage des manifestants atteint vite des chiffres vertigineux. Mille sept cents, c'est deux fois plus qu'en 2010 (un bon cru), et sept fois plus que l'an dernier qui, il est vrai, s'était révélé plutôt tristounet.

 

Seul 2002, à la veille d'un certain duel entre Chirac-Le Pen au deuxième tour de l'élection présidentielle, avait fait plus fort avec 5.000 manifestants, un 1er-Mai à Lannion. «Tout est dit aujourd'hui: le ras-le-bol des salariés de payer une crise dont ils ne sont pas responsables, le rejet des thèses de l'extrême-droite et des tentatives de diviser la société, également l'espoir de faire naître d'autres choix», commente un observateur, ravi du long ruban de manifestants qui s'étire, du pont de Viarmes jusqu'au pont de Sainte-Anne. Tandis que Jeanne et Nicole, poing serré en avant, martèlent, la voix éraillée à force de chanter: «On ne lâche rien!».


http://www.letelegramme.com/local/cotes-d-armor/lannion-paimpol/ville/1er-mai-ils-etaient-1-700-a-ne-rien-lacher-02-05-2012-1688006.php

Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:57

1-mai

 

2.200 selon la police, 5.000 d'après les syndicats et 3.500 selon notre estimation. Hier, le défilé du 1er-Mai fut, quoi qu'il en soit, bien plus fourni qu'il y a un an, où les manifestants s'étaient comptés par centaines.


Placé à un week-end du second tour de l'élection présidentielle, lacélébration du 1er-Mai a, hier, pris une couleur politique dont ne voulait pas la CFDT. Seules lesbranches de l'éducation etdela santé-sociaux du syndicat avaient appelé à célébrer cette journée, à la demande de ses adhérents. Sur les marches de la mairie, avant le départ pour un tour demoins d'une heure dans les rues du centre-ville, la CGT, FSU, Solidaires et l'Unsa ont délivré au micro leur message. «Nous réaffirmons notre opposition totale à la xénophobie, au racisme, à l'antisémitisme. Nous ne nous résignons pas quant au vote pour le Front national de millions d'électeurs, un vote qui renforce la place de l'extrême-droite». 

«Nous disons priorité à l'emploi»

Et, davantage dans le ton original de cette fête des travailleurs: «Nous rappelons les priorités sociales et les préoccupations des salariés, des demandeurs d'emploi, des jeunes et des retraités en France et en Europe, victimes des politiques d'austérité etdes réformes réduisant les droits des travailleurs et leur protection sociale. La crise ne peut être le prétexte d'une remise en cause de nos systèmes sociaux. Alors que le nombre de chômeurs ne cesse d'augmenter et que les restructurations, les licenciements et les fermetures d'entreprises sont le quotidien de nombreux salariés, nous disons "priorité à l'emploi", en particulier l'emploi des jeunes. Nous disons "augmentation des salaires", en particulier du Smic, des pensions et du pouvoir d'achat. Il n'y a aucune raison delaisser les inégalités salariales perdurer et notamment les inégalités de salaires entre les femmes et les hommes». Un retour à une retraite à 60 ans est aussi exigé. 

«C'est un gros grain antisyndical» 

Dans le cortège qui s'est élancé à petits pas, Jeanne, chrétienne de gauche, est là «pour défendre le pain des chrétiens». Une pluie battante et glaçante s'invite à cette «Fête des travailleurs». «Le 1er-Mai, ce n'est pas la fête du travail», insiste un manifestant. «On laisse passer le grain. C'est un gros grain. Un grain antisyndical. C'est de mauvais augure, ça», interprète un autre, qui se met à l'abri. «Bien sûr, nous appelons à battre Nicolas Sarkozy, a déclaré Olivier Le Pichon, CGT. Mais après le 6mai, quel que soit le président élu, rien ne sera réglé sur les revendications des salariés. Car nos revendications ne sont toujours pas validées. Et, en Europe, on voit bien que quels que soient les temps d'austérité, il faut les combattre». Revenus à leur point de départ, place de la Liberté, les manifestants ont salué la prestation de la chorale «Peuples et chansons», et ses chants engagés. Elle fêtait, hier, ses dix ans deprésence un1ermai (lire page14).


Karine Jonqueur

 

Pourquoi manifestez-vous le 1er-Mai?


Assise sur les marches de la mairie, Camille, paysagiste de 37ans, est accompagnée d'Hortense, 18 mois. «Je suis venue pour ma petite fille. Parce que cinq ans avec Sarkozy, c'est très très long. Là où le président précédent, de droite aussi " une sensibilité qui n'est pas la mienne " a essayé de faire de la cohésion sociale, l'autre, là, n'a fait qu'opposer les uns et les autres. Les étrangers contre les Français de souche, le public au privé... Et elle est où la place des femmes dans son programme?». Léo, 18 ans, étudiant en fac de mathématiques, est dans le cortège accompagné de plusieurs de ses amis. «Parce que je pense que le 1er Mai est un rendez-vous important, symbolique.


La France n'est pas encore perdue par la droite. En étant nombreux aujourd'hui, c'est un signal fort que nous voulons envoyer à Sarkozy. Il n'y a pas de fête du "vrai" travail. C'est une façon de détourner ce qui est, depuis longtemps, la fête des syndicats et du travail». François, 37 ans, salarié au Clous (UBO), a fait le déplacement en famille. «Pour soutenir les syndicats et par opposition à Nicolas Sarkozy. Je suis militant socialiste. Cette année, le rendez-vous est plus marquant, car il est situé entre les deux tours de l'élection présidentielle. C'est pour ça que, pour la première fois, je suis venu en famille.


Avec ma femme, on a tenu à faire participer les enfants. Ils sont âgés de 7ans et de 5 ans». Émile, 63 ans, est retraité de la fonction publique territoriale. «Le 1er Mai est une journée de solidarité internationale et revendicative par excellence. Nous manifestons pour l'emploi, pour le pouvoir d'achat... Et ce 1er mai est quand même particulier dans un contexte d'élection présidentielle. Ça signifie aussi que contrairement à ce que peut dire Sarkozy, dont la politique à la coloration antisyndicale apparaît aujourd'hui évidente, les syndicats ne sont pas une ombre».

Le Sgen-CFDT a rejoint le cortège

Surprise: alors que l'union départementale de la CFDT n'avait pas appelé au rassemblement d'hier matin, la branche éducation du syndicat, le Sgen-CFDT est bien présent sur la place de la Liberté, au départ du cortège. Pour Loïc Balouet, son représentant, il n'y a pas de problème. «Le bureau national de la CFDT et le bureau régional du Sgen-CFDT appellent au rassemblement», explique-t-il, justifiant ainsi le choix d'un «petit désaccord avec l'union départementale sur des arguments qui la regardent». Aux yeux des militants, l'union est indispensable ce jour, même si personne ici ne veut assimiler «la Fête du travail avec l'élection présidentielle». Pourtant, Loïc Balouet garde une flèche contre «le Président, pas le candidat, qui n'a cessé d'attaquer le syndicalisme et le travail pendant tout son mandat». D'autres, plus véhéments, ne cachent pas avoir «plein de points communs» avec l'intersyndicale de ce jour, violemment hostile à Nicolas Sarkozy. 


http://brest.letelegramme.com/local/finistere-nord/brest/ville/1er-mai-la-fete-des-travailleurs-02-05-2012-1688230.php

Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:46

1er-mai-m rne-la-v

Impressionnante mobilisation dans les rues d'Hennebont, hier: même divisés, lessyndicats ont attiré les foules d'autodésignés «vrais travailleurs». La proximité du second tour échauffe les discours.
Loin, bien loin du pâlichon rassemblement de l'an dernier: les rues d'Hennebont ont été parcourues hier par près de 3.000 personnes, quand ils n'étaient que 500 le 1er mai 2011. L'actualité et les petites phrases de «l'entre deux tours» n'y sont très certainement pas pour rien. 

 

Trois points de rassemblement 

Hypothèse rapidement confirmée: «Aujourd'hui, c'est la fête de tous les "vrais" travailleurs», ont lancé en préambule les représentants syndicaux. «Ce défilé rassemble près d'un millier de personnes d'ordinaire», a rappelé Bruno Bothua, secrétaire départemental CGT. La place de la Mairie, noire de monde... De quoi réjouir les organisations syndicales. Enfin, celles qui avaient invité au rassemblement sur Hennebont.

 

Un succès donc, malgré la division: quand Hennebont faisait le plein à l'invitation de la CGT, Solidaires, Unsa et FSU, Lorient manifestait aussi. Et plutôt deux fois qu'une: 150 personnes ont répondu à l'appel de la CFDT qui avait fait le choix de la place Glotin pour rallier les troupes (voir ci-dessous).

 

FO a aussi joué la carte perso avec 70 personnes rassemblées devant la Maison des syndicats, boulevard Cosmao-Dumanoir. À Hennebont, les syndicats présents ont parlé d'une même voix: «Nous, salariés, retraités, privés d'emploi, nous disons une fois de plus "Non" au fascisme, "Non" au racisme, "Non" au libéralisme». Le résultat du premier tour était au centre des commentaires et certains scores ont, semble-t-il, bien du mal à passer:

 

«En ces temps de crise et de casse sociale, dans cette atmosphère nauséabonde où les étrangers, les syndicats, les minorités et ceux qui luttent pour l'égalité et la fraternité sont montrés du doigt et accusés d'être la cause de tous les maux présents et à venir, ce jour emblématique du 1ermai doit être l'occasion de rappeler ce que jamais nous ne devrions oublier». En écho, les membres du collectif «Urgence un toit pour tous» ont pris la parole pour dénoncer «le déni des lois sur l'hébergement par les services de l'État» et appeler à un rassemblement le mercredi 9mai devant la préfecture, à Vannes. 

«Les vrais travailleurs face au vrai bilan» 

Au passage, le président-candidat en prend pour son grade. «Entre 2008 et 2010, l'espérance de vie en bonne santé a diminué de huit mois, passant à 61ans et neuf mois pour un homme, soit, en dessous de l'âge légal de départ en retraite. Ça, c'est le vrai bilan de Sarkozy contre les vrais travailleurs». Nouvelles mises en garde: «Actuellement, un règlement européen risque d'entrer en vigueur. Il instaure la primauté des libertés économiques sur les droits sociaux, au premier rang desquels figure le droit fondamental de faire grève.

 

C'est la fin du droit de grève, ce droit essentiel de la lutte des travailleurs». Et d'appeler à la vigilance contre les plans de rigueur «en cours d'élaboration»: «Encore et toujours, ce sont aux travailleurs, aux plus précaires, aux plus fragiles de faire des sacrifices. Pour nous, demain, c'est priorité à l'emploi et lutte contre la précarité. La promotion des salaires et du pouvoir d'achat doit être une priorité». Des revendications qui ont un air de déjà entendues, il y a cinq ans de cela...

 

http://lorient.letelegramme.com/local/morbihan/lorient/ville/1ermai-deferlante-de-vrais-travailleurs-02-05-2012-1688579.php


Partager cet article
Repost0
2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 11:40
1er mai
2 mai 2012 -

Environ 200 personnes - 250 selon les organisateurs - ont manifesté, hier matin, dans les rues de Pontivy, àl'occasion de la Fête du travail. Parmi elles, certains membres du conseil municipal.

«On a toujours manifesté à Pontivy les 1er mai. Il n'y a aucune raison que cela change. En plus aujourd'hui, les gars de Loudéac sont avec nous. Pour eux comme pour nous, aller au rassemblement départemental à Hennebont aurait été trop compliqué et trop loin». Hier, sur la Plaine, un vieux militant CGT a tenu à mettre les points sur les «I» aux syndicalistes qui ne comprenaient pas que l'UL de Pontivy qui avait reçu le soutien de militants de la FSU et de l'Unsa décide d'organiser son propre rassemblement. 

«Casse sociale» 
Cette année, c'est Johann Hervé, jeune secrétaire de l'UL CGT de Loudéac qui a pris la parole au nom de tous ses camarades, face aux grilles de la sous-préfecture.

«En ces temps de crise et de casse sociale, dans cette atmosphère nauséabonde où les étrangers, les syndicats, les minorités et ceux qui luttent pour légalité et la fraternité sont montrés du doigt et accusés d'être la cause de tous les maux présents et à venir, ce jour emblématique du 1er mai doit être l'occasion de rappeler ce que jamais nous ne devrions oublier». 

Des semaines de 48 heures 

«Depuis 1889, chaque 1er mai, est une journée de manifestation pour l'amélioration des conditions de vie et de travail de cette classe laborieuse dont nous faisons partie. À l'époque, les travailleurs se battaient pour la limitation à huit heures de la journée de travail et l'obtention de la semaine de 48 heures. On les traitait de fous, on les accusait de vouloir la ruine des industries et de la France. Ce type de discours, les classes dirigeantes continuent de les relayer (...)». Priorité à l'emploi, en particulier des jeunes; lutte contre la précarité; la promotion des salaires et du pouvoir d'achat sont les thèmes qui ont ensuite été abordés par le leader syndical. Et de conclure: «Tous ensemble-, nous continuerons à défendre nos valeurs et nos revendications de progrès social, dans une République où la justice sociale devra être réhabilitée. Nous ne lâcherons rien».


http://www.letelegramme.com/local/morbihan/pontivy/ville/1ermai-ils-ne-veulent-rien-lacher-02-05-2012-1688620.php

Partager cet article
Repost0

Contactez le NPA du Finistère

 

faou

 

UNE-190.JPG

 

cgt-gg.jpg

 

affiche_Peillon_Fioraso_BAT_0_0.preview.jpg

 

encart npa taille normale

 

 

nukleel-nam-bo-ket.jpg

accueil
*

Brest

06 42 22 96 37

brest.npa@gmail.com

 

Quimper

06 59 71 42 21

quimper.npa@gmail.com
 

Le blog sur les

questions maritimes

L'autre grenelle de la mer

 

Le blog de solidarité avec

les camarades arabes

Revolution arabe 

 

fermoez-fesse.jpg

Recherche

Actions !

Pour plus de détails voir les liens: 

 

diapo prisonnier palestine

Soirée prisonniers palestiniens

AFPS Brest

mardi 16 avril

20H30

Maison des syndicats

 

sortir-copie-1.jpg


manifestants-hopital-SUD-copie-1


Quimper Gourmelen

Rassemblement

vendredi 19 avril

8 h 45


foto2-205-ebf3f

 

Fermez Cofrents

(pays Valencian)

 

 

laniion.jpg

  Concert à Lannion

 

no nuk

 

Dimanche 28 avril

Brennilis

anti-r-1-r-copie-1.jpg

 


robertbelle5mai13DZ

 

 

Mardi 7 mai

 Yves-Marie Le Lay,

Président de

Sauvegarde du Trégor

  Douarnenez

Librairie l'Ivraie à 20h00

 

nddk.jpg

 

yy.jpg

 

st nnonon

 

grece.jpg