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4 juillet 2011 1 04 /07 /juillet /2011 09:14
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samedi 02 juillet 2011

L'usine de traitement de Lantic n'en peut plus. Et, à la suite de plaintes de riverains, une autre plateformede stockage n'en reçoit plus. Le littoral pourrait être vert au passage du Tour, mercredi...

Coucou les revoilà. « Ce vendredi matin, il y a un mètre d'algues vertes sur la plage de Morieux. Il y en avait jusqu'à l'essieu de l'engin qui les ramasse. » Directeur du syndicat mixe intercommunal de Lantic, Mark Briand ne sait plus où donner de la tête avec ce retour en force des algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc. « En raison des échouages d'algues importants à Hillion et à Saint-Brieuc, ces jours derniers, l'usine de Launay-Lantic sera saturée ce vendredi soir. »

Ces deux dernières semaines, les norias de camions ont déversé quelque 2 000 tonnes d'algues vertes à l'usine de compostage, située à l'arrière de Binic. Les huit box de 200 tonnes, où sont entreposées les algues avant d'être compostées, sont remplis à ras bord. « Et quand ils sont pleins, j'arrête d'en prendre », ajoute Mark Briand. Logique.

 

Odeurs, problèmes respiratoires...


En cas de saturation de cette usine, l'État et les collectivités ont tout prévu. Le syndicat mixte (Smitom), à Ploufragan, a créé une belle plateforme, opérationnelle depuis la fin août 2010. Sur le sol bétonné de 14 000 m2, 10 000 tonnes d'algues vertes peuvent être compostées pendant la saison. Cette année elle a en reçu un peu moins de 1 000 tonnes. « Pas plus de 200 tonnes d'algues par jour, insistaient les élus. C'est l'une des conditions pour qu'il n'y ait pas de problèmes d'odeurs. » Pour réduire les nuisances olfactives, les mélanges d'algues à des déchets verts broyés sont effectués la nuit.

 

Tout a été prévu. Sauf les vents de sud. Ils renvoient les odeurs nauséabondes des algues en décomposition dans des bureaux d'un bâtiment administratif situé à quelques dizaines de mètres du stockage à ciel ouvert. Des agents de la communauté d'agglomération de Saint-Brieuc y travaillent. Ils se plaignent des odeurs, de problèmes respiratoires, de picotements aux yeux...

 

Fermeture des plages ?


Du coup, les responsables de ce site ont pris la décision de ne plus en recevoir en attendant des résultats sur les taux d'ammoniac. « On a fait des relevés, mais l'appareil n'a pas fonctionné pas. On en a fait d'autres. Et on attend les résultats », explique Jacques Pedron, responsable du site. Des élus ne sont pas surpris par ce qui arrive : « Nous avons toujours eu des doutes sur la création cette plateforme, de 1,8 million, à l'air libre dans une zone industrielle. Les faits nous donnent raison », avance Thierry Burlot, président du Smitom de Launay-Lantic.

 

Si les échouages persistent les jours à venir, sans solution de stockage, les ramassages risquent d'être stoppés. Pas terrible pour l'image du littoral costarmoricain lors du passage du Tour de France, mercredi prochain. Et au-delà de mercredi ? « Impossible d'imaginer qu'on ne les ramassera pas. Ça veut dire putréfaction et fermeture des plages », note Thierry Burlot.

 

 

Jean-Yves HINAULT.
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22 juin 2011 3 22 /06 /juin /2011 12:04
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Notre-Dame-des-Landes (NDDL) est un village situé à 30 km au nord de Nantes, en direction de Rennes. Le projet d’aéroport démarre en 1967. Il s’agissait alors d’un aéroport international de passagers où pourrait atterrir le Concorde (prévision de 5 à 9 millions de passagers par an en 2000, alors que l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique en compte aujourd’hui 3 millions !). Et pour le fret, l’objectif était de devenir le « Rotterdam aérien de l’Europe ».
En 1974, commencent les acquisitions de terres par le conseil général (aujourd’hui 850 ha sur 1 650 nécessaires). Il ne se passe rien pendant vingt ans, puis le projet est réactivé en 2000 et un arrêté ministériel relance l’étude en 2003.
Le concessionnaire est choisi en 2010. Ainsi, Vinci obtient le marché pour 55 ans. Le montage financier est finalisé.
Les travaux devraient débuter en 2014 pour une mise en service en 2017.
De nombreuses associations et organisations, dont le NPA, militent contre la construction de cet aéroport symbole parfait du choix d’une société capitaliste et productiviste.

Des conséquences dramatiques à tout point de vue

Les conséquences pour l’emploi


L’emploi constitue l’argument principal des promoteurs du projet, argument qui ne tient pas.
Une centaine d’emplois directs (47 exploitations) plus 600 emplois indirects liés à l’agriculture locale sont immédiatement menacés sur Notre-Dame-des-Landes. La réalisation du projet mettrait en danger un site d’Airbus qui utilise l’actuel aéroport et compte 1 200 salariés. Les aéroports voisins seraient fragilisés voire supprimés, comme l’ont souhaité publiquement certains promoteurs du projet à NDDL. Cela équivaudrait à des destructions d’emplois à Angers, Rennes, et peut-être d’autres villes bretonnes. Les nouveaux emplois créés à Notre-Dame-des-Landes pour l’exploitation de la plateforme et les activités logistiques seraient tout juste délocalisés du sud de Nantes vers le nord de la ville. Certes, il y aurait création d’emplois temporaires pendant la réalisation des travaux, pour la plate­forme et le barreau routier. Mais ce n’est pas ce dont la population a besoin.

En quoi une nouvelle plateforme aéroportuaire, dans une région déjà desservie, créerait-elle de l’activité économique ? Les promoteurs du projet veulent un aéroport international, mais ils oublient la politique de hub des compagnies aériennes. Un hub excentré n’a aucun sens et les précédentes expériences de nouveaux aéroports (notamment Vatry, dans l’est parisien) ont échoué.
Il faudrait sans doute, à Notre-Dame-des-Landes comme ailleurs, subventionner des compagnies low-cost pour augmenter le nombre de vols. Les emplois ainsi créés seraient alors soumis au même marchandage honteux aux conditions sociales, comme à Montpellier récemment.

Des dégâts écologiques irrémédiables


Le village de Notre-Dame-des-Landes, 1 900 habitants, est situé au milieu d’un paysage de bocages. Près de 2 000 hectares sont concernés par l’emprise de l’aéroport. Cela entraînerait la destruction d’une des dernières zones de biodiversité exceptionnelle de Loire-Atlantique. Il existe des risques très importants liés à la pollution et à l’imperméabilisation de vastes surfaces en zone de bassins versants. L’urbanisation sur une quinzaine de kilomètres au nord de Nantes s’accélérera.

Une belle contribution à l’effet de serre


Le transport aérien représente 2 à 3 % des émissions de gaz à effet de serre. Vouloir augmenter de 6 millions de passagers (le projet vise 9 millions en 2050), c’est vouloir émettre 300 000 tonnes de gaz à effet de serre de plus par an (50 kg par passager sur la base d’un vol de 500 km). Bétonner 2 000 hectares de prairies et détruire un puits de carbone car les prairies ont un effet positif en emmagasinant du carbone dans les sols. Ce ne sont pas les toits végétalisés de l’aérogare qui compenseront cette destruction.

La destruction des terres agricoles


En lieu et place d’une zone bocagère d’élevage laitier (12 millions de litres de lait par an aux portes de Nantes) s’étendraient deux pistes, parkings, et quatre voies. 16, 5 % des terres de Loire-Atlantique sont déjà bétonnés et l’artificialisation y progresse plus vite qu’ailleurs. Soulignons qu’entre 2006 et 2009, la surface agricole française a perdu 279 000 hectares, soit près de la moitié d’un département français. C’est aussi l’équivalent de plus de 5 000 exploitations agricoles de taille moyenne.
Les grandes villes européennes dépendent de plus en plus de sources alimentaires délocalisées.
Pourtant les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (Amap) se développent, représentatives d’un changement d’attente dans la société.
Les promoteurs eux-mêmes le reconnaissent puisqu’ils communiquent sur un projet d’Amap à destination des salariés à deux ans du démarrage prévisionnel des travaux, dans un bel effort de « green-washing ».

Un projet inscrit dans la compétition entre les territoires à l’échelle européenne


Les communautés urbaines de Nantes et de Rennes ont lancé une « conférence permanente » les réunissant. Elle a pour objectif d’améliorer l’attractivité internationale de l’ensemble Nantes-Rennes. L’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et une LGV (pour les 100 km  séparant les deux villes !) se placent dans cet objectif. Les dirigeants PS imaginent une région qui attirera 1 million d’habitants. Ces projets d’infrastructure démesurée s’inscrivent dans une compétition au détriment des zones rurales, y compris proches. Les régions doivent se transformer en vitrines du capitalisme globalisé, symboles de la mondialisation et de la délocalisation, sans jamais demander à la population si c’est son choix de société.

Un gaspillage énergétique


Alors que les ressources en pétrole se raréfient et que nous devrons à l’avenir partager les énergies fossiles avec les pays émergents, le concessionnaire privé, pour rentabiliser un tel équipement cherchera coûte que coûte à développer le trafic aérien.
Aujourd’hui la région nantaise connaît déjà un déséquilibre économique au profit du nord de la Loire. Chaque matin, une partie des habitants du Sud traverse le fleuve ; les ponts et le périphérique connaissent de longs embouteillages, le matin dans le sens sud-nord et le soir dans le sens nord-sud. Le déplacement des activités liées à l’aéroport ne manquera pas de provoquer une augmentation de la circulation aux heures de pointe allongeant le temps de déplacement et augmentant la pollution.

Un détournement des fonds publics vers les multinationales bétonnières


Le budget initial est fixé à 560 millions, dont 254 de fonds publics (138, 5 pour l’État et 115, 5 pour les collectivités : 35 % région Pays de la Loire, 25 % Région Bretagne, 40 % collectivités locales). Le conseil général de Loire-Atlantique contribue, par exemple, à hauteur de 23 millions. L’emprunt prévu de cette somme générerait 1, 2 million d’euros d’intérêts par an (pour comparaison :
financement de la planification familiale par le CG en 2010 = 1 million d’euros).
La gestion des aéroports est maintenant exercée par des groupes privés, conformément aux réglementations européennes et au traité de Lisbonne. Les avances remboursables attribuées à Vinci, le constructeur puis concessionnaire pour 55 ans de la plateforme, ne seront effectivement remboursées qu’en cas de bénéfices substantiels du site : « Des financements qui pourront se voir remboursés sous forme d’un retour à meilleure fortune lié aux résultats de l’aéroport ». Cela veut dire que, si l’aéroport est déficitaire ou bénéficiaire en dessous d’un certain seuil, les contribuables financeront à presque 50 %. Il est très facile pour les groupes privés de transférer les bénéfices d’une filiale à l’autre et de voler impunément les collectivités locales.
Enfin l’investissement semble largement sous-estimé. En Grande-Bretagne, le projet d’agrandissement de l’aéroport de Stansted, à Londres, est estimé à
2, 9 milliards d’euros pour une piste, un terminal et une aire de stationnement des avions.

Les alternatives au projet

L’aéroport de Nantes-Atlantique avec son unique piste, ses 320 hectares, sa proximité du périphérique et de l’autoroute de Bordeaux est déjà un aéroport international.
Avec ses 3 millions de passagers et ses 40 000 mouvements annuels, il est loin de la saturation (voir graphique) et peut satisfaire largement la faible demande de transport aérien dans l’Ouest.

Les opposants mettent en avant plusieurs solutions qui permettraient :
• d’améliorer les procédures d’atterrissage pour diminuer les nuisances de l’actuel aéroport.
• de réduire fortement le survol des zones urbaines par un transfert du trafic vers Paris et Lyon sur le TGV qui supprimerait 30 % des mouvements, et la mise en place d’une interconnexion des aéroports de l’Ouest pour partager le trafic.
• d’éviter totalement tout survol de zone urbanisée dense en remplaçant la piste existante, orientée nord-sud par une autre piste orientée est-ouest. Ce nouveau tracé proposé par l’association Solidarités écologie est compatible avec les plans locaux d’urbanisation actuels et n’a fait l’objet d’aucune opposition sérieuse de la part des élus et techniciens auxquels il a été présenté (dossier complet sur www.solidarités-ecologie.org).

Les acteurs de la lutte

Les associations historiques locales 
•  Association citoyenne intercommunale des populations concernées par le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Acipa), 3 360 adhérents, site http:/acipa.free.fr
• Association de défense des exploitants concernés par l’aéroport (Adeca), qui regroupe les agriculteurs directement touchés par le projet.
• Les Citoyens vigilants, regroupement d’individus de l’ensemble de la région nantaise, organisent des vigies (piquet de deux ou trois personnes) tous les jours alternativement devant les sièges du conseil général, conseil régional, communauté urbaine de Nantes et siège du PS.
• Les occupants de la Zone d’aménagement différé, renommée Zone à défendre (ZAD). • Les premiers se sont installés sur ces terres achetées par le conseil général à la suite du Camp climat de l’été 2009. Ils ont réaménagé les maisons laissées à l’abandon ou ont construit des cabanes. Ils tentent une expérience de vie collective, créent des jardins potagers, fabriquent leur pain. Les décisions sont prises au cours d’assemblées générales.
• Les comités locaux : ils se sont créés dans le Pays nantais, en Loire-Atlantique et en Bretagne.

La coordination des opposants à l’aéroport


Elle regroupe 35 organisations et est constituée d’associations locales (Acipa, Adeca, Solidarités écologie, Greenpeace 44…), d’associations nationales (Attac, Fédération nationale des associations des usagers des transports, Ligue de protection des oiseaux...), de partis politiques (Alliance écologiste indépendante, Les Alternatifs, Breizhistance, CAP 21, Europe Écologie-Les Verts, La France en action, Gauche unitaire, Le Modem, Mouvement des objecteurs de croissance, NPA, Parti de gauche).

Le Comité des élus doutant de la pertinence de l’aéroport


Il regroupe près d’un millier d’élus dont la moitié en Loire-Atlantique (http://aeroportnddl.fr).

Le Collectif national


Il regroupe partis politiques et associations nationales. Il assure le relais de la lutte et la popularise dans toute la France.

Une mobilisation permanente sur le terrain

Après l’enquête publique de l’automne, une campagne de prélèvements de terre au printemps, une série de forages a eu lieu pour la tour de contrôle. Mais les opposants au projet d’aéroport sont toujours là ! Dès le dimanche 6 juin, ils avaient érigé des barricades à l’entrée des champs concernés.

 

Un arbre est abattu en travers de la route d’accès. Les occupants de la Zone d’aménagement différé (terrains acquis par le conseil général) renommée Zone à défendre campent sur le site. Lundi 6 juin à 8 heures, le convoi arrive : un camion transportant un bulldozer, deux autres transportant les foreuses, camionnettes, le tout escorté par six camions de gardes mobiles en tenue anti-émeutes et guidé par les gendarmes locaux. Plutôt que de se trouver face aux opposants massés devant les barricades, ils passent dans le champ voisin, bulldozer en tête. Celui-ci ouvre une brèche dans la haie, comble le fossé et tout le convoi suit. Les groupes de manifestants qui tentent d’approcher sont copieusement arrosés de gaz lacrymogènes ainsi que le troupeau de vaches qui paissait tranquillement au fond du pré.

 

S’ensuit une guerre d’usure avec d’un côté une partie des opposants qui reste sur place, des petits groupes qui tentent d’approcher par les bois ou les champs proches et les gardes mobiles qui essayent de se déployer. L’atmosphère est extrêmement tendue surtout après l’arrestation d’un fermier qui est maintenu menotté, à genoux sur le marchepied d’un camion, tête sur la plateforme, surveillé par les gardes mobiles et un maître-chien. L’opposant est resté dans cette position une grande partie de la matinée. On sent une réelle volonté d’impressionner les manifestants. Il faut dire qu’un mois avant, des travaux préalables aux forages avaient été empêchés par la mobilisation rapide de 100 personnes. Les foreurs étaient repartis avec un constat d’huissier.
Les autorités s’attendaient à avoir du fil à retordre, et la campagne qui était prévue initialement sur quatre jours a été réduite à deux en doublant le matériel.

 

Mardi 7 juin, un hélicoptère survole la zone dès 5 heures du matin. 27 camions de gardes mobiles arrivent sur le site. Ceux-ci se déploient dans tous les champs limitrophes des parcelles où ont lieu les forages. Cette fois, ce sont non seulement les accès par les routes qui sont bloqués mais les chemins de terre sont aussi étroitement contrôlés.


Blog : http://ete-2011-resistance-ndl.blogspot.com/

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 12:52

Par Xavier Renou (14 juin 2011)

Photo : source


Malgré une opposition forte des populations locales, bétonneurs de tout poil et politiques de gauche comme de droite maintiennent le projet d’un deuxième aéroport nantais, à Notre-Dame-des-Landes. Le 6 juin 2011, les premières opérations de forage ont été menées sur le site, dans une ambiance quasi-militaire, pendant que les opposants au projet tentaient de les en empêcher. Récit.

 

 

Des gaz lacrymogène, le ronronnement d’un hélicoptère, et des dizaines de gendarmes au milieu de la lande. C’est à un débarquement du 6 juin un peu spécial que les résistants de la Zone à Défendre (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes ont assisté ce matin. La veille, ils étaient venus s’installer pour la nuit sur la parcelle visée par les premiers forages, préalables à la construction du second aéroport de Nantes, en plein campagne. Des barricades ont été dressées aux entrées du champ, où paissent plusieurs dizaines de vaches. Des militants sont grimpés sur des « tripodes », des structures de bois qui permettent de s’installer à quelques mètres du sol, et ainsi, de contraindre la police à décrocher les militants un par un et à l’aide de monte-charge (sans quoi les policiers peuvent faire chuter les militants de toute la hauteur, et les blesser).

 

Bientôt deux aéroports à Nantes !


La Zone à Défendre, située aux confins des communes de Notre-Dame-des-Landes, Vigneux-de-Bretagne, Treillières et Grandchamp-des-Fontaines, au nord de Nantes, est aussi appelée – par les bétonneurs, cette fois – Zone d’aménagement différé. Quelques 1.650 hectares de terres agricoles et « d’expansion économique », et quelques hameaux, condamnés à la destruction pour faire place à un aéroport... Un projet aberrant : il existe déjà un aéroport près de Nantes, largement sous-utilisé. Et plus fondamentalement, par ces temps de réchauffement climatique et de raréfaction des hydrocarbures, il est déraisonnable de continuer à développer le transport aérien, au détriment d’autres formes de transport, d’une relocalisation de l’économie et de la préservation de terres agricoles de plus en plus précieuses.

 

 

 

Différé, le projet d’aménagement l’est quelque peu. Cela fait plus de 40 ans que le projet a été décidé, dans un contexte climatique tout autre, et la résistance populaire intense qui s’est formée au fil des années promet de retarder encore de nombreuses années la construction de l’aéroport. Pourtant, pour des raisons encore obscures, décideurs politiques de droite et de gauche, et bétonneurs de tout poil, continuent de vouloir imposer l’aéroport contre la volonté des populations locales. Celles-ci sont mobilisées au sein de l’Association citoyenne intercommunale des populations concernées par l’aéroport Notre-Dame-des-Landes (ACIPA) et du Collectif de lutte contre l’aéroport Notre-Dame-des-Landes.

 

Une mobilisation forte


Cette lutte n’a jamais manqué de créativité, surtout ces dernières années : outre les habituelles manifestations et pétitions, on a multiplié les pique-niques désobéissants, les occupations de fermes et de maisons abandonnées, le blocage des bulldozers, le rachat de terres, les « entartages », les jeûnes, le blocage de l’aéroport de Nantes, les « actions clowns » sur Nantes, etc. À l’été 2009, un camp action climat s’est même installé sur les terres concernées et a attiré plus de 2.000 personnes.

 

À l’aube du 6 juin, un premier hélicoptère sonne le déclenchement des hostilités. Il survole le camp des résistants pour évaluer les forces militantes en présence. Les gendarmes en ont déjà eu un premier aperçu : les premières escarmouches ont commencé sur la route qui mène à la ZAD. Divers obstacles ont été placés pour ralentir leur progression. Des arbres couchés en travers de la route, des barricades diverses, parfois avec des pneus en feu, et des militants allongés sur la route qu’il faut interpeller pour faire passer les foreuses. Les gendarmes mobiles finissent par arriver sur le champ. Équipés lourdement comme pour un siège, parfois habillés en tenue militaire, ils sont venus en force : 27 camions et cars, pas moins !

 

La lande en état de siège


Une pelleteuse se charge de dégager les barricades, tandis que les gendarmes dispersent vaches et opposants à grand renfort de gaz lacrymogène. Des barrages sont même déployés sur certains axes routiers pour empêcher les militants alentours de venir en renfort. Scène surréaliste, quand les fumées toxiques recouvrent la lande d’un épais manteau de nuage au milieu desquelles des Robocops futuristes interpellent brutalement des paysans, des jeunes anarchistes et autres militants écolos. Même Jeanne d’Arc est là, fièrement montée sur son destrier, et qui tente de bouter les agresseurs hors du champ. Elle harcèle les gendarmes, que leurs lourds équipements ralentissent, et freine la progression des véhicules des gendarmes. Un militant est blessé, accidentellement semble-t-il, et évacué.

 

 

Les résistants sont bientôt chassés du champ où les foreuses commencent leur ouvrage. Mais quelques-uns d’entre eux repartent dans la bataille de plus belle. Nouveaux jets de lacrymogènes, on court, on pleure, on crache le gaz et l’amertume. Mais il y a tellement de gaz que les foreurs eux-mêmes sont gênés, et contraints d’interrompre leur travail pour aller respirer ailleurs. Un résistant profite de la confusion pour se hisser sur la pelleteuse qui s’est attaquée aux restes du campement de la nuit, mais il est bientôt attrapé par les gendarmes qui l’entraînent au loin. C’est seulement à l’heure du déjeuner que les choses se stabilisent et que le forage peut commencer véritablement, la résistance ayant été enfin contenue, quoique nullement vaincue.

 

Le « harcèlement populaire » se poursuivra jusqu’à la fin des travaux, vers 18h, ponctuée par le départ des foreuses, sous bonne escorte. Pas question de laisser les engins sur place, les opposants n’en feraient qu’une bouchée... 5 personnes ont été interpellées, l’une est retenue en garde à vue quelques heures. Pour l’heure, il semble que les quatre trous prévus ont été creusés par la foreuse. Les résistants peuvent reprendre des forces, et se préparer pour la bataille décisive, prévue lors de l’installation du « camp de la résistance », sur la Zone à Défendre, le 8 juillet.

Xavier Renou

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 13:03

 
Présentation de la caravane :
 
Cette caravane, constituée de camions, de roulottes et autres habitats mobiles, traversera toute la Bretagne, de Notre-Dame-des-Landes à Crozon, pendant les deux premières semaines du mois de juin.

L’initiative vient des collectifs contre la loi Loppsi 2, loi qui renforce l’arsenal sécuritaire et la criminalisation de la pauvreté et du militantisme.
Malgré la censure par le conseil constitutionnel de certains des aspects les plus liberticides de la loi, nous avons décidé de maintenir l’idée et de l’élargir à une exploration de toutes les alternatives que les personnes marginalisées et exploitées - que nous appellerons « les gueux » pour aller plus vite et nous réapproprier l’insulte - (et leurs ami-e-s), peuvent proposer à une société qui va droit dans le mur.

Pour cela, nous essaierons de mettre en place au cours de la caravane des méthodes d’action et de discussion issues des mouvements de la désobéissance civile et de l’éducation populaire (débats mouvants, techniques de recherche du consensus, action directe non-violente etc.).

Objectif affiché : abattre le gouvernement sécuritaire et le capitalisme en 15 jours. C’est pas gagné mais on y croit ! Toutefois, n’étant pas certains d’atteindre l’objectif, nous nous concentrerons sur le processus. Le but sera donc également de se faire plaisir, d’apprendre à vivre ensemble, de faire une belle caravane décorée, musicale et festive. Les soirées seront agrémentées de débats, de micros ouverts « soupe populaire », ou encore de films, de concerts de soutien etc., selon les moyens.

Du point de vue « logistique », chaque individu ou groupe participant est invité, autant que ses moyens matériels le permettent, à être autonome en nourriture et en abris de toutes sortes. Ce qui n’empêchera pas les grands repas collectifs. Les lieux d’accueil permettront de refaire les réserves d’eau. On organisera des récupérations de légumes et de pain invendus, ainsi que des collectes de soutien pour financer l’essence (en offrant une soupe, un café ou autre, à prix libre).
Les trois étapes de la caravane en Centre Bretagne sont distantes de moins de vingt kilomètres, afin de permettre la participation de roulottes à cheval. Les lieux d’accueil contiendront de l’herbe.

La caravane alterne les passages en ville où l’on pourra faire de l’agitation sur les marchés et autour des lieux d’argent et de pouvoir, et les passages en campagne où l’on prendra plus le temps de discuter la méthode et l’objet des luttes.
Rejoignez-nous sur tout ou partie de la caravane, dont voici les étapes (vous pouvez aussi contacter les collectifs qui nous accueillent) :

Mercredi 1er juin : Notre-Dame des Landes (hébergement au squat de La Pointe)
* Formation action directe non-violente, éducation populaire
* Discussion sur la lutte contre l’aéroport

Jeudi 2 juin : Rennes (hébergement au Champ Guillaume, juste à côté du CFPPA du Rheu)
* Débat sur le thème "écologie et justice sociale" avec la Souris Verte

Vendredi 3 juin : Vannes (hébergement dans une ferme à Brec’h)
* Discussion : "lois sécuritaires : création de la pauvreté et surveillance des pauvres" avec le groupe Lochu de la Fédération Anarchiste.

Samedi 4 juin : Lorient
* Précarité du logement, en lien avec la lutte des habitants du camping de Locmiquelic, avec le NPA, la CGT chômeurs rebelles etc.

Dimanche 5 juin : Pontivy (camping à Silfiac sur l’écohameau)
* Travail : réalités actuelles et utopies constructives, avec la CNT de Pontivy

Lundi 6 juin : Mellionnec (hébergement à Kersaoz, chez Equilogique, roulottes hippomobiles)
* vers l’autonomie globale (habitat, nourriture, énergie...), avec les habitants du lieu.
* Etape vers Rostrenen avec roulotte(s) et vélos

Mardi 7 juin : Rostrenen (camping sur place)
* animation sur le marché sur la LOPPSI et autres lois sécuritaires...
* étape vers Trémargat avec roulotte(s) et vélos

Mercredi 8 juin : Trémargat (camping sur place)
* Echanges locaux et gratuité, au café associatif Tremargad Kafé.
* Participation à la zone de gratuité locale en apportant quelques objets...

Jeudi 9, vendredi 10, samedi 11 juin : Quimper
* Proposition de chantier collectif sur le lieu d’accueil.
* Information/action autour des lois sécuritaires avec les CRABES
* Action avec Uncut Quimper

Samedi 12 Juin : Brest/Crozon
* Discussion avec le CLAJ sur les luttes par rapport à l’énergie (pétrole, gaz, nucléaire).

Contact : caravanedesgueux@mailoo.org

http://caravanedesgueux.over-blog.net/
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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 09:07

A Guéméné sur Scorff (56)

au ciné Roch

à 20h

Jeudi 19 mai


Projection du documentaire de Thierry Lamireau -1995-

URANIUM EN LIMOUSIN (40’)

La projection sera suivie d’un débat sur les mines d’uranium du pays Pourleth animé par l’association Roz Glas

 

La France dispose de 58réacteurs nucléaires, qui lui fournissent 75% de son électricité. L’uranium utilisé dans ces centrales provenait, au début, des quelques 200 mines de France exploitées de 1945 à 2001, sur plus de 25 départements, dont celles du Limousin. Ces mines ont modifié à jamais leur environnement. Dans ce film, des témoignages de riverain, de mineur, de médecin chargé du suivi des mineurs. La situation dans le Limousin, ressemble à celle des 22 mines du pays Pourleth, ca vous dit quelque chose ? Pourtant, elles sont à notre porte, ou plutôt c’est notre jardin de jeu. Elles sont laissées libres d’accès et pourtant on y mesure des niveaux de radioactivité atteignant 10 fois, 20 fois le niveau naturel, voir plus...

 

Note du blog: Alors dans le tiers monde, au Niger, je te dis pas!

 

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8 mai 2011 7 08 /05 /mai /2011 09:03
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« De la scarole, pas de métropole »

 

Ce samedi matin, vers, 11 h, à l’appel de l’association Reclaim the fields, 500 manifestants contre le futur aéroport à Notre-Dame-des-Landes, sont partis à pied, fourche à la main du centre bourg de La Pâquelais pour les terrains de la Boissière. C’est là que cinq membres de cette association, en résistance contre ce projet, vont prendre possession de terres afin de les cultiver. Ces terrains sont propriétés du Conseil général et doivent recevoir les aménagements du futur aéroport.

 

Les travaux de défrichement débutent cet après-midi avant la mise en culture. La Conférédartion paysanne soutient ce mouvement comme l’association Acipa.

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7 mai 2011 6 07 /05 /mai /2011 10:55

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Ruth Stégassy

07/05/11 07h05 - 07h59

Notre-Dame-des-Landes

Reportage autour du projet d'aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame des Landes

 

 

Ecoutez l'émission 54 minutes

07.05.2011 

 

 

Reportage autour du projet d'aéroport du Grand-Ouest à Notre-Dame-des-Landes.

Avec notamment :  Dominique Fresneau, de l’ACIPA (Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre-Dame-des-Landes) ; Sylvain Fresneau, agriculteur, de l’ADECA (Association de Défense des Exploitants Concernés par l'Aéroport) ; Michel Tarin, de l’ACIPA et l’ ADECA ; Gilles Denigot, du CEDPA (Collectif des Elus Doutant de la Pertinence de l’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes) ; Thierry Masson, Officier Pilote de Ligne basé Nantes...

 

Samedi 07 mai, de 10h à 18h : Manif-Action à Notre-Dame-des-Landes (toutes les infos sur le site de l'ACIPA, ci-desous)

 

Lien(s)

Site de l'ACIPASite de l'Association Citoyenne Intercommunale des Populations concernées par le projet d'Aéroport de Notre-Dame des Landes

Site du Collectif des Elus Doutant de la Pertinence de l’Aéroport de Notre Dame des Landes

 

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6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 12:39

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Par Sophie Chapelle (6 mai 2011)


Depuis jeudi 5 mai, à l’aube, une centaine de militants anti-OGM occupent un entrepôt d’aliments pour bétail du groupe Cecab, à Saint-Allouestre (Morbihan). « Cette société transforme des tourteaux de soja à base d’OGM, produits en Amérique du Sud, en aliments pour animaux, ce qui n’est pas acceptable », explique Gérard Liebskind, membre du Comité national des faucheurs volontaires d’OGM. Les OGM arrivent dans nos assiettes via la nourriture animale. D’après Greenpeace, « 80% de nos animaux d’élevage consomment des OGM, principalement du soja importé du continent américain ». Et la réglementation actuelle sur l’étiquetage n’impose pas d’indiquer si les aliments que nous mangeons proviennent d’animaux élevés ou non aux OGM.

 

Cette action non violente vise « la transparence sur l’étiquette, permettant un choix clair des produits issus d’animaux nourris avec ou sans OGM », expliquent les militants. Ils demandent également un moratoire immédiat sur l’importation d’OGM dans les pays européens. La CECAB a d’ores et déjà déposé une plainte pour violation de domicile. Mais l’arrêté d’expulsion présenté par l’huissier en fin d’après-midi aux manifestants ne les a pas fait reculer. En guise de réponse, ces derniers ont dressé sur le site de la Cecab un campement avec toiles de tentes, « pour une durée indéterminée », précisent-ils.

 

www.bastamag.net/

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:21

 

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L’association internationale Reclaim The Fields va installer des paysans sans terre sur la zone du futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Samedi, à partir de 10 h, à la Paquelais (Vigneux-de-Bretagne), les manifestants marcheront vers des terrains aujourd’hui en friches, et situés là où passera le barreau routier desservant l’aéroport. Les associations locales d’opposants, et la branche jeunes de la Confédération Paysanne participeront à l’installation des jeunes maraîchers. Des manifestants pourraient rester, et rejoindre ainsi des opposants venus d’ailleurs s’enraciner dans le secteur. « L’occupation de la zone est un des leviers importants sur lesquels la lutte contre l’aéroport peut s’appuyer », notent les organisateurs, qui parlent aussi de la construction d’une « base de résistance » sur le terrain, avec occupation de maisons et terrains rachetés par l’Etat.

 

http://www.ouest-france.fr/region/bretagne_detail_-Des-paysans-sans-terre-dans-la-zone-du-futur-aeroport-de-Notre-Dame-des-Landes_40815-1785020_actu.Htm

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28 avril 2011 4 28 /04 /avril /2011 11:12

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À l'occasion d'une manifestation de parents et d'enseignants contre les mesures de Darcos, le mercredi 11 juin 2008, de nombreux manifestants avaient envahi les locaux de l'inspection académique. Il s'en était suivi une évacuation musclée, au cours de laquelle l'un des enseignants fut empoigné par plusieurs policiers et arrêté.

En dépit de films réalisés par la police elle-même et par deux chaînes de télévision, et prouvant le contraire, Sami Benméziane fut accusé d'avoir résisté avec violence et d'avoir volontairement occasionné à un agent une blessure à un doigt. Ce qui lui valut un procès.

Lors d'un premier jugement, au pénal, il fut condamné à 500 euros avec sursis, bien qu'aucune preuve ne soit venue justifier cette décision. Mais un second procès, au civil, vient de le condamner à rembourser six mois d'arrêt de travail du policier (alors que l'arrêt de travail initial ne portait que sur trois semaines), ses frais médicaux et des dommages et intérêts, le tout pour un montant de 29 540 euros ! Cela, alors qu'à aucun moment, et contrairement à la demande d'une juge, le décompte des sommes réclamées et les pièces justificatives de ces sommes n'aient été produits. Enfin, et comme par hasard, le total des sommes réclamées correspond, presque au centime près, aux fonds récoltés par le comité de soutien auprès de nombreuses personnes et associations solidaires.

La justice peut condamner lourdement un coupable désigné, elle n'empêchera pas ceux qui s'opposent au démantèlement de l'enseignement et des services publics de se faire entendre.

 

http://www.lutte-ouvriere-journal.org/?act=artl&num=2230&id=23

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